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Québec/Un emploi en sol québécois: la CCIHSM veut attirer les immigrants à La Tuque

mai 11, 2021

La Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) continue de multiplier ses efforts en matière d’attraction et de rétention de main-d’œuvre en sol latuquois. La CCIHSM s’est jointe au programme «Un emploi en sol québécois», un projet d’intégration à l’emploi des personnes immigrantes initié par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Karine Rochette est directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice.

© ARCHIVES Karine Rochette est directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice.

Ce programme vise dans un premier temps à faire connaître aux nouveaux arrivants les attraits des différentes régions du Québec ainsi que les emplois qui y sont offerts, facilitant ainsi leur intégration sociale et professionnelle.

«Ce programme permet à la Chambre de poursuivre dans sa lancée pour aider concrètement ses entreprises à traverser cette période difficile pour le recrutement de main-d’œuvre», mentionne la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette.

«Nous sommes confiants de réussir à conquérir de nombreux immigrants, déjà installés à Montréal, parfois laissés-pour-compte, sans emploi, dans un environnement qui ne reflète pas ce qu’on leur avait dépeint de notre beau Québec», ajoute-t-elle.

Au cours des prochaines semaines, la CCIHSM souhaite recruter une vingtaine d’entreprises. Elle invite les entrepreneurs du Haut Saint-Maurice qui sont en recherche de main-d’œuvre à s’inscrire gratuitement. Ils pourront y afficher leurs postes vacants et identifier les caractéristiques des candidats recherchés. Par la suite, la FCCQ s’assurera de l’arrimage par le biais de cette plateforme de maillage intelligent.

La Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) participe depuis déjà quelques mois au programme, elle représente également les autres Chambres de la région. 

«Au final, on veut que les gens viennent en Mauricie et il y a une belle collaboration dans la région par rapport à ça», note la directrice générale de la CCI3R, Andréanne Guilbert.

Jusqu’à maintenant, 35 entreprises se sont inscrites au programme sur un objectif de 50. Il est toutefois un peu tôt pour en tirer des conclusions selon la CCI3R.

«Ils se sont inscrits sur la plateforme et le maillage est en cours entre le bassin de candidats et les employeurs […] Le nombre de postes offerts est très variable, il y a des entreprises qui en ont 1 ou 2 et il y en a d’autres qui en ont 80. C’est assez variable! C’est dans tous les secteurs d’activités aussi», explique-t-elle.

«Dans d’autres régions du Québec, il y a eu des résultats concluants. Il y a eu de belles histoires […] On a hâte de faire une annonce pour présenter une histoire concluante!», note-t-elle.

Tout comme pour la CCI3R, une vidéo de charme sera tournée dans le Haut Saint-Maurice afin de faire découvrir la région aux nouveaux arrivants.

La CCCIHSM veut donner une première impression réaliste du milieu de vie local afin de les aider à se projeter dans la communauté, et ainsi répondre à leurs appréhensions.

La Chambre a fait affaire avec l’équipe du Complexe Culturel Félix-Leclerc afin d’assurer le tournage et le montage de cette production, qui sera dévoilée en juin prochain. L’équipe du Carrefour Emploi a aussi apporté son soutien au projet pour la production vidéo, et s’impliquera à promouvoir les avantages de s’inscrire à cette activité.

En plus d’y découvrir de magnifiques paysages, il sera possible d’entendre plusieurs intervenants du milieu ainsi que les témoignages de personnes immigrantes qui ont fait le choix de s’installer en Haute-Mauricie.

Avec Audrey Tremblay – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Manifestation à Montréal pour la régularisation des personnes migrantes

juillet 26, 2020

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© Valérian Mazataud photo Le Devoir

Des migrants sans papiers, des travailleurs agricoles temporaires, des demandeurs d’asile et des étudiants internationaux ont manifesté dimanche devant les bureaux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, dans le Vieux-Montréal.

Plus d’une centaine de personnes ont manifesté à Montréal dimanche pour réclamer la régularisation de toutes les personnes migrantes, sans aucune exception, qui se sentent complètement délaissées depuis le début de la pandémie de coronavirus.

« Statut pour tous » ; « Solidarité avec les sans-papiers » ; « Nous sommes tous essentiels », ont scandé les manifestants en début d’après-midi, rassemblés à l’appel du réseau Solidarité sans frontières, devant les bureaux d’Immigration, réfugiés et citoyenneté Canada (IRCC), dans le Vieux-Montréal.

D’une seule et même voix, des migrants sans papiers, des travailleurs agricoles temporaires, des demandeurs d’asile et des étudiants internationaux ont interpellé Québec et Ottawa pour que chacun puisse obtenir un statut au Canada, où certains vivent depuis plusieurs années déjà.

« La pandémie est venue remettre les pendules à l’heure et montrer comment nous sommes tous dans le même bateau, peu importe notre statut et notre rang social. Notre combat est le combat de tous, celui de la dignité, l’égalité, la liberté et la justice », a lancé devant la foule Samira, une membre de Solidarité sans frontières et animatrice de l’événement de dimanche.

Elle a ensuite invité ceux qui le souhaitent à prendre la parole publiquement pour « briser le silence, briser la peur ».

Adi, un demandeur d’asile, s’est avancé pour raconter son histoire, soulignant à quel point le lieu choisi pour la manifestation était symbolique puisque c’est dans les bureaux d’IRCC que l’on donne rendez-vous aux migrants qui devront être déportés.

Originaire de Mauritanie, il est arrivé de manière irrégulière au Canada par le chemin Roxham, en Montérégie, il y a plusieurs années, mais n’a toujours pas été reconnu comme réfugié. Rappelons que les demandeurs d’asile risquent l’expulsion s’ils n’arrivent pas à prouver que leur sécurité est menacée dans leur pays d’origine.

« Je vous demande d’aller sur Google pour voir c’est quoi [la Mauritanie]. C’est un des derniers foyers d’esclavage et du racisme », dénonce-t-il.

De son côté, Hamida — d’origine algérienne — a pris la parole au nom de son fils de 20 ans, venu étudier au Québec il y a quatre ans. Son permis d’étude a expiré au mois d’avril, mais le gouvernement fédéral a refusé de lui en livrer un autre pour continuer son DEC. Son fils se retrouve maintenant sans statut. « Les sans-papiers ne sont pas des envahisseurs. Ils cherchent un meilleur monde, une vie meilleure », a-t-elle lancé.

« Ici, c’est devenu chez nous, on est des citoyens du Canada dans notre cœur, mais on ne nous donne pas la chance de le devenir sur papier », a renchéri Mohamed, également demandeur d’asile. Il a raconté les difficultés qu’il a rencontrées pour obtenir un permis de travail lors de son arrivée dans le pays il y a sept ans. Il a également été confronté à la complexité du système de santé en raison de son statut de sans-papiers. « J’ai vécu un accident de travail et j’ai été négligé à l’hôpital à cause de mon statut. J’ai perdu des orteils et sept ans plus tard, je suis encore sous traitement. Heureusement, ç’a été remboursé par la CNESST puisque c’était un accident de travail, mais ça aussi, ç’a a été un cauchemar pour y avoir droit », confie-t-il.

Solidarité sans frontières avait déjà organisé une marche à Montréal le 4 juillet pour défendre cette même cause. Une autre manifestation aura lieu le 8 août prochain dans la métropole, devant le bureau du premier ministre fédéral Justin Trudeau, sur Crémazie Est. L’organisme prévoit également organiser une grande marche de Montréal vers Ottawa plus tard dans l’été.

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Trois-Rivières(Québec)/Intolérance envers les immigrants: «oui, il y a un climat toxique»

décembre 16, 2019

 

Plusieurs dizaines de familles étaient à la fête de Noël organisée par le SANA Trois-Rivières.
© OLIVIER CROTEAU
Plusieurs dizaines de familles étaient à la fête de Noël organisée par le SANA Trois-Rivières. TROIS-RIVIÈRES — Dimanche après-midi, des dizaines de familles venues d’ailleurs étaient réunies au Centre Landry de Trois-Rivières, pour une fête de Noël organisée par le Service d’accueil des nouveaux arrivants de Trois-Rivières (SANA). Des adultes et des parents, rassemblés dans la joie, le partage et, surtout pour les enfants, l’émerveillement, alors qu’ils ont pu voir le père Noël, recevoir de ses mains un cadeau et prendre part à plusieurs activités organisées pour eux. Plusieurs bénévoles québécois étaient sur place pour les accueillir, leur servir un bon repas et leur parler en toute amitié.

Toutefois, ces nouveaux arrivants ne reçoivent pas que de la bienveillance dans leur quotidien. Alors que la division entourant la loi sur la laïcité est toujours bien présente. Les immigrants ont été particulièrement la cible de commentaires haineux, constatent des intervenants qui les côtoient au quotidien.

Le clown humanitaire Guillaume Vermette, alias Yahou, était au Centre Landry, dimanche après-midi, pour donner un spectacle devant les enfants. Selon celui qui a travaillé dans des camps de réfugiés un peu partout dans le monde, l’intolérance et la haine étaient particulièrement présentes cette année, en particulier sur les réseaux sociaux.

«Oui, il y a un climat toxique, il y a quelque chose qui se passe, c’est sûr. Il y a des mouvements en ce moment, qui se veulent d’intolérance ou raciste, ou qui vont se donner d’autres noms, comme nationalistes, et qui ne sont pas ouverts aux réfugiés. Je le vois et il est fort, mais il y a l’autre côté de la médaille, un mouvement en réponse à tout ça», confirme-t-il.

À ce climat toxique contribue selon lui une intransigeance, tant chez ceux qui manifestent de la méfiance envers les immigrants que chez ceux qui défendent ces derniers. Une polarisation qui est particulièrement visible sur les réseaux sociaux et qui nuit à la communication.

Le clown humanitaire Guillaume Vermette.

© OLIVIER CROTEAU Le clown humanitaire Guillaume Vermette.
«Je trouve qu’on est très polarisés sur des questions, notamment le port du voile et l’accueil des réfugiés, deux sujets délicats. Et j’aimerais ça qu’on soit capable de se parler, peu importe notre opinion sur le sujet. J’ai l’impression que l’absence de communication respectueuse entre les deux côtés rend le sujet encore plus chaud, encore plus complexe. Parce qu’on a sûrement un peu de vérité tous les deux: il n’y a rien de tout blanc ou de tout noir dans la vie. Ce serait le fun qu’on se parle, pour vrai, et les réseaux sociaux n’aident vraiment pas à ça», estime Guillaume Vermette.

«Ça me fait peur»

Le clown humanitaire se dit par ailleurs inquiet des mouvements d’intolérance qu’il a vus naître au Québec, puisqu’il a déjà observé ce phénomène lors de ses passages en Europe. Dans certains pays, ces mouvements ont même mené à l’élection de gouvernements anti-immigration très à droite.

«J’ai peur que ça prenne des proportions que j’ai vues dans d’autres pays, des pays européens, des pays qui nous ressemblent beaucoup, que ces mouvements ici deviennent aussi importants que des mouvements que j’ai vus en Grèce. J’ai vu des parents, des gens bien normaux, lancer des roches sur des enfants qui avaient des voiles, faire preuve d’une violence psycho et physique envers des enfants, simplement parce qu’ils ont un bout de vêtement sur la tête. Oui, ça me fait peur», concède-t-il.

Selon lui, pour éviter les dérives qu’il a observées en Europe, la clé est dans la communication. «Ça passe par l’éducation, la sensibilisation et la discussion. Il faut qu’on jase», conclut-il avec le sourire.

Le directeur général du SANA Trois-Rivières, Ivan Suaza, reconnaît également avoir observé une montée de l’intolérance au cours de l’année. Il l’attribue à un manque d’information et de connaissance sur la situation des réfugiés auquel la désinformation qui a lieu sur les réseaux sociaux contribue. «Oui, l’année a été difficile. On a vécu toutes sortes d’affaires, mais je pense que la vie est faite de ça. Le bon côté, c’est que ça nous a permis d’approcher les gens et de leur expliquer comment ça fonctionne (l’immigration). Et quand des théories bizarres sortent sur Facebook, des gens viennent nous voir pour nous demander: c’est quoi cette histoire? Et on leur explique», souligne-t-il.

Le clown humanitaire Guillaume Vermette a escorté le père Noël jusqu’aux enfants réunis au Centre Landry.

© OLIVIER CROTEAU Le clown humanitaire Guillaume Vermette a escorté le père Noël jusqu’aux enfants réunis au Centre Landry.
 

D’un naturel optimiste, M. Suaza croit d’ailleurs que l’intolérance envers les immigrants vient avant tout d’une méconnaissance de leur réalité.

«Les gens sortent tous leurs démons. Ils parlent ouvertement de ce qui ne leur plaît pas et des fois, ils sont maladroits et souvent, ils ne sont pas capables de reconnaître que ce qu’ils expriment, en fait, ce sont des craintes. Ils attaquent simplement des personnes ou une culture. Mais quand on s’assoit ensemble, ces personnes-là se rendent compte que les immigrants travaillent, ont des familles et les mêmes besoins que tout le monde. Alors, leur attitude et leurs points de vue commencent à changer. Il faut se permettre de connaître les gens», croit-il.

Un Noël comme les autres

Ce climat de tension sociale n’est toutefois pas une grande source d’inquiétude chez les nouveaux arrivants qui ont recours aux services du SANA, assure cependant M. Suaza. «Les gens ne s’attendaient pas à avoir des réactions négatives à leur arrivée, c’est certain. Mais il y en a beaucoup d’entre eux qui ont déjà vécu des situations bien plus négatives (dans leur pays d’origine), comme des menaces de mort et des tentatives de meurtre», rappelle-t-il.

À l’activité de Noël du SANA, les familles présentes étaient tout simplement heureuses de voir leurs enfants s’amuser et d’avoir l’occasion de discuter entre elles et avec les bénévoles.

«On trouve ça vraiment parfait, ça permet aux gens de se retrouver, de partager et d’avoir un réseau entre eux. Ça permet aussi aux enfants d’avoir une activité de Noël avec d’autres enfants. Ça donne cette chaleur», dit Aimé Akoba, originaire de la Côte d’Ivoire, nouvellement arrivé à Trois-Rivières, après avoir vécu plusieurs temps en Alberta.

Ivan Suaza, directeur général du SANA Trois-Rivières.

© OLIVIER CROTEAU Ivan Suaza, directeur général du SANA Trois-Rivières.
Si M. Akoba a eu le temps de s’habituer au froid qui s’installe avec le début de l’hiver, après plusieurs années passées au Canada, ce n’est pas le cas de tout le monde. Mexicaine d’origine, Béatrice est arrivée à Trois-Rivières avec ses enfants depuis un peu plus d’un an.

«Il fait vraiment froid! Mais mes enfants aiment beaucoup la neige, ils sont vraiment contents», raconte-t-elle.

Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

Canada/Québec: Opération contre des agences qui embaucheraient illégalement des immigrants

juin 5, 2019
© Jean-Philippe Robillard
 

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec mène des opérations dans la région de Montréal et en Montérégie dans le cadre d’une enquête sur des agences de placement de personnel qui embaucheraient illégalement des immigrants.

Le ministère a visé huit endroits, dont une usine de transformation de viande à Sherrington, en Montérégie. Le réseau d’agences recrutait des immigrants, parfois sans permis de travail, pour les faire travailler dans des entreprises avec une rémunération « parfois » inférieure au salaire minimum.

Selon le ministère, les agences ne respectent pas toujours les normes du travail et privent parfois les travailleurs d’une protection sociale en cas de maladie ou de perte d’emploi.

Le ministère a entamé son enquête après avoir obtenu des renseignements sur un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables.

« Advenant que les perquisitions permettent de confirmer certains éléments de l’enquête, les dirigeants du réseau visé pourraient faire face à des poursuites judiciaires », explique-t-on au ministère.

Avec Radio-Canada.ca par Jean-Philippe Robillard

Pauvre cerveau de Trump

février 25, 2017

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Dans le cerveau de Donald Trump

Repose un éléphant avec sa trompe

Dont la mémoire fertile et gigantesque

Invente des histoires grotesques et ubuesques

 

Personnage grandiose et trouble

Véritable moulin incontrôlé à paroles

Il jette librement du discrédit sur la Suède

Enrôle et fustige aussi Paris au coude à coude

 

Dans la cuisine calfeutrée de ses pensées

Germe et pousse d’épineuses cactacées

Qui exhalent un parfum d’inquiétudes

Apeurant les immigrants de toutes latitudes.

 

Bernard NKOUNKOU

Obama ne pense pas que Trump lui succédera à la présidence

octobre 11, 2015

Le président américain Barack Obama ne pense pas que Donald Trump, aujourd’hui en tête dans les sondages dans le camp républicain, lui succédera en janvier 2017 à la Maison-Blanche. Selon lui, le magnat de l’immobilier exploite le sentiment anti-immigrants.

M. Trump « sait comment attirer l’attention. Il est le personnage typique de téléréalité (…) A ce stade encore très peu avancé de la campagne, ce n’est pas surprenant qu’il fasse l’objet de beaucoup d’attention », a expliqué M. Obama dans un entretien diffusé dimanche dans l’émission « 60 Minutes » sur CBS.

« Je pense qu’il exploite quelque chose de réel au sein du parti républicain: il y a véritable sentiment anti-immigrants chez une part importante des républicains qui votent à la primaire », a-t-il poursuivi.

Le président démocrate a dénoncé à de nombreuses reprises ces dernières semaines, sans toutefois le nommer, les propos du milliardaire républicain sur ce thème. « Diriger ne consiste pas à souffler sur les flammes de l’intolérance puis à prendre un air surpris lorsqu’un feu se déclare », a-t-il lancé cette semaine.

Sentiment « doux-amer »
M. Obama, qui a été élu en 2008 puis réélu en 2012, ne regrette-t-il de ne pouvoir briguer un troisième mandat’ « Je pense que c’est sain et que c’est très bon pour notre démocratie », répond-il. Il juge qu’il est salutaire d’avoir « une nouvelle perspective, de nouvelles idées, et un autre type de discussion avec le peuple américain ».

Evoquant les 15 mois qui le séparent de son départ de la Maison-Blanche, M. Obama parle d’un sentiment « doux-amer ».

« Je suis très fier de ce que nous avons accompli et j’aimerais bien pouvoir faire plus. Mais quand arrivera la fin de mon mandat, je pense que ce sera le bon moment pour moi pour partir ».

« Et si vous aviez la possibilité d’être à nouveau candidat et que vous décidiez de l’être, pensez-vous que vous seriez réélu' » « Oui », conclut le président américain.

Romandie.com

Afrique du Sud : le président Zuma invite les immigrés à rester

avril 19, 2015

Le président sud-africain en visite le 18 avril 2015 dans le camp de Chatsworth, au sud de Durban.
Le président sud-africain en visite le 18 avril 2015 dans le camp de Chatsworth, au sud de Durban. © AFP

Après une nouvelle nuit de pillages à Johannesburg, le président Jacob Zuma a annulé un voyage en Indonésie et s’est rendu samedi auprès de victimes de violences xénophobes, afin de les assurer que les étrangers avaient toute leur place en Afrique du Sud.

En trois semaines, les violences, qui ont éclaté avant Pâques à Durban (est) dans la province natale du chef de l’Etat, ont fait au moins six morts – 15, selon une association – et 5.000 déplacés.

La police a confirmé samedi la mort d’un autre étranger dans le township d’Alexandra, où s’entassent 400.000 personnes à Johannesburg et où des échoppes tenues par des étrangers ont été vandalisées. Mais elle a refusé d’établir un lien immédiat avec les violences en cours et n’a pas révélé sa nationalité. Selon des photographes locaux, l’homme a été poignardé et est décédé à l’hôpital.

Alors que la pression diplomatique s’accentue pour éviter un bain de sang comme en 2008, M. Zuma s’est rendu dans l’un des cinq camps hébergeant des immigrés chassés de chez eux à Durban.

Malgré un chèque d’aide de 50.000 rands, il a reçu un accueil hostile, a constaté l’AFP. « Trop tard, trop tard », « Go home, go home! » (Rentre chez toi, rentre chez toi!, ndlr), pouvait-on entendre parmi ces victimes des violences, maugréant contre l’inefficacité de la police. « Il ne peut y avoir de justification aux attaques contre les étrangers », a répété le président sud-africain.

Vers une intervention de l’armée ?

« En tant que gouvernement, personne ne vous dit de partir. Ce ne sont pas tous les Sud-Africains qui disent que vous devez partir mais une très petite minorité », a-t-il assuré. « Même ceux qui veulent rentrer chez eux doivent savoir que quand nous aurons stoppé la violence, ils sont les bienvenus pour revenir ».

M. Zuma aurait dû s’envoler samedi soir pour le 60e anniversaire du sommet des Non-Alignés en Indonésie, mais a annulé ce déplacement « pour s’occuper des affaires intérieures liées aux violences contre les étrangers ». Il a prévu la semaine prochaine d' »engager le dialogue » pour normaliser la situation.

Alors que les pilleurs se déchaînaient à Alexandra vendredi soir, le Forum de la diaspora africaine (ADF) a demandé l’intervention de l’armée. Le gouvernement « compte attendre jusqu’à combien d’immigrants tués pour utiliser l’armée comme en 2008? », a déclaré le porte-parole de cette association, Jean-Pierre Lukamba, d’origine congolaise.

Samedi, des unités de la police municipale de Johannesburg et de la police anti-émeute ont été déployées en renfort dans les townships ou quartiers de la capitale économique.

Rideaux baissés contre les pilleurs

Les violences sont désormais surtout le fait « de petits groupes de 20 à 30 personnes qui en profitent pour piller et casser », a précisé Lungelo Dlamini, porte-parole de la police dans la province de Johannesburg. « Plus de 30 personnes ont été arrêtées la nuit dernière et seront poursuivies pour violences publiques, vol, effractions et destruction volontaire », a-t-il indiqué.

A Alexandra, grand township pauvre du nord de Johannesburg à la réputation sulfureuse, plusieurs petits commerces tenus par des étrangers ont gardé leur rideau baissé.

Des violences se sont aussi produites vendredi soir à Thokoza, Cleveland et en particulier Jeppestown où un face-à-face violent a opposé les riverains d’un foyer de travailleurs à la police. En revanche, à Durban, le grand port sud-africain sur l’Océan Indien, le calme était de mise pour le troisième jour consécutif.

Jeudi, les autorités ont organisé une grande marche pacifique pour dire « Non » à la xénophobie, et les dons affluent auprès des ONG pour venir en aide aux déplacés réfugiés dans cinq camps provisoires.

Les frustrations de la majorité noire du pays

En 2008, les violences xénophobes avaient fait 62 morts, dont une vingtaine de Sud-Africains pris dans les affrontements. Depuis, les violences de ce genre sont récurrentes chez ce géant économique du continent, qui accueille deux millions d’émigrants africains officiellement recensés et de nombreux réfugiés et sans-papiers.

Ces troubles reflètent les frustrations de la majorité noire du pays, toujours privée d’accès à une école de qualité, à des salaires décents ou à l’emploi tout court.

A Maputo, la capitale mozambicaine, une centaine de personnes ont marché samedi jusqu’à l’ambassade d’Afrique du Sud. « Ces actes xénophobes sont très tristes, déplorait Amilcar Manhica Junior, un manifestant, car l’Afrique du Sud et le Mozambique ont une histoire extrêmement liée, nous les avons considérablement appuyés au moment de l’apartheid ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Des immigrants africains tentent en vain un nouvel assaut massif à Ceuta

octobre 17, 2013

MADRID – Plusieurs centaines d’immigrants africains ont tenté, en vain, jeudi de pénétrer dans l’enclave espagnole de Ceuta, à la pointe nord du Maroc, tandis que 50 autres migrants ont été secourus au large des côtes espagnoles, ont annoncé les autorités.

Entre 7H00 et 8H00 (5H00 et 6H00 GMT) du matin, il y a eu une tentative de passage d’environ 400 immigrants subsahariens qui ont été retenus par les forces de sécurité marocaines, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture de Ceuta.

Au large des côtes de l’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, les secours en mer espagnols ont pour leur part secouru 50 immigrants, dont au moins une femme, montés à bord de quatre embarcations de fortune pour tenter de rejoindre le territoire espagnol.

A Ceuta, les environ 400 immigrants ont tenté d’entrer par la route en courant mais aucun n’a pu pénétrer en Espagne, a expliqué le porte-parole de la préfecture, précisant que la frontière avait été rouverte après quelques heures de fermeture.

Il s’agit de l’un des groupes les plus importants de ces dernières années, a-t-il affirmé, soulignant que la sécurité avait été renforcée en coordination avec les autorités marocaines après des tentatives d’entrée en septembre dans l’enclave espagnole.

Deux assauts massifs similaires avaient eu lieu les 17 et 19 septembre. Le 17, environ 350 immigrants venant de pays subsahariens avaient tenté de rejoindre l’enclave, par la zone de Tarajal, et 91 y étaient parvenus.

Ceuta et Melilla constituent les deux uniques frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique.

A Melilla, un assaut mené aussi le 17 septembre à l’aube, particulièrement spectaculaire, avait été émaillé d’incidents qui ont fait sept blessés, six gardes civils et un immigrant.

Plusieurs tentatives de passage de migrants y ont eu lieu ces derniers mois, parfois émaillées de heurts avec la police. Le 11 mars, 25 personnes avaient été blessées à Melilla, dont un Camerounais de 30 ans, décédé de ses blessures.

Parallèlement à ces tentatives par voie terrestre, d’autres immigrants tentent régulièrement d’arriver par bateau sur le sol espagnol. Entre le 1er janvier et le 16 septembre, selon les secours en mer, 1.396 personnes ont été récupérées alors qu’elles tentaient d’atteindre les côtes espagnoles, soit un peu moins que durant la même période de 2012 (1.709).

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2013 21h11)

Malawi: au moins 47 morts dans un naufrage d’immigrants éthiopiens

juin 21, 2012

Au moins 47 personnes sont mortes sur le Lac Malawi parmi des immigrants éthiopiens soupçonnés de vouloir gagner clandestinement ce pays d’Afrique australe et dont l’embarcation surchargée s’est renversée, a indiqué jeudi la police du Malawi.

« A ce jour, 47 corps ont été retrouvés et immédiatement enterrés dans des fosses communes avec l’aide de villageois malawites car les corps étaient en état de décomposition », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police Davie Chingwalu.

Des recherches se poursuivaient pour tenter de retrouver d’éventuels survivants ou d’autres corps, a-t-il précisé, alors que des informations non confirmées affirment qu’il y aurait six rescapés.

Trois suspects malawites, propriétaires du bateau, ont été arrêtés.

Selon M. Chingwalu, l’accident s’est produit lundi soir près de Kaporo, dans le district de Karonga dans le nord du Malawi, frontalier de la Tanzanie, mais n’a été connu des autorités que jeudi matin après la découverte par des villageois et la police de « corps flottants dans le lac et d’un bateau retourné à la surface ».

« Plusieurs parties prenantes ont identifié les morts comme Ethiopiens. Ils sont aisément identifiables car ils se déplacent souvent en grand nombre », a-t-il dit.

« Nous pensons que le bateau s’est renversé à cause de la surcharge et trois Malawites ont été arrêtés pour avoir apporté leur aide à cette opération avec des Tanzaniens non identifiés », a-t-il ajouté.

Des centaines d’Ethiopiens tentent régulièrement d’entrer au Malawi en passant par la Tanzanie et la frontière relativement poreuse séparant les deux pays près de Karongo, dans le but de parvenir en Afrique du Sud, pays en paix et économiquement puissant.

En 2007, une cinquantaine d’Ethiopiens avaient été découverts au Malawi dissimulés dans la cale vide d’un pétrolier alors qu’ils tentaient de rallier l’Afrique du Sud via le Mozambique, avec la complicité du capitaine corrompu.

Jeuneafrique.com