Posts Tagged ‘IB’

Crise post-électorale: Les partisans d’IB saisissent la CPI

juillet 4, 2011

Les partisans du sergent-chef Ibrahim Coulibaly ne veulent pas qu`on passe par pertes et profits la mort de leur leader. Ils ont donc demandé officiellement à la Cour pénale internationale (CPI) d`ouvrir une enquête sur la mort de cet ex-sergent chef des Forces armées nationales de Côte d`Ivoire (-Fanci).

Et pour donner plus d`échos à leur voix, ils ont mis sur pied une organisation baptisée « Collectif pour la justice sur l`assassinat d`Ibrahim Coulibaly ». Hier dimanche 3 juillet 2011 sur Radio France inter (RFI), le président de ce collectif, Vè Fofana a déclaré avoir demandé à la CPI d`enquêter sur la mort d`Ibrahim Coulibaly. « Nous avons des informations que nous mettons à la disposition du procureur de la CPI afin que la vérité soit sue sur l`assassinat du « Général » Ibrahim Coulibaly », a-t-il confié. Vè Fofana va même plus loin pour demander au procureur Luis Moreno Ocampo d`ouvrir également une enquête sur les massacres en Côte d`Ivoire depuis 2003. « Nous mettrons les informations que nous avons à la disposition de la CPI. La justice fera son enquête et pourra situer les responsabilités des uns et des autres. Il faut aussi qu`on puisse enquêter sur les massacres en Côte d`Ivoire depuis 2003 », a-t-il ajouté, qualifiant la mort d`IB de crime de guerre à élucider.

IB, faut-il le rappeler, avait été sommé de déposer les armes par le président Alassane Ouattara. Soupçonné de ne pas vouloir se plier à cette exigence et de faire du chantage aux nouvelles autorités, alors qu`il réclamait une audience au chef de l`Etat, il a été tué le 27 avril dernier à Abobo PK 18, son fief, après une offensive menée par les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI) sur ses positions. Et depuis lors, les versions divergent sur les circonstances de sa mort.

Selon le porte-parole du ministre de la Défense, Allah Kouakou Léon, IB a été tué après un affrontement entre ses hommes et les FRCI, quand les proches de la victime parlent d`assassinat. « Nous sommes dans un crime de guerre et la CPI est habileté à enquêter sur les crimes de guerre et à poursuivre ces crimes. Nous nous en remettons à la CPI pour que la lumière soit faite d`autant plus que Ouattara lui- même demande à la CPI d`enquêter sur les crimes de guerre qu`il y a eu en Côte d`Ivoire pendant la crise post-électorale », a soutenu le président du Collectif. La demande d`enquête, soulignons-le, a été faite il y a maintenant trois semaines.

Après la mort d`IB, ses partisans ont reclamé que la lumière soit faite sur sa mort. Le président Ouattara qui dit avoir demandé que le chef du commando invisible soit pris vivant, tout comme il l`avait indiqué pour l`ex-président Laurent Gbagbo, a ordonné une autopsie pour y voir clair. Cette fois, c`est le concours de la CPI qui est sollicité pour savoir dans quelle circonstance IB a été tué et qui en a donné l`ordre.

Y.DOUMBIA

2 mois après la mort de « IB »: Ce qui reste du Commando invisible/Les grandes révélations de 2 chefs combattants

juin 22, 2011

Les forces pro-Gbagbo et, les ex-FDS, n’oublieront jamais les déluges de feu et les nombreuses embuscades que le commando invisible leur ont fait subir, lors de la libération des communes d’Abobo et d’Anyama, dans les premières heures de la crise poste-électorale.

Vénus de Bouaké suite aux affrontements qui se sont éclatés entre eux, des chefs de guerre se retranchés à Anyama et Abobo pour former ce commando dit « invisible », dont le nom est resté gravé dans l’esprit des Ivoiriens pour ses prouesses mystiques. Hier mercredi 21 juin 2011, c`est-à-dire, deux mois après la mort du chef du commando invisible, Ibrahim Coulibaly dit « IB », nous nous sommes rendus, à Abobo Pk 18, son fief, pour faire le constat de ce qu’est devenu ce commando. Nous avons pu constater qu’apparemment, il n’y a aucun camp, aucun dispositif militaire qui atteste que le commando invisible existe encore après la mort « d’IB ». Tous les barrages que les hommes de « IB » avaient érigés dans le périmètre d’Abobo PK 18 qui ont fait parler d’eux n’existes plus.

Dans les coulisses, nous n’avons entendu aucun propos ou vu aucun signes particulier qui indique que le commando s’apprête à se reconstituer en vue de venger la mort de son chef Major, descendu suite à son refus de se rallier aux FRCI pour cause d’ambition démesurée, après l’arrestation de Laurent Gbagbo.

Apparemment, tous les éléments du commando invisible se sont fondus dans les différentes unités des FRCI. Lors de nos investigations, nous avons pu rencontrer deux chefs du commando invisible qui ont pris une part active aux combats d’Abobo et d’Anyama. Il s’agit du commandant Ballo Siaka de la compagnie Bélier, basée au 32ème Arrondissement d’Abobo et de son conseiller, le commandant Kanaté, qui nous ont fait de grandes révélations sur le commando invisible. « IB n’a jamais combattu sur le terrain. Il est arrivé lorsqu’on avait fini de faire le travail. Le mouvement a été une initiative de « Hitler », le chef d’Etat-major du commando et d’Inza Karamoko dit « Black », son adjoint. Ce sont eux qui ont rassemblé tous les chefs de guerre venus de Bouaké, suite aux affrontements de leadership qui se sont déroulés entre «IB » et les autres chefs de guerre. Notre mission était de faire quitter Laurent Gbagbo du pouvoir. Dans le groupe, il y avait plusieurs marabouts qui faisaient des incantations, avant qu’on ne parte sur le terrain. En cas de pluie, pas de combat. C’est la nuit qu’on faisait les combats. La journée, nous nous mettons en boubou et autres tenues civiles pour ne pas nous faire repérer. Nous n’étions pas nombreux et nous disparaissons des lieux, juste après nos frappes. C’est pour cela qu’on nous a appelés commando invisible. C’est lorsqu’on avait fini de frapper d’Anyama jusqu’à Abobo, que IB est venu. Il a voulu nous utiliser pour faire un coup d’Etat, c’est ainsi que nous nous sommes ralliée à Watao à la Garde Républicaine de Treichville. Et lorsqu’il a été tué, nous sommes revenus pour mettre de l’ordre à Abobo.

Actuellement, tous nos éléments se sont fondus dans les différentes unités de bases des FRCI », nous ont-ils confié en substance.

Aujourd’hui, l’on peut dire qu’après la mort de « IB », la sécurité est de mise dans les communes d’Abobo et d’Anyama, grâce aux patrouilles que le commandant Ballo Siaka et ses éléments effectuent sur le terrain.

Le Mandat ADAYE KOUAKOU

Séguéla: Le commandant Wattao explique la mort de IB au Worodougou

juin 17, 2011

Le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao a regagné temporairement sa base, à Séguéla où il a reçu un accueil chaleureux de la part des populations.

Pour son retour dans le Worodougou, depuis la chute de l’ancien président, Laurent Gbagbo, le commandant Issiaka Ouattara dit Wat­­tao, a été accueilli en héros, lundi dernier, par la population de Séguéla. En masse, celle-ci est sortie pour le célébrer et dire merci aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) pour avoir libéré la Côte d’Ivoire. Occasion mise à profit pour expliquer au peuple Mahoukas, les circonstances de la mort d’Ibrahim Coulibaly. « Le président de la Répu­blique avait donné des consignes pour arrêter IB. Mais, à notre arrivée, nous avons été accueillis par des tirs d’armes et nous avons perdu deux éléments. Nous étions finalement dans une position de légitime défense. IB a tiré sur nous et on ne savait plus comment l’arrêter encore. Alors quand on dit que nous avons tué IB, je dis non », a-t-il expliqué avant d’exhorter ses ‘’parents’’ à faire les mêmes bénédictions qui lui ont permis de revenir sain et sauf de son expédition, à l’endroit du Premier ministre Guillaume Soro et du ministre Hamed Bakayoko.

Cette cérémonie, organisée par le délégué général des Forces nouvelles, Bakayoko Mamadou, a pris l’allure d’une fête populaire. Après les bénédictions de l’imam central, el hadj Bakayoko et le mot de bienvenue du 2e adjoint au maire, le délégué général, Bakayoko Mamadou, a exprimé la joie de la population du Worodougou d’accueillir et de recevoir le Cdt Wattao à Séguéla. C’est en homme très ému que le commandant du groupement tactique 5 basé dans la cité des Antilopes a pris la parole pour remercier le peuple du Worodougou non seulement pour cet accueil chaleureux, mais surtout pour leurs bénédictions et leurs prières qui l’ont accompagné et lui ont permis de prendre des villes comme Daloa, Soubré et San-Pédro sans difficultés.

« Je reviens pour demander de faire ces mêmes bénédictions pour vos deux fils que sont Hamed Bakayoko et Soro Guillaume qui ont en charge des ministères de l’Intérieur et la Défense. C’est sur ces deux que repose la sécurité des Ivoiriens et de leurs biens. Ils ont besoin de vos prières pour réussir leurs missions, car sans la paix et la sécurité le président de la république, Alassane Ouattara, ne pourra pas mettre son programme en exécution pour le bonheur des Ivoiriens», a soutenu Wattao. Au peu­ple du Worodougou, Wattao a expliqué qu’Alassane Ouattara n’appartient pas aux seuls nordistes. « Alassane Ouattara est le président de toute la Côte d’Ivoire », a-t-il recadré.

Bayo Fatim, envoyé spécial à Séguéla
Source: Nord-Sud