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Colombie: plus de 100 militaires impliqués dans des abus sexuels de mineurs

juillet 1, 2020

Plus d’une centaine de militaires font l’objet d’une enquête pour abus sexuel présumé contre des mineurs, a admis mercredi le chef de l’armée de terre, suite au scandale des viols collectifs de deux adolescentes indigènes par des soldats.

«Avec douleur, je veux informer tous les Colombiens (…) qu’à ce jour, selon une vérification détaillée que nous avons effectuée depuis l’année 2016, nous avons 118 membres impliqués dans des cas présumés d’actes sexuels abusifs et violents contre des mineurs», a déclaré le commandant de l’armée de terre, le général Eduardo Zapateiro, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Selon cet officier, le Parquet et l’armée enquêtent sur tous les cas afin de déterminer les actions pénales, disciplinaires et administratives à prendre.

«Sur les 118 impliqués, 45 ont été retirés de l’armée de terre» et 73 font l’objet de procédures au sein de l’institution militaire, a-t-il précisé.

Le général Zapateiro a fait ces déclarations, sous la pression du scandale des viols de mineures indigènes par des soldats, qui a suscité de vives manifestations de rejet en Colombie.

Le 25 juin, les autorités indigènes avaient dénoncé le fait qu’une fille âgée de 13 ans ait été séquestrée et violée par des soldats qui patrouillaient le territoire de la communauté Embera Chami, dans l’ouest du pays.

Sept militaires ont admis leur culpabilité pour le viol de cette mineure et sont détenus dans une caserne, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Le général Zapateiro a affirmé avoir aussi écarté les trois sous-officiers qui étaient à la tête du peloton dans la zone.

Quatre jours plus tard, un autre viol avait été dénoncé, commis par un groupe de militaires contre une adolescente âgée de 15 ans, de l’ethnie Nukak Maku, en septembre 2019.

Le chef de l’armée de terre a déploré ces abus et affirmé qu’il s’agit de «conduites individuelles» et non «systématiques» au sein des 240.000 membres de cette force.

Le gouvernement du président de droite Ivan Duque a également rejeté ces crimes, dénoncés une semaine après que le parlement ait voté une réforme constitutionnelle permettant de condamner à la prison à perpétuité les violeurs et les assassins d’enfants et adolescents de moins de 14 ans. Cette peine ne pourra s’appliquer rétroactivement à ces militaires, étant donné que la loi n’a pas encore été promulguée, selon des juristes.

Plus de 22.000 mineurs de moins de 18 ans ont été victimes de crimes sexuels et 708 d’homicides l’an dernier en Colombie, selon des statistiques de l’autorité médico-légale.

Par Le Figaro avec AFP

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé

septembre 21, 2013
Blé Goudé

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé © AFP

Le gouvernement ivoirien a évoqué vendredi et samedi l’existence d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Charles Blé Goudé, l’ex-chef des +jeunes patriotes+, inculpé de « crimes de guerre » par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans la crise postélectorale de 2010-2011.

Vendredi soir, le ministre de la Justice Gnénéma Mamadou Coulibaly avait affirmé devant les caméras de la télévision publique ivoirienne que « Charles Blé Goudé fait effectivement l’objet d’un mandat d’arrêt » mais qu’Abidjan n’avait « pas encore été sollicité par la CPI pour assurer son transfèrement à La Haye ».

« Nous n’avons pas encore, au niveau du gouvernement, statué sur le cas Blé Goudé. C?est lorsque la CPI lève le mandat d?arrêt, le rend public, qu?elle demande à un État le transfèrement de la personne visée par ce mandat d?arrêt », avait-il expliqué. Et d’ajouter : « le gouvernement, au moment opportun, apportera la réponse qu?il faut à une telle demande si elle était formulée.  »

Des propos inattendus alors que le cas Blé Goudé est extrêmement sensible en Côte d’Ivoire, deux ans après la crise postélectorale, qui a fait plus de 3. 000 morts en 2010-2011.

Samedi, M. Coulibaly, sollicité par l’AFP, n’a pas souhaité être interviewé. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, par ailleurs ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui avait dans un premier temps évoqué un « lapsus » du ministre de la Justice, a ensuite usé du conditionnel pour ce dossier.

« Il semblerait qu’il y ait un mandat d’arrêt de la CPI qui n’est pas rendu public. C’est seulement quand il le sera que le gouvernement réagira sur le sujet », a-t-il déclaré à l’AFP.

Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo et chef des +jeunes patriotes+, milices pro-Gbagbo parfois extrêmement violentes, a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain. La justice ivoirienne l’a inculpé le 21 janvier notamment de « crimes de guerre », mais aussi d' »assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

Sous sanctions de l’ONU depuis 2006 et considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, Charles Blé Goudé, surnommé « général de la rue » pour sa capacité de mobilisation, est régulièrement cité comme une cible possible de la CPI.

Jeuneafrique.com

La justice ordonne la détention de Morsi pour liens avec le Hamas

juillet 26, 2013

Un tribunal du Caire a ordonné le placement en détention du président destitué Mohamed Morsi, a rapporté vendredi l’agence officielle Mena. Il l’accuse de multiples assassinats de soldats et de conspiration avec le Hamas lors de son évasion de prison en 2011.

Un procureur a déjà interrogé M. Morsi et l’a « confronté avec des preuves », ajoute l’agence. M. Morsi a été formellement placé en détention pour une durée maximale de 15 jours dans le cadre d’une procédure concernant son implication présumée dans des attaques contre la police, imputées au Hamas et son évasion de la prison de Wadi Natroun au début 2011.

Le nouveau pouvoir égyptien accuse l’ancien chef d’Etat islamiste d’avoir tué des détenus et des officiers, et d’avoir kidnappé des soldats. Le chef de l’Etat déchu est détenu au secret par l’armée depuis sa destitution par l’armée le 3 juillet.

La confrérie des Frères musulmans, dont est issue M. Morsi, a dénoncé cette mesure. Elle y voit un retour à l’ère Moubarak.

La publication de ces accusations intervient quelques heures avant de vastes manifestations des pro- et anti-Morsi au Caire. Elles font craindre des nouvelles violences.

Romandie.com

Tunisie: un salafiste impliqué dans l’assassinat de l’opposant Brahmi

juillet 26, 2013

TUNIS – Le ministre tunisien de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a accusé vendredi un salafiste d’implication dans l’assassinat la veille du député de l’opposition Mohamed Brahmi et dans celui de l’opposant Chokri Belaïd il y a près de six mois.

Les premiers éléments de l’enquête ont montré l’implication de Boubaker Hakim, un élément salafiste extrémiste, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

M. Ben Jeddou a ajouté que l’homme était également impliqué dans l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, tué aussi par balles le 6 février 2013.

L’arme utilisée pour abattre Mohamed Brahmi est la même qui a servi à tuer Chokri Belaïd, a encore dit le ministre.

Romandie.com avec (©AFP / 26 juillet 2013 14h23)

Le Pape critique «l’arrogance» des évêques italiens

mai 24, 2013
Le pape François, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, lors de la 65e assemblée générale de l'épiscopat italien.

Le pape François, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, lors de la 65e assemblée générale de l’épiscopat italien. Crédits photo : Gregorio Borgia/AP

Comme jamais, François a osé attaquer directement la « paresse », l’esprit de « carrière » et le goût de « l’argent » de l’épiscopat italien.

La cérémonie, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, devait se dérouler comme un long fleuve tranquille. Les membres de l’un des plus puissants épiscopats du monde (près de 300 évêques pour 221 diocèses, soit deux fois plus qu’en France) étaient venus clôturer leur 65e assemblée générale en présence du pape François. Ils devaient repartir sereins, la plupart dans de solides limousines, surtout très préoccupés par la situation politique italienne et l’implication de l’Église, à l’image de leur président, le cardinal Angelo Bagnasco.

C’était sans compter sur la «bomba», comme l’on dit à Rome pour un discours choc et d’une franchise unique, que leur avait préparé le pape François. Texte intégralement écrit de sa main et délivré sans tenir compte des corrections suggérées par la Secrétairerie d’État, qui avait pourtant cherché à amortir le coup. La cérémonie prévue dans le cadre de l’année de la foi consistait en une «profession de foi» solennelle de tous les évêques.

Sans s’embarrasser d’aucune précaution de langage, le pape François leur a tout d’abord demandé de répondre «sans superficialité» à la question posée par le Christ à Saint-Pierre: «M’aimes-tu?» C’est la «seule question vraiment essentielle», a justifié François. Un pasteur doit se la poser car «tout ministère» se fonde sur «l’intimité avec le Seigneur. Vivre avec Lui est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l’obéissance, à l’abaissement et à la donation totale.»

«Vivre avec le Seigneur est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l’obéissance, à l’abaissement et à la donation totale»

Le pape François

Puis le Pape, en regardant les évêques, s’est lancé dans un réquisitoire d’une vigueur jamais entendue à l’époque moderne dans la basilique Saint-Pierre, tant les propos du Saint-Père sont toujours sous contrôle, en particulier quand il s’agit de se livrer à une autocritique de l’Église: «Nous ne sommes pas l’expression d’une structure ou d’une nécessité organisative», a clamé François, mais «le signe de la présence et de l’action du Seigneur ressuscité». Ce qui requiert «une vigilance» spirituelle sans laquelle le pasteur, donc l’évêque en premier lieu, «tiédit, est distrait, oublie et devient insensible, se laisse séduire par les perspectives de carrière, la flatterie de l’argent, les compromis avec l’esprit du monde. Ce qui le rend paresseux, le transforme en un fonctionnaire, un clergé d’État plus préoccupé par lui-même, l’organisation et les structures, que par le vrai bien du peuple de Dieu. Il court alors le risque, comme l’apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, il se présente et parle en Son nom. Ils offensent la sainteté de la Mère Église hiérarchique en la rendant moins féconde.»

Revenant à la question de départ «M’aimes-tu?», le Pape a alors noté: «cette question insistante du Christ» pourrait susciter «amertume, frustration et même perte de la foi». Ce ne sont pas «les sentiments que le Seigneur entend susciter par sa question», mais ceux-ci «profitent à l’Ennemi, au Diable, pour isoler dans l’amertume, les lamentations et le découragement». Au contraire «Jésus n’humilie pas», il «redonne courage».

Le Pape a conclu cet examen de conscience ecclésial par deux exigences précises pour les évêques: «mettre de côté toute forme d’arrogance» et «toujours tenir leur porte ouverte en toutes circonstances» à leurs prêtres. Et par cette prière à la Vierge – alors qu’a été confirmé son voyage à Assise le 4 octobre prochain – «pour une Église priante et pénitente» qui soit «libérée de l’idolâtrie du présent» avec des pasteurs «détachés de la torpeur de la paresse, de l’esprit mesquin, du défaitisme», libérés de «la tristesse, de l’impatience, de la rigidité» mais «intègres» et revêtus de «compassion». Alors dit le Pape, «nous découvrirons la joie d’une Église servante, humble et fraternelle».

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois

Boston: un homme avoue avoir commis un triple meurtre avec Tamerlan Tsarnaev

mai 22, 2013

BOSTON (Etats-Unis) – Un homme tué mercredi en Floride lors d’un interrogatoire avec le FBI avait peu avant sa mort avoué son implication dans un triple meurtre commis selon lui avec Tamerlan Tsarnaev, un des auteurs présumés de l’attentat de Boston, rapportent les médias américains.

Ce triple meurtre, jamais élucidé, avait eu lieu le 11 septembre 2011 à Waltham, dans la banlieue ouest de Boston. Trois hommes avaient été retrouvés égorgés dans un appartement, couverts de marijuana.

L’homme tué mercredi matin, un jeune d’origine tchétchène de 27 ans, Ibrahim Todashev, connaissait Tamerlan Tsarnaev, l’aîné des frères accusés de l’attentat du 15 avril qui a fait 3 morts et 264 blessés lors du marathon de Boston. Il pratiquait comme lui les arts martiaux et avait un temps habité Boston, a indiqué un de ses amis Khusn Taramiv sur la chaîne locale wesh.com.

L’interrogatoire de Todashev durait depuis deux heures mercredi matin dans son appartement d’Orlando, lorsqu’il a tenté d’attaquer un enquêteur, a expliqué une source policière au New York Times.

Il avait auparavant reconnu son implication dans le triple meurtre et également incriminé Tsarnaev. Il l’avait reconnu oralement, mais n’avait rien signé, a précisé cette source.

Le FBI à Boston et le procureur local se sont refusés à tout commentaire, l’enquête sur le triple meurtre étant toujours en cours.

Le FBI de Boston avait plus tôt dans la journée confirmé la mort de Todashev, expliquant qu’il avait provoqué un violent affrontement lors de son interrogatoire en lien avec l’enquête sur l’attentat du marathon de Boston.

Cet interrogatoire impliquait un agent du FBI, deux policiers de l’Etat du Massachusetts –où se trouve Boston– et d’autres représentants des forces de l’ordre, selon le FBI qui a précisé que l’agent du FBI avait été légèrement blessé dans l’affrontement.

Todashev avait parlé encore le mois dernier au téléphone à l’aîné des Tsarnaev. Le FBI s’intéressait à lui depuis l’attentat du 15 avril et l’avait interrogé plusieurs fois, selon son ami Taramiv.

Les enquêteurs auraient établi un lien entre le triple meurtre et les frères Tsarnaev sur la base de leur ADN, après l’attentat de Boston, selon ABC news.

Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, a été tué trois jours après l’attentat, lors d’un échange de coups de feu avec la police. Son frère Djokhar, 19 ans, a été arrêté quelques heures plus tard à l’issue d’une vaste chasse à l’homme et est détenu dans une prison-hôpital près de Boston.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 01h10)

Les deux Congo s’engagent pour une gestion frontalière des lacs Télé et Tumba

mai 10, 2013

La République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC) ont lancé le 10 mai un projet de gestion frontalière des lacs Télé et Tumba. Ce projet visant la préservation des écosystèmes de cette zone transfrontalière est intitulé «catalysation de la gestion durable des forêts sur le site des zones humides transfrontalières des lacs Télé-Tumba (LTLT)».


Les deux Congo s’engagent pour une gestion frontalière des lacs Télé et Tumba
Le coût global du projet est estimé à 5. 212. 726 de dollars US, dont 950.000 dollars financés par les deux Congo. D’une durée de quatre ans, ce projet sera mis en œuvre par les ministères en charge du développement durable et de l’environnement des deux pays, en partenariat avec les bureaux du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’objectif étant de promouvoir une gestion concertée et efficace des quatre aires protégées constituant cette zone, à travers des partenariats et une forte implication des communautés locales ; aussi de parvenir à une gestion durable des ressources naturelles et à une optimisation des fonctions des services écologiques (puits et stockage de carbone).

Le projet devrait à terme favoriser l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie régionale et d’un cadre d’orientation pour la coopération transfrontalière sur un réseau représentatif d’aires protégées sur le site des forêts humides des lacs Télé et Tumba.

Il devrait aussi permettre de renforcer les capacités institutionnelles basées sur les communautés pour gérer efficacement les aires protégées existantes et nouvelles ; de réduire les menaces qui pèsent sur la biodiversité et les fonctions de puits de carbone ; de gérer de manière efficace le réseau d’aires protégées transfrontalières du site des lacs Télé et Tumba.

Ces deux lacs constituent une zone transfrontalière dans laquelle les parties prenantes au projet entendent développer des processus participatifs de gestion durable des ressources naturelles. On y trouve la réserve naturelle de Tumba-Lediima, la réserve scientifique de Mabali et la réserve de la Ngiri en RDC ; la réserve communautaire du lac Télé en République du Congo.

Cette zone couvre une superficie de 126.440 km² dont 54 001 km² au Congo et 72.439 km² en RDC. Elle est composée à 70 % de forêts et d’herbages humides, inondés de manière saisonnière, et de prairies flottantes. C’est la plus grande forêt marécageuse du monde, la deuxième zone humide du monde et la plus grande masse d’eau douce d’Afrique.

Côte d’Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord

mai 8, 2013
Côte d'Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord Côte d’Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord © AFP

L’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, transférée la semaine dernière à Abidjan pour raisons médicales, a été reconduite mercredi à Odienné (nord-ouest), où elle est détenue pour son implication présumée dans la crise de 2010-2011, a-t-on appris de sources concordantes.

« Elle est arrivée à 16H00 (locales et GMT). Elle a été escortée par du personnel de l’ONU et des militaires ivoiriens jusqu’à la résidence où elle était auparavant », a déclaré à l’AFP une source militaire ivoirienne.

« Elle est retournée aujourd’hui (mercredi) à Odienné », a confirmé une source proche du dossier.

Plus tôt, l’un des avocats de Mme Gbagbo, Me Rodrigue Dadjé, avait fait état du départ de l’ex-Première dame de la clinique d’Abidjan où elle était internée depuis le 2 mai. « Ni les avocats ni la famille ne savent l’endroit où elle a été emmenée », a-t-il dit.

Dans un communiqué, une autre avocate de Mme Gbagbo, Me Habiba Touré, a dénoncé un « transfert effectué dans la précipitation » et fustigé de « graves violations » des droits de l’Homme.

Détenu comme Simone Gbagbo depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011, le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils d’un premier mariage de l’ancien président Laurent Gbagbo, est interné dans la même clinique d’Abidjan depuis l’an dernier.

Il n’avait pas été possible d’obtenir mercredi soir une réaction des autorités.

L’ex-Première dame avait été transférée dans la capitale économique à la demande de ses avocats. Le ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly, avait indiqué qu’elle avait besoin de « soins médicaux », tandis que le président Alassane Ouattara a évoqué un « bilan de santé ».

Née en 1949, Simone Gbagbo est poursuivie par la justice ivoirienne pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques commis lors de la crise qui a fait quelque 3. 000 morts après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.

Elle est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui la soupçonne de crimes contre l’humanité.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas encore donné leur réponse à la Cour mais ne cachent pas leur préférence pour la tenue en Côte d’Ivoire des procès des détenus et inculpés proches de l’ex-chef de l’Etat, incarcéré depuis fin 2011 à La Haye par la CPI, qui le soupçonne aussi de crimes contre l’humanité.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : des soldats sud-africains traumatisés d’avoir tué des enfants-soldats

mars 31, 2013
Des rebelles de la Séléka. Des rebelles de la Séléka. © AFP

Des soldats sud-africains se disent traumatisés après avoir combattu et tué des enfants-soldats pendant la prise de Bangui par les rebelles du Séléka le 23 mars, a rapporté l’hebdomadaire dominical sud-africain Sunday Times

Près de 200 soldats sud-africains –déployés en janvier en soutien au président François Bozizé et pour tenter de restaurer la paix civile en Centrafrique– ont été attaqués par quelque 3.000 rebelles mieux armés, et treize d’entre eux sont mort dans les combats.

C’est seulement après que les tirs eurent cessé que nous avons vu que nous avions tué des enfants. Nous n’étions pas venus ici pour ça .. tuer des gamins. Ca rend malade, ils pleuraient, appelaient à l’aide, appelaient (leurs) mamans, a confié un soldat sud-africain au Sunday Times, après son retour au pays.

Nous ne savions pas que ça se passerait comme ça. (…) Nous avons tué des petits garçons… des adolescents qui aurait dû être à l’école!, a-t-il ajouté

On nous avait dit que ces rebelles étaient des amateurs. On nous avait dit qu’il n’y avait rien à craindre, que les milliers de soldats (venus des pays voisins) d’Afrique centrale et ceux du gouvernement centrafricain nous aideraient. Mais ils ont été les premiers à s’enfuir. Quand les premiers coups ont été tirés, ils ont disparu, a déclaré un autre soldat, cité par le journal.

City Press et Rapport, deux autres hebdomadaires dominicaux sud-africains, publient des témoignages semblables, soulignant qu’une bonne partie des rebelles n’étaient que des enfants.

La SANDF reste silencieuse

La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) n’a pas voulu commenter l’implication supposée d’enfants-soldats contre ses soldats.

Ce dont nous avons été informés, c’est que la SANDF a été attaquée par des groupes de rebelles qui s’avançaient. (…) Ils ont ouvert le feu sur nos soldats et nos soldats ont répondu par auto-défense, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Xolani Mabanga.

Maintenant, dire qu’ils étaient composés de ceci ou cela, je ne veux vraiment pas m’engager, a-t-il ajouté.

Les combats ont cessé après dix heures d’affrontements, alors que les Sud-Africains manquaient de munitions, selon les trois journaux. Une version démentie par le porte-parole.

Mis à part la mort des 13 soldats-sud-africains, aucun bilan précis de ces affrontements n’a été fourni. La Croix-Rouge centrafricaine a seulement indiqué que 78 corps ont été ramassés dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale par la rébellion.

L’implication des troupes sud-africaines dans les combats de Bangui fait polémique en Afrique du Sud, leur mission n’étant pas clairement définie.

Le président Jacob Zuma, considéré comme ayant été le dernier soutien à l’ex-homme fort de Bangui, François Bozizé, se trouve en porte-à-faux avec sa doctrine de non-intervention et de promotion du dialogue dans les conflits, comme en Libye en 2011.

D’autre part, le président Zuma a annoncé samedi qu’il se rendrait au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique, qui doit se dérouler mercredi à N’Djamena (Tchad).

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : au moins six morts après une attaque dans l’ouest

mars 14, 2013

Un soldat ivoirien patrouille à proximité de la frontière avec le Libéria. Un soldat ivoirien patrouille à proximité de la frontière avec le Libéria. © AFP

L’attaque d’un village à quelques kilomètres de la frontière avec le Liberia, dans la nuit de mardi à mercredi, a causé la mort d’au moins six personnes, dont deux éléments des Forces républicaines (FRCI).

Nouvelle attaque dans l’ouest ivoirien. Le raid a été mené, dans la nuit de mardi à mercredi, par des hommes armés venus du Liberia et a entraîné la mort d’au moins six personnes, dont deux militaires, rapporte, jeudi 14 mars, l’AFP de sources concordantes.

Un commandant des forces nationales (FRCI) basé dans la zone, ayant requis l’anonymat, a précisé que « le village de Zilébly », à trois kilomètres de la frontière libérienne, a été visé et que l’attaque « a causé la mort de six personnes, dont deux éléments des Forces républicaines (FRCI, armée) ».

Un journaliste local a évoqué de son côté huit morts, dont deux militaires et six civils, parmi lesquels une femme. « Le calme est revenu, mais des milliers de personnes ont fui la zone pour se réfugier dans les villes environnantes de Bloléquin et de Toulépleu », a indiqué le journaliste, qui s’est rendu sur place.

Insécurité chronique

En juin dernier, une série d’attaques avait déjà frappé cette région. L’une d’elles avait entrainé la mort de 18 personnes dont sept Casques bleus nigériens, dans le sud-ouest du pays. Le pouvoir ivoirien avait alors déclaré que des fidèles de l’ex-président Laurent Gbagbo, basés au Liberia, étaient responsables de l’attaque, mais le camp Gbagbo a nié toute implication. Monrovia avait alors fermé ses frontières pendant près de trois mois.

Aidés des forces onusiennes, les deux pays tentent depuis de renforcer leur coopération pour sécuriser la frontière. Le 15 octobre, le Liberia a procédé à l’arrestation de Bobby Shappy Julu, un chef de guerre libérien soupçonné d’être « le principal cerveau » du groupe responsable de l’attaque de juin.

Jeuneafrique.com avec AFP