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Brésil: une statue de Marielle Franco, élue assassinée, inaugurée à Rio

juillet 27, 2022
Bresil: une statue de Marielle Franco, elue assassinee, inauguree a Rio
Brésil: une statue de Marielle Franco, élue assassinée, inaugurée à Rio© AFP/MAURO PIMENTEL

Une statue de la Brésilienne Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro dont l’assassinat en 2018 reste non élucidé, a été inaugurée mercredi, le jour où cette activiste noire aurait fêté ses 43 ans.

Sculptée par l’artiste brésilien Edgar Duvivier, la statue de bronze grandeur nature, qui a été financée grâce des dons, a été érigée au Buraco do Lume, une place du centre de Rio où Mme Franco organisait des réunions publiques pour rendre des comptes lors de son mandat au Conseil municipal.

« Dans une société extrêmement raciste, une statue de Marielle Franco est là pour nous rappeler le monde que nous voulons construire », a déclaré Monica Benicio, la compagne de la conseillère.

Le monument montre Marielle Franco souriant et levant le poing gauche.

Née dans le complexe de Maré, un des plus grands ensembles de favelas de Rio, Marielle Franco a été tuée par balles avec son chauffeur, Anderson Gomes, le 14 mars 2018, à l’âge de 38 ans. Sa voiture a été criblée de balles alors qu’elle rentrait d’une réunion en centre-ville.

Cet assassinat avait provoqué une vive émotion au Brésil mais aussi à l’étranger.

Membre du parti de gauche PSOL, lesbienne et mère d’une fille âgée aujourd’hui de 23 ans, Marielle Franco militait de longue date contre la violence policière et pour les droits des habitants des quartiers pauvres, notamment les jeunes Noirs, les femmes et les membres de la communauté LGBT.

Plus de quatre ans après sa mort, de nombreuses zones d’ombres demeurent au sujet de son assassinat.

En mars 2019, les autorités ont arrêté deux anciens policiers, Ronnie Lessa, 48 ans, tireur présumé, et Elcio de Queiroz, 46 ans, soupçonné d’avoir conduit le véhicule dans lequel son acolyte se trouvait.

Les deux hommes sont également soupçonnés d’être liés aux milices paramilitaires qui sèment la terreur dans certains quartiers populaires de Rio.

Ils nient avoir pris part au crime et restent incarcérés en l’attente de leur jugement.

Mais la police n’a toujours pas élucidé deux questions essentielles: qui a fait tuer Marielle Franco, et pourquoi ?

Par Le Point avec AFP

Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine

juin 10, 2022
Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine
Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine© Amur region Government press service/AFP/Handout

La Russie et la Chine ont inauguré vendredi le premier pont routier entre les deux pays, reliant par-dessus le fleuve Amour les villes de Heihe (province du Heilongjiang) et Blagovechtchensk (Extrême-Orient russe).

La construction du pont était terminée depuis deux ans mais son inauguration avait été reportée en raison de la pandémie de coronavirus. Le lancement de ce projet de longue date, pour lequel le premier accord remonte à 1995, est symbolique du rapprochement et de la hausse des échanges entre les deux pays.

L’agence de presse publique russe Ria Novosti a publié une vidéo de l’inauguration de ce pont à la structure rouge et blanche, montrant le passage des premiers camions salué par des feux d’artifice.

D’une longueur d’un kilomètre et composé de seulement deux voies de circulation, le pont a coûté quelque 19 milliards de roubles (300 millions d’euros) dont 14 milliards pour la partie russe, selon les chiffres officiels.

Selon les médias russes, 630 camions, 164 autobus et 68 véhicules légers pourront emprunter chaque jour ce pont uniquement destiné au fret. Pour la population de ces deux villes d’environ 200.000 habitants, un téléphérique transfrontalier est en construction et doit être achevé en 2023.

Moscou et Pékin, qui partagent 4.250 kilomètres de frontière essentiellement sur le fleuve Amour, se sont opposés pendant plus de 30 ans sur le tracé de leur frontière dans la région.

Les échanges commerciaux sont devenus florissants depuis la normalisation des relations entre les deux géants, à la fin des années 1980, mais se sont toujours heurtés dans la région à l’insuffisance des infrastructures de transports.

Ces dernières années, un complexe d’usines a vu le jour côté russe: une usine de Gazprom, présentée comme une des plus importantes usines de traitement de gaz au monde, qui est un maillon du gazoduc russo-chinois Power of Siberia, et une usine de pétrochimie de Sibur.

En avril, la construction d’un pont ferroviaire sur le fleuve Amour reliant la Chine et la Russie a été achevée dans la République juive autonome du Birobidjan, 500 kilomètres à l’est. Il doit entrer en service en août, selon les autorités locales.

Par Le Point avec AFP

Guerre d’Algérie : inauguration à Alger de la stèle de Maurice Audin

juin 5, 2022

REPORTAGE. Les autorités algériennes ont annoncé le lancements des recherches pour trouver la dépouille du militant communiste disparu en 1957.

Pierre Audin, le fils de Maurice Audin, jeune mathematicien communiste  assiste a l'inauguration d'un buste a l'effigie de son pere sur la place qui porte son nom au coeur de la capitale et qui fut l'epicentre du hirak, le mouvement de contestation prodemocratie qui a contraint a la demission l'ex-president Abdelaziz Bouteflika.
Pierre Audin, le fils de Maurice Audin, jeune mathématicien communiste  assiste à l’inauguration d’un buste à l’effigie de son père sur la place qui porte son nom au cœur de la capitale et qui fut l’épicentre du hirak, le mouvement de contestation prodémocratie qui a contraint à la démission l’ex-président Abdelaziz Bouteflika.© Adlène Meddi

C’est sous un soleil de plomb et aux chants patriotiques des militantes féministes et de gauche que Pierre Audin a inauguré la stèle dédiée à son père, le militant communiste Maurice Audin, à Alger-centre, sur la place qui porte le nom de ce disparu de la « bataille d’Alger ».

Emmanuel Macron avait reconnu en septembre 2018 la responsabilité de l’Etat français dans la disparition de l’assistant de mathématiques à la faculté d’Alger et membre du Parti communiste algérien.© Adlène Meddi

Plusieurs dizaines de personnes, dont des jeunes, ont assisté ce 5 juin, émues, à la brève cérémonie, à laquelle ont pris part des officiels au nom du gouvernement algérien. « Que se passe-t-il ? » demande un passant intrigué par le rassemblement dans une capitale qui n’a plus renoué avec les mouvements de foule depuis la fin du hirak. « Tu ne connais pas Audin, ce Français mort pour que vive l’Algérie ? » lui rétorque une militante de gauche, qui venait d’entonner L’Internationale , poing levé, avec ses camarades, en français et en arabe. « Je suis très ému, témoigne Ali, retraité de la Poste qui a attendu sur la place depuis le matin. Il faut rendre justice à tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur. » Ali lève les mains en l’air en récitant un verset du Coran sur les martyrs, « ceux qui demeurent vivants chez Dieu ».

« Actes de tortures »

« Il est très important de faire ce genre de geste, c’est une manière forte de revisiter notre récit national de la guerre de libération. Il faut expliquer aux jeunes générations que le combat à l’époque avait rassemblé Algériens et Européens d’Algérie, communistes et libéraux », explique Fatma, professeure d’université. Avec ses amies, quand le cortège officiel emporte Pierre Audin et sa délégation, elles déposent une gerbe de fleurs au pied de la stèle, reprenant des chants patriotiques.

Pour rappel, le président français Emmanuel Macron a reconnu, le 13 septembre 2018, dans une déclaration à la veuve de Maurice Audin, Josette – décédée en février 2019 –, que l’État français était responsable de la disparition de son mari, dans le cadre d’un « système » entraînant « des actes de torture ».

« Il importe que cette histoire soit connue, qu’elle soit regardée avec courage et lucidité. Il y va de l’apaisement et de la sérénité de ceux qu’elle a meurtris tant en Algérie qu’en France », avait déclaré le chef de l’État français.

Mort en détention

Le 11 juin 1957, en pleine « bataille d’Alger », le jeune militant communiste français, engagé en faveur de l’indépendance algérienne, alors âgé de 25 ans, mathématicien et assistant à la faculté d’Alger, est arrêté à son domicile par les parachutistes du général Massu.

Il est ensuite torturé dans une villa sur les hauteurs d’Alger. Dix jours plus tard, son épouse, Josette, apprend que son mari se serait évadé lors d’un transfert vers un autre centre de détention. Cette version officielle restera de mise, jusqu’à ce que l’ancien président François Hollande ait reconnu, en 2014 que « les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd’hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l’évasion qui avait été avancée à l’époque. M. Audin ne s’est pas évadé. Il est mort durant sa détention ».

Ce 5 juin, le ministre des Moudjahidine (anciens combattants) a déclaré qu’il avait donné « des instructions pour que soient entreprises les recherches sur les lieux où le corps du chahid (martyr) pourrait avoir été enterré par ses bourreaux », selon Pierre Mansat, président de l’Association Josette et Maurice Audin, présent à Alger. « L’association fera des démarches pour que l’exécutif français fasse pression sur les anciens militaires afin qu’ils ouvrent leurs archives personnelles ainsi que celles qu’ils ont privatisées », a également posté Pierre Mansat sur les réseaux sociaux dès la fin de la cérémonie de ce matin.

En dépit de cette reconnaissance et d’autres gestes mémoriels symboliques du président Macron, la France exclut toute « repentance » ou « excuses » 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962).© Adlène Meddi

Pour rappel, des membres de l’Association Josette et Maurice Audin, arrivés le 28 mai en Algérie pour marquer le 60e anniversaire de l’indépendance algérienne, ont multiplié les rencontres dans des universités à Constantine, Oran et Alger, notamment avec des étudiants, des anciens combattants condamnés à mort, des militantes féministes, des officiels, etc. Début mai dernier, Pierre Audin qui est aussi mathématicien comme son père, a obtenu la nationalité algérienne.

Par Le Point avec AFP

Le Sénégal inaugure en grande pompe son nouveau stade national Abdoulaye-Wade

février 23, 2022
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Le projet a coûté 156 milliards de francs CFA, selon la présidence, soit environ 237 millions d’euros. Le complexe, qui peut accueillir 50 000 personnes, a été construit en moins de deux ans par l’entreprise turque Summa, situé à Diamniadio en banlieue de Dakar. L’occasion d’une fête populaire, malgré des bousculades. Un événement également diplomatique et politique.

Le président Macky Sall et ses homologues Recep Tayyip Erdogan de Turquie, Paul Kagame du Rwanda, Adama Barrow de Gambie et George Weah du Liberia échangent quelques passes au milieu du stade, symbole d’un événement « panafricain » pour Patrice Motsepe président de la confédération africaine de football : « C’est un jour historique pour le football africain ! Tous les présidents qui sont ici nous encouragent pour le développement de l’Afrique. »

Sport, outil diplomatique

Le sport, un outil de diplomatie mais aussi d’unité nationale pour le président Macky Sall, qui a rendu hommage à son prédécesseur Abdoulaye Wade, malgré des tensions sur le cas de son fils Karim Wade : « Les vertus rassembleuses du sport nous rappelle que nous sommes une seule et même nation. C’est pourquoi j’ai décidé de donner le nom du stade à mon illustre prédécesseur, le président Abdoulaye Wade. »

Un hommage rendu aussi aux récents champions d’Afrique par le président de la FIFA, Gianni Infantino : « C’est véritablement l’un des plus beaux stades que j’ai vus, pas seulement en Afrique, mais dans le monde entier. Bravo ! Vive le football, vive le Sénégal champion d’Afrique ! Sé-né-gal ! »

« Ca va chauffer deh ! »

Le stade abritera le match retour Sénégal – Égypte des éliminatoires de la Coupe du monde le 29 mars prochain. « Ca va chauffer deh ! », dit un supporter. Qui va l’emporter ? « C’est pas une question ! Nous sommes champions d’Afrique. »

Avec Sacer-infos par Stany Frank

RDC-Célébration : Félix Tshisekedi a rendu hommage à son défunt père

février 2, 2022

Le président de la République a rendu hommage, le 1er février, au fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le Dr Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, disparu le 1er février 2017. 

Peut être une image de 6 personnes et personnes debout 1- Félix Tshisekedi au culte d’action de grâce

La commémoration du  cinquième anniversaire du décès d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a donné l’occasion au chef de l’État de se rendre à Nsele, dans la périphérie Est de Kinshasa, au mausolée où il repose. A cette occasion, une imposante statue de 8,50 m de haut représentant le Dr Etienne Tshisekedi, le bras levé et faisant un signe de victoire, a été dévoilée au public. Ce monument a été érigé en hommage à celui qui a été élevé au rang de héros national, en reconnaissance de son noble combat politique visant l’établissement d’un État de droit  en République démocratique du Congo. Le président Félix Tshisekedi a procédé aussi au dépôt d’une couronne de fleurs au mausolée, entouré de sa famille et de certains dirigeants de l’UDPS.

Quelques heures plus tôt, le chef de l’Etat avait pris part, à la paroisse catholique Sainte Anne, dans la commune de la Gombe, à une messe d ‘actions de grâce et de suffrages en la mémoire de feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette messe de requiem, à laquelle plusieurs personnalités politiques y ont été conviées, entrait dans le cadre des différentes activités programmées par  la Maison civile du président de la République pour commémorer le cinquième anniversaire de la mort de l’illustre disparu.Peut être une image de debout, monument et plein air

2 -Dévoilement du monument en mémoire d’Etienne Tshisekedi

Prenant la parole en premier lieu, le chef de la maison civile a d’abord circonscrit le cadre de la cérémonie avant de souligner le caractère précoce de la mort du « Sphinx de Limete », eu égard aux espoirs qu’il suscitait au sein de la population congolaise. Il a présenté Étienne Tshisekedi comme un héros de la lutte pacifique désintéressée pour le bien du Congo. Le chef de la maison civile du chef de l ‘État a mis à profit l’occasion lui offerte pour  annoncer  l’instauration, à l’Unikin, du Prix « Excellence Étienne Tshisekedi »  qui récompensera chaque  année les meilleurs étudiants de cette Alma  mater, une façon de récompenser la jeunesse estudiantine de cette université.

Dans son homélie, l’officiant du jour,  Mgr Félicien Mwanana, évêque de Luiza, dans la province du Kasaï central, a présenté Étienne Tshisekedi pour quelqu’un qui a fait la politique comme un apostolat, mieux, comme une charge, celle d’appliquer sa propre vision politique telle que résumée dans le slogan de « Le peuple d’abord ».

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo-Brazzaville: L’hôpital général de Djiri mis en service ce mercredi

décembre 15, 2021

Le Congo a engagé de nombreux chantiers sanitaires afin d’améliorer son système de santé publique. Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso procédera, ce mercredi 15 décembre 2021, à l’inauguration officielle de l’hôpital général de Djiri, situé à Nkombo (Brazzaville).

L’hôpital général de Djiri proposera aux patients 13 services cliniques et paracliniques, à savoir la pédiatrie, la néonatalogie, l’imagerie (Radio, scanners et IRM), laboratoire (y compris la PCR), la pharmacie médicale, les urgences, la réanimation, la gynécologie obstétrique, le bloc opératoire, la stomatologie, l’ophtalmologie, l’ORL et la chirurgie. Ces services sont complétés par 5 autres services techniques d’appui nécessaires à la bonne prise en charge et au traitement des patients.

L’hôpital général de Djiri a prévu également un dispositif de lutte contre la Covid-19. Il s’agit, pour le pays de renforcer la prise en charge des malades notamment dans le cadre de cette crise sanitaire.

Construit sur une superficie globale de 504 500 m², l’hôpital général de Djiri dispose d’une capacité 210 lits. Il compte un bâtiment principal de 13 000 m2, abritant l’ensemble des services.

La mise en service de l’hôpital général de Djiri va permettre aux habitants de Brazzaville Nord de ne plus faire de trop longues distances et affronter les embouteillages pour leurs besoins en soins de santé. Ils n’avaient que l’hôpital de référence de Talangaï et le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHUB) pour cela.

L’hôpital général de Djiri intègre la dynamique de construction des hôpitaux généraux dans les 12 départements du Congo. Ces chantiers ont été mis à l’arrêt faute de financement. Pour faciliter l’accès à l’offre de santé, les travaux des hôpitaux généraux de Brazzaville et de Pointe-Noire ont été relancés en chantiers prioritaires.

L’objectif stratégique étant de rendre disponible et accessible à tous les Congolais, des soins de base de qualité.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Environnement : ouverture du congrès mondial de la nature à Marseille

septembre 3, 2021

Le président français, en visite à Marseille, participera à l’inauguration du congrès. Plus de 5 000 participants sont inscrits à cette édition hybride.

Ce vendredi 3 septembre s’ouvre à Marseille la plus grande rencontre pour la protection de la nature : le congrès mondial de l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN). Objectif ? Donner un coup de fouet à la défense de la planète, mise à mal par l’Homme. En effet, selon les experts de l’ONU, la biodiversité s’effondre, avec jusqu’à un million d’espèces animales et végétales menacées de disparition. La nature « décline plus vite que jamais dans l’histoire humaine », avertissaient-ils déjà en 2019.

Un déclin, souvent qualifié de « sixième extinction de masse », qui met en péril les conditions mêmes de l’existence humaine sur terre, comme l’ont montré récemment les catastrophes climatiques à répétition. « Nous faisons face à des défis immenses », a alerté le secrétaire général de l’UICN Bruno Oberle, lors d’un sommet en ligne des peuples indigènes, quelques heures avant l’ouverture officielle du Congrès dans la cité phocéenne. « Nous voyons le climat changer avec de graves conséquences pour nos sociétés. Nous voyons disparaître la biodiversité et la pandémie frapper nos économies, nos familles, notre santé. Et nous savons que tous ces défis sont liés à notre comportement humain. » 

« Vivre en harmonie avec la nature »

Ainsi, le président français Emmanuel Macron participera à l’inauguration du congrès, qui durera jusqu’au 11 septembre prochain, sous un format « hybride » – en présence et en ligne –, Covid-19 oblige. Plus de 5 000 participants sont inscrits, dont 3 600 à Marseille, contre 15 000 espérés. « Notre objectif commun est d’inscrire la nature au sommet des priorités internationales – car nos destins sont intrinsèquement liés : planète, climat, nature et communautés humaines », a rappelé le chef de l’État.

Ce dernier effectuait quelques heures plus tôt, une sortie en mer dans le célèbre parc naturel des Calanques, annonçant la tenue en France d’un « One ocean summit » fin 2021 début 2022. L’état des océans, affectés par le réchauffement climatique comme par la pollution, notamment plastique, est un des sujets importants du congrès. Ils sont en effet un des principaux puits de carbone naturels de la planète.

En dépit de cette urgence environnementale, les États n’ont pas tenu leurs engagements afin d’inverser la tendance en matière de biodiversité sur la décennie 2010-2020. Le congrès de l’UICN jouera ainsi un rôle important dans le nouveau processus à mettre en place pour 2020-2030 : en réunissant une large palette d’acteurs – gouvernements, ONG, société civile, entreprises – et en définissant des priorités.

L’UICN doit voter une série de motions 

Dès samedi 4 septembre, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN permettra d’ailleurs de prendre la mesure de la poursuite de la destruction de notre environnement si l’inaction perdure. L’UICN doit voter une série de motions lors du congrès, notamment une déclaration finale, qui devrait porter sur « la place de la nature dans les plans de relance économique post-Covid », « une nouvelle stratégie mondiale de la biodiversité ambitieuse » s’accompagnant d’un « plan d’action mondial pour les espèces », et « la contribution de la nature à la lutte contre le changement climatique », a indiqué Sébastien Moncorps, directeur de l’UICN France.

De plus, alors que l’hypothèse d’une transmission du virus Covid-19 de la faune sauvage à l’homme est centrale pour expliquer l’origine de la pandémie, la question de la santé dans le rapport de l’homme à la nature sera également un point essentiel. 

Autre nouveauté, le congrès, qui se tient pour la première fois en France depuis la création de l’UICN en 1948, comprendra une partie dédiée au grand public. Car si les politiques publiques peinent à évoluer, « la sensibilisation du public est bien plus grande » que lors du dernier congrès en 2016, tout comme celle du monde économique, se réjouit Gavin Edwards de WWF International.

Deux fois reporté à cause de la pandémie, le congrès s’inscrit donc dans un important cycle de négociations devant conduire à la COP15 biodiversité qui se tiendra en Chine en avril 2022. Lors de cette conférence, la communauté internationale doit notamment adopter un texte visant à « vivre en harmonie avec la nature » à l’horizon 2050, avec des objectifs intermédiaires pour 2030

Par Le Point avec AFP

Congo : la plasticienne Rhode Bath-Schéba Makoumbou et l’espace-Mak

août 6, 2021

Née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo, Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est intéressée à la peinture depuis sa tendre enfance, avec son père David Makoumbou comme mentor. De cette dévotion est né l’espace-Mak, un atelier visant à mettre en valeur ses œuvres, celles de son père et de biens d’autres peintres congolais. L’inauguration de l’espace-Mak aura lieu le 21 août à Brazzaville.

L’artiste peintre Rhode Makoumbou entrain de finaliser une de toile/DR

Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur. Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.

Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut ! Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle pour lesquelles elle accorde une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.

À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier. En dix ans, elle a participé à 220 expositions collectives ou individuelles dans le monde, sans compter ses 20 participations dans son pays natal. La peintre congolaise a déjà présenté ses œuvres dans 19 pays : Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Canada et Qatar.

A l’occasion du Grand Prix des Arts et des Lettres qui lui a été décerné en 2012 par le président de la République du Congo, l’artiste a également été décorée à titre exceptionnel dans l’Ordre du dévouement congolais au grade d’officier le 13 juillet 2013 par le président Denis Sassou N’Guesso à l’ouverture du Festival panafricain de musique.

Sa dernière œuvre en 2018 a été la réalisation de la sculpture de Patrice Lumumba qui a été présentée à Bozar et au Kaaitheater à Bruxelles. Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.

Espace-Mak

Sous la direction de  Rhode Makoumbou et Marc Somville, l’Espace-Mak est une galerie permanente où seront présentées les œuvres de Rhode Makoumbou et son père David Makoumbou (1946-2014), ainsi que d’autres membres de la famille.

Dans un second temps, il sera prévu d’organiser des expositions avec d’autres artistes de la République du Congo, ainsi que de multiples activités culturelles et intellectuelles. Un bar pour les amoureux des arts sera juxtaposé à la galerie.

L’ouverture de cet espace culturel est prévue le 21 août de 17 h à 22 h au n°10 de la rue Mpoutou, dans le quartier Mansimou (OMS), à Brazzaville. « Bienvenue à tous, tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur », a lancé l’artiste Rhode Makoumbou.

Avec Adiac-Congo par Aubin Banzouzi

Développement du football : la Fifa inaugure le bureau Afrique centrale à Brazzaville

février 20, 2021

Gianni Infantino a procédé le 20 février au siège de la Fédération congolaise de football (Fécofoot)  à l’ouverture du bureau régional de développement de la FIFA pour l’Afrique centrale

Gianni Infantino au bureau regional de developpement de la FIfa /Adiac

L’ouverture dudit  bureau régional est l’aboutissement de l’accord de siège signé  le 29 novembre 2019 entre  le gouvernement congolais et la FIFA. Quinze mois après son premier passage à Brazzaville, Gianni Infantino a tenu ses promesses  en dotant Brazzaville d’un bureau stratégique qui sert, en effet, d’examiner les différents programmes de développement  soumis par les associations membres de la Fifa.

«  C’est important que nous soyons présents. La FIFA est une organisation qui se veut être à l’écoute des fédérations. Nous devons travailler ensemble …On a déjà commencé avec notre programme Forward, un programme qui aide  les fédérations et qui nous a permis de multiplier par cinq les investissements qu’on fait dans le football », a expliqué le président de la Fifa.

Gianni Infantino, qui veut faire plus pour l’Afrique, a  estimé que ce bureau régional  va aider toutes les fédérations de l’Afrique centrale et contribuer en même temps au   rayonnement  du  football africain.

Le président de la Fifa a aussi confirmé l’augmentation du nombre des sélections  africaines  lors de la phase finale de la  Coupe du monde 2026. Il passera de cinq à  dix  dont neuf seront directement qualifiés et le 10e  passera par les barrages.

Le président de la Fifa et le ministre des Sports et de l’Education physique procédant à l’inauguration/ Adiac

Jean  Guy Blaise Mayolas a exprimé toute sa gratitude au président de la FIFA et à ses collaborateurs qui ont œuvré pour l’installation du bureau régional pour l’Afrique centrale à Brazzaville. « Nous pouvons désormais dire que nous sommes plus proches de la FIFA et nos différents projets seront mieux examinés et connaitront un aboutissement heureux, pour un meilleur développement du football en Afrique centrale », a-t-il déclaré.

De son côté, Hugues Ngouélondélé  a remercié, au nom du  gouvernement,  la FIFA pour ses multiples  réalisations au Congo, citant notamment la  rénovation du Centre technique d’Ignié et l’installation des deux poules synthétiques.  

Le Congo aspire grâce à la réalisation et à devenir l’épicentre du football de la sous région Afrique centrale, a-t-il souhaité. Le ministre compte par ailleurs sur l’appui de la FIFA pour la réalisation d’un certain nombre de projets.   « Notre pays  prépare, en concertation avec l’ensemble du mouvement sportif, une série de textes visant à créer les conditions  idoines pour un  développement harmonieux du sport et sa valorisation.  Nous serons heureux de compter la Fifa parmi nos partenaires stratégiques; le football étant le sport roi », a  rappelé  le ministre. 

Avec Adiac-Congo par James Golden Eloué

Congo/Archidiocèse de Brazzaville: Une salle consacrée aux archives du Cardinal Émile Biayenda a été inaugurée

juillet 22, 2020

Salla

Pendant  la bénédiction de la salle

La partie archives qui présentait encore des faiblesses, ne sera plus qu’un souvenir dépassée. Le 18 juillet dernier une cérémonie de bénédiction de la salle aménagée pour celle-ci dans le palais épiscopal a été inaugurée et béni par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, qui avait à ses côtés  Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque coadjuteur et M. l’abbé Albert Nkoumbou, vice-postulateur de la Cause du Cardinal Emile Biayenda.

Ils étaient une quinzaine de personnes à prendre part à cette cérémonie compte tenu des mesures barrières édictées par la pandémie du coronavirus à la résidence épiscopale de l’archevêché de Brazzaville. Parmi eux, Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Gabon et au Congo, accompagné de son secrétaire Mgr Giuseppe Commisso, de sœur Brigitte Yengo, administratrice des biens de la Cause, de l’abbé Michel Bordan Bébert Kimbouani Ntsoki, chancelier de Brazzaville, Grégoire Yengo Diatsana, secrétaire du Conseil de coordination pour la Cause de Béatification et de Canonisation du Cardinal Emile Biayenda, de quelques prêtres, religieuses et laïcs de l’archidiocèse de Brazzaville. Cette cérémonie a connu deux parties, celle des allocutions suivie de la bénédiction de la salle et l’ouverture de la malle restée scellée depuis le 14 juin 2003.

Après le mot de M. l’abbé Urgel Babika, modérateur du jour et administrateur de la cathédrale Sacré-Cœur qui, avec des mots simples, a circonscrit l’évènement et donné lecture du programme de cette retrouvaille. Par la suite, il a dirigé la prière d’ouverture.
Pour la partie des allocutions, c’est le vice postulateur, M. l’abbé Albert Nkoumbou, qui a été le premier à prendre la parole pour résumer en quelques lignes, le travail effectué jusque-là par le Conseil de Coordination qu’il a dirigé. Il a aussi fait un rappel du passage à Brazzaville du Pape Jean Paul II, ainsi que de sa prière dite devant la tombe du Cardinal Emile Biayenda, le 5 mai 1980 en la Cathédrale Sacré-Cœur. Le vice-postulateur a saisi l’occasion pour stigmatiser toutes les rumeurs fantaisistes autour de cette cause. «Je ne sais pas pour quelle fin, Mgr l’Archevêque et moi-même aurions-nous le plaisir de boycotter le processus de ladite cause», a-t-il décrié. Concernant cette salle aménagée, le vice-postulateur de dire: «cette salle que va bénir Mgr l’Archevêque, ne sera pas ouverte à la portée de tout le monde. C’est une salle des archives qui nous servira de conserver selon les règles de l’art les documents du Cardinal tel que nous le demandent ceux qui ont en main cette cause à Rome», a-t-il martelé.

Avant la bénédiction de la salle, sœur Brigitte Yengo, en sa qualité d’administratrice des biens, de façon sommaire a donné quelques informations sur ce qui va se faire.
Prenant la parole à son tour, Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, a dit en substance: «Lors de mon voyage à Rome en février 2020, de tous les contacts que j’avais eus, il ressort que la figure du Cardinal Emile Biayenda a été jugée «belle et digne d’être portée à la connaissance de l’Afrique et du monde», surtout en ce moment où l’Eglise est chahutée. Mais il reste les détails techniques d’une procédure qui a aussi ses «puristes méticuleux». Ainsi, la partie archives a présenté quelques faiblesses, en ce qu’elles ne sont pas triées et présentées avec méthode, puis numérotées», a-t-il fait avoir. «Personne ne peut nous imputer le tort pour la simple raison, aucune instruction ne nous avait été donnée au départ. Maintenant que la salle a été trouvée, il nous faut classer les archives pour que ce travail acquière plus d’authenticité. Ce travail, nous devons le faire!. Voilà le motif qui nous rassemble aujourd’hui», a-t-il rappelé. Outre cela, Mgr Anatole Milandou a profité de cette occasion pour informer les participants sur l’existence de deux comptes bancaires du Cardinal Emile Biayenda à Rome qui désormais seront gérés par la Sœur Brigitte Yengo, nommée administratrice des biens de la Cause. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé à travers le pays. «Nous avons un peu d’argent dans ces deux comptes qu’il faudra bien sûr alimenter pour les besoins du travail qui est en train de se faire à Rome».

C’est seulement après ces allocutions que les participants se sont déplacés vers la salle des archives où Mgr l’Archevêque a procédé à la bénédiction des locaux et à l’ouverture de la malle scellée depuis le 14 juin 2003, lors de la cérémonie de clôture des auditions des témoins dans le procès diocésain d’instruction de la Cause de Béatification et de Canonisation du Serviteur de Dieu Emile Cardinal Biayenda.

Enfin, la signature du procès-verbal a sanctionné cette cérémonie.

Rappelons que les auditions des témoins au procès diocésain présenté par le vice-postulateur se sont tenues du 21 septembre 2002 au 1er juin 2003, sous la direction du juge délégué en la personne de l’abbé Antoine Matékandi, entouré de l’abbé Mesmin-Prosper Massengo, promoteur de justice, du père Cyriaque Onuha, notaire actuaire, de l’abbé Adrien Batantou, et de M. Simon Milongo, d’heureuse mémoire, notaires adjoints.

Avec La Semaineafricaine par Ya GREY