Posts Tagged ‘Incitation’

Zimbabwe: un journaliste et un opposant inculpés pour incitation à la violence

juillet 22, 2020

Un journaliste et le leader d’un parti d’opposition zimbabwéens, arrêtés cette semaine, ont comparu, ce mercredi 22 juillet, devant un tribunal d’Harare où ils ont été formellement inculpés d’incitation à la violence, a constaté une journaliste de l’AFP. Le journaliste Hopewell Chin’ono a révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe, scandales qui ont débouché sur le limogeage début juillet du ministre de la Santé Obadiah Moyo.

Quant à Jacob Ngarivhume, à la tête du petit parti Transformer le Zimbabwe, il avait appelé à des manifestations le 31 juillet pour protester contre la corruption au sein de l’Etat et contre la détérioration de la situation économique dans le pays. Les deux hommes, interpellés à leur domicile lundi à Harare, ont été formellement inculpés mercredi.

Le procureur Whisper Mabhaudhi a accusé le journaliste d’avoir également incité les Zimbabwéens à participer aux manifestations prévues le 31 juillet, ne faisant preuve d’«aucun respect pour la vie humaine». Il s’est opposé à sa demande de libération conditionnelle, compte tenu de «la probabilité qu’il s’enfuit».

Un couvre-feu contre le Covid-19 instauré juste avant les manifestations

Les avocats du journaliste ont de leur côté dénoncé les conditions de son arrestation et de sa garde à vue. Selon eux, les forces de l’ordre ont brisé une baie vitrée au domicile de Hopewell Chin’ono pour entrer chez lui. L’audience consacrée à la demande de libération conditionnelle des deux hommes doit reprendre jeudi.

Les manifestations prévues le 31 juillet ont de fait été annulées avec l’établissement mardi d’un couvre-feu et de mesures strictes de confinement pour tenter d’endiguer la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe. Au cours de la dernière semaine, le nombre de cas confirmés dans ce pays d’Afrique australe a quasiment triplé, avec 1.713 cas enregistrés à ce jour, dont 26 morts.

Cette pandémie survient alors que le Zimbabwe est englué depuis le début des années 2000 dans une grave crise économique et financière. Après un relatif répit il y a une décennie, la situation a de nouveau empiré depuis deux ans avec le retour de pénuries (liquidités, carburants, denrées de base, électricité…), sur fond d’inflation galopante et de dépréciation du dollar zimbabwéen.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : six journalistes arrêtés pour avoir incité les soldats à la révolte, selon les autorités

février 13, 2017

Militaires ivoiriens dans les rues de Bouaké, le 6 janvier 2017. Ils revendiquaient de meilleurs salaires. © Haby Niakaté pour JA

Six journalistes ivoiriens, dont trois patrons de presse, ont été interpellés et incarcérés dimanche dans un camp de gendarmerie d’Abidjan pour « divulgation de fausses informations » sur la récente mutinerie de soldats.

Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs des quotidiens ivoiriens l’Inter et Soir Info (indépendants), du Temps (opposition) et de Notre Voie (opposition), qui répondaient à une convocation de la gendarmerie, ont été arrêtés dans la foulée.

Ces patrons sont détenus en même temps que leurs collaborateurs Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l’Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps).

« Relativement aux récents mouvements d’humeurs des militaires (…) il nous est donné de constater que certains organes de presse divulguent de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte », déclare un communiqué du procureur de la République lu à la télévision nationale.

« Ces agissements tombent sous le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’État et la publication d’informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État » poursuit le texte.

Il précise que l’audition des journalistes « interpellés va se poursuivre afin de situer les responsabilités ».

Déstabilisation

Les soldats des Forces spéciales ivoiriennes qui s’étaient mutinés mardi dans leur base d’Adiaké, à 90 km à l’est d’Abidjan, pour réclamer des primes, avaient mis fin à leur mouvement jeudi.

« Nous nous sommes parlé entre soldats. Ils ont compris et regrettent de s’être laissé emporter. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités (…) », avait affirmé un haut gradé de l’armée ayant requis l’anonymat.

Climat incertain

Début janvier, la Côte d’Ivoire avait été secouée par une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En répondant à leurs revendications, via le versement de primes à 8 500 de ces membres de l’ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s’étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Jeuneafrique.com

Marine Le Pen jugée pour la 1ère fois pour incitation à la haine

septembre 22, 2015

La présidente du FN Marine Le Pen a été renvoyée en correctionnelle pour ses propos sur les prières de rue musulmanes comparées à l’Occupation nazie, a-t-on appris mardi auprès du trésorier du parti. Ce responsable a été inculpé dans une autre affaire.

« On a été informés de ce renvoi », a indiqué le trésorier du Front National (FN) Wallerand de Saint-Just. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon avait annulé en 2014 la procédure visant Marine Le Pen pour ces propos.

Les juges avaient estimé que l’association qui avait déposé plainte était irrecevable à le faire. « Mais le parquet a réussi à faire revivre la procédure », a dit Wallerand de Saint-Just.

En juillet 2013, le Parlement européen s’était prononcé pour la levée de l’immunité de la présidente du FN. Cette décision avait ouvert la voie à une procédure judiciaire à Lyon. En décembre 2010, pendant une réunion publique à Lyon, Marine Le Pen, alors en campagne pour la présidence du FN, avait dénoncé dans un discours les « prières de rue ».

Abus de biens sociaux
« Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire », avait-elle déclaré.

Wallerand de Saint-Just a lui été inculpé lundi par la justice dans une affaire de financement du parti, a appris l’AFP de source judiciaire. Tête de liste du Front national en région parisienne pour les régionales de décembre, il devra répondre de recel d’abus de biens sociaux.

L’ombre de Taubira
Wallerand de Saint-Just a aussi été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour complicité d’escroquerie au préjudice de l’Etat lors des législatives de 2012. Les juges d’instruction soupçonnent notamment le FN d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public via un micro-parti, « Jeanne », une formation gérée par des proches de Marine Le Pen, et le principal imprimeur du mouvement, l’entreprise Riwal.

Selon les enquêteurs, Riwal aurait surfacturé les prix de kits de campagne (tracts, affiches) vendus aux candidats, dont les dépenses ont été ensuite remboursées par l’Etat comme le prévoit la loi au-delà de l’obtention de 5% des suffrages exprimés. Ce scénario qui fonde les mises en examen pour escroquerie est totalement réfuté par le FN. Les juges soupçonnent aussi un financement illégal du FN et de Jeanne par Riwal, via des facilités de paiement, la prise en charge d’employés, de salaires, de matériel et de locaux.

C’est « une affaire politique » derrière laquelle il y a « l’ombre de Madame Taubira » (la ministre de la justice, PS), a réagi mardi le vice-président du FN Florian Philippot.

Romandie.com

Congo: Kolélas tonne, Sassou et Cie paniquent au point d’inciter Landry Kolélas…

août 6, 2015
Parfait et Bernard Kolelas!

Bernard Kolelas et Parfait!

Enlèvement, séquestration, intox, corruption, etc

Depuis la clôture des travaux du dialogue alternatif où les partisans du non au changement de la constitution ont affiché leur unité, suivi de l’accord conclu entre diverses personnalités et partis politiques, qui a donné naissance à la plate-forme dénommée, Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), Sassou et ses collabos ont piqué une crise de nerf sans précédent, qui peut se résumer par plusieurs actes.

Acte 1 : En effet, après avoir vu Guy-Brice Parfait Kolélas et André Okombi Salissa sortir d’une même voiture à cette occasion, Denis Sassou N’Guesso, troublé, est descendu très très bas, en convoquant les oncles maternels et les sœurs de Parfait Kolélas pour leur demander de le persuader et de le pousser à abandonner ses positions tranchées concernant changement de la constitution et toutes les autres questions qui s’y référent. Peine perdue ! Parfait Kolélas est donc déterminé à poursuivre sa voie bien tracée.

Acte 2 : Irrité par l’accord portant naissance de l’IDC, signé par Bowao, Okombi, Kolélas, Nzinga-Mabio, Bouboutou-Bemba et Serge Blanchard Oba, Sassou N’Guesso a instruit ses services compétents pour empêcher Blanchard Oba d’aller se faire soigner en France, en violation flagrante du droit à la santé et des conventions internationales qui prônent le respect par les Etats des libertés fondamentales.

Acte 3 : Pour pousser, si possible, André Okombi Salissa au suicide et au chantage, comme ce fut le cas du colonel Marcel Ntsourou, l’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité (CNS), les services de Sassou N’Guesso ont procédé à l’enlèvement et à la séquestration d’un proche d’Okombi Salissa, Doudou, qu’ils ont détenu à la tristement célèbre Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Acte 4 : Le pouvoir dictatorial de Brazzaville, dirigé par Sassou N’Guesso, devenu depuis belle lurette un grand spécialiste dans les manœuvres machiavéliques visant à diviser les familles politique et biologique, aurait mis en chantier des gens, avec d’importants moyens financiers chiffrés en dizaine de millions de francs, pour descendre Parfait Kolélas par le biais de son frère cadet et Cie.

Sassou aurait tout financé pour avoir la peau de Parfait Kolélas

Pour preuve, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2015, le pouvoir tyrannique de Brazzaville aurait incité Landry Kolélas, le frère cadet de Parfait Kolélas, à quitter aux frais de ce régime despotique Paris où il se fait soigner depuis plusieurs mois, pour regagner Brazzaville où il va animer le dimanche 9 août une conférence de presse. Il devrait immédiatement repartir en France dans les deux jours qui suivront pour continue son traitement.

Loin d’anticiper sur le thème de cette conférence, de nombreux observateurs pensent que Landry Kolélas, déchu du bureau exécutive national du Mouvement Congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), qui est actuellement vice-maire de la ville de Brazzaville, vient pour jouer le mauvais rôle que lui aurait été assigné par le régime Sassou, celui de s’opposer aux statuts et règlement intérieur du MCDDI et à son frère aîné, Guy-Brice Parfait Kolélas, secrétaire général du MCDDI et actuel ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, dans le gouvernement Sassou.

D’aucuns se rappelleront que le ministre Parfait Kolélas était le mardi 5 août 2015 l’invité «d’Afrique matin», une émission de la Radio France Internationale (RFI). Interviewé par Christophe Boibouvier, le secrétaire générale du MCDDI a réitéré son refus d’adhérer à la dynamique du changement de la constitution, lancée par le parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT), dirigé par Denis Sassou-N’Guesso.

Selon lui, «le président Sassou ne devrait plus briguer un troisième mandat au moyen d’une réforme constitutionnelle. Car, la constitution actuelle qui a permis au Congo de vivre en paix, ne lui accord que deux mandats de sept ans chacun. Et son dernier mandat va prendre fin en 2016». Ainsi, au nom de l’alternance démocratique et conformément aux statuts de son parti, Guy-Brice Parfait Kolélas estime qu’il est légitime pour lui de briguer la Magistrature suprême l’année prochaine.

Le sale boulot de Landry Kolélas et Compagnie

L’on se souviendra qu’en 2014 Landry Kolélas s’était levé contre son frère aîné, en lui reprochant d’avoir dénoncé le non respect, par le PCT, des clauses de l’alliance PCT-MCDDI. En avril 2015, Landry Kolélas, piqué on ne sait par quel moustique ou démon, depuis Paris où il suit son traitement, avait condamné toutes décisions prises à l’issue du premier congrès national extraordinaire du MCDDI. Parmi les décisions récusées par Landry Kolélas figurent celles concernant la relecture des clauses de l’alliance PCT-MCDDI ; l’ouverture du MCDDI aux autres forces politiques en vue de conclure de nouveaux partenariats et la désignation d’un candidat du MCDDI pour la présidentielle de 2016.

Bref, tout observateur aguerri de la vie politique du pays peut se rendre compte que Landry Kolélas a été dressé comme un chien pour aboyer contre son frère aîné. Et il n’est pas seul à être commis à cette sale besogne. Sa sœur Théodorine Miancongo, députée élue pour le compte de Goma Tsé-Tsé, un des districts relevant du département du Pool, aurait été aussi instrumentalisée pour jouer le même rôle contre leur frère Guy-Brice Parfait Kolélas. Il va sans dire que ce sale boulot a dû être accompagné de sacs d’argent, communément appelés par les Congolais, «nguiris», prélevés au trésor public au profit du pouvoir en place pour satisfaire ses ambitions mafieuses.

Jusqu’à quand le régime Sassou continuera-t-il à s’inspirer de la politique de «diviser pour régner» ?

Un adage dit : «Chaque chose en son temps». Ainsi, on peut tromper le peuple un temps, mais on ne peut pas le tromper tout le temps. Le pouvoir de Brazzaville le sait, mais pense qu’il a encore de beaux jours devant lui pour perpétuer sa politique de diviser les partis et les hommes qui les animent, pour mieux régner. Erreur ! Car, le peuple congolais a cessé d’être dupe. Landry Kolélas lui-même sait qu’il a vendu son âme au Diable, en acceptant, les yeux fermés, de poignarder son frère aîné dans le dos. Sa conscience le lui rappellera toute sa vie.

Au fait ! Landry Kolélas ne se moque que de sa propre vie. Il se dit que sa santé ne lui étant plus garantie, alors autant mieux se comporter en Kamikaze, notamment en terroriste porteur d’une bombe, prêt à la placer sous la voiture de Parfait Kolélas ou dans sa maison et à se faire tuer dans l’explosion avec son frère aîné. Pourvu que le commanditaire de ce sale boulot soit satisfait de la mission accomplie : celle d’avoir réussi à détruire un allié politique, devenu adversaire politique, au seul motif d’avoir dit «NON AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION et rappeler à Denis Sassou N’Guesso qu’il est le médiateur dans plusieurs pays en crise en Afrique. Il devrait quitter sans problème le pouvoir en 2016».

Où est donc passée la liberté d’expression ou d’opinion ?

Selon nos informations, la plupart des participants à la dite conférence et les personnes qui iront accueillir Landry, surnommé Juda Iscariote, recevront au minimum dix mille francs CFA chacun. Ces derniers ne seront pas pour la plupart des membres du MCDDI, mais plutôt des ramassis instrumentalisés par Mpila.

Zenga-mambu.com par Ghys Fortune DOMBE BEMBA