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L’inquiétude grandit en Allemagne face à l’extrême droit

août 28, 2018

Des manifestants d’extrême droite le 27 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © AFP / Odd ANDERSEN

L’inquiétude monte en Allemagne face au recours à la violence au sein des franges les plus radicales de l’extrême droite, illustré par les incidents survenus deux jours durant à Chemnitz dans un contexte électrique autour de la question migratoire.

« Bien sûr l’Histoire ne repasse pas les plats, mais lorsque des foules excitées d’extrême droite créent de l’agitation au coeur de l’Allemagne et que l’Etat de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la situation de la République de Weimar », estime mardi le magazine Der Spiegel, sur son site internet.

Une référence au régime politique démocratique né en Allemagne dans le sillage de la Première guerre mondiale, qui dut affronter régulièrement des tentatives de déstabilisation dans la rue et finit par disparaître lors de la prise du pouvoir d’Adolf Hitler en 1933.

Le pays en est encore loin, mais les « chasses collectives » contre les étrangers organisées par des sympathisants d’extrême droite dimanche dans les rues de Chemnitz, dans l’ex-RDA, puis les violences qui ont marqué lundi soir un nouveau rassemblement de plusieurs milliers d’entre eux – dont plusieurs ont défilé en faisant le salut hitlérien – constituent un choc pour le pays.

Six personnes ont été blessées lundi soir lors d’échauffourées entre manifestants et contre-manifestants d’extrême gauche.

– Nouvelle manifestation –

Une nouvelle manifestation est annoncée mardi après-midi à Dresde cette fois, ville proche de Chemnitz et capitale de l’Etat régional de Saxe, où l’extrême droite est fortement implantée. Elle y est arrivée en tête des dernières législatives en septembre 2017, créant un séisme en Allemagne.

La police anti-émeutes en action le 26 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © dpa/AFP / Andreas SEIDEL

« Quand l’Etat abdique », s’insurge le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). « Chaos à Chemnitz », renchérit le Handelsblatt, en estimant que « l’Etat de droit a été mis hors service ».

L’élément déclencheur est survenu au cours du week-end, lorsqu’un Allemand de 35 ans a été tué à coups de couteau durant une rixe en marge d’une fête locale. La police a arrêté deux suspects, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années accusés d’avoir agi après une « altercation verbale ».

Depuis, les franges les plus radicales de la ville, et de toute la région de Saxe, mobilisent l’opinion contre l’immigration et la politique du gouvernement d’Angela Merkel, défilant aux cris de « Les étrangers dehors » ou « Nous sommes le peuple ».

Fers de lance de ces initiatives: le mouvement ultra anti-islam Pegida, né dans cette région, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), principal parti d’opposition à la chambre des députés à Berlin. Mais pas seulement.

– Alliance –

« A Chemnitz, une alliance assez incroyable mêlant des hooligans, des néonazis, l’AfD et les militants de Pegida s’est constituée. Les violences montrent que des mouvements se réunissent qui au final sont tous issus du même moule, le tout dans une atmosphère extrêmement xénophobe et agressive », a estimé la directrice de la Fondation Amadeu Antonio contre le racisme sur la chaîne de télévision n-tv.

La Saxe, bastion de l’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

Le parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, s’inquiète du raidissement idéologique au plan national.

« Il y a dans notre pays une petite frange d’extrême droite qui utilise tous les prétextes pour exporter dans la rue ses rêves de violence et d’ambiance de guerre civile », estime l’un de ses responsables, Burkhard Lischka, dans le quotidien Rheinische Post.

Le parti AfD souffle en tout cas sur les braises du meurtre survenu à Chemnitz en évoquant la nécessité de l’auto-défense face aux immigrés.

« Lorsque l’Etat n’est plus en mesure de protéger les citoyens, les gens descendent dans la rue et se protègent eux-même, c’est aussi simple que cela! » a tweeté un de ses députés nationaux, Markus Frohnmaier.

Des appels condamnés « avec la plus grande fermeté » par Angela Merkel, elle-même au centre des critiques de l’extrême droite, qui lui reproche d’avoir ouvert les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile venant notamment de Syrie et d’Irak, en 2015 et 2016.

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 12h52)

Suède: quelques 80 voitures brûlées à Göteborg, deux personnes arrêtées

août 14, 2018

Des voitures brûlées à Göteborg, dans l’ouest de la Suède, le 14 août 2018 / © TT News Agency/AFP / Adam IHSE

Près de 80 voitures ont été incendiées dans la nuit de lundi à mardi dans l’ouest de la Suède, ont déclaré mardi les autorités, qui ont annoncé avoir arrêté deux personnes et soupçonnent une attaque coordonnée à moins d’un mois des législatives.

Les faits se sont produits lundi soir à Göteborg, la deuxième ville de Suède, dans une vingtaine d’endroits différents, a recensé la police.

Deux personnes âgées de 16 et 21 ans ont été arrêtées mardi matin.

Le mobile reste toutefois inconnu, ont indiqué les autorités qui parlent d’incidents coordonnés via les réseaux sociaux. Aucune victime n’est à déplorer.

« Nous n’avions encore jamais vu autant de voitures incendiées », a déclaré Hans Lippens, porte-parole de la police, à l’AFP.

Les incidents ont suscité de vives réactions du côté des politiques, en campagne pour les élections législatives du 9 septembre.

« Je suis en colère. Ma question (aux auteurs) est: qu’est-ce que vous êtes en train de faire? », s’est insurgé le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven, candidat à sa propre succession, au micro de la radio publique suédoise.

« Vous détruisez vos propres chances, vos parents et vos quartiers », a-t-il ajouté, précisant que les incidents « semblaient très coordonnés, presque comme une opération militaire ».

Chaque jour, rien que dans la banlieue de Stockholm, des voitures sont incendiées -des faits généralement attribués à des jeunes défavorisés.

En 2017, 1.457 voitures ont été « délibérément » brûlées en Suède, contre 1.641 en 2016, selon les chiffres de l’Agence suédoise de la protection civile MSB.

« La Suède tolère cela depuis trop longtemps. Cela doit cesser maintenant », a écrit Ulf Kristersson, chef du parti conservateur (Modérés) et candidat aux législatives, sur son compte Facebook.

En février 2017, deux jours après les déclarations controversées du président américain Donald Trump associant immigration et criminalité en Suède, des émeutes ont éclaté à Rinkeby, dans la banlieue nord de Stockholm, et dont la population est à 90% d’origine étrangère.

Des dizaines de jeunes ont affronté la police à coups de jets de pierres, après l’arrestation d’un trafiquant de drogue présumé. Des voitures ont également été incendiées et des magasins pillés.

Romandie.com avec(©AFP / (14 août 2018 14h34)

Afrique du Sud: appel au calme après des incidents xénophobes

février 23, 2017

Johannesburg – Le gouvernement sud-africain a lancé jeudi un appel au calme après une récente vague d’incidents violents dirigés contre des immigrés qui ont ravivé le spectre des émeutes xénophobes meurtrières de 2015 et 2008.

Depuis deux semaines, des dizaines de bâtiments occupés par des étrangers et soupçonnés d’abriter des maisons de passe ou du trafic de drogue ont été brûlés par des riverains en colère à Johannesburg et dans la capitale du pays Pretoria.

Ces incidents n’ont pas fait de victimes mais conduit la police à renforcer sa présence et à procéder à de multiples arrestations.

Les flambées de violences anti-immigrés sont récurrentes en Afrique du Sud. Le pays accueille plusieurs millions d’étrangers souvent accusés, dans un contexte de fort chômage, de voler le travail de la population locale et de nourrir la criminalité.

« Je veux appeler tous les Sud-Africains à prendre leurs distances avec la rhétorique ou les actions xénophobes », a déclaré jeudi le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba devant la presse.

Un collectif d’habitants d’un quartier de Pretoria a annoncé une manifestation vendredi pour dénoncer « le gouvernement qui donne du travail aux Zimbabwéens et aux autres étrangers ».

« Nous travaillons avec eux pour nous assurer qu’il n’y aura pas de violence, de menaces », a assuré M. Gigaba.

Le ministre a également promis de « répondre aux inquiétudes » des organisateurs et de faire respecter les lois en matière d’entrée sur le territoire sud-africain et d’emploi.

Le Nigeria, dont les ressortissants constituent la principale cible des récents incidents, a exprimé mercredi sa « vive inquiétude » et exigé la protection de ses ressortissants.

Jeudi, une centaine de membres de l’Association nationale des étudiants nigérians ont défilé contre les violences dans la capitale nigériane Abuja, notamment devant les sièges des entreprises sud-africaines Multichoice (télévision) et MTN (téléphone).

« Tous les Sud-Africains du Nigeria doivent partir dans les quarante-huit heures, sinon nous ne serons plus en mesure de garantir leur sécurité », a menacé leur responsable, Aruna Kadiri.

De nombreuses ONG d’aide aux étrangers ont demandé à M. Gigaba d’interdire la manifestation de vendredi qui, selon elles, « ne peut que renforcer les attitudes xénophobes et les attaques ».

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a elle condamné les récentes attaques en rappelant qu’il n’existait « aucune preuve que les étrangers sont à l’origine de la montée de la criminalité et du chômage ».

En 2015, 7 personnes sont mortes lors d’émeutes et de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg puis à Durban. L’Afrique du Sud a connu en 2008 sa vague de violences xénophobes la plus meurtrière, qui a fait 62 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 23 février 2017 16h39)             

Grèce: affrontements dans un camp de migrants à Samos, après des incidents à Lesbos

juin 2, 2016

Athènes – Des affrontements ont éclaté jeudi soir dans le camp de migrants de l’île de Samos, après des incidents du même type ayant fait une dizaine de blessés sur l’île de Lesbos, plus au nord, a indiqué une source policière.

Six migrants ont été hospitalisés par précaution après ces incidents, qui ont duré près de deux heures, tandis que deux baraquements du camp ont été incendiés, a précisé cette source à l’AFP.

Peu avant minuit, le calme était revenu après l’envoi sur place de renforts policiers, a-t-elle ajouté.

La tension est montée après une rixe entre migrants, dont les nationalités n’ont pas été confirmées dans un premier temps.

Un millier de migrants et réfugiés, dont nombre de familles avec enfants, vivent dans ce camp, d’une capacité de 850 places, selon les autorités.

Nous sommes surpris car d’habitude la situation y est plutôt calme, et gérable, a réagi pour l’AFP de Samos Dimitris Vouros, de l’ONG grecque d’assistance aux migrants mineurs Metadrassi.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une dizaine de migrants avaient déjà été blessés lors d’affrontements à Moria, le principal camp de migrants de l’île de Lesbos, selon un correspondant de l’AFP sur place. La police a pour sa part signalé trois blessés graves.

Des centaines de personnes, notamment des familles avec des enfants, ont dû être évacuées pendant la nuit en raison de ces heurts entre migrants afghans et pakistanais qui se sont affrontés à coups de pierres et de bâtons, selon le journaliste.

Selon le porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies sur l’île, Boris Cheshirkov, des tentes ont pris feu pendant les incidents.

Le camp de Moria abritait près de 3.000 personnes mais un millier l’ont quitté pour se réfugier dans les champs environnants et dans d’autres camps après les affrontements, selon le journaliste de l’AFP.

Après la signature de l’accord UE-Turquie, nous avons observé une recrudescence de ce type de bagarres, les réfugiés et migrants étant exaspérés et anxieux, a expliqué M. Cheshirkov.

En application de cet accord qui vise à tarir les arrivées migratoires en Europe via la Turquie puis les îles grecques, près de 8.500 migrants et réfugiés arrivés après le 20 mars sont actuellement bloqués sur les îles, la plupart à Lesbos et Chios.

Le pacte européen avec Ankara ouvre la voie à leur renvoi, y compris des réfugiés syriens, en Turquie, mais depuis son entrée en vigueur, seules 411 personnes ont été renvoyées, en majorité des Pakistanais, dont aucun n’avait officiellement demandé l’asile.

Cette situation a nourri des tensions récurrentes ces dernières semaines, tant entre exilés qu’avec les habitants des îles, à l’approche de la saison touristique.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2016 23h29)

Charlie Hebdo : au moins 200 incidents signalés dans les écoles

janvier 15, 2015
Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Éducation nationale. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

De nombreuses perturbations ont eu lieu dans les 64.000 établissements scolaires français les jours suivants les attentats, notamment lors des minutes de silence pas toujours respectées.

Angélisme ou volonté de fermer les yeux pour ne pas «en rajouter»? Les enseignants ont été les premiers à ironiser depuis lundi sur un chiffre, à leurs yeux largement sous-estimé, celui de ces «100 cas de perturbations lors de la minute de silence» déclarés dans un premier temps par le ministère de l’Éducation nationale. Mercredi après-midi, Najat Vallaud-Belkacem faisait finalement état d’une estimation à la hausse avec plus de 200 incidents survenus depuis le 8 janvier dans les 64.000 établissements scolaires français. «Les jours suivant les événements ont également fait l’objet d’une vigilance particulière et d’une demande de remontée d’informations qui complète ce panorama d’une centaine d’autres incidents signalés», détaille le ministère.

Quarante cas graves ont été transmis aux services de police et de justice, a précisé la ministre lors des questions d’actualité à l’Assemblée. «Ces incidents sont nombreux et ils sont graves. Aucun de ces incidents ne sera traité à la légère. Pour certains, il s’agissait même d’apologie du terrorisme. Nous ne pouvions pas laisser passer cela», a-t-elle dit. Seules cinq condamnations ont pour l’instant été prononcées. Trente-sept procédures concernent l’apologie du terrorisme et 17 des menaces verbales d’actions terroristes.

Les incidents se sont multipliés au sein des établissements scolaires mais aussi à leurs abords. Au collège Gabriel-Péri d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une quinzaine d’élèves n’auraient ainsi pas voulu rester en classe pendant la minute de silence. Au lycée Blaise-Pascal de Châteauroux, un élève a été violemment agressé par trois camarades de 15 et 16 ans qui se sont sentis attaqués dans leur religion après une conversation privée sur Facebook au sujet de deux des valeurs de la République: la tolérance et la laïcité.

Dans des dizaines d’établissements, notamment dans les quartiers sensibles, la discussion sur les attentats oppose des élèves «pour ou contre les terroristes». «Ils auraient dû tuer tous les journalistes de Charlie Hebdo», s’est ainsi entendu dire une enseignante dans un collège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Une enquête a été ouverte mercredi au parquet de Senlis (Oise) concernant des menaces en lien avec l’attentat contre Charlie Hebdo proférées par des lycéens. L’ouverture de cette enquête fait suite à la publication d’un article dans Le Parisien faisant état d’une agression physique et d’insultes de la part d’élèves du lycée professionnel Amyot d’Inville contre des jeunes scolarisés dans l’établissement voisin, le lycée général Hugues Capet. Des jeunes auraient en fin de semaine dernière crié qu’ils allaient «continuer à buter du Charlie Hebdo» en direction d’élèves du lycée Hugues Capet. Lundi, l’un d’eux a été frappé par le même groupe qui l’attendait à la sortie des cours.

Le ministère précise que les données sont déclaratives et ne concernent que des incidents qui n’ont pas pu être réglés en classe par des enseignants. Elles ne «constituent donc pas un recensement exhaustif». Les cas de perturbations «pris très au sérieux» ont été traités localement, entre dialogue éducatif et «sanctions allant du rappel à l’ordre à la convocation de conseil de discipline».

Dans son collège d’Évry (Essonne), ce professeur de français a passé trois heures avec chacune de ces classes de 6e, 4e et 3e à décrypter les événements de la semaine dernière. «J’ai décidé de me coltiner le problème. Il ne s’agissait pas de faire la morale aux élèves mais de les faire réfléchir sur la portée de leurs propos, souvent très violents», explique-t-il au Figaro, «mais je suis un cas à part. Aucun enseignant de l’établissement n’y a passé autant de temps que moi. La plupart de mes collègues se sont contentés de ne pas en parler par peur ou parce qu’ils ne se sentent pas en mesure d’en parler.»

Lexpress.fr par Marie-Estelle Pech

Cameroun: incidents lors du retour de Fru Ndi dans son fief de Bamenda

octobre 27, 2011

Une personne a été blessée et des coups de feu ont été tirés mercredi pour disperser la foule lors du retour du leader de l’opposition camerounaise John Fru Ndi dans son fief de Bamenda (ouest) après la présidentielle du 9 octobre, a appris l’AFP jeudi de sources concordantes.

« La ville de Bamenda a connu des altercations (mercredi) (. . . ). Un incident s’est produit au cours de la progression du cortège raccompagnant le chairman du SDF (Social Democratic Front, principal parti d’opposition) John Fru Ndi à sa résidence », a rapporté jeudi la radio d’Etat, la Cameroon Radio Television (CRTV).

« Il y a eu des coups de feu (des forces de l’ordre) », a affirmé à l’AFP Evariste Fopoussi, chargé de communication du SDF.

Certains medias locaux ont en outre fait état de « casses » perpétrées dans la ville lors d’une « émeute ».

« Le calme règne dans la ville de Bamenda. Les forces de l’ordre sont rentrées dans leurs casernes », a assuré à la CRTV Abakar Ahamat, gouverneur de la région du Nord-ouest ayant pour capitale Bamenda.

« Il a été convenu (. . . ) de l’itinéraire qu’il (Fru Ndi) devait emprunter (. . . ) Les choses se sont passées comme prévu (jusqu’à) un endroit bien précis de la ville où le +Chairman+ (Fru Ndi) a décidé de dévier le trajet », a-t-il poursuivi.

« A cause des dispositions sécuritaires, il ne lui a pas été possible d’utiliser son véhicule. Et il a décidé de faire le reste du trajet à pied. Dans la foule qui le précédait se trouvait de nombreux mototaximen (conducteurs de motos taxi) », a-t-il précisé.

« Un véhicule qui roulait dans le sens inverse a heurté un taxi et une moto taxi. Il a été annoncé que le pilote de la moto était décédé. Il n’est pas mort. Il est sous soins. Enervés, ses confrères mototaximen ont tabassé le conducteur (à l’origine de l’accident) et ont mis le feu à son véhicule », a-t-il conclu.

« Les autorités n’étaient pas très contentes que les populations qui étaient massées le long de la route accueillent Fru Ndi. Elles ont bloqué son cortège. On lui a refusé d’entrer dans la ville en voiture », a accusé M. Fopoussi.

Avec 10,71% des voix, M. Fru Ndi, qui conteste les résultats, est arrivé deuxième de la présidentielle remportée par Paul Biya (77,99%) 78 ans, au pouvoir depuis 1982.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: 8 personnes tuées par les forces pro-Ouattara (ONU)

juin 23, 2011

Au moins huit personnes ont été tuées par des éléments des forces armées qui ont porté au pouvoir le président ivoirien Alassane Ouattara, lors de plusieurs incidents la semaine dernière, a annoncé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Dans des incidents survenus notamment à Abidjan et dans ses environs et dans le centre-ouest du pays, « des éléments des FRCI (Forces républicaines) ont tué au moins huit personnes et blessé plusieurs autres », a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci.

« Au moins 30 autres personnes ont été arbitrairement arrêtées et détenues. Certaines victimes ont été soumises à des actes de torture et de mauvais traitements », a-t-il ajouté.

L’Onuci a souligné à plusieurs reprises les exactions des FRCI, souvent commises dans des zones comptant de nombreux partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise post-électorale et dix jours de guerre dans Abidjan.

Jeuneafrique.com avec AFP