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Il pleut dans mon cœur

octobre 22, 2016

 

 

Il pleut dans mon cœur les larmes du peuple Kongo

Il coule dans mes veines le sang royal des Kongo

Le sang de Mabiala Ma Nganga, Mâ Ngunga,

Mais aussi celui de la décapitation de Boueta Bongo

Le sang invincible de l’inexpugnable Tchimpa Vita

Le sang de la sueur du bagne de Matsoua

Le sang des disparus qui croupissent au fond du fleuve Congo

Le sang des martyrs, des suppliciés et des indignés

Le sang de ceux qui ont eu les yeux crevés

De ceux qui ont été brûlés vivants avec des sachets

De ceux qui ont eu le sexe coupé pour la jalousie

De ceux qui ont eu le dos labouré de plaies béantes

Qui resteront avec des sillons de cicatrices intactes

Des cicatrices taillées et marquées sur la peau de la vie

De tous ces amputés avant la mort douloureuse

Alors qu’ils menaient une existence peu heureuse.

 

Il tombe en cascades dans mon esprit

Ces images meurtrières de la barbarie

De la félonie, de l’incurie et de la folie,

Exercée sur les paisibles citoyens

Sur les enfants broyés sans moyens

Dans les marches pacifiques de référendum

Clamant leur colère comme le tam-tam

Mais aussi torturés et tués à la suite des urnes

De pseudo élections à la fraude criarde

Et à la sauce pestilentielle et nauséabonde

Aux résultats déjà apprêtés dans les officines.

 

Il pleut au carrefour de ma mémoire

Le triste constat amer de la République

Une République qui écrit au sang son histoire

Perdant sa raison, sa sagesse et son éthique

Pour avoir perdu son âme

Et sa flamme de bonne femme

Devenant une dictature honteuse et crasseuse

Une dictature qui triche dans la ruche des urnes

Son vote à la tombée de la nuit malheureuse

Devenant Reine avec des royalties détournées sans bornes.

 

Bernard NKOUNKOU

Les Indignés arrivent dans les mairies des grandes villes d’Espagne

juin 13, 2015

La gauche radicale espagnole appuyée par le parti anti-austérité Podemos ont fait samedi leur entrée dans les exécutifs. Quatre des cinq principales villes, dont Madrid et Barcelone, se sont officiellement dotées de maires soutenus par ces plateformes.

A Madrid, Manuela Carmena a été élue samedi par le conseil municipal. Elle est devenue la première élue de gauche à diriger la capitale espagnole après 24 années d’administration de la ville par le Parti populaire (PP).

« Nous sommes au service des citoyens de Madrid. Nous voulons gouverner en les écoutant », a affirmé Manuela Carmena.

Le collectif « Ahora Madrid » (Maintenant Madrid) dirigée par l’ancienne magistrate de 71 ans et opposante communiste à Franco, et soutenue par le parti Podemos (« Nous pouvons »), a obtenu le soutien des élus du Parti socialiste (PSOE). Il a été assuré de la majorité absolue de 29 sièges au total au conseil municipal.

Demande lancée par le PP
Mme Carmena a fait campagne sur la suspension de la privatisation des services publics et l’arrêt des expulsions de locataires. Lors d’une conférence de presse organisée avec le PSOE, elle a souhaité que sa désignation permettrait « de changer vraiment la manière de faire de la politique ».

La représentante du PP Esperanza Aguirre, arrivée en tête lors du scrutin avec 44 000 voix de plus, a appelé les conseillers à faire preuve de responsabilité.

A Barcelone, Ada Colau, une militante engagée dans la lutte contre les expulsions immobilières, soutenue par Podemos et le PSOE, succède au nationaliste catalan Xavier Trias. Elle devient aussi, à 41 ans, la première femme à la tête de Barcelone, ville d’1,6 million d’habitants, après avoir reçu 21 voix contre 10 pour M. Trias.

Elle devra toutefois nouer des alliances pour obtenir une majorité stable au delà de cette séance de prise de fonctions, son conseil municipal étant très divisé, avec sept forces en présence. Valence et Saragosse sont également dirigées désormais par des maires proches ou issus du mouvement des Indignés de 2011.

Discussion liée aux régions
Ces changements de majorité font suite aux élections municipales et régionales du 24 mai dernier, qui ont tourné au vote sanction contre le PP de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement au pouvoir depuis 2011. Les scrutins ont fait voler en éclats le bipartisme qui organisait la vie politique depuis la fin du franquisme.

En nombre de voix, la droite espagnole est certes arrivée en tête mais, payant le prix de quatre années de politique d’austérité et de scandales de corruption à répétition, elle a réalisé son pire score depuis 1991. Elle est en recul de plus de dix points par rapport aux précédentes élections locales, il y a quatre ans.

Les discussions se poursuivent pour constituer les exécutifs régionaux dans 13 des 17 régions au total où le vote est intervenu également le 24 mai.

Les mesures prises par les nouvelles majorités municipales de même que la stabilité des coalitions mises en place vont être suivies alors que l’Espagne s’apprête à entrer en campagne pour les élections législatives.

Romandie.com