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Le 53ème anniversaire de l’indépendance du Congo célébré à Djambala

août 19, 2013
Denis Sassou Nguesso à Djambala

Denis Sassou Nguesso à Djambala

Le défilé militaire et civil marquant le 53ème anniversaire de l’accession du Congo à l’indépendance s’est déroulé le 15 août à Djambala (département des Plateaux). Cet évènement entre dans le cadre de la 9ème édition de la célébration rotative de l’anniversaire de l’indépendance du Congo, instituée en 2004 par le Chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

Denis Sassou N’Guesso : ’’La nation congolaise jouit d’une bonne santé’’ Il était 11heures précises quand le Chef de l’Etat, en présence de ses hôtes de marque, notamment les Chefs d’Etat du Niger, Mahamadou Issoufou et de Guinée Equatoriale, Théodoro Obiang Nguema Mbasogo ainsi que le Chef d’Etat de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia, a donné le top pour le démarrage du grand défilé qui a été organisé sur le boulevard de Djambala.

L’on a aussi noté la présence du président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Aubin Minaku ; la présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon, Marie Madeleine Mbourantso; le ministre de l’intérieur et de la sécurité du Tchad M. Hassan ; le ministre délégué à la défense nationale de Guinée, Abdoul Camara.

Placé sous le thème «Dans la discipline et la cohésion, accomplissons avec honneur et dignité des missions de paix… », le défilé militaire a connu la participation de plus de 3000 éléments, dont 2800 pédestres, et autres motorisés et aériens, sous la supervision du colonel François Liboko, commandant de la zone militaire de défense N°3. Les hommes en armes ont démontré à travers leurs différents corps, l’ordre et la responsabilité au sein des forces armées congolaises (FAC).

Les troupes militaires, notamment, les troupes écoles, de la gendarmerie nationale, de la police nationale, de la marine nationale, de l’armée de l’air et de terre, de l’Etat major général des forces armées congolaises, de la direction centrales des renseignements militaires, du commandement de la logistique, ont défilé, sous la fanfare de la musique principale des FAC devant les invités de marque ainsi que les populations, qui sont venues nombreuses de tous les districts du département.

Pour rendre agréable la fête, un balai aérien a émerveillé le public. 21 coups de canon traditionnels ont retentis lors de la cérémonie, accompagnés des feux d’artifices.

Pour l’année 2013, le Président de la République a donné à la force publique des orientations, notamment entretenir les liens étroits avec le peuple et observer l’éthique et la morale qui sont les fondamentaux du militaire, du policier et du gendarme.

Le défilé civil quant à lui a regroupé les blocs des circonscriptions administratives, de la jeunesse, de la santé, des sports et culture, des confessions religieuses, des communautés étrangères, des artisans ainsi que des associations et partis politiques. Il a été animé par la fanfare des Kimbanguistes.

Plusieurs carrés des civils ont marqué les pas devant les autorités de la République présentes aux festivités. Les congolaises et congolais ont manifesté leur joie sur le boulevard abritant le défilé, en poussant des cris d’allégresse. Venues très nombreuses, des 11 districts du département, les populations des Plateaux ainsi que celles venues de tout le pays, ont été émerveillées par les différentes réalisations opérées dans cette partie du pays, dans le cadre de la municipalisation accélérée.

«Je suis très contente de voir les gens venir fêter avec nous ici à Djambala. Merci pour les travaux qui sont en train de transformer notre département. Que le Chef de l’Etat continue à développer le Congo. Nous lui disons infiniment merci pour tout», a indiqué Cathy Intsoua, habitante de Makotipoko, venue participer à la fête.

Par ailleurs, les jeunes de différents horizons qui prennent à la colonie de vacances à Djambala, ont fièrement défilé et remis au Chef de l’Etat un étendard aux couleurs nationale symbolisant l’unité nationale.

Avec la municipalisation accélérée des Plateaux, l’on note la construction de plusieurs infrastructures contribuant à son développement. Il s’agit entre autres de l’aéroport, du Stade, des voiries urbaines, de l’adduction d’eau potable, etc.

Après Pointe-Noire, Impfondo (département de la Likouala), Dolisie (département du Niari), Owando (département de la Cuvette), Brazzaville, Ewo (Cuvette Ouest), Kinkala (département du Pool), le tour était venu cette année à Djambala, pour abriter les festivités de la fête nationale. La fête du 54ème anniversaire de l’indépendance du Congo sera célébrée à Sibiti (département de la Lékoumou), en 2014.

Congo-site.com par Rosalie Rogevna Guielle

Défilé du 15 août : Kinkala a tenu ses promesses

août 15, 2012

Le défilé militaire et civil marquant le 52ème anniversaire de l’indépendance du Congo s’est déroulé le 15 août à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Le Chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, et son épouse ; les membres du parlement et du gouvernement ; les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques ; les présidents des institutions constitutionnelles ; ainsi que de nombreuses autres personnalités nationales et internationales, ont assisté avec joie à ce défilé.

Défilé du 15 août : Kinkala a tenu ses promesses
Parmi les invités de marque, figuraient le Président béninois, Thomas Yayi Boni ; les présidents des sénats gabonais, Rose Francine Rogombé, et burundais Gabriel Ntisezerana ; les présidents des assemblées nationales de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, et de Guinée Equatoriale, Angel Serafin Seriche Dougan Malabo ; ainsi que des ministres tchadiens et rwandais, représentant leurs Chefs d’Etat.

Le défilé a commencé pratiquement à 10 heures, après que le commandant de la zone militaire de défense n°8, le colonel Alain Koumbemba-Bantsimba, ait demandé l’autorité au chef suprême des armées, Denis Sassou N’Guesso. Des éléments de la force publique, des agents du secteur public et privé, des représentants des partis politiques, associations, ONG et autres entités, ont défilé tour à tour dans une atmosphère euphorique. Au total, il y a eu 44 carrés pour le défilé militaire, dont 38 pour les Forces armées congolaises (FAC), la gendarmerie et de la police nationale, et 6 pour les corps para militaires (eaux et forêts, douanes, etc.).

Le défilé militaire a été marqué par le passage de toutes les composantes, à commencer par la musique principale des FAC, le drapeau, le corps d’apparat et d’honneur. Mais, c’est surtout le passage des éléments du groupement para commando (GPC), accompagné du survol des mirages et des hélicoptères de guerre, qui a émerveillé les officiels et le public. Le plus émerveillé semble avoir été le Chef de l’Etat béninois, qui ne cessait d’applaudir.

Ce défilé militaire a été bouclé par les guides lignes, laissant ainsi la place à la population civile représentée par plus d’une centaine de carrés. Munis des pancartes de leurs entités ou des effigiés du Chef de l’Etat et de la première dame du Congo, les représentants des administrations publiques et privées, des associations et partis politiques, des communautés étrangères, etc., ont donné le temps sur le boulevard de Kinkala, construit au bas de deux collines. De tout ce défilé, ce sont les passages du mouvement gymnique de Kinkala et des sapeurs qui ont été plus ovationnés par le public. Le Chef de l’Etat, dont les sapeurs ont érigé des effigiés partout dans la ville de Kinkala en qualité de «Grand Sapeur», a assisté à une démonstration «sapologique» faite par quelques sapeurs.

Le défilé de Kinkala était de grande ampleur, riche en symboles et en couleurs, avec un style innovant. L’on peut dire que le Pool a tenu ses promesses. Car, pas plus que la semaine dernière, le préfet du Pool, Jean Michel Sangha, annonçait que la célébration de la fête de l’indépendance du pays devrait y «se dérouler dans la paix et la quiétude totales». La ville de Kinkala n’a pas dérogé à l’ordre du premier citoyen du Pool. Les populations venues des treize districts du département ont affirmé que la paix était devenue une réalité vivante dans le Pool et qu’elle se consolidait chaque jour grâce aux efforts du Chef de l’Etat, du gouvernement, des autorités préfectorales et des populations elles-mêmes.

Les festivités marquant le 52è anniversaire de l’accession du Congo à la souveraineté internationale se sont donc déroulées dans l’allégresse. Ainsi, Kinkala peut se permettre de garder son souffle en disant à Djambala, chef-lieu des Plateaux, qui abritera la fête le 15 août 2013 : «A toi le tour ! »

 

Congo-Brazzaville : génération Poto-Poto

février 7, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlSi Poto-Poto est un des quartiers populaires de Brazzaville,  c’est d’abord et avant tout une manière d’être, une ambiance, un croisement de  cultures que l’on retrouvera dans ce huitième roman d’Henri Lopes, grande figure  de la littérature francophone dont les oeuvres sont inscrites dans les  programmes scolaires de la plupart des pays africains comme dans les  départements d’études francophones du monde entier.

Dans son nouveau livre, Une enfant de Poto-Poto, Lopes donne la  parole à une narratrice âgée de 18 ans au moment de l’indépendance du Congo.  Les souvenirs de Kimia portent le récit, mettant en relief des  personnages hauts en couleur, dont l’amie Pélagie rencontrée au lycée Savorgnan,  à une époque où les indigènes étaient admis « au compte-gouttes » dans  cet univers de Blancs et de garçons. Pélagie, un peu plus âgée, cultivée et « émancipée », avait de quoi susciter l’admiration de Kimia : elle  était donc à la fois amie et rivale.

L’arrivée de M. Franceschini, un professeur très  charismatique aux méthodes d’enseignement iconoclastes, va bouleverser  l’existence des deux filles. Sa connaissance de la littérature, et notamment des  grands auteurs tels Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Bernard Dadié, Langston Hugues ou des  classiques occidentaux, fait de lui la vedette du lycée. Puis vient ce jour de  malheur où, à la stupéfaction générale, Franceschini est brusquement interrompu  pendant son cours, puis escorté par deux gendarmes. Qui était-il réellement ?  Franceschini était-il son vrai nom ? Kimia va s’appliquer à rassembler les pans  de la vie de ce « Blanc » dont le nom réel, à consonance plutôt  africaine et hérité de sa branche maternelle, montre qu’il est lui aussi « un enfant de Poto-Poto », malgré sa peau claire. L’intrigue  amoureuse devient alors un face-à-face d’identités qui met en exergue l’un des  thèmes de prédilection du romancier congolais : le métissage.

Une enfant de Poto-Poto, éloge de la rumba congolaise, de la danse,  de l’habillement « chic tout chic », est une confession émouvante,  joyeuse et badine, avec, en toile de fond, la photographie en noir et blanc  d’une jeunesse africaine en quête de repères dans un monde ébloui par les « soleils des indépendances ». Et ce chant traverse les frontières :  l’Europe, l’Amérique, où se retrouvent certains des protagonistes. Franceschini  est comme le lamantin qui retourne toujours boire à la source d’origine quelles  que soient ses errances. Il voudrait être enterré à Poto-Poto, lui le moins noir  de tous, lui le « quarteron ». Kimia, elle, n’aura pas forcément ce « courage ». Parce qu’elle est habitée par le doute.

Jeuneafrique.com  par Alain Mabanckou, écrivain franco-congolais.