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Centrafrique: Violent incendie à l’ambassade de France à Bangui ce 22 avril 2021

avril 22, 2021

Avec Franceat

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

avril 22, 2021

– L’on ignore encore l’origine des flammes et l’ampleur des dégâts.

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

Central African Republic

Un violent incendie s’est déclaré jeudi après-midi, dans les locaux de l’ambassade de France à Bangui située à l’Avenue Charles de Gaulle, a-t-on appris de sources médiatiques.

Les causes du sinistre ne sont pas encore connues, ainsi que les dégâts causés.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera s’est dépêché sur les lieux, selon des témoins oculaires.

Les images partagées par les internautes montrent une fumée épaisse se dégageant de l’ambassade

« Un véhicule des sapeurs-pompiers qui partait en renfort, pour éteindre le feu à l’ambassade de France à Bangui, a heurté trois taxis, a rapporté Vianney Ingasso, journaliste à la radio Ndeke Luka en Centrafrique.

Selon ce journaliste, « des morts et blessés graves » ont été signalés par des témoins dans cet accident causé par les pompiers qui courraient vers l’ambassade pour lutter contre le feu.

Les autorités centrafricaines ainsi que celles de la France n’ont pas encore communiqué sur cet incident.

Il est à noter que l’ambassade de France en Centrafrique est située dans le 1er arrondissement de Bangui.

Avec Lassaad Ben Ahmed   |22.04.2021

Russie: gigantesque incendie d’une fabrique historique de Saint-Pétersbourg

avril 12, 2021
Russie: gigantesque incendie d'une fabrique historique de Saint-Petersbourg
Photo© AFP/Olga MALTSEVA

Un gigantesque incendie continuait de faire rage lundi soir dans une fabrique historique de Saint-Pétersbourg, d’immenses flammes et une épaisse fumée noire s’élevant au-dessus de cet emblématique bâtiment de l’ancienne capitale impériale russe.

Les circonstances du départ du feu étaient toujours inconnues alors que les pompiers luttaient contre les flammes, visibles depuis le centre historique de la ville et qui touchent plus de 10.000 mètres carrés.

La « manufacture Nevski », un vaste complexe en briques rouges construit par un industriel anglais au XIXe siècle et classé monument historique régional, a longtemps été une des plus grandes usines textiles d’URSS et reste en partie un site industriel, le reste étant abandonné ou loué comme local commercial.

Un pompier qui participait aux opérations de secours est mort et deux autres ont été blessés, a indiqué à l’AFP le ministère des Situations d’urgence.

« Selon des données préliminaires, une personne est morte, deux ont été hospitalisées », a déclaré le ministère russe, qui avait d’abord affirmé avoir perdu le contact avec ce pompier dont le corps n’a été retrouvé que dans la soirée.

Selon les secours, l’état de santé des blessés est considéré comme grave. Le ministère des Situations d’urgence a précisé à l’AFP qu’ils étaient brûlés sur 40 à 50 % du corps.

Dans la journée, les flammes poussées par un vent violent étaient intense et brûlaient jusqu’aux arbres à proximité des bâtiments, selon une journaliste de l’AFP.

Le feu n’était toujours éteint dans la soirée malgré le renfort de l’armée, qui a déployé deux hélicoptères bombardiers d’eau. Jusqu’à 350 pompiers ont été déployés.

Nombreuses violations

Le ministère russe a précisé que 40 personnes avaient été évacuées de l’usine, située au sud-est de Saint-Pétersbourg. Un hôtel a par ailleurs dû être provisoirement fermé et ses occupants relogés, selon le ministère des Situations d’urgence.

Le Comité d’enquête russe a indiqué pour sa part avoir ouvert une enquête pour négligence ayant entraîné la mort.

Fontanka.ru, un site internet local d’information, a diffusé d’impressionnantes images filmées par un drone au-dessus de l’usine, montrant plusieurs bâtiments totalement dévastés par les flammes. L’énorme colonne de fumée noire était visibles du centre historique, distant d’une dizaine de kilomètres.

Selon l’agence de presse publique TASS, une visite d’inspection effectuée en février et mars avaient relevé de nombreuses violations, notamment l’absence de systèmes d’alarme ou d’extinction automatique de feu.

« Il y avait des violations assez graves », a indiqué une source citée par TASS, ajoutant qu’une procédure pénale avait été ouverte suite à cette visite.

Les explosions ou incendies accidentels et meurtriers sont relativement courants en Russie du fait de la vétusté des infrastructures ou du non-respect des normes de sécurité. En décembre, onze personnes avaient été tuées par un incendie dans une maison de retraite dans la région de l’Oural.

Par Le Point avec AFP

Incendie à l’autogare: des dommages de près de 12 M$?

avril 10, 2021

 

Les dommages de l’incendie causé par un geste de vandalisme de novembre dernier à l’autogare de Trois-Rivières risquent fort bien de s’élever à près de 12 millions $.

La bibliothèque Gatien-Lapointe est fermée depuis l’incendie à l’autogare l’automne dernier.

© FRANÇOIS GERVAIS, LE NOUVELLISTE La bibliothèque Gatien-Lapointe est fermée depuis l’incendie à l’autogare l’automne dernier.

La seule soumission reçue par la Ville de Trois-Rivières pour la restauration de la bibliothèque Gatien-Lapointe, de la Maison de la culture, de la salle J.-Antonio-Thompson et des locaux d’Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE) s’élève à 7 358 400 $. Cette proposition provient de l’entreprise Telva de Kirkland.

Ce montant s’ajouterait aux 5 millions $ déjà engrangés pour restaurer l’hôtel de ville.

La facture de l’incendie à l’autogare pourrait s’élever à plus de 12 millions $.

© SYLVAIN MAYER, LE NOUVELLISTE 

Rappelons que de la fumée s’est propagée dans les conduites de ventilation du stationnement souterrain, contaminant les bâtiments municipaux. Absolument tout doit être nettoyé.

La Ville et son assureur analysent toutefois cette soumission. Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, n’a pas voulu commenter le dossier, disant que l’assureur se gardait un droit de négocier le contrat.

Heureusement pour la Ville et ses citoyens, les coûts des travaux sont payés par l’assureur. «La Ville a une franchise de 100 000 $ à payer», précise Guillaume Cholette-Janson, coordonnateur des relations avec le milieu à la Ville de Trois-Rivières.

 Avec Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Un incendie fait une victime à Trois-Rivières

février 3, 2021

TROIS-RIVIÈRES — Un incendie a fait une victime, mardi, sur le boulevard Saint-Jean à Trois-Rivières.

Un corps a été retrouvé dans les décombres d'une résidence du boulevard Saint-Jean, rasée par un incendie.

© Stéphane Lessard Un corps a été retrouvé dans les décombres d’une résidence du boulevard Saint-Jean, rasée par un incendie.

L’incendie, localisé au 10265 boulevard St-Jean, a été signalé aux autorités vers 8h, mardi. Selon la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR), en voulant évacuer les lieux, les pompiers n’ont pas réussi à localiser l’occupante de la résidence. Ils ont donc demandé l’assistance de la division des incendies de la DPTR.

En après-midi, cette division, aidée d’un technicien en identité judiciaire et des pompiers, a donc vérifié et analysé les décombres de la résidence pour tenter de localiser une victime potentielle. Une excavatrice a déblayé les décombres pour fouiller celles-ci. Un corps a finalement été retrouvé en fin d’après-midi.

Selon la police, il y a de fortes raisons de croire qu’il s’agit de l’occupante des lieux. Le corps a tout de même été acheminé au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) à Montréal pour l’identifier formellement. Selon la DPTR, ce travail d’identification prend habituellement quelques jours.

Entre temps, l’enquête sur les causes de l’incendie a été confiée à la police de Trois-Rivières, comme c’est habituellement le cas lorsqu’un tel événement fait une victime. La police dit avoir poursuivi son examen de la scène du drame tout au long de la soirée, mardi. Aucune hypothèse n’est écartée ou privilégiée, indique-t-on.

Par ailleurs, les pompiers de Trois-Rivières ont été appelés à intervenir pour un incendie de véhicule, mercredi matin, près de l’angle des rues Carrier et Marion. La police de Trois-Rivières confirme avoir été appelée en soutien aux pompiers, mais uniquement pour gérer la circulation.

Un véhicule a pris feu à l'angle des rues Marion et Carrier, à Trois-Rivières, mercredi matin.

© Stéphane Lessard Un véhicule a pris feu à l’angle des rues Marion et Carrier, à Trois-Rivières, mercredi matin.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

France/Incendie de la cathédrale de Nantes: qui est le servant de messe rwandais qui a avoué?

juillet 26, 2020

 

Chargé de fermer la cathédrale, la veille du sinistre, ce bénévole a été mis en examen dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet.

Emmanuel, un bénévole du diocèse de Nantes, est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 juillet dans l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes. Selon son avocat, Me Quentin Chabert, «il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu’ont pris les événements». «C’est quelqu’un qui est apeuré, il est en quelque sorte dépassé», a-t-il ajouté. «Pour le croyant qu’il est, c’est important qu’il ait pu faire preuve de cette force (…)», a souligné l’avocat.

Ce bénévole du diocèse avait déjà passé la nuit de samedi 18 à dimanche 19 juillet en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Sa garde à vue avait été prolongée en raison de difficultés de traduction mais il était finalement sorti libre, n’étant, à ce moment-là, en rien soupçonné dans cette affaire.

Cet homme de 39 ans, un Rwandais de confession catholique, «était chargé de fermer la cathédrale vendredi soir [veille de l’incendie] et les enquêteurs voulaient préciser certains éléments de son emploi du temps», avait indiqué le procureur de Nantes, Pierre Sennès. D’autant plus que quelques contradictions avaient pu être constatées dans ses propos.

Il était seul pour fermer les portes à 19 heures, vendredi 17 juillet. Il était donc en possession de toutes les clefs comme les six autres bénévoles qui se relaient tous les jours pour ouvrir et fermer l’édifice. Le magistrat avait souligné cependant à l’occasion de sa première garde à vue que «toute interprétation qui pourrait impliquer cette personne dans la commission des faits [était] prématurée et hâtive». Il avait ajouté que la piste d’un accident, éventuellement électrique, était toujours étudiée au même titre que l’hypothèse criminelle. Désormais, c’est bien cette dernière piste qui est retenue.

Arrivé du Rwanda il y a quelques années, l’homme était suivi et hébergé par le Diocèse, comme d’autres personnes. Il cherchait à faire renouveler son visa et «était en discussion avec la Préfecture sur ce point», selon le procureur. «Je ne crois pas une seconde qu’il aurait pu incendier la cathédrale. C’est un lieu qu’il adore, avait indiqué Jean-Charles Nowak, clerc de la cathédrale. C’est un homme de devoir, très gentil, souriant mais plutôt taiseux. Je sais qu’il a beaucoup de problèmes de santé et qu’il a beaucoup souffert au Rwanda. Il a rendu service au Père Champenois qui n’avait personne pour servir la messe le samedi soir. Il était donc également régulièrement servant de messe». Le recteur de la cathédrale Hubert Champenois avait de son côté déclaré qu’il avait «totalement confiance» en ce bénévole. Ce dernier encourt aujourd’hui pour cette infraction «une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende».

A propos du bénévole en garde à vue, le recteur de la cathédrale, Hubert Champenois ;  » C’est quelqu’un en qui j’ai totalement confiance comme les six autres bénévoles qui sont avec nous. C’est tombé sur lui car c’est lui qui a fermé la cathédrale  » #Nantes #Cathedralefeu pic.twitter.com/PAVDDxIcCz

— Presse Océan (@presseocean) July 19, 2020

L’organiste Michel Bourcier lui non plus ne semblait pas croire en la culpabilité d’Emmanuel. «On se dit bonjour et bonsoir depuis plusieurs années, confiait-il alors à Ouest-France. Il est extrêmement courtois et c’est un habitué des lieux».

Ce sont des e-mails envoyés à plusieurs membres du diocèse qui auraient justifié la première garde à vue du bénévole. Dans ses écrits, l’homme aurait évoqué son besoin de soutien dans ses démarches, selon Ouest-France, mais aussi son ras-le bol après le non-renouvellement de son visa, écrit Le Parisien, qui ajoute encore que le Rwandais aurait été visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). D’après une source proche de l’enquête, citée par Ouest-France, l’homme n’en «n’était pas à sa première demande de titre de réfugié». Soutenues par le diocèse, elles auraient pourtant toutes été refusées.

Dimanche, il se montrait coopérant avec les enquêteurs.

Des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique de Paris étaient arrivés dès le soir du sinistre sur place. «Trois points de feu distincts» avaient été constatés par les pompiers. Le bénévole a reconnu avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique, a précisé le procureur de la République de Nantes à Presse-Océan.

L’incendie qui a touché la cathédrale gothique de Nantes, déjà ravagée en 1972 par un incendie ayant brûlé sa charpente, a causé un grand émoi, plus d’un an après le feu à Notre-Dame de Paris. Le premier ministre Jean Castex, accompagné de Gérald Darmanin et Roselyne Bachelot, s’était rendu à Nantes, rendant hommage «au dévouement et au très grand professionnalisme de la grosse centaine de sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés dès le début du sinistre et qui l’ont géré avec une efficacité remarquable». L’État «prendra toute sa part» dans la reconstruction, a-t-il assuré.

Par Marie-Estelle Pech et Le Figaro

 

Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole du diocèse de nouveau en garde à vue

juillet 25, 2020

 

Ce Rwandais d’une trentaine d’années pourrait être mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit.

Rebondissement dans l’enquête ouverte après l’incendie de la cathédrale de Nantes, survenu dans la matinée du 18 juillet. Dans un communiqué diffusé ce samedi 25 juillet dans la soirée, le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès a fait savoir que le bénévole qui avait été placé en garde à vue les 18 et 19 juillet derniers est de nouveau en garde à vue depuis ce samedi matin 6h15.

Le suspect a été présenté ce soir au parquet de Nantes, «qui a ouvert une information judiciaire des chefs de dégradations, détériorations ou destruction du bien d’autrui par incendie et requis la saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de placement de l’intéressé en détention provisoire».

Pierre Sennès ajoute que les décisions prises par le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention concernant le bénévole, un Rwandais d’une trentaine d’années, seront connues ce samedi «en fin de soirée».

La piste criminelle «privilégiée»

Soulignant que le laboratoire central de la préfecture de police de Paris a dépêché à Nantes des ingénieurs spécialisés après l’incendie, le procureur de la République annonce que les premiers résultats de leurs investigations «amènent à privilégier la piste criminelle». Pour rappel, «trois points de feu distincts» ont été détectés dans l’édifice le jour de l’incendie.

Pierre Sennès écrit par ailleurs que plus de trente personnes ont été entendues en une semaine par la vingtaine d’enquêteurs chargés du dossier. Seul le bénévole rwandais a été placé en garde à vue, avant d’être «laissé libre au terme de ses auditions» , puis d’être de nouveau interpellé ce samedi.

L’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, qui a notamment ravagé le grand orgue de l’édifice, a suscité une forte émotion, quinze mois après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dès l’après-midi du 18 juillet, le premier ministre Jean Castex, le ministre de l’Intérieur – chargé des Cultes – Gérald Darmanin et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot s’étaient rendus sur place.

Par Aude Bariéty

France/Incendie de la cathédrale de Nantes: un homme a été placé en garde à vue

juillet 19, 2020

 

Un ressortissant rwandais de 39 ans a été interpellé le jour de l’incendie. Selon le procureur, rien ne permet pour l’instant de «l’impliquer dans la commission des faits».

Un homme de 39 ans originaire du Rwanda a été arrêté dans le cadre des investigations pour «incendie volontaire» de la cathédrale de Nantes. Interpellé samedi 18 juillet dans la journée, il a été placé en garde à vue.

Les raisons de son arrestation sont pour le moment inconnues. Selon les informations du Figaro, il s’agit d’un réfugié rwandais travaillant pour le diocèse. Il aurait fait part de sa colère concernant son visa expiré.

Selon le parquet, l’homme a été placé en garde à vue du fait d’incohérences découvertes dans son emploi du temps. Le suspect était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Les enquêteurs souhaitent donc entendre cet homme «sur les conditions de fermeture de la cathédrale».

«À ce stade, il s’agit de vérifications, rien ne permet de l’impliquer dans la commission de l’incendie», a assuré le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. «Il faut rester prudent quant à l’interprétation de cette garde à vue, c’est une procédure normale», a souligné le magistrat.

Interrogé sur les premiers éléments de l’enquête, le procureur a confirmé l’arrivée samedi après-midi des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique.

Par Le Figaro

 

France: Incendie cathédrale de Nantes

juillet 18, 2020

France: Le feu à la cathédrale de Nantes a été circonscrit, une enquête ouverte pour « incendie volontaire »

juillet 18, 2020

Selon le procureur de la République de Nantes, « trois départs de feu espacés les uns des autres » ont été observés dans la cathédrale. Une centaine de pompiers de Loire-Atlantique ont été dépêchés pour maîtriser l’incendie.

Nantes

Les pompiers tentent de maîtriser l’important incendie qui s’est déclaré à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, le 18 juillet. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Un incendie impressionnant et une piste criminelle envisagée. Une centaine de pompiers et une quarantaine d’engins ont été dépêchés pour combattre un « feu important » signalé vers 7h45 à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, samedi 18 juillet. Ils ont réussi à le maîtriser assez rapidement : vers 10 heures, ils ont pu annoncer que l’incendie était « circonscrit ».

Une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire », a fait savoir peu après le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. « L’enquête est ouverte sur la base des constatations effectuées, après découverte de trois départs de feu espacés les uns des autres (…) au niveau du grand orgue, à droite et à gauche de la nef. » « Un expert incendie venu de Paris est attendu sur place cet après-midi », a-t-il encore souligné.

Le grand orgue a « complètement disparu »

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRAL_0718_1B.JPG »> L’intérieur de la cathédrale de Nantes, ravagé par un incendie, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

Le feu a principalement endommagé le grand orgue « qui semble être entièrement détruit. La plate-forme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s’effondrer », a déclaré le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, lors d’un point-presse devant la cathédrale.

L’administrateur diocésain, le père François Renaud, en charge de la cathédrale en raison d’une vacance du siège épiscopal, a pu rentrer avec les pompiers à l’intérieur de la cathédrale et a déclaré que « le grand orgue avait complètement disparu ». « C’est très impressionnant et c’est une perte inestimable », a-t-il ajouté, ému.

« La console de l’orgue de chœur a disparu en fumée et les stalles en bois attenantes. Derrière le grand orgue, il y a des vitraux d’origine qui ont tous volé en éclats. C’est une verrière complète du XVIe. »

En revanche, « on n’est pas dans scénario “Notre-Dame de Paris” » a souligné M. Ferlay, précisant que la toiture « refaite en armature béton, n’est pas touchée ». Le 15 avril 2019, la célèbre cathédrale de la capitale avait été ravagée par un incendie, qui a détruit sa toiture.

Castex, Darmanin et Bachelot sur place

Le premier ministre, Jean Castex, a adressé dans un Tweet son « soutien » et sa « profonde gratitude » aux sapeurs-pompiers mobilisés pour combattre l’incendie. « Aux Nantais, dont je partage l’émotion, je veux dire ma solidarité », a-t-il ajouté. Il a annoncé se rendre sur place, en compagnie des ministres de l’intérieur, Gérald Darmanin, et de la culture, Roselyne Bachelot.

« Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique », a, de son côté, tweeté Emmanuel Macron.

Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeur… https://t.co/NQPU6t6nQf

— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)

Déjà un important incendie en 1972

Ce n’est pas la première fois que cette cathédrale au cœur de Nantes est touchée par un incendie. Le 28 janvier 1972, le toit de la cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite entre le XVe et le XIXe siècle, avait été ravagé par les flammes. Le sinistre s’était déclaré à la suite de travaux effectués par un couvreur.

La cathédrale de Nantes n’avait pu être rendue au culte qu’en mai 1985, après plus de treize ans de travaux.

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRA Intervention des pompiers à la cathédrale de Nantes, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

En 2015, toujours à Nantes, un autre édifice catholique avait été touché par un incendie spectaculaire qui avait détruit les trois quarts du toit de la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien, un édifice religieux du XIXe siècle.

 

Le Monde avec AFP