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Incendie d’une tour à Londres: toujours des dizaines de disparus

juin 16, 2017

Des pompiers sur une grande échelle inspectent les décombres de la tour Grenfell à Londres le 16 juin 2017 / © AFP / Chris J Ratcliffe

Le décompte macabre des victimes de l’incendie d’une tour de logement sociaux à Londres n’est pas terminé, ont averti les secours et la police, alors que des dizaines de personnes étaient encore portées disparues vendredi et que la colère gronde chez les survivants.

Dix-sept corps ont pour l’instant été retrouvés, dont onze à l’intérieur de l’immeuble, qui n’ont pas pu encore être identifiés, a expliqué le chef de la police métropolitaine, Stuart Cundy.

Incapable de donner le nombre de personnes disparues, il a dit espérer que cela n’atteigne pas « un nombre à trois chiffres ». Près de 600 personnes habitaient dans cet immeuble de 120 appartements

Selon les médias britanniques, 70 manqueraient à l’appel.

« Ce serait un miracle de retrouver des survivants », a déclaré la cheffe des pompiers Dany Cotton. Quant à leur identification, elle risque d’être longue et difficile, avec un risque qu’elle ne soit jamais possible, a dit M. Cundy en raison de la chaleur dégagée par le brasier.

Trois jours après le déclenchement de l’incendie, dans la nuit de mardi à mercredi, l’immeuble de 24 étages continuait de dégager de la fumée, et ses niveaux les plus élevés restaient inaccessibles aux pompiers en raison de l’instabilité des sols.

Autour de la tour, des dizaines de personnes angoissées étaient à la recherche de leurs proches disparus. La colère aussi était palpable, alors que les mises en garde des habitants contre le danger d’un incendie ont été ignorées pendant des années.

Mis en cause aussi, le revêtement récemment installé l’an dernier sur la façade, qui aurait favorisé la propagation de l’incendie.

Selon le quotidien The Times, le recours à ce revêtement est proscrit aux États-Unis pour les immeubles dépassant 12 mètres de haut.

Le gouvernent a ordonné l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur les raisons de la catastrophe.

« Il y a eu un gros problème ici, un problème dramatique », a déclaré vendredi le ministre des Communautés Sajid Javid, ajoutant que des inspections de bâtiments similaires allaient avoir lieu et qu’une attention particulière allait être portée aux revêtements.

« Nous devons faire tout ce qu’il faut pour mettre les personnes qui vivaient ici en sécurité », a-t-il encore dit, affirmant que les habitants de l’immeuble incendié allait être relogés à Londres, alors que les rescapés ont passé leur deuxième nuit dans des structures temporaires mises en place par les associations locales.

La Première ministre Theresa May a été vivement critiquée pour ne pas avoir rencontré les habitants du quartier lors de sa visite la veille. La reine Elizabeth II s’est rendue sur place vendredi matin, saluant les secouristes et les résidents.

Jeudi, le maire de Londres Sadiq Khan avait été pris à partie. « Combien d’enfants sont morts? Qu’est-ce que vous allez faire », lui a lancé un enfant hissé sur les épaules de sa mère. « C’est une colère justifiée », a estimé M. Khan.

– Première victime nommée –

Alors que la raison de l’incendie demeurait inconnue, le Times a relaté que c’est l’explosion d’un réfrigérateur dans un appartement du 4e étage qui pourrait l’avoir déclenché. Le résident aurait alerté les pompiers et prévenu ses voisins, avec qui il serait sorti de l’immeuble.

Pour le moment, seule une victime a été nommée. Il s’agit de Mohammed Alhajali, un réfugié syrien de 23 ans qui vivait au 14e étage et étudiait l’ingénierie civile à la West London University. Son frère aîné, qui était avec lui, a survécu et est hospitalisé.

« Mohammed avait entrepris un voyage dangereux pour fuir la guerre et la mort en Syrie, avant d’y être confronté ici, au Royaume-Uni, dans son propre foyer. Mohammed est venu dans ce pays pour sa sécurité et le Royaume-Uni a échoué à le protéger », a déclaré l’association Campagne pour la solidarité avec la Syrie.

Le sinistre, qui vient frapper un pays déjà endeuillé par plusieurs attentats, a entraîné un vaste élan de solidarité : plus de 2,5 millions de livres ont été récoltées en faveur des victimes, tandis que les dons de vêtements et de nourriture affluaient. Le gouvernement a lui annoncé le déblocage du fonds d’urgence pour les catastrophes.

« ça fait 23 ans que j’habite dans cette tour et je ne me suis jamais senti en sécurité », a confié Soran Karimi, 31 ans, en recevant l’AFP dans un immeuble en face du Grenfell. « Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas », a-t-il affirmé, se disant « très en colère ». « Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2017 14h58)                

Iran/Téhéran : de nombreux blessés après l’effondrement d’un immeuble, en direct à la télévision

janvier 19, 2017

Le bâtiment de quinze étages s’est effondré alors que les pompiers y combattaient un incendie. Les occupants ont pu être évacués à temps, mais des dizaines de soldats du feu étaient encore à l’intérieur, rendant le bilan encore incertain.

70 personnes ont été blessées, dont 45 pompiers, et des dizaines de personnes sont portées disparues après l’effondrement d’un immeuble, jeudi matin à Téhéran. La tour de quinze étages s’est écroulée alors que des pompiers intervenaient pour tenter d’y éteindre un incendie. Le nombre exact de personnes portées disparues est encore inconnu.

L’incendie s’est déclaré au 9e étage du bâtiment, avant de se propager jusqu’au dernier étage. Selon l’agence de presse semi-officielle Fars, les flammes étaient visibles à plusieurs kilomètres de là. Des dizaines de camions de pompiers et d’ambulances ont été dépêchés sur place afin de gérer les flammes et les blessés, tandis que la police a fait évacuer le quartier de crainte que des fuites de gaz causent des explosions.

C’est au bout de quatre heures d’incendie que l’immeuble s’est écroulé dans un grand nuage de poussières, en direct sous les yeux des médias iraniens qui évoquaient le sujet. L’effondrement a piégé plusieurs dizaines de pompiers. «Je pense qu’il y a de 45 à 50 personnes qui sont encore à l’intérieur» estime Ali, l’un des pompiers qui participent au déblaiement de la structure, sans certitude.

Un pompier iranien dans les décombres du Plasco Building le 19 janvier 2017. AFP PHOTO / STR

Un pompier iranien dans les décombres du Plasco Building le 19 janvier 2017. AFP PHOTO / STR Crédits photo : STR/AFP

Construit en 1962, le Plasco Building est l’un des premiers gratte-ciel de la capitale iranienne. Il avait été construit par l’homme d’affaires Habibollah Elghanian. De confession juive, il avait été condamné à mort après la révolution islamique de 1979 en raison de ses liens présumés avec Israël.

On trouvait notamment dans l’immeuble un centre commercial et des ateliers de confection de vêtements. «Nous avons à plusieurs reprises mis en garde les responsables de l’immeuble» contre la fragilité du bâtiment, a indiqué Jalal Maleki, porte-parole des pompiers, qui regrette que les normes de sécurité n’aient pas été mieux respectées. Il met en cause notamment

Lefigaro.fr par Diane Berger avec AFP, AP et Reuters Agences

Guinée équatoriale : la CIJ reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble parisien attribué à Teodorìn Obiang

décembre 7, 2016

Le fils du président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang Mangue devant l’Assemblée générale de l’ONU, le 30 septembre 2015. © Frank Franklin II/AP/SIPA

La Cour internationale de justice, réunie à La Haye ce mercredi 7 décembre, ne tranche pas sur l’immunité de Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale, mais reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble situé 42, avenue Foch à Paris.

C’est une décision mi-figue mi-raisin qu’a rendue le 7 décembre la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye. Saisie le 13 juin dernier par la Guinée équatoriale, cette dernière lui demandait de prononcer des mesures conservatoires contre la France dans le cadre de l’affaire dite des Biens mal acquis (BMA), aux motifs que, premièrement, Teodoro Nguema Obiang Mangue (visé par l’enquête parisienne) bénéficiait d’une immunité diplomatique en tant que 2e vice-président de son pays, et que, deuxièmement, l’immeuble dans lequel furent saisis les biens constituait une représentation diplomatique de Malabo.

La CIJ déclare d’une part ne pas être compétente pour déterminer si oui ou non le fils du président équato-guinéen était protégé par son immunité diplomatique au moment où la France a procédé à ladite saisie (meubles, habits, voitures…) dans l’immeuble situé 42, avenue Foch, à Paris. Dans ce cadre, elle dit ne pouvoir « indiquer de mesures conservatoires ».

Perquisitions interdites

En revanche, la CIJ reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble (la France, elle, soupçonne Teodorìn de l’avoir acquis à titre personnel) : « La France doit, dans l’attente d’une décision finale en l’affaire, prendre toutes les mesures dont elle dispose pour que les locaux présentés comme abritant la mission diplomatique de la Guinée équatoriale au 42 avenue Foch à Paris jouissent d’un traitement équivalent à celui requis par l’article 22 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, de manière à assurer leur inviolabilité », a-t-elle confirmé dans un communiqué. En d’autres termes : la France ne peut plus procéder à d’autres perquisitions dans cet immeuble.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

Effondrement d’un immeuble au Maroc: 3 morts, le propriétaire arrêté

août 6, 2016

Rabat – Trois personnes ont été tuées dans l’effondrement d’un immeuble dans la ville marocaine de Casablanca, dont une femme retirée des décombres samedi, ont indiqué les autorités en faisant état de l’arrestation du propriétaire du bâtiment.

Les recherches se poursuivaient néanmoins pour rechercher d’autres éventuelles victimes au lendemain de l’effondrement spectaculaire de l’immeuble de quatre étages situé dans le quartier de Sbata, au moment où un café situé au rez-de-chaussée était bondé.

Les causes de ce drame survenu en soirée n’ont pas été précisées dans l’immédiat mais Casablanca, une mégapole côtière de cinq millions d’habitants de l’ouest marocain, compte des milliers de logements insalubres, en particulier dans la vieille ville (médina).

Le corps d’une femme a été extrait samedi soir des décombres, portant à trois le nombre des morts, selon un dernier bilan officiel. Les deux autres victimes sont un chauffeur de taxi de 60 ans qui venait d’entrer dans le café au moment du drame et une adolescente de 13 ans dont le corps avait été dégagé plus tôt samedi.

Vingt-quatre autres personnes ont été blessées.

La municipalité de Casablanca a annoncé l’arrestation du propriétaire de l’immeuble pour être interrogé.

Selon le site web d’un média local, le bâtiment était initialement composé d’un étage mais le propriétaire a obtenu un permis l’autorisant à ajouter trois autres étages dont la construction a été achevée il y a six mois.

Le roi Mohammed VI a présenté ses condoléances aux familles des victimes et s’est engagé à prendre en charge les frais d’inhumation et d’hospitalisation pour les blessés.

Pompiers et secouristes ont participé aux recherches, utilisant des perceuses pour couper les pièces de béton et libérer les victimes prises au piège.

Après le drame, des centaines de personnes avaient envahi les rues adjacentes, certaines grimpant sur les décombres pour participer aux opérations de sauvetage.

Selon des témoins, une femme a été retirée vivante des ruines, mais sa jambe a dû être sectionnée.

En juillet 2014, 23 personnes ont été tuées dans l’effondrement de trois immeubles à Casablanca.

Selon un rapport du ministère de l’Habitat, entre 4.000 et 7.000 habitations à Casablanca sont menacées d’effondrement.

Plusieurs programmes de réhabilitation et de relogement ont été lancés ces dernières années, notamment à destination des habitants des bidonvilles de l’agglomération.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2016 21h41)

Nairobi: bébé retrouvé vivant quatre jours après un effondrement

mai 3, 2016

Un bébé a encore été extrait vivant mardi des décombres d’un immeuble à Nairobi. D’après la police kényane et la Croix-Rouge, l’effondrement du bâtiment vendredi dernier a causé la mort de 23 personnes.

« Bonne nouvelle! Un enfant d’environ un an et demi a été secouru vivant vers 04h00 et envoyé au Kenyatta National Hospital », a indiqué la Croix-Rouge.

Après avoir passé près de 80 heures dans « une bassine, enveloppée dans une couverture », la petite fille était déshydratée, mais apparemment pas blessée.

Le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome, a parlé de « miracle ». Il a souligné que les secouristes « poursuivaient leurs efforts » pour essayer de trouver d’autres survivants.

Bilan alourdi
Selon la police, le bilan du drame est désormais de 23 morts. Deux nouveaux corps ont été découverts mardi.

Vendredi soir, l’immeuble de six étages s’est affaissé sur lui-même dans le quartier populaire d’Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, Nairobi. Des pluies torrentielles et la mauvaise qualité de la construction sont à l’origine de l’accident.

Livré il y a deux ans, le bâtiment effondré avait été construit près d’une rivière et avait été frappé d’un arrêté de démolition. Cette décision n’avait pourtant été ni respectée, ni mise en application par les autorités.

Promoteurs peu scrupuleux
Plusieurs autres bâtiments se sont effondrés ces dernières années à Nairobi et dans d’autres villes du Kenya. Dans ce pays en pleine vague d’euphorie immobilière, la qualité des matériaux ou la vitesse excessive de construction sont régulièrement mises en cause, ainsi que la capacité de promoteurs peu scrupuleux à contourner la réglementation moyennant des pots-de-vin.

Au total, au moins 30 personnes ont péri à Nairobi depuis vendredi à cause des averses torrentielles, les plus violentes depuis le début de la saison des pluies.

Romandie.com

Kenya/Un immeuble s’effondre à Nairobi: au moins dix-neuf morts

avril 30, 2016

Au moins 12 personnes ont péri dans l’effondrement d’un immeuble à Nairobi. Des averses torrentielles et des plus violentes y ont fait 19 victimes au total depuis vendredi matin.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a visité le site samedi pour encourager les équipes de secours, toujours à la recherche d’éventuels rescapés dans l’immeuble de six étages qui s’est affaissé sur lui-même.

« Jusqu’à présent, la mort de 12 personnes a été confirmée dans la tragédie », a annoncé samedi le gouvernement kényan dans un communiqué.

Un peu plus tôt, le ministre de l’Intérieur Joseph Nkaissery avait fait état de 10 victimes, ajoutant que plus de 120 rescapés avaient été hospitalisés depuis vendredi soir. Quelque 80 d’entre eux ont pu regagner leur domicile depuis.

Arrêt de démolition
L’immeuble de six étages s’est écroulé vendredi vers 21h30 (20h30 en Suisse) dans le quartier populaire de Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, frappée par les averses extrêmement violentes.

Le bâtiment, livré il y a deux ans, avait été construit près d’une rivière et avait été frappé d’un arrêté de démolition, précise le gouvernement. Mais cette décision n’avait été ni respectée, ni mise en application par le comté de Nairobi.

Le président Kenyatta a ordonné à la police « d’agir immédiatement pour identifier et arrêter les propriétaires de l’immeuble qui n’ont pas tenu compte des directives de l’Autorité nationale de la construction », a rapporté la présidence dans un communiqué.

« Le propriétaire de l’immeuble, l’architecte et les ingénieurs impliqués dans la construction devront être arrêtés et inculpés. Ils doivent être jugés pour cela », a renchéri le ministre de l’Intérieur.

Cent cinquante foyers touchés
Plusieurs dizaines de survivants ont été extraits des décombres jusqu’au petit matin. Un rescapé a ainsi été retrouvé samedi à l’aube, plus de dix heures après la catastrophe.

D’après la Croix-Rouge kényane, 150 foyers ont été touchés par cet effondrement. Deux immeubles du voisinage ont été déclarés « dangereux » samedi et leurs occupants évacués.

Les pluies torrentielles vendredi ont provoqué des inondations dans de nombreux quartiers de la capitale et causé la mort de sept autres personnes.

Deux sont mortes noyées quand leur véhicule a été emporté par les eaux dans la zone industrielle de la capitale, une autre a péri dans les inondations et quatre ont été tuées par la chute d’un mur qui délimitait une propriété, a précisé le chef de la police Japheth Koome.

Romandie.com

Nigeria: 15 morts dans l’effondrement d’un immeuble de Lagos

mars 8, 2016

Lagos – Au moins 15 personnes ont été tuées mardi dans l’effondrement d’un immeuble en construction à Lekki, un quartier résidentiel huppé de Lagos, a déclaré un responsable des secours.

Quinze morts, dont une femme et son bébé ont été retrouvés, et 11 personnes ont été secourues vivantes, a déclaré à l’AFP Ibrahim Farinloye, de l’agence nationale de gestion des situations d’urgence (Nema).

M. Farinloye avait donné un bilan de six morts, plus tôt dans la journée, mais il avait prévenu que les équipes de secours continuaient à entendre des pleurs et des voix sous les décombres, laissant craindre de plus nombreuses victimes.

On ignore, pour l’instant, ce qui a causé l’accident, survenu au lendemain d’une des premières grosses averses de la saison des pluies.

Les effondrements d’immeubles sont fréquents dans les quartiers populaires et très densément peuplés de Lagos, où les bâtiments sont souvent construits à la va-vite et avec des matériaux bon marché. Mais cela est plus rare dans les quartiers aisés de la capitale économique nigériane.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2016 18h14)      

Huit morts dans l’incendie d’un immeuble à Paris

septembre 2, 2015

La piste criminelle était privilégiée mercredi après le décès de huit personnes, dont deux enfants, lors d’un incendie dans leur immeuble d’habitation à Paris. Le sinistre, qui a aussi fait quatre blessés, est le plus grave depuis 2005 dans la capitale française.

« J’ai vu des flammes, j’ai vu des corps par terre inanimés », a raconté Tissem Ferjani, une pâtissière qui habite dans ce quartier populaire de Paris.

« Il était à peu près quatre heures du matin, j’ai été réveillée par les cris, les gens criaient à l’aide, ils n’avaient pas de choix, soit ils restaient chez eux et ils mouraient soit ils sortaient par la fenêtre et ils tombaient. Tous les habitants du quartier sont sortis pour essayer d’aider. »

Le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré sur la radio Europe 1 que « la piste criminelle était privilégiée ». Le parquet de Paris a dit avoir chargé la brigade criminelle de la police judiciaire de l’enquête. « Tout est mis en oeuvre pour faire la lumière sur l’origine de ce drame », a assuré le président François Hollande dans un communiqué.

Deux départs de feu successifs
En cause, deux départs de feu successifs à deux heures d’intervalle dans la nuit de mardi à mercredi, dans ce même immeuble d’un quartier populaire et d’immigration au sein du 18e arrondissement, dans le nord de Paris. Il y a donc eu « deux interventions différentes à la même adresse », a dit sur place un porte-parole des pompiers, le commandant Gabriel Plus.

Le premier était un feu de papiers « limité », les victimes sont mortes à la suite du second départ de feu. « Il est évident que quand on a deux appels dans la même nuit, on ne peut pas ignorer que ça peut être un acte de malveillance », a commenté le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Personnes vues s’éloignant en courant
Une ou des personnes auraient été vues s’éloigner en courant après le départ du feu. La police cherche à savoir s’ils sont impliqués, selon les premiers éléments de l’enquête.

Bernard Cazeneuve, qui s’est rendu sur les lieux, a déploré un « bilan très lourd ». Parmi les personnes décédées, deux se sont défenestrées face à la progression des flammes, les autres sont mortes intoxiquées, selon les pompiers.

Le feu s’est déclaré au rez-de-chaussée de l’immeuble avant de se propager dans la cage d’escalier, a précisé une source proche de l’enquête. Selon Bernard Cazeneuve, le bâtiment avait fait l’objet d’une « rénovation récente » et était « sécurisé » par un « digicode ».

Il s’agit de l’incendie le plus meurtrier depuis 2005 à Paris, année où une vague de feux avait fait une cinquantaine de morts dans la capitale.

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Paris: deux morts et douze blessés dans l’explosion d’un immeuble

août 31, 2014

Les pompiers fouillaient dimanche les décombres d’un immeuble en banlieue parisienne à la recherche de disparus. Le bâtiment s’est effondré après une explosion, vraisemblablement liée à une fuite de gaz. L’accident a tué un enfant et une dame âgée.

Douze personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, selon les pompiers. Le pronostic vital de ces quatre blessés restait engagé, a précisé le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli.

Les secours cherchaient encore cinq adultes et cinq enfants, sans certitude de leur présence au moment du sinistre, notamment en raison des retours de vacances.

Les pompiers avaient établi un contact visuel avec une dame « d’environ 80 ans », qui était encore en vie et consciente sous les décombres. Mais elle a succombé pendant qu’ils la dégageaient, a expliqué le commandant Gabriel Plus.

Hypothèse privilégiée

« C’est une explosion vraisemblablement occasionnée par une fuite de gaz, il y a un effet de souffle qui laisse à penser cela », a avancé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve sur place. Le préfet a évoqué une « supposition forte » en ce sens. Une source proche de l’enquête a affirmé que c’était l’hypothèse « privilégiée ».

« Il y avait des travaux de gaz sur les lieux », a indiqué le commandant Plus, se refusant à faire un lien à ce stade. « Ils avaient creusé dans le trottoir juste en bas de l’immeuble », a expliqué Maryline Yvon, une voisine, convaincue que ces travaux ont un lien avec l’explosion.

Immeuble en bon état

La ville de Rosny a réquisitionné un gymnase voisin pour accueillir les familles et une cellule médicale d’urgence a été mise en place dans une école, a expliqué Serge Deneulin, adjoint au maire. Selon lui, l’immeuble des années 1970 était « en parfait état ».

Le plan rouge, prévoyant la mobilisation d’importants moyens médicaux, a été déclenché et une enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. 173 pompiers et 59 engins sont mobilisés, selon le ministère de l’intérieur.

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Colombie/Effondrement d’un immeuble neuf: onze personnes ensevelies

octobre 13, 2013

Un immeuble tout neuf de 21 étages s’est effondré près de Medellin, dans le nord-ouest de la Colombie. Onze personnes ont été ensevelies sous les décombres, ont annoncé dimanche les autorités locales.

Des ouvriers tentaient justement de consolider la structure quand le drame s’est produit samedi soir, a précisé la municipalité. Neuf d’entre eux ont été pris au piège, ainsi qu’un gardien et un résident, tandis que trois personnes ont été secourues.

Le département de gestion des risques de la municipalité avait découvert dès vendredi des failles dans le bâtiment qui avait été évacué. « Nous avions averti des risques durant la visite », a déclaré le responsable de ce service Santiago Perez, expliquant qu’une lézarde s’était formée de manière subite.

La moitié des 80 appartements de l’immeuble n’était pas encore habitée avant l’effondrement. Plus d’une centaine de secouristes, pompiers, ingénieurs civils et volontaires, sont à pied d’oeuvre, utilisant des chiens spécialisés pour tenter de retrouver les corps, mais les espoirs sont minces.

Une des victimes a été localisée par l’équipe de recherche canine mais son cadavre n’a pu être extrait immédiatement, a précisé M. Perez. Un porte-parole de la Croix Rouge a expliqué que la situation était particulièrement délicate. Le recours à des tractopelles s’avèrent impossible en raison du risque d’effondrement des tours voisines.

« Pour le moment, les machines sont arrêtées, nous examinons la possibilité d’entrer par la partie supérieure », a déclaré la maire de Medellin, Claudia Restrepo, à la télévision.

Les cinq autres tours de ce complexe résidentiel situé dans la localité d’El Poblado, à la périphérie de Medellin, ont été évacuées par précaution. Les habitants d’une quinzaine de logements plus éloignés ont aussi été évacués et hébergés dans une église, a précisé la Croix Rouge.

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