Posts Tagged ‘Indonésie’

Indonésie: un responsable impose le voile au lieu du masque contre le virus

juillet 10, 2020

 

Un responsable indonésien a demandé aux femmes fonctionnaires de sa région de porter un voile sur le visage au lieu d’un masque pour se protéger du coronavirus, déclenchant une controverse dans l’archipel.

Des défenseurs des droits des femmes ont souligné qu’un voile cachant le nez et le bas du visage, appelé aussi niqab, n’offrait pas de protection suffisante et apparaissait comme une nouvelle tentative d’imposer un code vestimentaire conservateur aux femmes dans le pays qui compte la plus grande population musulmane au monde.

«Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez»

«C’est uniquement pour la prévention du Covid-19. Ce n’est pas fondé sur les enseignements religieux radicaux ou le fanatisme», s’est défendu Mohammad Suhaili Fadhil Thohir, régent du district central de Lombok, île indonésienne voisine de Bali. Il a souligné à l’AFP que la règle n’était imposée que le vendredi, aux seules musulmanes et qu’aucune sanction n’était prévue pour celles qui ne s’y plieraient pas.

Cette décision a été prise le mois dernier après que des fonctionnaires se sont plaintes de devoir porter un masque lors des exercices sportifs organisés chaque vendredi, a-t-il noté. «Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez, nous leur avons demandé de porter un voile».

Ce type de voile sur le visage est courant dans certains pays du Golfe mais pas en Indonésie où la majorité des musulmanes portent un hidjab, un voile qui couvre les cheveux. Même si la règle n’est obligatoire que le vendredi, de nombreuses employées de l’administration locale ont commencé à porter un voile sur le visage les autres jours de la semaine, a constaté un journaliste de l’AFP.

90% des femmes employées par Lombok centre sont musulmanes

Environ 90% des quelque 4000 femmes employées par l’administration de Lombok centre sont musulmanes. Yayuh, une fonctionnaire interrogée par l’AFP, a indiqué s’attendre à ce que la mesure devienne de rigueur tout au long de la semaine. «Mais ça ne me dérange pas, c’est une façon d’apprendre quels sont les vêtements recommandés par les enseignements de l’islam», a-t-elle observé. Les défenseurs des droits ont protesté contre cette mesure.

«Un masque doit remplir certains critères pour éviter la contamination», a relevé Andy Yentriyani, membre de la Commission contre les violences faites aux femmes. «Cette politique doit être révoquée parce qu’elle menace le droit des femmes à protéger leur santé».

Andreas Harsono, collaborateur de l’ONG Human Rights Watch en Indonésie a observé que cette mesure était «de toute évidence une extension» de la politique qui a rendu le hidjab obligatoire pour les filles musulmanes dans les quelque 300.000 écoles publiques de l’archipel. Certaines régions parmi les plus conservatrices, comme Aceh sur l’île de Sumatra ont imposé le hidjab à toutes les femmes, tandis qu’à Lombok il est obligatoire pour les fonctionnaires.

Dans un communiqué, HRW a appelé le gouvernement indonésien à réagir pour préserver la liberté des femmes, faute de quoi cette mesure «pourrait déboucher sur une nouvelle régulation locale demandant à toutes les femmes de porter le niqab» à Lombok. L’Indonésie, qui a eu longtemps la réputation de pratiquer un islam très tolérant, a vu les courants musulmans conservateurs gagner du terrain ces dernières décennies.

Par Le Figaro avec AFP

Indonésie: nouvelles émeutes en Papouasie, plusieurs bâtiments incendiés

août 29, 2019

 

Des manifestants ont incendié plusieurs bâtiments jeudi dans la plus grande ville de Papouasie, selon un journaliste de l’AFP, alors que la province indonésienne est le théâtre depuis près de deux semaines d’émeutes qui ont fait au moins trois morts.

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans la ville de Jayapura, certains ont mis le feu à une assemblée régionale et ont lancé des pierres sur des commerces et des hôtels, a constaté un journaliste sur place. Plusieurs autres bâtiments officiels ont été ensuite incendiés ainsi que le siège local d’un opérateur de télécommunications. Nombre de manifestants réclamaient l’indépendance de la province et dénonçaient le traitement de la population autochtone de l’île, les Papous, par les autorités indonésiennes accusées de racisme.

Mercredi, les affrontements les plus graves depuis le début du mouvement se sont produits dans le district isolé de Deiyai. Des heurts entre manifestants et forces de l’ordre indonésiennes ont fait au moins un mort parmi les soldats et deux parmi les manifestants, selon les autorités. Des témoins et des médias locaux ont fait état de 6 manifestants tués par balle par des militaires au cours de ces incidents.

Les autorités ont démenti ce bilan et indiqué que les forces de l’ordre avaient été attaquées par des centaines de Papous armés de machettes et de flèches. Ce bilan n’a pas pu être indépendamment vérifié alors qu’un blocage de l’internet mobile, imposé en Papouasie depuis la semaine dernière, rend les communications particulièrement difficiles.

Trois cents membres des forces de l’ordre ont été envoyés en renfort à Deiyai pour rétablir l’ordre, a indiqué jeudi le chef de la police nationale Tito Karnavian. De nombreuses localités de Papouasie connaissent depuis près de deux semaines des manifestations, des émeutes et des incendies de bâtiments, dans un mouvement de colère déclenché par l’arrestation le 17 août à Surabaya, sur l’île de Java, de 43 étudiants papous.

La police antiémeutes avait investi un dortoir pour en déloger les étudiants, accusés d’avoir détruit un drapeau indonésien le jour de la fête de l’Indépendance de l’Indonésie. Les policiers les ont arrêtés et interrogés avant de les libérer. Des manifestants s’en étaient pris aux étudiants, proférant des injures racistes et les traitant de «singes» ou de «chiens».

Aujourd’hui divisé en deux provinces, l’ouest de l’île de Nouvelle Guinée, riche en ressources naturelles, est en proie à une rébellion indépendantiste sporadique contre le gouvernement indonésien. L’Indonésie a pris par la force le contrôle de ce territoire en 1963, l’année ayant suivi le départ des Néerlandais qui en avait fait une colonie, et l’a officiellement annexé en 1969. De nombreux Papous réclament l’indépendance. La Papouasie Nouvelle-Guinée, l’autre moitié de la grande île, l’a obtenue en 1975 après avoir appartenu à l’Australie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Papouasie: les troubles continuent et l’Indonésie envoie des renforts

août 21, 2019

 

La province indonésienne de Papouasie a connu ce mercredi un troisième jour de manifestations qui ont par endroits dégénéré en affrontements, poussant Jakarta à envoyer quelque 1200 militaires et policiers en renfort.

Le gouvernement a appelé au retour au calme dans cette province pauvre de l’extrême est de l’archipel. Les émeutes ont commencé lundi après l’arrestation pendant le week-end de 43 étudiants papous et des injures racistes prononcées à leur égard. Un millier de personnes a manifesté mercredi dans les rues de Timika (sud de la Papouasie), où un journaliste de l’AFP a vu des manifestants jeter des pierres vers les fenêtres du parlement local et tenter de détruire la barrière y donnant accès. La foule n’a été dispersée dans cette ville qu’après des tirs de sommation de la police. Plusieurs centaines de manifestants ont aussi défilé dans les rues des villes de Sorong et de FakFak à l’ouest de l’île.

Plusieurs villes de cette région riche en matières premières étaient paralysées ce mercredi, dont Manokwari où des magasins et le parlement local ont été incendiés par des émeutiers lundi. Plusieurs policiers ont été blessés, selon les autorités. Des informations non confirmées ont fait état de manifestants blessés. Quelque 900 policiers et 300 militaires ont été déployés à Manokwari et Sorong, ont indiqué mercredi le gouvernement et les autorités de Papouasie. Le porte-parole de la police nationale Muhammad Iqbal a estimé que la situation restait «globalement sous contrôle», précisant les forces de l’ordre n’étaient pas équipées de balles réelles.

La colère s’est répandue à travers la Papouasie après des informations sur l’arrestation samedi de 43 étudiants papous par la police à Surabaya, la deuxième ville du pays, sur l’île de Java.

a police anti-émeute a investi un dortoir pour déloger des étudiants papous qui avaient été accusés d’avoir détruit un drapeau indonésien le jour de la fête de l’Indépendance de l’Indonésie. Les policiers les ont arrêtés et interrogés avant de les libérer. Parallèlement, une manifestation contre la présence des étudiants papous a été organisée au cours de laquelle des injures raciales ont été proférées. Le président indonésien Joko Widodo a promis une enquête sur les incidents survenus à Surabaya et devrait se rendre dans la province prochainement.

La région, riche en ressources naturelle, connait une rébellion indépendantiste sporadique contre le gouvernement indonésien. La Papouasie s’est déclarée indépendante en 1961, mais l’Indonésie en a pris le contrôle par la force en 1963 et l’a officiellement annexée en 1969. De nombreux Papous réclament l’indépendance, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, autre moitié de cette grande île qui l’a obtenue en 1975 après avoir été une colonie australienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Indonésie va renvoyer 49 conteneurs de déchets en Europe et aux Etats-Unis

juillet 2, 2019

 

L’Indonésie va renvoyer des dizaines de conteneurs de déchets vers la France et d’autres pays occidentaux, à l’instar de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est qui ne veulent plus être des décharges, ont annoncé ce mardi les autorités. Les 49 conteneurs contiendront des détritus, des déchets plastiques et des substances dangereuses en violation des règles d’importation, selon les responsables des douanes de l’île indonésienne de Batam.

«Nous nous coordonnons avec l’importateur afin de procéder à leur renvoi immédiat», a déclaré à l’AFP le porte-parole des services douaniers de cette île. Ces déchets proviennent des Etats-Unis, d’Australie, de France, d’Allemagne et de Hongkong, a-t-il précisé. Mi-juin, Jakarta avait renvoyé cinq conteneurs de déchets aux Etats-Unis, se joignant ainsi à plusieurs pays d’Asie du Sud-Est mécontents de servir de dépotoir à l’Occident.

En 2018, la Chine a soudainement cessé d’accepter les déchets plastiques du monde entier, suscitant le chaos sur le marché mondial du recyclage et obligeant les pays développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets. Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été ré-acheminées vers l’Asie du Sud-Est.

En mai, la Malaisie avait promis de renvoyer des centaines de tonnes de déchets plastiques. De leur côté, les Philippines ont renvoyé fin mai vers le Canada 69 conteneurs de détritus, provoquant un vif contentieux entre les deux pays. Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Une grande partie finit dans des décharges ou dans les mers, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cadavres ensevelis en Indonésie: un risque sanitaire infime

octobre 6, 2018

Sauveteurs à Palu (Indonésie) le 5 octobre 2018. / © AFP / ADEK BERRY

Si « traiter avec les morts est l’une des choses les plus difficiles après une catastrophe naturelle », les très nombreux cadavres toujours ensevelis huit jours après le séisme et le tsunami en Indonésie ne présentent pas de risque épidémique, selon les experts, qui bousculent une idée reçue.

– Les cadavres représentent-ils un risque sanitaire ?

« Les morts causés par des événements traumatiques (catastrophes naturelles, accidents ou guerres) ne représentent pas de danger pour la santé », des population survivantes note l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une de ses notices techniques.

Même en décomposition, ces corps ne sont pas plus vecteur de contamination qu’avant le décès de la personne.

La situation serait différente s’il s’agissait de cadavres de personnes décimées par une épidémie mais les séismes, les éruptions volcaniques, les tsunamis ou encore les cyclones n’ont jamais été suivis d’épidémies majeures.

« La priorité doit être donnée aux vivants », rappelle l’organisation.

– Quels risques réels représentent ces corps ?

Si les risques d’épidémie restent un mythe, les répercutions psychiques sont bien réelles.

Les survivants sont confrontés à un double traumatisme: la perte d’êtres chers et le fait de s’être trouvé face à la mort à grand échelle, d’où la nécessité « de procéder à la collecte des cadavres le plus tôt possible », note l’OMS.

Même si ce n’est pas le plus grave, l’odeur et l’aspect des cadavres présentent tout de même un problème, estiment certains spécialistes.

Dans les climats chauds, un corps va commencer à se décomposer dans les 12 à 48 heures.

Les cadavres en décomposition triplent de volume et changent de couleurs. Ils émettent également des odeurs souvent intolérables pour les vivants.

– Cette peur d’épidémie, injustifiée, est-elle nuisible ?

Si les cadavres doivent être rapidement soustrais du regard des survivants pour des raisons psychologiques et par respect pour la dignité des personnes décédées, il est contre-productif de les enterrer rapidement.

« Il est beaucoup plus important que les survivants identifient leurs morts et les enterrent conformément à leurs coutumes », estiment les médecins, suggérant que les corps soient, dans un premier temps, simplement rassemblés dans des lieux où ils pourront être identifiés.

Car, selon l’OMS, « lorsque les victimes ont été enterrées dans des fosses communes ou incinérées sans avoir été dûment identifiées, une situation de douleur prolongée et d’incertitude s’installe chez les proches ».

De plus, la peur des épidémies provoquée par les cadavres ou les charognes entraîne souvent un gaspillage de ressources vers des programmes de vaccination ou de désinfection, très visibles politiquement mais inutiles.

Il est beaucoup plus important que les ressources disponibles soient utilisées pour soigner les vivants, fournir de l’eau potable, évacuer les eaux usées…

– Qu’en est-il des sauveteurs ?

S’il n’y a pas de risque d’épidemie, manipuler un mort n’est pas sans risque. Les équipes, souvent composées de simples survivants et de bénévoles, doivent porter des gants et des bottes et se laver les mains avec du savon après avoir touché un cadavre.

Vu les conditions difficiles de travail, l’OMS conseille de vacciner les sauveteurs contre le tétanos et d’intervenir rapidement en cas de blessure.

Mais surtout, les services de santé doivent se préparer: « le traitement d’un grand nombre de cadavres peut avoir un sérieux impact sur la santé mentale des membres de l’équipe ». « Les effets peuvent prendre une variété de formes et peuvent se produire immédiatement après l’événement ou beaucoup plus tard ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 18h23)

Indonésie: le bilan dépasse 1.400 morts, l’espoir de retrouver des survivants s’éloigne

octobre 3, 2018

Un survivant explore le 3 octobre 2018 les ruines laissées à Wani, sur l’île indonésienne de Sulawesi, par le séisme et le tsunami du 28 septembre / © AFP / JEWEL SAMAD

Le bilan du séisme suivi d’un tsunami sur l’île indonésienne des Célèbes a dépassé les 1.400 morts mercredi alors que les besoins sont « immenses » dans les zones sinistrées et que le temps presse pour dégager des survivants.

Le bilan s’élève à 1.411 morts, a affirmé M. Tohir, un porte-parole de l’armée. L’agence de gestion des catastrophes naturelle a précisé que 519 corps avaient déjà été enterrés.

Les autorités se sont fixé jusqu’à vendredi, soit une semaine après la catastrophe, pour retrouver d’éventuels survivants. Au-delà, les chances seront proches de zéro.

Quelque 1.600 personnes ont été évacuées par mer par un navire militaire indonésien qui a pu accoster, chargé d’aide humanitaire, dans la ville côtière de Palu.

Les secours se concentrent sur quelques sites autour de Palu, qui a été ravagée, et notamment à l’hôtel Roa-Roa où une soixantaine de personnes seraient toujours ensevelies sous les gravats. Les efforts se focalisent aussi sur un centre commercial, un restaurant ou encore le quartier de Balaroa, sinistrés.

Indonésie : destructions à Palu / © AFP / Simon MALFATTO

Près de 200.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, parmi lesquelles des dizaines de milliers d’enfants, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). On estime à 66.000 le nombre de logements détruits vendredi par la secousse de magnitude 7,5 et le raz-de-marée destructeur qu’elle a engendré.

Le gouvernement indonésien a beau avoir affirmé aux équipes étrangères intervenant dans les zones sinistrées que la situation était sous contrôle, les habitants de localités éloignées comme Wani, dans la province de Donggala, disent n’avoir pas, ou presque pas, vu la couleur de l’aide.

– « Frustration » des secouristes –

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a fait part de la frustration des équipes sur place face à la lenteur de la réponse.

Un rescapé du séisme et du tsunami qui a frappé les Célèbes devant une mosquée détruite à Wani, le 3 octobre 2018. / © AFP / JEWEL SAMAD

« Le sentiment des équipes travaillant sur place est un sentiment de frustration », a expliqué Matthew Cochrane, porte-parole de l’IFRC. « Des portions importantes de ce qui pourrait être la zone la plus touchée n’ont toujours pas été complètement atteintes. Mais les équipes se démènent et font ce qu’elles peuvent », a-t-il ajouté.

Les survivants combattent la faim et la soif. L’eau potable et la nourriture manquent et les autorités sont dépassées par le nombre de blessés.

Sur le terrain, des responsables expliquent que, si le gouvernement a indiqué que toute aide était la bienvenue, les « mécanismes de mise en oeuvre » de cette aide manquent.

– Tirer sur les pilleurs –

Une habitante de Palu en Indonésie, près des décombres de sa maison détruite par le séisme et le tsunami qui ont touché les Célèbes, le 3 octobre 2018 / © AFP / ADEK BERRY

L’aéroport de Palu, utilisé jusqu’alors par les seuls militaires, devrait rouvrir jeudi matin. Les installations portuaires de Palu, porte d’accès cruciale dans cette région accidentée, ont été fortement endommagées.

Dans la ville de Palu, la police avait effectué mardi des tirs de semonce et utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser des pilleurs. Elle a d’ores et déjà arrêté des dizaines de personnes pour pillage, alors que des survivant se servaient dans les stocks de magasins, à la recherche de nourriture et d’eau potable.

Un officier a indiqué mercredi que les militaires avaient désormais l’ordre de tirer sur les pilleurs, après sommation.

« Nous pouvions le tolérer le premier ou le deuxième jour parce qu’ils avaient besoin de ces choses. Mais le troisième jour, ils se sont mis à piller des choses comme les équipements électroniques », a déclaré le colonel Ida Dewa Agung Hadisaputra.

Indonésie : comment le tsunami s’est intensifié jusqu’à Palu / © AFP / Laurence CHU

Sur la route qui part la ville vers le nord, un journaliste de l’AFP a vu des jeunes élever des barrages et exiger des « donations » pour ouvrir la voie. Ailleurs des centaines de personnes arpentent les décombres d’une usine effondrée pour tenter de récupérer ce qui pouvait l’être.

Le président indonésien Joko Widodo, qui fait campagne pour sa réélection l’an prochain, a affirmé que la police et l’armée avaient le contrôle de la zone, au cours de sa deuxième visite à Palu depuis la catastrophe.

Le Centre de coordination de l’aide humanitaire de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), basée à Jakarta, a pour sa part fait état d’un besoin urgent de sacs mortuaires.

Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

Le volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, crache le 3 octobre des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude. Photo fournie par l’Agence indonésienne des gestion des catastrophes (BNPB). / © Indonesia’s National Disaster Agency/AFP / Handout

– Eruption volcanique –

Les secours manquent aussi d’équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et face à l’ampleur même des dégâts.

L’électricité a été rétablie mardi soir dans certains quartiers de Palu. Mais dans d’autres, des habitants se pressaient autour de rallonges électriques dans les quelques bâtiments disposant encore de courant. Les files d’attente pour obtenir quelques litres d’essence pouvaient dépasser 24 heures.

Le manque d’installations sanitaires est par ailleurs un problème de plus en plus grave.

Séisme en Indonésie: les populations réclament de l’aide / © AFP /

« Partout, les gens veulent aller aux toilettes mais il n’y en a pas. Alors il faut faire ses besoins de nuit, au bord de la route », explique Armawati Yarmin, 50 ans.

Archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), l’Indonésie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.

Un risque qui a été illustré mercredi par l’éruption du volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, à un millier de km de Palu, et qui crachait des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude.

Les autorités ont demandé aux civils de ne pas approcher du volcan à moins de quatre kilomètres. Mais aucune évacuation n’a été pour l’instant décidée.

Après l’appel à l’aide de l’Indonésie, le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU a annoncé mardi soir le déblocage de 15 millions de dollars. Mercredi, l’Australie a annoncé qu’elle dépêchait une équipe médicale ainsi qu’une enveloppe de cinq millions de dollars d’aide.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 16h44)

Indonésie: 34 étudiants en théologie morts dans une église, 52 disparus

octobre 1, 2018

Palu (Indonésie) – Les secouristes indonésiens ont découvert les corps de 34 étudiants en théologie dans une église sur l’île des Célèbes, envahie par une coulée de boue après le séisme de vendredi, a annoncé mardi une porte-parole de la Croix Rouge locale.

« Trente-quatre corps au total ont été retrouvés par l’équipe » de secouristes, a déclaré à l’AFP Aulia Arriani.

Elle a précisé que 86 étudiants avaient été initialement portés disparus alors qu’ils participaient à une retraite religieuse dans le district de Sigi Biromaru, dans le nord de l’île.

Selon Mme Ariani, l’endroit est très difficile d’accès. « Le problème le plus important, c’est de se déplacer à pied dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps », a-t-elle rapporté.

Le centre de l’île des Célèbes a été dévasté par un séisme suivi d’un tsunami vendredi soir, qui a tué au moins 844 personnes. Dans la ville côtière de Palu notamment, les vagues ont emporté des habitants, des morceaux de bâtiments, des voitures et la végétation.

Le bilan final devrait être plus élevé, certaines zones n’ayant pas encore été atteintes par les secours mardi. Le district de Sigi Biromaru est l’une de ces zones reculées, au sud-est de Palu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 00h45)

À Palu, le pillage seule solution pour ceux qui n’ont plus rien

septembre 30, 2018

Des habitants de Palu pillent des magasins dans la ville de Palu, dans l’île indonésienne des Célèbes, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Biscuits, chips, couches, bouteilles de gaz… Dans le supermarché aux vitres cassées, hommes et femmes remplissent leurs sacs de tout ce qu’ils y trouvent, avec l’assentiment des autorités face à l’aide qui tarde dans la ville indonésienne de Palu, dévastée par un séisme.

« On ne nous aide pas, on a besoin de manger. Nous n’avons pas d’autre choix pour manger », se justifiait dimanche l’un des pillards.

« Les magasins sont fermés et les marchés sont vides », explique « Eddy », 33 ans. « Donc on doit piller les magasins les uns après les autres ».

Les autorités indonésiennes ont annoncé qu’elles ne sanctionneraient pas les pilleurs et rembourseraient les propriétaires des magasins.

« On a demandé (aux distributeurs) Alfamart et Indomaret de laisser les gens prendre des marchandises. Il faut qu’ils enregistrent tout et nous paierons, ce ne sera pas du pillage », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Tjahjo Kumolo, selon un communiqué.

Des habitants de la ville de Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes dévastée par un séisme, pillent un magasin le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Deux jours après le tremblement de terre de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami, qui a secoué l’île des Célèbes faisant au moins 832 morts, tout manque: nourriture, eau et carburant. Et ils sont des centaines à piller supermarchés et stations-services.

« C’est une crise : il n’y a pas de nourriture, rien! », lance un autre. « A manger, de l’eau, c’est ce dont nous avons désespérément besoin! ».

Tout d’un coup, deux petites répliques se font ressentir dans le bâtiment: les gens crient: « tremblement de terre! tremblement de terre! ». Beaucoup d’habitants ont dormi dehors, craignant de nouvelles secousses.

Mais une fois l’angoisse passée, de plus en plus de pillards se massent devant le magasin.

La police assiste, sans intervenir, au pillage d’un magasin à Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes frappée par un séisme, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

– Cuisines mobiles –

« C’est la situation qui nous force à faire cela, on a besoin de tout », argumente un adolescent, venus avec d’autres jeunes. « On a pris tout ce qu’on pouvait, on ne peut même pas cuisiner, c’est pour ça que nous pillons ».

L’aide commence seulement à parvenir dans l’île située au centre de l’archipel indonésien.

Les autorités sont en train d’acheminer des cuisines mobiles capables de fournir quelque 36.000 repas par jour, des milliers de matelas, des couvertures et des nouilles instantanées.

Pillage dans un magasin de Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes frappée par un séisme, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Mais ces vivres n’arrivent pas assez rapidement pour les habitants.

Quelques policiers, stationnés devant le magasin ou encore dans le commissariat en face, sont témoins de la scène. Dépassés, il n’essayent pas d’intervenir.

Dans une station-service voisine, un groupe essaye de siphonner une réserve de carburant en sous-sol.

« Il n’y a qu’une station service qui fonctionne, les gens sont désespérés », explique à l’AFP Ray Pratama, un photographe local, qui n’a pas pris part au pillage.

La foule remplit des jerrycans, des bouteilles, et même des casseroles avec le précieux carburant.

« Si vous vendez à un prix raisonnable ok, mais ils ont augmenté énormément les prix, pour les produits essentiels », s’indigne une femme.

Romandie.com avec(©AFP / (30 septembre 2018 13h06)

Indonésie: le bilan passe à 832 morts, début de pillages

septembre 30, 2018

Des proches de victimes tentent d’identifier des corps devant un hôpital de Palu en Indonésie, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Le bilan du tremblement de terre suivi d’un tsunami qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes a été porté à 832 morts dimanche, alors que la population de la ville de Palu à court de vivres et d’eau a commencé à piller les magasins.

« A 13H00 (06H00 GMT) aujourd’hui il y a 832 morts », essentiellement dans la ville de Palu, a annoncé Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes au cours d’un point presse.

Ce chiffre qui double le dernier bilan, pourrait encore s’aggraver : le vice-président indonésien Jusuf Kalla a dit craindre que le bilan n’atteigne « un ou plusieurs milliers », se basant sur les précédentes catastrophes.

Au moment du séisme, 71 étrangers, se trouvaient à Palu, a précisé le porte-parole, dont la plupart sont en cours d’évacuation. Mais les autorités cherchent encore à localiser trois Français, a-t-il précisé.

« C’est très dur », explique à l’AFP Risa Kusuma, une mère de 35 ans qui berce son petit garçon fiévreux dans un centre pour réfugiés de la ville de Palu. « L’ambulance apporte de nouveaux corps chaque minute », « il n’y a pas beaucoup d’eau et les magasins sont pillés partout ».

– « Pas de nourriture, rien » –

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

Devant la pénurie de nourriture, eau et carburant, les habitants ont commencé à se servir dans les supermarchés et des stations services, ont constaté des journaliste de l’AFP.

« C’est une crise : il n’y a pas de nourriture, rien », se justifie un pillard. « A manger, de l’eau, c’est ce dont nous avons désespérement besoin ».

La plupart des victimes ont été recensées jusqu’à présent à Palu, une agglomération de 350.000 habitants située sur la côte ouest des Célèbes qui a été secouée vendredi par un séisme de magnitude 7,5 puis a essuyé un tsunami.

Les autorités et les ONG s’inquiètent aussi de la situation dans la région de Donggala plus au nord, qui reste très incertaine. Onze morts ont déjà été retrouvés dans cette zone, selon l’agence.

Le président indonésien Joko Widodo est arrivé à Palu dimanche pour observer le déploiement militaire destiné à porter assistance à la population.

Des indonésiens récupèrent des affaires après un séisme et un tsunami à Palu, dans l’île des Célèbes, le 29 septembre 2018 / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

S’adressant aux militaires, le président vêtu d’une veste militaire de camouflage, leur a demandé « d’être prêts à travailler jour et nuit pour procéder aux évacuations » et aider la population, selon un communiqué de la présidence.

Les hôpitaux, dont certains ont été endommagés, peinent à faire face à l’afflux de victimes. Et de nombreux blessés sont soignés en plein air.

– Survivants extraits des décombres –

Des équipes de sauveteurs en combinaison orange étaient en train de fouiller les décombres d’un hôtel, qui pouvait héberger jusqu’à 150 personnes, et d’un centre commercial qui se sont effondrés.

« Nous avons réussi à extraire une femme vivante de l’hôtel Roa-Roa la nuit dernière », a indiqué à l’AFP Muhammad Syaugi, chef des services de secours. « Et nous avons même entendu des gens qui criaient à l’aide ».

Une femme blessée allongée dans un hôpital de fortune, le 29 septembre 2018 après le séisme qui a dévasté l’île indonésienne des Célèbes. / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

L’agence est aussi préoccupée par le sort de plusieurs centaines de personnes qui travaillaient à la préparation d’un festival sur une plage de Palu vendredi soir peu avant le tsunami.

Des avions chargés de matériel et de nourriture ont pu atterrir à l’aéroport de Palu, dont plusieurs pistes sont inutilisables.

A Palu on pouvait voir des carcasses de véhicules, des bâtiments réduits à des amas de débris, des arbres déracinés et des lignes électriques abattues, témoignant de la violence des secousses ressenties à des centaines de kilomètres de là, et de la vague de 1,5 mètre qui s’est abattue sur la côte.

– Trouver des vivres et un abri –

Effrayés par les répliques de tremblement de terre, de nombreux habitants de Palu ont dormi dans des abris de fortune en bambou ou sur des terrains de football.

Indonésie: Palu dévasté après un séisme et un tsunami / © AFP / Bagus Saragih

La population locale était confrontée aux impératifs de base de la survie: trouver des vivres et un abri.

Beaucoup d’habitants patientent dans de longues files d’attente pour obtenir de l’eau potable ou des nouilles instantanées.

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes juste avant 11H00 GMT vendredi a été plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali. Un raz-de-marée s’est déclenché peu après sur la côte proche de Palu.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le 26 décembre 2004, elle avait été frappée par une série de tremblements de terre dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Un tsunami avait alors provoqué la mort de 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu’en Indonésie.

Romandie.com avec(©AFP / (30 septembre 2018 12h22)

Plusieurs centaines de morts après un séisme et un tsunami en Indonésie

septembre 29, 2018

Un homme parmi les débris de sa maison à Palu, ville indonésienne dévastée par un séisme suivi d’un tsunami, le 29 septembre 2018 n / © AFP / Bay ISMOYO

Le puissant séisme suivi d’un tsunami qui a frappé vendredi l’île des Célèbes en Indonésie a fait près de 400 morts, alors que les hôpitaux locaux peinent à faire face à cette situation d’urgence et que les secours tentent d’atteindre la région.

« 384 personnes sont mortes », selon les chiffres des hôpitaux, a indiqué samedi Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Le nombre de blessés a atteint 540, a-t-il ajouté, au cours d’un point de presse.

« Nous avons déployé des milliers de personnes, notamment de l’armée et de la police ». Plus de 17.000 personnes ont été évacuées à ce stade, un chiffre qui devrait augmenter, selon l’agence.

Les images venues de la ville de Palu (350.000 habitants) sur la côte ouest des Célèbes montraient des corps allongés près de la côte, certains recouverts de couvertures bleues. Des carcasses de véhicules et des bâtiments réduits à des tas de débris témoignent de la violence des secousses et de la vague qui s’est abattue sur la côte.

L’agence s’inquiète aussi du sort de plusieurs centaines de personnes qui travaillaient à la préparation d’un festival sur une plage de Palu vendredi soir peu avant le tsunami.

Un homme porte le corps d’un enfant, après le séisme et le tsunami qui ont frappé la ville indonésienne de Palu, le 29 septembre 2018n / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

Alors que certains hôpitaux sont endommagés et d’autres dépassés par l’afflux de victimes, de nombreux blessés étaient soignés en plein air. Des habitants transportaient tant bien que mal des corps sans vie. Ailleurs, un homme portait le corps d’un enfant couvert de boue.

Le séisme a frappé essentiellement Palu et la région proche de Donggala. « A Palu (…) il y a des bâtiments, des maisons, qui ont été détruites. (…) des hôtels, des hôpitaux », a indiqué le porte-parole.

« Nous pensons que des dizaines ou des centaines (de victimes) n’ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu (…) s’est effondré ». « L’hôtel Rua-Rua (…) s’est affaissé, il avait 80 chambres dont 76 étaient occupées », a-t-il détaillé.

« La Croix-Rouge indonésienne fait une course contre la montre pour porter assistance aux survivants mais nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-bas », a observé Jan Gelfand, un responsable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) à Jakarta.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

Alors que les secousses ont été ressenties à des centaines de kilomètres, très peu d’informations parvenaient de Donggala, une région au nord de Palu où au moins une personne a trouvé la mort dans les tremblements de terre. « Nous n’avons pas d’information de Donggala et c’est très préoccupant », a souligné ce responsable.

– Des hôtels et un centre commercial détruits –

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé l’île juste avant 11H00 GMT vendredi est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connue l’Indonésie en août et qui avait fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Un tsunami s’est déclenché peu après sur la côte proche de Palu.

Les rues dévastées de Palu, dans l’île des Célèbes en Indonésie, après un puissant séisme et un tsunami, le 29 septembre 2018 / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs de la ville, selon des images des télévisions locales. Une vidéo montre une vague imposante s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée.

« J’ai commencé à courir quand j’ai vu des vagues s’abattre sur la côte », a expliqué à l’AFP Rusidanto, un habitant de Palu, qui comme de nombreux indonésiens ne porte qu’un nom.

– L’armée appelée à l’aide –

Des images diffusées par l’agence de gestion des catastrophes montrent d’importants dégâts : un centre commercial effondré, des routes fissurées. Des vidéos montrent que le pont suspendu jaune emblématique de la ville s’est effondré, précipitant des véhicules dans l’eau.

La ceinture de feu du Pacifique / © AFP / Sabrina BLANCHARD

Une route stratégique pour rejoindre la ville a été bloquée par un glissement de terrain, selon l’agence.

L’électricité est partiellement coupée dans la ville, l’aéroport a été fermé ainsi que certains axes routiers menant à la ville.

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé que l’armée avait été appelée pour aider aux opérations de recherches de victimes dans la zone.

L’Union européenne a activé un satellite pour aider les autorités indonésiennes à cartographier la situation.

Les séismes / © AFP/Archives /

L’épicentre du séisme se situe à 78 kilomètres au nord de Palu. Le séisme a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. La terre a aussi tremblé sur l’île voisine de Kalimantan (partie indonésienne de Borneo), de l’autre côté du détroit de Makassar.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le 26 décembre 2004, l’Indonésie avait été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Ce tremblement de terre avait suscité un tsunami qui avait tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu’en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes avaient péri dans un séisme sur l’île de Java. Le tremblement de terre de magnitude 6,3 (d’après l’USGS) s’était produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta.

Romandie.com avec(©AFP / (29 septembre 2018 16h51)