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Projet d’assassinat d’un opposant congolais: deux Français inculpés

septembre 13, 2018

Ferdinand Mbaou

 

Lyon – Deux Français d’une cinquantaine d’années, soupçonnés d’avoir projeté l’assassinat d’un opposant congolais, ont été inculpés à Lyon (centre-est), a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Les deux hommes, nés en 1961 et 1967, ont été inculpés mercredi pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif » et placés sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet qui a fait appel, a-t-on précisé.

Un troisième homme, né en 1962, a été placé sous le statut de témoin assisté.

Deux des trois personnes interpellées sont d’anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les renseignements extérieurs français, a indiqué une source proche du dossier sans préciser s’il s’agissait des deux inculpés.

Les trois hommes ont été arrêtés en Corse, une île française de la Méditerranée, en Haute-Savoie (est) et à Orléans (centre), a précisé cette source.

La justice leur reproche d’avoir projeté d’assassiner « dans les prochaines semaines » un opposant au régime du Congo-Brazzaville, domicilié en région parisienne. L’identité de cette « cible » n’a pas été divulguée, pas plus que le mode opératoire des auteurs présumés du complot.

Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2018 20h20)                                                        

Belgique: un animateur de télévision inculpé dans une affaire de vol avec violences

août 29, 2018

Bruxelles – L’animateur de télévision belge Stéphane Pauwels a été inculpé mercredi dans une affaire de vol à main armée avec violences, puis libéré sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet fédéral belge, compétent en matière de criminalité organisée.

Stéphane Pauwels, 50 ans, animateur sur la chaîne RTL-TVI, est un visage très connu du petit écran en Belgique, et intervient aussi dans plusieurs émissions de chaînes françaises (W9, M6, TF1) sur le football.

Présenté à un juge d’instruction de Mons (sud) mercredi, au lendemain de son interpellation par la police, « il a été inculpé et libéré sous conditions », a déclaré à l’AFP Wenke Roggen, porte-parole du parquet fédéral.

L’animateur est suspecté d »être « coauteur de vol à l’aide de violence, avec arme, la nuit et en bande ayant utilisé un véhicule », a précisé la magistrate.

Elle n’a pas voulu s’exprimer sur les conditions du contrôle judiciaire.

Les faits remontent à mars 2017. Un vol à main armée avait alors visé une habitation de Lasne, commune cossue située au sud de Bruxelles.

L’affaire, qualifiée dans les médias de « home invasion » (ce qui suppose des violences contre des occupants de la maison), a été jointe à une instruction portant au total sur une vingtaine de faits de vols à main armée, vols avec effraction et trafic de stupéfiants.

Cinq personnes sont actuellement en détention préventive dans le cadre de ce dossier, a souligné Mme Roggen.

M. Pauwels a choisi comme avocat Me Sven Mary, célèbre en Belgique pour avoir défendu Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos des attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts).

Contacté par l’agence de presse Belga, le groupe RTL Belgique n’a pas souhaité faire de commentaire sur une affaire « qui relève de la vie privée ».

En plus de ses multiples interventions sur les compétitions de football, Stéphane Pauwels anime sur RTL-TVI une émission baptisée « Orages de la vie », racontant les épreuves qu’ont pu traverser des personnalités plus ou moins connues.

« La vie est rarement un long fleuve tranquille. Pour certains, l’existence peut être particulièrement difficile, les faisant passer en un instant du bonheur à l’épreuve », est-il expliqué sur le site présentant l’émission.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2018 19h42)                                                        

États-Unis: 12 agents russes inculpés pour le piratage du parti démocrate en 2016

juillet 13, 2018

Le procureur spécial chargé de l’enquête sur une ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016 a inculpé douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate pendant la campagne / © AFP/Archives / Alex Edelman

Trois jours avant le sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, le procureur spécial chargé de l’enquête sur une ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016 a inculpé vendredi douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate.

L’enquête du procureur Robert Mueller, qui s’intéresse aussi aux soupçons de collaboration entre Moscou et l’équipe de Donald Trump pour la victoire, empoisonne depuis plus d’un an le président américain. Ce dernier dément toute collusion et dénonce une « chasse aux sorcières » menée par un FBI à la solde des démocrates, tandis que Moscou nie toute ingérence dans l’élection.

– Opération de grande envergure –

Les inculpés, tous membres des services de renseignement de l’armée russe (GRU), sont accusés d’avoir conduit « des opérations informatiques de grande envergure » entre mars et novembre 2016 pour s’introduire dans les ordinateurs de volontaires et responsables démocrates, voler des documents internes et « organiser » leur publication « pour s’ingérer dans l’élection », selon l’acte d’accusation.

Aucun des inculpés ne semble bénéficier d’une importante notoriété en Russie.

Les agents auraient utilisé un faux site internet, DCLeaks, et un faux pirate informatique dénommé Guccifer 2.0 pour diffuser les documents volés sur internet. Ils auraient également transféré des documents « à une autre organisation » non nommée, vraisemblablement WikiLeaks.

Mais ces opérations n’ont pas eu d’impact sur le scrutin de novembre et le dossier d’inculpation n’a pas démontré de collaboration intentionnelle entre des Américains et des agents russes, a souligné vendredi le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein.

Cette annonce met toutefois la pression sur Donald Trump qui rencontre lundi son homologue russe, Vladimir Poutine, à Helsinki, pour tenter de réchauffer des relations tendues.

« Je vais absolument et fermement poser la question » de l’ingérence russe pendant la rencontre, a affirmé vendredi le président américain, qui prenait le thé avec la reine d’Angleterre à Londres quand les inculpations ont été rendues publiques.

Les démocrates, furieux, ont réclamé l’annulation du tête-à-tête, mais la Maison Blanche a confirmé qu’il aurait bien lieu.

M. Trump « devrait annuler sa rencontre avec Vladimir Poutine jusqu’à ce que la Russie prenne des mesures visibles et transparentes pour prouver qu’elle ne fera pas d’ingérence dans les élections à venir », a déclaré le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, alors que des élections parlementaires auront lieu en novembre.

Le malaise était aussi palpable chez certains républicains. L’influent sénateur John McCain a suggéré au président américain d’annuler la rencontre « s’il n’est pas prêt à demander des comptes à M. Poutine ».

– « Décisions très importantes » –

Rod Rosenstein a démenti tout lien entre l’annonce des inculpations et le sommet d’Helsinki.

La date de cette annonce « est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, soulignant que M. Trump avait été informé de ces inculpations.

« Il était important que le président sache quelles informations nous avions découvertes car il doit prendre des décisions très importantes pour le pays », a expliqué M. Rosenstein.

Une porte-parole de la Maison Blanche s’est félicitée que le dossier écarte une collusion.

Lindsay Walters a souligné « l’absence d’allégation sur une implication intentionnelle de quiconque au sein de la campagne (Trump) et l’absence d’allégation sur le fait que ce piratage ait affecté le résultat de l’élection, ce qui correspond à ce que nous avons toujours dit ».

Dans cette vaste enquête, 13 ressortissants et trois sociétés russes ont été inculpés en février pour avoir tenté depuis la Russie de déstabiliser la campagne en utilisant les réseaux sociaux.

Quatre conseillers de Donald Trump ont été poursuivis pour leurs liens avec des responsables russes, mais aucune preuve d’une collusion n’a été établie.

En juin 2017, la démocrate Hillary Clinton avait accusé l’équipe de M. Trump et la Russie de s’être coordonnées pour faire dérailler sa campagne et favoriser la victoire de son adversaire républicain.

Elle avait pris l’exemple des messages piratés du président de son équipe de campagne, John Podesta, qui avaient été diffusés par WikiLeaks en octobre, dans l’heure ayant suivi la divulgation dans la presse d’une vidéo de Donald Trump tenant des propos obscènes sur les femmes.

En juillet 2016, peu avant la convention démocrate, WikiLeaks avait aussi publié près de 20.000 messages de responsables du parti démocrate contenant des secrets internes.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 23h45)

Afrique du Sud: le fils de l’ex-président Zuma inculpé pour corruption

juillet 9, 2018

Johannesburg – Le fils de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé lundi de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d’homme d’affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février.

A l’issue d’une brève audience, un tribunal de Johannesburg l’a remis en liberté sous strict contrôle judiciaire et en échange d’une caution de 100.000 rands (6.500 euros).

Agé de 34 ans, Duduzane Zuma est accusé d’avoir participé en octobre 2015 à une rencontre au cours de laquelle un des frères Gupta, Ajay, a proposé le poste de ministre des Finances à Mcebisi Jonas, qui était alors vice-ministre.

Dans une déclaration sous serment, M. Jonas a expliqué que le maroquin lui avait été offert en échange de son obéissance aux instructions des Gupta et d’une enveloppe de 600 millions de rands (38 millions d’euros).

Ajay Gupta a catégoriquement démenti ces allégations.

« Les charges (retenues contre Duduzane Zuma) sont fondées sur les déclarations de Mcebisi Jonas », a déclaré à l’issue de l’audience son avocat, Rudy Krauss, à la presse. « Il est innocent, bien sûr, c’est ce que nous allons plaider », a-t-il ajouté.

« Il (M. Zuma) a été inculpé de corruption pour avoir offert une gratification injustifiée à un personne en charge d’une fonction publique et pour corruption en bande organisée », a confirmé un porte-parole du parquet, Phindi Mjonondwane. « Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire parce qu’il coopère », a ajouté le magistrat.

Selon l’unité d’élite de la police judiciaire sud-africaine (Hawks), Duduzane Zuma est contraint de pointer deux fois par semaine au commissariat de police et a dû rendre ses deux passeports « de façon à assurer sa présence au tribunal ».

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), s’est réjouie lundi de son inculpation. « Nous espérons que l’enquête en cours permette aussi d’inculper Atul et Ajay Gupta de corruption », a espéré un de ses dirigeants, David Maynier.

La prochaine audience a été fixée au 24 janvier 2019.

Duduzane Zuma doit comparaître jeudi devant un autre tribunal pour avoir causé la mort accidentelle de deux personnes au volant de sa voiture en 2014.

Jacob Zuma a été contraint de démissionner il y a deux mois après avoir été lâché par son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, à cause des accusations portées contre lui dans plusieurs affaires politico-financières.

D’origine indienne, les trois frères Gupta se sont installés en 1993 en Afrique du Sud. Ils sont accusés d’avoir profité de leur proximité de Jacob Zuma pour infiltrer l’appareil d’Etat et obtenir de juteux contrats ou des avantages indus.

Le successeur de Jacob Zuma à la tête de l’ANC et du pays, Cyril Ramaphosa, a fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

Une commission d’enquête judiciaire doit se réunir à partir d’août pour examiner les dossiers de corruption dans lesquels est impliqué l’ancien chef de l’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 12h15)                                                        

États-Unis: un grand jury confirme l’inculpation de Weinstein pour viol et agression sexuelle

mai 31, 2018

/ © POOL/AFP / Steven Hirsch

Un « grand jury » new-yorkais a validé mercredi l’inculpation de Harvey Weinstein pour un viol et une fellation forcée, une étape supplémentaire vers un éventuel procès pour le producteur déchu.

M. Weinstein, accusé depuis l’automne par près d’une centaine de femmes d’abus sexuels allant du harcèlement au viol, avait été inculpé pour la première fois vendredi par la police new-yorkaise pour un viol présumé commis en 2013 et une fellation forcée sur une actrice en 2004.

Le producteur de 66 ans avait ensuite été présenté à un juge et remis en liberté, moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et des déplacements limités aux États de New York et du Connecticut.

Mais les preuves réunies contre lui par le procureur de Manhattan devaient encore être validées par un « grand jury », un panel de jurés qui, selon le système judiciaire américain, doit vérifier que les preuves sont suffisantes pour une inculpation.

C’est ce qui s’est passé mercredi lorsque le panel « a voté pour inculper Harvey Weinstein », a indiqué le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, dans un communiqué.

Cette décision « rapproche l’accusé du moment où il devra répondre des crimes dont il est inculpé », a ajouté M. Vance, en rappelant néanmoins que l' »enquête était toujours en cours » et en appelant toute victime potentielle de Weinstein à contacter ses services.

L’avocat de Weinstein, Ben Brafman, avait contesté d’avance la décision du grand jury, qu’il avait dénoncée comme « inévitable » au vu de « la pression politique injuste » pesant sur le procureur pour poursuivre Weinstein. Une pression exercée notamment par le mouvement anti-harcèlement #MeToo, qui a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir aux États-Unis depuis cet automne.

Brafman avait expliqué plus tôt mercredi qu’Harvey Weinstein ne témoignerait pas devant ce grand jury, faute d’avoir pu préparer correctement son audition.

Ce ténor du barreau new-yorkais reprochait notamment au procureur de ne lui avoir fourni les détails correspondant aux deux accusations que vendredi soir, à la veille d’un long week-end férié aux États-Unis, et d’avoir refusé de reporter la convocation du grand jury.

M. Brafman a aussi jugé le transfert tardif d’informations par le procureur d’autant plus « troublant » que l’accusation de viol émanerait selon lui d' »une femme avec qui M. Weinstein a eu une relation sexuelle consentie pendant 10 ans, qui s’est poursuivie après la plainte de viol pour 2013″.

La police et le procureur n’ont jusqu’ici donné aucune information sur l’identité de cette accusatrice. L’accusation de fellation forcée émane en revanche d’une personnalité qui avait déjà rendu publiques ses allégations, Lucia Evans, aspirante actrice au moment des faits présumés en 2004.

L’acte d’inculpation validé mercredi par le grand jury, très bref, ne donne aucun détail nouveau sur les accusations contre M. Weinstein ou l’identité des victimes.

Il confirme les trois chefs d’accusation retenus vendredi par la police, deux pour viol et un pour agression sexuelle.

En cas de condamnation, ils pourraient valoir entre 5 et 25 ans de prison au producteur.

M. Brafman a réaffirmé, comme il l’avait dit vendredi, que Weinstein entendait « plaider non coupable et se défendre vigoureusement face à ces accusations non étayées qu’il dément fermement ».

La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 30 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2018 13h02)                  

Guinée: le fils de Sékou Touré inculpé aux États-Unis pour le travail forcé

avril 27, 2018

Mohamed Touré et  Denise Cros-Touré

 

Mohamed Touré, fils du premier président guinéen, Ahmed Sekou Touré, resté célèbre pour avoir dit « non » au général de Gaulle, a été inculpé aux États-Unis avec son épouse, Denise Cros-Touré, pour travail forcé. Ils sont passibles d’une peine de 20 ans de prison.

Alors que l’on célèbre le 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies, le 27 avril 1848, Mohamed Touré, secrétaire général Parti démocratique de Guinée, section guinéenne du Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA), fondé par son illustre géniteur, est dans le viseur de la justice américaine pour travail forcé.

Esclave domestique

Selon une enquête des services de sécurité du Département d’État américain, les Touré auraient fait venir la jeune femme de Guinée à l’âge de 5 ans, en l’an 2000, et lui auraient confisqué son passeport.  La victime, dont l’identité n’a pas été révélée, a réussi à s’échapper en août 2016 du domicile du couple à Southlake, au Texas, grâce à l’aide de voisins, après 16 ans passés en captivité.

Non-scolarisée, elle était en situation irrégulière, son visa ayant expiré. Transformée en esclave domestique, elle devait faire le ménage et s’occuper des enfants du couple, accusé de lui avoir fait subir des violences physiques et psychologiques, selon le ministère de la justice.

20 ans de prison encourus

Selon les éléments de la plainte, la victime était contrainte de dormir à même le sol et ne bénéficiait pas de soins médicaux. En seize ans, elle aurait bénéficié d’une unique visite chez un médecin. À certaines occasions, alors qu’elle ne parlait pas anglais, elle était chassée du domicile du couple sans argent ou papiers d’identité.

Retrouvée errante dans un parc, le souffre-douleur avait ramené au logement des Touré par la police qui pensait à une fugue. L’épouse de Mohamed Touré aurait été particulièrement violente envers la victime, n’hésitant pas à la battre au moyen de ceintures ou de câbles électriques, allant même, une fois, jusqu’à lui arracher violemment sa boucle d’oreille, provoquant une blessure au lobe. Le couple Touré pourrait écoper d’une peine de 20 ans de prison.

Jeuneafrique.com

Soupçons de corruption en Afrique: Vincent Bolloré inculpé (porte-parole)

avril 25, 2018

Paris – L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été mis en examen (inculpé) mercredi soir à Paris dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution à son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le porte-parole n’a pas précisé les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans, qui a quitté le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire.

« Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra avoir enfin accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées », a ajouté son porte-parole dans le communiqué.

Encore aux commandes du groupe Bolloré, l’industriel, qui a récemment cédé les rênes du géant français des médias Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue mardi matin dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre, près de Paris, avec deux autres cadres de son groupe.

L’enquête, qui vise des soupçons de « corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique », « abus de biens sociaux » et « abus de confiance », est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.

Les magistrats tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

SDV avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s’étaient attachés les services d’Havas.

Selon Le Monde, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie.

Dans un communiqué transmis mardi, le groupe Bolloré a « formellement » démenti avoir commis des irrégularités en Afrique, où il gère notamment 16 terminaux portuaires. Le groupe est présent dans pas moins de 46 pays du continent (opérateur de lignes ferroviaires, actionnaire de sociétés agricoles, etc…).

Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent ont eux aussi été présentés mercredi aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen, à l’issue de leur garde à vue à Nanterre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2018 19h07)                                            

Toronto: le chauffeur de la camionnette inculpé de dix meurtres avec préméditation

avril 24, 2018

Toronto (Canada) – Le chauffeur de la camionnette qui a foncé dans la foule lundi à Toronto, a été formellement inculpé mardi au tribunal de 10 meurtres avec préméditation pour autant de morts dénombrés sur les trottoirs de la métropole canadienne.

La comparution d’Alek Minassian, 25 ans, a duré quelques minutes dans un petit tribunal du quartier North York de Toronto. Elle n’a pas apporté d’élément pouvant expliquer le geste du jeune homme.

Debout dans le box des accusés les mains menottées, la tête rasée et vêtu d’une combinaison blanche, Alek Minassian s’est également vu signifier 13 chefs d’inculpation de tentative de meurtre par le procureur Joe Callaghan.

Il a ensuite été escorté par un important cordon de police, sans protestation, en dehors de la petite salle d’audience du palais de justice. Sa prochaine comparution a été fixée au 10 mai par le procureur.

Au volant d’une camionnette de location, Alek Minassian a fauché « délibérément » des piétons sur une des artères les plus fréquentées de Toronto, avait souligné le chef de la police Mark Saunders lundi soir quelques heures après le drame.

Sur près d’un kilomètre, il a heurté des dizaines de personnes, faisant 10 morts et 15 blessés au total, passant à vive allure sur les trottoirs et empruntant même à contresens les voies de circulation de la rue Yonge.

Les chefs d’inculpation de meurtre avec préméditation n’identifient pas les personnes décédées. Deux Coréens et une Canadienne employée de la société d’investissements Invesco Canada sont parmi les morts.

En revanche, Alek Minassian est accusé de tentative de meurtre de 13 personnes identifiées, dont une majorité d’origine étrangère.

Alek Minassian était jusqu’ici inconnu des services de police et absent des fichiers des services de renseignement ce qui permet, à priori selon le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, d’écarter la piste d’un acte de terrorisme comme cela a pu être le cas dans le même type d’attaque à la voiture-bélier comme à Londres ou à Nice.

« Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale », a assuré Ralph Goodale.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2018 15h01)                                            

Israël: un employé consulaire français inculpé pour trafic d’armes à Gaza

mars 19, 2018

Photo d’un agent consulaire français accusé d’avoir participé à un trafic d’armes dans les Territoires palestiniens, à son arrivée au tribunal de Beer-Sheva, dans le sud d’Israël, le 19 mars 2018 / © AFP / JACK GUEZ

Un employé du consulat général de France à Jérusalem a été inculpé lundi par la justice israélienne pour avoir participé à un trafic d’armes dans les Territoires palestiniens, accusation très rare, grave pour lui et délicate pour la diplomatie française.

Romain Franck, jeune contractuel travaillant comme chauffeur pour ce consulat, est accusé par Israël de s’être servi des privilèges associés aux activités diplomatiques pour faire sortir des dizaines d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, pour le compte d’un réseau de trafiquants palestiniens.

Autorités israéliennes et françaises ont souligné la gravité des faits reprochés. Mais, une semaine avant la visite du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, elles ont mis en exergue qu’il aurait agi de son propre chef, et que les relations franco-israéliennes ne seraient pas affectées.

Romain Franck, âgé de 23 ou 24 ans selon les sources, « a agi pour l’argent, de son propre chef et à l’insu de ses supérieurs », a indiqué la sécurité intérieure (Shin Beth) israélienne.

Un juge du tribunal de Beer-Sheva (sud) lui a notifié son inculpation, ainsi qu’à cinq Palestiniens, complices présumés du trafic. Il a prolongé la détention de Romain Franck, arrêté mi-février, jusqu’au 28 mars dans un premier temps.

Assisté d’un interprète, le jeune homme, en tenue de détenu kaki, ne s’est quasiment pas exprimé au cours de cette brève audience très formelle suivie par au moins deux diplomates français.

Les circonstances de l’affaire restent troubles. Mais, sans avoir la même immunité qu’un diplomate, Romain Franck est soupçonné d’avoir mis à profit la relative protection que lui conférait son statut d’agent technique pour transporter dans un véhicule du consulat, en cinq voyages, environ 70 pistolets et deux fusils automatiques entre Gaza et la Cisjordanie.

– ‘Il n’a pas nié’ –

La bande de Gaza est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme « terroriste » par Israël, qui lui a livré trois guerres depuis 2008. L’enclave est soumise par Israël à un rigoureux blocus destiné à contenir le Hamas. Mais l’intérieur des véhicules diplomatiques est généralement exempt de contrôle.

Romain Franck recevait les armes d’un employé du Centre culturel français à Gaza, franchissait la frontière avec Israël, parcourait à travers le territoire israélien les quelques dizaines de kilomètres jusqu’en Cisjordanie, autre territoire palestinien, sous occupation israélienne, selon le Shin Beth.

Là, il remettait les armes à un individu qui les revendait à des trafiquants, selon la même source. Neuf personnes en tout, dont un agent de sécurité palestinien du consulat général, ont été arrêtées, dit le Shin Beth.

Jusqu’alors « il n’a pas nié les faits », dit-on de source diplomatique française.

Romain Franck avait été recruté au consulat général comme « volontaire international », statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une expérience professionnelle à l’étranger.

Le Shin Beth ne fait mention d’aucune motivation politique pro-palestinienne de sa part.

Cependant, ajoute-t-il, « c’est une affaire très grave, dans laquelle on a exploité de manière cynique l’immunité et les privilèges accordés aux représentants étrangers » pour se livrer au trafic d’armes susceptibles d’être employées contre des Israéliens.

Dans un contexte de persistance du vieux conflit israélo-palestinien et d’attentats anti-israéliens, Israël déploie beaucoup d’énergie pour démanteler les trafics d’armes, détruire les ateliers de fabrication et empêcher le Hamas, enfermé à Gaza, de porter la lutte en Cisjordanie.

– ‘Relations excellentes’ –

L’affaire est potentiellement gênante pour la diplomatie française.

Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission diplomatique sensible auprès de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien indépendant.

Sans avoir de contact avec le Hamas, considéré comme « terroriste » par l’Union européenne, les diplomates français se rendent régulièrement à Gaza, à la différence par exemple des Américains.

Le général israélien Poli Mordechai, qui supervise les activités israéliennes de nature civile dans les Territoires, a affirmé sur Facebook la nécessité de renforcer les procédures et la délivrance de permis, parce que « les organisations terroristes de Gaza ne reculent devant aucun moyen, qu’il s’agisse d’aide médicale ou internationale, pour servir leurs intérêts ».

Cependant, avec une évidente volonté de calmer le jeu, Israéliens et Français ont insisté sur leur coopération dans le dossier.

« Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire », a dit un responsable israélien sous le couvert de l’anonymat.

Du côté français aussi, on s’employait à contrôler les dommages. Le Quai d’Orsay prend le sujet « très au sérieux ». Romain Franck avait fait l’objet de contrôles et il n’y avait rien à lui reprocher, assure une source diplomatique.

« C’est une affaire individuelle », dit-elle. Mais une enquête administrative sur place a été ordonnée, et « toutes les conclusions » en seront tirées, a souligné le Quai d’Orsay.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2018 15h36)                

Canada: l’ex-numéro deux de l’armée inculpé

mars 9, 2018

Ottawa – Le commandant adjoint de l’armée canadienne, relevé de ses fonctions depuis plus d’un an, a été formellement inculpé vendredi d’avoir organisé la divulgation d’informations confidentielles sur un contrat de construction navale.

Le vice-amiral Mark Norman, suspendu en janvier 2017, « est soupçonné d’avoir illégalement révélé des informations du gouvernement à des tiers non habilités », a indiqué la police fédérale dans un communiqué.

L’ex haut-gradé doit comparaître devant un tribunal le 10 avril.

Dans un bref communiqué, le chef d’Etat-major, le général Jonathan Vance, a indiqué avoir « besoin de temps » pour étudier ce dossier « complexe ». En attendant, a-t-il ajouté, « le vice-amiral Norman demeure un membre des Forces armées canadiennes », bien que suspendu.

A la suite d’une enquête interne de l’armée, il a été soupçonné d’avoir transmis des courriels à Spencer Fraser, directeur général de Federal Fleet Services pour un contrat de transformation d’un cargo en navire d’approvisionnement pour la marine canadienne. Ce navire MV Asterix a depuis été livré à l’armée canadienne.

M. Norman a servi 36 ans dans l’armée canadienne. Il avait été promu commandant adjoint en 2016, après avoir passé quatre ans à la tête de la Marine royale canadienne.

Son avocate Marie Henein a estimé vendredi que les accusations étaient purement politiques et seraient contredites au cours du procès.

M. Norman « a toujours agi dans les meilleurs intérêts de son pays », il devrait plutôt être « honoré, et pas inculpé », a-t-elle ajouté.

Dans ses courriels, M. Norman notait les risques pour le contrat car des entreprises concurrentes s’étonnaient de l’absence d’appel d’offres pour son octroi. Il décrivait également les réserves de l’actuel gouvernement libéral de Justin Trudeau, juste avant son entrée en fonctions en novembre 2015.

Le contrat avait été décidé par l’ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2018 23h20)