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Armes chimiques: la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

juin 22, 2018

Les immeubles détruits dans la ville de Douma reprise aux rebelles par le régime et où une attaque présumée chimique a eu lieu, le 17 avril 2018 dans la Ghouta orientale, en Syrie / © AFP/Archives / STRINGER

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport « rempli de fausses preuves » accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général de l’Organisation, Ahmet Üzümcü.

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien. Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une « mise en scène ».

« Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé », a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov, lors d’une conférence de presse.

« La mission spéciale de l’OIAC mène son enquête comme elle l’entend », a assuré le général Kirillov, en estimant que cette enquête n’avait « rien à voir ni avec l’objectivité, ni avec l’impartialité ».

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

La décision de donner aux experts de l’OIAC le pouvoir de nommer les responsables de toute utilisation future d’armes chimiques devrait notamment figurer à l’ordre du jour de la réunion.

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été « très probablement » utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017.

Aux yeux du général Kirillov, ces annonces « douteuses » visent à « renforcer l’argumentation tirée par les cheveux » des experts de l’OIAC avant la présentation du rapport sur l’attaque présumée à Douma.

Le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le 4 avril 2018 à La Haye / © ANP/AFP/Archives / Bart Maat

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, dans l’ex-enclave rebelle de Ghouta orientale reprise par le régime syrien, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

« Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest », a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des « fumigènes » britanniques dans la Ghouta orientale.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’enquête de l’ONU accusant le régime syrien, dont Moscou est le principal allié, de « crimes contre l’humanité » pendant le siège de la Ghouta orientale.

La commission d’enquête de l’ONU « n’est pas allée sur place », a dénoncé M. Lavrov.

« Nous sommes en principe très sceptiques quant aux méthodes de ce type de travail, qu’il porte sur des crimes de guerre ou sur l’utilisation des armes chimiques », a déclaré M. Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 12h36)

États-Unis/New York: le nom «TRUMP» supprimé de 3 immeubles

novembre 15, 2016

Le nom Trump n’a jamais résonné si fort à travers les Etats-Unis, mais quelques luxueux immeubles new-yorkais ont préféré s’en débarrasser, pour ne pas risquer d’offenser des clients. La société Equity Residential, qui gère trois de ces immeubles aux sols marbrés, avec de belles vues sur la rivière Hudson, dans le quartier de l’Upper West Side, a pris la décision de les débaptiser en retirant les grandes lettres dorées TRUMP PLACE qui ornent leur façade, a indiqué mardi un porte-parole.

« Nous sommes en train de changer le nom des bâtiments situés au 140, 160 et 180 Riverside », a indiqué Marty McKenna. Les trois tours porteront désormais pour nom leur adresse, tout simplement. « Avec une identité plus neutre, les bâtiments seront attractifs pour les résidents actuels comme pour ceux à venir, » a expliqué M. McKenna.

La décision de renommer ces prestigieux bâtiments, où les studios se louent à partir de 3000 dollars par mois, a été prise après qu’une pétition eut été lancée en octobre par des résidents qui ne voulaient plus être associés au nom de Donald Trump. Dans cette pétition initiée alors que personne ne croyait encore vraiment à une victoire du magnat de l’immobilier, ils affirmaient que le « traitement effrayant des femmes par Trump, son passé raciste, ses attaques contre les immigrés ou ses blagues sur les handicapés » sont « contraires aux valeurs » de leur foyer, et font « insulte » au petit personnel de ces immeubles d’origine majoritairement étrangère.
Plus de 600 personnes ont finalement signé le texte. Même avec ces trois bâtiments en moins, le nom TRUMP reste fermement ancré dans le paysage de Manhattan. Au-delà de la désormais célébrissime Trump Tower, où le président-élu new-yorkais vit et travaille quasi-retranché avec ses conseillers pour préparer son arrivée à la Maison Blanche fin janvier, une douzaine de bâtiments portent son nom, de Trump World à Trump International en passant par Trump International Hotel.

Lefigaro.fr avec AFP

Quatre immeubles s’effondrent en Chine: au moins 17 morts

octobre 10, 2016

Au moins 17 personnes ont trouvé la mort lundi à la suite de l’effondrement de quatre immeubles habités par des ouvriers migrants dans l’est de la Chine, ont annoncé les autorités locales et les médias d’Etat. Six personnes ont été dégagées vivantes des décombres.

La catastrophe s’est produite vers 04H00 dans la nuit de dimanche à lundi dans le district industriel de Lucheng, qui dépend de la ville de Wenzhou, dans la province du Zhejiang. Les sauveteurs tentaient de déterminer si d’autres personnes se trouvaient encore prisonnières des gravats, a indiqué l’agence Chine nouvelle, selon qui au moins un des immeubles comptait cinq étages.

Selon un riverain cité par l’agence, Zhou Liqiang, les victimes sont en majorité des travailleurs migrants originaires d’autres provinces de Chine. Un survivant a ainsi déclaré à l’agence qu’il partageait une chambre avec quatre autres ouvriers travaillant pour le même patron qui louait la pièce pour eux. Chaque pièce de l’immeuble en question comptait au moins deux ou trois locataires, a-t-il dit.

Sauvetage à mains nues
Dans un communiqué, les autorités de Lucheng ont indiqué avoir ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’effondrement des bâtiments. Selon des sauveteurs cités par Chine nouvelle, les bâtiments avaient été construits par des habitants du district eux-mêmes.

« Nous creusons à mains nues pour protéger les personnes ensevelies, le travail progresse donc très lentement », a expliqué un pompier cité par Chine nouvelle. D’autres immeubles construits à proximité étaient démolis d’office afin d’éviter des effondrements supplémentaires, selon l’agence.

Effondrements fréquents
La Chine a été le théâtre de plusieurs effondrements de bâtiments ces dernières années, la mauvaise qualité de la construction étant parfois mise en cause. En mai, seize personnes ont ainsi perdu la vie après l’effondrement d’un immeuble dans la province du Guizhou (sud-ouest), à la suite d’un glissement de terrain.

Selon des chiffres officiels, pas moins de 277 millions de travailleurs originaires des campagnes s’entassent dans les métropoles prospères de l’est et du sud de la Chine. Ils occupent des emplois souvent difficiles et mal rémunérés, avec peu de protection sociale, pas de permis de résidence et des conditions de vie précaires.

Romandie.com avec(ats / 10.10.2016 16h16)

Taïwan: un tremblement de terre fait au moins 11 morts

février 6, 2016

Un séisme de magnitude 6,4 a fait au moins onze morts dans le sud de Taïwan samedi, ont annoncé les secours. Ceux-ci continuaient de fouiller les décombres d’un immeuble de 16 étages où environ 30 résidents seraient encore pris au piège, selon les médias.

La puissante secousse a frappé le sud de l’île samedi vers 04h00 locales (21h00 vendredi), provoquant, selon des responsables, l’effondrement de quatre immeubles d’un même ensemble dans la ville de Tainan. Les recherches se concentraient essentiellement autour d’une tour de 16 étages, où au moins 30 personnes seraient toujours prisonnières de l’amas de béton.

Le bilan s’est progressivement alourdi samedi après-midi. Neuf personnes ont été retrouvées sans vie dans les décombres de la résidence, dont un nourrisson de 10 jours et deux autres enfants, ont annoncé les pompiers. Deux autres personnes ont trouvé la mort dans d’autres endroits de la ville, victimes de chutes de débris, selon les pompiers. Au moins 800 militaires ont été mobilisés pour aider aux secours.

Le premier ministre Chang San-cheng s’est rendu sur place. La Chine, avec laquelle Taïwan entretient des relations compliquées, a proposé son aide, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Un bâtiment de 96 appartements
Plus de 250 habitants de l’immeuble ont été secourus, dont 40 ont été hospitalisés. Selon des responsables, l’immeuble comptait officiellement 256 habitants dans 96 appartements mais de nombreuses autres personnes auraient pu y passer la nuit en raison de l’approche des festivités du Nouvel An, a expliqué le ministre de l’Intérieur, Chen Wei-jen.

En effet, « la plupart des membres de ces familles étaient rentrés pour les vacances du Nouvel An lunaire » la semaine prochaine, a souligné le ministre.

Les secours continuaient d’extirper de l’immeuble des survivants hagards et épuisés, emmitouflés dans des couvertures, explorant les décombres à l’aide d’échelles et s’efforçant d’accéder aux habitations par les fenêtres. Les images retransmises par les chaînes de télévision montraient les ruines fumantes du bâtiment, qui s’est renversé sous la violence du tremblement de terre.

Pénurie d’eau, électricité coupée
Les entrailles de l’immeuble révélaient un mélange de béton éventré, de poutres torsadées et de verre brisé. Au moins 30 personnes ont été secourues d’un autre immeuble d’habitation de sept étages. Selon des responsables, 400 personnes ont été blessées à travers la ville de Tainan, dont une soixantaine ont été transportées à l’hôpital.

Plusieurs ensembles résidentiels se sont complètement ou partiellement effondrés dans la ville. Environ 400’000 habitants se sont retrouvés sans eau, selon les autorités. Plus de 2000 foyers étaient également privés d’électricité.

La secousse est survenue à une profondeur de 10 kilomètres, à 39 kilomètres au nord-est du port de Kaohsiung, la deuxième ville du pays, a indiqué l’institut géologique américain (USGS). Taïwan, proche de la jonction entre deux plaques tectoniques, est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Une secousse de magnitude 7,6 sur l’échelle de Richter avait frappé l’île en septembre 1999, tuant quelque 2400 personnes.

Romandie.com

RDC : trois immeubles de Diomi Ndongala « confisqués », son avocat dénonce « l’instrumentalisation de la justice »

octobre 25, 2014

Diomi Ndongala, opposant congolais.
Diomi Ndongala, opposant congolais. © AFP

Dans une affaire qui l’oppose à la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (Biac), Diomi Ndongala a vu vendredi trois de ses immeubles de Kinshasa être saisis par la justice. Une « expropriation » qui vise à « anéantir » l’opposant politique, selon son avocat.

Décidément, la justice n’en a pas fini avec Eugène Diomi Ndongala. Elle a ordonné, le 24 octobre, le déguerpissement de tous les occupants de trois des immeubles appartenant à l’opposant politique congolais à Kinshasa. Conséquence de l’insolvabilité d’un prêt non remboursé à la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (Biac), selon des sources judiciaires.

À en croire Me Georges Kapiamba, avocat de Diomi Ndongala, il s’agirait d’une « vielle affaire » remise à jour pour nuire un adversaire politique. Son client aurait « garanti le remboursement d’un prêt consenti par la banque [Biac] à une société qui avait signé un contrat de production de ciment avec la Cimenterie nationale (Cinat) de Kimpese, dans le Bas-Congo ».

« Au bout de quelques mois, assure l’avocat, une première tranche du prêt – quelques 700 000 dollars américains – a été remboursée à la banque ». Quant aux 900 000 dollars restants (600 000 dollars du prêt et 300 000 dus aux intérêts), le remboursement n’a jamais eu lieu. « Entre temps, le gouvernement avait donné ordre à la Cinat de suspendre le contrat avec la société dont Diomi Ndongala s’était porté garant », tente de justifier Me Georges Kapiamba.

Démocratie chrétienne dans la rue

Pour lui, « avec cette expropriation, le régime en place à Kinshasa ne cherche qu’anéantir l‘opposant Diomi Ndongala » qui a été condamné fin mars à 10 ans de prison dans une affaire de viol sur mineures. Son parti, Démocratie chrétienne (DC) est également touché par cette décision judiciaire puisque son siège se trouvait dans l’un des immeubles concernés. « Même des biens des particuliers qui louent des appartements dans ces immeubles ont été confisqués alors qu’aucun avertissement de déguerpissement ne leur a été notifié », ajoute Me Georges Kapiamba.

L’avocat de l’opposant congolais considère que ce nouveau coup dur porté contre son client n’est que « la conséquence de la plainte que Diomi Ndongala a récemment déposé auprès du comité des droits de l’homme des Nations unies contre la RDC ». Il assure par ailleurs que « dès la semaine prochaine », la défense compte attaquer la décision de la justice congolaise et les actionnaires de la Biac auprès des instances internationales.

Jeuneafrique.com Par Trésor Kibangula