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Kenya : incursion de militants islamistes sur deux sites au Nord-Est

juin 14, 2015
Les Shebab somaliens à Mogadiscio, le 21 octobre 2010. © AFP

Les Shebab somaliens à Mogadiscio, le 21 octobre 2010. © AFP

Des hommes armés soupçonnés d’être des islamistes shebab ont attaqué une base de l’armée kényane et se sont brièvement emparé d’un village dimanche matin, dans le nord-est du Kenya, ont indiqué l’armée kényane et des médias locaux.

Onze assaillants – dont deux « d’origine caucasienne » – et deux soldats kenyans ont été tués lors de l’assaut mené à l’aube contre le camp militaire de Baure, dans le comté de Lamu, sur la côte kényane, près de la frontière somalienne, a affirmé un porte-parole de l’armée, le colonel David Obonyo.

De nombreuses armes ont été récupérées, dont treize fusils d’assaut AK-47, cinq lance-grenades et huit grenades à main, a indiqué l’officier kenyan.

Au même moment, une soixantaine de militants ont fait une incursion à Mangai, dans le même comté, expulsé des habitants de leur maison avant de les ressembler dans une mosquée où ils auraient prié pendant trois heures, selon des médias locaux.

Prières, pillages et incendies

Un chef local, Yusuf Nuri, a raconté au journal The Daily Nation qu’après la prédication, les hommes armés avaient dirigé les prières, saccagé un dispensaire et brûlé les matelas d’une école primaire avant de prendre la fuite.

Ces incidents interviennent un an après une série d’attaques de militants islamistes au cours desquels près de 100 personnes avaient été tuées dans la localité de Mpeketoni et dans les villages environnants.

Les attaques de Mpeketoni, non loin de l’île autrefois touristique de Lamu, ont ruiné le tourisme sur la côte du Kenya.

Les islamistes shebab somaliens ont déclaré la guerre au Kenya en raison de sa présence militaire en Somalie au sein de l’Amisom, le contingent de l’Union africaine, et multiplient leurs attaques sur le sol kenyan à mesure qu’ils perdent du terrain en Somalie.

En avril, un commando shebab avait tué 148 personnes, en majorité des étudiants, à l’université de Garissa, plus au nord

Jeuneafrique.com

RDC : un soldat blessé après une incursion de troupes rwandaises

avril 23, 2015

Kinshasa – Un soldat congolais a été blessé après une incursion de troupes rwandaises dans l’Est de la République démocratique du Congo qui a provoqué des tirs, a-t-on appris jeudi auprès de l’armée congolaise.

L’incident frontalier a eu lieu mercredi au Nord-Kivu, dans la zone de Chanzu, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale de cette province voisine du Rwanda et de l’Ouganda, a déclaré à l’AFP le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC).

Un groupe assez important de soldats rwandais a fait une incursion sur le versant (ouest) de la montagne et a établi une position défensive à 900 mètres à l’intérieur du territoire congolais, a affirmé l’officier.

Deux compagnies de l’armée congolaise en patrouille ont découvert la position, a-t-il ajouté.

On a ouvert le feu et les Rwandais sont partis, mais un de nos éléments a été blessé, a encore dit le général.

Interrogée à Kigali par l’AFP, l’armée rwandaise a refusé de faire le moindre commentaire sur cette affaire.

Joint par téléphone, un officier congolais ayant participé aux opérations a affirmé pour sa part que la position rwandaise, sur la colline de Sabinyo, avait été découverte dans l’après-midi par deux pelotons et qu’elle était tenue par une quinzaine d’hommes.

Après les échanges de tirs, a-t-il ajouté, les soldats congolais se sont repliés, mais non les Rwandais qui semblaient toujours présents jeudi matin au vu de la fumée provenant de l’endroit.

Chanzu, est le dernier bastion a avoir été évacué par le Mouvement du 23 Mars (M23), rébellion congolaise à dominante tutsi soutenue par le Rwanda, au moment de sa défaite en novembre 2013.

Le territoire de Rutshuru, dans lequel se trouve Chanzu, abrite des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opposés au président rwandais Paul Kagame.

L’armée congolaise a lancé fin février une opération contre cette milice dont certains des dirigeants et des membres les plus anciens sont présents dans l’est du Congo depuis la fin du génocide rwandais de 1994, auquel ils sont accusés d’avoir participé.

L’armée congolaise, qui a décidé de mener cette opération sans l’aide des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), dit vouloir obtenir la reddition des quelques 1.500 combattants que compteraient encore les FDLR.

M. Kagame, qui ne cesse de réclamer la mise hors d’état de nuire de ces rebelles, a déclaré fin mars à l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’il croirait à cette opération quand les résultats […] seront là.

L’absence de la Monusco ne fait que renforcer notre détermination à ne compter que sur nos propres forces, avait-il ajouté.

Les incidents frontaliers sont fréquents entre le Rwanda et la RDC : il n’est pas rare que des patrouilles des deux armées se rencontrent, sans forcément s’affronter, autour de cette frontière bornée à la suite d’un accord entre la Belgique et l’Allemagne en 1910 et aujourd’hui plutôt mal délimitée.

En juin néanmoins, les choses avaient dégénéré. Une incursion de troupes rwandaises ayant établi des positions à environ 1 km de la frontière avait donné lieu à deux jours d’affrontements, incluant des duels d’artillerie lourde.

Les relations entre le Congo et son petit voisin sont tendues. La RDC a été envahie par les troupes rwandaises pendant les deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003) et, jusqu’à la chute du M23, Kigali a soutenu plusieurs milices congolaises à dominante tutsi qui se sont succédé au Nord-Kivu.

Romandie.com avec(©AFP / 23 avril 2015 12h53)

Mali: attentat suicide à Tombouctou, le kamikaze tué, un soldat blessé

mars 30, 2013

BAMAKO – Un jihadiste kamikaze s’est tué samedi en actionnant sa ceinture d’explosifs après avoir tenté en vain de forcer un barrage militaire à une des entrées de Tombouctou (nord-ouest du Mali), blessant un soldat malien, a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

C’est un kamikaze jihadiste qui a actionné sa ceinture d’explosifs après avoir tenté sans succès de forcer le barrage de l’entrée ouest de Tombouctou tenu par les militaires maliens, a déclaré cette source, un officier joint depuis Bamako.

Selon l’officier, le kamikaze s’est tué sur le coup et un militaire malien a été blessé. Il n’a pas donné plus de détails dans l’immédiat, notamment si le kamikaze était à moto ou en voiture. C’est un jihadiste, c’est tout ce que je peux dire pour le moment. Il a raté son coup, a-t-il conclu.

Plusieurs habitants de Tombouctou également joints par l’AFP ont affirmé avoir entendu samedi dans la nuit une forte détonation suivie de tirs nourris vers l’entrée ouest de Tombouctou.

Tout le monde est caché à la maison. (…) Aucun civil n’est dehors, nous avons peur, a notamment dit un des habitants.

C’est le deuxième attentat suicide en moins de dix jours dans cette ville historique à plus de 900 km de Bamako.

Le 21 mars, une tentative d’incursion d’islamistes à Tombouctou avait commencé par l’explosion d’une voiture piégée, avec un kamikaze à son bord, vers l’aéroport de la cité. Un militaire malien avait été tué, et au moins deux autres blessés, selon une source militaire malienne.

Une dizaine de combattants d’un commando islamiste avaient été tués par les forces françaises et maliennes lors de cette tentative d’intrusion, selon l’état-major de l’armée française. En outre, plusieurs soldats maliens avaient été blessés dans les combats par un tir ami de l’armée française.

Le 22 mars, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes ayant occupé le nord du Mali en 2012, avait revendiqué cet attentat à Tombouctou, et avait assuré avoir ouvert un autre foyer de conflit dans cette ville.

Comme les autres grands centres du nord du Mali, Tombouctou a été libérée fin janvier par des troupes françaises et maliennes des groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui contrôlaient la région depuis 2012, y commettant exactions et destructions de mausolées.

Depuis lors et jusqu’au 21 mars, la situation avait été calme à Tombouctou, contrairement à la région de Gao (nord-est), qui a connu des attentats suicides et de violents combats notamment entre militaires et combattants islamistes infiltrés dans Gao-ville.

Mais c’est dans le massif des Ifoghas (région de Kidal, extrême nord-est) que se concentrent depuis plusieurs semaines les opérations, conduites dans cette zone par des soldats français et tchadiens contre les jihadistes qui s’y sont retranchés.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mars 2013 01h39)

Nord-Kivu : un accrochage à la frontière RDC-Rwanda fait au moins un mort

novembre 5, 2012

Le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l'armée congolaise, le 25 juillet 2012 à Goma. Le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée congolaise, le 25 juillet 2012 à Goma. © AFP

Au moins un soldat congolais a été tué, samedi 3 novembre, lors d’un accrochage entre des militaires congolais et rwandais dans la zone frontalière commune aux deux pays, dans le Nord-Kivu.

Le premier bilan, qui faisait état de deux morts – un Rwandais et un Congolais – a été revu à la baisse. D’après des sources militaires congolaise et rwandaise, l’accrochage entre militaires congolais et rwandais qui a eu lieu samedi à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda a fait au moins un mort.

Selon le porte-parole de l’armée congolaise, le colonel Olivier Hamuli, un commando congolais a été pris pour cible par des militaires rwandais alors qu’il refusait de s’arrêter, après avoir été surpris en territoire rwandais où il était allé acheter de la bière. D’après la même source, les militaires rwandais ont tiré sur le commando et ont tué l’un de ses hommes. Le porte-parole de l’armée congolaise affirme que le commando a alors répliqué et tué un soldat rwandais.

De son côté, l’armée rwandaise donne une autre version des faits. Selon son porte-parole, le général Joseph Nzabamwita, les soldats congolais ont pénétré en territoire rwandais alors qu’ils étaient en mission de reconnaissance. Il affirme qu’il y a eu un échange de tirs, qu’il y a bien eu un mort côté congolais, mais que côté rwandais, seul un blessé a été enregistré.

Accusations réciproques

L’armée rwandaise, qui dénonce dans l’incursion de samedi « un acte de provocation » de la RDC, a organisé dimanche un déplacement de journalistes et d’attachés militaires étrangers sur le lieu de l’incident, à Busura, près de Rubavu (ouest). Une journaliste de l’AFP présente a pu voir le cadavre d’un soldat congolais et un militaire congolais venu le récupérer.

La zone de l’incident est très proche de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, en RDC, où l’armée congolaise affronte depuis le printemps la rébellion du M23.

La RDC et l’ONU reprochent au Rwanda de soutenir les mutins, des ex-rebelles qui avaient été intégrés à l’armée congolaise en 2009. Le Rwanda accuse en retour Kinshasa de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue combattue par Kigali pour sa participation présumée au génocide du Rwanda en 1994, et qui commet des exactions contre les populations de la région depuis des années.

Jeuneafrique.com avec AFP

 
 

Le Soudan suspend les négociations et bombarde une ville du Soudan du Sud

avril 12, 2012

Alors que le Soudan vient d’interrompre les négociations de  paix, il a  bombardé la ville de Benliu, capitale d’un État du Soudan du Sud. Les  deux pays qui s’affrontent sur leurs frontières, s’enfoncent un peu plus   encore dans la violence.

S’achemine-t-on vers une nouvelle guerre entre le Soudan et le Soudan du Sud ? La radio officielle soudanaise a annoncé que  le Parlement suspendait les négociations avec son voisin du sud. La délégation  dépêchée sur place pour mener les discussions à Addis Adeba a été rappelée dans  la foulée. Menée sous l’égide de l’Union africaine, ces négociations  avaient pourtant conduit à des concessions de la part des deux nations. Une  visite historique du président soudanais Omar el-Béchir était même envisagée à Juba, pour y  rencontrer son homologue Salva Kiir.

Incursion sud-soudanaise

Chez les élus des deux camps, on se prépare au pire. Le président de  l’Assemblée nationale sud-soudanaise a appelé les députés à « mobiliser la  population » en préparation d’un conflit avec le Nord, ajoutant que « Khartoum  pourrait chercher une vraie guerre ». Même son de cloche chez les  députés soudanais qui ont mis « en alerte » la population.

L’annonce de la suspension des négociations survient alors que les combats  ont repris de plus belle depuis le 9 avril aux frontières. La zone pétrolière de  Heglig, revendiquée par les deux partis, est tombée entre les mains de l’armée  sud-soudanaise (SPLA). Mac Paul, vice-directeur des renseignements militaires  sud-soudanais a affirmé que la SPLA y tenait désormais ses positions.

Une information confirmée mercredi 11 avril par Rahma Mohammed Osmane, le  ministre soudanais des Affaires étrangères. Affirmant que les troupes adverses  étaient entrées jusqu’à 70 km dans leurs terres, celui-ci a estimé que cette « incursion en profondeur » était « la plus grave depuis la sécession du Soudan du  Sud » survenue en juillet 2011.

Benliu bombardée

En représailles, le Soudan a bombardé Benliu, capitale de l’État frontalier  sud-soudanais d’Unité, une zone riche en pétrole. « Apparemment ils visaient un  pont » selon Atem Yaak Atem, vice-ministre de l’Information.

Lors de l’indépendance, le Soudan du Sud avait hérité des trois-quarts des  réserves pétrolières que recelait le pays. En prenant Heglig, il prive le Nord  de son plus grand réservoir pétrolier. Ce n’est pas la première fois que cette  zone est l’objet de combat. Le 26 mars, elle était déjà tombée quelques heures  aux mains de la SPLA avant d’être reprise le lendemain par l’armée  soudanaise.

Jeuneafrique.com avec AFP