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Québec/Vol d’identité: près de 15 ans à devoir prouver qui elle est

juillet 8, 2019

Se remettre d’un vol d’identité peut prendre des années. Il faut affronter une panoplie d’embûches, encaisser de durs coups et faire face à de mauvaises surprises. Mais la guerre ne semble jamais vouloir se terminer.

Les données personnelles sont précieuses. Parlez-en à Marie-Ève Aubry qui a été victime d’un vol d’identité et qui vit encore avec les conséquences, près de 15 ans plus tard. Un cas parmi d’autres qui met en lumière les limites de la lutte contre ce genre de fraude.

En 2006, Marie-Ève Aubry tente de contracter une assurance pour sa voiture. Or, elle se fait répondre qu’elle en possède déjà une et qu’elle a même fait une réclamation.

Elle réalise alors qu’elle s’est fait usurper son identité après s’être fait voler son numéro d’assurance sociale des années auparavant. Débute alors un cauchemar interminable.

« J’ai fait le saut. C’est là que je me suis rendu compte que mon permis de conduire avait été usurpé, vraiment à plein d’endroits », se souvient-elle.

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Marie-Ève Aubry a réalisé en 2006 qu’elle s’est fait usurper son identité.

Depuis, elle ne compte plus les problèmes qu’elle a rencontrés : des centaines de dollars en contraventions pour des infractions au Code de la sécurité routière, l’interruption de ses prestations familiales et même un mandat d’arrestation à son endroit.

Je me disais : je peux me faire arrêter n’importe quand, ça n’a aucun bon sens! – Marie-Ève Aubry, victime de vol d’identité

Aujourd’hui, elle se promène toujours avec ses empreintes digitales sur elle. Elle n’a pas le choix d’être vigilante, assure-t-elle.

« C’est vraiment débilitant parce qu’à un moment donné, on ne sait plus vers où et qui se tourner, par quel bout le prendre. On entre dans la bureaucratie. C’est les 12 travaux d’Astérix! », admet-elle.

Elle mène depuis près de 15 ans un combat juridique et administratif pour prouver qui est « la vraie Marie-Ève Aubry ». Encore la semaine dernière, elle dit avoir reçu un appel d’un cabinet d’avocats à propos d’une carte de crédit qu’elle n’a jamais détenue.

Des histoires d’horreur de la sorte, le président du Bureau canadien du crédit Sylvain Paquette en voit chaque jour.

« Ce n’est pas rare un cas comme ça. Moi-même j’ai été victime d’un vol d’identité en 2006. Ça m’a pris trois ans, malgré l’expérience que j’avais, pour réhabiliter mon crédit. Pour le simple citoyen, ça peut prendre 10 ans, 15 ans. Ce n’est pas évident, surtout si les fraudeurs s’échangent les données personnelles sur des forums de fraude entre eux », explique-t-il.

Le phénomène serait en pleine expansion, selon l’analyste en fraude. Il rapporte que la Sûreté du Québec aurait constaté une augmentation d’environ 80 % du nombre de fraudes depuis 2013.

Les stratagèmes des fraudeurs sont multiples, les techniques se raffinent et les outils aussi.

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Sylvain Paquette a démontré à Radio-Canada comment les malfaiteurs s’y prennent pour arnaquer les gens. Il a utilisé une application mobile pour faire un appel qui permet de masquer son numéro de téléphone et d’afficher celui de la banque de son choix.

« Les fraudeurs vont vous appeler avec le numéro d’une institution financière. Si vous regardez sur votre afficheur, vous allez voir un numéro qui va apparaître. Si vous rappelez, vous allez tomber sur quelqu’un qui représente vraiment l’institution financière en question. C’est donc une façon pour les fraudeurs de recueillir vos données personnelles », indique-t-il.

Changer de numéro d’assurance sociale

Les vols d’identité seraient en forte hausse au Québec.

Si les fraudeurs cherchent absolument à mettre la main sur le numéro d’assurance sociale, c’est qu’il est la clef dans le cas d’un vol d’identité.

Pour Sylvain Paquette, une partie du problème réside dans le fait que les gens ne protègent pas suffisamment leurs données personnelles.

De son côté, Marie-Ève Aubry tente toujours de faire changer ce précieux numéro, mais le processus est très complexe, notamment parce que le fardeau de la preuve incombe aux victimes.

« C’est interminable prouver que tu as été victime d’un vol d’identité auprès des institutions. […] Tant que je n’ai pas un nouveau numéro d’assurance sociale, mon crédit est nul », affirme-t-elle.

Elle exhorte les hauts dirigeants à se pencher sur ce dossier problématique et surtout à s’attaquer au manque de ressources pour les victimes de vol d’identité.

« J’aimerais bien rencontrer la ministre de la Justice pour lui dire : « Écoutez, je ne suis pas seule. Qu’est-ce qui va arriver? Qu’est-ce qui va être fait? » », déclare-t-elle.

Le président du Bureau canadien du crédit croit également qu’une réforme législative s’impose pour punir davantage les fraudeurs.

Il estime que seulement une victime sur 20 en matière de vol d’identité porterait plainte, ce qui signifie que les escrocs ont amplement le temps de faire de nombreuses victimes et beaucoup d’argent.

Par Jacaudrey Charbonneau

Thaïlande: un couple d’Italiens arrêté pour avoir usurpé l’identité de George Clooney

juin 16, 2019

 

Un Italien, soupçonné d’avoir usurpé l’identité de la star américaine George Clooney pour créer une griffe de mode et arnaquer des personnes en ligne, a été arrêté avec sa femme en Thaïlande après des années de cavale, a annoncé la police ce dimanche.

Francesco Galdelli, 58 ans, et Vanja Goffi, 45 ans, ont été arrêtés ce samedi dans une maison de la banlieue de Pattaya (centre) lors d’une opération conjointe entre les autorités thaïlandaises et italiennes.

«Durant l’interrogatoire, Francesco a avoué s’être fait passer pour George Clooney et avoir lancé un marque de vêtements en ligne pour arnaquer des personnes», a déclaré la division thaïlandaise de répression du crime dans un communiqué.

Fausse promo et fausses Rolex

En 2010, George Clooney avait témoigné contre le couple, et un complice, lors d’une audience à Milan. On lui avait alors présenté une pile de photos publicitaires le représentant avec les vêtements de cette ligne de mode ainsi que des documents censés arborer sa signature, que la star américaine avait désignés comme des faux.

«C’est un faux, sur cette photo je fume, or moi je ne fume pas», «faux, je n’ai pas une montre comme ça» ou «faux, cette signature n’est pas la mienne», avait-il égrené.

Selon la police, le couple était aussi recherché en Italie pour d’autres forfaits, notamment pour avoir vendu de fausses montres Rolex en ligne. Le couple – recherché sur une notice rouge d’Interpol depuis 2013 – se moquait parfois de leurs victimes en envoyant des paquets de sel à la place des montres.

Ces crimes leur avaient valu le surnom de «Bonnie et Clyde italiens», en référence au couple de célèbres braqueurs américains de la Grande dépression.

La luxueuse résidence du couple était surveillée notamment grâce à un drone, a indiqué la police italienne dans un communiqué. «Ils sont restés en Thaïlande à partir de 2014 et n’ont jamais quitté le pays », a déclaré la police, ajoutant qu’un tribunal les jugerait en vertu des lois thaïlandaises sur l’immigration avant le début de procédures d’extradition.

Pattaya, la station balnéaire thaïlandaise où ils s’étaient réfugiés, est connue pour être un haut lieu de la prostitution et du crime en Thaïlande.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC – André-Alain Atundu: « Moïse Katumbi a une identité confuse »

août 15, 2018

 

Moïse Katumbi. © Vincent Fournier/JA

 

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, a accusé Moïse Katumbi, qui affirme avoir été empêché de rentrer en République démocratique du Congo pour se présenter à l’élection présidentielle, d’avoir une « identité confuse ».

« Moïse Katumbi a une identité confuse du fait d’avoir renoncé à la nationalité italienne sans avoir fait une quelconque démarche de recouvrement de la nationalité congolaise auprès du gouvernement », a déclaré à la presse le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, mardi 14 août.

Une déclaration qui intervient alors que l’avocat parisien de Moïse Katumbi, Eric Dupond-Moretti, a réfuté cette accusation de double nationalité, interdite par la loi congolaise.

Par ailleurs, les partisans de l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba ont mis en garde contre l’invalidation de sa candidature à l’élection prévue le 23 décembre.

Le président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter, a désigné un dauphin, laissant espérer par sa décision de respecter la Constitution un apaisement dans le processus électoral.

Transparence et liberté de vote

Plusieurs mouvements citoyens se sont néanmoins inquiétés mardi dans un communiqué « d’un processus électoral chaotique qui est loin de garantir la transparence et la liberté de vote ». Ces mouvements (Lucha, Filimbi…) ont annoncé un suivi quotidien de l’actualité électorale pour mettre « à la disposition de tous des informations de qualité sur le dit processus ».

La commission électorale a de son côté indiqué qu’elle ne solliciterait pas l’assistance technique de la Mission des Nations unies (Monusco). « Notre budgétisation du déploiement du matériel et du personnel en vue des élections est basée sur l’hypothèse zéro assistance internationale en termes de logistique et de transport », a déclaré un haut responsable à plusieurs journalistes.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

1,1 milliard de personnes sans identité (Banque mondiale)

octobre 13, 2017

Plus de 1,1 milliard de personnes, essentiellement en Afrique et en Asie, sont incapables de prouver leur identité avec un document officiel ce qui les prive de l’accès aux services de santé, de protection sociale ou d’éducation, déplore la Banque mondiale. Parmi ces personnes « invisibles », « plus d’un tiers sont des enfants qui n’ont pas été répertoriés » à leur naissance, a-t-elle précisé dans un communiqué à l’occasion de son assemblée annuelle à Washington.

Cette situation résulte souvent des troubles frappant les pays qui conduisent à des déplacements forcés de populations. A travers le lancement d’un programme baptisé « ID4D » (Identification for development initiative), la Banque mondiale escompte aider les pays à recenser et identifier ces personnes en s’appuyant sur la technologie digitale.

« Avec un septième de la population de la planète vivant sans aucune pièce d’identité officielle, les familles sont privées d’accès aux soins de santé, à l’éducation mais aussi aux services sociaux et financiers », a regretté Eric Jing, l’un des membres du conseil de ce programme.

Le Figaro.fr avec AFP

Procès Gbagbo: L’identité de quatre témoins protégés dévoilée, la CPI va enquêter

février 6, 2016
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Laurent Gbagbo devant la Cour de La Haye, le 19 février 2013. © Michael Kooren/Reuters

La Haye – La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pour déterminer comment les noms d’au moins quatre témoins protégés au procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ont été dévoilés par erreur.

L’affaire a éclaté vendredi au cours d’une session à huis clos du procès Gbagbo pour crimes contre l’humanité mais qui a été diffusée par erreur sur la chaîne publique de la CPI. Cet incident va faire l’objet d’une enquête , a déclaré à l’AFP une responsable du tribunal, Sonia Robla.

Une vidéo de cette audience a largement circulé sur les réseaux sociaux, y compris sur Youtube. Elle montre un juge de la CPI, Cuno Tarfusser, en train de demander le huis clos à la requête du procureur Eric MacDonald.

Mais les micros sont restés ouverts et on entend le procureur dire qu’il souhaite soulever la question de la protection des témoins. Pour des raisons de sécurité liées à l’identité des témoins, la CPI surveille les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, a-t-il déclaré.

Certains blogueurs, journalistes et membres du public qui suivent le procès dans la galerie du tribunal réservée au public ou sur internet postent des commentaires en direct sur le procès sur Twitter, explique M. MacDonald aux trois juges.

Ces blogueurs tentent de déterminer l’identité des témoins 9, 10 et 11, ajoute-t-il, selon une traduction en français de ses déclarations retransmises sur un clip de Youtube. Le procureur se met ensuite à prononcer leurs noms qu’on peut entendre clairement sur la chaîne publique du tribunal.

Une quatrième identité a ensuite été dévoilée, selon des médias.

L’incident de vendredi n’est pas le premier de ce type au cours du procès, qui a débuté la semaine dernière, de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l’ex-président ivoirien.

Mercredi déjà, le premier témoin de l’accusation, identifié sous le matricule P547, a accidentellement donné son nom alors qu’il racontait comment les forces loyales à M. Gbagbo avaient ouvert le feu sur des manifestants non armés.

Le juge Tarfusser avait alors immédiatement mis fin à l’audition et ordonné aux journalistes de ne pas citer le nom de ce témoin. Les journalistes présents au tribunal avaient du communiquer leur nom à des responsables de la sécurité du tribunal.

La protection des témoins dans le cadre des procès devant la justice internationale est cruciale.

De nombreux témoins redoutent des représailles s’ils témoignent contre ceux qui sont jugés et la CPI tente de cacher leur identité, certains changeant de pays à plusieurs reprises pour démarrer une nouvelle vie.

MM. Gbagbo et Blé Goudé comparaissent devant la Cour pénale internationale de La Haye pour leurs rôles présumés dans la crise née du refus de l’ex-chef de l’Etat de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle de fin 2010.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans les deux camps, transformant en champ de bataille certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

M. Blé Goudé et son mentor sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, présumés commis notamment par les Jeunes patriotes.

Ils ont plaidé non-coupable à l’ouverture du procès alors que l’accusation assure que l’ancien président, âgé de 70 ans, s’est accroché au pouvoir par tous les moyens.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2016 14h35)