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Sénégal : 11 bébés meurent dans l’incendie d’un hôpital de l’Ouest

mai 26, 2022

L’incendie aurait été provoqué par « un court-circuit », ont précisé les autorités. Une enquête a été ouverte afin de faire un état des lieux des hôpitaux.

Une enquete a ete ouverte pour faire la lumiere sur le drame. (illustration)
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le drame. (illustration)© SEYLLOU / AFP

Drame au Sénégal. « Où est Mohamed ? » demande une mère effondrée devant l’hôpital de Tivaouane. La mort de 11 bébés dans l’incendie apparemment accidentel qui a ravagé l’unité néonatale a semé la détresse parmi les proches et la consternation au Sénégal, jeudi 26 mai. L’incendie, qui aurait été provoqué par un court-circuit, selon les premières informations, est le dernier en date à mettre cruellement en lumière les graves carences du système de santé de ce pays pauvre. Il a suscité des promesses de modernisation et d’investigations de la part des autorités, et des appels à la démission dans l’opinion et l’opposition.

Devant l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh, une mère tenant à peine debout interpelle un homme, afin qu’il lui dise où est son fils Mohamed, hospitalisé là il y a 10 jours parce qu’il avait « mal au corps », selon son père. « Dieu a pris la meilleure décision », lui répond l’individu, aussitôt repris par le père, Alioune Diouf, un chauffeur de 54 ans. « Tu ne devais pas le lui dire de cette manière », réprimande Alioune Diouf, tandis que sa femme s’écroule.

Mohamed avait été baptisé lundi. Il était le deuxième enfant du couple. Sa mère faisait les allées et venues entre la maison et l’hôpital pour l’allaiter. Son père était venu mercredi apporter ses médicaments. « Les lits me semblaient corrects », se rappelle-t-il. Il a appris l’incendie par les médias. Ce qui s’est produit exactement à l’intérieur de l’enceinte peinte en vert, inaccessible aux journalistes jeudi matin, le niveau de surveillance de cet établissement à la taille et aux moyens relativement modestes restent obscurs.

« Douleur et consternation » du président Macky Sall

Les nouveau-nés étaient réunis dans l’unité néonatale, peut-être dans une même salle, onze ou plus, selon les sources. Des témoignages cités par la presse rapportent des flammes se propageant rapidement aux alentours de 21 heures (heure locale et GMT) à l’étage d’un bâtiment et même des explosions de bonbonnes dissuadant d’intervenir.

L’incendie a été causé par « un court-circuit et le feu s’est propagé très vite », a dit le maire, Demba Diop. Des témoins ainsi que le maire ont indiqué qu’un certain nombre de bébés avaient été sauvés des flammes. Mais onze n’ont pas survécu, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et le président Macky Sall lui-même, qui a tweeté sa « douleur et (sa) consternation » ainsi que sa « profonde compassion » pour les proches.

Cheikh Coundoul s’est déplacé quand il a appris qu’un incendie s’était déclaré à l’hôpital où sa nièce avait laissé son bébé. « On n’a trouvé personne à qui parler. C’est quand beaucoup de parents ont commencé à se plaindre que la directrice nous a annoncé que notre bébé avait été consumé par le feu », raconte-t-il. Jeudi matin, il n’avait pas pu récupérer la dépouille. On lui a « dit que c’est impossible parce qu’une enquête est ouverte et qu’il appartient au procureur de prendre des décisions ». Les personnalités se sont succédé sur place dans la nuit. La cité d’environ 40 000 habitants est le fief des Tidianes, l’une des importantes confréries musulmanes qui jouent un rôle social essentiel au Sénégal, et son chef a lui aussi envoyé son représentant sur place.

Des incidents en série depuis 2021

Le président, en déplacement à l’étranger, a dépêché son ministre de l’Intérieur, Antoine Diome. « Le président nous a donné pour instruction d’ouvrir une enquête. Il nous a demandé de faire un état des lieux des besoins en équipement pour les services s’occupant des nouveau-nés, ici, à Tivaouane, et dans tous les hôpitaux du pays », a-t-il dit. Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, déplorait déjà il y a plusieurs mois l’état de l’hôpital et réclamait le relèvement du plateau médical.

La colère grondait dans une petite foule de femmes anonymes devant l’hôpital. « C’est de la négligence. Laisser les enfants sans personne pour les surveiller et on dit que c’est Dieu qui l’a voulu. Une mère prend la précaution de confier son enfant à quelqu’un, même quand elle va aux toilettes », vitupérait l’une d’elles, tandis qu’un homme d’une cinquante d’années invoquait « la volonté divine ».

Ces griefs sont souvent entendus, ces derniers mois, après une série d’événements tragiques. Quatre nouveau-nés avaient succombé en 2021 dans l’incendie d’une maternité à Linguère (Nord). Le 1er avril, Astou Sokhna, une femme d’une trentaine d’années enceinte de neuf mois, est morte à l’hôpital public de Louga (Nord) après avoir – selon ses proches – vainement attendu dans de très grandes souffrances et pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait.

Le patron de l’OMS dit avoir « le cœur plus que brisé »

« J’espère que cette fois les sanctions frapperont le sommet d’un système globalement défaillant » sans attendre que soient passées les législatives de juillet, a tweeté l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye.

« Encore des bébés brûlés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall », a tweeté le député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo. « Tout le Sénégal est atterré », s’est ému la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi. Ce dernier a dit attendre que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé. Par ailleurs, il a annoncé suspendre toute activité politique dans le pays pendant 72 heures. Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tweeté avoir « le cœur plus que brisé ».

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Un édifice centenaire détruit par le feu à Saint-Hyacinthe

avril 29, 2022
Un immeuble en feu est arrosé par les pompiers.

Les pompiers à l’œuvre pour tenter de venir à bout du feu « soudain et violent ». Photo : Radio-Canada/Alain Béland

L’Hôtel Ottawa, un édifice centenaire au centre-ville de Saint-Hyacinthe, a été complètement détruit par le feu.

Les occupants du bâtiment qui abritait 30 logements résidentiels et trois locaux commerciaux sont à la rue.

Le feu, qui s’est déclaré vers 23 h, a eu raison du bâtiment. La démolition de l’édifice, instable, a commencé vendredi matin.Démolition d'un édifice détruit par le feu.

La démolition de l’édifice a commencé vendredi matin, juste après que les pompiers eurent maîtrisé le feu. Photo : Radio-Canada/Élyse Allard

La cause exacte de l’incendie n’a pas encore été déterminée pour le moment, selon Brigitte Massé, directrice des communications et de la participation citoyenne de la Ville de Saint-Hyacinthe.

Les pompiers ont été appelés sur les lieux pour un incendie de débris à l’extérieur, explique-t-elle.

« Mais à leur arrivée sur les lieux, ils ont constaté qu’il y avait également un feu au sous-sol du bâtiment qui s’embrasait rapidement pour gagner les étages supérieurs. C’était vraiment un feu soudain et violent. »— Une citation de  Brigitte Massé, directrice des communications de la Ville de Saint-HyacintheL'Hôtel Ottawa, avant l'incendie.

Hôtel Ottawa, construit en 1903, abritait 30 logements et trois locaux commerciaux. Photo:  François Larrivière – Le Courrier de Saint-Hyacinthe

Beaucoup de gens défavorisés habitaient aux étages. Les loyers à prix modique à Saint-Hyacinthe sont très rares, a confié un résident, visiblement affecté par la perte de cet édifice patrimonial.

En décembre 2019, en rapportant la vente de l’Hôtel Ottawa pour un montant de 1,25 million de dollars, Le Courrier de Saint-Hyacinthe rappelait que l’édifice a été construit en 1903 à la suite d’un incendie qui avait ravagé le centre-ville. Le feu avait détruit pas moins de 29 carrés de maisons.

Par Radio-Canada avec les informations d’Élyse Allard

Canada-Québec: Trois blessés lors d’une explosion au Centre de valorisation des aliments de Sherbrooke

mars 23, 2022

Une quarantaine de pompiers de six casernes interviennent sur le boulevard Bourque. Photo : Radio-Canada/André Vuillemin

Une explosion causée vraisemblablement par du propane ou du gaz naturel est survenue au Centre de valorisation des aliments (CVA) à Sherbrooke. L’embrasement est majeur et une épaisse colonne de fumée est visible à plusieurs kilomètres à la ronde à Sherbrooke.

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L’embrasement est généralisé au CVA. Photo : Radio-Canada/André Vuillemin

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Les ambulanciers paramédicaux sont aussi déployés sur les lieux. Selon le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) trois personnes ont été blessées.

Ce sont des brûlures, mais nous ne connaissons pas encore l’ampleur des blessures, souligne Stéphane Simoneau, le directeur du Service de protection contre les incendies de SherbrookeSPCIS.

La déflagration a été entendue vers 8 h 30 au 6943 du boulevard Bourque.

C’est du propane et du gaz naturel qui pourraient être à l’origine. Mais il n’y avait pas de quantité anormale. C’est ce que l’enquête va nous révéler. Nous avons bon espoir de connaître l’origine, nous voulons enlever les pièces du bâtiment qui pourraient provoquer un effondrement pour avoir accès à l’information à l’intérieur, explique M. Simoneau.

Transports Québec a fermé le boulevard Bourque à la hauteur de l’avenue du Parc en raison de cet incendie, et un détour a été mis en place. La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, croit que la fermeture devrait se prolonger jusqu’à l’heure de pointe.

Un gros « boom » suivi d’une épaisse fumée

Dominic Diorio travaille tout près du lieu de la déflagration.

On pensait que c’était un accident dans notre cour intérieure. Ça fait un gros « boom ». Nos bureaux ont tremblé. Nous avons malheureusement vu que le Centre de valorisation des alimentsCVA flambait, explique M. Diorio.

C’est assez important. Nous avons des débris sur une superficie de 300 mètres. C’est une structure assez robuste et récente. Nous ne connaissons pas l’origine de l’explosion. La déflagration a fait en sorte que les gicleurs ne sont pas fonctionnels, ajoute Stéphane Simoneau.

Des pelles mécaniques ont été nécessaires pour détruire le bâtiment devenu instable en raison de la déflagration et de l’incendie.

Il y a des parties de bâtiment qui risquent de s’effondrer.  Nous voulons démanteler tranquillement pour avoir accès au point d’origine. Le défi est de maintenir notre avance sur l’incendie et défaire le bâtiment petit à petit pour trouver la cause de cet incendie. Nous voulons aussi nous assurer qu’il n’y ait pas d’autres victimes. Mais selon nos informations, il n’y en aurait pas, explique le directeur Simoneau.

La conseillère municipale Nancy Robichaud habite environ à 500 mètres du Centre de valorisation des alimentsCVA et a ressenti la déflagration. Elle croyait que le tremblement faisait suite à du dynamitage. Quelques minutes après, j’ai vu un écran de fumée. Assurément que les gens l’ont senti de loin.

La déflagration a d’ailleurs ravivé de durs souvenirs à la mairesse Évelyne Beaudin, qui habite aussi dans le secteur. De sa fenêtre, elle voyait la fumée s’échapper du Centre de valorisation des alimentsCVA.

« Comme beaucoup de gens à Sherbrooke, ç’a été de revivre avec Neptune et de voir une colonne de fumée. Ça vient nous chercher comme citoyen de Sherbrooke. »— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke.

Une nouvelle difficile à avaler pour le co-propriétaire

Le co-propriétaire du Centre de valorisation des alimentsCVA, Ashley Wallis, peine à croire ce qui se déroule.

Pour l’instant je suis sans mot. Je suis sous le choc, admet le co-propriétaire.

Il rappelle que de nombreuses entreprises utilisaient les installations du CVA. Au quotidien, 14 entreprises utilisent les installations plus celles qui utilisent les cuisines pour la transformation, explique-t-il.

L’incendie, ajoute-t-il, veut dire des pertes d’entreprises, des pertes d’emplois. Beaucoup de choses vont en découler. Il estime toutefois que l’important est de ne pas avoir de pertes humaines.La priorité était de voir que tout le monde était en vie [mais] c’est un matin difficile

« Tout le monde est sorti. C’est un petit miracle. »— Une citation de  Ashley Wallis, co-propriétaire du CVA.

Difficile de savoir ce qu’il restera du bâtiment. Les pompiers ont adopté un mode d’intervention défensif, la structure du bâtiment étant instable. Ces derniers devraient être en action toute la journée.

Il y avait beaucoup de combustible à l’intérieur, explique Stéphane Simoneau.

Une quatrième alarme a été déclenchée en matinée, ce qui indique qu’une quarantaine de pompiers de six casernes ont été appelés à intervenir.

Le SPICS a établi un réseau d’eau supplémentaire avec cinq citernes, dont certains des services incendies environnants, pour ajouter de la capacité du réseau d’aqueduc.

« L’opération va durer toute la journée. Le plus gros problème demeure l’acheminement en eau. Nous avons demandé de l’entraide pour les citernes. »— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, est allée sur place appuyer ses équipes sur le terrain.

Nous voyons toute l’importance de nos services d’urgence. Stéphane Simoneau et son équipe sont expérimentés et gardent le contrôle de la situation, a tenu à souligner Évelyne Beaudin.

La suite

Ce qui est important, c’est de passer la journée et nous allons voir par la suite les prochaines étapes, souligne pour sa part Ashley Wallis. Il y a un besoin. Il faudra démystifier tout ça. Il n’y avait rien d’inflammable, ce sont toutes des entreprises artisanales. Il y avait une unité au propane et le reste était électrique.

La mairesse de Sherbrooke explique qu’il est trop pour déterminer la forme que prendra l’aide de la Ville de Sherbrooke.

« La Ville de Sherbrooke sera au rendez-vous pour appuyer. »— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

Le CVA est un acteur important pour Sherbrooke. C’est un bâtiment de 2019. Il y avait 14 entreprises qui partagent des locaux pour faire croître leur entreprise. Je savais que des entrepreneurs étaient touchés. Notre premier réflexe est de savoir si tout le monde va bien. Je suis rassurée que personne ne soit resté à l’intérieur signale la mairesse de Sherbrooke.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travailCNESST a déployé des enquêteurs sur place étant donné que des travailleurs ont été blessés.

Avec Radio-Canada

Congo: Incendie sur la plateforme pétrolière Emeraude à Pointe-Noire

février 15, 2022

Avec TLR-TV

France/Paris : un spectaculaire incendie se déclare en plein cœur de la capitale

février 6, 2022

L’incendie, qui s’est déclaré dimanche dans le 7e arrondissement de la capitale, pourrait avoir touché la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne.

Le batiment, situe rue de Lille,se trouve a proximite immediate du musee d'Orsay. Les pompiers etaient sur place en fin d'apres-midi pour tenter de venir a bout des flammes.
Le bâtiment, situé rue de Lille,se trouve à proximité immédiate du musée d’Orsay. Les pompiers étaient sur place en fin d’après-midi pour tenter de venir à bout des flammes.© Luc Nobout / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

De hautes flammes et une épaisse fumée noire s’élevaient dans le ciel, dimanche 6 février, dans le très cossu 7e arrondissement de Paris. Des internautes ont relayé d’impressionnantes vidéos témoignant de la violence de l’incendie, qui se serait déclaré sur un échafaudage monté à proximité immédiate de l’hôtel Beauharnais, un somptueux hôtel particulier qui sert de résidence aux ambassadeurs d’Allemagne en France. Le bâtiment, situé rue de Lille, est proche du musée d’Orsay. Les pompiers étaient sur place en fin d’après-midi pour tenter de venir à bout des flammes.

Avec Le Point

Canada: Etienne Mabiala, originaire du Congo-Brazzaville, est l’une des victimes de l’explosion survenue à Ottawa

janvier 17, 2022

Etienne Mabiala, un résident d’Ottawa âgé de 59 ans, fait partie des personnes disparues et présumées mortes à la suite de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa. Photo: Gracieuseté : Darlene Mabiala

Etienne Mabiala, un Ottavien âgé de 59 ans, fait partie des victimes de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa, où se trouve l’usine d’un constructeur de camions-citernes.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a confirmé la mort d’un homme et la disparition de cinq autres personnes, présumées mortes, à la suite de l’explosion survenue jeudi dans un édifice de la compagnie Eastway Tank situé au 1995, chemin Merivale, entre la promenade Cleopatra et le chemin Slack.

Etienne Mabiala, qui était électricien pour Eastway Tank, est l’une des personnes disparues et présumées mortes, ont confirmé ses filles.

Celles-ci, Darlene et Celeste, ont souligné à quel point leur père était un travailleur chevronné et un homme apprécié de tous.

Il était vraiment une bonne personne , a dit Darlene, âgée de 30 ans, au cours d’une entrevue téléphonique avec CBC.

Son sourire était le meilleur. Il illuminait la pièce , a ajouté Celeste, 28 ans.

Etienne Mabiala était aussi un mari attentionné, qui appelait leur mère à chaque heure de lunch, ont indiqué les deux jeunes femmes.Une famille assise dans un escalier.

Celeste Mabiala, Darlena Mabiala avec leur mère, Nathalie, et leur père, Etienne Photo: Courtoisie: Darlene Mabiala

Quand elles étaient enfants, il n’hésitait pas à courir plusieurs magasins pour pouvoir mettre la main sur un jouet convoité qui était difficile à trouver, se sont remémoré Darlene et Celeste.

Il nous aimait vraiment toutes, a résumé Darlene.

Il était le meilleur et, honnêtement, la maison semble vide sans lui, a ajouté Celeste.

Etienne Mabiala était électricien et ingénieur de formation. Né en juin 1962 au Congo-Brazzaville, a déménagé au Canada il y a plusieurs décennies. Avant de devenir électricien, il a travaillé comme ingénieur aéronautique pour Air Afrique au Sénégal.

Ses filles l’appelaient un « génie » dont les aptitudes en ingénierie lui permettaient non seulement de travailler sans manuel, mais aussi de les aider à résoudre des problèmes complexes de mathématiques et de sciences à l’école.

N’a pas répondu au téléphone

Mabiala récupérait généralement ses filles après le travail, mais lorsqu’elles l’ont appelé jeudi, son téléphone est tombé sur la messagerie vocale.

« Je ne sais pas s’ils vont retrouver son corps », a déclaré Darlene. « C’est la chose qui m’inquiétait le plus. C’est juste de ne pas le trouver. »

Charlotte Rothgeb, l’une des anciennes collègues de Mabiala chez Eastway Tank, a également pensé à lui lorsqu’elle a entendu parler de l’explosion.

« Il était vraiment timide », a déclaré Rothgeb.

« Mais si vous l’avez attrapé au bon moment, et si vous aviez un grand sourire sur votre visage et que vous lui disiez ‘salut’, il avait, comme, le plus grand sourire sur son visage. »

Elle a dit que les travailleurs d’Eastway étaient un groupe très uni, presque comme une famille.

« Je ne peux pas m’empêcher d’y penser. C’est tellement triste », a déclaré Rothgeb. « C’est tellement horrible. Je me sens si mal pour eux tous, comme pour toutes leurs familles. »

Alors que la famille a pleuré Etienne au cours des deux derniers jours, Darlene a déclaré qu’il y avait des choses qu’elle aurait aimé pouvoir lui dire de son vivant.

« J’ai l’impression que parfois je tenais ça pour acquis », a-t-elle déclaré. « Je souhaitais juste que je dise au revoir ce matin

Une autre victime de l’explosion a été identifiée, vendredi. Il s’agit de Rick Bastien, un résident de Luskville, en Outaouais, qui était âgé de 57 ans.

Par Radio-Canada avec les informations de Joseph Tunney, CBC

États-Unis-Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse

janvier 10, 2022
Incendie d'un immeuble a New York: 17 morts selon un bilan revu a la baisse
Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le maire de New York Eric Adams a annoncé lundi un bilan provisoire revu à la baisse — 17 personnes tuées, dont huit enfants — après l’incendie accidentel et spectaculaire dimanche d’un immeuble du quartier populaire du Bronx, à New York.

De retour sur place lundi, le nouvel édile de la mégapole a indiqué que « neuf adultes et huit enfants » avaient perdu la vie en raison d’un feu et de fumées extrêmement épaisses provoqués par un incident avec un chauffage d’appoint dans un appartement duplex.

Le bilan précédent provisoire depuis dimanche après-midi s’établissait à 19 morts, dont neuf enfants et adolescents.

Le chef des pompiers de New York, Daniel Nigro, a précisé que les chiffres pouvaient encore évoluer, d’autant que plus de 60 personnes ont été blessées, dont la moitié grièvement.

Après avoir parlé dimanche de « l’un des pires » incendies de l’histoire récente de New York, Eric Adams a évoqué lundi une « indicible tragédie » et insisté sur son caractère « mondial », compte tenu de la mosaïque culturelle d’un quartier comme le Bronx.

Les pompiers de New York avaient raconté dimanche avoir retrouvé des victimes « à chaque palier et les (avoir) évacuées en état d’arrêt cardiaque et respiratoire » de cet immeuble en brique de type HLM de 19 étages. D’épaisses fumées noires asphyxiantes s’élevaient jusqu’en haut du bâtiment.

La fumée de l’incendie était « tellement épaisse qu’on ne pouvait pas respirer, comme si on suffoquait », avait témoigné auprès de l’AFPTV Michael Joseph, un trentenaire habitant dans l’immeuble.

Un autre résident au 11e étage, Miguel Enrique, « asthmatique », avait raconté à l’AFP qu’il avait tout juste eu le temps de « prendre un manteau et de descendre par l’ascenseur » parce que le couloir était noir de fumée.

M. Adams a répété le message martelé par les pompiers à chaque sinistre dans un immeuble: « Fermez la porte » pour éviter les courants d’air qui attisent les flammes et propagent les fumées.

Mercredi dernier, un terrible incendie dans une habitation à Philadelphie avait fait 12 morts, dont huit enfants.

Et dans ce même quartier du Bronx, en décembre 2017, un incendie avait tué 13 personnes dont quatre enfants. Il avait été provoqué par un enfant de trois ans et demi qui jouait avec une cuisinière à gaz.

New York souffre en divers quartiers d’une immense crise du logement, avec des immeubles et des appartements souvent vétustes et mal entretenus.

Par Le Point avec AFP

Afrique du Sud: le Parlement en partie détruit par un incendie, un suspect arrêté

janvier 2, 2022
Afrique du Sud: le Parlement en partie detruit par un incendie, un suspect arrete
Afrique du Sud: le Parlement en partie détruit par un incendie, un suspect arrêté© AFP/Obed Zilwa

Un violent incendie continuait de ravager dimanche soir le parlement sud-africain au Cap, et la police, qui privilégie la piste criminelle, a arrêté un homme de 51 ans qui va être présenté à la justice.

Depuis de longues heures, les pompiers luttent contre le feu qui ravage le vaste bâtiment victorien à la façade victorienne blanche et en briques rouges.

« Un homme a été arrêté à l’intérieur du Parlement, il est toujours interrogé dans le cadre d’une enquête criminelle. Il comparaîtra devant la justice mardi », a déclaré à l’AFP Thandi Mbambo, porte-parole de l’unité d’élite de la police sud-africaine, les Hawks.

Aucune victime n’a été signalée, mais l’enceinte de l’Assemblée nationale dans l’aile la plus récente de l’édifice, a été entièrement détruite. « La chambre où les membres siègent a entièrement brûlé », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Moloto Mothapo, précisant que selon les premières constations, « le feu s’est déclenché dans deux foyers de deux parties distinctes du Parlement ».

« Il semblerait que le système d’extinction automatique n’ait pas fonctionné comme il est censé le faire », a également déclaré à la presse le président Cyril Ramaphosa qui s’est rendu sur place. « Le travail du Parlement se poursuivra », a toutefois martelé le chef de l’Etat qui devait prononcer dans son enceinte un discours à la Nation en février.

Le feu a démarré vers 05H00 (03H00 GMT) dans l’aile la plus ancienne de l’édifice achevée en 1884, aux salles recouvertes de bois précieux et où siégeaient auparavant les parlementaires. Dans cette partie historique, le toit s’est effondré, « il n’en reste rien », a constaté le responsable des services de sécurité et de secours de la Ville, Jean-Pierre Smith.

Le feu est ensuite allé dévorer les parties plus récentes aujourd’hui en service. Des images aériennes diffusées sur les chaînes de télévision ont montré d’immenses flammes s’échappant des toits.

L’étendue complète des dégâts dans le bâtiment qui abrite une précieuse collection de livres et d’art, n’a pas encore été constatée.

Les rues du quartier huppé sont bouclées depuis l’aube. Le cordon de sécurité s’étend jusqu’aux fleurs encore étalées sur le parvis de la cathédrale Saint-Georges voisine, où ont eu lieu la veille les obsèques de Desmond Tutu, dernier héros de la lutte anti-apartheid mort le 26 décembre. Ses cendres ont été inhumées dimanche dans l’église.

Tapis et rideaux

Quelque 70 pompiers, qui ont utilisé une grue, étaient mobilisés.

« Accablant de voir notre Assemblée nationale ainsi », a déploré dans un tweet Brett Herron, un des représentants de la province du Cap-Occidental au Parlement, tandis que l’ex parlementaire Mmusi Maimane déplorait « une tragédie ».

A l’intérieur des salles, une fine pluie de cendres grises tombait des plafonds sur des sols jonchés de débris. Les secours redoutaient que le feu ne continue à se propager dans ces vieilles salles ornées de riches tapis et rideaux.

C’est au Parlement que le dernier président sud-africain blanc mort en novembre, FW de Klerk, avait annoncé en février 1990 la fin du régime raciste d’apartheid.

Le bâtiment avait déjà été victime d’un incendie rapidement circonscrit en mars, parti également de son aile la plus ancienne. Les récentes annexes ont été construites dans les années 1920 et 1980.

Le Cap est depuis 1910 le siège du Parlement composé de l’Assemblée nationale et d’une chambre haute nommée Conseil national des provinces, alors que le gouvernement est installé à Pretoria.

En avril, un feu sur la montagne de la Table surplombant la cité côtière s’était propagé et avait détruit des trésors de la bibliothèque de la prestigieuse Cape Town University, en contrebas.

Par Le Point avec AFP

France-La Réunion : un incendie destructeur fait au moins cinq morts

décembre 13, 2021

Les flammes ont détruit un immeuble dans la ville de Saint-Denis, dans la nuit de dimanche à lundi. L’identité des victimes n’a pas encore été déterminée.

Drame dans un immeuble de Saint-Denis de La Réunion. Un incendie ravageur a coûté la vie à au moins cinq personnes, dans la nuit de dimanche à lundi, selon les informations fournies par la préfecture de La Réunion. Le préfet de l’île, Jacques Billant, ainsi que la procureure de Saint-Denis, Véronique Denizot, ont précisé quand un communiqué, qu’« à ce stade, l’identité de ces personnes n’est pas déterminée ». La préfecture indique par ailleurs que deux autres victimes sont en état d’urgence absolue, et que 19 autres individus sont en urgence relative.

Plus de 300 locataires ont été évacués et une centaine d’appartements ont été détruits. « 13 personnes directement menacées par les flammes ont été secourues par les pompiers », a indiqué le colonel Frédéric Léguiller, commandant le Service d’incendie et de secours (Sdis). Une personne décédée et les deux victimes en état grave ont été découvertes dans les décombres lundi en milieu de matinée. Le bilan humain est encore provisoire.

Le brasier visible depuis plusieurs points dans la ville

« Nous investiguons maintenant appartement par appartement afin de lever le doute (sur la présence éventuelle de victimes, NDLR) », a précisé le colonel Léguiller. Pour une raison indéterminée à ce stade, le feu a pris vers 1 h 15 (21 h 15 GMT dimanche) dans l’un des appartements de l’immeuble appartenant à la société immobilière du département de La Réunion (SIDR), un bailleur social.

« Les flammes se sont rapidement propagées à tout l’immeuble par les coursives en bois », a souligné le colonel Léguiller. Le brasier était visible de plusieurs points de la ville. Venant de toutes les casernes de l’île, une centaine de pompiers sont intervenus. Leur tâche a été compliquée « par un vent fort qui attisait le feu ». « J’ai été réveillé par des craquements, je n’ai pas compris tout de suite et puis j’ai vu les lueurs. J’ai crié pour réveiller ma famille », raconte Jeysone, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui vivait dans un logement au 4e étage.

« Nous, on a pu sortir, mais je ne sais pas ce qui s’est passé pour des voisins. Tout est allé si vite, à peine deux minutes », ajoute-t-il sous le choc. Prises en charge par les services communaux et la Croix-Rouge, environ 200 personnes ont été accueillies dans un gymnase de la ville. « Ce que ces familles ont subi est violent, il faut maintenant qu’elles se reposent, qu’elles reprennent leurs esprits, qu’elles soient soutenues », a commenté Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis. « Une cellule psychologique va être activée et un numéro spécial dédié aux victimes et à leurs proches va être mis en place », a-t-elle ajouté. Un incendie d’une telle ampleur ne s’était pas produit à La Réunion depuis plusieurs décennies.

Par Le Point avec AFP

Tunisie : incendie au siège d’Ennahdha, Kaïs Saïed cherche à apaiser les tensions

décembre 10, 2021
Bilan du sinistre : 1 mort et 18 blessés, dont Abdelkrim Harouni, président de la Choura, et Ali Laarayedh, ancien chef du gouvernement et vice-président du parti à la colombe. © FETHI BELAID/AFP

Le siège du parti islamiste a été ravagé par un incendie causé par l’immolation d’un militant. Explications.

Le 9 décembre, en début d’après-midi, un incendie s’est déclaré au siège d’Ennahdha, situé dans le quartier de Montplaisir, à Tunis. Le feu a ravagé une grande partie des locaux du parti islamiste. Bilan : 1 mort et 18 blessés, dont Abdelkrim Harouni, président de la Choura, qui souffre de brûlures, et Ali Laarayedh, ancien chef du gouvernement et vice-président du parti à la colombe, qui présente des fractures après avoir sauté du deuxième étage du bâtiment en feu.

Les rumeurs sur les causes du drame sont allées bon train, avant que les faits ne se précisent : Samir, un militant d’Ennahdha de 51 ans, s’est immolé dans le hall de l’immeuble. Un geste de désespoir et de dépit.

L’homme, qui avait participé à l’attentat contre la cellule du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) à Bab Souika (Tunis) en 1991, avait été libéré en 2006, puis embauché par Ennahdha, qui a renoncé à ses services voilà un an.

UNE PARTIE DE L’OPINION PUBLIQUE S’EST FÉLICITÉE DU DRAME SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Sans emploi, l’homme, qui escomptait percevoir les dédommagements que l’Instance Vérité et Dignité (IVD) avait accordés aux islamistes persécutés par l’ancien régime, n’a pu rencontrer le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, ce qui aurait motivé son passage à l’acte.

Détestation

Le chef du parti et président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) – gelée par le président Kaïs Saïed depuis le 25 juillet – s’est exprimé en fin de journée sur l’identité de celui qu’il qualifie de « martyr » : « Sami a passé plus de dix ans en prison et a mené une longue bataille contre la dictature […]. Même si l’Instance Vérité et Dignité s’est prononcée en sa faveur, Sami a souffert de la discrimination sociale. »

Depuis 2011, de nombreux protestataires ont tenté ou menacé de s’immoler par le feu. Exprimant d’ordinaire son empathie à l’endroit de ceux qui se tuent ainsi par désespoir, une partie de l’opinion publique s’est au contraire félicitée du drame sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui en dit long sur la ténacité et l’ampleur de la détestation du parti islamiste. Alors qu’Ennahdha est le principal parti qui pâtit des décisions présidentielles du 25 juillet, Kaïs Saïed ne peut laisser les profondes divisions qui traversent la société mettre en péril son projet.

Dans la matinée du 9, le président s’est réuni avec son trio de conseillers en droit constitutionnel, les professeurs Sadok Belaïd, Amine Mahfoudh et Mohamed Salah Ben Aïssa. Kaïs Saïed se prépare à faire des annonces majeures à l’occasion de la commémoration de la révolution, qu’il vient de fixer au 17 décembre et non plus au 14 janvier.

Le président estime que la Constitution en vigueur n’est pas l’émanation de la volonté populaire et dénonce les politiciens qui cherchent des appuis auprès de puissances étrangères. Ce qui donne une idée des mesures que le chef de l’État va annoncer le 17 décembre.

LE SOIR, LORS D’UNE SÉANCE DU CONSEIL NATIONAL DE SÉCURITÉ, KAÏS SAÏED SE PRÉSENTE COMME FÉDÉRATEUR ET CONCILIANT

Changement de ton en fin de journée après l’incendie au siège d’Ennahdha : celui qui dit vouloir mettre en œuvre ce que « le peuple veut », selon le slogan qu’il a fait sien, se présente lors d’une séance du Conseil national de sécurité comme fédérateur et conciliant. Il s’est dit garant de la continuité de l’État sur un ton apaisé qu’on ne lui connaissait pas.

Pas de marche arrière

Entre le matin et le soir, Kaïs Saïed n’a pas changé d’avis mais il a jugé qu’il fallait calmer les tensions. « Il a bien affirmé et répété qu’il ne compte pas opérer de marche arrière et il faut se le tenir pour dit. Il a révélé que son problème et son projet est d’ordre constitutionnel mais les mesures qu’il prépare ne sont pas toutes les bienvenues, notamment la modification de la loi fondamentale qui revient à reconnaître que le 25 juillet était bien un coup d’État », commente une source proche des Affaires étrangères.

Dans ce contexte tendu, certains craignent que le chef de l’État n’ait recours à la force publique pour enrayer les mouvements de protestation qui s’organisent pour le 17 décembre. « Attendons de voir si les acquis seront préservés par son projet constitutionnel », tempère une militante féministe qui participera à la marche contre les violences faites aux femmes prévue à Tunis le 10 décembre.

Avec Jeune Afrique par RFrida Dahmani – à Tunis