Posts Tagged ‘incendie’

Vaucresson, France : Incendie à la résidence de l’ambassadeur du Congo auprès de l’Unesco

janvier 27, 2023

Un des locaux diplomatiques en France a fait l’objet d’un incendie sans en connaître l’origine

Incendie à la résidence de l’ambassadeur du Congo auprès de l’Unesco à Vaucresson, mardi 24 janvier 2023

Photo : Incendie à la résidence de l’ambassadeur du Congo auprès de l’Unesco à Vaucresson, mardi 24 janvier 2023

La résidence de l’ambassadeur du Congo auprès de l’Unesco à Vaucresson est en piteux état. Un incendie a grandement endommagé cet immeuble diplomatique mardi 24 janvier en milieu d’après-midi.

Un des deux gendarmes présent sur le site témoigne  en confiant qu’un enfant de 2ans et l’épouse d’un diplomate ont eu la vie sauve grâce à une exfiltration des flammes par la fenêtre depuis le 1er étage. « L’enfant a été réceptionné dans les bras d’un gendarme ; il est sain et sauf, tandis que la maman s’en est sortie avec une fracture », a-t-il confié.

Le feu a été circonscrit par une brigade de sapeurs-pompiers venus très rapidement sur les lieux pour éteindre l’incendie dont la provenance demeure inconnue.

De l’extérieur, la façade s’est embrasée, ainsi qu’une partie du toit. La maison est placée sous scellés, a précisé l’un des deux agents affectés à la sécurité de l’immeuble. 

Une plainte a été déposée et s’ajoute aux précédentes concernant les tentatives de sinistres déjà subies par cet immeuble.

Rappelons que, malgré l’immunité d’exécution dont bénéficie cet immeuble diplomatique, il fait l’objet d’une tentative de saisie dans l’affaire qui oppose le Congo à Mohsen Hojeij.

Pour un tel acte dont l’origine n’a pas encore établie, les regards se tournent vers les « Ex Combattants « . Joint au téléphone, Anicet Ngoma, porte-parole du Collectif, décline toute implication de près ou de loin envers cet acte pyrogène qui jette le discrédit à la nouvelle structure congolaise qui prône plutôt la paix, la non-violence et toutes autres formes de déstabilisation du « vivre-ensemble « . 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Fleuve Congo : des baleinières en feu au port Yoro

décembre 5, 2022

Un incendie s’est déclaré le 5 décembre sur le fleuve Congo à hauteur du port  Yoro, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, emportant une dizaine d’embarcations de fortune contenant, entre autres, du carburant, du ciment et du bois.

Le feu ravageant les baleinières sur le fleuve Congo/Adiac

Les Brazzavillois, notamment les habitants de Ouenzé, Talangaï et centre-ville, ont été surpris en début d’après-midi de la montée de la fumée noire sur le fleuve Congo pendant près de deux heures. En attendant les enquêtes, l’origine de cet incendie reste encore inconnue. Selon des témoignages, l’incendie parti du port  Yoro a ravagé au moins onze baleinières le long du fleuve Congo jusqu’aux alentours des deux Tours jumelles en construction à Mpila. Si aucune perte en vie humaine n’est notée pour le moment, l’on signale quand même des dégâts matériels importants.

Ces embarcations de fortune ont l’habitude de transporter du carburant que des « Kadhafi » achètent à Brazzaville pour aller vendre dans les pays voisins. Afin de venir à bout du feu qui a obligé les riverains à fuir le quartier, les sapeurs-pompiers ont dû se déployer pendant des heures. « Nous avons fui le quartier parce que nous avons encore en mémoire le drame du 4 mars 2012. Le tout était parti comme un jeu avant de se dégénérer », a témoigné une femme accompagnée de sa famille.

Parfait Wilfried Douniama

Iran: nouvelle journée de manifestations, incendie à la prison d’Evine

octobre 15, 2022
Iran: nouvelle journee de manifestations, incendie a la prison d'Evine
Iran: nouvelle journée de manifestations, incendie à la prison d’Evine© AFP/Archives/-

Un incendie a éclaté samedi soir à la prison d’Evine à Téhéran, où des coups de feu ont été entendus selon des ONG, au terme d’une nouvelle journée de manifestations contre le pouvoir et un mois après le début du mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini.

« Des troubles et des affrontements ont été observés samedi soir », a confirmé un haut responsable de sécurité cité par l’agence officielle Irna. Mais « en ce moment, la situation est complètement sous contrôle et le calme est revenu dans la prison », a-t-il ajouté, imputant le départ de feu à des « voyous ».

Selon un pompier sur place, cité par Irna, « huit personnes ont été blessées dans cet incendie ».

Des images partagées sur Twitter par l’organisation non gouvernementale Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, avaient montré d’immenses flammes et une épaisse fumée se dégager de la prison, où sont détenus des prisonniers d’opinion, alors que des coups de feu étaient entendus.

Des cris de « Mort au dictateur » étaient également audibles en arrière-plan d’une vidéo postée par le média en ligne 1500tasvir, qui recense les violations des droits humains.

Il s’agit de l’un des slogans les plus scandés dans les manifestations consécutives à la mort de Mahsa Amini il y a un mois.

Cette Kurde iranienne de 22 ans est décédée le 16 septembre, trois jours après son arrestation pour avoir, selon la police des moeurs à Téhéran, enfreint le strict code vestimentaire de la République islamique.

Depuis, les Iraniennes ont été le fer de lance des manifestations, criant des slogans antigouvernementaux, enlevant et brûlant leur foulard, et tenant tête aux forces de sécurité dans les rues.

« Les mollahs doivent déguerpir ! », scandaient samedi des femmes sans hijab au Collège technique et professionnel Shariati de Téhéran, dans une vidéo largement partagée en ligne, alors que des Iraniens étaient une nouvelle fois descendus dans la rue.

À l’ouest de Téhéran, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de sécurité dans la ville de Hamedan, selon des images vérifiées par l’AFP.

Malgré les fortes perturbations de l’Internet, des rassemblements ont également eu lieu à Ardabil (nord-ouest), selon des vidéos partagées sur Twitter.

Des commerçants se sont mis en grève à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini dans la province du Kurdistan (nord-ouest), et à Mahabad (nord), selon 1500tasvir.

« Des écolières dans le village de Ney à Marivan (ouest) ont provoqué des feux dans la rue et crié des chants antigouvernementaux », a indiqué Hengaw, un groupe de défense des droits des Kurdes d’Iran basé en Norvège.

Des jeunes ont également manifesté dans les universités de Téhéran, d’Ispahan (sud) et de Kermanshah (nord-ouest), selon des images partagées en ligne.

« Situation sensible »

Les manifestants répondaient à un appel de militants à des protestations massives sous le slogan « Le début de la fin ! » du pouvoir.

Ces militants ont encouragé les Iraniens à manifester dans des endroits où les forces de sécurité ne sont pas présentes et à scander « Mort au dictateur », en référence au guide suprême Ali Khamenei.

Lors d’un rassemblement samedi de « retraités » des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, un commandant des Gardiens a déclaré que trois membres de sa milice paramilitaire Bassidj avaient été tués et 850 blessés à Téhéran depuis le début de la « sédition », a rapporté l’agence Irna.

La contestation, entrée dans sa cinquième semaine, a suscité des rassemblements de solidarité à l’étranger et la répression, qui a fait plus de 100 morts selon des ONG, a été condamnée par la communauté internationale.

Au moins 108 personnes ont été tuées dans la répression, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo. Amnesty International a affirmé qu’au moins 23 enfants de 11 à 17 ans avaient été « tués par les forces de sécurité ». Et des centaines de personnes ont été arrêtées.

« Courageuses femmes »

Vendredi, le président américain Joe Biden, dont le pays est ennemi juré de l’Iran, a affirmé se tenir « aux côtés des courageuses femmes d’Iran », appelant le pouvoir à « mettre fin à la violence contre ses citoyens ».

Les dirigeants iraniens accusent les États-Unis de déstabiliser leur pays en fomentant des « émeutes ».

Alors que l’Union européenne s’apprête à imposer lundi des sanctions à l’Iran, le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a appelé l’UE à adopter une « approche réaliste ».

Il a également fustigé vendredi une politique de deux poids, deux mesures: « Qui aurait cru que la mort d’une seule fille serait aussi importante pour les Occidentaux ? Qu’ont-ils fait concernant les centaines de milliers de martyrs et de morts en Irak, en Afghanistan, en Syrie et au Liban ? ».

Les manifestations en Iran sont les plus importantes depuis celles de 2019 contre la hausse du prix de l’essence dans ce pays riche en pétrole.

Par Le Point avec AFP

Congo-Mbinda : Trompée par son mari, elle brûle sa maison et sa boutique en guise de représailles

octobre 14, 2022
 Mbinda : Trompée par son mari, elle brûle sa maison et sa boutique en guise de représailles

Ennui, besoin de séduire, de se rassurer…, nous avons mille raisons d’avoir envie d’amours buissonnières. Et de passer à l’acte. C’est une infidélité qui aura couté très cher à Mbinda dans le département du Niari (sud). L’histoire a été racontée sur les réseaux sociaux.

Profitant de l’absence de sa femme, HPM tente une « tricherie ». Seulement, une chose est de tromper sa femme et une autre est de savoir choisir le moment et le lieu pour le faire.

Le jeune commerçant de l’ex cité Comilog ne trouva pas mieux de recevoir sa petite amie qu’à domicile. Manque de pot pour lui, il a été attrapé en flagrant délit d’adultère par sa femme.

Désormais convaincue de l’infidélité de son mari, elle a été prise d’un coup de colère, qui s’est vite mué en coup de folie. Après avoir rassemblé ses affaires, elle a ainsi entrepris d’incendier la maison conjugale et la boutique pour faire payer cette aventure à son époux.

Quand un couple se retrouve confronté à l’infidélité, une véritable tornade émotionnelle se déclenche. C’est un tremblement de terre, un séisme qui chamboule tout.

Pour le conjoint trompé, c’est souvent un mélange de plusieurs sentiments : on se sent humilié, spolié, sali, trahi, touché dans son amour-propre… Et pas mal de questions qui se posent :

«Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter d’être trompé ?» « Vais-je être capable de pardonner cette infidélité ?» « Comment réagir face à cette trahison de mon (ma) partenaire ? » « Comment lui faire de nouveau confiance après cette infidélité ? »

Pour le conjoint in fidèle, cela peut aussi se traduire par un sentiment de culpabilité, de honte, d’incrédulité aussi. Comment HPM va reconstruire et redémarrer son couple après cette infidélité ?

Il n’est pas rare qu’en entreprenant quelque chose de trop risqué, un proche vous mette doucement en garde… « Tu risques de te brûler les ailes… » Mais en y regardant de plus près, c’est la malheureuse fin d’Icare qui permet au jeune commerçant aujourd’hui de tirer cette leçon.

Avec Le Congolais

Congo-Incendie de l’avion d’ECAir : les premiers résultats de l’enquête attendus avant le week-end

septembre 7, 2022

Des enquêteurs congolais et sud-africains sont mobilisés pour tenter d’élucider les causes de l’incendie survenu le 5 septembre à l’aéroport de Johannesburg (Afrique du Sud). Le rapport d’enquête devra déterminer le niveau du dégât sur l’aéronef de la compagnie aérienne congolaise et certainement situer les responsabilités.     

L’aéronef d’ECAir en flamme à l’aéroport O.R Tambo(Afrique du Sud)/DR

Selon un communiqué de la compagnie aérienne congolaise, Equatorial Congo Airlines (ECAir), l’appareil endommagé par les flammes est de type B737-300, immatriculé TN-AJX, stationné à l’aéroport O.R Tambo de Johannesburg. En effet, deux aéronefs de la même compagnie sont stationnés en Afrique du Sud depuis plusieurs années officiellement pour des travaux de maintenance.

L’incendie a contraint les autorités sud-africaines à fermer une des pistes de l’aéroport O.R Tambo. Au même moment, une équipe d’incendie et de sauvetage a réussi à maîtriser les flammes. Deux avions non opérationnels, dont celui d’ECAir, ont été touchés, comme l’on peut le voir dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

« L’incendie s’est déclaré à l’aéroport international O.R Tambo de Johannesburg en Afrique du Sud le lundi 5 septembre 2022. Un aéronef appartenant à ECAir, (…), a été touché par les flammes et a subi des dommages matériels. Un rapport d’expert sera commandité dans les tout prochains jours pour déterminer l’étendue des dommages », précise le même communiqué.

Les avions d’ECAir sont cloués au sol depuis le 10 octobre 2016, soit cinq ans après le lancement de la compagnie aérienne. Les quatre aéronefs d’ECAir sont stationnés, dont un à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, un en Ethiopie et deux autres en Afrique du Sud. De multiples tentatives et annonces du gouvernement n’ont pas permis de faire redécoller les avions d’ECAir. L’Etat congolais a préconisé de coopérer avec de nouveaux partenaires, tel que l’investisseur sud-africain Allegiance capital, afin de pouvoir relancer la compagnie aérienne.  

Lancée en août 2012, avec l’inauguration de son premier vol entre Paris et Brazzaville, la compagnie ECAir faisait la fierté nationale du pays en matière de transport aérien. En février 2014, la compagnie inaugurait une liaison entre Brazzaville et Dubaï. Mais, en raison de ses nombreuses dettes, elle a été contrainte en octobre 2016 de cesser ses activités par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar.  

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Égypte: Un incendie dans une église du Caire fait au moins 41 morts

août 14, 2022
Deux militaires égyptiens surveillent l'entrée d'une église après un incendie.

Des membres des forces de sécurité près de l’église où a éclaté un incendie qui a fait au moins 41 morts. Photo : Reuters/Mohamed Abd El Ghany

Un incendie déclaré dimanche au beau milieu d’une messe dans une église d’un quartier populaire du Caire a fait 41 morts, endeuillant la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient avec 10 à 15 des 103 millions d’Égyptiens.

Le climatiseur d’une salle de classe au deuxième étage du bâtiment où se trouve l’église est tombé en panne et a dégagé une grande quantité de fumée, qui a été la cause principale des blessures et des décès, explique le ministère de l’Intérieur.

Un mur de l'église Abou Sifine qui a pris feu dimanche.

Un mur de l’église Abou Sifine où un incendie meurtrier s’est déclaré dimanche, tuant au moins 41 personnes. Photo : Reuters/Mohamed Abd El Ghany

L’église Abou Sifine – nommée d’après le saint Mercure de Césarée, révéré par les coptes – est en effet coincée dans une ruelle étroite du quartier populaire d’Imbaba.

L’un des camions de pompiers qui s’y activaient dimanche encombrait d’ailleurs quasiment toute la largeur de la rue de ce secteur densément peuplé de la rive gauche du Nil.

L’église est au rez-de-chaussée d’un immeuble, séparé d’à peine quelques mètres par un vis-à-vis, surmonté d’une croix et abritant également un centre de services sociaux, a constaté un photographe de l’AFP sur place.

Pour Reda Ahmed, habitant du quartier et voisin de l’église, les voisins se sont organisés pour aller chercher les enfants.

Mais, a-t-il encore raconté à l’AFP, ceux qui revenaient ne pouvaient plus y retourner, car l’incendie était trop important. Le feu a été plus tard maîtrisé, selon les autorités.

Un peu plus loin, le père Farid Fahmy, religieux officiant à l’église voisine de Mar Yemina, affirme que le feu est parti en raison d’un générateur qui s’est mis en route après une coupure d’électricité et a subi une surcharge.

Le parquet a annoncé avoir ouvert une enquête et envoyé sur place une équipe, tandis que le ministère de la Santé a indiqué avoir dépêché plusieurs dizaines d’ambulances.

Très rapidement, le président Abdel Fattah al-Sissi a annoncé avoir mobilisé l’ensemble des services de l’État pour que toutes les mesures soient prises.

M. Sissi a également annoncé avoir présenté ses condoléances par téléphone au pape copte Tawadros II, à la tête de la communauté chrétienne d’Égypte depuis 2012.

Depuis lors, l’église copte orthodoxe s’est affichée davantage sur la scène politique, sous la direction de Tawadros II, partisan proclamé de M. Sissi, premier président d’Égypte à assister chaque année à la messe de Noël copte alors que ses prédécesseurs dépêchaient des représentants.

Des membres des services de sécurité dans une ruelle en Égypte après un incendie.

Des membres des services de sécurité près de l’église où s’est déclaré l’incendie. Photo : Reuters/Mohamed Abd El Ghany

Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions d’Égyptiens vivent dans des quartiers informels, les incendies accidentels ne sont pas rares. Plus généralement, les différentes provinces d’Égypte, dotée d’infrastructures vétustes et mal entretenues, connaissent régulièrement des incendies meurtriers.

Lundi déjà, une église avait pris feu à Heliopolis, quartier cossu de l’est du Caire, sans faire de mort ou de blessé.

En mars 2021, au moins 20 personnes avaient péri dans l’incendie d’une usine textile dans la banlieue est du Caire. En 2020, deux incendies dans des hôpitaux avaient coûté la vie à 14 patients atteints de la COVID-19.

Bien que nombreux, les coptes s’estiment tenus à l’écart de nombreux postes dans la fonction publique et déplorent une législation très contraignante pour la construction des églises et beaucoup plus libérale pour les mosquées.

Le sujet est sensible et le militant copte des droits de la personne Patrick Zaki a récemment passé 22 mois en détention pour diffusion de fausses informations à cause d’un article dénonçant des violations des droits des chrétiens en Égypte.

Les coptes ont subi les représailles d’islamistes, notamment après le renversement par M. Sissi en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, avec des églises, des écoles et des maisons incendiées.

M. Sissi a récemment nommé pour la première fois de l’histoire un juge copte à la tête de la Cour constitutionnelle.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

États-Unis: Un violent incendie continue de s’étendre en Californie, des milliers d’évacués

juillet 24, 2022
Un violent incendie continue de s'etendre en Californie, des milliers d'evacues
Un violent incendie continue de s’étendre en Californie, des milliers d’évacués© AFP/DAVID MCNEW

Un violent incendie qui ravage depuis vendredi la forêt californienne continuait de s’étendre dimanche, causant l’évacuation de milliers de personnes, dans un contexte de forts pics de chaleur affectant des dizaines de millions d’Américains dans tout le pays.

Le feu, baptisé « Oak Fire », s’étend dans le comté de Mariposa, près du parc national de Yosemite et de ses célèbres séquoias géants.

Il « s’est considérablement développé dans la partie nord, se déplaçant plus loin dans la forêt nationale de la Sierra », selon un bulletin dimanche du département californien des forêts et de la protection contre le feu.

Favorisé par une « extrême sécheresse », les vents et les hausses de température, l’incendie, combattu par quelque 2.000 pompiers, a brûlé au moins 5.500 hectares de forêt, détruit 10 propriétés, endommagé cinq autres et en menace plus de 2.500, a indiqué à l’AFP une porte-parole de ce département.

« Effrayant »

Plus de 6.000 personnes, vivant pour la plupart dans de petites localités en altitude, ont dû évacuer samedi, selon un autre porte-parole des pompiers de Californie, cité par le journal Los Angeles Times.

« C’était effrayant quand nous sommes partis, parce que nous recevions des cendres sur nous, et nous avions une telle vision de ce nuage (de fumée). On aurait dit qu’il était au-dessus de notre maison et qu’il venait vers nous très rapidement », a témoigné sur la chaîne locale KCRA 3 une femme qui a dû quitter sa maison, Lynda Reynolds-Brown.

« On commençait à rassembler nos affaires. Je suis remonté sur la colline pour regarder et j’ai pensé +Oh mon Dieu+, il (le feu) arrivait vite », a ajouté son époux, Aubrey Brown, près d’une école de Mariposa transformée en centre d’accueil d’urgence.

Le parc de Yosemite, l’un des plus célèbres du monde, avait connu un incendie mi-juillet, dont les flammes avaient menacé ses séquoias géants.

L’Ouest américain a déjà connu ces dernières années des feux de forêt d’une ampleur et d’une intensité exceptionnelles, avec un très net allongement de la saison des incendies, phénomène que les scientifiques attribuent au changement climatique.

100° Fahrenheit

« Oak Fire » est l’une des manifestations les plus dramatiques de la vague de chaleur qui touche les Etats-Unis ce week-end, dans le nord-ouest, le centre et le nord-est. Une carte du service météo national (NWS) montre une très large partie du pays, dont la Californie, tout le sud, puis une grande partie de la côte est, touchée par des températures entre 37 et 43 degrés.

« Ce sera extrêmement oppressant, en particulier dans les grandes zones métropolitaines de Washington à New York et Boston », a écrit sur Twitter le NWS, qui ajoute que dans le sud les températures supérieures à la barre symbolique des 100° Fahrenheit (plus de 37° C) vont continuer jusqu’à au moins jeudi.

« Les scientifiques ont prédit ces événements extraordinaires et catastrophiques depuis des décennies maintenant », a réaffirmé dimanche sur la chaîne ABC News l’ancien vice-président américain Al Gore, qui avait reçu un prix Nobel de la paix en 2007 pour son engagement pour le climat.

« Aujourd’hui, ils disent que si nous n’arrêtons pas d’utiliser notre atmosphère comme une poubelle, et si nous n’arrêtons pas ces émissions (de gaz à effet de serre) qui piègent la chaleur, les choses vont empirer. Plus de gens seront tués et la survie de notre civilisation est en jeu », a-t-il ajouté.

Avec Le Point

Les flammes et la désolation s’emparent à nouveau du Portugal

juillet 13, 2022
Les flammes et la desolation s'emparent a nouveau du Portugal
Les flammes et la désolation s’emparent à nouveau du Portugal© AFP/PEDRO ROCHA

« On aurait dit la fin du monde », souffle Adelino Rodrigues, en évoquant les flammes qui se sont emparées de son village du centre du Portugal, pays où les incendies meurtriers de 2017 sont dans toutes les mémoires.

Dans sa commune de Leiria, « tout a brûlé hier sauf les maisons, car les gens sont très courageux et les ont défendues eux-mêmes. Les pompiers sont arrivés bien plus tard », dit à l’AFP cet agriculteur de 77 ans.

Casquette sur le front et chemise à carreaux, il s’inquiète désormais pour ses cinq hectares de vigne plantée à flanc de colline.

« C’est très triste… une vie entière à travailler pour ça. C’est désolant, je ne trouve pas les mots », confie-t-il, en observant une colonne de fumée épaisse qui se dégage d’un massif d’eucalyptus.

L’incendie qui fait rage depuis la fin de la semaine dernière dans cette partie du district de Santarém a repris mardi, favorisé par les températures exceptionnellement élevées, après avoir été provisoirement circonscrit lundi.

La région de Santarém devait enregistrer mercredi des températures de 46 degrés, les plus élevées du pays.

Dans le ciel enfumé, deux avions bombardiers d’eau et un hélicoptère poursuivent leur va et vient pour déverser de l’eau sur les points les plus chauds.

Au sol, des pompiers analysent la situation, talkies-walkies vissés sur l’oreille. Quelques mots échangés discrètement suggèrent que les véhicules à leur disposition manquent d’eau pour s’attaquer au brasier.

Risques de feu multipliés par six

Les images de pompiers et de villageois luttant contre les incendies sont devenues récurrentes au Portugal, un pays traumatisé par les feux de 2017, qui ont fait plus d’une centaine de morts.

Le pays compte un massif forestier étendu, représentant 36 % de son territoire selon la Banque Mondiale, et planté pour un quart d’eucalyptus, un essence rentable pour la puissante industrie papetière du pays mais régulièrement pointée du doigt car elle est très inflammable.

« Nous vivons dans une région du monde où le changement climatique va systématiquement aggraver les conditions au cours des prochaines années », a insisté mardi le Premier ministre Antonio Costa.

« Les études indiquent que même si le monde arrivait à respecter les objectifs de l’accord de Paris », prévoyant une limitation du réchauffement planétaire à moins de 2°C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5°C, « le risque de feux de forêt au Portugal serait quand même multiplié par six », a-t-il souligné.

Afin de renforcer la mobilisation des services de secours, qui peuvent compter au total sur un effectif de 13.000 personnes, le gouvernement portugais a décrété entre lundi et vendredi l' »état de contingence » qui accroît leurs pouvoirs.

Un autre incendie actif dans la région d’Aveiro, dans le nord du Portugal, a fait un mort, a-t-on appris mercredi auprès des services de secours.

« Les pompiers ont trouvé une victime carbonisée au milieu de la zone qui a brûlé » dans la nuit de mardi à mercredi dans la commune de Murtosa, a indiqué à l’AFP le commandant José Miranda, de l’Autorité nationale de protection civile, sans donner plus de détails.

D’après le journal Correio da Manha, il s’agirait d’une femme d’une cinquantaine d’années. L’incendie s’était déclaré dans un champ de maïs avant d’être rapidement maîtrisé.

Dans le centre, les incendies ravageant le district de Santarém, notamment dans les communes d’Ourém ou de Leiria, mobilisaient au total quelque 1.200 pompiers. Ces feux ont entraîné mardi soir l’évacuation de quelque 600 personnes à Ourém.

Interrompue jusqu’à l’aube à cause des flammes, la circulation a pu reprendre sur plusieurs axes routiers, dont l’autoroute A1 qui relie Lisbonne au nord du Portugal.

Depuis jeudi, les services de secours ont recensé une trentaine de blessés légers et au moins une douzaine de maisons endommagées par les flammes, selon un bilan provisoire fourni par la protection civile.

Deux autres brasiers se sont déclarés mercredi dans le sud du pays, notamment dans la très touristique région de l’Algarve

Par Le Point avec AFP

Canada: Neuf logements détruits par un incendie à Trois-Rivières

juillet 3, 2022

Un incendie jette à la rue neuf ménages à Trois-Rivières Photo: Radio-Canada/Julie Grenon

Un incendie majeur a complètement détruit deux immeubles à logements à Trois-Rivières la nuit dernière.

Le brasier s’est déclaré vers 1 heures 30 du matin dans un des deux bâtiments de neuf logements au total au coin des rue Sainte-Julie et Monseigneur Cooke.

Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, ils ont constaté que les flammes se propageaient rapidement à l’immeuble voisin et affectaient même la structure.

À l’arrivée des pompiers, on a procédé à une attaque agressive, mais malheureusement l’incendie a pris beaucoup d’ampleur, très rapidement. On est monté en cinquième alarme pour pouvoir avoir une bonne force de frappe. On a eu l’aide de nos voisins de Bécancour et de Saint-Étienne, explique Mathieu Ouellette, chef aux opérations à la Direction de la sécurité incendie et sécurité civile à la Ville de Trois-Rivières.

Heureusement, aucune personne n’a été blessée. Les résidents des neuf logements ont été évacués et pris en charge par la Croix-Rouge.

Un pompier a été transporté en ambulance pour traiter un coup de chaleur.

La cause de l’incendie reste encore a déterminer et une enquête est en cours. Selon des témoins, des explosions sont survenues.

Au début j’ai entendu des booms. Je pensais que c’était des feux d’artifice, mais on sortant j’ai vu que le feu était pris sur les balcons de l’immeuble voisin. On a tout de suite appelé les pompiers et on a fait le tour pour évacuer tout le monde, relate un voisin qui habite l’immeuble de l’autre côté de la rue.

Avec Radio-Canada par Raphaëlle Drouin

Sénégal : 11 bébés meurent dans l’incendie d’un hôpital de l’Ouest

mai 26, 2022

L’incendie aurait été provoqué par « un court-circuit », ont précisé les autorités. Une enquête a été ouverte afin de faire un état des lieux des hôpitaux.

Une enquete a ete ouverte pour faire la lumiere sur le drame. (illustration)
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le drame. (illustration)© SEYLLOU / AFP

Drame au Sénégal. « Où est Mohamed ? » demande une mère effondrée devant l’hôpital de Tivaouane. La mort de 11 bébés dans l’incendie apparemment accidentel qui a ravagé l’unité néonatale a semé la détresse parmi les proches et la consternation au Sénégal, jeudi 26 mai. L’incendie, qui aurait été provoqué par un court-circuit, selon les premières informations, est le dernier en date à mettre cruellement en lumière les graves carences du système de santé de ce pays pauvre. Il a suscité des promesses de modernisation et d’investigations de la part des autorités, et des appels à la démission dans l’opinion et l’opposition.

Devant l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh, une mère tenant à peine debout interpelle un homme, afin qu’il lui dise où est son fils Mohamed, hospitalisé là il y a 10 jours parce qu’il avait « mal au corps », selon son père. « Dieu a pris la meilleure décision », lui répond l’individu, aussitôt repris par le père, Alioune Diouf, un chauffeur de 54 ans. « Tu ne devais pas le lui dire de cette manière », réprimande Alioune Diouf, tandis que sa femme s’écroule.

Mohamed avait été baptisé lundi. Il était le deuxième enfant du couple. Sa mère faisait les allées et venues entre la maison et l’hôpital pour l’allaiter. Son père était venu mercredi apporter ses médicaments. « Les lits me semblaient corrects », se rappelle-t-il. Il a appris l’incendie par les médias. Ce qui s’est produit exactement à l’intérieur de l’enceinte peinte en vert, inaccessible aux journalistes jeudi matin, le niveau de surveillance de cet établissement à la taille et aux moyens relativement modestes restent obscurs.

« Douleur et consternation » du président Macky Sall

Les nouveau-nés étaient réunis dans l’unité néonatale, peut-être dans une même salle, onze ou plus, selon les sources. Des témoignages cités par la presse rapportent des flammes se propageant rapidement aux alentours de 21 heures (heure locale et GMT) à l’étage d’un bâtiment et même des explosions de bonbonnes dissuadant d’intervenir.

L’incendie a été causé par « un court-circuit et le feu s’est propagé très vite », a dit le maire, Demba Diop. Des témoins ainsi que le maire ont indiqué qu’un certain nombre de bébés avaient été sauvés des flammes. Mais onze n’ont pas survécu, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et le président Macky Sall lui-même, qui a tweeté sa « douleur et (sa) consternation » ainsi que sa « profonde compassion » pour les proches.

Cheikh Coundoul s’est déplacé quand il a appris qu’un incendie s’était déclaré à l’hôpital où sa nièce avait laissé son bébé. « On n’a trouvé personne à qui parler. C’est quand beaucoup de parents ont commencé à se plaindre que la directrice nous a annoncé que notre bébé avait été consumé par le feu », raconte-t-il. Jeudi matin, il n’avait pas pu récupérer la dépouille. On lui a « dit que c’est impossible parce qu’une enquête est ouverte et qu’il appartient au procureur de prendre des décisions ». Les personnalités se sont succédé sur place dans la nuit. La cité d’environ 40 000 habitants est le fief des Tidianes, l’une des importantes confréries musulmanes qui jouent un rôle social essentiel au Sénégal, et son chef a lui aussi envoyé son représentant sur place.

Des incidents en série depuis 2021

Le président, en déplacement à l’étranger, a dépêché son ministre de l’Intérieur, Antoine Diome. « Le président nous a donné pour instruction d’ouvrir une enquête. Il nous a demandé de faire un état des lieux des besoins en équipement pour les services s’occupant des nouveau-nés, ici, à Tivaouane, et dans tous les hôpitaux du pays », a-t-il dit. Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, déplorait déjà il y a plusieurs mois l’état de l’hôpital et réclamait le relèvement du plateau médical.

La colère grondait dans une petite foule de femmes anonymes devant l’hôpital. « C’est de la négligence. Laisser les enfants sans personne pour les surveiller et on dit que c’est Dieu qui l’a voulu. Une mère prend la précaution de confier son enfant à quelqu’un, même quand elle va aux toilettes », vitupérait l’une d’elles, tandis qu’un homme d’une cinquante d’années invoquait « la volonté divine ».

Ces griefs sont souvent entendus, ces derniers mois, après une série d’événements tragiques. Quatre nouveau-nés avaient succombé en 2021 dans l’incendie d’une maternité à Linguère (Nord). Le 1er avril, Astou Sokhna, une femme d’une trentaine d’années enceinte de neuf mois, est morte à l’hôpital public de Louga (Nord) après avoir – selon ses proches – vainement attendu dans de très grandes souffrances et pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait.

Le patron de l’OMS dit avoir « le cœur plus que brisé »

« J’espère que cette fois les sanctions frapperont le sommet d’un système globalement défaillant » sans attendre que soient passées les législatives de juillet, a tweeté l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye.

« Encore des bébés brûlés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall », a tweeté le député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo. « Tout le Sénégal est atterré », s’est ému la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi. Ce dernier a dit attendre que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé. Par ailleurs, il a annoncé suspendre toute activité politique dans le pays pendant 72 heures. Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tweeté avoir « le cœur plus que brisé ».

Par Le Point avec AFP