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Canada: Jean Boulet annonce 900 000 $ pour l’UQTR

mars 20, 2021

Trois-Rivières — Pour soutenir les capacités de recherche et d’acquisition d’équipement à la fine pointe de la technologie de la région de la Mauricie, le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 900 000 $ à un projet d’innovation relevant de l’UQTR. C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui en a fait l’annonce vendredi au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

© FRANÇOIS GERVAIS Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Cet investissement s’inscrit dans le Programme de soutien aux organismes de recherche et d’innovation, qui permet aux universités et aux centres de recherche affiliés aux hôpitaux universitaires de demeurer à l’avant-garde de la recherche mondiale dans tous les secteurs.

Au total, 38 projets québécois ont été acceptés. Ils se partageront des investissements totalisant 280 millions de dollars, dont 109 251 000 $ ont été consentis par le ministère de l’Enseignement supérieur, le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Le nom du projet retenu est Bâtir un avenir pour la diffusion canadienne des faisceaux de neutrons. «Je suis ravi de cet investissement puisqu’il témoigne de la passion et de l’ingéniosité qui animent notre communauté. Le projet de l’UQTR fait partie d’un projet pancanadien porté par plus de 100 chercheurs de 30 universités canadiennes qui requièrent l’utilisation de faisceaux de neutrons pour leurs recherches», a commenté le ministre régional.

«Pour l’UQTR, le projet consiste à bonifier son laboratoire de faisceaux de neutrons en y ajoutant trois lignes de faisceaux», précise le ministre Boulet, pour qui de telles idées avant-gardistes et un tel savoir-faire de pointe «contribueront grandement au rayonnement du Québec sur la scène internationale».

Pour sa part, la ministre McCann a tenu à souligner la qualité des projets retenus dans le cadre du programme Fonds d’innovation. «Ces projets démontrent toute la volonté et l’ambition qui animent le réseau de l’enseignement supérieur québécois. Je suis certaine qu’ils contribueront à positionner avantageusement le Québec de demain sur la scène mondiale. Ces investissements offriront la possibilité aux étudiants, professeurs et chercheurs de poursuivre leurs travaux dans des environnements à la fine pointe de la technologie et de rivaliser avec l’ensemble des universités et centres de recherche du monde», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

«Plus que jamais, nous avons besoin d’innovation en matière de santé, et c’est vers la recherche que nous devons d’abord nous tourner pour la favoriser. Que ce soit du côté du traitement des maladies ou simplement pour faire une meilleure prévention, il nous faut miser sur le travail de nos chercheuses et de nos chercheurs pour améliorer nos pratiques et optimiser notre gestion des ressources au sein du réseau. Ce financement s’avère donc une excellente nouvelle qui vient nous donner un peu d’espoir en cette période de défis majeurs pour l’organisation des services de santé», a renchéri le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

«Nos chercheurs ont besoin d’infrastructures de recherche et d’équipement de pointe pour mener à bien leurs travaux et réaliser les découvertes qui généreront les innovations de demain. C’est le mandat que nous nous donnons comme gouvernement : appuyer les projets québécois en leur fournissant les meilleures conditions technologiques et scientifiques qui soient», a conclu le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste

Avec le décès de Calestous Juma, l’Afrique a perdu un défenseur de l’innovation technologique

décembre 20, 2017

 

SIPANY/SIPA © Calestous Juma en 2016

La mort le 15 décembre de l’influent professeur kényan Calestous Juma, spécialiste des questions progrès technologiques et de développement en Afrique, a suscité de nombreuses réactions à travers le monde, notamment de chefs d’États africains.

« Une autorité internationalement reconnue sur la question de l’utilité de la science et de l’innovation pour le développement durable de pays développés et en développement ». Voilà comment l’université de Harvard résume le personnage de Calestous Juma, professeur du prestigieux établissement, décédé vendredi 15 décembre des suites d’un cancer. Il avait 64 ans.

Collaborateur régulier de publications de renom comme le New-York Times ou le Guardian, auteur prolifique, le chercheur kényan défendait dans ses écrits l’intérêt de l’entrepreneuriat et de l’innovation technologique pour transformer les sociétés africaines, notamment dans le domaine de l’environnement et de l’agriculture.

Genèse d’un engagement

Lorsque Calestuous Juma parlait des origines de son attachement à ces questions de progrès, il utilisait une anecdote bien précise. À 9 ans, son village de Port-Victoria, niché sur les bords du Lac Victoria à la frontière ougandaise, subit des inondations. La plupart des cultures de cet endroit reculé de l’ouest kényan sont détruites et, très rapidement, les rations viennent à manquer.

Les villageois réfléchissent alors à un moyen de replanter les pertes sur un espace plus restreint, mais John Juma, le père de Calestous, charpentier de profession, traverse la frontière ougandaise et revient avec des coupes de maniocs.

Tubercule riche en glucides et résistante aux inondations, le manioc est, à l’époque, assez peu populaire dans cette partie du Kenya. John Juma doit donc s’employer à convaincre de l’utilité de l’introduction de cette plante pour remplacer les cultures détruites, plusieurs villageois craignant qu’elle n’attire les cochons sauvages déplacés par les inondations et que ceux-ci viennent à nouveau détruire les récoltes.

John Juma a finalement obtenu gain de cause. La manioc est aujourd’hui un des aliments de base de la région. Cet épisode laissera le futur chercheur avec la certitude que l’opposition à une innovation ne doit pas nécessairement être un frein au progrès.

Débat sur les OGM

Défenseur de la biotechnologie, moyen selon lui de transformer le potentiel agricole africain en force de développement économique, Calestous Juma s’est aussi attirer les foudres des activistes anti-OGM (organisme génétiquement modifié).

« Les sceptiques de la biotechnologie ont droit de mettre en doute son rôle dans la sécurité alimentaire mondiale. Mais ils ont tort d’ignorer la preuve (voir l’évidence) croissante des contributions potentielles la biotechnologie et les nouveaux défis comme le changement climatique qui exigent des nouvelles réponses technologiques », écrivait-il dans une tribune publiée dans le Guardian en 2014.

De Kenyatta à la fondation Bill and Mélinda Gates

Membre du comité de direction d’organisations prestigieuses comme la Fondation Agha Khan, Calestuous Juma a également coprésidé le Groupe de haut niveau de l’Union africaine sur la science, la technologie et l’innovation.

Il a également fondé le African Centre for Technology Studies, ONG basée à Nairobi et spécialisée dans la recherche technologique et le développement durable.

L’annonce de sa mort a déclenché une vague de réactions d’hommes politiques, d’entrepreneurs ou d’anciens élèves sur les réseaux sociaux. Le président kényan Uhuru Kenyatta ainsi que son rival Raila Odinga ont salué un des « plus éminents savants » kényan. Le président rwandais Paul Kagame a de son côté regretté la perte « d’un de nos esprits les plus brillants dédié à l’innovation, l’éducation et la prospérité de l’Afrique ».

La fondation Bill et Mélinda Gates, qui a financé plusieurs projets du professeur kényan, a remercié « un inépuisable champion du développement économique et social en Afrique ».

Jeuneafrique.com par

Congo: La génération future appelée à faire preuve de créativité

avril 26, 2013

 

Dans une déclaration rendue publique le 25 avril à Brazzaville dans le cadre de la 13ème journée mondiale de la propriété intellectuelle, célébrée le 26 avril de chaque année, le gouvernement a appelé les jeunes congolais à faire preuve de créativité et d’innovation pour un futur meilleur. La déclaration a été lue par la directrice de l’antenne nationale de la propriété industrielle, Mme Bernadette Oniangué.


La génération future appelée à faire preuve de créativité
Cette journée a été célébrée sous le thème : «Créativité-prochaine génération». Le Congo entend mettre à profit cette journée, à travers des activités de sensibilisation et de promotion, comme le Salon national des inventions, des produits de l’industrie et de l’artisanat, qui est le prochain rendez-vous de la créativité et de l’artisanat et, partant, de la prochaine génération qui a lourde mission de continuer à faire face aux nouveaux défis.

La génération future est celle qui portera sur elle toutes les réalisations d’aujourd’hui. «La capacité de création et d’innovation de l’humanité étant sans limite, la jeunesse actuelle est frappée par le même trait commun : la curiosité de tout ce qui est nouveau, différent et inédit. Il importe que les activités créatrices des enfants soient encouragées dès que possible lorsqu’ils ont toute capacité d’utiliser leur créativité», a dit Bernadette Oniangué.

Elle a rappelé aux prochaines générations que l’homme a inventé les lettres et les chiffres pour pouvoir rassembler et livrer les connaissances par écrit. Il a aussi inventé le téléphone, la télévision et l’ordinateur permettant de stocker et de diffuser les connaissances. Autant de créations merveilleuses qui balisent la voie vers le progrès, a insisté Mme Oniangué.

En effet, afin de mieux comprendre ce qu’est véritablement la propriété intellectuelle, les Etats membres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ont décidé que le 26 avril, date d’entrée en vigueur de la Convention instituant l’OMPI en 1970, devienne la journée mondiale de la propriété intellectuelle.

Cette journée spéciale a pour but de sensibiliser davantage le public à la façon dont les brevets, le droit d’auteur, les marques de commerce et les dessins industriels influent sur la vie quotidienne de l’homme ; de faire mieux comprendre comment la protection des droits de propriété intellectuelle (PI) favorise la promotion de la créativité et de l’innovation ; de célébrer la créativité, ainsi que la contribution des créateurs et des innovateurs au développement de sociétés dans le monde entier ; et d’encourager le respect des droits de PI des tiers.

«La faculté de créer est le fondement de l’évolution de la race humaine toute entière. C’est elle qui nous a donné les instruments qui nous permettent de cultiver le sol, de tirer l’eau des puits, de produire de l’énergie électrique. C’est cette faculté que nous avons de créer des choses nouvelles et de résoudre des problèmes qui sont à la base même de notre bien-être et le développement de celle-ci en dépend. Quant à notre réceptivité, elle nous donne la possibilité de nous souvenir de la façon dont nous avons résolu nos problèmes et de communiquer ces connaissances à nos contemporains et la prochaine génération», a indiqué Mme Oniangué.

 

Cngo-site.com par Diane Ondélé