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L’arrestation à Paris de Maixent Accrombessi provoque l’indignation à Libreville

août 4, 2015

    Francis Szpiner le 28 juin 2013 au Puy-en-Velay, France. © Thierry Zoccolan/AFP


Francis Szpiner le 28 juin 2013 au Puy-en-Velay, France. © Thierry Zoccolan/AFP

La brève interpellation du directeur de cabinet de la présidence gabonaise, lundi à l’aéroport de Roissy en France, dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger » suscite l’incompréhension du pouvoir gabonais.

« La justice (française) aurait pu émettre une convocation en bonne et due forme, et M. Accrombessi se serait présenté […]. Mais aller l’arrêter devant tout le monde à l’aéroport, cela ressemble à de la justice spectacle […]. Au-delà de la personne et de la fonction, c’est le pays qu’on cherche à humilier », a affirmé à l’AFP une source proche de la présidence gabonaise.

Le directeur du cabinet de la présidence gabonaise est soupçonné par les autorités françaises d’avoir perçu illégalement de l’argent de la société Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires « en échange de l’attribution d’un marché public de plusieurs millions d’euros au Gabon », selon une source proche du dossier.

Quelque 200 partisans du régime ont manifesté, mardi 4 août, devant l’ambassade de France à Libreville pour protester contre « la séquestration arbitraire » de Maixent Accrombessi.

Accrombessi bientôt au Gabon

Maixent Accrombessi repartira « bientôt au Gabon et continuera à exercer ses fonctions », a déclaré Me Francis Szpiner, son avocat, depuis Paris.

« Il n’a pas été mis en examen, donc il n’y a pas de raison qu’il quitte son poste de directeur de cabinet », a confirmé la source proche de la présidence gabonaise.

Maixent Accrombessi avait été interpellé lundi vers 7 heures (GMT) à l’aéroport parisien de Roissy alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Libreville. Il n’était pas en possession d’un ordre de mission du Gabon et « ne bénéficiait donc pas d’une immunité diplomatique qui aurait interdit toute mesure coercitive à son encontre », a relevé une source judiciaire.

Il a alors été placé en garde à vue pour corruption d’agent public étranger et blanchiment. Il a été relâché quelques heures plus tard, après que la présidence gabonaise ait transmis au ministère français des Affaires étrangères un document indiquant qu’il se trouvait en France « dans le cadre d’une mission officielle ».

Jeuneafrique.com

Morales à Vienne, sans Snowden, indignation en Amérique latine

juillet 2, 2013

LA PAZ – Le président bolivien Evo Morales a atterri mardi soir à l’aéroport de Vienne venant de Moscou mais sans Edward Snowden, selon les autorités autrichiennes confirmant des informations de La Paz, tandis que l’indignation monte en Amérique latine après le refus de pays européens du survol de leur espace aérien.

Evo Morales est arrivé à Vienne où il devait passer la nuit dans un hôtel de la capitale autrichienne, avant de repartir pour La Paz mercredi, a précisé un porte-parole du ministère des affaires étrangères.

La Bolivie affirme que les pays européens avaient refusé leur espace aérien à leur président en soupçonnant que l’analyste américain en fuite Edward Snowden se trouvait à bord de l’avion présidentiel, ce qui a été démenti par La Paz.

Toutefois la France, suivie du Portugal, a donné son feu vert pour que l’avion du président bolivien puisse finalement survoler son territoire, après avoir suspendu initialement son autorisation de survol, a déclaré depuis l’Autriche le ministre bolivien de la Défense, Ruben Saavedra.

Le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca a critiqué lors d’une conférence de presse à La Paz les rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans cet avion, nous ne savons pas qui a inventé cet énorme mensonge, a-t-il ajouté.

Nous voulons exprimer notre mécontentement, car la vie du Président a été mise en danger, a déclaré M. Choquehuanca.

Il a ajouté que des explications seraient exigées à Lisbonne et Paris et que les lois du trafic aérien avaient été violées.

Cette interdiction fait suite, selon le ministre, à une rumeur qui a couru, selon laquelle l’analyste américain Snowden, recherché par les Etats-Unis pour ses révélations fracassantes sur le programme d’espionnage américain, se trouvait à bord de l’avion présidentiel.

Les péripéties du président Morales ont indigné ses alliés dans la région.

C’est un attentat contre la vie du président Morales, a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua, dont le pays est l’un des principaux alliés de la Bolivie.

En déplacement à Minsk, en Biélorussie, où il accompagne le président Nicolas Maduro en visite officielle, le ministre a également fustigé sur la chaîne publique vénézuélienne VTV une agression grossière, brutale, impropre et non civilisée de la part de gouvernements d’Europe et des Etats-Unis qui mettent en danger la vie d’un président.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Equateur, Ricardo Patiño, pays où le jeune Américain a également envisagé de se réfugier, a estimé que cela semble une terrible offense au président Morales, lors d’une conférence de presse à Quito.

Il n’est pas possible qu’ils aient osé refuser à un président sud-américain le passage par leur espace aérien (parce qu’ils) suspectaient que dans l’avion du président Morales pouvait se trouver M. Snowden. Ca me semble une énorme offense, pour le moins, a ajouté le ministre, évoquant la paranoïa de certains pays après les révélations de l’ancien consultant pour le renseignement américain.

A La Paz, quelques dizaines de personnes ont manifesté mardi soir devant l’ambassade de France pour protester contre le refus initial de Paris d’ouvrir son espace aérien au président Morales.

Vive la Bolivie, vive le président Evo ont crié les manifestants, agitant des drapeaux boliviens.

Par ailleurs des communautés indigènes proches de Morales ont annoncé de prochaines manifestations devant les ambassades des Etats-Unis, de France, du Portugal et d’Italie, taxées d’hostilité envers la Bolivie.

M. Morales a dû subir ce contre-temps alors qu’il revenait en Bolivie dans l’avion présidentiel, en provenance de Moscou où il avait participé à une réunion des pays producteurs de gaz naturel.

La Bolivie est l’un des 21 pays à qui Edward Snowden a demandé l’asile politique.

Romandie.com(©AFP / 03 juillet 2013 05h21)

ITALIE. Une élue de la Ligue du Nord appelle à violer une ministre

juin 14, 2013

» ITALIE. Les 3 rendez-vous judiciaires qui attendent Berlusconi
Une élue locale du parti anti-immigrés et régionaliste de la Ligue du Nord a appelé jeudi 13 juin à violer la ministre italienne de l’Intégration, Cécile Kyenge, une Italo-Congolaise. La classe politique dans son ensemble a exprimé son indignation. Dolores Valandro a été expulsée de la Ligue.

« Mais personne ne la viole jamais, juste pour lui faire comprendre ce que peut éprouver la victime de ce terrible délit ? Une honte ! », a écrit Dolores Valandro, une conseillère d’arrondissement de Padoue (nord) sur Facebook, en publiant la photo de Cécile Kyenge.

Dolores Valandro commentait un article d’un site spécialisé, intitulé « Tous les crimes des immigrés », dénonçant une tentative présumée de viol de deux Roumaines par un Africain à Gênes.

Depuis l’entrée en fonctions du gouvernement d’Enrico Letta fin avril, Cécile Kyenge a été la cible de plusieurs attaques racistes, venant généralement de membres de la Ligue, et elle a toujours été défendue aussi bien par la droite que la gauche, mais cette fois-ci même les dirigeants de la Ligue ont haussé le ton.

Je me dissocie de la manière la plus totale de la phrase violente, stupide et inopportune écrite par (…) Dolores Valandro. Nous prendrons immédiatement des mesures disciplinaires à son encontre et je lui ai personnellement demandé d’enlever cette phrase de son profil Facebook et de présenter ses excuses » à Cécile Kyenge, a réagi Massimo Bitonci, chef des sénateurs de la Ligue du Nord et président de la section où est inscrite la conseillère.
« Déclaration inqualifiable »
Flavio Tosi, maire de Vérone et secrétaire régional de la Ligue du Nord pour la Vénétie, a dénoncé « une déclaration inqualifiable » annonçant « l’expulsion, ce soir », de Dolores Valandro de la Ligue du Nord.

Cécile Kyenge a déclaré peu après que « tout le monde devrait se sentir offensé par ces déclarations » et a rappelé qu’elle luttait depuis longtemps contre le langage et les comportements violents.

Elle a reçu le soutien du Premier ministre italien Enrico Letta, qui a déclaré : « Cécile Kyenge a raison. Chacun de nous doit se sentir offensé. Je me sens offensé ».

Les propos de l’élue de la Ligue du Nord « ne méritent aucun commentaire, seulement le dédain. Cécile mérite ma solidarité, celle du gouvernement et celle du pays », a ajouté Enrico Letta.

Dolores Valandro, expulsée de la Ligue du Nord, a par la suite présenté ses excuses. « C’est quelque chose que j’ai dit dans un moment de colère. Quand je suis en colère, je me défoule comme ça », a-t-elle déclaré.

« Eloge de l’incompétence »
Cécile Kyenge, 49 ans, est la première femme noire de l’histoire de l’Italie à accéder au rang de ministre. Arrivée en Italie en 1983 de la République Démocratique du Congo, elle se bat depuis sa nomination pour ouvrir un débat sur une réforme de la citoyenneté basée sur le droit du sol.

Elle a été la cible d’attaques racistes d’un groupuscule d’extrême droite et de divers élus de la Ligue du Nord sans que jamais cela n’aille aussi loin qu’un appel au viol.

Le député européen de la Ligue du Nord, Mario Borghezio, a été exclu début juin des rangs du groupe EFD du Parlement européen, farouchement opposé aux institutions européennes, pour ses « propos racistes » envers Cécile Kyenge.

Il avait dénoncé en termes grossiers la nomination de Cécile Kyenge au gouvernement italien. « C’est un éloge à l’incompétence (…) Elle a la tête d’une femme au foyer », avait-il notamment déclaré.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Indignation à Rio après le viol d’une jeune Américaine dans un minibus

avril 2, 2013

RIO DE JANEIRO – Le viol en réunion d’une étudiante américaine et l’agression de son compagnon français, dans un minibus à Rio de Janeiro, ont suscité l’indignation au Brésil où les télévisions passaient en boucle les images de trois suspects interpellés.

Le couple, qui avait embarqué à bord de ce minibus dans le quartier touristique de Copacabana, a été agressé et séquestré toute la nuit de samedi à dimanche par trois jeunes hommes qui se relayaient au volant du véhicule.

Deux des suspects, de 20 et 22 ans, ont été interpellés en fin de semaine, le 3e qui était en fuite a été arrêté lundi soir à Rio, a indiqué la police.

Respectivement âgés de 21 et 23 ans, les deux victimes étudiaient à Rio, qui se prépare à accueillir en juillet 2,5 millions de jeunes pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) catholiques.

La jeune fille est américaine et le garçon est français, a précisé à l’AFP une source consulaire, sans apporter de détails.

Ils avaient embarqué dans ce minibus en direction de Lapa, un quartier de bars et discothèques dans le centre-ville.

Deux hommes ont alors fait descendre les autres passagers, frappé le jeune Français avec une barre de fer, attaché le couple et violé la femme, tout en continuant de circuler dans la ville, selon un communiqué de la police touristique.

Le jeune Français a souffert d’une hémorragie à l’oeil et d’une fracture au visage tandis que la victime américaine souffre d’une fracture du nez, selon le site d’information G1.

Selon la presse locale, le chauffeur du minibus a pris part aux violences qui ont duré six heures. Les agresseurs ont, par ailleurs, utilisé une carte de crédit du couple pour faire le plein d’essence, acheter de la nourriture et retirer de l’argent.

La presse brésilienne a assuré qu’ils avaient ensuite rallié l’endroit où logeait le couple afin de leur dérober d’autres cartes de crédit et retirer plus d’argent.

Une jeune Brésilienne, violée le 23 mars dans des circonstances similaires, a reconnu ses agresseurs en voyant des photos des deux hommes interpellés, a précisé la police.

Environ 6.000 minibus, qui appartiennent souvent à des miliciens, font partie intégrante du réseau de transports de la ville, après avoir obtenu un permis de circulation de la mairie. Mais il y aurait en circulation 6.000 autres minibus illégaux dans la ville, souvent en mauvais état, selon la mairie.

Le thème de la sécurité, notamment celles des touristes étrangers, est sensible à Rio de Janeiro, qui s’apprête à accueillir cette année des millions de visiteurs pour la Coupe des confédérations de football, les JMJ en présence du pape François, et en 2014 la Coupe du monde de football puis en 2016 les Jeux olympiques.

La criminalité a sensiblement diminué à Rio depuis la mise en place d’unités de police spécialisées dans les favelas aux mains de trafiquants de drogue et de milices mais reste très élevée en comparaison des normes européennes ou américaines.

Romandie.com avec (©AFP / 02 avril 2013 03h47)

Cachez ces écrivains que je ne saurais voir ?

février 25, 2013
  • « L »étonnant voyageur » : une imposture

C’est cette phrase (« Cachez ces écrivains que je ne saurais voir » ) qui peut résumer, à notre sens, la dénégation de nombre d’étoiles montantes de la littérature congolaise qui se trouvent dispersées sur la face de la terre, représentant bien le Congo qui vient vraiment.

On s’étonne, sans voyage, que notre confrère, Alain Mabanckou, pourtant co-directeur d’un Festival auquel Brazzaville a exercé généreusement l’hospitalité (avec un financement du gouvernement congolais et de la Francophonie à hauteur de 328 millions de Francs CFA au moins !), de surcroît l’année de la célébration du 60ème anniversaire de la littérature congolaise (1953-2013), n’ait tout simplement pas associé les nouvelles générations d’écrivains congolais, pire, n’ait fait aucune mention du patriarche de cette littérature, l’illustre Jean Malonga (1907-1985), qui, pour nous, est l’Homme de l’année 2013 au Congo.

Comment croire que l’on soit à même de convaincre les Congolais avec une Afrique qui vient quand eux-mêmes n’ont toujours pas encore fait de vraies retrouvailles avec leur propre littérature ? N’est-ce pas qu’il faille d’abord s’approprier son propre patrimoine, pour avoir de quoi partager à l’autre ? Combien de Congolais connaissent vraiment les auteurs congolais, à ce jour ? Cette littérature est-elle seulement enseignée comme il se devrait dans les écoles ? Autant de questions, qu’on aurait pu mettre au grand jour en amont, si l’organisation de ces rencontres n’avait pas ignoré nos sollicitations…

Or, cette manie de vouloir mettre la charrue avant les bœufs fait partie de contre-sens malheureux dans la recherche véritable de l’épanouissement des peuples ; et c’est ce qui les insupporte en retour et met au jour les mobiles intéressés de telles rencontres. Les réactions d’indignation, à l’instar de la réaction intempestive de l’écrivaine congolaise Gilda Moutsara qui a fondu l’armure, sont plus qu’à redouter dans ces conditions-là.

Alain Mabanckou n’était-il pas simplement en train de négocier sa propre place au Congo, avec sa déclaration prémonitoire, dans le Jeune Afrique n° 2713 du 06 au 12 janvier 2013, comme suit : « Ma place est peut-être au Congo » ?… On semble y comprendre que le Congo ne devient utile que quand on en a besoin, autrement, on peut aller jusqu’à le renier sur les plateaux de télévision du monde, sans que la houle nous rattrape…

La Littérature-Monde : une globalisation malencontreuse

N’assistons-nous pas, avec cette littérature-monde promue par les Etonnants voyageurs, à une manifestation de l’idéologie dominante qui, pour faire état d’un pays africain, préfère, sans se donner de la peine, le nommer Afrique ? Il aurait mieux valu parler du Congo qui vient, avant d’aller embrasser l’Afrique qui vient, ou le monde qui vient.

Qui ne s’est jamais senti offusqué face à des généralisations, des raccourcis ou des conclusions hâtives sur son propos, ses intentions ou l’expression de ses convictions qu’il croit sincères et profondes ? C’est de la même façon que l’on se sent violé dans son identité propre, lorsqu’on veut nous faire passer pour une autre personne, ou nous imposer des choix et des convictions étrangères… Nous voulons dire par là que l’imaginaire culturel congolais n’est pas forcément celui des Centrafricains (quand bien même ils sont voisins immédiats), celui des Chinois est encore plus éloigné de celui des Congolais, n’empêche qu’ils puissent cohabiter en toute cohésion quand volonté il y a. Cela est aussi valable du point de vue des productions littéraires : il n’y a en ce moment là pas d’affaire de ‘‘grands ou petits écrivains’’ qui tienne ! Sinon, qui qu’est-ce qui les détermine ? Les prix ? Mais quels prix Aimé Césaire avait-il reçu ? Ce sont les écrits qui prévalent, et Alain Mabanckou le savait si bien pourtant, citons-le : « En littérature il n’y a pas de grade pour les anciens tirailleurs ou les vétérans du Vietnam. Les médailles n’apportent rien en la matière. C’est en empruntant les chemins de l’idéologie et de la démagogie que nous autres auteurs avons contribué à anesthésier nos Lettres et à ne plus offrir aux héritiers un projet littéraire digne de ce nom. » (Source : blog Alain Mabanckou, 2005).

Alors, vouloir sous-estimer, avec une nouvelle idéologie dite littérature-monde, des productions littéraires propres à des pays, au nom de la mondialisation, se révèle être un choix plus qu’hasardeux. Et, c’est ce choix qui semble avoir égaré Alain Mabanckou, qui ne serait pas vraiment en phase avec les attentes de son pays d’origine qu’il veut investir d’une manière ou d’une autre, après sa parodie bien réussie du Cahier d’un retour au pays natal. Il se trouve que l’idéologie, Littérature-monde, s’est accaparée de notre étoile nationale, lui faisant perdre à certains égards le réalisme sur les aspirations profondes congolaises, depuis longtemps, après 23 ans hors du pays… Il faut plutôt croire qu’elle a bien de choses à redécouvrir dans ses terres d’origine, avant de vouloir embrasser tout de suite des grandes choses. Car, de la fiction à la réalité, il faut bien franchir le pas… : être bankable ne suffit pas.

Commencer par des choses simples, étalées sur une période plus ou moins longue, (comme des dons de livres, des émulations littéraires, des concours de nouvelles ou d’orthographe, des tournées dans les écoles…) n’aurait-il pas mieux servi à démontrer les bonnes intentions, la foi désintéressée, du retour d’un fils prodigue, que dis-je, prodige, à sa terre natale. Il se trouve qu’un retour tambour battant n’est jamais sans soulever quelque hostilités, ne serait-ce qu’en considérant la signification des effets d’annonce par tam-tam dans la culture congolaise, avec des relents d’indifférence que les masses semblent accoler au personnage.

En fait, cette aventure brazzavilloise des étonnants voyageurs peut être perçue comme une tentative de saupoudrage du patrimoine littéraire congolais, aux noms d’intérêts nombrilistes, qui se servent des peuples épris de culture comme un marchepied sur la voie de la gloriole. Car, nous sommes sûrs que la plupart des étonnants voyageurs, qui auraient bien voulu découvrir (qui sait ?) la littérature congolaise, sont sortis de cette manifestation en croyant que le Congo n’avait de richesses littéraires que celles qu’on leur a présentées (donc pas grand-chose dans les nouvelles générations). Comment croire que l’échange a vraiment eu lieu, ou que ‘‘la magie’’ a opéré, dans la rencontre entre les Congolais et les étrangers qui ont foulé les pieds sur leur sol ? Sans l’ombre d’un doute, le bénéfice de ces rencontres n’aura été que pour les ‘‘initiés’’ (comme dans la plupart des évènements qui s’organisent au Congo).

Pourquoi dire « Le rôle des écrivains est pousser à la réconciliation » (propos d’Alain Mabanckou à Slate.afrique, 14 février 2013), si l’on ne peut seulement pas commencer déjà par mettre fin soi-même à la ‘‘guerre froide’’ avec les écrivains qui partagent les mêmes racines congolaises que soi ? Avant d’aller balayer l’Afrique, il faille bien commencer par balayer chez soi… Qui ne sait pas reconnaître une supercherie, attend le bateau à l’aéroport.

Célébrer la littérature congolaise, c’est renouer avec soi-même

Si Alain Mabanckou ne voulait pas voir les autres écrivains (comme pour éviter qu’il lui fasse de l’ombre pour un évènement qu’il a emmené, lui, au Congo), cela n’est pas le cas des peuples du Congo, qui le font remarquer d’une manière ou d’une autre sur les réseaux médiatiques et dans le pays même, en manifestant de l’engouement à découvrir les racines littéraires congolaises (qu’ils connaissent peu ou prou), notamment avec l’évènement annoncé des 60 ans de la littérature congolaise (qui ne demande qu’à être soutenu par les Congolais de tous bords, des autorités aux populations).

Nous n’oublions pas, pour notre part, qu’il faut à un Homme des racines, pour qu’il tienne debout ; et qu’un Homme, comme un arbre, ne tient pas sur les racines d’un autre arbre. D’où, miser local pour émerger global est une démarche plutôt respectueuse des différences et de leurs richesses, tout en permettant à l’Homme de prendre soin de ses racines.

Nous pensons qu’il faut déjà commencer par revoir nos classiques, avoir connaissances des bases de la littérature congolaise, de Jean Malonga à Antoine Letembet-Ambilly, en passant par bien d’autres noms historiques comme Martial Sinda (Premier chant du départ, 1955), Maxime Ndébeka (Soleils neufs ou L’oseille, le citron, 1969 et 1975) Dongala Boundzeki (notamment avec Un Fusil dans la main, un poème dans la poche, 1973), Gaimpio Edouard (Le spectacle de l’univers, 1976), Eugène Sama (Poèmes diplomatiques, 1977), … Léopold Congo-Mbemba (Déjà le sol est semé ou Ténors-Mémoires, 1997 et 2002), etc. Et, c’est de là que nous pourrions peut-être comprendre l’âme et la vocation congolaises : ne dit-on pas que la littérature est le miroir d’un peuple ?

N’oublions donc pas d’honorer la littérature congolaise, pour ses noces de diamant. L’occasion permettra d’en faire un bilan général ou d’essayer de cerner la mesure de l’impact de cette littérature au Congo et dans le monde. Car, un peuple sans culture est un peuple mort, un peuple sans mémoire est un peuple qui a perdu toutes les batailles d’avance (dont celle de la mondialisation).

Il nous faut renouveler le souvenir, afin de faire mentir l’allégation qui dit « Pour cacher quelque-chose à un Congolais met-le par écrit.  » Autrement, on peut nous avilir dans les écrits, si on ne les lit pas, on pourrait même les applaudir sans savoir au fond ce qu’ils disent de nous ; de même, on peut dire du bien de nous, si on n’a pas lu, on peut écouter quelqu’un et se mettre à critiquer sans avoir lu ce qu’on a écrit de bien pour nous au fond. Alors, commençons déjà par éviter que l’ennemi du Congolais soit le Congolais, apprenons la solidarité, apprenons à aimer la patrie, à voir ce qui nous unit plus que ce qui nous divise : et la littérature est bien quelque-chose qui nous unit si bien. Ne nous trompons pas d’adversaire, si on veut être sûrs de le battre facilement, au risque de baisser la garde et de perdre facilement ensuite une bataille qui pourtant était gagnable.

Nous persistons à croire que le feu des origines, le local, demeure à ce jour la conscience de la mondialisation, et la conscience reste la mesure de l’Homme. Alors, une mondialisation sans conscience n’est que ruine de l’Homme. Il nous semble qu’il serait opportun à quiconque voulant marquer de son empreinte l’Histoire du monde de veiller sur ses racines et de les entretenir, comme pour garder les pieds sur terres, savoir d’où il vient, et réclamer, que dis-je, déclamer, haut et fort son identité avec une plume, ou une voix, du feu de Dieu, comme sut bien le faire cet illustre martiniquais-là, le père de la négritude.

Et, Jean-Jacques Rousseau l’avait dit avant nous en d’autres termes : « S’il y a des sociétés, c’est que le bien général veut qu’il y en ait (…). Enfin, si tout est bien comme il est, il est bon qu’il y ait des Lapons, des Esquimaux, des Algonquins, des Chicachas, des Caraïbes, qui se passent de notre police, des Hottentots qui s’en moquent, et un Genevois qui les approuve (…) Les hommes différents tellement selon les temps et les lieux qu’avec une pareille logique, on serait sujet à tirer du particulier à l’universel des conséquences contradictoires et fort peu concluants. Il ne faut qu’une erreur de géographie pour bouleverser toute cette prétendue doctrine qui déduit ce qui doit être de ce qu’on voit. » (In Deux lettres sur l’individu, la société et la vertu).

Ainsi, il faut bien que le plan local, le terroir, le pays… continuent à fournir, mais librement, au monde des littératures de tous les goûts, au nom de la diversité.

Comme les travers de la mondialisation appellent au sursaut culturel dans tous les pays, il faille bien que les Congolais se rendent à l’évidence de la menace que peut contenir la notion de Littérature-Monde pour la littérature congolaise, tel un ogre littéraire. Car, Alain Mabanckou n’est pas, à lui tout seul, la littérature congolaise : c’est là où il faut nuancer prouesse individuelle et cause commune.

Congopage.com par Aimé EYENGUE

Mali : les forces françaises aux portes de Tombouctou

janvier 27, 2013

Convoi militaire français, vendredi, sur la route de Sévaré. Les militaires français et maliens ont repris Gao, samedi, avant d'avancer dimanche vers Tombouctou.
Convoi militaire français, vendredi, sur la route de Sévaré. Les militaires français et maliens ont repris Gao, samedi, avant d’avancer dimanche vers Tombouctou. Crédits photo : ERIC GAILLARD/REUTERS

INFOGRAPHIE – Après avoir pris Gao, les militaires de l’opération «Serval» ont pris le contrôle des accès à la célèbre ville du désert. Dans leur fuite, des islamistes ont mis le feu à un institut abritant des manuscrits datant de plusieurs siècles.

C’est un tournant dans la guerre au Mali. Deux semaines après le déclenchement de l’opération «Serval», les forces françaises et maliennes contrôlent l’aéroport de Tombouctou et les accès routiers à la ville, au terme d’une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit de dimanche à lundi. Les forces armées n’auraient rencontré aucune résistance de la part des islamistes à l’aéroport. Le contrôle permet lui d’éviter aux islamistes de s’enfuir vers le nord.Après avoir pris Gao, samedi, les militaires français et maliens ont foncé vers le nord-ouest et se sont arrêtés devant cette ville historique, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le double mouvement militaire vers Gao et Tombouctou a été précédé d’une trentaine de sorties aériennes, selon le ministère français de la Défense. Avec la prise des accès à Tombouctou, la coalition contrôle désormais la «Boucle du Niger», entre la cité du désert et Gao.

 
 

«A charge maintenant pour les unités maliennes, de reprendre le contrôle administratif et sécuritaire de la ville», déclaire un porte-parole de l’armée française. «On les appuiera si nécessaire.» Un millier de militaires français ont participé à l’opération, ainsi que 200 Maliens.

Des manuscrits inestimables brûlés

La conquête de la ville n’est cependant pas acquise. «Les troupes françaises et maliennes ne sont pas encore au centre-ville. Nous avons quelques éléments en ville, peu nombreux. Mais les islamistes ont fait des dégâts avant de partir. Ils ont brûlé des maisons et des manuscrits. Ils ont battu jusqu’au sang les populations qui manifestaient leur joie», affirme un soldat malien.

Cette information a été confirmée par le maire de la ville, qui indique que les islamistes ont incendié l’une des grandes bibliothèques de Tombouctou. «Les rebelles ont mis le feu au nouvel institut Ahmed Baba , récemment construit par les Sud-Africains (…) Cela s’est produit il y a quatre jours», explique l’élu.

L’institut Ahmed Baba, fondé en 1973, est un centre de conservation de milliers de manuscrits arabes d’une valeur inestimable, datant parfois du XIIIe siècle. Un nouvel édifice avait été inauguré en 2009. Selon le site officiel de l’institut, on y trouve ,«outre des ressources ultramodernes destinées à l’archivage et à la conservation des manuscrits, des facilités aux chercheurs telles que des salles de conférences, une salle de cours, une bibliothèque ainsi que des logements pour chercheurs venus de l’étranger». Le maire de Tombouctou n’a pas pu préciser l’ampleur des dégâts.

La prise de Tombouctou risque de se révéler difficile

«Tombouctou, c’est délicat. On n’y entre pas comme ça», souligne un militaire malien. Les soldats devront pénétrer dans un dédale de ruelles de pisé parsemées de mosquées et de monuments anciens. Toute la question est de savoir si les combattants islamistes ont l’intention de s’y retrancher afin d’y mener une guérilla urbaine, ou s’ils abandonneront la ville afin de se replier dans des lieux plus sûrs.

Gao, à 1200 km au nord-est de Bamako, était tombée samedi au cours d’une opération spectaculaire: des membres des forces spéciales françaises appuyés par l’aviation s’étaient d’abord emparés de l’aéroport et d’un pont stratégique. Puis des soldats tchadiens et nigériens étaient venus par avion du Niger voisin, marquant ainsi l’entrée des troupes de la force africaine sur le théâtre des opérations malien.

La prise de Tombouctou risque de se révéler plus difficile. Gao était tenue par le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) qui semble avoir voulu au dernier moment parlementer avec la France. Un porte-parole avait affirmé samedi vouloir «négocier la libération» d’un otage français, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a répondu en refusant «les logiques de chantage».

Un chef d’Aqmi réfugié à Kidal

Tombouctou, en revanche, est aux mains des combattants en majorité arabes d’Aqmi, (al-Qaida au Maghreb islamique) plus aguerris et déterminés.

Une troisième ville reste à prendre: Kidal, plus au nord-est. C’est là que se seraient retirés l’Algérien Abou Zeid, l’un des principaux émirs d’Aqmi, et Iyad ag Ghali, le chef d’Ansar Dine, le mouvement islamiste armé touareg. La maison que possède ce dernier à Kidal a d’ailleurs été bombardée par l’aviation française, ainsi qu’un camp militaire, selon une source de sécurité malienne citée par l’Agence France-presse.

Les islamistes se seraient abrités dans les montagnes de la région. Avec ce repli, pourrait commencer une nouvelle phase du conflit. Après les offensives éclair des blindés légers sur roues traçant dans les grands espaces, une guerre de guérilla et de coups de main pourrait commencer. Immergés dans la population, où ils ont noué de nombreuses alliances, les djihadistes pourraient décider de mener un combat de guérilla, voire d’attentats terroristes sur les arrières.

Ils devraient se retrouver progressivement face aux troupes africaines. Les chefs d’état-major de la région ont porté samedi à 7700 hommes les effectifs promis dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) soit 2000 de plus que prévu.

Le cavalier seul du Tchad

Liberia, Guinée-Bissau, Burundi, Guinée et Ouganda doivent y être associés, mais on ignore si les problèmes de financement, de transport et d’équipement ont été résolus. Pour l’heure, seuls 1900 soldats africains sont arrivés au Mali. Le chef de l’État béninois, Boni Yayi, président sortant de l’Union africaine (UA), a déploré dimanche la lenteur de la réaction du continent. «Comment se fait-il que, face à un danger qui menace ses propres fondations, l’Afrique, bien qu’elle ait les moyens de se défendre, continue à attendre?» a-t-il demandé lors d’un sommet de l’UA à Addis-Abeba, avant de remettre la présidence à l’Éthiopie.

Le Tchad, seul pays africain à être intervenu sans délai, ne fait pas partie de la Misma. Après les soldats envoyés par avions sécuriser Gao, une longue colonne de véhicules blindés et de plusieurs centaines de militaires tchadiens, bien équipés et rompus à la guerre du désert, a quitté Niamey samedi en direction du Mali. La montée en puissance sur le terrain de ce pays au régime controversé risque de poser à terme un problème politique à la France. Les islamistes ­touaregs, eux, retrouveront de vieilles connaissances. Des éléments de la garde présidentielle s’étaient retrouvés à leurs côtés pour défendre Kadhafi. Cette fois, ils seront ennemis.

Lefigaro.fr par Pierre Prier,

Mali : deux mausolées de la mosquée de Djingareyber détruits à Tombouctou

juillet 10, 2012
Djingareyber est l'une des trois principales mosquées de Tombouctou. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou. © AFP

La destruction continue à Tombouctou. Mardi 10 juillet, les islamistes se sont attaqués aux mausolées de saints musulmans situés dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril, tout en promettant de détruire tous les autres mausolées de la région.

Armés de haches, de pioches et de burins, les hommes du groupe armé Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam), maîtres de Tombouctou depuis plus de trois mois, se sont acharnés contre deux mausolées en terre de la mosquée de Djingareyber. D’après des témoins, ils ont été « totalement » détruits. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou avec celles de Sidi Yahia et Sankoré, toutes trois classées par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité, aujourd’hui en péril.

Les 1er et 2 juillet, Ansar Eddine avait déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou et brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia, provoquant l’indignation au Mali et à l’étranger. Les destructions avaient été interrompues, mais Ansar Eddine avait promis qu’elles reprendraient. « Actuellement, les islamistes sont en train de détruire deux mausolées de la grande mosquée de Djingareyber de Tombouctou. Ils tirent en l’air pour chasser la foule, pour lui faire peur », a déclaré un des témoins.

« Les deux mausolées jouxtent la partie ouest du mur externe de la grande mosquée et les islamistes ont des houes, des burins, ils tapent fort sur les mausolées qui sont en terre calcaire. Ils disent qu’ils vont tout détruire », a pour sa part affirmé un proche de l’imam de la mosquée.

Selon un autre témoin, les islamistes « s’acharnent sur les mausolées de la mosquée » aux cris d’ « Allah Akbar » (Dieu est grand). Il a ajouté qu’ils sont « nombreux et ont coupé les deux principales routes menant à la mosquée ». Ce témoin a affirmé que les islamistes ont demandé à une équipe de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, présente à Tombouctou, « de filmer la scène ».

« Il n’y a pas de patrimoine mondial »

En fin de matinée, un des témoins a déclaré: « C’est terminé, les deux mausolées ont été détruits. Les islamistes ont tout cassé, il n’y a plus rien. C’est triste! Ils ont commis un crime ». Un autre habitant a dit avoir vu « des gens pleurer », ajoutant : « Dieu ne va jamais leur pardonner ça ».

Ville mythique aux « 333 saints », ancienne métropole culturelle et intellectuelle du Sahara, Tombouctou abrite également des dizaines de milliers de manuscrits inestimables, dont certains remontent du XIIe siècle à l’ère pré-islamique.

Un proche du porte-parole d’Ansar Eddine à Tombouctou a déclaré que « désormais, dès que les étrangers vont parler de Tombouctou », les islamistes s’attaqueront à tout ce qu’on appelle « patrimoine mondial ».

« Il n’y a pas de patrimoine mondial. ça n’existe pas. C’est pour nous les musulmans. Les cafres (infidèles) ne doivent pas se mêler de nos affaires », a affirmé un djihadiste tunisien membre du « comité média » des islamistes dans le nord du Mali. « Nous allons tout détruire, même si les mausolées sont à l’intérieur des mosquées, et après nous allons détruire les mausolées qui sont dans la région de Tombouctou », a-t-il affirmé. D’autres mausolées sont notamment situés à Araouane et Gassra-Cheick, deux localités de la région de Tombouctou.

Charia

Les trois villes et régions administratives du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, qui représentent plus de la moitié du territoire malien, sont occupées depuis fin mars/début avril par Ansar Eddine et un autre groupe armé islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ils sont alliés aux djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Ces groupes, qui ont évincé la rébellion touareg de la région, entendent imposer la charia (loi islamique) dans tout le Mali. Ils ont déjà commencé à le faire dans le Nord du pays, où les femmes doivent porter le voile et où les buveurs d’alcool, les fumeurs et les couples illégitimes sont fouettés régulièrement en public.

Le gouvernement de transition, mis en place à Bamako après le retrait des militaires putschistes, est totalement impuissant face à ces exactions.

Jeuneafrique.com avec AFP

Whiteney Houston: ses funérailles coûtent cher à la ville de Newark

avril 11, 2012

Newark a accueilli les funérailles de Whitney Houston le mois dernier. Mais l’événement a coûté beaucoup d’argent à la ville. Les habitants sont mécontents.

Quand ils ont appris que la cérémonie d’adieu à Whitney Houston aurait lieu dans leur ville, les habitants de Newark étaient heureux de pouvoir lui rendre un dernier hommage. Emportés par l’émotion, ils n’ont pas pensé à vérifier combien cela allait leur coûter. La facture vient de tomber et tout à coup, leurs émotions ne sont plus du tout les mêmes. Au titre des heures supplémentaires qu’ils ont dû effectuer pour sécuriser la zone, les 200 policiers demandent aujourd’hui plus de 142 000 euros à la municipalité. Cette somme représente 5% du budget sécurité de Newark et les habitants avaient beau aimer Whitney, ils sont un peu moins enthousiastes à l’idée de voir la ville s’acquitter de la note.

D’après beaucoup d’entre eux, interviewés par des journalistes de CBS, cet argent devrait être versé par la famille de Whitney Houston. Avec une fortune estimée à 15 millions d’euros, la diva a laissé en principe de quoi régler l’ardoise. En ces temps de crise, ce petit geste sera plus que bienvenu. Surtout qu’avec le cordon de sécurité mis en place par les policiers, les habitants n’ont même pas pu approcher de la rue où avait lieu la cérémonie. Les pauvres.

Histoire de, on a évalué le prix des funérailles de Whitney Houston pour chaque habitant de Newark. 142 000 euros en heures supplémentaires ramenées à un peu plus de 277 000 habitants, ça fait environ… 50 cents chacun. D’un coup, leur indignation perd beaucoup de sa force.

Voici.fr par J.M

Colombie: elle accouche à l’âge de 10 ans

avril 6, 2012

Une Colombienne de seulement dix ans a accouché en urgence à la suite d’une hémorragie. L’accouchement de la petite fille a provoqué une véritable indignation dans tout le pays.

Membre de la tribu indigène Wayuu dans le Nord de la péninsule de La Guajira en Colombie, la fillette était enceinte de 39 semaines lorsqu’elle a été emmenée d’urgence dans l’hôpital de Manaure, dans le nord du pays. Celle-ci souffrait d’une hémorragie et se plaignait de violentes douleurs. C’était la toute première fois que la fillette consultait un médecin, selon la télévision hispanique, Univision Noticias. A son arrivée en urgence à l’hôpital, les médecins ont décidé de pratiquer une césarienne. Une opération risquée selon les médecins, étant donné le jeune âge de la maman et le faible poids du bébé.

Finalement, tout s’est bien passé pour la maman et l’enfant, une petite fille, qui se portent bien.

Du côté de la tribu indigène Wayuu, on refuse de divulguer l’identité du père du bébé. Il pourrait s’agir d’un homme de 30 ans qui ne risque pas de poursuites judiciaires car la constitution colombienne garantit une certaine autonomie à cette tribu. La naissance précoce de la jeune maman a provoqué une véritable indignation en Colombie. Cependant un tel cas n’est pas si rare selon les médecins de l’hôpital de la municipalité de Manaure. « Nous avons déjà vu des cas similaires chez des jeunes filles de la tribu Wayuu. A une époque où les filles devraient jouer à la poupée, elle doivent prendre soin d’un bébé. C’est choquant », s’indigne un médecin de l’hôpital.

Gentside.com

Albert II de Monaco et Charlène « indignés » par les rumeurs

juillet 22, 2011

« C’est insupportable »

Albert II de Monaco et Charlène « indignés » par les rumeurs Albert II de Monaco et Charlène Wittstock sont rentrés de voyage de noces hier. La première chose qu’ils ont faite ? Convoquer la presse pour exprimer leur « indignation » face aux rumeurs persistantes.

À deux jours du mariage, L’Express publiait un papier qui a mis le feu aux poudres : Charlène Wittstock aurait tenté de s’enfuir et ne voudrait plus épouser son prince charmant. La raison ? On avance alors la présence d’un troisième enfant illégitime. Des rumeurs qui seront étayées quelques jours plus tard (mais après le mariage cette fois) avec un papier du Journal du Dimanche : la princesse aurait cherché à s’échapper par trois fois.

Alors que le conte de fée commençait à sérieusement se lézarder, Charlène était sortie timidement de son silence, affirmant dans l’édition américaine de Vogue : « C’est honteux que ce genre de rumeurs sortent à un si mauvais moment ». Mais cela n’aura pas suffi. Lors de leur arrivée en Afrique du Sud, la terre natale de l’ancienne nageuse, le couple a fait hôtel à part en séjournant dans des établissements distants d’une quinzaine de kilomètres. La thèse de tensions entre les jeunes mariés ne pouvaient qu’être renforcée.

Hier, à peine rentrés du Mozambique où ils avaient poursuivi leur voyage de noces, le prince Albert II de Monaco et la princesse Charlène ont décidé de faire une énième mise au point : « Nous voulons vous exprimer notre indignation face aux rumeurs. C’est insupportable », a lancé le prince selon Nice Matin. Et de poursuivre : « Parfois, ces rumeurs nous ont fait sourire ; par exemple lorsque les médias expliquaient que la princesse et moi n’avions pas dormi dans le même hôtel en Afrique du Sud. C’était pour des raisons pratiques évidemment… ». Et pour ceux qui s’inquiétaient de savoir comment s’était déroulé le voyage d’Albert II et Charlène au Mozambique, le souverain a tenu à les rassurer : c’était « un séjour merveilleux ». « Nous n’avons pas été dérangés. C’était une ambiance de rêve ». En espérant que le rêve se poursuive…

Voici.fr par M-A.K