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Un contrat majeur pour Hydro-Québec avec New York

septembre 20, 2021

Hydro-Québec, et son partenaire américain Transmission Developpers, ont annoncé lundi avoir été sélectionnés pour fournir de l’électricité à l’État de New York à partir de 2025.

Hydro Québec vient de remporter un contrat majeur.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Hydro Québec vient de remporter un contrat majeur.

Ce contrat majeur de livraison de 10,4 TWh/an d’électricité permettra, à partir de 2025 et pendant 25 années, d’alimenter plus d’un million de foyers américains, souligne Hydro-Québec dans un communiqué de presse émis lundi.

II s’agit du plus gros contrat d’exportation remporté par Hydro-Québec. À titre de comparaison, le contrat visant à acheminer au Massachusetts 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans sont estimés à environ 10 milliards de dollars américains.

Le projet Champlain Hudson Power Express prévoit la construction d’une ligne de transport souterraine et sous-fluviale d’une longueur d’environ 545 km entre la frontière canado-américaine et la ville de New York.

L’État de New York fait un pas audacieux vers la décarbonation», a déclaré la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu. Actuellement, 85 % de l’électricité de l’État est produite à partir d’énergies fossiles.

Acceptabilité sociale recherchée

La phase de construction permettra de créer 1400 emplois aux États-Unis indique la société d’État. Afin de favoriser l’acceptabilité sociale du projet, deux fonds seront créés.

Le premier, d’une valeur de 40 millions de dollars américains, offrira aux résidents des collectivités défavorisées et de première ligne des possibilités de formation», indique le communiqué de presse. Le second, d’une valeur de 117 millions de dollars, visera pour sa part l’amélioration de l’état de santé du lac Champlain, du fleuve Hudson et de la rivière Harlem» que le réseau traversera.

La partie québécoise de la ligne de transport (elle aussi souterraine sur 60 km) sera détenue en copropriété avec la communauté mohawk de Kahnawake, qui bénéficiera de retombées économiques pendant 40 ans.

Rappelons que le projet de ligne de transport d’électricité entre le Québec et le Massachusetts cause des tensions avec certaines communautés autochtones du côté québécois, ainsi qu’avec les communautés rurales, du côté américain.

 Avec CBC/Radio-Canada 

Canada/Hydro-Québec : plus de 6000 clients à rebrancher

juin 9, 2021

Quelque 30 équipes d’Hydro-Québec sont à pied d’oeuvre depuis plusieurs heures afin de rebrancher dans les meilleurs délais les quelque 6230 Mauriciens sans courant, dont 6200 habitent Trois-Rivières.

Hydro-Québec espère rétablir le courant pour la majeure partie des abonnés toujours sans électricité d'ici la fin de mercredi après-midi.

© François Gervais Hydro-Québec espère rétablir le courant pour la majeure partie des abonnés toujours sans électricité d’ici la fin de mercredi après-midi.

La rafale de mardi a entraîné le bris d’arbres et de branches qui sont tombés sur le réseau d’Hydro-Québec. Des poteaux ont aussi cédé. C’est la raison pour laquelle des milliers de citoyens sont toujours sans électricité mercredi matin.

«Il faut couper les arbres, les branches, il faut replanter des poteaux. On espère rétablir le courant d’ici la fin de l’après-midi pour la majorité (des abonnés)», mentionne le porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Ruest.

La présence de végétation sur le réseau électrique est la principale cause des pannes de courant. La rafale de mardi a durement frappé la Mauricie, rappelle M. Ruest.

«Au plus fort des événements météo, on avait 28 000 abonnés en Mauricie (sans électricité) sur 45 000 au Québec. À l’heure actuelle (mercredi en avant-midi), c’est encore la Mauricie qui est la plus touchée.»

Hydro-Québec mise sur des équipes de la région, mais aussi des employés d’autres secteurs du Québec afin de rétablir le service le plus rapidement possible.

Les compagnies d'émondage ont beaucoup de travail.

© François Gervais Les compagnies d’émondage ont beaucoup de travail.

Festival de la scie à chaîne

Le bruit des scies à chaîne est entendu dans de nombreux quartiers de Trois-Rivières mercredi matin en raison des nombreux arbres déracinés et des branches cassées. Les compagnies d’émondage sont inondées d’appels de clients depuis mardi soir.

«Mardi, ça a fini à 9h30 et ça a recommencé ce matin (mercredi) à 7h. On a présentement 25 estimations de rentrées ce matin pour enlever des arbres dans des fils électriques, pour du nettoyage. Nos équipes qui travaillent dans d’autres régions sont toutes à Trois-Rivières. On est à environ 15-20 employés. C’est une grosse journée», mentionne Line Michel, d’Émondage Mauricie.

Un arbre est tombé sur cette maison de Trois-Rivières.

© François Gervais Un arbre est tombé sur cette maison de Trois-Rivières.

Le constat est le même à l’entreprise Sylvainculteur.

«On est débordé à cause de ce qui s’est passé hier (mardi), note le propriétaire, Sylvain Côté. On a 12 clients certains à faire. On dégage des maisons, des autos. On est juste dans les urgences.»

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste 

Canada: Le feu de forêt au Lac-Saint-Jean s’approche d’une centrale d’Hydro-Québec

juin 21, 2020

 

© Getty
MONTRÉAL — Le Québec est passé de 13 feux de forêt samedi à 20 incendies dimanche, dont un qui est toujours hors de contrôle au Lac-Saint-Jean, et qui se dirige vers le Saguenay, ravageant déjà plus de 62 396 hectares de forêt depuis mardi dernier.

«Le feu a pris une croissance hier dans sa largeur plutôt que dans sa longueur», a indiqué Josée Poitras, agente à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), dimanche matin, en entrevue à La Presse canadienne.

«Le feu n’a peut-être pas avancé vers le réservoir Pipmuacan, mais il est tout près, juste avant les Monts-Valin, sauf que le feu s’est approché de la centrale Péribonka IV», a-t-elle précisé.

Les pompiers forestiers tentent maintenant de protéger les installations de la centrale hydroélectrique Péribonka IV d’Hydro-Québec. Les flammes étaient à 1,2 km des installations tôt dimanche matin.

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre, a indiqué samedi qu’il n’y a «absolument aucun» risque pour l’alimentation électrique au Québec.

«Les centrales hydroélectriques au Québec sont interreliées sur le réseau. Une centrale n’est pas associée à des clients en particulier», a précisé M. Huard-Lefebvre. Il a expliqué toutefois que la centrale a été mise en dormance par mesure préventive.

Des pompiers en renfort et des chalets évacuésIls sont maintenant une soixantaine de pompiers forestiers à combattre les flammes et des renforts, de partout au Québec, arriveront sous peu.

«C’est une soixantaine de pompiers forestiers, avec 18  pompiers en renfort en attente. Dès lundi, donc demain, nous attendons du personnel supplémentaire, 200 pompiers forestiers de plus», a souligné Mme Poitras.

Samedi, les vents qui ont changé de direction ont donné de la puissance à ce feu de forêt qui menace des sites de villégiatures. Un large périmètre a été érigé pour évacuer les vacanciers et les pêcheurs qui se trouvaient dans cette zone.

«Il n’y a pas de blessés et il y a un périmètre où c’est vraiment interdit d’entrer en forêt. Alors, il y a dix points de blocage», a souligné la porte-parole de la SOPFEU qui rappelle que les autorités des MRC Maria-Chapdelaine et du Fjord-du-Saguenay s’occupent de joindre les propriétaires des chalets pour s’assurer que personne ne se retrouve à l’intérieur du périmètre jugé dangereux.

Samedi, Mme Poitras a confirmé que des chalets ont été brûlés par le feu de forêt qui fait rage, mais les données officielles n’avaient pas encore été compilées.

La canicule et les feux de forêt

La canicule qui sévit dans plusieurs régions du Québec, la deuxième depuis le mois de mai dernier, a eu une incidence sur le nombre de feux de forêt au Québec.

La SOPFEU compte à ce jour 444 incendies cette année, soit près de deux fois plus que la moyenne saisonnière depuis les dix dernières années.

«Le danger d’incendie est extrême partout ou à peu près dans la province et l’on a connu hier en fin de journée des éclosions de feux de foudre également», ce qui explique notamment que la province est passée de 13 à 20 incendies en activité depuis la veille a indiqué Josée Poitras.

Le météorologue d’Environnement Canada Alain Roberge avait prédit samedi des précipitations dans le secteur en soirée, mais la pluie n’avait pas nécessairement le résultat escompté.

«Le pire, c’est que lorsque les premières averses arrivent, elles sont souvent accompagnées d’orages. Donc même si la pluie est au rendez-vous, les orages peuvent créer de nouveaux feux.»

Dimanche, le mercure va encore atteindre les 30 degrés Celsius dans la région, avec une chaleur ressentie de 40 degrés avec le facteur humidex, selon les prévisions d’Environnement Canada.

Les conditions météo et les vents influencent aussi la décision d’avoir recours ou non aux avions-citernes de la SOPFEU.

Le gouvernement Legault surveille la situation

Le premier ministre François Legault s’est à nouveau tourné vers Twitter samedi pour indiquer que les autorités suivent la situation de près et cet autre incendie qui fait rage à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent.

«En plus du feu de forêt qui fait rage au Lac-Saint-Jean, une tourbière de Rivière-Ouelle est aussi la proie des flammes et les vents n’aident pas la situation actuellement.»

Dans un deuxième gazouillis, M. Legault ajoute:

«Une ligne téléphonique de @ServicesQuebec est maintenant disponible pour informer la population sur la situation des feux de forêt : 1-877-644-4545.»

Un feu de tourbière à Rivière-Ouelle

Quant au feu de tourbe qui a éclaté vendredi après-midi à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent, il est maintenant contenu, mais il reste encore du travail à faire pour les pompiers.

«Hier le feu avait repris de la vigueur, si bien que le feu a atteint ce matin 250 hectares de forêt affectés», a indiqué la porte-parole de la SOPFEU.

«On va travailler encore aujourd’hui. Il y a une quarantaine de pompiers forestiers qui vont travailler sur le flanc ouest, qu’on voit de l’autoroute d’ailleurs et on va travailler en bordure», a précisé Josée Poitras qui souligne aussi qu’«il est possible aussi que le panache de fumée se promène et que les gens vont sentir l’odeur également.»

D’ailleurs, cette fumée était visible jusqu’à Québec samedi soir où la centrale 911 a reçu plusieurs appels, entre 17 h 30 et 18 h 30, pour «la présence de fumée dans le ciel de Québec», a indiqué le porte-parole des communications en sécurité publique, Alexandre Lajoie.

«Les pompiers ont effectué plusieurs vérifications dans différents secteurs de Québec. Selon la direction des vents, il s’agirait de fumée résiduelle provenant des incendies de tourbières de Rivière-Ouelle située sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent», a-t-il indiqué.

«Nous tenons à rassurer les habitants de Québec, dans les conditions actuelles, cette fumée ne présente aucun risque.»

Avec La Presse canadienne par Helen Moka

Canada: Le projet d’Hydro-Québec dans le Maine pourrait franchir une nouvelle étape

janvier 7, 2020

 

La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
© Jacques Boissinot La Presse canadienne La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
Le projet d’Hydro-Québec et de son partenaire américain visant à alimenter le Massachusetts pendant vingt ans sera de nouveau sous les projecteurs cette semaine avec une réunion importante de la Land Use Planning Commission (LUPC) du Maine, appelée à se prononcer sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.

 

Selon le personnel de la Commission, le projet New England Clean Energy Connect (NECEC), qu’Hydro-Québec et Central Maine Power veulent mettre en service dès 2022 grâce à une ligne traversant le Maine, respecte les critères d’un « usage permis » du territoire. La rencontre des commissaires portant sur le rapport de 41 pages aura lieu mercredi. 
Si le projet recevait ce feu vert, il s’agirait d’une étape importante dans le processus d’obtention des permis. Dénoncé par des opposants qui craignent les conséquences sur la nature et les paysages, notamment le long du Sentier des Appalaches, le projet a jusqu’ici reçu la bénédiction de la Commission fédérale de la réglementation de l’énergie en octobre 2018 et du Département de la protection environnementale du Maine en mai 2019. 
« Le rapport est encourageant, mais par respect pour le processus réglementaire, nous préférons attendre la décision de la Commission avant de commenter », a dit une porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent, quant à la probabilité que les commissaires rendent un avis favorable à leur tour. 
Pour aller de l’avant, le projet devra également recevoir l’autorisation du U.S. Army Corps of Engineers de même que celle du Département de l’énergie. 
Campagne 
Les opposants mènent depuis des mois une campagne afin de forcer la tenue d’un référendum sur la question au moment de l’élection présidentielle de l’automne prochain. Ses organisateurs ont jusqu’en février pour récolter au moins 63 000 signatures. Invitée à préciser le nombre d’appuis obtenus à ce jour, la directrice de Say NO to NECEC, Sandi Howard, a affirmé au Devoir lundi que cette information serait dévoilée en février. Au début du mois de décembre, il était question de plus de 30 000 signatures. 
« Nous sommes extrêmement déçus de la recommandation du personnel de la LUPC, car elle dévalorise l’importance de préserver […] la rivière Kennebec et le Sentier des Appalaches, qui sont le point central du processus d’octroi de permis », a déclaré Mme Howard, qui coordonne la campagne No CMP Corridor avec Tom Saviello, membre du Sénat du Maine. 
En vertu d’un contrat de 20 ans qui générerait des milliards de dollars en revenus supplémentaires, Hydro-Québec fournirait annuellement 9,45 térawattheures au Massachusetts. Selon la société d’État, le recours à cette énergie renouvelable représente essentiellement le retrait de 750 000 véhicules de la circulation.
La société d’État ne cache pas qu’elle réfléchit aux conséquences précises qui découleraient d’un rejet du projet par une majorité d’électeurs. « Il y a des institutions dans le Maine dont c’est la responsabilité de délivrer les permis. […] On n’est pas rendus là aujourd’hui. Ça se peut qu’on fasse face à un référendum. Sur le plan légal, c’est loin d’être clair si ça peut avoir de la “traction”», a dit le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Éric Martel, en conférence de presse le 5 décembre. « Si on a un référendum “perdant”, quelle serait la suite des choses ? On est en train de regarder ça. »
Pour Hydro-Québec, la mise en service du projet lui permettrait aussi d’écouler ses surplus. La société d’État a récemment estimé que ses ressources énergétiques sont suffisantes pour l’instant, mais elle n’exclut pas l’idée de recourir à un nouvel appel d’offres sur un horizon de trois à cinq ans.
Par François Desjardins

Canada: Une pétition de 75 000 noms pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec

mai 25, 2019
 

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) a remis vendredi au gouvernement Legault une pétition de 75 000 noms réclamant le remboursement des sommes perçues en trop par Hydro-Québec.

Le groupe de défense des citoyens assujettis à l’impôt pense avoir fait la démonstration que le remboursement des trop-perçus représente une priorité pour les Québécois, quoi qu’en pense le premier ministre, François Legault.

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« Quand 75 000 personnes prennent la peine d’aller signer une pétition, c’est parce que c’est justement un enjeu prioritaire pour les Québécois et c’est exactement ça qu’on vient démontrer aujourd’hui », a déclaré le directeur Québec de la FCC, Renaud Brossard.

Les trop-perçus d’Hydro-Québec auraient atteint 1,7 milliard de dollars entre 2005 et 2017. La société d’État explique que ces sommes correspondent aux écarts entre les rendements autorisés par la Régie de l’énergie et les rendements réels.

Le gouvernement ne devrait pas garder la différence [entre les rendements]. Cet argent-là devrait être retourné aux Québécois.

Renaud Brossard, directeur de la FCC pour le Québec

« Taxe déguisée »

En 2017, lorsqu’il était dans l’opposition, François Legault avait réclamé avec insistance que le gouvernement libéral rembourse les montants excédentaires payés par les clients d’Hydro-Québec, montants qu’il assimilait à une « taxe déguisée ».

Depuis qu’il a été élu premier ministre, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a changé de discours. Il accepte de rembourser les sommes qui seront payées en trop dans le futur, mais pas le 1,7 milliard qui a été perçu depuis le milieu des années 2000.

François Legault fait valoir que les contribuables québécois ont plus d’argent dans leurs poches grâce aux mesures annoncées par son gouvernement, telles que la réduction de la taxe scolaire et la hausse des crédits d’impôt pour les familles.

Ces économies représentent, en quelque sorte, un remboursement indirect.

Pas une promesse

Le premier ministre fait en outre remarquer que le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec n’était pas une promesse électorale de son parti. Un argument que n’achète pas Renaud Brossard.

« Est-ce que le seul moment où on doit croire les politiciens, c’est durant les 30 jours de campagne électorale?, demande-t-il. Les Québécois méritent mieux que ça et c’est exactement pourquoi on lui demande de respecter sa promesse. »

La Fédération canadienne des contribuables a l’intention de poursuivre la bataille pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec. Le dépôt de la pétition ne représentait qu’une étape pour parvenir à ses fins.

« Tant que cet argent-là ne retournera pas dans le portefeuille des Québécois, on a l’intention de continuer à se battre », prévient Renaud Brossard.

La FCC annoncera au cours des prochaines semaines et des prochains mois les actions qu’elle compte entreprendre pour maintenir la pression sur le gouvernement Legault.