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Canada-Environ 5000 clients d’Hydro-Québec sont toujours privés d’électricité

décembre 30, 2022
Des équipes d'Hydro-Québec à l'œuvre pour rétablir l'alimentation électrique dans les quartiers résidentiels.

Des équipes d’Hydro-Québec à l’œuvre pour rétablir l’alimentation électrique dans les quartiers résidentiels. Photo : Hydro-Québec

Le nombre de clients d’Hydro-Québec qui sont toujours privés d’électricité vendredi, une semaine après la tempête, a diminué à un peu plus de 5000. La société d’État ignore à quel moment ils seront reconnectés au réseau.

Vendredi matin, les plus grands nombres d’abonnés en attente d’être rebranchés se trouvaient en Outaouais (1700) ainsi que dans les régions de la Capitale-Nationale (1000) et des Laurentides (1000).

Par l’entremise de sa porte-parole Lynn St-Laurent, Hydro-Québec a déclaré jeudi qu’il lui était difficile d’estimer quand le réseau sera entièrement rétabli, puisque la plupart des clients touchés vivent dans des régions éloignées, où les réparations sont plus complexes.

Mme St-Laurent ne pouvait dire si tous les clients seraient rebranchés d’ici samedi. Environ 1300 travailleurs d’Hydro-Québec étaient sur le terrain jeudi.

Lynn St-Laurent a expliqué que dans plusieurs cas, des arbres entiers sont tombés sur les fils, ce qui nécessite des réparations plus longues, à des endroits où il y a moins de clients. Une fois ce travail ardu terminé, c’est un petit nombre de clients qui sont reconnectés.

Dans certains cas, les travailleurs se déplacent en motoneige ou à pied, voire en raquettes, en transportant leur équipement, a-t-elle précisé.

La tempête qui a déferlé vendredi dernier a privé d’électricité plus de 350 000 clients d’Hydro-Québec.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Canada-Québec: La majorité des foyers sans électricité seront rebranchés d’ici mercredi soir

décembre 26, 2022
Un camion d'Hydro-Québec est stationné sur le bord d'une route à Sept-Îles. Deux techniciens sont à l'œuvre pour rétablir le courant.

Hydro-Québec prévoit le retour de l’électricité d’ici mercredi soir chez la majorité de ses clients. (Archives) Photo: Radio-Canada/Charles-Étienne Drouin

La majorité des 62 000 clients d’Hydro-Québec qui sont toujours privés d’électricité devraient ravoir du courant d’ici le milieu de la semaine, selon la société d’État. La présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, n’avance toutefois aucune date pour le branchement des secteurs les plus difficiles d’accès.

Selon Hydro-Québec, près de 600 000 foyers ont subi une panne de courant à un moment donné ou à un autre depuis le début de la tempête, jeudi soir. La vaste majorité d’entre eux ont été rebranchés.

Le travail sera plus compliqué pour les 62 000 foyers restants, selon Julie Sbeghen, directrice principale, opérations et maintenance, pour le Centre-du-Québec.

« Les dernières pannes sont à des endroits qui sont loin ou qui sont en arrière-lot. Ça nécessite parfois des motoneiges et des raquettes pour y avoir accès. Il y a beaucoup d’arbres, beaucoup de gros sapins, qui sont tombés sur les équipements. »— Une citation de  Julie Sbeghen, directrice principale, opérations et maintenance, pour le Centre-du-Québec

Il y a des coins de notre réseau qui doivent être complètement reconstruits, a ajouté Sophie Brochu.

Environ 1200 travailleurs d’Hydro-Québec seront sur le terrain aujourd’hui et demain pour faire avancer les réparations.

Certains secteurs toujours non évalués

Questionnée à savoir si les derniers clients privés d’électricité seront rebranchés avant le Nouvel An, Mme Brochu a préféré ne pas avancer de date.

Il faut savoir qu’il reste des régions que nous n’avons même pas encore vues […]. On espère que cinq jours, c’est suffisant pour [rebrancher les derniers clients], mais jusqu’à ce qu’on ait un visuel, je ne peux pas confirmer, a affirmé la pdg d’Hydro-Québec.

Le mauvais temps continue de compliquer les activités de réparation d’Hydro-Québec sur la Côte-Nord, où le verglas a mis à l’arrêt trois lignes de transport sur huit. Une dizaine d’hélicoptères sont mobilisés pour faire du repérage et du déglaçage, mais il y a encore des averses de neige par endroits, selon Environnement Canada.

Une rencontre est prévue avec les autorités des municipalités les plus touchées. Certaines ont ouvert des centres d’urgence pour accueillir les résidents qui avaient besoin d’un logement temporaire.

La Capitale-nationale toujours la plus affectée

La Ville de Québec et sa région sont toujours les secteurs les plus touchés par les pannes, et de loin. Plus de 21 000 clients sont toujours sans électricité dans la région de la Capitale-nationale, soit plus du double de la deuxième région la plus affectée, la Côte-Nord (9460 clients sans électricité).

Les pannes affectent d’ailleurs l’incinérateur de Québec, ce qui a forcé la Ville à annuler les collectes de déchets prévues aujourd’hui et mercredi. Le secteur où se trouve l’incinérateur devrait être rebranché mardi.

Selon Mme Sbeghen, plusieurs équipes des autres régions viennent prêter main-forte à celles de Québec. Le même processus s’applique toutefois : les endroits plus faciles d’accès et qui comptent davantage de clients privés d’électricité seront traités en priorité, alors que les gens des secteurs plus isolés pourraient attendre encore.

Le fort redoux qui se dessine à partir de mercredi devrait faciliter le travail des employés d’Hydro-Québec.

Avec Radio-Canada par Olivier Robichaud

Canada: Accusé d’espionnage chez Hydro-Québec, Yuesheng Wang tente d’être libéré sous caution

novembre 24, 2022
L'avocat de la défense Gary Martin discute avec la partenaire de son client.

L’ancien employé d’Hydro-Québec accusé d’espionnage économique au profit de la Chine a assuré jeudi qu’il ne quitterait pas le pays pendant les procédures : il souhaite rester au Canada pour se défendre.

Au deuxième jour de son enquête sur cautionnement, au palais de justice de Longueuil, Yuesheng Wang a assuré le tribunal qu’il était très important pour lui de défendre sa réputation.

L’homme de 35 ans, un ressortissant chinois détenteur d’un visa de travail pour son emploi à Hydro-Québec, est détenu depuis son arrestation, le 14 novembre, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les procureurs de la Couronne s’opposent à sa libération sous caution, parce qu’ils craignent que l’accusé ne quitte le pays.

M. Wang, qui habite Candiac, en Montérégie, est la première personne à être accusée d’espionnage économique en vertu de la Loi sur la protection de l’information du Canada.

Il fait également face à trois accusations en vertu du Code criminel : abus de confiance, utilisation frauduleuse et sans autorisation d’un ordinateur, et obtention d’un secret commercial par la tromperie, le mensonge ou d’autres moyens frauduleux.

La GRC allègue que l’ancien employé d’Hydro-Québec a fourni des informations sur la société d’État à une université chinoise et à des centres de recherche chinois, et qu’il a publié des articles scientifiques et déposé des brevets auprès de ces établissements plutôt qu’auprès d’Hydro.

La police allègue aussi que l’accusé a utilisé des informations sans le consentement de son employeur, portant ainsi atteinte à la propriété intellectuelle d’Hydro-Québec.

Jusqu’à ce qu’il soit licencié plus tôt ce mois-ci, M. Wang travaillait au Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie d’Hydro-Québec, à Varennes. Il y menait des recherches sur les matériaux de batterie, un secteur crucial pour l’industrie des véhicules électriques.

Depuis mercredi, en Cour du Québec, le tribunal a entendu certains des éléments de preuve recueillis dans le cadre de l’enquête de la GRC. L’avocat de M. Wang, Gary Martin, n’a pas demandé d’ordonnance de non-publication sur ces preuves. À l’extérieur de la salle d’audience, l’avocat a indiqué que son client avait le sentiment d’avoir été injustement accusé.

En logiciel libre

M. Wang est accusé en fait d’avoir utilisé son compte de courriel d’entreprise chez Hydro-Québec pour transférer à son adresse personnelle de courriel des documents confidentiels et des photos non autorisées du centre de recherche de Varennes.

Il a déclaré au tribunal que les informations qu’il aurait envoyées n’étaient pas secrètes et qu’elles étaient en logiciel libre. Il a soutenu avoir pris des photos du laboratoire avec son téléphone portable, mais c’était pour montrer à ses collègues les failles de sécurité du laboratoire. Il a cependant admis avoir vu des affiches interdisant toute photographie dans le centre de recherche.

M. Wang a offert en caution sa maison de Candiac et une copropriété, pour assurer le tribunal qu’il resterait au pays pendant les procédures. Il n’a pas de famille au Canada et mène une vie sociale limitée, qui comprend le travail et un groupe de randonnées pédestres, a-t-il déclaré à la cour.

Sa petite amie depuis un peu moins de deux ans, Ayun Feng Zheng, a déclaré au tribunal qu’elle agirait en tant que caution pour s’assurer que M. Wang respecte les conditions du tribunal s’il était libéré. Mais elle a admis qu’elle n’avait pas d’argent à offrir en cautionnement.

Je crois vraiment qu’il restera pour prouver qu’il n’a pas fait ces choses, a-t-elle déclaré au tribunal. Sa réussite scolaire est quelque chose dont il est vraiment fier et qui lui tient beaucoup à cœur pour continuer son travail universitaire qu’il aime tant, alors je pense qu’il restera afin de blanchir son nom et d’obtenir un traitement équitable de la part d’Hydro-Québec et de ce pays.

Le juge Marco LaBrie entendra les plaidoiries plus tard jeudi.

Avec La Presse canadienne

Après neuf mois, Hydro-Québec a déjà dépassé le bénéfice record de 2021

novembre 11, 2022

La société d’État a dégagé un bénéfice de 3,6 milliards de dollars depuis le début de l’exercice 2022, un bond de 47 % par rapport à la même période l’an dernier.

Le siège social d'Hydro-Québec

La société d’État a dégagé un bénéfice de 3,6 milliards de dollars depuis le début de l’exercice 2022, un bond de 47 % par rapport à la même période l’an dernier. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Il n’y a pas que les pétrolières qui bénéficient de la flambée mondiale des prix de l’énergie; les Québécois y trouvent aussi indirectement leur compte par le biais d’Hydro-Québec.

Les résultats du troisième trimestre de la société d’État font état d’un bond spectaculaire du bénéfice net d’Hydro, qui atteint 3,604 milliards $ depuis le début de 2022, soit une augmentation de plus de 47,6 % par rapport au bénéfice net de 2,441 milliards $ pour les trois premiers trimestres de 2021.

Déjà, en neuf mois, Hydro-Québec a dépassé le bénéfice net record de 3,546 milliards $ qu’elle avait affiché pour l’année 2021 au complet.

Pour la seule période de juillet à septembre, soit le troisième trimestre lui-même, le bénéfice net a presque doublé, passant de 448 millions $ à 862 millions $, notamment en raison d’une augmentation de 508 millions $ des ventes hors Québec. Pour les neuf premiers mois, cette augmentation est 891 millions $.

Gonflement des prix sur le marché

Ce résultat s’explique en grande partie par le gonflement des prix sur les marchés d’exportation. Depuis le début de l’année, Hydro a obtenu en moyenne 7,6 cents du kWh, soit une augmentation de plus de 70 % par rapport aux 4,4 cents du kWh obtenus durant les neuf premiers mois de 2021.

Évidemment, Hydro-Québec subit elle-même l’impact de la flambée des prix de l’énergie. En d’autres termes, son propre résultat, aussi spectaculaire soit-il, aurait pu être encore plus élevé si ses achats d’électricité ne lui avaient pas coûté 131 millions $ de plus au troisième trimestre, pour une augmentation totale de 496 millions $ depuis le début de l’année 2022.

Les exportations n’expliquent pas à elles seules la hausse du bénéfice net de la société d’État. Les températures très froides de l’hiver dernier et la croissance de la demande domestique ont également entraîné une augmentation de 848 millions $ des ventes au Québec, qui atteignent 8,985 milliards $ depuis le début de l’année. En contrepartie, les pannes majeures, surtout celles causées par le derecho du printemps dernier, ont laissé une facture de 75 millions $ entre les mains d’Hydro.

Dans les autres faits saillants du troisième trimestre, la direction d’Hydro se félicite de l’achèvement du complexe de la Romaine et de la mise en service du deuxième et dernier groupe turbine-alternateur de la centrale de la Romaine-4 en septembre 2022.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada-Québec: De nouveaux barrages pour remédier au manque d’électricité, propose la CAQ

septembre 6, 2022
François Legault lors d'un point de presse.

François Legault a annoncé à Bécancour son intention d’augmenter la production d’énergie propre au Québec. Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Pour pallier le manque d’électricité anticipé d’ici 2030 et réaliser sa promesse d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, François Legault envisage la construction de nouveaux barrages hydroélectriques au Québec.

L’époque où François Legault, alors nouvellement premier ministre, proposait à son homologue ontarien Doug Ford les surplus d’électricité du Québec est loin derrière. La situation a changé, a insisté mardi le chef caquiste, qui a rappelé que l’électricité viendrait à manquer d’ici 2030.

Pour y remédier, le premier ministre sortant souhaiterait donner à Hydro-Québec le mandat d’étudier la possibilité de construire de nouveaux barrages en sol québécois. M. Legault ramène ici une idée déjà évoquée lors de son arrivée au pouvoir, à l’automne 2018.

Juste pour vous donner un ordre de grandeur, Hydro-Québec produit par année 200 térawattheures [TWh] d’électricité. […] On va en avoir besoin de 100 TWh de plus dans les prochaines années, a déclaré M. Legault.

« On prévoit que d’ici 2050, on va avoir besoin [de l’équivalent] d’un demi Hydro-Québec. »— Une citation de  François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Afin d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, la Coalition avenir Québec (CAQ) sait qu’elle devra électrifier tous les secteurs d’activité de la province. Ça va nous prendre beaucoup d’électricité pour remplacer les hydrocarbures, a offert M. Legault.

En plus d’alimenter le Québec en entier, Hydro-Québec doit aussi acheminer de l’électricité vers les États voisins avec qui le gouvernement Legault a conclu des ententes.

Sous sa gouverne, le Québec a obtenu deux des plus importants contrats d’approvisionnement en électricité de son histoire, à savoir un projet de 30 milliards de dollars américains avec l’État de New York et la ligne Appalaches-Maine, qui doit permettre à la société d’État d’importer son énergie jusqu’au Massachusetts.

Si la construction de nouveaux barrages hydroélectriques se concrétise, le chef de la CAQ compte en raccourcir les échéanciers, qui sont pour l’instant évalués à une quinzaine d’années. L’élaboration de ces grands chantiers se fera en collaboration avec les communautés autochtones et inuit, a-t-il ajouté.

Questionné sur les lieux où pourraient être aménagées ces nouvelles installations, M. Legault a répondu qu’il reviendrait à Hydro-Québec d’évaluer les meilleurs endroits pour les accueillir. Selon le premier ministre sortant, Hydro-Québec considère déjà quelques alternatives.

La CAQ mise également sur l’efficacité énergétique pour augmenter sa production d’énergie propre. D’ici 2030, la formation politique estime pouvoir obtenir au moins 8 TWh en intensifiant ses efforts en la matière. Dans un prochain mandat, le parti ajouterait aussi 3000 mégawattheures (MW) d’électricité éolienne.

En parallèle de ces mesures, la CAQ promet d’injecter 40 millions de dollars pour financer le projet de la Vallée de la transition énergétique, qui réunit les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et Bécancour, afin de favoriser le développement et la fabrication de batteries pour voitures électriques.

M. Legault s’engage en outre à faire passer de 6500 à 21 500 le nombre de bornes de recharge de niveau 2, et de 1000 à 2200 le nombre de bornes rapides pour les voitures électriques d’ici 2026. Dans son Plan pour une économie verte, présenté en 2020, le gouvernement Legault s’était fixé un objectif de 2500 bornes rapides d’ici 2030.

Un gouvernement Legault injecterait 50 millions de dollars pour l’augmentation de bornes de recharge d’un bout à l’autre de la province.

Radio-Canada par Valérie Boisclair

Canada: Plus de 300 000 clients d’Hydro-Québec toujours sans électricité

décembre 12, 2021
Un arbre déraciné sur un trototir.

Dégâts des vents violents dans la nuit du 11 au 12 décembre. Photo: Radio-Canada/Stéphane Grégoire

Les effets du cocktail météo qui a déferlé sur le Québec samedi continuent de se faire sentir : Hydro-Québec rapporte que plus de 300 000 de ses clients sont toujours sans électricité.

Au plus fort de la panne, près de 400 000 foyers étaient privés de courant. Dans une mise à jour dimanche matin, le bilan s’établissait à 345 871 clients privés d’électricité.

Vers 9 h, la grande majorité des pannes étaient situées en Montérégie, avec 99 742 clients touchés, selon un bilan de la société d’État.

Les régions des Laurentides, de Lanaudière et de l’Outaouais suivaient avec respectivement 66 282, 38 375 et 33 810 abonnées privés de courant. À Montréal, ils étaient 23 195, et à Laval 22 479 n’avoir pas eu d’électricité.

En Estrie, de fortes rafales ont causé des dégâts importants. 14 012 clients sont toujours sans électricité selon Hydro-Québec.

À Québec, à 9h, une centaine de pannes étaient toujours dénombrées. 7 332 clients sont privés d’électricité, selon le dernier bilan d’Hydro-Québec.

Les conditions météorologiques ont causé d’importants dégâts, a expliqué Hydro-Québec en début de matinée

La plupart des interruptions ont été causées par des branches tombées sur les fils du réseau de distribution en raison des rafales, a indiqué la porte-parole d’Hydro-Québec, Caroline Des Rosiers.

Plus de 400 monteurs sont au travail pour rétablir le service, mais en raison de l’ampleur des dégâts, il n’est pas possible de préciser le retour à la normal de la situation, a ajouté la compagnie d’électricité québécoise.

Selon Environnement Canada, des rafales maximales de 106 km/h ont été mesurées à l’aéroport de Montréal. Les vents ont soufflé jusqu’aux alentours de 90 km/h dans plusieurs régions environnantes du sud du Québec.

Toutes les régions proches du fleuve y ont goûté, a résumé la météorologue Maja Rapaic.

Environnement Canada a retiré en cours de nuit l’essentiel de ses avertissements météorologiques au Québec. La dépression est maintenant passée à l’est, mais le temps sera encore venteux dimanche.

Des secteurs au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, au Saguenay et sur la Côte-Nord, continuent cependant de faire l’objet de vents violents.

Un camion renversé par le vent

La Sûreté du Québec (SQ) indique qu’un camion-remorque s’est renversé peu après minuit sur l’autoroute 13, à Laval, en raison des forts vents.

Le camion, qui était vide lors de l’incident, s’est retrouvé sur le parapet qui sépare la travée sud et la travée nord […] au niveau du pont Bisson. Le conducteur est demeuré coincé dans la cabine, mais n’a subi aucune blessure, selon le sergent Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec SQ.

Avec Radio-Canada

Un contrat majeur pour Hydro-Québec avec New York

septembre 20, 2021

Hydro-Québec, et son partenaire américain Transmission Developpers, ont annoncé lundi avoir été sélectionnés pour fournir de l’électricité à l’État de New York à partir de 2025.

Hydro Québec vient de remporter un contrat majeur.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Hydro Québec vient de remporter un contrat majeur.

Ce contrat majeur de livraison de 10,4 TWh/an d’électricité permettra, à partir de 2025 et pendant 25 années, d’alimenter plus d’un million de foyers américains, souligne Hydro-Québec dans un communiqué de presse émis lundi.

II s’agit du plus gros contrat d’exportation remporté par Hydro-Québec. À titre de comparaison, le contrat visant à acheminer au Massachusetts 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans sont estimés à environ 10 milliards de dollars américains.

Le projet Champlain Hudson Power Express prévoit la construction d’une ligne de transport souterraine et sous-fluviale d’une longueur d’environ 545 km entre la frontière canado-américaine et la ville de New York.

L’État de New York fait un pas audacieux vers la décarbonation», a déclaré la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu. Actuellement, 85 % de l’électricité de l’État est produite à partir d’énergies fossiles.

Acceptabilité sociale recherchée

La phase de construction permettra de créer 1400 emplois aux États-Unis indique la société d’État. Afin de favoriser l’acceptabilité sociale du projet, deux fonds seront créés.

Le premier, d’une valeur de 40 millions de dollars américains, offrira aux résidents des collectivités défavorisées et de première ligne des possibilités de formation», indique le communiqué de presse. Le second, d’une valeur de 117 millions de dollars, visera pour sa part l’amélioration de l’état de santé du lac Champlain, du fleuve Hudson et de la rivière Harlem» que le réseau traversera.

La partie québécoise de la ligne de transport (elle aussi souterraine sur 60 km) sera détenue en copropriété avec la communauté mohawk de Kahnawake, qui bénéficiera de retombées économiques pendant 40 ans.

Rappelons que le projet de ligne de transport d’électricité entre le Québec et le Massachusetts cause des tensions avec certaines communautés autochtones du côté québécois, ainsi qu’avec les communautés rurales, du côté américain.

 Avec CBC/Radio-Canada 

Canada/Hydro-Québec : plus de 6000 clients à rebrancher

juin 9, 2021

Quelque 30 équipes d’Hydro-Québec sont à pied d’oeuvre depuis plusieurs heures afin de rebrancher dans les meilleurs délais les quelque 6230 Mauriciens sans courant, dont 6200 habitent Trois-Rivières.

Hydro-Québec espère rétablir le courant pour la majeure partie des abonnés toujours sans électricité d'ici la fin de mercredi après-midi.

© François Gervais Hydro-Québec espère rétablir le courant pour la majeure partie des abonnés toujours sans électricité d’ici la fin de mercredi après-midi.

La rafale de mardi a entraîné le bris d’arbres et de branches qui sont tombés sur le réseau d’Hydro-Québec. Des poteaux ont aussi cédé. C’est la raison pour laquelle des milliers de citoyens sont toujours sans électricité mercredi matin.

«Il faut couper les arbres, les branches, il faut replanter des poteaux. On espère rétablir le courant d’ici la fin de l’après-midi pour la majorité (des abonnés)», mentionne le porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Ruest.

La présence de végétation sur le réseau électrique est la principale cause des pannes de courant. La rafale de mardi a durement frappé la Mauricie, rappelle M. Ruest.

«Au plus fort des événements météo, on avait 28 000 abonnés en Mauricie (sans électricité) sur 45 000 au Québec. À l’heure actuelle (mercredi en avant-midi), c’est encore la Mauricie qui est la plus touchée.»

Hydro-Québec mise sur des équipes de la région, mais aussi des employés d’autres secteurs du Québec afin de rétablir le service le plus rapidement possible.

Les compagnies d'émondage ont beaucoup de travail.

© François Gervais Les compagnies d’émondage ont beaucoup de travail.

Festival de la scie à chaîne

Le bruit des scies à chaîne est entendu dans de nombreux quartiers de Trois-Rivières mercredi matin en raison des nombreux arbres déracinés et des branches cassées. Les compagnies d’émondage sont inondées d’appels de clients depuis mardi soir.

«Mardi, ça a fini à 9h30 et ça a recommencé ce matin (mercredi) à 7h. On a présentement 25 estimations de rentrées ce matin pour enlever des arbres dans des fils électriques, pour du nettoyage. Nos équipes qui travaillent dans d’autres régions sont toutes à Trois-Rivières. On est à environ 15-20 employés. C’est une grosse journée», mentionne Line Michel, d’Émondage Mauricie.

Un arbre est tombé sur cette maison de Trois-Rivières.

© François Gervais Un arbre est tombé sur cette maison de Trois-Rivières.

Le constat est le même à l’entreprise Sylvainculteur.

«On est débordé à cause de ce qui s’est passé hier (mardi), note le propriétaire, Sylvain Côté. On a 12 clients certains à faire. On dégage des maisons, des autos. On est juste dans les urgences.»

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste 

Canada: Le feu de forêt au Lac-Saint-Jean s’approche d’une centrale d’Hydro-Québec

juin 21, 2020

 

© Getty
MONTRÉAL — Le Québec est passé de 13 feux de forêt samedi à 20 incendies dimanche, dont un qui est toujours hors de contrôle au Lac-Saint-Jean, et qui se dirige vers le Saguenay, ravageant déjà plus de 62 396 hectares de forêt depuis mardi dernier.

«Le feu a pris une croissance hier dans sa largeur plutôt que dans sa longueur», a indiqué Josée Poitras, agente à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), dimanche matin, en entrevue à La Presse canadienne.

«Le feu n’a peut-être pas avancé vers le réservoir Pipmuacan, mais il est tout près, juste avant les Monts-Valin, sauf que le feu s’est approché de la centrale Péribonka IV», a-t-elle précisé.

Les pompiers forestiers tentent maintenant de protéger les installations de la centrale hydroélectrique Péribonka IV d’Hydro-Québec. Les flammes étaient à 1,2 km des installations tôt dimanche matin.

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre, a indiqué samedi qu’il n’y a «absolument aucun» risque pour l’alimentation électrique au Québec.

«Les centrales hydroélectriques au Québec sont interreliées sur le réseau. Une centrale n’est pas associée à des clients en particulier», a précisé M. Huard-Lefebvre. Il a expliqué toutefois que la centrale a été mise en dormance par mesure préventive.

Des pompiers en renfort et des chalets évacuésIls sont maintenant une soixantaine de pompiers forestiers à combattre les flammes et des renforts, de partout au Québec, arriveront sous peu.

«C’est une soixantaine de pompiers forestiers, avec 18  pompiers en renfort en attente. Dès lundi, donc demain, nous attendons du personnel supplémentaire, 200 pompiers forestiers de plus», a souligné Mme Poitras.

Samedi, les vents qui ont changé de direction ont donné de la puissance à ce feu de forêt qui menace des sites de villégiatures. Un large périmètre a été érigé pour évacuer les vacanciers et les pêcheurs qui se trouvaient dans cette zone.

«Il n’y a pas de blessés et il y a un périmètre où c’est vraiment interdit d’entrer en forêt. Alors, il y a dix points de blocage», a souligné la porte-parole de la SOPFEU qui rappelle que les autorités des MRC Maria-Chapdelaine et du Fjord-du-Saguenay s’occupent de joindre les propriétaires des chalets pour s’assurer que personne ne se retrouve à l’intérieur du périmètre jugé dangereux.

Samedi, Mme Poitras a confirmé que des chalets ont été brûlés par le feu de forêt qui fait rage, mais les données officielles n’avaient pas encore été compilées.

La canicule et les feux de forêt

La canicule qui sévit dans plusieurs régions du Québec, la deuxième depuis le mois de mai dernier, a eu une incidence sur le nombre de feux de forêt au Québec.

La SOPFEU compte à ce jour 444 incendies cette année, soit près de deux fois plus que la moyenne saisonnière depuis les dix dernières années.

«Le danger d’incendie est extrême partout ou à peu près dans la province et l’on a connu hier en fin de journée des éclosions de feux de foudre également», ce qui explique notamment que la province est passée de 13 à 20 incendies en activité depuis la veille a indiqué Josée Poitras.

Le météorologue d’Environnement Canada Alain Roberge avait prédit samedi des précipitations dans le secteur en soirée, mais la pluie n’avait pas nécessairement le résultat escompté.

«Le pire, c’est que lorsque les premières averses arrivent, elles sont souvent accompagnées d’orages. Donc même si la pluie est au rendez-vous, les orages peuvent créer de nouveaux feux.»

Dimanche, le mercure va encore atteindre les 30 degrés Celsius dans la région, avec une chaleur ressentie de 40 degrés avec le facteur humidex, selon les prévisions d’Environnement Canada.

Les conditions météo et les vents influencent aussi la décision d’avoir recours ou non aux avions-citernes de la SOPFEU.

Le gouvernement Legault surveille la situation

Le premier ministre François Legault s’est à nouveau tourné vers Twitter samedi pour indiquer que les autorités suivent la situation de près et cet autre incendie qui fait rage à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent.

«En plus du feu de forêt qui fait rage au Lac-Saint-Jean, une tourbière de Rivière-Ouelle est aussi la proie des flammes et les vents n’aident pas la situation actuellement.»

Dans un deuxième gazouillis, M. Legault ajoute:

«Une ligne téléphonique de @ServicesQuebec est maintenant disponible pour informer la population sur la situation des feux de forêt : 1-877-644-4545.»

Un feu de tourbière à Rivière-Ouelle

Quant au feu de tourbe qui a éclaté vendredi après-midi à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent, il est maintenant contenu, mais il reste encore du travail à faire pour les pompiers.

«Hier le feu avait repris de la vigueur, si bien que le feu a atteint ce matin 250 hectares de forêt affectés», a indiqué la porte-parole de la SOPFEU.

«On va travailler encore aujourd’hui. Il y a une quarantaine de pompiers forestiers qui vont travailler sur le flanc ouest, qu’on voit de l’autoroute d’ailleurs et on va travailler en bordure», a précisé Josée Poitras qui souligne aussi qu’«il est possible aussi que le panache de fumée se promène et que les gens vont sentir l’odeur également.»

D’ailleurs, cette fumée était visible jusqu’à Québec samedi soir où la centrale 911 a reçu plusieurs appels, entre 17 h 30 et 18 h 30, pour «la présence de fumée dans le ciel de Québec», a indiqué le porte-parole des communications en sécurité publique, Alexandre Lajoie.

«Les pompiers ont effectué plusieurs vérifications dans différents secteurs de Québec. Selon la direction des vents, il s’agirait de fumée résiduelle provenant des incendies de tourbières de Rivière-Ouelle située sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent», a-t-il indiqué.

«Nous tenons à rassurer les habitants de Québec, dans les conditions actuelles, cette fumée ne présente aucun risque.»

Avec La Presse canadienne par Helen Moka

Canada: Le projet d’Hydro-Québec dans le Maine pourrait franchir une nouvelle étape

janvier 7, 2020

 

La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
© Jacques Boissinot La Presse canadienne La Land Use Planning Commission du Maine se prononcera cette semaine sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.
Le projet d’Hydro-Québec et de son partenaire américain visant à alimenter le Massachusetts pendant vingt ans sera de nouveau sous les projecteurs cette semaine avec une réunion importante de la Land Use Planning Commission (LUPC) du Maine, appelée à se prononcer sur un rapport favorable préparé par son propre personnel.

 

Selon le personnel de la Commission, le projet New England Clean Energy Connect (NECEC), qu’Hydro-Québec et Central Maine Power veulent mettre en service dès 2022 grâce à une ligne traversant le Maine, respecte les critères d’un « usage permis » du territoire. La rencontre des commissaires portant sur le rapport de 41 pages aura lieu mercredi. 
Si le projet recevait ce feu vert, il s’agirait d’une étape importante dans le processus d’obtention des permis. Dénoncé par des opposants qui craignent les conséquences sur la nature et les paysages, notamment le long du Sentier des Appalaches, le projet a jusqu’ici reçu la bénédiction de la Commission fédérale de la réglementation de l’énergie en octobre 2018 et du Département de la protection environnementale du Maine en mai 2019. 
« Le rapport est encourageant, mais par respect pour le processus réglementaire, nous préférons attendre la décision de la Commission avant de commenter », a dit une porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent, quant à la probabilité que les commissaires rendent un avis favorable à leur tour. 
Pour aller de l’avant, le projet devra également recevoir l’autorisation du U.S. Army Corps of Engineers de même que celle du Département de l’énergie. 
Campagne 
Les opposants mènent depuis des mois une campagne afin de forcer la tenue d’un référendum sur la question au moment de l’élection présidentielle de l’automne prochain. Ses organisateurs ont jusqu’en février pour récolter au moins 63 000 signatures. Invitée à préciser le nombre d’appuis obtenus à ce jour, la directrice de Say NO to NECEC, Sandi Howard, a affirmé au Devoir lundi que cette information serait dévoilée en février. Au début du mois de décembre, il était question de plus de 30 000 signatures. 
« Nous sommes extrêmement déçus de la recommandation du personnel de la LUPC, car elle dévalorise l’importance de préserver […] la rivière Kennebec et le Sentier des Appalaches, qui sont le point central du processus d’octroi de permis », a déclaré Mme Howard, qui coordonne la campagne No CMP Corridor avec Tom Saviello, membre du Sénat du Maine. 
En vertu d’un contrat de 20 ans qui générerait des milliards de dollars en revenus supplémentaires, Hydro-Québec fournirait annuellement 9,45 térawattheures au Massachusetts. Selon la société d’État, le recours à cette énergie renouvelable représente essentiellement le retrait de 750 000 véhicules de la circulation.
La société d’État ne cache pas qu’elle réfléchit aux conséquences précises qui découleraient d’un rejet du projet par une majorité d’électeurs. « Il y a des institutions dans le Maine dont c’est la responsabilité de délivrer les permis. […] On n’est pas rendus là aujourd’hui. Ça se peut qu’on fasse face à un référendum. Sur le plan légal, c’est loin d’être clair si ça peut avoir de la “traction”», a dit le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Éric Martel, en conférence de presse le 5 décembre. « Si on a un référendum “perdant”, quelle serait la suite des choses ? On est en train de regarder ça. »
Pour Hydro-Québec, la mise en service du projet lui permettrait aussi d’écouler ses surplus. La société d’État a récemment estimé que ses ressources énergétiques sont suffisantes pour l’instant, mais elle n’exclut pas l’idée de recourir à un nouvel appel d’offres sur un horizon de trois à cinq ans.
Par François Desjardins