Posts Tagged ‘Inculpation’

France: Fillon inculpé dans l’affaire des emplois fictifs (avocat à l’AFP)

mars 14, 2017

Paris – Le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, a été inculpé mardi par la justice française, notamment pour détournement de fonds publics, dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs de son épouse et ses enfants, a annoncé à l’AFP son avocat.

La convocation chez les juges est survenue avec 24 heures d’avance sur la date qu’il avait lui-même annoncée publiquement.

« La mise en examen est intervenue ce matin. L’audition a été avancée pour qu’elle se déroule dans des conditions de sérénité », a ajouté Me Antonin Levy.

François Fillon a été inculpé notamment de « détournement de fonds publics », « recel et complicité d’abus de biens sociaux » et « manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique », a confirmé à l’AFP une source judiciaire.

François Fillon, 63 ans, s’était dit ces derniers jours déterminé à aller « jusqu’au bout » de sa campagne, même en cas d’inculpation. Il est le premier candidat majeur à une élection présidentielle à concourir avec le poids d’une inculpation sur les épaules.

Lors d’une intervention devant des chasseurs mardi en début d’après midi, le candidat n’a rien laissé paraître, se contentant d’évoquer ironiquement une campagne « où les balles volent bas ».

L’enquête ouverte par la justice concerne notamment les centaines de milliers d’euros de salaires versés sur des deniers publics, à sa femme et deux de ses enfants pour des emplois d’assistants parlementaires. Son épouse Penelope, 62 ans, est convoquée chez les juges le 28 mars.

Dernier épisode d’un feuilleton qui a polarisé la campagne électorale, le Journal du Dimanche a révélé que ses factures de plusieurs milliers d’euros chez un tailleur de luxe parisien avaient été réglées par un homme d’affaires à l’identité non révélée.

Le candidat conservateur, qui se dit victime d’une « chasse à l’homme », peine à recentrer sa campagne sur les questions politiques, après une succession d’allégations qui ont vu son équipe laminée par les désertions et sa chute dans les sondages, à moins de six semaines du premier tour de la présidentielle.

Ancien favori, François Fillon apparaît désormais distancé par la candidate d’extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre du président socialiste François Hollande, repositionné au centre.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2017 15h58)             

Sénégal: le maire de Dakar inculpé et écroué pour détournement de fonds (avocat à l’AFP)

mars 7, 2017

Dakar – Le maire de Dakar, Khalifa Sall, dissident de la majorité au pouvoir et probable candidat à la présidentielle de 2019 au Sénégal, a été inculpé mardi soir, notamment pour détournement de fonds publics, et placé sous mandat de dépôt, a annoncé à l’AFP un de ses avocats.

Les chefs d’inculpation retenus à l’encontre de Khalifa Sall sont ceux « d’escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux », a affirmé l’avocat, Me Bamba Cissé.

Selon lui, le juge d’instruction a ordonné son incarcération. Cinq autres collaborateurs du maire de Dakar ont aussi été placés sous mandat de dépôt.

Le 3 mars, le procureur de la République de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, avait annoncé lors d’une conférence de presse qu’une information judiciaire allait être ouverte contre Khalifa Sall, évoquant un détournement de plus de 2,7 millions d’euros.

Un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) indique que des fonds d’un montant de 1,83 milliard de FCFA (plus de 2,7 millions d’euros) ont été « pris des caisses » de la Ville de Dakar « sans justification », avait expliqué M. Guèye.

« On demande que ce soit justifié » parce que les pièces censées le faire n’ont pas été produites, avait ajouté le procureur.

Khalifa Sall, un ancien ministre, dirige la capitale du Sénégal depuis 2009. Il est un des responsables du Parti socialiste (PS) et est perçu comme un probable candidat à la prochaine présidentielle.

Le PS, formation qui a dirigé le pays de 1960 à 2000, est membre de la coalition autour de l’actuel président Macky Sall mais Khalifa Sall, en dissidence dans son parti et au sein de la majorité, a annoncé qu’il présenterait sa propre liste de candidats aux législatives du 30 juillet.

Khalifa Sall a régulièrement réfuté ces derniers jours les accusations de détournement à son encontre.

Il avait été convoqué et entendu les 21 et 22 février, pendant plusieurs heures d’affilée, par la division des investigations criminelles (DIC, police judiciaire) sur sa mauvaise gestion présumée. Convoqué lundi par le juge d’instruction, M. Sall avait vu son audition ensuite renvoyée à mardi après-midi.

Après son inculpation et son incarcération, le collectif de ses avocats a dénoncé une manoeuvre politique. « Cette arrestation et cette détention n’ont pour but que de freiner Khalifa Sall dans ses ambitions politiques », a assuré le collectif dans une déclaration lue devant la presse au tribunal, évoquant les législatives de juillet et la présidentielle de 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2017 01h26)             

France/Financement de campagne électorale: un proche de Marine Le Pen inculpé

février 25, 2017

Paris – Un proche de la candidate de l’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a été inculpé dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales de son parti, le Front National, en 2014 et 2015, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, est l’ex-dirigeant du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite.

Il a été mis en examen (inculpé) le 15 février, pour « abus de biens sociaux » dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin octobre sur les élections municipales et européennes de 2014 ainsi que sur les départementales de 2015, a précisé cette source, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Les juges soupçonnent la société Riwal d’avoir accordé indirectement un crédit au parti frontiste alors que les personnes morales n’ont pas le droit de contribuer au financement des partis politiques, selon une source proche de l’enquête.

En octobre, Frédéric Chatillon avait déjà été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre du financement de la campagne des législatives de 2012 avec des responsables du FN.

La justice soupçonne le parti d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Et, elle reproche à Frédéric Chatillon d’avoir mené grand train grâce à ces montages.

Cette inculpation de M. Chatillon intervient alors que l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen s’est accélérée ces derniers jours.

Le siège du Front national, près de Paris, a été une nouvelle fois perquisitonné et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été inculpée.

Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle, a refusé de s’y rendre. « Je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice », a-t-elle expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2017 15h18)             

L’Angola dénonce l’inculpation au Portugal de son vice-président

février 24, 2017

Luanda – Les autorités angolaises ont dénoncé vendredi l’inculpation du vice-président du pays, Manuel Vicente, par la justice portugaise dans une affaire de corruption, avertissant que cela pourrait remettre en cause les relations entre Luanda et Lisbonne.

La mise en cause de M. Vicente constitue « une grave atteinte à la République d’Angola, susceptible de perturber les relations entre les deux Etats », selon un communiqué diffusé par le ministère angolais des Affaires étrangères.

Cette affaire a déjà provoqué l’annulation cette semaine par Luanda d’une visite en Angola de la ministre portugaise de la Justice.

« Rien n’affectera le sentiment d’amitié que j’ai pour l’Angola et les Angolais, ni ma volonté de resserrer les liens avec le gouvernement angolais », a réagi vendredi à Lisbonne le Premier ministre portugais, Antonio Costa.

Mais, a-t-il ajouté, « l’Etat angolais doit comprendre qu’au Portugal il existe une séparation des pouvoirs » et que la justice portugaise mène ses enquêtes « dans une totale indépendance ».

Le Parquet portugais a annoncé le 16 février la mise en accusation de M. Vicente pour corruption active, blanchiment d’argent et falsification de document.

Il est soupçonné, lorsqu’il dirigeait la compagnie nationale pétrolière angolaise Sonangol, d’avoir payé 760.000 euros à un procureur portugais pour obtenir le classement sans suites de deux enquêtes qui le mettaient en cause.

Cet ancien magistrat, Orlando Figueira, qui avait été arrêté en février 2016, est actuellement assigné à résidence.

Fin 2012, des révélations faites par la presse portugaise sur des enquêtes ciblant plusieurs hauts responsables du régime de Luanda avaient jeté un froid sur les relations diplomatiques entre le Portugal et l’Angola, une de ses anciennes colonies africaines.

M. Vicente fut un temps considéré comme le dauphin du président angolais José Eduardo dos Santos.

Agé de 74 ans, M. Dos Santos a récemment annoncé sa retraite après les élections générales d’août prochain et désigné l’actuel ministre de la Défense, Joao Lourenço, comme successeur.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2017 18h03)             

USA: un jeune homme de 19 ans inculpé pour avoir voulu tuer Trump

juin 20, 2016

Los Angeles – Un jeune homme de 19 ans a été inculpé lundi dans le Nevada (ouest des Etats-Unis) pour avoir tenté de voler l’arme d’un policier afin de tuer le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump lors d’un rassemblement à Las Vegas.

D’après une plainte déposée lundi au tribunal fédéral du Nevada, Michael Sandford a essayé de désarmer un policier lors d’un rassemblement en faveur de Trump le 18 juin au casino Treasure Island de Las Vegas, avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre.

Sandford a révélé qu’il avait fait des plans pour venir à Las Vegas afin de tuer Trump, précise la plainte, déposée par un agent du Secret Service, le service de protection du président américain et d’autres personnalités, y compris les candidats à l’élection présidentielle.

L’accusé a reconnu qu’il n’aurait probablement pas pu tirer plus d’une ou deux balles et s’est dit convaincu qu’il aurait été tué par les forces de l’ordre pendant sa tentative, précise la plainte.

Michael Sandford, qui dispose d’un permis de conduire britannique, a également confié aux enquêteurs qu’il avait acheté un billet pour un autre rassemblement à Phoenix, en Arizona (sud-ouest), avec l’intention d’essayer à nouveau de tuer (Donald) Trump si son plan échouait à Las Vegas.

Le jeune homme a dit résider aux Etats-Unis depuis environ 18 mois. Il a vécu dans le New Jersey (est) avant de venir en Californie (ouest).

Il a affirmé aux enquêteurs que s’il était remis dans la rue demain, il essaierait à nouveau, selon la plainte. Le jeune homme a précisé qu’il planifiait de tuer Trump depuis un an.

Michael Sandford s’est approché d’un agent du Secret Service, Ameel Jacob, affirmant vouloir demander un autographe à Trump, puis a tenté de saisir son arme.

Le jeune homme a expliqué avoir choisi cet agent parce qu’il avait une arme en position déverrouillée.

Michael Sandford doit être présenté à un juge ce lundi en fin de journée, selon une porte-parole du bureau du procureur de Las Vegas.

En mars, un étudiant de 22 ans avait tenté de sauter sur la scène d’une réunion de campagne de Donald Trump pour, selon ce manifestant, dénoncer les propos racistes du milliardaire.

Il avait été intercepté par des agents du Secret Service et poursuivi pour trouble à l’ordre public.

Les meetings de Donald Trump sont souvent émaillés d’incidents mais le candidat républicain se défend de faire monter les tensions.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2016 00h54)

Ouganda : l’opposant Kizza Besigye inculpé de trahison

mai 14, 2016

L’opposant ougandais Kizza Besigye a été mis en examen pour trahison, le 13 mai.

L’opposant ougandais Kizza Besigye a été mis en examen pour trahison, le 13 mai. Crédits : ISAAC KASAMANI / AFP
L’opposant historique ougandais Kizza Besigye, qui avait été arrêté mercredi dans la capitale Kampala, a été inculpé vendredi 13 mai de trahison par un tribunal de Moroto, dans le nord-est du pays, a annoncé son avocat.

Kizza Besigye avait obtenu 35,61 % des voix lors de la présidentielle du 18 février, remportée par Yoweri Museveni, réélu pour un cinquième mandat. Depuis, il a contesté les résultats et a été assigné à résidence. Son placement en résidence surveillée a été levé le 1er avril, à l’issue de quarante-trois jours, mais il avait depuis à nouveau été arrêté, puis relâché, pour rassemblement illégal.

Comparution le 25 mai

Mercredi, à la veille de l’investiture officielle du président Museveni, Kizza Besigye avait procédé à une prestation de serment alternative, juste avant d’être une nouvelle fois arrêté par la police et emmené à Moroto, dans la région reculée de Karamoja.

Selon son avocat, Kizza Besigye, opposant de longue date de Yoweri Museveni, n’a pu être assisté vendredi devant le tribunal. Il a ensuite été placé en détention, où il devrait rester jusqu’à sa prochaine comparution, le 25 mai.

La trahison est un crime passible de la peine capitale en Ouganda, mais le pays n’a procédé à aucune exécution depuis des années. Kizza Besigye a déjà été inculpé pour ce motif en 2005, mais les charges contre lui avaient finalement été abandonnées.

Lemonde.fr avec AFP

États-Unis: Arrestation du directeur de campagne de Donald Trump

mars 29, 2016

Corey Lewandowski, directeur de campagne de Donald Trump, a été inculpé mardi pour coups et blessures contre une journaliste à l’issue d’une conférence de presse le 8 mars, a indiqué la police de Jupiter en Floride. Il plaidera non coupable.

Le proche de Donald Trump « a été arrêté ce matin et libéré avec une convocation », a dit Adam Brown, porte-parole de la police de Jupiter. La porte-parole de Donald Trump, Hope Hicks, a indiqué de son côté que Corey Lewandowski n’avait « pas été arrêté ». « M. Lewandowski est absolument innocent » et plaidera non coupable, a-t-elle dit.

La police a diffusé mardi une vidéo montrant l’incident entre cette journaliste et Corey Lewandowski. Contrairement à de précédentes vidéos diffusées par des chaînes de télévision présentes lors de la conférence de presse le 8 mars, la nouvelle vidéo permet de voir la scène sans que personne ne s’intercale.

On voit ainsi Fields marchant à côté de Trump, puis Lewandowski saisissant le bras de la journaliste et la tirant en arrière.

Pour un premier délit de simples « voies de fait », Lewandowski encourt, s’il est reconnu coupable, une peine maximale d’un an de réclusion ou une amende de 1000 dollars (environ 975 francs suisses).

Soutien d’un ex-candidat à Ted Cruz
Par ailleurs, dans cette course aux présidentielles, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, a publiquement appelé mardi à voter pour Ted Cruz aux primaires républicaines. Il est ainsi le dernier élu à rejoindre le camp anti-Donald Trump.

« Il est temps que nous élisions un nouveau leader fort et j’ai choisi de soutenir Ted Cruz », a déclaré Scott Walker, qui s’est retiré de la course présidentielle en septembre, sur la radio locale WTMJ. « C’est un conservateur constitutionnel », a-t-il justifié, affirmant que son soutien était positif et non pour faire barrage à Donald Trump.

C’est le cinquième ex-candidat aux primaires républicaines à se rallier à Ted Cruz, après Jeb Bush, Carly Fiorina, Lindsey Graham et Rick Perry. Certains l’ont fait à reculons, dans l’unique but d’empêcher Donald Trump de remporter l’investiture.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à se rallier à Ted Cruz, qu’il méprisait publiquement, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham avait par exemple expliqué que le sénateur du Texas présentait l’avantage de n’être « pas complètement fou ».

« Qu’est-ce qui vous plaît chez Cruz? » lui avait demandé le présentateur du Daily Show, sur la chaîne Comedy Central, le 23 mars. « Ce n’est pas Trump », avait répondu Lindsey Graham. Il ne reste plus que trois candidats à l’investiture: Donald Trump, Ted Cruz et le gouverneur de l’Ohio, John Kasich.

Prochaine étape le Wisconsin
Le milliardaire new-yorkais mène dans la course aux délégués pour l’investiture (742 contre 462 pour Ted Cruz et 145 pour John Kasich), mais ses deux adversaires espèrent l’empêcher d’atteindre la barre requise de 1.237, afin de l’emporter lors d’un vote à la convention de Cleveland.

L’establishment du parti républicain se déchire sur la perspective d’une victoire de Donald Trump. Si une partie de l’appareil mène la résistance, un certain nombre de personnalités républicaines, notamment le gouverneur Chris Christie ou le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, se sont ralliées à l’homme d’affaires.

Tous les candidats, républicains et démocrates, font campagne ces jours-ci dans le Wisconsin, où les primaires auront lieu mardi prochain.

Romandie.com

Un expert belge du jihadisme inculpé de faux et usage de faux en écriture

janvier 11, 2016

Bruxelles – Un expert très médiatique du jihadisme belge, soupçonné d’avoir fourni un faux certificat de déradicalisation à un jihadiste présumé arrêté en novembre, a été inculpé de faux et usage de faux en écritures, puis libéré sous condition lundi, a indiqué le parquet fédéral.

L’universitaire flamand d’origine palestinienne Montasser AlDe’emeh est soupçonné d’avoir établi et fait déposer une fausse attestation de témoin relative à un parcours de déradicalisation de Jawad O. auprès du centre qu’il dirige à Molenbeek, avait annoncé le parquet dans un communiqué après son interpellation dans cette commune bruxelloise, considérée comme un bastion de jihadistes.

Ce centre De Weg Naar (La Voie), fondé par l’expert, intervenait régulièrement dans les médias belges et internationaux, pour accompagner des Belges revenus de Syrie ou tentés par le jihad, mais aussi pour soutenir les familles de jeunes partis combattre.

Montasser AlDe’emeh a écrit un livre, Pourquoi nous sommes tous des djihadistes, traduit en français en 2015, qu’il présente comme un témoignage exclusif relatant le quotidien de jeunes partis en Syrie basé sur un séjour de quinze jours qu’il a effectué près de la ville syrienne d’Alep.

Le jihadiste présumé qu’il est soupçonné d’avoir voulu aider avec son faux témoignage, Jawad O., a été inculpé le 24 novembre de participation aux activités d’un groupe terroriste et incarcéré, selon le parquet. Il avait été arrêté alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Syrie, selon la télévision publique flamande VRT.

Son frère Khalid O., un imam officiant à Malines (nord de la Belgique), selon la VRT, aurait contacté Montasser AlDe’emeh juste après son interpellation pour lui demander de l’aide.

Interpellé également lundi, Khalid O. a été remis en liberté par le juge d’instruction de Malines après audition approfondie et moyennant le respect de strictes conditions.

Jawad O., en prison depuis le 24 novembre, et son frère Khalid ont également été inculpés de faux et usage de faux en écriture.

Montasser AlDe’emeh et Khalid O. sont soupçonnés d’avoir déposé cette fausse attestation de déradicalisation de Jawad O. lors d’une audience de la chambre du conseil d’Anvers du 27 novembre 2015 (qui statue sur les maintiens en détention de suspects), afin de tenter d’obtenir sa remise en liberté, selon le parquet.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2016 21h58)

Burkina: le général putschiste Diendéré inculpé d’assassinat dans le dossier de la mort de l’ex-président Sankara

décembre 7, 2015

Ouagadougou – Le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso et emprisonné depuis le 1er octobre, a été inculpé d’assassinat dans le dossier de la mort du président Thomas Sankara en 1987, a appris l’AFP auprès du parquet militaire lundi.

Le général Diendéré a été inculpé le 12 novembre dans le dossier Sankara des chef d’inculpation suivants: attentat, assassinat et recel de cadavre, a affirmé un membre du parquet à l’AFP.

L’enquête sur la mort de Sankara a été ouverte fin mars 2015 cinq mois après le renversement de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue après deux journées d’insurrection populaire fion octobre 2014. Le sujet de la mort de Sankara, devenu une icône en Afrique, était tabou sous ses 27 ans de régime.

Le général Diendéré, ancien bras droit de Compaoré, était le chef du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui a tenté de mettre fin au régime de Transition issue de l’insurrection et du départ de Compaoré. Plusieurs de ses anciens membres avaient déjà été inculpés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Sankara.

Surnommé le Che Africain, le capitaine Sankara a été tué, après quatre années au pouvoir, le 15 octobre 1987 lors d’un putsch qui a porté son compagnon d’armes Blaise Compaoré au pouvoir et qui a été soupçonné d’avoir commandité le meurtre. Douze autres personnes avaient été tués en même temps que l’ancien président.

Cette enquête, dont les résultats étaient très attendus, vise à lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort de Thomas Sankara. Officiellement sous le régime Compaoré, Sankara était décédé de mort naturelle, à 37 ans.

En réalité, selon plusieurs témoignages publiés, un commando a abattu le père de la révolution le jeudi 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente, siège du gouvernement en plein centre de Ouagadougou, alors qu’il était en tenue de sport rouge, le jeudi étant une journée de sport de masse obligatoire pendant la révolution.

Selon l’autopsie réalisée cette année après exhumation du corps fin mai, M. Sankara a été criblé de balles. Le rapport des tests d’ADN qui doivent confirmer qu’il s’agit bien du corps de Sankara, est prêt mais n’a pas encore été transmis au parquet, a indiqué le parquet.

Dans le cadre de l’enquête sur le putsch raté du 17 septembre, le général Diendéré est déjà inculpé de crimes contre l’humanité. Amnesty international avait estimé que l’unité putschiste avait fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine.

Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international, avait estimé Amnesty.
Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2015 13h24)

Burkina: le général putschiste Diendéré inculpé de crime contre l’humanité

octobre 16, 2015

Ouagadougou – Le général Gilbert Diendéré, qui a pris la tête du coup d’Etat raté du 17 septembre au Burkina Faso, a été inculpé de crime contre l’humanité, a annoncé vendredi à Ouagadougou le directeur de la justice militaire le colonel Sita Sangaré.

Le général Diendéré est notamment poursuivi pour crime contre l’humanité, a affirmé lors d’une conférence de presse le colonel Sangaré, également commissaire du gouvernement du Tribunal militaire (procureur), précisant que le général fait l’objet de 11 chefs d’inculpation au total.

Selon le bilan officiel du gouvernement, 14 personnes sont mortes et 251 ont été blessées lors du putsch et de la répression des manifestants hostiles au coup d’Etat.

Le général Diendéré, ancien bras droit de l’ex-président Blaise Compaoré chassé par la rue en octobre 2014, avait pris les rênes du pouvoir le 17 septembre, au lendemain de la prise d’otage du président et du gouvernement de transition par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d’élite de l’armée et ancienne garde prétorienne de Compaoré.

Il a rendu le pouvoir au président de transition Michel Kafando le 23 septembre, après le constat d’échec du putsch face à une forte mobilisation populaire.

Il s’était rendu de lui-même à la justice le 1er octobre, après s’être réfugié pendant deux jours chez le Nonce apostolique à Ouagadougou.

Mercredi, Amnesty international avait estimé que l’unité putschiste avait fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d’autres avec des armes automatiques.

Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international estimait l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2015 15h28)