Posts Tagged ‘Inondations’

« Tempête du siècle », Porto Rico, dévasté par Maria, se prépare à des inondations « catastrophiques »

septembre 21, 2017

Des parkings inondés après le passage de l’ouragan Maria à San Juan, le 20 septembre 2017 à Porto Rico / © AFP / HECTOR RETAMAL

Dévastée par l’ouragan Maria qui l’a touchée mercredi, l’île de Porto Rico se préparait jeudi à des inondations potentiellement « catastrophiques », avec des pluies torrentielles attendues dans les deux jours qui viennent.

L’ouragan a laissé derrière lui mercredi d’innombrables toitures arrachées, des immeubles détruits et des villes sous l’eau, obligeant des dizaines de milliers de personnes à se presser dans les refuges.

Et le centre américain des ouragans annonçait que l’île devait s’attendre à 50 à 75 cm de pluie d’ici samedi, voire 90 cm par endroits.

« Si vous le pouvez, montez vers les hauteurs MAINTENANT », lançait jeudi à l’aube dans un tweet le service météorologique national, parlant d’inondations « catastrophiques », et de risque de glissements de terrain.

L’ouragan, oscillant entre les catégorie 4 et 5 (le maximum) lorsqu’il a atteint Porto Rico, est « la tempête la plus dévastatrice qu’ait connue l’île en un siècle », a déclaré le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello.

L’ouragan le plus catastrophique à toucher l’île a été Okeechobee, connu aussi comme San Felipe Segundo, en 1928, qui avait tué 300 personnes.

« Il y a beaucoup d’inondations, beaucoup d’infrastructures endommagées, le système de télécommunications est partiellement détruit et l’infrastructure énergétique ne fonctionne plus du tout », a encore déclaré le gouverneur à CNN.

Celle-ci avait déjà été endommagée par Irma, et cette fois, « je crains que les dégâts ne soient très sévères », a ajouté M. Rossello. « Si c’est le cas, ça peut être une histoire de mois, et non de jours, pour tout remettre en ordre ». En attendant, l’ensemble de l’île est sans électricité.

– Dévastation ‘pratiquement absolue’ –

La dévastation est « pratiquement absolue », a témoigné en pleurs la maire de la capitale, Carmen Yulin Cruz, dans un refuge, ajoutant que « de nombreuses parties de San Juan sont complètement inondées ».

« Notre vie telle que nous l’avons connue a changé », a-t-elle assuré.

Un homme est mort à Bayamon, dans le nord-est de l’île, frappé par une planche qu’il avait utilisé pour bloquer une fenêtre et que le vent a arrachée, a annoncé le gouvernement.

Dans les refuges, chacun a son témoignage de la violence de Maria.

« Quand les vents ont commencé à souffler fort (…) nous avons dû monter aux deuxième et troisième étages avec toutes nos affaires et les chiots », a raconté par téléphone à l’AFP, Suzette Vega, une habitante de 49 ans qui a trouvé refuge avec 1.200 personnes dans une salle de concert de San Juan.

« Quand j’ai levé les yeux j’ai vu le toit trembler comme une feuille. J’ai demandé +Mais il est en carton?+. On m’a répondu +Non, c’est du ciment+ », a-t-elle ajouté.

Dans le centre de la capitale, Imy Rigau était prise au piège de l’eau dans son appartement, le plafond de celui du dessus s’étant envolé. « L’eau est descendue par les escaliers comme dans une cascade et toute cette eau est entrée chez moi », a raconté en pleurs cette femme de 53 ans. « Nous sommes bloqués », s’est-elle lamentée dans une conversation téléphonique avec l’AFP.

Les autorités ont instauré un couvre-feu de 18h à 06h, autant par sécurité que pour éviter les pillages dans les maisons que leurs habitants ont été forcés d’abandonner.

– ‘Conséquence du réchauffement climatique’ –

Comme Porto Rico, ce sont plusieurs îles des Caraïbes déjà mises à mal par Irma la semaine dernière qui doivent de nouveau faire face à leur lot d’inondations, de toits et d’arbres arrachés.

En Guadeloupe, au moins deux personnes sont mortes et deux autres sont portées disparues en mer après le passage de Maria mardi.

Plus au sud, sur l’île de la Dominique elle aussi totalement ravagée mardi par Maria, sept personnes ont perdu la vie, mais les autorités ont prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir, les vents violents rendant difficiles et parfois impossibles les opérations de secours.

Des images aériennes de l’AFP montrent une partie de la Dominique jonchée de débris, notamment de toitures arrachées. Un vol de reconnaissance a permis au Centre des situations d’urgence des Caraïbes (CDEMA) d’estimer les dommages à « 70-80% des constructions » selon son directeur, Ronald Jackson.

« Le pays est complètement assommé », a déclaré un conseiller du Premier ministre de la Dominique. « Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de téléphones ni fixes ni cellulaires, et tout ça risque de durer un bon moment », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les Iles Vierges américaines ont elles aussi pâti du passage de l’ouragan, mais sans qu’aucune victime soit recensée à ce stade, alors qu’Irma y avait fait 9 morts. Maria semble aussi avoir épargné l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, où Irma avait fait 15 morts.

L’ouragan, qui après être descendu en catégorie 2, vient de repasser en catégorie 3, devrait passer à une centaine de kilomètres au nord de la République dominicaine jeudi, et continuer sa route vers les îles britanniques de Turques-et-Caïques.

Le président français Emmanuel Macron avait déclaré mardi que ces ouragans étaient « une des conséquences directes du réchauffement climatique », déplorant la décision américaine de sortir de l’accord de Paris sur le climat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 14h19)

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Italie: une famille décimée par de violents orages, seule une fille survit

septembre 10, 2017

Dégâts dans la région de Livourne après des inondations, le 10 septembre 2017 / © AFP / STR

Une fillette de trois ans a été le seul membre d’une famille de cinq personnes à échapper à la noyade dimanche dans une maison du nord de l’Italie inondée par de violents orages qui ont au total fait au moins six morts.

Les corps de son petit frère, de ses parents et de son grand-père ont tous été découverts à l’intérieur d’un appartement situé en sous-sol à Livourne, une ville de Toscane sur laquelle sont tombés 40 centimètres de pluie en l’espace de quatre heures, transformant les rues en rivières et emportant des voitures, selon les médias.

Le grand-père, qui vivait juste au-dessus des pièces où le drame s’est produit, est parvenu à sauver sa petite-fille, mais a trouvé la mort quand il a tenté de porter secours au garçonnet âgé de quatre ans ainsi qu’à son père et à sa mère, a raconté le quotidien local Il Tirreno.

Sur les images diffusées par les télévisions, on pouvait voir la cour de la maison remplie de boue et de débris divers et des voisins sous le choc à la vue des secouristes récupérant les cadavres.

Un cinquième corps a été mis au jour dans une zone dévastée par des glissements de terrain et un sixième dans un quartier d’habitation voisin, ont annoncé les pompiers.

Une septième personne a péri dans un accident de la route, mais on ignorait si cela était lié ou non aux conditions météo.

Deux autres sont portées disparues, d’après les pompiers, tandis que le maire de Livourne, Filippo Nogarin, disait craindre que le bilan des morts ne « puisse encore s’alourdir ».

– ‘Une ville à genoux’ –

« La situation est très difficile, c’est critique. La ville est à genoux », a-t-il encore déclaré, déplorant que le gouvernement ait sous-estimé le danger en ne plaçant la région qu’en alerte orange et non rouge, ce qui aurait selon lui pu complètement éviter les pertes humaines à Livourne.

Les habitants d’autres quartiers s’activaient à vider l’eau de leurs maisons et à les nettoyer, empilant sur les trottoirs des meubles endommagés, cependant qu’une camionnette rouge a été retrouvée plantée presque à la verticale dans une cour.

Toujours en Toscane, un avis d’alerte orange a également été émis à Florence par la protection civile, tandis que les orages, qui ont commencé dans la nuit de samedi à dimanche dans le nord de l’Italie, se dirigeaient désormais vers le sud.

A Pise, où des arbres arrachés barraient des chaussées, quelque 200 magasins et parkings ont été inondés.

Dans la capitale italienne, sept stations de métro et des passages souterrains ont été fermés par précaution, tandis que de grandes poubelles flottaient dans des rues envahies par les eaux près du Colisée.

« Une fois de plus, la ville a montré qu’elle n’était pas du tout préparée » à ce genre d’événements, a dénoncé Codacons, une association de consommateurs italienne, qui a parlé de « chaos » à Rome.

Quant à la Sicile, dans le sud, elle a été placée en alerte orange pour la nuit prochaine et pour lundi, notamment à Palerme et à Catane.

Le principal syndicat d’agriculteurs italien, Coldiretti, a expliqué que la situation avait été aggravée par une sécheresse qui a laissé la terre plus aride que d’ordinaire, incapable d’absorber les pluies.

Les précipitations ont en effet fortement diminué cet été en Toscane.

« La tropicalisation du climat entraîne une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, avec des vagues de chaleur, la formation d’importants nuages, de violentes chutes de grêle qui ravagent la production agricole nationale », a précisé Coldiretti.

Cette organisation évalue les dégâts occasionnés à la production par ces dérèglements climatiques à 14 milliards d’euros ces dix dernières années.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2017 19h46)                

Tempêtes sans répit

septembre 6, 2017

 

La grisaille me tenaille

Comme le voile du deuil

Qui enveloppe mon esprit

Avec ses tempêtes sans répit

 

Mon regard à travers la fenêtre

Cherche à percer le mystère

De ces inondations mortelles

Qui sèment au quotidien la pagaille

 

Le monde présente des images d’apocalypse

Qui tournent et nous happent comme ces hélices

Broyant innocemment les poissons dans l’eau

Pour nous diriger chacun vers le tombeau

 

Bernard NKOUNKOU

Nigeria: plus de 100.000 habitants forcés de fuir les inondations dans le sud-est

septembre 1, 2017

Des enfants rament sur un canoë le long d’une route inondée près de maisons après une forte averse à Ikorodu, au Nigeria, mercredi 26 octobre 2011. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Plus de 100 000 personnes ont dû fuir leur foyer à cause des inondations consécutives aux fortes pluies qui se sont abattues sur le sud-est du Nigeria, a annoncé jeudi soir le président nigérian Muhammadu Buhari sur son compte Twitter.

« C’est avec une grande inquiétude que j’ai appris les inondations dans l’État de Benue, qui ont déplacé, selon les premières estimations, plus de 100 000 personnes », a écrit le président nigérian sur son compte Twitter jeudi 31 août.

« Durant les deux dernières semaines, il a beaucoup beaucoup plu », raconte Helen Teghtegh, directrice de l’ONG locale Community Links and Human Empowerment Initiative, qui a lancé un appel aux dons pour les sinistrés.

« Le niveau de la rivière Benue a beaucoup augmenté et depuis mercredi, beaucoup d’habitants de Makurdi, la capitale, ont commencé à quitter leur domicile », poursuit-elle. « Pour l’instant nous n’avons aucun chiffre précis, nous ne savons pas le nombre de victimes mais nous devrions en savoir plus demain après avoir rencontré les différents acteurs sur le terrain », explique la directrice.

La ville de Makudi sous les eaux

Les photos de Makurdi sous les eaux ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux jeudi dans la journée, montrant des hommes et des femmes qui emportaient des matelas, des sacs et leurs quelques biens à pieds.

Des voitures et des milliers de maisons ont été totalement englouties par les eaux. Deux camps ont été installés dans la capitale de l’État pour accueillir les sinistrés, mais ils ne devraient ouvrir que ce week-end.

Le président a déclaré jeudi soir avoir demandé à l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) d’agir, après que de nombreuses voix se sont élevées dans les médias locaux pour dénoncer l’inaction des autorités.

En 2012, le Nigeria a été victime de terribles inondations dans 30 de ses 36 États. Des centaines de personnes avaient été tuées, et les pluies avaient fait près de 2 millions de déplacés.

Donald Trump au Texas, sinistré par les inondations

août 29, 2017

Le président américain Donald Trump et le gouverneur du Texas Greg Abbott à Corpus Christi, au Texas, le 29 août 2017 / © AFP / JIM WATSON

Donald Trump est arrivé mardi au Texas, sinistré par les inondations causées par la tempête Harvey qui menace à présent la Louisiane voisine, avec la volonté d’afficher l’unité des Etats-Unis face à cette catastrophe d’une ampleur historique.

Casquette « USA » vissée sur le crâne, le président a salué la coordination de l’action d’urgence menée par son gouvernement et les autorités du grand Etat du Sud, face à la montée des eaux qui a selon lui « pris une dimension épique ».

« Personne n’a jamais vu quelque chose de semblable », a déclaré M. Trump depuis une cellule de crise dans la ville de Corpus Christi.

« Dans cinq ou dix ans, on veut pouvoir entendre dire qu’on a agi comme il le fallait », a-t-il souhaité, en vantant l’esprit « d’équipe » régnant sur les opérations de sauvetage en cours.

« On se félicitera mutuellement une fois que tout cela est derrière nous », a-t-il ajouté en direction du gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott.

Le président était assis à côté de la « First Lady » Melania Trump, qui avait été raillée plus tôt sur les réseaux sociaux, en embarquant vers la région inondée avec des talons aiguilles et des lunettes de soleil d’aviateur, malgré le temps pluvieux. Mme Trump a finalement troqué ses escarpins pour des chaussures de sport.

Selon les autorités la tempête a semble-t-il causé la mort directement ou indirectement d’au moins dix personnes. Houston, la métropole au coeur de la catastrophe, demeure sous la menace constante de la montée des eaux.

« Nous sommes encore largement dans la phase de réponse d’urgence, où préserver des vies et assurer la sécurité des habitants est une priorité », a souligné mardi un haut responsable de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA), dans une téléconférence.

En témoignait l’ordre d’évacuation d’urgence émis par le comté de Brazoria, au sud de Houston, en raison de brèches apparues dans une digue.

« La digue de Columbia Lakes a été percée!! », ont annoncé les édiles locaux sur leur compte Twitter. « Partez immédiatement!! ».

– Sinistrés pro-Trump –

Dans le comté de Winnie, dans le sud-est du Texas, la pluie redoublait d’intensité mardi en milieu de journée, selon une journaliste de l’AFP sur place. La zone était isolée, la principale autoroute étant fermée dans les deux sens, le niveau des eaux continuant à monter.

Certains des sinistrés confiaient leur satisfaction de voir le président Trump se rendre dans leur Etat qui vote républicain.

« Nous sommes des fans de Trump. J’ai confiance dans le fait qu’il va s’occuper de nous, il l’a dit alors je suis sûre qu’il va le faire », déclarait Darla Fitzgerald, une infirmière de 58 ans hébergée dans un centre d’accueil de la Croix-Rouge.

« L’état d’esprit des gens est incroyable », avait estimé lundi M. Trump, soucieux de se poser en rassembleur, rôle qu’il n’a, en sept mois à la Maison Blanche, jamais réussi à endosser ou incarner, tant il a généré de crises et alimenté les divisions.

Houston est la quatrième ville du pays avec 2,3 millions d’habitants et son agglomération compte plus de 6 millions d’habitants. Et le pic des inondations ne devrait être atteint que mercredi ou jeudi.

Le coeur de la tempête doit remonter vers le nord-est mercredi, frappant le sud-ouest de la Louisiane où M. Trump a déclaré lundi l’état d’urgence.

Après avoir touché la côte texane dans la nuit de vendredi à samedi, l’ouragan de catégorie 4 avait été rétrogradé en tempête tropicale.

De nombreuses familles restent bloquées ou s’entassent dans des abris. Routes et autoroutes sont inondées, comme de nombreuses maisons, avec des lignes électriques coupées.

Des dizaines de milliers de milliards de litres d’eau se sont déversés, et ce n’est pas fini. Le record absolu a été enregistré sur un site au sud-est de Houston: de vendredi midi à mardi 09H20, il y est tombé 125 cm de pluie, a annoncé mardi le National Weather Service.

– Mobilisation –

La Croix-Rouge américaine a indiqué mardi matin avoir pris en charge dans la nuit de lundi à mardi plus de 17.000 personnes.

L’agence fédérale des situations d’urgence (Fema) a de son côté confié s’attendre à devoir abriter 30.000 personnes dans des centres d’accueil temporaires.

Le chef de la police de Houston, Art Acevedo, a dit mardi que ses agents avaient secouru plus de 3.500 personnes dans la métropole.

Jusqu’à 450.000 personnes pourraient avoir besoin d’aide d’urgence, selon le directeur de la Fema.

« Nous anticipons que jusqu’à un demi-million de personnes au Texas soient éligibles ou demandent un secours financier », a déclaré le vice-président Mike Pence à la radio KHOU de Houston. « Nous savons que c’est loin d’être fini ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 20h23)                

Bombay sous les eaux

août 29, 2017

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée le 29 août 2017 par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants. / © AFP / PUNIT PARANJPE

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée mardi par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants.

Des dizaines de vols et de trains étaient annulés en raison des pluies de mousson qui s’abattent avec une rare violence sur la capitale économique de l’Inde.

Sur certaines artères, les piétons étaient immergés jusqu’aux hanches dans des flots boueux. L’eau s’infiltrait dans l’habitacle de voitures par le plancher.

De nombreuses entreprises ont dû renvoyer leurs employés à domicile. Les services météorologiques conseillaient à la population de se calfeutrer chez elle et d’éviter les déplacements.

« Jai dû annuler tous mes plans », a témoigné le chercheur Rajesh Prabhakar, bloqué en périphérie de la ville.

Depuis lundi, il est tombé plus d’un mètre et demi de pluie sur Bombay et la météo annonçait d’importantes précipitations pour les 24 prochaines heures encore.

Ces inondations réveillaient dans la mémoire des habitants de cette cité de l’argent-roi le spectre de celles de 2005, quand un millier de personnes avaient péri.

« L’eau a pénétré dans notre cage d’ascenseur, nous utilisons des seaux pour l’évacuer », a raconté à l’AFP Nibha Prasad, une mère de famille. « Nous prions pour que les pluies cessent. »

Les scientifiques attribuent les inondations endémiques de Bombay à son rapide développement urbain qui étouffe le système de canalisations.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 14h23)                

États-Unis/Tempête Harvey: 12.000 soldats de la Garde nationale mobilisés au Texas

août 28, 2017

Houston (Etats-Unis) – Douze mille soldats de la Garde nationale du Texas ont été mis en alerte lundi par le gouverneur afin d’assurer la sécurité et d’aider les opérations de secours alors que le déluge de la tempête Harvey se poursuit.

La menace principale reste la montée des eaux. Houston, quatrième ville des États-Unis avec 2,3 millions d’habitants, est paralysée par les inondations, et le pic n’est pas attendu avant mercredi ou jeudi.

C’est de cette métropole que les images les plus spectaculaires venaient. Les habitants avaient reçu pour consignes de rester chez eux, le maire ayant voulu éviter un exode massif et potentiellement dangereux à l’approche de la tempête.

Robert Frazier, mécanicien de 54 ans, et son épouse Judy ont toutefois fui leur maison de La Porte, en bordure de la baie, laissant derrière eux un camping car, une Harley Davidson et une voiture. Lundi, impossible de revenir, l’autoroute étant coupée par les inondations, et le couple patientait à une heure à l’est de la ville, dans un motel.

« J’ai probablement tout perdu, tout est sans doute sous l’eau », se lamente l’homme.

Aux abords de Houston, un calme inhabituel emplissait les longues étendues, en l’absence de circulation automobile. De vastes terres étaient inondées, et dans les villes les magasins restaient fermés, les trottoirs déserts.

Il continuait de pleuvoir lundi, près de trois jours après que l’ouragan de catégorie 4 a touché terre depuis le golfe du Mexique. Rétrogradé en tempête tropicale, il est resté plus ou moins stationnaire et a gorgé d’eau le sud-est du Texas, faisant déborder les rivières et saturant les terres.

Plus de 2.000 personnes ont été secourues à ce jour par la police et les pompiers de Houston, des opérations souvent effectuées grâce à des barques ou des bateaux légers dans des rues devenues canaux, avec de l’eau montant jusqu’à la taille ou plus haut. Les autorités locales ont appelé les Texans à la solidarité, notamment ceux qui disposent d’embarcations.

Greg Abbott, le gouverneur du Texas, deuxième plus grand Etat du pays, a mobilisé lundi la totalité des 12.000 soldats de la Garde nationale du Texas, après en avoir activé 3.000 dans un premier temps. Ce corps de réservistes, composés de civils participant à des entraînements réguliers dans l’armée, aura pour tâche principale la sécurité.

L’agence fédérale des situations d’urgence, Fema, se prépare à accueillir 30.000 personnes dans des centres d’accueil d’urgence dans la région. A Houston, 5.500 personnes étaient dans les centres lundi matin, et leur nombre devrait selon le maire augmenter de façon « exponentielle ».

– Coordination efficace –

A Washington, à la veille de son déplacement sur place mardi, Donald Trump s’est félicité de la coordination des secours entre autorités fédérales et locales.

« C’est un volume d’eau historique », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. « Il n’y a jamais rien eu de tel. Les gens gèrent ça incroyablement bien, les Texans ont vraiment persévéré ».

« Le gouvernement fédéral est prêt à soutenir cet effort. Mais pour le moment la chose la plus importante est d’assurer la sécurité de ceux qui sont encore menacés », a-t-il ajouté.

Les précipitations ont déjà dépassé largement les 50 centimètres depuis jeudi dans la région. Certains lieux en sont à plus de 70 centimètres. Et des zones pourraient encore recevoir 40 à 50 cm de précipitations cette semaine, selon le service météorologique national.

Le pic des inondations ne devrait donc être atteint que mercredi ou jeudi, a prévenu son directeur, Louis Uccellini, lors d’une conférence de presse à Washington.

Les prévisions sont incertaines, mais Harvey devrait se déplacer lentement vers l’est, en suivant la côte, dans les cinq prochains jours, en direction de la Louisiane, où le président Donald Trump a déclaré une situation d’urgence permettant aux autorités fédérales de coordonner les opérations.

Les autorités n’avaient de cesse de répéter que le pire restait à venir.

Il y a tellement d’eau que deux réservoirs menaçaient de déborder à Houston, avec une montée du niveau de 15 cm par heure. Le Corps d’ingénieurs de l’armée, qui en a la charge, a donc décidé de relâcher de l’eau dans une rivière afin de contrôler autant que possible la direction des inondations.

Les barrages des réservoirs avaient été conçus pour résister à des inondations n’arrivant qu’une fois par millénaire, a affirmé sur CNN Lars Zetterstrom, de l’US Army Corps of Engineers.

Les ingénieurs de Houston tentaient également de pomper l’eau ayant submergé une station d’épuration du nord-est de la ville, afin d’empêcher qu’elle ne soit mise hors service.

L’agence Fema a annoncé que 8.500 fonctionnaires fédéraux étaient sur le terrain en renfort des autorités locales, dont 1.100 impliqués dans des opérations de sauvetage.

Fema fournit des moyens techniques et humanitaires, allant de groupes électrogènes à des repas ou la fourniture d’eau.

« Je mettrais la note A+ au gouvernement fédéral », a déclaré le gouverneur Abbott, un républicain. « C’est probablement l’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire américaine, si ce n’est la plus grande ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 22h40)

États-Unis: destruction et inondations  » gravissimes » dans le sillage de l’ouragan Harvey au Texas

août 26, 2017

Corpus Christi (Etats-Unis) – Des inondations « extrêmement graves » ont commencé samedi au Texas dans le sillage de l’ouragan Harvey, le plus puissant à frapper les États-Unis depuis 2005, et les autorités ont prévenu que la reconstruction prendrait « des années ».

Après avoir accosté dans cet Etat du Sud vendredi vers 22H00 (03H00 GMT) en catégorie 4 –sur une échelle de 5–, l’ouragan a été rétrogradé pour n’être plus qu’une tempête tropicale, avec des vents soufflant à 110 km/h, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) samedi à 18H00 GMT.

Mais sa progression très lente, seulement 4 km/h, le rend très dangereux car une « pluie torrentielle » va continuer de s’abattre sur les mêmes régions pendant plusieurs jours.

« De inondations extrêmement graves sont en cours », a prévenu le NHC. Selon le centre des ouragans, des pluies pouvant atteindre jusqu’à 100 cm par endroits sont attendues d’ici jeudi, ce qui provoquera des « inondations catastrophiques et potentiellement mortelles ».

Alors que les opérations de secours ont commencé sur le terrain, aucun décès n’a été signalé à ce stade, selon le gouverneur du Texas Greg Abbott, mais il a évoqué des « dégâts très importants » dans plusieurs localités et a également mis en garde contre des inondations « gravissimes ».

Le président Donald Trump, qui a signé dès vendredi une déclaration de catastrophe naturelle, a appelé samedi les équipes à « rester pleinement mobilisées » car les conséquences de Harvey vont se faire sentir au cours des prochains jours, selon la Maison Blanche.

J’étais terrifié

« On est près de la baie, on a l’habitude des vents violents, mais rien à voir avec la nuit dernière, j’étais terrifié », a raconté à l’AFP Brandon Gonzalez, propriétaire d’un magasin à Corpus Christi, ville côtière de 300.000 habitants transformée en cité fantôme après avoir été en grande partie évacuée. Son habitation a été « secouée dans tous les sens » durant la nuit.

« C’est la tempête la plus effrayante de toute ma vie », a commenté Cherylyn Boyd, qui a aussi bravé les éléments en restant sur place, refusant de fuir à l’intérieur des terres comme l’ont fait des milliers d’autres habitants des régions côtières sous l’insistance des autorités.

Routes submergées par les flots, toitures de maisons envolées, panneaux de signalisation à terre, gouttières arrachées, branches d’arbres qui jonchent le sol… Les stigmates de l’arrivée de Harvey étaient nombreux samedi matin.

« Des entreprises et des maisons ont été complètement détruites et, à coup sûr, un grand nombre de vies vont être perturbées de manière importante », a déclaré C.J. Wax, maire de Rockport, sur la chaîne de télévision MSNBC.

Au moins dix personnes ont été blessées vendredi dans cette ville de 10.000 habitants, par la chute de toitures, a dit à des médias locaux Kevin Carruth, un responsable municipal. Son aéroport a également beaucoup souffert, ainsi que le lycée de la ville.

« Nous avons déjà subi un coup sévère avec la tempête mais nous en anticipons un autre avec les inondations qui vont arriver de l’intérieur des terres » où Harvey s’est ancré, a ajouté M. Wax sur CNN.

Le maire de Port Arensas Keith McMullin a lui affirmé à la télévision que les premières équipes de déblayage avaient atteint une partie de la ville « totalement détruite ».

Le danger est « encore bien réel. Historiquement, l’eau est davantage une menace pour la vie que le vent », a prévenu le National Weather Center (NWS). Entre 1963 et 2012, le vent n’a causé que 11% des décès survenus lors d’ouragans aux États-Unis côté Atlantique tandis que 82% l’ont été par l’eau (49% avec la montée de la mer, 27% par la pluie et 6% par les vagues).

– 112 plateformes pétrolières évacuées –

Une consigne d’évacuation volontaire a été diffusée dans plusieurs localités à risque d’inondation. L’évacuation d’environ 4.500 prisonniers du centre de détention de la ville de Rosharon, au sud de Houston, a notamment commencé face à la montée des eaux d’une rivière proche.

Selon le gouverneur du Texas, plus de 338.000 clients étaient privés de courant, « et cela va durer plusieurs jours ».

« Les mêmes endroits vont recevoir la pluie pendant les prochains jours », a relevé auprès de l’AFP Brian McNoldy, chercheur sur les ouragans à l’université de Miami. « C’est assez inhabituel » qu’un ouragan fasse du sur-place « peut-être pendant six jours ».

Outre la pluie, Harvey a provoqué une montée des eaux de la mer pouvant atteindre jusqu’à quatre mètres dans certains secteurs.

Or la côte texane accueille près d’un tiers des capacités de raffinerie de pétrole des États-Unis et le Golfe du Mexique 20% de la production américaine.

Selon un dernier pointage samedi à la mi-journée, 112 plateformes ont été évacuées, qui représentent 24,5% de la production quotidienne de brut et 26% de gaz, et de nombreuses installations à terre fermées.

Harvey a ravivé aux États-Unis le traumatisme de Katrina, qui a provoqué en 2005 une catastrophe humanitaire avec plus de plus de 1.800 morts et la destruction de quartiers entiers de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane voisine.

A l’époque, le manque de préparation et les défaillances criantes de l’état fédéral avaient eu des conséquences dramatiques. Le président George W. Bush avait été accusé par beaucoup d’indifférence envers les habitants d’une région très défavorisée et majoritairement noire.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2017 20h59)                                            

L’ouragan Harvey s’aggrippe au Texas, menacé d’inondations catastrophiques

août 26, 2017

Un panneau déformé par le vent de l’ouragan Harvey à Corpus Christi le 25 août 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JOE RAEDLE

L’ouragan Harvey continuait de s’essouffler samedi matin dans sa très lente progression au-dessus du Texas où plusieurs personnes ont été blessées et qui reste menacé par des « inondations catastrophiques » au cours des prochains jours.

« Des pluies torrentielles vont s’abattre aujourd’hui et jusqu’à lundi avec des zones pluvieuses qui vont rester ancrées sur certaines régions », ont prévenu samedi matin les services météorologiques américains, anticipant de 38 à 88 cm d’accumulation par endroits d’ici mercredi.

Plusieurs comtés avaient déjà reçu samedi matin autour de 23 cm de pluie en 24 heures.

Plus puissant ouragan à frapper les Etats-Unis depuis 2005 et pire tempête à s’abattre sur le Texas depuis 1961, Harvey a atteint la terre ferme vendredi vers 22h00 locales (03h00 GMT samedi) entre Rockport et Port Aransas, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Corpus Christi.

Harvey a accédé à la catégorie 4 –sur une échelle de 5– au moment où il touchait terre, accompagné de vents soufflant jusqu’à 215 km/h.

L’ouragan se déplace à vitesse très faible (9km/h samedi matin) ce qui le rend d’autant plus dangereux, mais la puissance de ses vents a rapidement diminué au fil de la nuit. A 11H00 GMT, il a été rétrogradé en catégorie 1 avec des vents soufflant à 140 km/h qui s’étaient encore réduits à 12H00 GMT (130 km/h), a annoncé le Centre national des ouragans (NHC).

Harvey pourrait rendre de nombreuses zones « inhabitables pendant des mois », avait averti l’agence fédérale, s’attendant à ce qu’il « serpente au-dessus du sud-est du Texas jusqu’au milieu de la semaine prochaine ».

Dix personnes ont été blessées vendredi à Rockport par la chute de toitures, de nombreux arbres ont été arrachés et des véhicules endommagés étaient visibles « partout », a raconté aux médias locaux Kevin Carruth, un responsable municipal.

La police de Corpus Christi a signalé samedi matin sur Twitter « de nombreux débris sur les routes et des lignes électriques à terre. La plupart des feux tricolores ne fonctionnent pas », demandant la « patience » des habitants pour la laisser « sécuriser les choses avant votre retour ».

Le gestionnaire d’électricité du Texas ERCOT a indiqué qu’à 11H30 GMT samedi, plus de 213.000 clients étaient privés de courant sur la côte texane à cause de l’ouragan.

Le président Donald Trump a signé dès vendredi une déclaration de catastrophe naturelle. Ayant en tête le dramatique précédent de l’ouragan Katrina, qui a fait plus de plus de 1.800 morts et détruit des quartiers entiers de La Nouvelle-Orléans en Louisiane voisine, il se tient informé de la situation et compte se rendre dans la zone sinistrée la semaine prochaine.

« Surveillance étroite de l’ouragan Harvey depuis Camp David. Nous ne laissons rien au hasard », a tweeté le milliardaire samedi matin.

– ‘J’ai dû tout laisser’ –

Dès vendredi, la côte a été battue par des vents violents et des paquets de pluie qui ont fait de Corpus Christi –d’ordinaire une citée industrieuse de 300.000 habitants– une ville fantôme.

Des milliers d’habitants ont préféré fuir à l’intérieur des terres, souvent à San Antonio, à quelque 200 kilomètres de là, sous l’insistance des autorités et devant la peur de se retrouver sous l’eau.

Michael Allen est de ceux-là. « Je me suis dit que je ne voulais pas être comme ces gars de La Nouvelle-Orléans. Je ne voulais pas que ça m’arrive à moi », a-t-il raconté à l’AFP devant un centre d’accueil aménagé à la hâte.

Comme beaucoup d’autres, il est parti très vite. « J’ai dû tout laisser. Tout ».

Outre la pluie, Harvey a provoqué une montée des eaux pouvant atteindre jusqu’à 4 mètres dans certains secteurs.

« D’aussi loin que je me souvienne, je ne pense pas qu’il y ait eu quelque chose de ce genre » auparavant, a commenté pour l’AFP Brian McNoldy, chercheur sur les ouragans à l’université de Miami.

« Je ne me souviens pas d’un ouragan majeur qui fait du surplace et reste coincé, c’est une combinaison qui est très inquiétante », explique-t-il.

Cet ouragan atypique ne devrait en effet pas s’enfoncer très profondément dans les terres mais ravager particulièrement la côte et menacer ses raffineries de pétrole.

« Nous pouvons dire à ce stade qu’il va s’agir d’un désastre majeur », a averti dès vendredi le gouverneur du Texas, Greg Abbott.

– Traumatisme Katrina –

Harvey a ravivé aux Etats-Unis le traumatisme de Katrina, qui a provoqué une catastrophe humanitaire.

A l’époque, le manque de préparation et les défaillances criantes de l’état fédéral avaient eu des conséquences dramatiques. A cela s’étaient ajoutées les critiques envers le président George W. Bush, accusé par beaucoup d’indifférence envers les habitants d’une région très défavorisée et majoritairement noire.

En attendant de pouvoir évaluer plus précisément les dégâts et faire un premier bilan, Patrick Rios, le maire de Rockport avait un message pour ceux de ses administrés qui ont décidé de rester et d’affronter la tempête: « marquer au feutre indélébile leur numéro de Sécurité sociale sur leur bras », pour qu’ils puissent être identifiés en cas de décès.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2017 14h31)                

Inondations en Asie du sud: près de 600 morts

août 19, 2017

Des centaines de personnes meurent chaque année dans des inondations et glissements de terrain provoqués par la mousson en Inde / © AFP/Archives / Biju BORO

Quelque 600 personnes sont mortes et des millions d’autres ont été affectées par les inondations liées à la mousson annuelle en Asie du sud, ont annoncé samedi des responsables, alors que les opérations de secours se poursuivaient.

Une nouvelle série d’inondations et de glissements de terrain frappe le sous-continent depuis la deuxième semaine d’août, au moment où la mousson fait sentir ses effets sur les parties nord et est de la région.

Les autorités en Inde ont demandé l’aide de l’armée dans deux districts de l’Etat d’Uttar Pradesh (nord) après des pluies diluviennes qui ont isolé des centaines de villages.

Dans cet Etat, 33 des 75 districts sont touchés par des inondations qui ont fait 55 morts.

« Nous avons demandé l’aide de l’armée pour atteindre les populations affectées », a déclaré à l’AFP un haut responsable des services de secours de l’Etat, T P Gupta.

Près de 100.000 personnes ont dû s’installer dans des abris et les autorités estiment que deux millions d’autres ont été touchées par les pluies.

Dans l’Etat du Bihar (est), le nombre de morts atteignait 153 et quelque 400.000 personnes étaient abritées dans des camps de secours, dix millions de personnes au total ayant été touchées par les pires inondations dans la zone depuis 2008.

Plus de 5.000 personnes, y compris 2.000 soldats, sont allés au secours de la population, selon le responsable des services de secours de l’Etat Anirudh Kumar.

« Environ 1.300 abris ont été ouverts pour recevoir les personnes affectées », a déclaré M. Kumar à l’AFP.

Le Bihar et l’Uttar Pradesh voisinent le Népal, lui-même frappé ces derniers jours par des inondations qui ont fait 123 morts et où 20% au moins des 28 millions d’habitants sont affectés par ces inondations qui sont les pires depuis 15 ans dans le pays selon les Nations unies.

Plus à l’est en Inde, au moins 60 personnes sont mortes dans des inondations qui ont frappé l’Assam pour la deuxième fois en moins de quatre mois, tandis que près de 425.000 personnes demeuraient dans des camps de secours. Les liaisons ferroviaires avec le reste du pays restaient suspendues pour le sixième jour consécutif.

Les autorités de l’Etat du Bengale occidental (est), où 52 morts ont été enregistrés avec plus d’un million de personnes affectées, ont fait état d’un reflux des eaux.

Au moins 100 personnes sont mortes au Bangladesh voisin où près de six millions de personnes sont affectées par les inondations. Le gouvernement a ouvert près d’un millier d’abris dans des écoles et collèges où quelque 300.000 personnes se sont réfugiés, selon les services de secours.

La Croix-Rouge a qualifié de crise humanitaire ces inondations et jugé nécessaire une action urgente.

« Des millions de personnes au Nepal, au Bangladesh et en Inde font face à de sérieuses pénuries alimentaires et à des maladies provoquées par les eaux polluées des inondations », a estimé Martin Faller, directeur régional adjoint pour l’Asie Pacifique de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans les glissements de terrain et les inondations provoqués par la mousson annuelle, qui frappe début juin le sud de l’Inde et balaie l’Asie du sud durant quatre mois.

Environ 350 personnes étaient mortes durant la première série d’inondations qui avait commencé mi-juillet en Inde dans le Gujarat (ouest) et plusieurs Etats reculés du nord-est.

Romandie.com avec(©AFP / 19 août 2017 14h49)