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France: Vanhoenaker dessine des moustaches à Zemmour et provoque un tollé

septembre 17, 2021

L’humoriste de France Inter a affublé le polémiste de la moustache de Hitler sur une affiche, s’attirant les commentaires outrés de nombreux internautes.

Charline Vanhoencher a suscite la polemique, jeudi 16 septembre, en grimant Eric Zemmour de moustaches hitleriennes.
Charline Vanhoencher a suscité la polémique, jeudi 16 septembre, en grimant Éric Zemmour de moustaches hitlériennes. © /NCY / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN

Charline Vanhoenacker espérait marquer les esprits en s’opposant jeudi 16 septembre, à la potentielle candidature d’Éric Zemmour. Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, l’humoriste se montre en train de Dégrader des affiches du putatif candidat lui appliquant notamment une moustache « hitlérienne » et écrivant le mot « Zob » sur les visuels présentant un grand « Z ». Une initiative qui a immédiatement fait polémique. Florian Philipptot, président fondateur des Patriotes, a été l’un des premiers à réagir, dénonçant « la nazification cool, chic, autorisée car payée par vos impôts sur le service public audiovisuel ».

Un dérapage antisémite

De nombreux internautes ont été choqués par la chroniqueuse de France Inter, ne goûtant pas le grimage hitlérien du polémiste. C’est ce qu’a fait remarquer Pascal Praud au moment d’ouvrir L’Heure des pros du vendredi 17 septembre : « Hier, jour de Kippour, sur les réseaux, elle a cru bon dessiner les moustaches d’Adolf Hitler sur le visage d’Éric Zemmour qui, comme chacun sait, est de confession juive », explique le journaliste de CNews, confiant « rester sans voix devant tant de bêtise ». Une attaque contre Éric Zemmour qui, selon Pascal Praud, illustre l’ambiance qui animera la campagne présidentielle de 2022 : « Elle sera violente, brutale, agressive. 

Par Le Point avec AFP

Digbeu Cravate, Willy Dumbo, Michel Gohou… les humoristes ivoiriens dans la lumière

septembre 3, 2021
De gauche à droite, les comédiens ivoiriens Digbeu Cravate, de son vrai nom Michel Bla, et Michel Gohou.

Quatre ans après « Bienvenue au Gondwana », Michel Gohou, Digbeu Cravate et Willy Dumbo font le point sur l’évolution de la place de l’humoriste en Afrique.

« Abidjan ? C’est le siège du rire ! » s’exclame l’humoriste ivoirien Willy Dumbo à l’heure de l’apéro. En guise de preuve, le festival Coming to Côte d’Ivoire, qui s’est tenu du 12 au 14 août, et qui a ouvert ses portes avec une scène dédiée aux comiques locaux.

L’HUMOUR, C’EST PLUS LÉGER !

En 2017, deux monuments du rire ivoirien, Michel Gohou et Digbeu Cravate, têtes d’affiche de Bienvenue au Gondwana, racontaient à Jeune Afrique les dessous du film réalisé par Mamane qui, pensaient-ils, allait aider à populariser les comiques sur le continent. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les deux artistes répondent à la question quatre ans plus tard.

Scène partagée

Pour Digbeu Cravate, le changement d’état d’esprit à l’égard des humoristes a bien eu lieu, comme espéré. « On jouit de davantage d’égards. On a compris qu’on devait relever le défi de valoriser la culture africaine et que cela passait par le fait de montrer que le continent est multiculturel », commence-t-il. Gohou rebondit : « Avant, pour permettre aux gens de décompresser, c’était la musique, la musique, encore la musique… Mais déplacer un orchestre coûte cher. L’humour, c’est plus léger ! »

L’HOMME QUI RIT BEAUCOUP SE SOIGNE DEUX FOIS

Tous deux s’accordent sur le fait que l’humoriste est au centre de beaucoup de mouvements sociétaux, qu’il est un canal utile à exploiter, y compris par les politiques. Et qu’en quatre ans, beaucoup de chemin a été parcouru à ce niveau.

« Les humoristes ont le pouvoir de véhiculer des messages, de faire de la sensibilisation, d’amener les gens à voir les choses autrement », renchérit Digbeu. « L’homme qui rit beaucoup se soigne deux fois », intervient Gohou, qui voit dans le rire un soin tant psychologique que physique. « C’est une forme de thérapie qui ne dit pas son nom », conclut-il.

L’ÉTAT ACCEPTE D’ÊTRE CRITIQUÉ, ET C’EST INTÉRESSANT

S’il fallait illustrer la façon dont l’humour s’est imposé, tant dans le pays que sur le continent ? Tous deux répondent qu’avant, les humoristes n’étaient pas sollicités pour des manifestations comme Coming to Côte d’Ivoire mais que, aujourd’hui, plus un seul événement n’a lieu sans que l’on fasse appel à eux.

Ce festival, ils sont fiers d’y participer. Pas simplement parce qu’il apporte de la visibilité (dont ils n’ont pas tellement besoin), ni parce qu’il donne un coup de fouet à la vie culturelle après des mois au ralenti, mais surtout parce qu’inviter des humoristes et les placer sur une scène partagée avec des artistes zouglous, c’est laisser la possibilité de pointer du doigt ce qui ne va pas dans la société. « L’État accepte d’être critiqué, et c’est intéressant », illustre Digbeu. « Être invité ici, ça signifie qu’on estime que tu as ton mot à dire », confirme Gohou.

Rire de tout, même (et surtout ?) en ce moment

« On peut rire de tout. L’humoriste est un voyant, un visionnaire, un observateur : il peut s’exprimer à propos de tout, même de la guerre qu’on a connue, ça passe bien », assure Gohou. Mais qu’en est-il de la pandémie dans laquelle sont plongés le pays, le continent, le monde entier depuis un an et demi ? « On ne va pas laisser cette merde nous foutre en l’air ! » s’exclame Digbeu, qui reconnaît quand même qu’à titre personnel il a parfois trouvé la situation décourageante. Mais hors de question d’éviter de traiter la pandémie, surtout dans la mesure où le sujet concerne tout le monde.

LES HUMORISTES SONT VENUS COMBLER CE VIDE ENTRE INJONCTIONS THÉORIQUES ET RÉALITÉ PRATIQUE

Dans ce contexte, les humoristes sont essentiels pour faire circuler certains messages, qui passent mieux avec du rire et des personnalités aimées du public : « En Afrique, comme les gens n’ont pas l’habitude de se laver tout le temps les mains, il était important d’expliquer qu’après avoir touché un truc il fallait se nettoyer… Se laver les mains toutes les cinq minutes quand on travaille dans le désert et que l’on n’a pas l’eau courante, ça n’a aucun sens », illustre Digbeu. L’humour a selon lui permis à la fois de diffuser la consigne, de l’expliquer et de la justifier.À LIRE Trevor Noah : de l’humour face à l’apartheid

Le masque, qu’ils appellent souvent « cache-nez », est un frein aux sourires, il dérange la communication. « Porter un masque, pour nous, c’est un truc de gens du Nord, de Touaregs qui se protègent du sable dans le désert », analyse Digbeu. « Pour le confinement, on a demandé aux chauffeurs de taxi de ne plus rouler, alors que c’est leur seul revenu… Il a fallu montrer qu’on respectait ces mesures pour pouvoir ressortir ensuite. »

LES RÉSEAUX SOCIAUX SONT VENUS PRENDRE LE RELAIS

Et de souligner les incohérences des demandes de l’État par rapport aux possibilités des gens : « On leur disait : achetez un cache-nez ! Mais imaginez celui qui vit avec 500 francs CFA et qui doit choisir entre son masque et manger… » Les humoristes sont venus combler ce vide entre injonctions théoriques et réalité pratique.

Ce message, les artistes ont été contraints de le diffuser par d’autres voies. Les réseaux sociaux sont venus prendre le relais de la scène, fermée depuis de nombreux mois. Willy Dumbo témoigne de cette capacité à se renouveler. « On a créé des scènes virtuelles qui marchaient sur internet, les artistes ont trouvé le moyen de vivre de quelque chose malgré la période difficile. » Il est bien placé pour en parler, avec un million d’abonnés à son compte Instagram. « C’est surtout la jeune génération qui a fait ça, quoi qu’on ne puisse pas vraiment opposer jeune et ancienne générations, tout le monde est un peu mélangé », sourit-il.

La relève déjà sur les plateaux

Justement, cette « jeune génération », où se produit-elle en général à Abidjan ? « Au départ, on avait une seule salle de stand-up, le Comedy Club, un peu l’équivalent de votre Jamel Comedy Club. Mais il a fermé pour devenir un salon d’esthétique… » ironise Willy. Un personnage influent a débarqué sur la scène humoristique, il s’appelle Mamane et chouchoute le monde du rire depuis son arrivée. Il est connu comme l’ambassadeur du rire en Côte d’Ivoire, depuis ses chroniques sur RFI jusqu’à ce fameux film de 2017 qu’il a réalisé, Bienvenue au Gondwana. « D’ailleurs, si on retire le “e”, on obtient maman, c’est un signe », plaisante Willy.

IL DÉPLORE UNE ABSENCE DE POLITIQUE DE FORMATION DES COMIQUES

Il a contribué à développer les scènes de stand-up dans la ville, a monté le Gondwana Comedy Club dans l’hôtel Pullman situé dans le quartier du Plateau. Mamane est partout lorsqu’il s’agit de professionnaliser le rire. Grâce à lui, faire de l’humour ne se limite plus à participer à des événements occasionnellement. Il aurait permis aux humoristes de se produire plus facilement qu’avant, sans forcément avoir à compléter leurs revenus en faisant des shows sur des mariages ou baptêmes, illustre Willy.

Si cette relève existe bien, elle s’est pour l’instant « formée sur le tas », précise Gohou, qui aimerait reprendre les choses en main. Il déplore une absence de politique de formation des comiques, un manque d’options sur place. Cela dit, il fignole en ce moment un projet d’académie de l’humour avec l’Université de l’Atlantique (Abidjan). Gohou, l’un des monuments du rire en Côte d’Ivoire, en est sûr : « Un jour, on ira s’asseoir pour regarder cette jeunesse jouer. »

Avec Jeune Afrique par Jane Roussel

Jean Amadou, célèbre humouriste et chansonnier, est mort

octobre 23, 2011

L’humoriste, chansonnier, auteur, et fondateur du Bébête show Jean Amadou, est mort ce matin à Paris, des suites d’une longue maladie. C’est la radio RTL pour laquelle il travaillait qui a annoncé la triste nouvelle ce dimanche soir. Jean Amadou, 82 ans, était l’une des voix des Grosses têtes depuis plus de 15 ans.

Né dans le Jura, il avait débuté à Lyon. Il monte à Paris dans l’espoir de devenir acteur mais il échoue au concours de Conservatoire. Il devient chansonnier à Paris en 1958 au Théâtre de Dix-Heures puis au Don Camillo.

Avec sa voix chaude et inimitable, Jean Amadou a présenté de nombreuses émissions de radio. Sur France Inter, le dimanche matin où il anime L’Oreille en coin, dès 1973 avec Anne-Marie Carrière, Maurice Horgues et Jacques Mailhot. Il anime ensuite avec Maryse – femme de Philippe Gildas – sur Europe 1, Les Chroniques Matinales.

Ce grand bonhomme d’1m96 a bien servi à la télévision: Samedi Soir animé par Bouvard, Tournez Manèges sur TF1. Mais son titre de gloire restera la création du Bébête Show avec Jean Roucas et Stéphane Collaro. Une émission qui, sur TF1, égratigne les politiques et même s’ils s’en défendent, sera le prélude aux Guignols de l’Info.

Suivez l’actualité de Philippe Bouvard sur Facebook

Grand amateur de sports Jean Amadou a aussi été commentateur pour France Inter et le quotidien L’Équipe du Tour de France, du tournoi des Cinq Nations et de la Coupe d’Europe de Football.

Malade depuis 2010, il avait été obligé à mettre un terme à ses prestations au Théâtre des Deux-Ânes, où il se produisait à Paris depuis de nombreuses années.

Son grand ami Philippe Bouvard a immédiatement réagi après l’annonce de son décès : »C’était sans doute le plus grand chansonnier. Il avait une culture exceptionnelle. C’était beaucoup plus qu’un amuseur public. On savait qu’il était très malade depuis un an. Il s’était écarté des Grosses Têtes. Il avait toujours un souvenir piquant à raconter. C’était vraiment une anthologie. Quelqu’un de discret de courtois. »

Toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.

PurePeople.com

Céline Dion fait fermer un blog qui se moquait d’elle

juillet 23, 2011

On ne rigole pas avec Céline !

Céline Dion fait fermer un blog qui se moquait d’elle Les avocats de Céline Dion ont contraint un site humoristique à fermer ses portes.

Céline Dion est vexée. Et quand elle est fâchée, elle voit rouge. Entre ses concerts à Las Vegas, ses trois enfants et son mari, la diva québécoise a encore le temps de surfer sur le web. Or, elle est tombée sur un blog, Ridiculous photos of Celine Dion (Photos ridicules de Céline Dion), et elle n’a pas aimé du tout. Plus de 500 photos d’elle, dans les poses les plus incongrues, étaient en ligne sur ce blog.

On la voyait faire mumuse avec René-Charles (son fils aîné), se toucher la poitrine (elle avait des vêtements, on vous rassure), faire des mimiques, des grimaces, tout simplement être Céline Dion, quoi. On l’aime pour ses chansons (qui a toussé ?) mais aussi pour cette exubérance candide et libérée des convenances.

Mais si Céline aime rire, elle ne veut pas que l’on rie à ses dépens. Elle a donc contacté ses avocats qui ont envoyé un courrier au créateur du blog. Celui-ci, Nick Angiolillo, a préféré obéir plutôt que de s’empêtrer dans une procédure judiciaire trop coûteuse. Même s’il est persuadé qu’il n’a enfreint aucune loi.

La seule note désormais disponible sur son blog indique que « le rêve est terminé ». Et il quitte les fans de ces clichés intemporels sur un « I’ll never let go » (« Je n’abandonnerai pas ») lourd de sens. En effet, il s’agit des derniers mots de Rose à Jack dans Titanic. Déchirant.

Voici.fr par J.M.