Posts Tagged ‘Inondations’

En Afghanistan, 40 morts et 150 disparus dans des crues éclair

juillet 29, 2021

Ces inondations ont touché la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan, détruisant quelque 80 maisons, ont annoncé, jeudi, des responsables locaux.

« Environ 40 personnes ont été tuées la nuit dernière dans des crues éclair », dans le district de Kamdesh, à environ 200 kilomètres au nord-est de Kaboul, a déclaré Saeedullah Nuristani, chef du conseil provincial du Nouristan, jeudi 29 juillet. Une opération de sauvetage est en cours, car 150 personnes sont toujours portées disparues et près de 80 maisons ont été détruites, a-t-il précisé.

Saeed Momand, un porte-parole du gouverneur du Nouristan, a, quant à lui, fait état de plus de 60 personnes tuées dans ces crues déclenchées par des pluies torrentielles. La zone touchée est particulièrement difficile d’accès.

Opérations de secours ralenties

Ce genre de catastrophes est fréquent dans le pays, en particulier dans les régions rurales et pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. Ces incidents font des dizaines de victimes chaque année en Afghanistan. Une crue avait causé plus d’une centaine de morts, en août 2020, dans la ville de Charikar, capitale de la province de Parwan, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul.about:blankclose

Les sauvetages et acheminements d’aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravés par le manque d’équipements et d’infrastructures, dans ce pays appauvri par quarante ans de guerre.

La catastrophe survient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois. L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, fait également face à une troisième vague de Covid-19.

Avec Le Monde avec AFP

Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus

juillet 25, 2021
Mousson meurtriere en Inde: le bilan s'alourdit a 159 morts, des dizaines de disparus
Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus© AFP/INDRANIL MUKHERJEE

Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par les fortes pluies de mousson en Inde s’est alourdi à 159 morts dimanche, selon les autorités, les sauveteurs recherchant toujours des dizaines de disparus.

La côte ouest du pays est arrosée de précipitations torrentielles depuis jeudi et les services météorologiques indiens ont mis en garde contre de nouvelles averses au cours des prochains jours.

Dans le seul État du Maharasthra, 149 personnes ont perdu la vie, dont plus de 40 dans un glissement de terrain qui a frappé jeudi le village de Taliye, au sud de Bombay, la principale place financière du pays.

« De nombreuses personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles tentaient de s’enfuir » lorsque le glissement de terrain s’est produit, a déclaré à l’AFP un villageois, Jayram Mahaske, dont des proches sont restés bloqués.

Un autre habitant, Govind Malusare, a confié que le corps de son neveu avait été retrouvé dans les décombres de la maison familiale qui a été emportée. Mais sa mère, son frère et sa belle-soeur manquent toujours à l’appel.

Record de précipitations

Le glissement de terrain a abattu des dizaines de maisons en quelques minutes, ne laissant debout que deux structures en béton et coupant l’alimentation en électricité, ont indiqué des habitants. Les sauveteurs fouillaient la boue et les débris à la recherche d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Dans le district de Satara, affecté par des inondations et des glissements de terrain, 28 corps ont été découverts, portant à 41 le bilan des morts.

« La pluie, les inondations, l’eau, ce n’est pas nouveau pour la population, mais cette fois ce qui est arrivé était inimaginable, les gens n’ont même pas pu sauver leurs biens en raison de la montée rapide des eaux », a déclaré à la presse le chef du gouvernement de l’Etat du Maharashtra Uddhav Thackeray après avoir visité dimanche la ville de Chiplun, au sud de Bombay.

Dans certaines parties de la ville de Chiplun, le niveau de l’eau a atteint près de six mètres jeudi, après 24 heures de pluies ininterrompues qui ont submergé routes et habitations.

Huit patients d’un hôpital local accueillant des malades du Covid-19 seraient morts suite à un arrêt des respirateurs dû à une coupure de courant.

Quelque 230.000 personnes ont été évacuées dans l’ensemble de l’Etat du Maharashtra.

Dans l’État voisin de Goa, une femme s’est noyée, a déclaré le gouvernement de l’État à l’agence Press Trust of India, dans ce que le ministre en chef Pramod Sawant a qualifié de « pires inondations depuis 1982 ».

Ajit Roy, un responsable du nord de Goa, a indiqué que la décrue s’était amorcée dans cette zone et que les personnes évacuées avaient commencé à revenir.

Dans les plaines côtières du Maharashtra et de Goa, le niveau des eaux est resté cependant élevé après que les rivières sont sorties de leur lit. Des habitants terrifiés sont montés sur les toits et les étages supérieurs pour échapper aux eaux.

Plus au sud, dans l’État du Karnataka, le bilan est passé de trois à neuf morts dans la nuit, et quatre autres personnes sont portées disparues, selon les autorités.

Mer d’Arabie

Inondations et glissements de terrain sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), qui voit souvent des bâtiments anciens s’effondrer après des jours de pluie ininterrompue.

Certains experts estiment que sous l’effet du réchauffement climatique, ces précipitations sont de plus en plus intenses.

Le climatologue Roxy Mathew Koll, qui travaille pour l’Institut indien de météorologie tropicale, a expliqué qu’une conséquence des bouleversements climatiques était le réchauffement de la mer d’Arabie.

La hausse des températures de l’eau fait que l’air, plus chaud, retient un taux plus élevé d’humidité, ce qui a tendance à générer des précipitations plus abondantes.

Il a précisé qu’une station météo à Mahabaleshwar, au sud de Bombay, avait enregistré vendredi 594 millimètres de précipitation, un record depuis le début des relevés il y a un siècle.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dimanche par des chutes de rochers sur leur véhicule dans le district montagneux de Kinnaur district dans l’Etat de l’Himachal Pradesh. L’éboulement n’a pas été causé par les pluies de mousson, selon les autorités.

Par Le Point avec AFP

La Belgique à nouveau frappée par de violents orages

juillet 25, 2021

Les intempéries ont durement frappé le sud de la Belgique, dix jours après des inondations qui ont fait 36 morts dans le pays. Aucune victime n’est à déplorer.

Ces fortes pluies ont touche en debut de soiree 11 communes de la vallee de la Meuse, ou elles ont provoque des inondations.
Ces fortes pluies ont touché en début de soirée 11 communes de la vallée de la Meuse, où elles ont provoqué des inondations.© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

La Belgique est à nouveau frappée par de violentes intempéries. Des orages menaçants ont en effet touché le pays, samedi 24 juillet dans la soirée, provoquant des dégâts dans la province de Namur (Sud), dix jours après des inondations qui ont fait 36 morts dans le pays, ont indiqué les autorités. Aucune victime n’était à déplorer, a déclaré à l’Agence France-Presse un porte-parole du centre de crise national vers 23 heures (21 heures GMT), précisant que les orages étaient terminés et la situation «  stabilisée  ».

Ces fortes pluies ont touché en début de soirée onze communes de la vallée de la Meuse, où elles ont provoqué des inondations. D’impressionnantes images de rues transformées en torrent ont circulé sur les réseaux sociaux, rappelant les scènes vécues dix jours auparavant dans la province de Liège. Le porte-parole du centre de crise national, Antoine Iseux, a toutefois précisé que la situation était «  sans commune mesure  » avec les inondations des 14 et 15 juillet, car les pluies n’avaient cette fois pas provoqué de crue. Elles ont malgré tout causé des dégâts matériels, inondant des caves, endommageant la voirie, des habitations et des voitures.

Scènes de chaos à Namur

Une rue dévastée, une voie ferrée coupée, des voitures emportées, de la boue partout et quelques larmes : la ville belge de Dinant pansait toujours ses plaies dimanche. Chaussés de bottes et armés de pelles et de balais, les riverains de la rue de Philippeville nettoyaient la boue qui a envahi les garages, les rez-de-chaussée et les caves. Les voitures en stationnement ont dévalé la rue en pente comme « des obus » et se sont encastrées dans un passage à niveau. Les trottoirs ont été défoncés par le torrent de boue, mettant à nu les câblages, le revêtement s’est soulevé et des pavés ont été emportés. Ce sont les eaux de ruissellement, faute d’avoir été absorbées plus haut par des terres déjà fortement imbibées, qui ont envahi la rue.

À Namur, capitale de la Wallonie, un mur s’est effondré sur une chaussée près du casino, en contrebas de la citadelle, et plusieurs maisons ont été évacuées. À une trentaine de kilomètres au sud, dans la ville de Dinant, les pluies ont aussi provoqué des inondations, notamment dans le quartier de la gare. Elles ont emporté des voitures, dont certaines ont obstrué un passage à niveau.

La Belgique a été frappée les 14 et 15 juillet par des inondations sans précédent, à la suite de fortes crues provoquées par plusieurs jours de pluie diluvienne. Elles ont touché principalement la région de Liège, dans l’est de la Wallonie, la partie francophone de la Belgique, et fait 36 morts, ainsi que 7 personnes toujours portées disparues, selon un dernier bilan publié samedi par le centre de crise.

Par Le Point avec AFP

Angleterre: Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres

juillet 25, 2021
Pluies torrentielles et chaussees inondees a Londres
Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres© AFP/JUSTIN TALLIS

Des pluies torrentielles orageuses sur le sud-est de l’Angleterre ont entraîné dimanche en fin de journée des inondations jusque dans les rues de Londres.

Dans le sud de la capitale britannique, près de la station de Queens Town Road station, la police a bloqué la circulation sur une rue devenue impraticable, la chaussée étant inondée, particulièrement sous des ponts ferroviaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

En pleine rue étaient bloqués trois bus à impériale rouge, dont un des chauffeurs a raconté à l’AFP que l’eau avait atteint le plancher de son véhicule. « C’est mouillé partout ! », a rapporté l’homme qui ne s’est présenté que par son prénom, Eric.

Les pompiers de Londres ont indiqué sur Twitter avoir reçu environ 300 appels signalant des inondations dans le sud-ouest de la capitale.

Le service britannique de météorologie Met Office a déclenché une alerte orange pour les orages à Londres et ses environs jusqu’à 19H00 locales (18H00 GMT), mais orages et pluies torrentielles sont attendus jusqu’à lundi dans le sud du pays. Certains endroits du Sud risquent même de voir s’abattre 100mm de pluie en quelques heures dimanche soir.

Par Le Point avec AFP

Chine: le nettoyage commence après les inondations meurtrières à Zhengzhou

juillet 22, 2021

PÉKIN, Chine — Les résidents de Zhengzhou, dans le centre de la Chine, ont commencé à nettoyer leur ville jeudi, après les inondations meurtrières qui ont fait au moins 33 morts.

© Fournis par La Presse Canadienne

Douze personnes ont perdu la vie lors d’une seule tragédie, quand l’eau a inondé un tunnel du réseau de métro de la ville. Au moins huit personnes manquent toujours à l’appel.

Des résidents pelletaient jeudi la boue qui a envahi leurs maisons et commerces. D’autres s’affairaient à dégager les carcasses de voitures qui bloquaient les rues.

La pluie continue à tomber sur la province du Henan, dont Zhengzhou est la capitale. 

Les intempéries glissent maintenant vers le nord-est du Henan, touchant des villes comme Hebi, Anyang et Xinxiang, selon le diffuseur public CCTV. 

La ville de Xinxiang a reçu les précipitations les plus abondantes depuis que des données sont compilées. Plus de 25 centimètres de pluie sont tombés en 19 heures, entre mercredi soir et jeudi après-midi, selon les responsables météorologiques. Le gouvernement local a demandé aux gens de rester chez eux, sauf en cas d’urgence.

Les résidents ont lancé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux, pendant que les lacs et rivières débordaient et que les pannes d’électricité se multipliaient. Plusieurs ont dénoncé d’avoir été abandonnés à leur sort par les autorités.

Les transports en commun ont été suspendus à Anyang et on a demandé à la population de travailler de la maison jeudi, selon CCTV.

Plusieurs portions de Zhengzhou, qui compte douze millions d’habitants, étaient toujours sous l’eau jeudi. En plus d’avoir inondé le métro et paralysé les trains, la pluie a endommagé des routes et interféré avec les déplacements ferroviaires et aériens.

L’alimentation en eau, en électricité et en gaz a été interrompue. Une quarantaine de sites de distribution d’eau potable ont été ouverts à travers la ville.

Zhengzhou est une plaque tournante du réseau ferroviaire chinois. Certains trains ont été immobilisés pendant 40 heures et les secouristes ont dû approvisionner les passagers. Certains ont pu retourner à leur point de départ, mais d’autres passagers ont dû être secourus là où ils se trouvaient, selon la presse locale.

Les inondations ont touché plus de trois millions de personnes dans le Henan. Les pertes économiques directes sont évaluées à environ 240 millions $ CAN, selon CCTV. Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées vers des abris d’urgence.

Les météorologues chinois gardent maintenant un oeil sur le typhon In-Fa, qui s’approche de Taïwan et des provinces côtières du sud-est de la Chine.

La mégalopole de Shanghaï et les provinces voisines du Zhejiang, du Fujian et du Jiangsu pourraient être durement touchées.

Avec The Associated Press

Inondations en Allemagne : choquée par les dégâts « surréalistes », Angela Merkel promet de reconstruire

juillet 18, 2021

Le bilan, encore provisoire, est de 159 morts dans le pays, 190 en Europe. Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé une aide d’urgence pour les sinistrés.

Angela Merkel a constaté les dégâts causés par les inondations à Schuld, dimanche 18 juillet 2021 en Allemagne.
Angela Merkel a constaté les dégâts causés par les inondations à Schuld, dimanche 18 juillet 2021 en Allemagne. POOL / REUTERS

La chancelière allemande, Angela Merkel, est venue constater, dimanche 18 juillet, les paysages dévastés laissés par ce qu’elle a appelé les inondations « du siècle » en Europe de l’Ouest, qui ont fait au moins 190 morts en Allemagne et en Belgique, un bilan qui s’alourdit chaque jour avec de nombreuses personnes portées disparues.

Mme Merkel est arrivée vers 13 heures en Rhénanie-Palatinat, dans le sud-ouest du pays, l’une des régions les plus touchées, où 112 personnes ont trouvé la mort sur un total de 159 dans le pays. En Belgique, un nouveau bilan de trente et un morts a été établi dimanche soir par les autorités. L’air grave, la chancelière a commencé à prendre la mesure de la catastrophe qui a touché le village de Schuld, non loin de Bonn, où la rivière Ahr a détruit une partie de la localité, selon les images diffusées à la télévision.

« C’est une situation surréaliste et fantomatique, je dirais presque que la langue allemande a du mal à trouver les mots pour décrire la dévastation qui a été causée », a confié la chancelière allemande lors d’une conférence de presse, après avoir arpenté le village sinistré d’Adenau. Elle a promis que « le gouvernement fédéral et les régions agiront ensemble pour remettre progressivement de l’ordre » dans les zones dévastées.

« L’addition de tous les événements auxquels nous assistons en Allemagne et la force avec laquelle ils se produisent, tout cela laisse penser (…) que cela a un lien avec le changement climatique, a-t-elle déclaré à des habitants d’Adenau. Nous devons nous dépêcher, Nous devons aller plus vite dans la lutte contre le changement climatique. ».

Si la tendance est à la décrue dans l’ouest du pays, l’Allemagne reste sur le qui-vive en raison de nouvelles crues, au sud et l’est. Elles ont fait un mort en Bavière dans la nuit de samedi à dimanche. Un « plan catastrophe » a été décrété dans le district allemand de Berchtesgaden. En Autriche, la ville de Hallein est inondée et les pompiers sont en état d’alerte dans les régions de Salzbourg et du Tyrol.

Plusieurs milliards d’euros pour la reconstruction

Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé l’adoption, dès la semaine prochaine en conseil des ministres, d’une aide d’urgence pour les sinistrés. Elle devrait s’élever à au moins 300 millions d’euros, a fait savoir le ministre social-démocrate au journal Bild am Sonntagpromettant également la mise sur pied d’un vaste programme de reconstruction de plusieurs milliards d’euros. L’Union européenne a également assuré de son soutien face à ces intempéries, qui ont affecté en outre les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse.

Des dizaines de milliers d’Allemands ont vu leur habitation détruite ou ont subi des coupures d’électricité, de gaz ou de ligne de téléphone… Certaines routes sont éventrées, des ponts sont enfoncés et des villes sont ensevelies sous les décombres. « C’est une véritable catastrophe, je suis bouleversée », a déclaré Angela Merkel, en visite aux Etats-Unis lorsque les pluies diluviennes du milieu de semaine ont subitement provoqué des inondations décrites par les témoins comme des « raz-de-marée », des « tsunamis ».

Dans toutes les localités sinistrées, pompiers, protection civile, responsables communaux, militaires, ont entamé le colossal travail de déblaiement et de nettoyage des amas de débris boueux qui obstruent souvent les rues. Plus de 22 000 secouristes sont à pied d’œuvre en Allemagne. Scène inhabituelle, des chars militaires ont même été déployés en certains endroits pour aider aux efforts.

Caves de maison et carcasses de voitures sont inspectées une à une pour retrouver d’éventuels corps, tant en Allemagne qu’en Belgique. Dans ce pays, à mesure que l’eau se retire, « nous allons probablement encore trouver des situations catastrophiques », a jugé la bourgmestre de Liège, Christine Defraigne.

Indignation après le rire d’Armin Laschet

Les crues en Allemagne ont pris un tour politique à un peu plus de deux mois des élections législatives, à l’issue desquelles Angela Merkel quittera le pouvoir. Chaque candidat rivalise de propositions pour renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, cause pour beaucoup d’experts des inondations. Chef du parti conservateur CDU et favori des sondages, Armin Laschet a réclamé, à l’instar de l’ensemble de la classe politique, d’« accélérer le rythme » dans la lutte contre le changement climatique.

Mais Armin Laschet a commis samedi un faux pas préjudiciable à son image : il a été filmé en train de rire lors d’un hommage du chef de l’Etat aux victimes des crues. « Laschet rigole pendant que le pays souffre »écrit Bild. Les images sont devenues virales, l’indignation nationale, contraignant l’intéressé à présenter ses excuses pour son comportement « inapproprié ». La polémique a pris d’autant plus d’ampleur que M. Laschet est aussi dirigeant de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’une des deux régions les plus touchées par les inondations.

Le Monde avec AFP

Nombre record de personnes déplacées par les désastres climatiques

juillet 17, 2021

Au cours de l’année 2020, un nombre record de personnes ont été déplacées en raison de désastres, selon l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC).

Les événements météorologiques, principalement les cyclones, tempêtes et inondations, ont été à l'origine de 98 % des déplacements liés aux catastrophes, comme ici à Iversheim, en Allemagne, le 16 juillet 2021.

© INA FASSBENDER/Getty Images Les événements météorologiques, principalement les cyclones, tempêtes et inondations, ont été à l’origine de 98 % des déplacements liés aux catastrophes, comme ici à Iversheim, en Allemagne, le 16 juillet 2021.

L’organisme fait état de 30,7 millions de nouveaux déplacements liés aux catastrophes climatiques et géophysiques, soit trois fois plus que ceux causés par les conflits et la violence (9,8 millions).

Les régions les plus problématiques sont l’Asie de l’Est et le Pacifique, ainsi que l’Asie du Sud, par leur vulnérabilité aux cyclones, moussons et inondations. Dans ces régions, des millions de personnes vivent dans les deltas, sur les côtes et dans d’autres terres basses propices aux inondations et à l’érosion. Vulnérabilité et densité de population élevée ne font pas bon ménage, souligne Vincent Fung, de l’IDMC.

L’événement le plus perturbateur de l’année dans la région a été le cyclone Amphan, qui a provoqué près de cinq millions d’évacuations au Bangladesh, en Inde, en Birmanie et au Bhutan en mai 2020.

La vulnérabilité climatique n’est toutefois pas la seule raison expliquant l’ampleur du phénomène, précise M. Fung. Le manque de planification lors de la construction, que ce soit par le choix de l’emplacement ou des matériels, vient aggraver une situation déjà fragile.

Le taux d’urbanisation dans la région Asie de l’Est et Pacifique est le plus élevé du monde, rappelle l’IDMC, qui souligne que l’urbanisation rapide et souvent non planifiée augmente le risque de déplacement en cas de catastrophe en concentrant les populations dans les zones exposées aux aléas.»

En Chine, par exemple, de gigantesques projets tels que des barrages modifient les bassins fluviaux et amplifient les risques d’inondation ou de sécheresse.

Des enfants indonésiens dans leur quartier inondé le 2 janvier 2020 à Jakarta.

© Ed Wray/Getty Images Des enfants indonésiens dans leur quartier inondé le 2 janvier 2020 à Jakarta.

En Indonésie, les pluies diluviennes du début de l’année 2020 ont entraîné l’évacuation de près de 400 000 Indonésiens. La métropole de Jakarta, où habitent plus de 30 millions de personnes, s’affaisse de plusieurs centimètres par an.

Au cours des prochaines années, les inondations pourraient entraîner le déplacement de six millions de personnes par an, en moyenne, en Asie du Sud, ce qui en fait la région avec le plus haut risque de déplacement au monde, souligne l’IDMC.

L’Amérique du Nord n’est pas épargnée

Le cinquième pays le plus touché du monde, les États-Unis, est victime des tempêtes tropicales, mais aussi des feux de forêt. Ce sont eux qui causent le plus grand nombre de déplacements en Amérique du Nord.

L’étalement urbain et la construction dans des secteurs à proximité de forêts, de zones arbustives ou de prairies font en sorte que des milliers de personnes vivent dans des zones à risque.

Au Canada, ce sont 26 000 déplacements qui ont eu lieu en 2020, la plupart causés par des inondations, des températures extrêmes et des feux de forêt.

Le feu qui a réduit en cendres une partie de Lytton, en Colombie-Britannique, en juillet 2021, faisant au moins deux morts, a forcé l'évacuation des 250 habitants du village.

© Timothé Matte-Bergeron/Radio-Canada Le feu qui a réduit en cendres une partie de Lytton, en Colombie-Britannique, en juillet 2021, faisant au moins deux morts, a forcé l’évacuation des 250 habitants du village.

Le plus grand risque de déplacement au Canada viendra cependant dans quelques décennies, entre 2050 et 2100, estime Robert McLeman, professeur agrégé à l’Université Wilfrid-Laurier, à Waterloo.

L’élévation du niveau des mers touchera alors plus fortement les régions côtières, notamment Vancouver et Charlottetown, tandis que la fonte du pergélisol pourrait entraîner la relocalisation de villages entiers. On le voit déjà dans des collectivités comme Tuktoyaktuk, où les affaissements de terrain constituent une menace pour les maisons et les routes.

Les phénomènes environnementaux à évolution lente, tels que l’élévation du niveau de la mer, sont moins spectaculaires que les cyclones, mais tout aussi préoccupants sur le long terme. C’est le cas également de la sécheresse, qui touche des millions de personnes en Afrique.

Une Éthiopienne dans un camp de réfugiés dans la Corne de l'Afrique, une région durement touchée par la sécheresse.

© Chris Stein/AFP/Getty Images Une Éthiopienne dans un camp de réfugiés dans la Corne de l’Afrique, une région durement touchée par la sécheresse.

Des pays d’Afrique subsaharienne comme le Mali, l’Éthiopie, la Somalie ou le Kenya risquent d’en subir les effets, précise M. McLeman. En ce qui concerne la sécheresse, le processus de déplacement est un peu différent, explique-t-il. Comme cela se déroule plus lentement qu’une tempête, par exemple, il y a des occasions d’intervenir et d’aider les fermiers exposés à la sécheresse. C’est probablement la raison pour laquelle les sécheresses ne déplacent pas le même nombre de personnes que les tempêtes ou les inondations, mais cela demeure très difficile pour les gens qui tentent de survivre dans un environnement hostile.»

Un récent rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) explique comment les conditions climatiques incertaines du Mali, dans le Sahel, agissent contre les efforts de consolidation de la paix.

Le réchauffement de la température et la diminution des précipitations affectent les moyens de subsistance basés sur les ressources naturelles et contribuent à saper la sécurité, dans un contexte de conflit et de faible gouvernance. Ainsi, les groupes armés omniprésents dans la région n’ont pas de difficulté à recruter de jeunes agriculteurs et bergers privés de revenus par la sécheresse, note le SIPRI. En outre, les conflits pour les terres augmentent.

Conflits et catastrophes convergent parfois, de sorte que certaines personnes sont déplacées à plusieurs reprises. Par exemple, au Yémen, quelque 150 000 personnes ont été touchées par des pluies torrentielles et inondations, dont plusieurs milliers qui avaient déjà dû fuir leur résidence à cause de la guerre civile.

L’Europe est une des régions du monde les moins touchées par les catastrophes climatiques. Elle n’en est toutefois pas à l’abri, comme le démontrent les récentes inondations, qui ont causé la mort d’une centaine de personnes et l’évacuation de plusieurs milliers d’autres.

Une situation qui risque de s’aggraver

Les organisations humanitaires s’inquiètent que la situation ne s’aggrave en raison des changements climatiques. La Banque mondiale prévoit ainsi qu’il y aura 143 millions de déplacés internes en 2050, si les événements climatiques extrêmes s’intensifient, comme le projettent les modèles.

2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Les saisons des moussons sont plus longues que par le passé et les précipitations sont en hausse, tout comme la température des océans.

L’Organisation internationale des migrations (OIM) s’inquiète également de l’augmentation de la température dans des zones du monde très chaudes. Près d’un million de personnes vivent déjà dans des régions tropicales et subtropicales où le stress thermique est très fort.

Avec la hausse des températures, l’OIM estime que 30 à 60 millions de personnes se retrouveraient dans des régions où, pendant les mois les plus chauds, l’air ambiant serait trop élevé pour le fonctionnement normal du corps humain. Des migrations importantes sont donc à prévoir.

Il est urgent, disent les scientifiques, d’agir dès maintenant, notamment en recueillant des données plus précises sur les événements à évolution lente, comme l’érosion côtière, la hausse du niveau des mers ou la sécheresse, afin de mettre en place des politiques ciblées, dont des relocalisations planifiées.

Ça coûte toujours moins cher de prendre des mesures de mitigation [pour réduire la vulnérabilité] plutôt que de devoir s’adapter quand les catastrophes arrivent», observe Robert McLeman.

Avec Ximena Sampson par AFP

Intempéries dévastatrices en Europe : au moins 126 morts en Allemagne et en Belgique

juillet 16, 2021

L’Allemagne paie le plus lourd tribut de ces pluies diluviennes, avec au moins 103 morts recensés vendredi à la mi-journée. Le bilan devrait s’alourdir en raison du nombre de personnes toujours portées disparues et d’un glissement de terrain près de Cologne.

A Erftstadt en Allemagne, près de Cologne, un gigantesque glissement de terrain du aux inondations a fait de nombreuses victimes et continue de s’étendre le 16 juillet 2021. Les autorités évacuent la population de la zone.
A Erftstadt en Allemagne, près de Cologne, un gigantesque glissement de terrain du aux inondations a fait de nombreuses victimes et continue de s’étendre le 16 juillet 2021. Les autorités évacuent la population de la zone. RHEIN-ERFT-KREIS / AP

Le bilan des intempéries dévastatrices en Europe s’est alourdi vendredi 16 juillet, il est maintenant de 126 morts, la plupart en Allemagne, où les secours continuent de rechercher de nombreuses personnes portées disparues.

De nombreux villages de l’ouest de l’Allemagne présentent une image de désolation. Dans cette vaste zone affectée par les inondations subites causées par des pluies diluviennes, le nombre de victimes a augmenté à au moins 103 morts, selon les autorités locales. « Je crains que nous ne voyions toute l’étendue de la catastrophe que dans les prochains jours », a prévenu jeudi soir la chancelière Angela Merkel, en visite à Washington.

La Belgique, avec au moins 23 morts selon les médias vendredi, le Luxembourg et les Pays-Bas, où plusieurs quartiers de Maastricht ont dû être évacués, ont également durement été touchés par les intempéries. En Allemagne, le bilan est probablement appelé à grimper en raison du nombre de personnes toujours portées disparues. Une des régions les plus touchées, la Rhénanie-Palatinat, a vu le nombre de décès recensés passer vendredi matin de 28 à 60.

Près de Cologne, dans la commune d’Erftstadt, de nombreuses personnes étaient portées disparues, et « plusieurs morts » dénombrés après un glissement de terrain consécutif aux crues, selon une porte-parole du district. « Les maisons ont été largement emportées par les eaux, et certaines se sont effondrées », selon un tweet de la communauté de communes de Cologne. Les images de la zone sinistrée diffusées par les autorités montraient un vaste cratère dans lequel se déversent des masses de terre, d’eau brune et de débris.

Champ de ruines

En Rhénanie-Palatinat, les autorités ont annoncé qu’elles étaient toujours sans nouvelles de plus de 1 000 personnes dans le canton le plus touché, celui d’Ahrweiler, ce qui pourrait toutefois être lié aux perturbations téléphoniques. « Nous tablons encore sur quarante, cinquante ou soixante disparus, et quand vous avez des personnes qui n’ont pas donné signe de vie depuis tant de temps (…), on doit craindre le pire », a déclaré le ministre de l’intérieur du Land, Roger Lewentz, à la chaîne de télévision SWR. De plus, il doit continuer de pleuvoir dans certaines régions de l’ouest du pays. Et le niveau du Rhin et de plusieurs de ses affluents monte dangereusement.

Près d’un millier de soldats ont été mobilisés pour aider aux opérations de secours et de déblaiement dans les villes et villages, qui tous offrent le même spectacle de désolation : rues et maisons sous les eaux, voitures renversées, arbres arrachés. A Ahrweiler, plusieurs maisons se sont littéralement effondrées. Sous les décombres, la ville donne le sentiment de s’être trouvée sur la route d’un tsunami. Euskirchen, un peu plus au nord, est probablement l’une des villes les plus sinistrées. Le centre-ville ressemble à un champ de ruines, les façades des maisons littéralement arrachées par les crues. Qui plus est, un barrage tout proche menace de céder.

Ces intempéries ont placé la question du réchauffement climatique au centre de la campagne électorale, qui bat son plein en Allemagne en vue du scrutin législatif du 26 septembre, au terme duquel Angela Merkel quittera le pouvoir. Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, a exhorté, dans une déclaration solennelle, à lutter « résolument » contre le réchauffement climatique, seule alternative à ses yeux face aux phénomènes météorologiques extrêmes comme les inondations meurtrières qui ont frappé son pays. « Nous devons accélérer les mesures de protection du climat, au niveau européen, national et mondial », a clamé Armin Laschet, candidat du parti conservateur de Mme Merkel et favori pour lui succéder au vu des sondages.

« Ces inondations confirment ce que dit la science sur le réchauffement climatique », a dit vendredi à Dublin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Mes pensées vont aux victimes des intempéries (…). La France est solidaire dans cette épreuve », a, de son côté, assuré le président de la République française, Emmanuel Macron.

Une atmosphère plus chaude retient en effet davantage d’eau et peut provoquer des précipitations d’extrême intensité. Celles-ci peuvent avoir des conséquences particulièrement dévastatrices dans les zones urbaines, en présence de cours d’eau mal drainés et de constructions en zone inondable. Dans les pays les plus touchés, il est tombé en deux jours l’équivalent de deux mois de précipitations, selon l’Organisation météorologique mondiale.

Risques de crues en Suisse

Voisins des régions allemandes les plus touchées, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg sont également affectés. La situation pourrait aussi s’aggraver en Suisse, avec des risques de crues de plusieurs lacs et cours d’eau. En Belgique, les inondations, qui touchent principalement l’est et le sud du pays, ont fait au moins 23 morts, selon les médias locaux. Le président du gouvernement wallon, Elio Di Rupo, a dit craindre une aggravation du bilan : « Hier soir, des centaines de personnes étaient encore bloquées chez elles », a souligné l’ex-premier ministre.

La Wallonie, région francophone du sud de la Belgique, est particulièrement touchée et restait en grande partie en état d’« alerte de crue » selon une carte actualisée vendredi matin par les autorités régionales. Pompiers, forces de l’ordre et armée participaient aux missions de sauvetage et d’évacuation dans les zones inondées.

Plus de 21 000 personnes étaient privées d’électricité dans la région, selon le gestionnaire des réseaux de distribution d’électricité et de gaz en Wallonie, faisant état de l’inondation de trois cents cabines de distribution. L’eau courante était par ailleurs jugée non potable en raison des conditions météorologiques dans plusieurs communes de la province de Liège. D’après la police fédérale, des dizaines de tronçons routiers restaient fermés à la circulation, et une majeure partie du trafic ferroviaire était interrompu en Wallonie. Aucun TGV Thalys ne circulera vendredi entre la Belgique et l’Allemagne.

A Liège, quatrième ville la plus peuplée de Belgique, les autorités locales avaient appelé jeudi après-midi des milliers d’habitants des quartiers bordant la Meuse à quitter leur logement, en prévision d’une forte montée du niveau du fleuve. Le niveau de l’eau au centre-ville n’a finalement pas augmenté durant la nuit et commençait à baisser « tout doucement » dans le quartier le plus touché, a annoncé vendredi matin la police liégeoise, qui rappelait que de nombreux axes routiers alentour restaient fermés.

Avec Le Monde avec AFP

Fortes inondations en Allemagne et en Belgique, au moins quarante-huit morts et de nombreux disparus

juillet 15, 2021

L’ouest de l’Allemagne est frappé par des pluies diluviennes, qui ont fait gonfler les rivières, ont arraché des arbres, inondé les routes et les maisons. Au moins six personnes ont également été retrouvées mortes dans l’est de la Belgique.

A Kordel (Rhénanie-Palatinat), en Allemagne, le 15 juillet.
A Kordel (Rhénanie-Palatinat), en Allemagne, le 15 juillet. SEBASTIAN SCHMITT / AP

Pluies diluviennes et inondations ont frappé jeudi 15 juillet plusieurs pays européens, l’Allemagne en particulier, et un nouveau bilan établi par la police et les services de secours des Etats touchés font état d’au moins 48 morts. L’est de la Belgique, où les intempéries ont fait au moins six morts, selon le dernier bilan, le Luxembourg et les Pays-Bas ont aussi subi d’importants dégâts.

  • Très lourd bilan en Allemagne

Mais c’est dans l’ouest de l’Allemagne que la situation était la plus préoccupante jeudi. Les pluies diluviennes ont fait gonfler les rivières, arraché des arbres, inondé routes et maisons, dont certaines se sont effondrées. Les secours tentent d’évacuer les sinistrés, dont beaucoup se sont réfugiés sur le toit des maisons. Mais de nombreux accès sont bloqués, compliquant les opérations. Les autorités ont appelé les habitants à rester chez eux si possible et à « se réfugier dans les étages supérieurs si nécessaire ». L’armée allemande va déployer 300 soldats dans les deux Länder les plus touchés pour participer aux opérations de sauvetage.about:

Le district d’Euskirchen, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est particulièrement touché avec, à lui seul, quinze morts, a précisé la police locale, ajoutant que « tous les corps n’avaient pas encore été retrouvés ». Le district d’Ahrweiler, en Rhénanie-Palatinat, déplore également 18 victimes, a rapporté la police de Coblence sur Twitter.

Le bilan pourrait encore s’alourdir. Ainsi, dans la commune de Schuld, au sud de Bonn, où six maisons en bord de rivière se sont effondrées, la police dénombre entre 50 et 60 disparus. Quatre personnes sont mortes dans cette localité où d’autres maisons menacent de s’écrouler, selon la police de Coblence (Rhénanie-Palatinat).

Angela Merkel s’est dite « bouleversée » par « la catastrophe que doivent endurer tant de personnes dans les zones inondées. Ma sympathie va aux familles des morts et des disparus »a tweeté, au nom de la chancelière allemande, le porte-parole Steffen Seibert« Nous n’avons jamais vu une telle catastrophe, c’est vraiment dévastateur », a déploré de son côté la ministre-présidente de Rhénanie-Palatinat, Malu Dreyer.

Armin Laschet, dirigeant de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et favori pour succéder à l’automne à la chancelière Angela Merkel, a annulé à la hâte une réunion de son parti en Bavière, dans le sud du pays, pour suivre la situation dans son Etat, le plus peuplé d’Allemagne. « La situation est alarmante », a déclaré au quotidien Bild M. Laschet, qui a visité, chaussé de bottes en caoutchouc, des localités inondées. La chef de file des Verts au Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, a dit voir dans ce drame « les effets de la catastrophe climatique ». Ces intempéries sont un « appel au réalisme » : « C’est déjà là, c’est déjà là avec nous », a-t-elle regretté, appelant à un « changement urgent ».

  • Au moins six morts en Belgique, Liège en partie évacuée

Dans l’est de la Belgique, quatre corps ont été retrouvés jeudi par les secours venus en aide aux victimes des inondations dans l’arrondissement de Verviers, selon le procureur de cette ville, ce qui porte à au moins six morts le bilan des inondations liées aux pluies diluviennes qui ont frappé ces derniers jours, en particulier la Wallonie, dans le sud et l’est francophone.

Jeudi après-midi, les autorités de Liège (200 000 habitants) ont demandé aux riverains de la Meuse d’évacuer leurs habitations. Les villes de Theux, Pepinster ou encore Spa, situées près de Verviers, ont également été affectées.

Le réseau ferroviaire du pays, Infrabel, a annoncé qu’il suspendait jeudi le trafic dans la moitié sud du pays, compte tenu des risques pour les déplacements. Aucun train Thalys ne circulera entre Bruxelles et l’Allemagne jeudi, a par ailleurs rapporté sur son site la société gestionnaire de ces liaisons internationales.

  • Plan « intempéries » déclenché au Luxembourg

De son côté, le Luxembourg a déclenché le plan « intempéries ». De nombreuses maisons sont inondées partout dans le pays, et leurs habitants ont été évacués, selon les autorités.

Aux Pays-Bas, la province du Limbourg, bordée par l’Allemagne et la Belgique, a également déploré d’importants dégâts. La montée des eaux menace d’isoler la petite ville de Valkenburg, à l’ouest de Maastricht. Plusieurs axes, dont une autoroute très fréquentée, ont été fermés face au risque de crues de fleuves et rivières.

Avec Le Monde avec AFP

Trois-Rivières: Des travaux d’urgence pour prévenir les inondations sur le boulevard des Récollets

juin 28, 2021

La Ville de Trois-Rivières effectuera des travaux d’urgence au barrage de la rivière Millette. L’objectif est d’empêcher qu’il y ait à nouveau des inondations sur le boulevard des Récollets.

Le barrage de la rivière Millette a subi d'importants dommages.

© Ville de Trois-Rivières Le barrage de la rivière Millette a subi d’importants dommages.

Dimanche, le boulevard a dû être complètement fermé à la circulation à la suite des précipitations de pluie. Une des bretelles pour embarquer sur l’autoroute 40 était aussi inaccessible.

La Ville affirme que le barrage de la rivière Millette a d’abord été endommagé lors de l’orage du 8 juin. La Ville travaillait depuis sur une solution permanente pour sécuriser la structure, expliquent les autorités municipales, par voie de communiqué. Or, voilà que les installations n’ont pas résisté aux pluies des derniers jours.»

En raison des dommages aux structures de rétention, la rivière Millette se déverse plus rapidement et engorge les canalisations souterraines du secteur du boulevard des Récollets», selon la Ville. 

Le problème des inondations sur ce boulevard date de plusieurs mois. Des situations similaires s’étaient produites en août 2020.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a des installations sur le boulevard des Récollets, près du viaduc de l'autoroute 40, à Trois-Rivières.

© /Radio-Canada Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a des installations sur le boulevard des Récollets, près du viaduc de l’autoroute 40, à Trois-Rivières.

Les travaux d’urgence seront effectués dans les prochains jours au barrage situé près de l’intersection du boulevard des Récollets et du chemin Sainte-Marguerite.

La Ville souligne que le barrage est situé sur un terrain qui ne lui appartient pas et qu’elle a besoin de l’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour faire les travaux.

Elle espère obtenir le feu vert du Ministère rapidement, dans le but de commencer les travaux mardi.

Si tout va bien, les installations temporaires pourraient être fonctionnelles au cours de la semaine prochaine», indique la Ville.

De fortes précipitations sont attendues dans les prochains jours à Trois-Rivières. La Ville s’attend donc à ce qu’il y ait d’autres accumulations d’eau dans ce secteur et invite la population à éviter ces voies. Le sentier de la rivière Millette est aussi fermé au public.

La pluie a causé une inondation sur le boulevard des Récollets, dimanche.

© /Radio-Canada La pluie a causé une inondation sur le boulevard des Récollets, dimanche.

Par Marilyn Marceau avec Radio-Canada