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France: la justice ordonne un examen psychiatrique de Marine Le Pen, qui s’indigne

septembre 20, 2018

Paris – La cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen s’est insurgée jeudi contre la décision d’un juge de lui imposer un examen psychiatrique –comme le prévoit la loi– pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d’exactions du groupe jihadiste Etat islamique sur Twitter.

« C’est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur », a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l’ordonnance de cet examen.

L’ordonnance est datée du 11 septembre et émane de la juge qui instruit l’enquête dans laquelle Mme Le Pen est inculpée pour « diffusion d’images violentes ». Elle demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen « dans les délais les plus brefs ».

« Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la +justice+ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu’où vont-ils aller?! », a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.

Cet examen vise, notamment, à vérifier « si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions » et si « l’infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l’intéressée ».

La procédure pénale impose, pour l’infraction pour laquelle Mme Le Pen est inculpée, une expertise médicale, selon le parquet de Nanterre, près de Paris, où est instruite l’enquête.

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la députée a affirmé qu’elle ne se rendrait pas à cette expertise. « J’attends de voir comment le magistrat entend m’y contraindre », a-t-elle déclaré.

Ses partisans sur Twitter qualifiaient cette mesure de dictatoriale. « La psychiatrisation des adversaires était une spécialité soviétique et des régimes totalitaires », a tweeté son compagnon et dirigeant RN Louis Aliot.

Le chef de la France insoumise (extrême gauche) Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Twitter que ce n’était « pas avec des méthodes pareilles qu’on fera reculer l’extrême droite ». « Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques », selon lui.

Marine Le Pen avait tweeté le 16 décembre 2015 des photos d’exactions du groupe EI, en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le FN.

Évoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Mme Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant l’animateur de BFMTV-RMC avec le texte « Daech c’est ça! ».

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

Un mois après les attentats parisiens qui ont fait 130 morts, les pires jamais commis en France, ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la classe politique mais aussi au-delà.

Le parquet de Nanterre, près de Paris, avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d’images violentes » suite à un signalement des clichés par le ministre de l’Intérieur d’alors.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 11h47)                                                        

Manifestation réprimée au Mali: l’opposition s’indigne, l’ONU « préoccupée »

juin 2, 2018

Bamako – L’opposition au Mali a réclamé la démission du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga après la répression samedi d’une manifestation, interdite, qui a fait selon elle une trentaine de blessés, à deux mois de l’élection présidentielle.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré « suivre avec préoccupation l’évolution de la situation au Mali », où il vient d’effectuer une visite les 29 et 30 mai, et « les violents affrontements déclenchés par la tenue de manifestations de l’opposition dans la capitale Bamako », selon un communiqué publié dans la soirée.

« Sur une douzaine de sites, les manifestants aux mains nues ont été attaqués à coups de grenades lacrymogène et de gourdins », a dénoncé dans un communiqué le cabinet du chef de l’opposition, Soumaïla Cissé, candidat à la présidentielle prévue le 29 juillet.

« Le siège de l’ADP (Alliance Démocratique pour la Paix) a été violé par les forces spéciales de la police, qui y ont jeté des grenades. Les services de sécurité du Premier ministre ont tiré à balles réelles sur des manifestants regroupés » devant le siège de ce parti où s’étaient réunis des dirigeants de l’opposition, selon le communiqué.

L’opposition assure qu' »une trentaine de blessés ont été admis » au centre hospitalier universitaire de Bamako. « Trois responsables de l’opposition ont été violemment frappés sur la tête avec des gourdins et des matraques ». Deux personnes, dont le politologue et opposant Etienne Fabaka Sissoko, « étaient dans le coma », selon la même source.

« L’intention du gouvernement était claire: terroriser l’opposition et toutes les forces démocratiques », poursuit l’opposition, qui « exige la démission du Premier ministre ». Ses dirigeants doivent s’exprimer lors d’une conférence de presse dimanche à 10H00 (GMT et locales) et ont déjà appelé à une nouvelle manifestation vendredi 8 juin.

M. Guterres a appelé « toutes les parties au calme et à la retenue » exhorté « les acteurs politiques et de la société civile à privilégier le dialogue pour maintenir un environnement propice à la tenue d’élections crédibles et transparentes », selon le communiqué de l’ONU.

– Malgré l’état d’urgence –

La Coalition pour l’Alternance et le Changement avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement malgré l’interdiction décrétée par le gouverneur de Bamako en vertu de « l’état d’urgence toujours en vigueur ». En milieu de journée, une source hospitalière avait fait état « d’au moins 12 blessés, dont un policier ».

Dès le début de la matinée, la police était intervenue à coups de matraques et de gaz lacrymogène à plusieurs endroits de Bamako, ont constaté des correspondants de l’AFP, qui ont vu plusieurs blessés étendus au sol.

Le ministère de la Sécurité a justifié l’intervention des forces de l’ordre par la volonté « d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public ».

« Les maîtres mots pour les forces de l’ordre restent professionnalisme, courtoisie et fermeté », avait-il indiqué dans un communiqué, en dénonçant les manifestants qui ont « blessé un policier à la tête » mais sans évoquer de blessés parmi les manifestants.

Le secrétaire général de l’ONU « déplore l’interdiction par le gouvernement de la tenue de manifestations des partis de l’opposition », a dit son porte-parole adjoint, Farhan Haq, cité dans le communiqué.

Il « appelle également le gouvernement malien à assurer la protection des droits de l’homme fondamentaux et la liberté d’expression et de manifester pacifiquement, y compris dans le cadre de l’état d’urgence actuellement en vigueur », a-t-il ajouté.

L’opposition réclame des élections transparentes et un « égal accès à l’ORTM », la radio-télévision publique.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat. Il retrouvera sur sa route une quinzaine d’adversaires.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2018 23h59)                                                        

Indignation en France après le passage à tabac de deux policiers

janvier 1, 2018

Paris – Le passage à tabac de deux policiers dans la banlieue de Paris dans la nuit de la Saint-Sylvestre a soulevé une vague d’indignation en France, où le président Emmanuel Macron a dénoncé un « lynchage lâche et criminel ».

Au total, huit policiers et trois militaires ont été blessés en France dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle 1.031 véhicules ont été incendiés et 510 personnes arrêtées, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Le nombre de véhicules incendiés, soit directement soit par propagation, est passé de 935 l’année dernière à 1.031, a précisé le ministère, le nombre de personnes interpellées de 456 à 510.

A Champigny-sur-Marne, dans la banlieue est de Paris, deux policiers –un homme et une femme– appelés pour une rixe pendant une soirée privée ont été pris à partie et roués de coups peu avant minuit.

Des vidéos largement reprises sur les réseaux sociaux montrent un grand nombre d’individus se précipitant sur un véhicule retourné. Une femme en uniforme, à terre, encerclée, reçoit des coups de pied pendant que plusieurs personnes s’acharnent sur le véhicule.

Les renforts policiers, arrivés sur place, « ont fait usage de tirs de grenades et de moyens de désencerclement » pour venir en aide à leurs collègues agressés, selon une source proche du dossier. Les deux policiers souffrent l’un d’une fracture du nez, l’autre de commotions au visage. Plusieurs véhicules des pompiers et de la sécurité civile ont été saccagés.

Deux personnes ont été interpellées pendant ces affrontements, mais les agresseurs des deux policiers restent en fuite, selon la même source.

L’incident a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en France. Le président Emmanuel Macron a promis, sur Twitter, que les « coupables du lynchage lâche et criminel des policiers » seront « retrouvés et punis ».

« Honneur à la police et soutien total à tous les agents bassement agressés », a-t-il affirmé.

« S’attaquer à nos forces de sécurité, c’est s’attaquer à notre République », a tweeté le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

« Ces scènes d’une rare violence viennent rappeler que perdure et s’amplifie dans notre pays, à côte de la menace terroriste, une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine », a dénoncé pour sa part la présidente du Front national (extrême droite) Marine Le Pen.

Quelque 140.000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et personnels de secours avaient été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre.

En octobre 2016, la violente agression de deux policiers, grièvement blessés par des cocktails Molotov dans leurs voitures à Viry-Châtillon, dans la banlieue sud de Paris, avait déclenché un mouvement de protestation inédit parmi les forces de l’ordre françaises. Les policiers avaient manifesté pour exprimer leur « malaise » face à la « haine anti-flics », et dénoncer le manque de moyens financiers.

Romandie.com avec (©AFP / 01 janvier 2018 20h54)                   

Marché aux esclaves en Libye: le Rwanda prêt à accueillir 30.000 migrants africains

novembre 23, 2017

 

Un migrant subsaharien dans une geôle libyenne, en 2013. © Manu Brabo/AP/SIPA

Le Rwanda s’est dit prêt à accueillir jusqu’à 30 000 migrants africains vivant dans des conditions inhumaines en Libye, où une récente vente d’esclaves noirs à suscité l’indignation dans le monde.

« Le Rwanda discute actuellement pour voir comment il peut aider à accueillir des migrants prisonniers en Libye, a déclaré ce 22 novembre la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Le nombre et les moyens sont encore en discussion, mais le Rwanda estime à environ 30 000 le nombre de migrants pouvant être accueillis ».

À la suite de la diffusion le 14 novembre par la chaîne de télévision américaine CNN d’images montrant un marché aux esclaves où étaient vendus aux enchères des migrants noirs d’Afrique subsaharienne, le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé à l’aide les pays du continent.

« Le Rwanda, comme le reste du monde, a été horrifié par la tragédie actuellement en cours en Libye où des hommes, des femmes et des enfants africains qui étaient sur la route de l’exil, ont été arrêtés et transformés en esclaves », a déclaré Louise Mushikiwabo.

« Crimes contre l’humanité»

« Étant donné la philosophie politique du Rwanda et notre propre histoire, nous ne pouvons pas rester silencieux quand des êtres humains sont maltraités et vendus aux enchères comme du bétail », a-t-elle ajouté.

Ce 22 novembre, la France a qualifié de « crimes contre l’Humanité » les ventes de migrants africains comme esclaves en Libye et demandé une réunion expresse du Conseil de sécurité des Nations unies sur ce sujet.

Cette pratique « relève de la traite des êtres humains », a déclaré le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une rencontre avec son homologue guinéen Alpha Condé. « Ce qui s’est passé est scandaleux, inacceptable », a déclaré ce dernier, qui est aussi président en exercice de l’UA.

Jeuneafrique.com

Buxelles: la situation des migrants en Libye « ne peut pas durer »

novembre 23, 2017

Des migrants africains rassemblés dans un camp à Sabratha, à l’ouest de Tripoli, le 7 octobre 2017 en Libye / © AFP/Archives / MAHMUD TURKIA

La situation « épouvantable » en Libye des migrants, dont certains sont vendus comme des esclaves, « ne peut pas durer », a déclaré jeudi à l’AFP le commissaire européen Dimitris Avramopoulos au moment où la coopération de l’UE avec Tripoli fait l’objet de vives critiques.

« Je partage pleinement l’indignation du président français, les images révélant la vente de migrants sont révoltantes », a dit M. Avramopoulos, chargé des migrations au sein de l’exécutif européen.

Mercredi, Emmanuel Macron avait qualifié de « crimes contres l’humanité » les ventes de migrants africains comme esclaves en Libye, exposées par la chaîne américaine CNN et demandé d' »aller beaucoup plus loin pour démanteler les réseaux » de trafiquants.

« Nous sommes tous conscients des conditions épouvantables et dégradantes dans lesquelles sont détenus certains migrants en Libye. Cela ne peut durer », a répondu jeudi M. Avramopoulos. « C’est exactement pour cette raison que l’UE travaille sans relâche, sur tous les fronts, avec ses partenaires internationaux afin de trouver des solutions durables et en accord avec ses valeurs fondatrices de solidarité et de respect des droits de l’homme ».

Ce dernier a notamment cité le soutien financier européen « via le fonds fiduciaire pour l’Afrique » grâce auquel « des milliers de migrants en Libye ont aujourd’hui accès aux soins médicaux ».

Il a aussi mis en avant le plan lancé par la Commission visant à « réinstaller » au moins 50.000 réfugiés directement depuis les pays africains vers des pays européens dans les deux années à venir.

Pour l’heure, les pays de l’UE ont promis environ 34.000 places dans ce cadre, dont 10.000 proposées par Paris.

« Je salue l’engagement résolu de la France », a dit M. Avramopoulos. « Nous devons valoriser les voies d’entrée sûres et légales et restreindre les routes irrégulières que les migrants empruntent encore trop souvent, au péril de leur vie ».

« Sauver des vies humaines, assurer un traitement digne à tous les migrants et démanteler les réseaux criminels de passeurs, voilà nos priorités qui en même temps sont des responsabilités partagées par tous les Etats membres », a ajouté le commissaire.

Mi-novembre, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, avait vivement dénoncé la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant « inhumaine » la coopération de l’UE avec ce pays.

« La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention », avait déclaré M. Zeid.

Il visait en particulier « la politique de l’UE consistant à aider les gardes-côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 novembre 2017 17h59)                

États-Unis: Indignation après l’expulsion musclée d’un passager d’United Airlines

avril 10, 2017

Chicago – La compagnie aérienne américaine United Airlines faisait l’objet lundi de nombreuses critiques et d’appels au boycott après l’expulsion musclée d’un passager muni d’un ticket, qui refusait de sortir d’un vol surbooké aux Etats-Unis.

Des cris indignés retentissent sur les vidéos mises en ligne par des passagers, montrant le moment où trois policiers s’approchent d’un homme déjà installé dans son siège. Ce dernier commence à hurler lorsque l’un des agents le saisit de force et se cogne apparemment sur le repose-bras avant d’être traîné au sol jusqu’à la sortie.

Une fois au sol, l’homme est tiré sur toute la longueur du couloir sous les yeux des passagers.

Après plusieurs heures de controverse, le PDG de United Airlines, Oscar Muñoz, a affirmé qu’il s’agit d' »un événement qui nous bouleverse tous ici chez United ».

« Je m’excuse d’avoir dû replacer ces clients ailleurs », poursuit-il dans un communiqué publié sur le site de la compagnie lundi. « Nous tentons également de contacter ce passager pour lui parler directement et pouvoir résoudre ce problème. »

Selon les médias américains, les autorités chargées du transport à Chicago, dont dépendent les policiers en cause, ont suspendu lundi l’agent concerné.

La compagnie a expliqué avoir demandé à des volontaires de céder leurs sièges sur un vol dimanche soir en partance de Chicago, dans le nord des Etats-Unis, pour Louisville, dans le centre-est, pour cause de « surbooking ».

Faute de volontaires, la compagnie a désigné d’office des passagers priés de quitter l’appareil.

« L’un des clients a refusé de quitter la cabine volontairement et la police a été appelée à la porte d’embarquement », a détaillé un porte-parole d’United, Charlie Hobart, cité par le Chicago Tribune.

Les images et le fait que la compagnie ne s’excuse pas spécifiquement pour cette intervention musclée suscitait une tempête sur les réseaux sociaux, le mot « United » figurant parmi les plus discutés lundi sur Twitter, Facebook et Google.

Des internautes appelaient au boycott et juraient de ne plus jamais réserver sur cette ligne.

Les compagnies aériennes américaines sont autorisées à forcer des passagers à quitter des vols surbookés, en échange de dédommagements, si elles ne parviennent pas à trouver suffisamment de volontaires, selon le ministère américain des Transports.

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2017 23h24)

Afrique du Sud: Un «prophète» soigne les malades à l’insecticide

novembre 21, 2016

 

L’homme affirme que, grâce à Dieu, on peut utiliser n’importe quel produit, à condition de penser que cela guérit les gens.

 

Image: Facebook – MZGA

Un Sud-Africain qui se présente comme un «prophète» a expliqué lundi qu’il pulvérisait de l’insecticide sur ses fidèles pour les soigner, une affaire qui a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et l’indignation de la société d’aérosols en question.

Sur des photos publiées sur la page Facebook de l’église de l’Assemblée générale du Mont Zion (MZGA), Lethebo Rabalago, surnommé «Détective», vaporise un aérosol destiné à tuer des insectes sur le visage, le cou et les pieds de jeunes hommes et femmes.

Les fidèles aspergés ferment les yeux et réagissent en faisant la grimace.

Le «prophète» a expliqué, dans une interview accordée lundi au journal «Times» en ligne, avoir eu recours à l’insecticide vendredi lors d’un rassemblement à Mookgophong, dans la province sud-africaine du Limpopo.

Avec Dieu, tout est possible

«Des gens sont venus avec des blessures. Nous leur avons pulvérisé de l’insecticide et ils sont guéris», a-t-il affirmé.

«Nous disons qu’avec Dieu tout est possible. (…). Nous pouvons utiliser n’importe quoi à condition de penser que cela peut soigner les gens. (…) Tout sur Terre appartient à Dieu. L’essence appartient à Dieu. Doom (ndlr: le nom de l’insecticide en question) appartient à Dieu», a-t-il ajouté.

Fabricant indigné

La société Tiger Brands qui fabrique l’insecticide Doom a rapidement fait part de son indignation dans un communiqué.

«Nous considérons cette pratique extrêmement inquiétante», a expliqué la société. Il est «dangereux d’utiliser +Doom+ ou tout autre aérosol sur le visage d’êtres humains».

«Doom est conçu pour tuer des insectes (…). Utiliser ce produit à d’autres fins présente des risques pour la santé», a ajouté la société, précisant être en train de contacter Lethebo Rabalago pour qu’il cesse de telles pratiques.

Lematin.ch avec(afp/nxp)

Brésil : Rousseff indignée par le vote sur sa destitution

avril 18, 2016

Brasilia – La présidente de gauche du Brésil Dilma Rousseff s’est déclarée lundi indignée par l’approbation de sa procédure de destitution dimanche soir par la Chambre des députés, assurant n’avoir commis aucun crime.

J’ai reçu 54 millions de voix et je me sens indignée par cette décision, victime d’une profonde injustice, a lancé la chef de l’Etat, en préambule d’une conférence de presse à la présidence.

Mais je ne me laisserai pas abattre, le combat ne fait que commencer. J’ai le courage, la force nécessaire pour affronter cette injustice, a ajouté l’impopulaire dirigeante de gauche se référant à la deuxième et dernière étape du processus de sa destitution qui va s’ouvrir bientôt au Sénat.

Les tours de passe-passe budgétaires qui lui sont reprochés ont été pratiqués par tous les présidents avant moi et ont été considérés légaux. On me réserve un traitement qui n’a été réservé à personne, s’est insurgée Mme Rousseff, les traits tirés et visiblement éprouvée.

Il ne pèse sur moi aucune accusation d’enrichissement illicite. Moi, je n’ai pas de comptes à l’étranger, a-t-elle souligné, se référent au président du Congrès des députés Edaurdo Cunha, inculpé de corruption dans le scandale Petrobras, qui a tiré les ficelles de sa procédure de destitution depuis plusieurs mois.

La présidente de gauche a également pris pour cible son vice-président Michel Temer, du même parti centriste PMDB que M. Cunha, et qui brigue ouvertement son fauteuil. Il a déjà entamé des consultations pour former un gouvernement de transition.

Il est très étrange et révélateur aussi de voir un vice-président en exercice conspirer ouvertement contre une présidente. Dans aucune démocratie au monde une personne qui ferait cela serait respectée, a-t-elle relevé.

Mme Rousseff a rappelé son passé d’ex-guérilléra marxiste torturée sous la dictature militaire pour souligner qu’elle poursuivait toujours le même combat en faveur de la démocratie.

Dans ma jeunesse j’ai affronté la dictature par conviction. J’affronte aujourd’hui dans ma maturité un coup d’État, pas un coup d’État traditionnel comme ceux de ma jeunesse mais un coup d’État avec l’apparence d’un processus légal, a-t-elle poursuivi.

Aujourd’hui nous vivons dans une démocratie, on ne torture plus, on ne tue plus comme sous la dictature, mais d’une certaine forme mes rêves sont torturés, a dit Mme Rousseff.

Elle a par ailleurs indiqué qu’elle n’envisageait pas maintenant de proposer une réforme constitutionnelle pour convoquer des élections anticipées, en réponse à un journaliste.

Ce que je ne peux accepter, c’est que cette procédure de destitution ne respecte pas la légalité. Toutes la autres possibilités peuvent et doivent être évaluées. Mais je ne l’envisage pas cela maintenant, a-t-elle déclaré en réponse à un journaliste.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2016 23h50)

Victime d’un viol collectif au Tchad, Zouhoura témoigne

février 17, 2016

 

France 24
© France 24 France 24
 

Le 8 février, Zouhoura, Tchadienne de 16 ans, a été violée par cinq hommes qui ont filmé et posté leur crime sur les réseaux sociaux. Sur France 24, l’adolescente revient sur son agression, qui a provoqué une vague d’indignation au Tchad.

« Ils m’ont pris et ils m’ont emmenée dans un endroit inconnu. Là, ils ont commencé à me déshabiller et à me prendre en photo », raconte Zouhoura, baissant les yeux face à la caméra alors qu’elle se remémore ses agresseurs « en train de s’amuser et de rigoler », à ses dépens. Cette jeune tchadienne a été enlevée puis violée par cinq hommes, le 8 février.

Sommée de garder le silence par ses agresseurs, la jeune femme – fille d’un opposant politique tchadien, Mahamat Yesko Brahim – n’a pas cédé à la menace : elle a révélé l’agression à sa famille, dans un pays où l’omerta règne sur le sujet. « Ils m’avaient demandé de ne rien dire mais j’ai raconté à mes parents, je ne pouvais pas faire autrement », poursuit Zouhoura dans une interview accordée à France 24. Le jour même, la famille porte plainte mais l’affaire est étouffée.

Ce qui n’empêchera pas les agresseurs, en guise de représailles, de mettre en ligne une vidéo – retirée depuis – sur les réseaux sociaux, montrant la jeune fille nue et en larmes. Mais plutôt que de susciter l’indifférence, la vidéo a provoqué un tollé au Tchad. Lundi 15 février, des centaines de manifestants se sont rassemblés dans les rues de Ndjamena pour demander justice pour Zouhoura et toutes les victimes de violences sexuelles.

Mais les manifestations ont dégénéré. Elles ont été violemment réprimées par la police anti-émeute et l’un des protestataires, un jeune homme de 17 ans, a été tué par balle par la police lors de la dispersion. Le procureur général a assuré que « les éléments des forces de l’ordre mis en cause dans l’affaire seront mis aux arrêts et traduits devant les tribunaux ».

« Que justice soit faite »

Les agresseurs présumés ont, quant à eux, finalement été arrêtés et transférés devant le parquet de Ndjamena, mardi 16 février. Et ce qui n’était alors qu’un fait divers grave a viré à l’incident politique : selon la presse locale, deux d’entre eux seraient des fils de généraux tchadiens. Le procureur n’a cependant pas confirmé ces accusations.

« Dès que nous avons pris connaissance de ces images et sans qu’aucune plainte ne soit déposée à notre parquet, nous avons déclenché l’action publique en instruisant la police judiciaire pour mener des enquêtes (…). La police a pu interpeller et déférer au parquet les cinq violeurs et leur quatre complices », a annoncé à la presse le procureur général, Louapambe Mahouli Bruno.

Réagissant au viol de la jeune fille le jour des manifestations, le président tchadien, Idriss Déby Itno, avait dénoncé un acte « ignoble » et promis que les coupables seraient punis. « C’est en père de famille scandalisé que je réagis (…) à cet acte barbare, ignoble et innommable », a déclaré le chef de l’État dans un communiqué, promettant que « justice sera rendue ». C’est la seule chose que souhaite désormais la jeune femme. « Je veux que justice soit faite et que cela ne se reproduise plus jamais », a déclaré Zouhoura à France 24.

France24.com

L’arrestation à Paris de Maixent Accrombessi provoque l’indignation à Libreville

août 4, 2015

    Francis Szpiner le 28 juin 2013 au Puy-en-Velay, France. © Thierry Zoccolan/AFP


Francis Szpiner le 28 juin 2013 au Puy-en-Velay, France. © Thierry Zoccolan/AFP

La brève interpellation du directeur de cabinet de la présidence gabonaise, lundi à l’aéroport de Roissy en France, dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger » suscite l’incompréhension du pouvoir gabonais.

« La justice (française) aurait pu émettre une convocation en bonne et due forme, et M. Accrombessi se serait présenté […]. Mais aller l’arrêter devant tout le monde à l’aéroport, cela ressemble à de la justice spectacle […]. Au-delà de la personne et de la fonction, c’est le pays qu’on cherche à humilier », a affirmé à l’AFP une source proche de la présidence gabonaise.

Le directeur du cabinet de la présidence gabonaise est soupçonné par les autorités françaises d’avoir perçu illégalement de l’argent de la société Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires « en échange de l’attribution d’un marché public de plusieurs millions d’euros au Gabon », selon une source proche du dossier.

Quelque 200 partisans du régime ont manifesté, mardi 4 août, devant l’ambassade de France à Libreville pour protester contre « la séquestration arbitraire » de Maixent Accrombessi.

Accrombessi bientôt au Gabon

Maixent Accrombessi repartira « bientôt au Gabon et continuera à exercer ses fonctions », a déclaré Me Francis Szpiner, son avocat, depuis Paris.

« Il n’a pas été mis en examen, donc il n’y a pas de raison qu’il quitte son poste de directeur de cabinet », a confirmé la source proche de la présidence gabonaise.

Maixent Accrombessi avait été interpellé lundi vers 7 heures (GMT) à l’aéroport parisien de Roissy alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Libreville. Il n’était pas en possession d’un ordre de mission du Gabon et « ne bénéficiait donc pas d’une immunité diplomatique qui aurait interdit toute mesure coercitive à son encontre », a relevé une source judiciaire.

Il a alors été placé en garde à vue pour corruption d’agent public étranger et blanchiment. Il a été relâché quelques heures plus tard, après que la présidence gabonaise ait transmis au ministère français des Affaires étrangères un document indiquant qu’il se trouvait en France « dans le cadre d’une mission officielle ».

Jeuneafrique.com