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Peuples autochtones : le Congo représenté à l’inhumation des reliques du chef de guerre Kanak Ataï

octobre 1, 2021

Le drapeau congolais a flotté en terre calédonienne lors de l’inhumation, le 1er septembre, à Fonwhary, des reliques du chef de guerre autochtone de la Nouvelle-Calédonie, 143 ans après sa mort. Ataï avait été tué lors de la résistance Kanak contre les colonisateurs français en 1878.

Le CAPV lors de la marche/ Adiac

Le Congo a soutenu l’événement qui marque l’histoire des peuples autochtones de la Nouvelle-Calédonie à travers une marche organisée à Pointe-Noire par le CAPV, une association congolaise à base communautaire qui œuvre pour la promotion des peuples autochtones dans le domaine de l’éducation, de la santé et de développement. « Nous avons mobilisé les autochtones congolais et ceux du Kivu, en République démocratique du Congo, pour soutenir les obsèques du vaillant guerrier néo-calédonien, un autochtone qui a marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Nous sommes très fiers d’avoir marqué la présence du Congo à travers notre drapeau: vert- jaune-rouge à l’occasion de cet événement», s’est réjoui Mesmin Oraire Oba, président du CAPV.

Dans l’enceinte du site, une dizaine de mâts était installée et les drapeaux de plusieurs pays levés dont celui du Congo. Une volonté de ce pays de remercier tous ceux qui ont soutenu la demande de restitution  des reliques. En prévision de cette commémoration, un mausolée avait été érigé au mois de juin, en mémoire du chef de guerre des peuples kanak, peuple autochtone de la Nouvelle-Calédonie, et de son sorcier guérisseur. Les deux hommes reposent désormais sur leur terre natale dépuis le 1er septembre, jour anniversaire de leur disparition.

Soulignons qu’après la restitution du crâne du chef de guerre Kanak en 2014, Cyprien Kawa, fils de Bergé Kawa, déclarait  que ce retour « est l’aboutissement d’un long combat qui a certes été porté par un clan mais qui aujourd’hui nous permet de rassembler tout le pays kanak et les Calédoniens« . Egalement présent aux obsèques d’Ataï, l’un des descendants du guerrier, Bergé Kawa, a exprimé sa joie. « On attendait ce moment depuis longtemps et c’est avec joie que nous accueillons cette journée », a-t-il dit.  Et d’ajouter : « J’ai voyagé dans le monde entier pour permettre à Ataï de revenir ici. »

Pour sa part,  Yvon Kona, le nouveau président du Sénat coutumier, a prononcé des paroles similaires et remercié l’État pour la reconnaissance de cet épisode. « Au fil des années, on a fini par s’accepter les uns et les autres. Au nom de cette terre et des propriétaires de ces terres, on vous dit merci. Merci pour le soutien et votre présence. Cela fait 143 ans que les ancêtres se sont battus pour cette reconnaissance », a-t-il assuré.

Signalons qu’ Ataï est le « grand chef » kanak de Komalé, près de La Foa. En 1878, il mène l’insurrection kanak contre les colonisateurs français. Après des victoires importantes qui inquiètent l’administration coloniale de la Troisième République, il est tué par un auxiliaire kanak missionné par les colons français et sa tête conservée au Musée de l’homme, à Paris, jusqu’à sa restitution en 2014.

Avec Adiac-Congo par Charlem Léa Itoua

Algérie : l’ex-président Bouteflika inhumé avec moins d’honneurs que ses prédécesseurs

septembre 19, 2021
Le convoi transportant la dépouille de l’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, dimanche 19 septembre 2021.

L’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika a été inhumé dimanche au carré des martyrs du cimetière d’El Alia à Alger, réservé aux héros de la guerre d’indépendance, mais il a eu droit à bien moins d’honneurs que ses prédécesseurs.

Chassé du pouvoir en 2019 après 20 ans à la tête de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika s’est éteint vendredi à l’âge de 84 ans dans sa résidence médicalisée de Zeralda dans l’ouest d’Alger.

Le cortège funèbre est arrivé au cimetière d’El Alia, après avoir parcouru une trentaine de km depuis Zeralda. La dépouille a été portée sur un affût de canon tiré par un véhicule blindé couvert de fleurs.

Aux côtés de membres de la famille, le président Abdelmadjid Tebboune, qui fut Premier ministre sous Bouteflika, les ministres et des diplomates étrangers étaient présents au cimetière, selon les médias.

Signe d’un certain embarras officiel, l’exposition de la dépouille initialement prévue pour un hommage des dignitaires et du grand public au Palais du peuple d’Alger, a été annulée, selon des sources concordantes.

Les corps des prédécesseurs de Bouteflika et même son ex-chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah ont tous été exposés dans ce bâtiment d’apparat avant d’être enterrés.

Le ministre des Moudjahidine (les anciens combattants), Laïd Rebigua, a prononcé l’oraison funèbre de celui qui fut aussi, dans les années 1970, un flamboyant chef de la diplomatie algérienne pendant 14 ans.

La dépouille d’Abdelaziz Bouteflika a ensuite été mise en terre au carré des Martyrs où reposent ses prédécesseurs, aux côtés des figures de la guerre d’indépendance (1954-1962).

« La mort d’un simple quidam » ?

Affaibli et aphasique depuis son AVC en 2013, l’ex-président avait été contraint à la démission le 2 avril 2019, sous la pression des manifestations massives du mouvement pro-démocratie Hirak contre son intention de briguer un 5e mandat consécutif.

Au terme de plusieurs heures de flottement sans réaction officielle, M. Tebboune, au pouvoir depuis fin 2019, avait fini par décréter samedi la mise en berne du drapeau national et un deuil de trois jours pour honorer « le moudjahid Abdelaziz Bouteflika ».

Ces atermoiements illustrent, selon les observateurs, des craintes de manifestations hostiles contre un ex-président à l’image ternie.

« Franchement, j’ai mieux à faire que de m’intéresser aux obsèques d’un président qui a laissé le pays dans un état lamentable. Je préfère m’occuper de mes oiseaux », a déclaré dimanche Farès, 62 ans, un retraité des finances qui habite à Alger.

Pour Islam, 45 ans, postier dans la capitale, « cet enterrement est un non-événement. Autour de moi, personne n’en parle en tout cas. C’est comme s’il s’agissait de la mort d’un simple quidam, qui n’a jamais été président. Les Algériens donnent l’impression d’avoir oublié Bouteflika, d’avoir tourné la page de son règne ».

« Enormément de haine »

« Il y a énormément de haine autour de la figure de Bouteflika sur les réseaux sociaux », a indiqué Isabelle Werenfels, chercheuse suisse spécialiste du Maghreb à l’institut allemand SWP.

Cela a rendu les décideurs actuels « nerveux » sur l’organisation des obsèques, selon elle, car « parmi les élites politiques, économiques et administratives, il y a un nombre assez important de personnes qui sont des produits ou des profiteurs de l’ère Bouteflika ».

Tous les anciens chefs d’État ont eu droit à des funérailles solennelles et huit jours de deuil national, à l’instar du premier président de l’Algérie indépendante Ahmed Ben Bella (1963-1965) et du troisième chef d’Etat Chadli Bendjedid (1979-1992), tous deux décédés en 2012.

Sans parler des funérailles grandioses du mentor de Bouteflika, l’ex-président Houari Boumedienne (1965-1978), marquées en 1978 par le tir de cent coups de canon et qui rassemblèrent des centaines de milliers de personnes.

Après l’annonce du décès du président déchu vendredi par une simple brève lue à la télévision nationale, les médias officiels lui ont réservé un traitement minimaliste.

Le puissant chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, un ancien ministre sous Bouteflika, a lui attendu jusqu’à dimanche pour transmettre ses condoléances à la famille.

À l’étranger, le roi du Maroc Mohammed VI a adressé un message de « compassion » à M. Tebboune, en dépit de fortes tensions entre les deux pays.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo-Disparition : le roi Makoko Auguste Nguempio inhumé à Mbé

août 2, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 94 ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Un jour avant, la République lui a rendu un hommage au cours d’une cérémonie en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Photo 1 : le Premier ministre à la cérémonie funèbre (crédit photo/ ADIAC)

L’hommage officiel de la République au roi Makoko Auguste Nguempio a été meublé par plusieurs séquences dont le mot de la famille lu par Michel Ngamani. Il a évoqué la reconnaissance du roi avant de mourir au président Denis Sassou N’Guesso qui a payé ses soins d’hospitalisation au Maroc.

Le porte-parole de la cour royale de Mbé, le prince Louis Nsalou, a salué la bienveillance du chef de l’État qui est resté constant dans « la dimension du grand intérêt » depuis le décès des rois Alphonse Nsalou, Pierre Mialami, Gaston Ngouayoulou.

Les troublions à la succession invités à se ranger dans le fourreau de la raison

Le porte-parole de la cour royale a reconnu que la question de la succession soulève par endroit la poussière de quelques ambitions. Mais ambition ne signifie nullement ambiguïté, dit-il. C’est pour cela que la cour royale appelle tous les usurpateurs et autres troublions à se ranger calmement et sans délai dans le fourreau de la raison, car ce n’est pas être vaincu que de se rendre à la raison. Le moment venu, et dans le respect des délais, procédures et critères ancestraux, la cour royale délibérera sur le sujet. A l’illustre disparu, le porte-parole a dit : « Tu nous laisses dans la paix et la paix était ton crédo. Combien de nuits n’as-tu pas consumées dans la recherche de la paix au Pool durement éprouvé dans les pays de Pangala. Rejoins-donc nos ancêtres dans la paix que tu sublimais tant. »

Photo 2 : la reine Ngalifourou et les membres de la cour royale (crédit photo/ ADIAC)

Pour sa part, le préfet du département du Pool, Georges Kilebé, a fait savoir que les filles et les fils de son entité administrative dont Mbé fait partie étaient attristés par la nouvelle de la disparition du roi Makoko Auguste Nguempio.

Dans l’oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a rappelé que selon la tradition téké, le roi ne meurt pas, il va en pérégrination vers les ancestraux primordiaux et les esprits tutélaires tout en répandant ses bénédictions sur son peuple.

Que dire du roi Makoko Auguste Nguempio ?

Selon la chronique royale, Auguste Nguempio est né vers 1927 à Liko dans le district de Ngabé, où il passa son enfance du temps du roi Andibi. Il est le fils de Mounkala et de Mpanguele. A l’âge de la majorité, il migra à Brazzaville où il se fit embaucher pour quelques années dans les services municipaux. Libéré plus tard de toutes obligations d’agent public, il répond à l’appel des terres de ses origines et repart à Mbé où il servira en qualité de secrétaire du roi Nsalou. Il assumera ensuite les fonctions de chef du village de Mbé, avant d’accéder au trône à la mort de sa majesté Gaston Ngouayoulou en 2004.

Photo 3 : les dignitaires assis devant le catafalque du roi Makoko Auguste Nguempio (crédit photo/ ADIAC)

Les annales royales indiquent qu’après le roi Makoko Iloo 1er, qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan de Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second dans la longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans. Le roi Auguste Nguempio jouissait d’une grande estime au sein de sa communauté où il était perçu comme un gardien des traditions téké, un porteur de paix, un fin médiateur et un maître de la parole.

Pour Dieudonné Moyongo, la mort du roi Nguempio, c’est une bibliothèque qui vient de brûler, selon l’écrivain malien Amadou Hampâte Bâ. C’est un patrimoine vivant que le pays a perdu à jamais.

Photo 4 : le ministre d’État Florent Ntsiba (crédit photo/ ADIAC)

« Sa majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante, par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture.

Le roi Makoko Auguste Nguempio a laissé deux épouses, sept enfants et une nombreuse descendance. Son corps a été conservé en position assise devant le trône dans le sarcophage pendant cinquante-trois jours, avant l’enterrement le 31 juillet.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana, depuis Mbé

Congo/Inhumation de Parfait Kolélas : le Mcddi appelle à libérer les tendances égoïstes

juin 19, 2021

Le président du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi) et frère cadet du défunt candidat, Euloge Landry Kolelas, a appelé les sympathisants, l’opinion nationale et internationale à se libérer des tendances égoïstes pour tourner vers la vérité. 

Dans un message délivré le 19 juin à Brazzaville, le frère cadet de l’illustre disparu a appelé à se libérer des tendances égoïstes et sentiments de rejet et se tourner vers tout ce qui ramène à la vérité de l’amour, facteur indispensable du vivre-ensemble sincère, apaisé et épanoui.

Le président du Mcddi, Euloge Landry Kolélas lisant la déclaration/ Adiac

« Je tiens à lancer un vibrant appel à tous les sympathisants et militants du Mcddi, d’autres formations politiques, à l’opinion nationale et à la diaspora congolaise pour que la disparition de Guy-Brice Parfait Kolélas ne soit pas exploitée à des fins inavouées, mais qu’elle nous rassemble autour des valeurs républicaines et qu’elle soit enfin un véritable moment de méditation pour chacun », a insisté le président du Mcddi.

S’adressant particulièrement aux militants, sympathisants et aux membres du bureau exécutif de son parti, il a exprimé, en toute sincérité, sa profonde gratitude pour leur compassion et leur assistance multiforme manifestée lors du décès de son frère aîné.

« J’ai gardé le silence jusqu’à ce jour en raison du grand choc et de l’émotion profonde de cette disparition qui m’a plongé dans un chagrin insurmontable et une douleur insupportable, malgré nos divergences sur la conduite des affaires politiques », a- précisé Euloge Landry Kolelas.

Evoquant les moments marqués de hauts et de bas passés avec le président défunt de l’Union des démocrates humanistes, mais aussi aux côtés de ses frères et sœurs, il a réitéré son engagement ainsi que celui du parti qu’il dirige à la Mouvance présidentielle, mais aussi à l’alliance Mcddi-Pct qu’il qualifie de  » socle de l’unité nationale et au président Denis Sassou N’Guesso ».

« Le choix de la paix, l’entente, la concorde nationale n’est pas une faiblesse, mais un choix de la raison », a déclaré Landry Kolélas, soulignant que « les pressions de toutes sortes et les difficultés du parcours politique peuvent conditionner la liberté de choix et mener aux décisions contraires à nos convictions ».

Avec Adiac-Congo par Guy-Gervais Kitina

Côte d’Ivoire : Amadou Gon Coulibaly inhumé dans son fief de Korhogo

juillet 17, 2020

Lors de la cérémonie d'hommage à Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 14 juillet 2020. Le Premier ministre ivoirien a été inhumé le 17 juillet à Korhogo.

Lors de la cérémonie d’hommage à Amadou Gon Coulibaly à Abidjan, le 14 juillet 2020. Le Premier ministre ivoirien a été inhumé le 17 juillet à Korhogo. © DR / Présidence ivoirienne

 

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet, a été inhumé vendredi dans son fief de Korhogo, dans le nord du pays, au terme d’une semaine de deuil national.

« Le lion de Korhogo », comme le surnommaient ses partisans, a été enterré dans le caveau familial, dans l’intimité, selon une source proche de la famille. Auparavant s’est déroulée une prière funéraire à la grande mosquée de Korhogo, en présence du président Alassane Ouattara et de centaines de fidèles.

Parmi les personnalités à avoir fait le déplacement, également, le président togolais Faure Gnassingbé et le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.

« Les obsèques d’un chef »

Le Premier ministre « était une référence, un exemple », a déclaré El Hadj Bambadji Bamba, un professeur venu assister à la cérémonie. « Aujourd’hui ce sont les obsèques d’un chef. Nous sommes venus en grand nombre. C’était essentiel d’être là. Après tout ce que cet homme là a fait pour notre pays, il était bon qu’on vienne lui exprimer notre reconnaissance. »

Amadou Gon Coulibaly était populaire à Korhogo, sa ville natale dont il a été longtemps député-maire. De l’avis général, il a beaucoup fait pour le développement de la métropole du Nord ivoirien et sa région du Pôro, pays du peuple sénoufo.

Le temps des funérailles terminé, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, va devoir se trouver un nouveau champion pour défendre ses couleurs au scrutin présidentiel.

Alassane Ouattara avait exclu en mars de se représenter pour un troisième mandat, puis désigné Amadou Gon Coulibaly comme son successeur. La mort de ce dernier a bouleversé le jeu politique ivoirien, à trois mois et demi du scrutin présidentiel.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC-Disparition: inhumation de Victor Kilasu Massamba le 11 juillet

juillet 6, 2020

L’ancien Léopard, Victor Kilasu Massamba, s’en est allé le 25 juin. Il aurait eu 71 ans en novembre de cette année 2020.

 

Kilasu Massamba

Ancien défenseur international champion d’Afrique des nations 1974 en Egypte et mondialiste la même année en Allemagne avec les Léopards de l’ex-Zaïre, Victor Kilasu Massamba dit « Pelé » est décédé, le jeudi 25 juin , le même jour qu’un autre international de la fin des années 1990, Emeka Esanga Mamale. Selon Me Alain Makengo de la Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (Lisped) et avocat-conseil des anciens Léopards, cet ancien joueur du Daring Club Motema Pembe (ex-Imana) et de l’AS Dragons/Bilima sera conduit à sa dernière demeure le samedi 11 juillet. Il a été malade pendant un moment jusqu’à succomber à l’Hôpital général kimbanguiste dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa.

Né en novembre 1949, Kilasu a évolué dans l’AS Dragons/Bilima, avant d’intégrer le Daring Club Motema Pembe (DCMP), Imana à l’époque. Au cours d’une interview qu’il a accordée en 2013 à un média congolais, Kilasu racontait son départ de Bilima pour DCMP. Il a indiqué qu’il avait pris l’équipe en charge pendant deux ans après avoir suspendu les dirigeants du club parce qu’ils n’avaient pas payé les salaires de ses coéquipiers alors qu’il était en voyage avec la sélection. Après, ce fut le comité qui l’avait révoqué. Et il avait même perdu son emploi dans une société automobile de l’époque, Azda. Il est arrivé au DCMP comme joueur libre de tout contrat, avant de s’affirmer en défense.

Joueur offensif à ses débuts jusqu’à être surnommé Pelé, Kilasu Massamba a été transformé en défenseur par l’entraîneur Tambwe Lea à Bilima où il a joué avec des légendes du club comme Zumbel, Mokili Saio, Kabeya, Durango, etc. Et c’est comme défenseur qu’il a été convoqué chez Les Léopards de l’ex-Zaïre pour la campagne de la Coupe d’Afrique des nations et pour le Mondial 1974. C’est lui, alors en Allemagne, qui a suscité l’attention ses coéquipiers pour les primes qu’ils devraient recevoir, mais qui ont été détournés par les autorités du pays, selon ses révélations. Notons que Kilasu Massamba Victor n’a pas quitté la sélection jusqu’à la fin de sa carrière. C’est donc l’un des monuments du football congolais qui s’en va, quasiment dans l’anonymat. Il sera mis en terre le samedi 11 juillet à Kinshasa.

 

Adiac-Congo par Martin Enyimo

Congo: Sambadio porté à sa dernière demeure à Goma Tsé-Tsé

juin 20, 2020

 

Décédé le 3 juin à l’âge de 59 ans, Dieudonné Samba dit Sambadio a été inhumé le 19 juin à Goma Tsé-Tsé dans le département du Pool. Peu avant qu’il ne soit conduit à sa dernière demeure, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, lui a rendu un dernier hommage à la morgue municipale de Brazzaville.

 

Photo 1 : le ministre s’inclinant devant le corps sans vie de Sambadio (crédit photo/ ADIAC

La cérémonie a été marquée par des témoignages et des allocutions. Edo Farel, artiste musicien, est parmi ceux qui ont réagi. « Nous sommes très touchés de perdre un grand artiste comme Sambadio qui a fait son temps avec des chansons phares comme “Tadie”, “Analysez”. Ça fait très mal de le voir partir sitôt. Dieu a pris, qu’est-ce que l’on va encore faire ? », a déclaré Edo Farel.

Pareil pour Quentin Moyascko, qui retient de ce grand artiste l’amour qu’il avait pour la musique. « Quand j’étais installé momentanément à Pointe-Noire, régulièrement on était ensemble. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup par sa sagesse, son amour envers la musique. Il appréciait toujours les nouvelles générations qui arrivaient pour les encourager. J’ai appris derrière la personne de Sambadio, ce qu’on appelle l’amour de la musique. Nous étions tous les jours à l’hôpital, jusqu’à ce qu’il a rendu l’âme devant nous (Gypsie, Zara Umporio, Grand Rebelle et moi). C’est inoubliable. »

Gypsie la tigresse, artiste musicienne qui l’a côtoyé depuis des décennies, a témoigné également : « Je l’appelais le vieux Sambadio. C’est quelqu’un sur qui je me suis basée pour ma musique. J’ai vu l’amour qu’il avait pour son travail. Malgré les difficultés c’est quelqu’un qui croyait positivement et donnait des conseils à tous les jeunes artistes. Je peux dire que c’est un collègue musicien, mais c’est avant tout quelqu’un que j’ai connu particulièrement, avec lequel j’ai vécu. Nous avons passé beaucoup de moments ensemble à Pointe-Noire. »

Photo 2 : Dieudonné Samba dit Sambadio (crédit photo/ DR)

Le président de l’Union des musiciens congolais (UMC), Magloire Bonguili dit Pape God, a pour sa part, remercié les responsables politico-administratifs. 

Le premier fils du défunt, Scapin Samba a réagi également. « Au moment où nous allons inhumer mon père, je ne peux que remercier tous ceux qui l’ont soutenu, en premier lieu, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, le PCT, et les musiciens congolais. De mon père, je garde l’héritage musical. Mais pour l’instant, je ne peux pas vous dire si je ferai de la musique comme lui ou pas. Je vais encore observer. »

Rappelons que ce chanteur et auteur compositeur a fait bouger les mélomanes congolais dans les années 1990 et 2000 avec ses chansons “Tadie”, “Analysez”, “Souvenirs Josée”, “Beauté à Revendre”, “Garcia”, “Sosso pembé”, et “Mère Irène”. Les férus de la rumba congolaise ayant vécu cette époque n’oublieront jamais Sambadio, qui les a fait rêver dans son style particulier.

 

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Canada/Québec: Congestion à éviter dans les cimetières

mai 18, 2020
La majorité des familles qui vivent un deuil ont décidé de reporter la cérémonie funéraire.
© Sébastien Tanguay/Radio-Canada La majorité des familles qui vivent un deuil ont décidé de reporter la cérémonie funéraire.
Pandémie oblige, des dizaines de familles ont reporté les funérailles de leur défunt dans l’espoir d’un retour à la normale. Avec l’arrivée du printemps se multiplieront maintenant les enterrements, une situation qui oblige l’industrie funéraire à s’adapter pour éviter la congestion dans les cimetières.

Avant le confinement, le curé Mario Côté officiait jusqu’à quatre cérémonies funéraires par semaine.

Depuis le 13 mars, plus rien. Les deuils s’entassent mais les églises, elles, demeurent fermées sur ordre du gouvernement.

«C’est sûr qu’il y aura un effet d’accumulation», croit François Chapdelaine, directeur général de la Compagnie Saint-Charles qui gère le cimetière du même nom.

D’autant plus que les consignes sanitaires diminuent la capacité d’accueil habituelle de l’industrie funéraire.

«Dans certains milieux, il peut y avoir une vingtaine, une trentaine, une quarantaine de funérailles en suspens, renchérit le chanoine Jean Tailleur, chancelier du diocèse de Québec. En milieu urbain, ça peut même être beaucoup plus.»

«La région de la Capitale-Nationale peut néanmoins être rassurée, elle est plus épargnée par la COVID-19 que beaucoup d’autres endroits dans le monde. Le taux de mortalité demeure gérable», constate François Chapdelaine.

Malgré tout, il faudra vraisemblablement écourter les cérémonies pour parvenir à accueillir toutes les familles dans un délai raisonnable.

Dans la métropole, où la réalité est toute autre, l’industrie funéraire peine déjà à répondre à la demande.

«Un collègue me disait il y a deux semaines qu’un salon funéraire lui a amené 35 défunts en une journée, se souvient le directeur général du Cimetière Saint-Charles. Ils ne sont pas loin du point de saturation dans la grande région de Montréal.»

Reprise des funérailles à l’église réclamée

«Malgré la stabilité observée dans la grande région de Québec, le deuil continue d’y creuser de profondes cicatrices», croit le curé Mario Côté.

«Ça me préoccupe beaucoup, s’inquiète le curé. J’ai l’impression d’avoir les pieds et les poings liés.»

Vingt et une familles en deuil attendent de dire un dernier adieu à leur défunt dans sa paroisse dans le secteur de Loretteville.

Seuls les salons funéraires, pour l’instant, peuvent accueillir de telles cérémonies. Une situation qui suscite l’incompréhension du clergé, qui doit encore tenir la porte de ses églises verrouillées.

«Nous avons la prétention de penser que dans une église avec un plafond de 30 pieds [9 m]de haut, c’est aussi sécuritaire de rassembler dix personnes que dans un salon funéraire où le plafond est à 10 pieds», souligne le chanoine Jean Tailleur, du diocèse de Québec.

Avec Radio-Canada par Sébastien Tanguay

Diaspora-Congo: Programme des obsèques de Marc Mapingou Mitoumbi

mai 13, 2020

 

Monsieur Marc MAPINGOU MITOUMBI est décédé le mardi 05 mai 2020 à la clinique de Neuilly-Sur-Seine dans le Département des Hauts de Seine (92), ville où il résidait.

Ainsi :
• Mme MAPINGOU MITOUMBI Marcelle Lucile son épouse,
Thierry-Guillaume MAPINGOU M.
• Pascale MAPINGOU
• Marc-Aurèle MAPINGOU M.
• Louis-Marty MAPINGOU M.
Ses enfants,

• Sa belle-famille,
• Paul-Alexandre MAPINGOU
• Nicole MAPINGOU
• Anne-Marie MAPINGOU
• Jean-Mathieu MAPINGOU
• François Ange MOULIKOU
Neveu, ses sœurs et frères,

Et l’ensemble de sa grande famille, vous informe du programme des obsèques qui se déroulera comme suit :

Etape 1 : Recueillement aux pompes funèbres de Chevilly-Larue

Etape 2 : Inhumation au cimetière nouveau de Neuilly-Sur-Seine,

En raison de la crise sanitaire actuelle, les dispositions classiques comme la messe funéraire et la cérémonie religieuse ne sauront être entreprises au grand regret de tous.

A cet effet, voici l’organisation et les horaires convenus pour le déroulement des obsèques.

Date : Samedi 16 mai 2020

Déroulé :

1- 11h00 : Levée de corps à la morgue de Chevilly-Larue, 125 Bd Jean Mermoz, Chevilly-Larue 94550. Département de Val -de -Marne 94.

2- 11h10 : Prière par le Prêtre, résumé de sa vie, témoignages…

3- 11h45: Hommages, recueillements, dépôts de gerbes à la morgue de Chevilly-Larue.​

Le recueillement se fera par rotation de la manière suivante :

➢ Passage de la famille et parents à 11h45
➢ Passage des diverses autorités 12h05
➢ Passage des amis et connaissances 12h25
➢ Passages des associations et autres 12h55

4- 13h30 : Départ pour le cimetière nouveau de Neuilly, 1 rue de Vimy 92000 Nanterre (Dépt. 92)

5- 14h00 : Arrivée au cimetière et cérémonie d’inhumation dans la stricte intimité familiale conformément aux dispositions légales prises suite à la situation sanitaire.
6- 15h00 : Fin de la cérémonie et retour de la famille au domicile familial.
NB : Compte tenu de l’encadrement strict des mesures barrières qu’exige la crise sanitaire, la famille rappelle à tous qu’il n’est pas utile de prendre des risques inconsidérés.

Avec votre bonne compréhension

Fait à Paris, le 12 mai 2020

La famille MAPINGOU

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

Zimbabwe: Mugabe sera enterré samedi après-midi dans son village natal

septembre 27, 2019

 

L’ex-président du Zimbabwe, Robert Mugabe, décédé le 6 septembre à l’âge de 95 ans, sera enterré samedi après-midi dans son village natal de Kutama (nord), où sa dépouille a été transférée, a-t-on appris vendredi 27 septembre auprès de sa famille.

«Conformément à la tradition, les anciens sont toujours enterrés dans l’après-midi, donc ce sera après 14h (12H GMT)» samedi, a déclaré un porte-parole de la famille, Leo Mugabe, neveu de l’ancien chef de l’Etat. La dépouille de Robert Mugabe, au pouvoir de 1980 à 2017, a été transférée jeudi soir à Kutama, depuis la résidence de l’ancien président à Harare. Le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, a confirmé l’information au quotidien d’Etat The Herald. «Le corps de feu Robert Mugabe a quitté Harare pour (le district de) Zvimba en vue de son enterrement prévu samedi», a-t-il dit. Sauf nouveau rebondissement, l’enterrement samedi devrait marquer l’épilogue d’un bras de fer qui oppose depuis des semaines les proches de l’ancien chef de l’Etat au gouvernement de son successeur, Emmerson Mnangagwa, autour du lieu de sa dernière demeure.

Mort le 6 septembre à l’âge de 95 ans dans un hôpital de Singapour, Robert Mugabe devait initialement reposer au Panthéon national des héros de la «lutte de Libération», à Harare, ainsi que le souhaitaient les autorités. Sa famille, dont sa veuve, Grace Mugabe, a longtemps exigé qu’il soit enterré dans son village de Kutama, puis s’est pliée aux exigences du gouvernement. Jusqu’à son dernier souffle, Robert Mugabe a nourri une vive rancune envers Emmerson Mnangagwa, placé à la tête du pays après la démission du vieux président sous la contrainte de l’armée et de son parti, la Zanu-PF, en novembre 2017. Sa famille a finalement eu le dernier mot en obtenant qu’il soit enterré dans son village. Et le gouvernement a confirmé jeudi qu’il se conformerait à cette décision. Au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans, Robert Mugabe a laissé derrière lui un pays traumatisé par la répression et ruiné par la crise économique.

Par Le Figaro.fr avec AFP