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Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »

avril 13, 2022
Inondations en Afrique du Sud: pres de 260 morts, une "catastrophe aux proportions enormes"
Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »© AFP/RAJESH JANTILAL

Les inondations dévastatrices en Afrique du Sud, les pires de l’histoire du pays, ont fait près de 260 morts et constituent une « catastrophe aux proportions énormes », selon le président Cyril Ramaphosa en déplacement mercredi à Durban (est), épicentre des intempéries.

Quelque 259 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan du bureau de gestion des catastrophes de la province du Kwazulu-Natal (KZN). Les autorités locales ont déclaré faire face à un afflux de corps dans les morgues.

« Le nombre confirmé de personnes ayant péri dans cette catastrophe est de 259 à travers la province », a déclaré à l’AFP Nonala Ndlovu, porte-parole du bureau.

Les précipitations record, qui ont atteint depuis le week-end dernier un niveau jamais enregistré depuis plus de 60 ans dans cette région ouverte sur l’océan Indien, ont laissé derrière elles des paysages dévastés.

« Les ponts se sont effondrés. Les routes se sont effondrées. Des gens sont morts. Notre peuple est blessé. C’est une catastrophe aux proportions énormes », a déclaré le chef de l’Etat.

A certains endroits autour de Durban, les glissements de terrain ont laissé des brèches géantes dans la terre comme fendue par les torrents d’eau. Des dizaines de personnes sont portées disparues, les secouristes ont décrit « un cauchemar ».

Les autorités locales réclament que l’état de catastrophe naturel soit déclaré.

Lors de sa visite, M. Ramaphosa s’est rendu auprès de familles endeuillées. A Clermont, une banlieue pauvre de Durban, il a promis l’aide du gouvernement à un père de famille qui a perdu ses quatre enfants, ensevelis dans l’effondrement d’un pan de leur maison.

Les mains jointes, l’homme a raconté au chef de l’Etat l’eau qui monte au milieu de la nuit, l’électricité coupée, ses enfants endormis dans une autre pièce et qu’il n’a pas réussi à sauver.

Les pluies devraient lentement diminuer dans la soirée, selon les météorologues. Cette région, qui a connu des destructions massives lors d’une vague sans précédent d’émeutes et de pillages en juillet, enregistrait déjà moins de précipitations.

Dans une chaleur humide, certains déblayaient autour de bâtiment effondrés. Sur des routes jonchées de débris, d’autres dispersaient du sable pour combler des trous béants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ecoles dépeuplées

Certaines écoles ont ouvert leur portes mais les bancs sont majoritairement restés vides. A l’école primaire de la banlieue noire d’Inanda, seuls deux élèves sur 48 se sont présentés.

« En 48 heures, il est tombé plus de 450 mm d’eau dans certaines zones », a déclaré à l’AFP Dipuo Tawana, prévisionniste à l’institut météorologique national. Les spécialistes ont comparé le niveau des précipitations à celui « normalement associé aux cyclones ».

L’armée a été mobilisée pour apporter un soutien aérien pendant les évacuations. Des milliers de maisons ont été détruites, au moins 140 écoles ont été touchées, selon les autorités locales.

Depuis plusieurs jours, les principaux axes routiers sont submergés par une mélasse brunâtre, sur laquelle flottent les panneaux et les feux de signalisation.

Des montagnes de branches, bouteilles et déchets ont été charriées sur les plages de Durban habituellement prisées des touristes et des familles.

L’activité portuaire a été suspendue, des conteneurs ont été emportés par les eaux. Des pillages ont été signalés.

Les fortes précipitations ont aussi entraîné des coupures d’électricité et perturbé l’approvisionnement en eau. Les liaisons ferroviaires ont été suspendues et les habitants appelés à éviter tout déplacement.

« Nous savons que c’est le changement climatique qui s’aggrave, on est passé de tempêtes extrêmes en 2017, à des inondations supposées record en 2019 mais clairement dépassées aujourd’hui en 2022 », a mis en garde Mary Galvin, professeur d’études du développement à l’université de Johannesburg.

En 2019, des inondations dans la région et la province voisine du Cap-Oriental avaient déjà fait 70 morts et dévasté plusieurs villages côtiers dans des coulées de boue.

Par Le Point avec AFP

Congo-Action humanitaire : un appel au soutien des 108 173 sinistrés des inondations

décembre 20, 2021

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a lancé, le 20 décembre, à Brazzaville un appel aux entreprises et communautés étrangères vivant au Congo, pour secourir des milliers de personnes victimes des inondations dans les localités de la zone septentrionale du pays. 

Les partenaires disposés à assister les sinistrés

« Nous attendons de vous, chers partenaires, un appui multiforme en vivres, non-vivres, kits de construction, médicaments essentiels ; moyens roulants et nautiques », a déclaré la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Actuellement dans la Likouala, l’on note 42 583 personnes sinistrées pour 87753 ménages ; dans la Sangha 14 646 pour 968 ménages, la Cuvette : 36 564 pour 8919 ménages, les Plateaux 24 586 pour 4133 ménages. Les chiffres pour le département du Kouilou qui vient d’allonger la liste des localités inondées seront disponibles sous peu.

Par ailleurs, ces inondations ont favorisé les gites de reproduction des moustiques et autres germes de maladies. D’où les cas de dermatoses, de diarrhées sanguinolentes, de vomissements, de toux…

Sur l’axe routier, les localités touchées, sur l’ensemble des départements, ne sont autres que Makoua, Ntokou, Tchikapika, Ouesso centre, Pokola, Kabo, Pikounda, Mokeko, Mpouya, Oyo et Ollombo. Sur l’axe fluvial, il s’agit de Makotimpoko, Loukolela, Mossaka, Bokoma, Liranga, Bétou, Dongou, Enyellé et Bouanéla. « Aucune âme sensible ne peut être indifférente à ce genre de tragédie. Nous ne pouvons pas nous soustraire au devoir de solidarité vis-à-vis de nos frères en difficulté », a indiqué le vice-président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur au Congo.  L’idéal est que l’aide humanitaire d’urgence parvienne aux sinistrés avant le 25 du mois en cours.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada: L’armée en renfort en Colombie-Britannique

novembre 17, 2021

Plus de 900 personnes logent dans des refuges à Hope, alors que les routes qui entourent la municipalité sont coupées.

Une femme et des enfants naviguent dans une barque lors d'inondations en C.-B.

Une femme et des enfants naviguent dans une barque dans une partie inondée de la Ville d’Abbotsford, en Colombie-Britannique.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / DARRYL DYCK

Ottawa déploie les Forces armées canadiennes en Colombie-Britannique, en réponse aux inondations extrêmes dans le sud de la province.

Nous avons approuvé le déploiement de personnel de soutien aérien des Forces canadiennes pour aider aux efforts d’évacuation, soutenir les voies d’approvisionnement et protéger les résidents contre les inondations et les glissements de terrain, écrit le ministre de la Sécurité publique Bill Blair dans un gazouillis.

Le ministre dit avoir parlé à son homologue provincial Mike Farnworth pour lui faire savoir que nous sommes aux côtés des Britanno-Colombiens pendant cette période extrêmement difficile, et que nous travaillons sans relâche pour leur fournir le soutien dont ils ont besoin le plus rapidement possible.

La Colombie-Britannique pourrait déclarer l’état d’urgence

Par ailleurs, l’état d’urgence pourrait être déclaré en Colombie-Britannique, après des inondations qui ont fait au moins un mort et des milliers d’évacués. Une réunion du Cabinet doit se tenir mercredi à cet effet.

Les experts notent que les effets sont plus importants que ce à quoi on s’attendait, a expliqué mardi le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth. Un état d’urgence à l’échelle provinciale sera tout à fait considéré.

Une vingtaine de centres de refuge sont ouverts dans l’intérieur de la province, notamment à Hope, Kamloops et Kelowna.

Plus au sud, dans les basses-terres de la vallée du fleuve Fraser, Abbotsford a ordonné mardi soir l’évacuation immédiate de tous les résidents de Sumas Prairie, durement touchée par la montée des eaux.

Un homme près de sa voiture arrêtée devant une route jonchés de troncs d'arbres.

Une route bloquée par des arbres arrachés par des glissements de terrain. Photo : Radio-Canada/Ben/Nelms/CBC

Près d’un millier de personnes réfugiées à Hope

Toutes les personnes qui se trouvaient à proximité des trois glissement de terrains majeurs sur des routes du sud de la province ont depuis été secourues et transportées vers les communautés avoisinantes, a affirmé le ministre. La GRCGendarmerie royale du Canada et les équipes d’urgence ont fouillé les environs afin de s’assurer que personne n’a été laissé derrière.

Plus de 900 personnes ont trouvé refuge à l’école secondaire et dans une église de Hope, affirme le ministre de la Sécurité publique Mike Farnworth.

Le service de gestion d’urgence de la Colombie-Britannique, Emergency Management BC, travaille de concert avec le service de lutte aux incendies afin de transporter de la nourriture, de l’eau et des couvertures par voie aérienne.

Des équipes tentent de débloquer les routes qui relient l’intérieur de la province au Grand Vancouver, assure le gouvernement.

Dans un rare moment d’émotion, le ministre Mike Farnworth a offert ses condoléances à la famille de la personne retrouvée morte dans un glissement de terrain près de Lillooet, dans l’intérieur de la province.

Avec Radio-Canada par Geneviève Lasalle

Canada : des inondations font un mort et des milliers d’évacués

novembre 16, 2021

En Colombie-Britannique, des milliers de personnes ont dû être évacuées, lundi 15 novembre, en raison des glissements de terrain et des inondations.

Des pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, lundi 15 novembre, dans plusieurs villes de la Colombie-Britannique, dans l’ouest du Canada. « Après des pluies abondantes, des glissements de terrain et inondations ont touché diverses routes à l’intérieur des terres de Colombie-Britannique », a ainsi tweeté le ministère des Transports et des Infrastructures de la province dans la nuit de dimanche à lundi. Au moins une personne est décédée et des milliers d’autres ont été évacuées, ont indiqué mardi 16 novembre les autorités locales.

« Le corps d’une femme a été retrouvé dans un glissement de terrain qui s’est produit sur l’autoroute 99, près de Lillooet (à 250 km au nord de Vancouver, nldr) lundi matin et les recherches se poursuivent aujourd’hui », a annoncé la Gendarmerie Royale du Canada, la police fédérale, dans un communiqué. « Le nombre total de personnes et de véhicules portés disparus n’a pas été confirmé », ont précisé les autorités.

Certains endroits ont reçu 95 % de leurs précipitations mensuelles en 24h

Lundi, les quelque 7 000 habitants de la ville de Merritt, située à 300 km au nord-est de Vancouver, ont été évacués. « Nous nous attendons à ce que cet ordre d’évacuation reste en place pendant probablement plus d’une semaine », a indiqué mardi la municipalité, dans un communiqué. « Les inondations continuent de causer des dangers et des dommages importants », a-t-elle souligné.

Elles ont conduit à l’interruption de « tous les services ferroviaires en provenance et à destination du port de Vancouver », a indiqué à l’AFP Matti Polychronis, une porte-parole. Selon les images retransmises par les télévisions canadiennes, la pluie avait cessé mais de nombreuses routes restaient fermées et des villes étaient toujours inondées après que la vallée du Fraser a recensé jusqu’à 250 mm de précipitations lundi.

« À Hope (à une centaine de kilomètres à l’est de Vancouver, ndlr), on a vu 174 mm en 24 heures dimanche et 250 mm sur les 48 heures, du jamais vu dans cette station-là dans toute son histoire », a souligné auprès de l’AFP Armel Castellan, météorologue chez Environnement Canada. Certains endroits ont reçu à peu près 95 % de leurs précipitations mensuelles en 24h, selon cet expert.

Des événements liés « au changement climatique »

« Je n’ai aucun doute que ces événements sont liés au changement climatique, ils sont sans précédent par nature », a estimé Mike Farnworth, le ministre provincial de la Sécurité publique, dans un point presse, quelques mois après que de nombreux feux de forêts ont ravagé la Colombie-Britannique.

De nombreux districts étaient aussi évacués, dont 1 100 personnes se trouvant dans des secteurs de la ville d’Abbotsford, à quelques dizaines de kilomètres de Vancouver. « Cela me brise le cœur de voir ce qui arrive à notre ville », a regretté Henry Braun, le maire de cette ville d’environ 150 000 habitants située à la frontière canado-américaine.

L’édile a expliqué que les inondations étaient notamment dues à la crue de la rivière Nooksack, aux États-Unis. « C’est le pire que j’ai vu depuis que j’ai immigré ici en septembre 1953 », a-t-il déploré lors d’un point presse.

Environ 9 000 personnes se trouvaient également toujours sans électricité, selon une mise à jour de l’entreprise BC Hydro. « Nous sommes très préoccupés par la situation en Colombie-Britannique », a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau mardi. « Nous allons être là avec toutes les ressources dont la Colombie-Britannique pourrait avoir besoin », a-t-il ajouté.

Avec Le Point avec AFP

COP26 : plus de cent millions d’Africains exposés aux aléas climatiques d’ici à 2030

novembre 4, 2021

Jusqu’à 118 millions de personnes seront, d’ici à 2030, « exposées à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique, si des mesures adéquates ne sont pas prises », selon l’Organisation météorologique mondiale. Cette situation a d’énormes répercussions sur la sécurité de l’eau à l’avenir, compte tenu de l’augmentation de la population et de la dégradation de l’environnement. 

L’alerte est lancée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), à l’occasion de la publication d’un rapport sur l’état du climat en Afrique (2020). « L’Afrique connaît une augmentation de la variabilité météorologique et climatique, qui entraîne des catastrophes écologiques et sociales. D’ici à 2030, on estime que jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres seront exposées à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique si des mesures adéquates ne sont pas prises », a déclaré la commissaire à l’Economie rurale et à l’Agriculture de la commission de l’Union africaine à l’OMM, Josefa Leonel Correia Sacko. Selon les indicateurs climatiques donnés par le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, au cours de l’année 2020,  l’Afrique a connu une augmentation continue des températures, une accélération de l’élévation du niveau de la mer, des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, tels que les inondations, les glissements de terrain et les sécheresses, et les impacts dévastateurs associés.

« La fonte rapide des derniers glaciers d’Afrique de l’est, dont on s’attend à ce qu’elle soit totale dans un avenir proche, nous alerte d’un changement imminent et irréversible du système terre », a déclaré Petteri Taalas. L’autre inquiétude soulignée par l’OMM c’est l’élévation du niveau de la mer et la fonte des glaciers emblématiques du continent. Ce qui met en évidence « la vulnérabilité disproportionnée de l’Afrique et montre comment les avantages potentiels des investissements dans l’adaptation au climat, les services météorologiques et climatologiques et les systèmes d’alerte précoce l’emportent largement sur les coûts ». Ce rapport de l’OMM est publié dans la perspective des négociations des Nations unions sur le changement climatique qui se déroulent dans le cadre de la COP26, à Glasglow, en Ecosse. Il vient s’ajouter aux éléments scientifiques qui prouvent l’urgence de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, de renforcer les ambitions en matière de climat et d’allouer davantage de financements à l’adaptation.

L’eau, une priorité en matière d’adaptation climatique

L’eau est en première ligne du changement climatique et constitue une priorité absolue en matière d’adaptation. Les dirigeants de la coalition Eau et  Climat, présents à Glasgow, ont lancé un appel urgent et uni en faveur d’une action intégrée pour l’eau et le climat, afin de remplacer l’approche actuelle, fragmentée et axée sur la crise. Ils ont souligné la nécessité d’une gestion intégrée d’eau et du climat, fondée sur un partage accru des données et des informations. Seulement 0,5 % de l’eau sur terre est utilisable et disponible sous forme d’eau douce. Mais au cours des vingt dernières années, le stockage de l’eau terrestre a diminué de 1 cm par an. Cette situation a d’énormes répercussions sur la sécurité de l’eau à l’avenir, compte tenu de l’augmentation de la population et de la dégradation de l’environnement. Le changement climatique exacerbe à la fois la pénurie d’eau et les risques liés à l’eau, car la hausse des températures perturbe le régime des précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau. Actuellement, 3,6 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau au moins un mois par an, et ce chiffre devrait passer à plus de 5 milliards d’ici à 2050.

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

France: Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages

octobre 3, 2021
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages© AFP/Valery HACHE

Après les précipitations qui ont frappé l’ouest de la France et en particulier la Loire-Atlantique, le sud-est restait en alerte pour pluie-inondation et orages dimanche soir, avec sept départements en vigilance orange.

Un épisode cévenol a touché dimanche après-midi le Gard, la Lozère et l’Ardèche. Et les pluies doivent se décaler dans la nuit de dimanche à lundi à l’est, prévient Météo France, qui a également placé en alerte les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var et le Vaucluse, face à un événement climatique prévu pour durer jusqu’à lundi 16h00.

Dans le Gard, où 190 pompiers ont été déployés en prévention depuis la mi-journée dimanche, dont deux groupes de sauveteurs en eaux vives, les interventions sont restées « faibles », a indiqué la préfecture. Mais 3.200 clients sont privés d’électricité, à la suite de chutes d’arbres, dans onze communes.

En fin d’après-midi, la situation s’est toutefois nettement dégradée sur la commune de Chamborigaud, au nord du Gard à la limite de la Lozère, où le cours d’eau le Luech a débordé, a-t-on appris auprès des pompiers du Gard

Plusieurs personnes ont été mises en sécurité dans la salle polyvalente et un camping a été évacué.

En Ardèche, les secours indiquent avoir « procédé en fin d’après-midi à une vingtaine de mise en sécurité sur le secteur de Montpezat-sous-Bauzon, dont certaines personnes à bord de véhicules qui se faisaient emporter ».

« Une personne âgée portée disparue a finalement été retrouvée sous un pont, en situation d’hypothermie, à Rosières », ont ajouté les pompiers. Et la rivière La Beaume a dépassé ses cotes de 2004 et 2016 à Rosières et Joyeuse. Dans le même secteur, une caravane, emportée vers 17h00, est par ailleurs recherchée, mais « on ne sait pas s’il y a quelqu’un à l’intérieur » et « aucune disparition ne nous a été signalée ».

A 20h00, la décrue était cependant entamée, selon les dernières informations auprès des pompiers.

« Ces pluies cévenoles s’atténueront ce soir et en début de nuit, le système pluvio-orageux se décalant vers l’est. Il faudra alors être attentif aux cumuls sur le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var, qui pourraient être concernés par de fortes précipitations à caractère orageux », avec des précipitations de l’ordre de 80 à 100 mm attendues en moins de trois heures, prévient Météo France.

« Comme lors de tout événement méditerranéen d’automne, il convient de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation, des éléments d’aggravation pouvant survenir rapidement », insiste l’organisme de surveillance.

Par Le Point avec AFP

En Afghanistan, 40 morts et 150 disparus dans des crues éclair

juillet 29, 2021

Ces inondations ont touché la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan, détruisant quelque 80 maisons, ont annoncé, jeudi, des responsables locaux.

« Environ 40 personnes ont été tuées la nuit dernière dans des crues éclair », dans le district de Kamdesh, à environ 200 kilomètres au nord-est de Kaboul, a déclaré Saeedullah Nuristani, chef du conseil provincial du Nouristan, jeudi 29 juillet. Une opération de sauvetage est en cours, car 150 personnes sont toujours portées disparues et près de 80 maisons ont été détruites, a-t-il précisé.

Saeed Momand, un porte-parole du gouverneur du Nouristan, a, quant à lui, fait état de plus de 60 personnes tuées dans ces crues déclenchées par des pluies torrentielles. La zone touchée est particulièrement difficile d’accès.

Opérations de secours ralenties

Ce genre de catastrophes est fréquent dans le pays, en particulier dans les régions rurales et pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. Ces incidents font des dizaines de victimes chaque année en Afghanistan. Une crue avait causé plus d’une centaine de morts, en août 2020, dans la ville de Charikar, capitale de la province de Parwan, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul.about:blankclose

Les sauvetages et acheminements d’aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravés par le manque d’équipements et d’infrastructures, dans ce pays appauvri par quarante ans de guerre.

La catastrophe survient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois. L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, fait également face à une troisième vague de Covid-19.

Avec Le Monde avec AFP

Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus

juillet 25, 2021
Mousson meurtriere en Inde: le bilan s'alourdit a 159 morts, des dizaines de disparus
Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus© AFP/INDRANIL MUKHERJEE

Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par les fortes pluies de mousson en Inde s’est alourdi à 159 morts dimanche, selon les autorités, les sauveteurs recherchant toujours des dizaines de disparus.

La côte ouest du pays est arrosée de précipitations torrentielles depuis jeudi et les services météorologiques indiens ont mis en garde contre de nouvelles averses au cours des prochains jours.

Dans le seul État du Maharasthra, 149 personnes ont perdu la vie, dont plus de 40 dans un glissement de terrain qui a frappé jeudi le village de Taliye, au sud de Bombay, la principale place financière du pays.

« De nombreuses personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles tentaient de s’enfuir » lorsque le glissement de terrain s’est produit, a déclaré à l’AFP un villageois, Jayram Mahaske, dont des proches sont restés bloqués.

Un autre habitant, Govind Malusare, a confié que le corps de son neveu avait été retrouvé dans les décombres de la maison familiale qui a été emportée. Mais sa mère, son frère et sa belle-soeur manquent toujours à l’appel.

Record de précipitations

Le glissement de terrain a abattu des dizaines de maisons en quelques minutes, ne laissant debout que deux structures en béton et coupant l’alimentation en électricité, ont indiqué des habitants. Les sauveteurs fouillaient la boue et les débris à la recherche d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Dans le district de Satara, affecté par des inondations et des glissements de terrain, 28 corps ont été découverts, portant à 41 le bilan des morts.

« La pluie, les inondations, l’eau, ce n’est pas nouveau pour la population, mais cette fois ce qui est arrivé était inimaginable, les gens n’ont même pas pu sauver leurs biens en raison de la montée rapide des eaux », a déclaré à la presse le chef du gouvernement de l’Etat du Maharashtra Uddhav Thackeray après avoir visité dimanche la ville de Chiplun, au sud de Bombay.

Dans certaines parties de la ville de Chiplun, le niveau de l’eau a atteint près de six mètres jeudi, après 24 heures de pluies ininterrompues qui ont submergé routes et habitations.

Huit patients d’un hôpital local accueillant des malades du Covid-19 seraient morts suite à un arrêt des respirateurs dû à une coupure de courant.

Quelque 230.000 personnes ont été évacuées dans l’ensemble de l’Etat du Maharashtra.

Dans l’État voisin de Goa, une femme s’est noyée, a déclaré le gouvernement de l’État à l’agence Press Trust of India, dans ce que le ministre en chef Pramod Sawant a qualifié de « pires inondations depuis 1982 ».

Ajit Roy, un responsable du nord de Goa, a indiqué que la décrue s’était amorcée dans cette zone et que les personnes évacuées avaient commencé à revenir.

Dans les plaines côtières du Maharashtra et de Goa, le niveau des eaux est resté cependant élevé après que les rivières sont sorties de leur lit. Des habitants terrifiés sont montés sur les toits et les étages supérieurs pour échapper aux eaux.

Plus au sud, dans l’État du Karnataka, le bilan est passé de trois à neuf morts dans la nuit, et quatre autres personnes sont portées disparues, selon les autorités.

Mer d’Arabie

Inondations et glissements de terrain sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), qui voit souvent des bâtiments anciens s’effondrer après des jours de pluie ininterrompue.

Certains experts estiment que sous l’effet du réchauffement climatique, ces précipitations sont de plus en plus intenses.

Le climatologue Roxy Mathew Koll, qui travaille pour l’Institut indien de météorologie tropicale, a expliqué qu’une conséquence des bouleversements climatiques était le réchauffement de la mer d’Arabie.

La hausse des températures de l’eau fait que l’air, plus chaud, retient un taux plus élevé d’humidité, ce qui a tendance à générer des précipitations plus abondantes.

Il a précisé qu’une station météo à Mahabaleshwar, au sud de Bombay, avait enregistré vendredi 594 millimètres de précipitation, un record depuis le début des relevés il y a un siècle.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dimanche par des chutes de rochers sur leur véhicule dans le district montagneux de Kinnaur district dans l’Etat de l’Himachal Pradesh. L’éboulement n’a pas été causé par les pluies de mousson, selon les autorités.

Par Le Point avec AFP

La Belgique à nouveau frappée par de violents orages

juillet 25, 2021

Les intempéries ont durement frappé le sud de la Belgique, dix jours après des inondations qui ont fait 36 morts dans le pays. Aucune victime n’est à déplorer.

Ces fortes pluies ont touche en debut de soiree 11 communes de la vallee de la Meuse, ou elles ont provoque des inondations.
Ces fortes pluies ont touché en début de soirée 11 communes de la vallée de la Meuse, où elles ont provoqué des inondations.© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

La Belgique est à nouveau frappée par de violentes intempéries. Des orages menaçants ont en effet touché le pays, samedi 24 juillet dans la soirée, provoquant des dégâts dans la province de Namur (Sud), dix jours après des inondations qui ont fait 36 morts dans le pays, ont indiqué les autorités. Aucune victime n’était à déplorer, a déclaré à l’Agence France-Presse un porte-parole du centre de crise national vers 23 heures (21 heures GMT), précisant que les orages étaient terminés et la situation «  stabilisée  ».

Ces fortes pluies ont touché en début de soirée onze communes de la vallée de la Meuse, où elles ont provoqué des inondations. D’impressionnantes images de rues transformées en torrent ont circulé sur les réseaux sociaux, rappelant les scènes vécues dix jours auparavant dans la province de Liège. Le porte-parole du centre de crise national, Antoine Iseux, a toutefois précisé que la situation était «  sans commune mesure  » avec les inondations des 14 et 15 juillet, car les pluies n’avaient cette fois pas provoqué de crue. Elles ont malgré tout causé des dégâts matériels, inondant des caves, endommageant la voirie, des habitations et des voitures.

Scènes de chaos à Namur

Une rue dévastée, une voie ferrée coupée, des voitures emportées, de la boue partout et quelques larmes : la ville belge de Dinant pansait toujours ses plaies dimanche. Chaussés de bottes et armés de pelles et de balais, les riverains de la rue de Philippeville nettoyaient la boue qui a envahi les garages, les rez-de-chaussée et les caves. Les voitures en stationnement ont dévalé la rue en pente comme « des obus » et se sont encastrées dans un passage à niveau. Les trottoirs ont été défoncés par le torrent de boue, mettant à nu les câblages, le revêtement s’est soulevé et des pavés ont été emportés. Ce sont les eaux de ruissellement, faute d’avoir été absorbées plus haut par des terres déjà fortement imbibées, qui ont envahi la rue.

À Namur, capitale de la Wallonie, un mur s’est effondré sur une chaussée près du casino, en contrebas de la citadelle, et plusieurs maisons ont été évacuées. À une trentaine de kilomètres au sud, dans la ville de Dinant, les pluies ont aussi provoqué des inondations, notamment dans le quartier de la gare. Elles ont emporté des voitures, dont certaines ont obstrué un passage à niveau.

La Belgique a été frappée les 14 et 15 juillet par des inondations sans précédent, à la suite de fortes crues provoquées par plusieurs jours de pluie diluvienne. Elles ont touché principalement la région de Liège, dans l’est de la Wallonie, la partie francophone de la Belgique, et fait 36 morts, ainsi que 7 personnes toujours portées disparues, selon un dernier bilan publié samedi par le centre de crise.

Par Le Point avec AFP

Angleterre: Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres

juillet 25, 2021
Pluies torrentielles et chaussees inondees a Londres
Pluies torrentielles et chaussées inondées à Londres© AFP/JUSTIN TALLIS

Des pluies torrentielles orageuses sur le sud-est de l’Angleterre ont entraîné dimanche en fin de journée des inondations jusque dans les rues de Londres.

Dans le sud de la capitale britannique, près de la station de Queens Town Road station, la police a bloqué la circulation sur une rue devenue impraticable, la chaussée étant inondée, particulièrement sous des ponts ferroviaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

En pleine rue étaient bloqués trois bus à impériale rouge, dont un des chauffeurs a raconté à l’AFP que l’eau avait atteint le plancher de son véhicule. « C’est mouillé partout ! », a rapporté l’homme qui ne s’est présenté que par son prénom, Eric.

Les pompiers de Londres ont indiqué sur Twitter avoir reçu environ 300 appels signalant des inondations dans le sud-ouest de la capitale.

Le service britannique de météorologie Met Office a déclenché une alerte orange pour les orages à Londres et ses environs jusqu’à 19H00 locales (18H00 GMT), mais orages et pluies torrentielles sont attendus jusqu’à lundi dans le sud du pays. Certains endroits du Sud risquent même de voir s’abattre 100mm de pluie en quelques heures dimanche soir.

Par Le Point avec AFP