Posts Tagged ‘Inondations’

Après les tracasseries à foison

janvier 29, 2018

 

Les pieds dans l’eau à hauteur des genoux

Malgré les inondations je suis encore debout

Les statues en bois crient que je les sauve

Pour avoir pris des gorgées jusqu’à la minerve

 

Des passerelles de fortune longent les rues

Où mes pieds nus pleurent cette déconvenue

De mon habitation désormais en zone inondable

Payée au prix fort pour passer une vie paisible

 

Lassée et exténuée de toujours faire des réparations

Dans ce cocon de paradis exposé aux inondations

J’ai pris l’ultime décision de vendre cette maison

Pour plus de tranquillité et solder ces tracasseries à foison

 

Bernard NKOUNKOU

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La crue de Paris

janvier 29, 2018

 

Du haut de la Tour Effel au ciel

Tombe une sale pluie torrentielle

Qui sonne l’alerte dans tous les esprits

Accrochant l’œil sur la monture du toit

 

Dans la furie innervée des gouttes folles

Tous les espoirs d’accalmie s’envolent

Quand gémit et soupire la nappe phréatique

Les Parisiens devant le pic paniquent

 

Face à la colère de la crue parisienne

De cette vague de pluies diluviennes

La Seine qui reçoit la Marne dans sa veine

Assiste impuissante les habitants en peine

 

Rues inondées, maisons cernées

Par-ci et par-là flottent des déchets

Qui trainent leurs pas dans les inondations

Avant de gagner la pauvre mer en action

 

Bernard NKOUNKOU

Crue de la Seine à Paris: pic attendu ce week-end

janvier 25, 2018

Le zouave du pont de l’Alma le 25 janvier 2018 à Paris, de l’eau jusqu’à mi-cuisses / © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

De l’eau jusqu’a mi-cuisse, le Zouave du pont de l’Alma à Paris témoignait de la poursuite de la crue de la Seine, dont le pic est attendu ce week-end, qui a déjà provoqué des évacuations et des coupures d’électricité.

Au niveau national, 13 départements français étaient encore dans la nuit de jeudi à vendredi en vigilance orange, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.

Face à la poursuite de la lente montée des eaux à Paris où la Seine atteignait près de 5,6 mètres jeudi matin, les ministères ont été placés en phase d’alerte pour qu’ils se préparent notamment à un repli éventuel vers des sites de secours.

La navigation a été interdite, les péniches et musées étaient sous surveillance dans la région parisienne où 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le sud. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité.

Dans la capitale, « on attend le maximum ce week-end, avec une hauteur entre 5,80 m et 6,20 m », a annoncé Bruno Janet, expert de l’organisme de surveillance des crues. Un niveau comparable à la crue de juin 2016 (6,10 m) mais très loin de celle, historique, de 1910 (8,62 m).

Selon lui, il est « probable que le niveau de la Seine reste assez haut pendant encore plusieurs jours la semaine prochaine ».

Dans un quartier de Villeneuve-Saint-Georges, au sud-est de Paris, la rivière de l’Yerres débordait toujours jeudi. Des habitants se déplaçaient en barque dans des rues où les voitures étaient en partie immergées. En bateau à moteur, la brigade fluviale aidait les habitants à récupérer des affaires chez eux.

« Après les inondations de 2016, on a mis presque deux ans à faire les travaux. On vient de finir. Là, on va devoir tout recommencer », se désolait Akca, 31 ans, même si l’eau n’a pas encore atteint sa maison. Un peu plus bas, le sous-sol de Carlos, 21 ans, est déjà « complètement rempli, c’est une vraie piscine ».

Quelque 150 habitants de cette zone sont hébergés dans un gymnase, selon la préfecture.

La pluie a repris jeudi après une accalmie, mais cela ne devrait pas changer les prévisions de crue de la Seine, selon Vigicrues.

– Jusqu’à la semaine prochaine –

Dans les musées parisiens du Louvre, d’Orsay et de l’Orangerie, aucune fermeture n’était programmée mais le Plan de protection contre les inondations (PPCI) a été déclenché.

« Le musée est ouvert, il n’y a pas de mouvement d’œuvres », soulignait la direction du Louvre. Seul le niveau bas du département des Arts de l’Islam est interdit à la visite « à titre préventif ».

La direction du musée le plus fréquenté au monde (8,1 millions de visiteurs en 2017) a aussi indiqué que « des mesures de protection du Palais sont mises en œuvre ».

Même vigilance aux musées d’Orsay et de l’Orangerie (plus de 4 millions de visiteurs cumulés en 2017) où, selon la direction, du matériel a été acheminé et des zones de repli aménagées.

En juin 2016, le Louvre et Orsay avaient dû fermer pendant plusieurs jours. Au Louvre, 35.000 œuvres, soit 25% des 152.000 pièces conservées dans des zones inondables, avaient été mises à l’abri en 48 heures.

Sur la Seine, les propriétaires des péniches sont inquiets. « On surveille le bateau pour s’assurer qu’il reste bien sur le lit du fleuve. Le danger principal c’est qu’il se pose sur les quais », explique Eric Merour, responsable d’une péniche-restaurant.

Les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur certains cours d’eau, notamment la Seine en amont, jusqu’à Paris, laissant les bateaux-mouches de la capitale au chômage technique.

La situation s’améliorait malgré tout sur la partie amont du bassin de la Seine, selon Vigicrues.

Autre point d’attention: la Saône, dans l’est de la France, qui voit arriver la crue du Doubs.

A l’origine de ce phénomène national, des précipitations importantes, sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 04h17)                

Kinshasa: les violences des inondations amplifiées par la folle croissance urbaine

janvier 5, 2018

Un glissement de terrain à Kinshasa à la suite des fortes pluies du 4 janvier 2017 / © AFP / JOHN WESSELS

Des morts, des eaux qui débordent, des maisons qui s’effondrent… La violence des pluies torrentielles qui ont frappé Kinshasa pendant quelques heures jeudi a été amplifiée par la folle croissance de la mégapole africaine.

Au moins 37 personnes sont mortes dans la capitale de la République démocratique du Congo touchée par un orage violent mais normal en cette fin de grande saison des pluies dans la nuit de mercredi à jeudi, d’après les autorités provinciales.

Les quartiers les plus touchés sont des communes populaires vibrantes d’activités mais avec des poches de pauvreté, comme Ngaliema construite sur une colline (13 morts), Selembao (9 morts), Bandal, où des enfants d’une même famille sont morts noyés après l’effondrement de leur maison, Limete, d’après le ministre provincial des Affaires sociales, Dominique Weloli.

A Ngaliema, trois personnes, Brunelle, 18 ou 19 ans, sa sœur Gladys, 22 ou 23 ans, et son bébé, ont été victimes de l’effondrement de leur maison construite en briques d’argile couleur sable qui s’effritent entre les mains après l’orage, ont indiqué les voisins à l’AFP.

La maison, construite au fond d’un ravin parmi la végétation, a été détruite par les eaux qui se sont précipitées du haut d’une colline jonchée de détritus, selon les habitants.

Une entreprise chinoise avait bien tenté de construire des canalisations sur la voirie là haut, mais elles ont cédé sous la violence des pluies. Deux tuyaux ont été projetés jusqu’au fond du ravin, près de la maison des victimes dont ne subsiste rien qu’un canapé en plein air.

« Les secours sont venus mais en retard, vers 4h00 », explique un jeune homme, Magloire, qui affirme avoir découvert les corps.

La maison des deux sœurs, dont les parents étaient absents, ainsi que celle de deux voisins blessés, n’auraient pas dû se trouver là. « Ce sont des constructions anarchiques. Ça fait très longtemps que les textes de l’État interdisent de s’installer ici. Les gens s’installent quand même parce qu’ils manquent de moyen d’aller ailleurs », détaille le chef de quartier adjoint Ruffin Abedi.

– ‘Urbanisme de la pauvreté’ –

Les inondations à Kinshasa sont « liées à la surpopulation, à l’occupation de terrains inondables qui ne devaient pas être occupés », avance le colonel Roger-Nestor Lubiku, ex-directeur général de l’Institut géographique du Congo (IGC).

« La solution à ce double problème (inondations et surpopulation), c’est la délocalisation des populations qui occupent des terrains inondables vers des surfaces habitables », ajoute-t-il joint par l’AFP.

Plus facile à dire qu’à faire. Kinshasa connaît une croissance démographique rapide, sans cadastre et difficile à quantifier en l’absence de tout recensement.

La capitale compterait 10 millions d’habitants, soit un doublement de population en même pas 20 ans. Rien qu’entre 2000 et 2005, le nombre de Kinois est passé de 6 à 7,5 millions, d’après la cartographie satellitaire de la Revue belge de géographie.

La même revue savante énonçait en 2009 une conclusion toujours valable en 2018 sur les collines de Ngaliema: « 30% de la croissance urbaine s’est effectuée sur des pentes de plus de 15%, soit présentant un risque important d’érosion ».

Cette croissance est le fait d’un « urbanisme de la pauvreté », affirmait en juillet au journal français Le Monde Corneille Kanene, ex-directeur de ONU-Habitat, ajoutant: « les trois quarts de Kinshasa sont constitués de bidonvilles sans accès à l’eau ni à l’électricité ».

Cet urbanisme est tellement inégalitaire qu’il va au-delà de la ségrégation sociale habituelle dans les grandes villes. Les habitations fragiles de Ngaliema se trouvent à quelques centaines de mètres des villas cossues de Macampagne, et à quelques kilomètres des tours, des ambassades et des belles villas de la Gombe.

En cette période de crise politique, l’opposition a dénoncé « la mauvaise gouvernance » et les carences de l’État. L’ambassadeur du Canada Nicolas Simard s’est aussi permis ce tweet: « Ce drame rappelle la nécessité d’une meilleure planification urbaine, l’entretien des infrastructures, et la gestion des urgences ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 15h04)                

Tempête de neige sur le nord-est des États-Unis, aéroports paralysés

janvier 4, 2018

Des passants sur Times Square enneigé à Manhattan le 4 janvier 2018n / © AFP / Jewel SAMAD

Aéroports paralysés à New York, inondations glacées à Boston, des dizaines de milliers de personnes sans électricité: une tempête de neige a balayé jeudi la côte Est des Etats-Unis, et les autorités redoutaient désormais une chute des températures qui pourrait aggraver la situation.

Les importantes chutes de neige apportées par cette première grosse tempête de la saison semblaient se calmer en fin de journée.

La neige s’est notamment arrêtée à New York, après être tombée dru tout jeudi, recouvrant les rues de la première métropole américaine d’un épais manteau blanc et les plongeant dans un calme inhabituel. Les écoles publiques devaient rouvrir vendredi dans cette ville de 8,5 millions d’habitants.

Les gouverneurs des Etats de New York et du Massachusetts ont néanmoins mis en garde contre le verglas avec la chute attendue des températures, qui devaient avoisiner les -13° Celsius dans la nuit et rester glaciales tout le week-end.

Les perturbations ont été marquées dans les transports: les aéroports new-yorkais J.F. Kennedy et La Guardia ont été « de fait fermés » à partir de la mi-journée, a souligné Andrew Cuomo, gouverneur de New York. Les terminaux sont restés ouverts pour accueillir les passagers coincés.

La fermeture de JFK a obligé un A380 de la compagnie Singapore Airlines à se poser sur le petit aéroport de Stewart, à 100 kilomètres au nord de New York, qui n’avait jamais accueilli d’appareil aussi grand, a tweeté l’aéroport.

Plus de trois quarts des vols aux aéroports de Newark, dans le New Jersey, et de Logan à Boston ont été annulés.

JFK devrait rouvrir vendredi matin mais les autorités du Massachusetts ont averti que les perturbations risquaient de se poursuivre à Boston.

Le site Flightaware a recensé l’annulation de quelque 4.200 vols et plus de 2.200 vols retardés.

« De nombreux accidents graves » ont eu lieu sur les routes, a indiqué M. Cuomo, sans donner de chiffres précis, tandis que de nombreux trains reliant les métropoles du nord-est ont aussi été retardés et annulés.

– Inondations glacées –

La tempête a été accompagnée de vagues géantes dans la région de Boston qui ont provoqué des « inondations historiques », selon le gouverneur Charlie Baker. Du jamais vu depuis février 1978.

Des rues généralement animées des quartiers est de Boston ont été envahies par les eaux glacées et 26 des 78 communes côtières du Massachussetts ont signalé des problèmes d’inondations, selon son adjointe.

De la frontière canadienne, où les chutes du Niagara ont en partie gelé, au fleuve Potomac recouvert de glace dans la capitale fédérale Washington, l’ensemble du nord-est américain a été affecté par cette première grosse tempête de la saison.

A New York, Boston, Philadelphie et Washington, les écoles ont fermé par précaution. Beaucoup devaient rouvrir vendredi, même si à Boston notamment, elles devaient garder portes closes pour faciliter en particulier le déblayage des routes.

Certaines régions du sud-est habituellement épargnées par la neige ont également été frappées par cet épisode hivernal.

Ainsi, les plages de Floride ont reçu cette semaine leurs premiers flocons en plus de 30 ans. Trois personnes sont mortes jeudi dans un accident dû au verglas en Caroline du Sud.

– Electricité coupée –

Et en Caroline du Nord et en Virginie, plus de 30.000 personnes étaient privées d’électricité en fin d’après-midi, selon la chaine CNN.

Elles étaient 3.000 à New York et environ 10.000 à Boston, même si le courant devait être en partie rétabli en fin de journée.

De nombreuses autorités locales, dont le gouverneur de New York, ont mobilisé des moyens supplémentaires en déclarant l’état d’urgence. La Garde nationale a déployé quelque 500 personnes dans les Etats de New York, Massachusetts, Rhode Island, Connecticut, New Hampshire et Caroline du Nord et du Sud, essentiellement pour des tâches de sécurisation des routes et des véhicules, selon un communiqué.

A Washington, le Sénat avait écourté sa semaine de travail mercredi pour permettre aux élus de rentrer chez eux avant la tempête.

Qualifiée de « bombe météo » en raison de la chute particulièrement rapide de la pression, cette tempête devrait attirer une nouvelle vague de froid dans les prochains jours, avec une masse d’air glaciale venue du nord.

Après un bref répit mercredi, les températures ont rechuté et ne devraient recommencer à grimper qu’en début de semaine prochaine.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 02h27)                

Une tempête aux conséquences exceptionnelles, entre inondations et incendies

janvier 4, 2018

Lyon – La tempête Eleanor, qui a fait jeudi un second mort, laisse dans son sillage des villages inondés, des skieurs bloqués avec un risque d’avalanches maximal dans les Alpes et des incendies exceptionnels pour la saison en Corse.

Le vent ne souffle plus mais l’eau et la neige perturbent encore une dizaine de départements. En Isère, à Crêts-en-Belledonne, une nonagénaire est décédée d’une crise cardiaque dans sa maison inondée par une coulée de boue et d’eau.

Le drame s’est produit le long d’une route départementale où la circulation est actuellement coupée, comme sur d’autres axes locaux, en raison des précipitations et d’éboulements.

Les pluies de la tempête ont conduit Météo-France, dans son dernier bulletin, à maintenir l’Isère en alerte inondation, avec les Hautes-Alpes, la Savoie et la Haute-Savoie, le Doubs, le Jura, le Territoire-de-Belfort et la Haute-Saône mais aussi, plus au nord, la Seine-Maritime, le Pas-de-Calais et la Somme.

Des crues sont à craindre en Gironde, Seine-Maritime, dans l’Eure et en Franche-Comté.

« L’intensité des pluies et la fonte de la neige engendrent un risque d’inondation par des ruisseaux qui débordent, des petites coulées de boue ou de pierres », explique la prévisionniste Cécile Coléou.

Dans les Alpes du nord, le risque d’avalanches est fort à maximal par endroits alors que les stations de ski sont bondées pour les vacances scolaires. Météo-France met en garde face aux « gros volumes » de neige qui « pourraient atteindre des routes, voire des habitations exposées ».

Cette situation résulte de la conjonction de trois événements: chutes de neige abondantes et soudaines, vents très violents qui ont accumulé la neige en haute altitude et, enfin, un redoux qui a amené des pluies très importantes, jusqu’à 2.300 mètres, ce qui a alourdi le manteau neigeux.

De nombreux domaines skiables sont en conséquence fermés ou ouverts juste sur le bas. Mercredi, un skieur de 21 ans avait été tué par la chute d’un sapin sur une piste de la station haut-savoyarde de Morillon.

Intensité exceptionnelle

En montagne, beaucoup d’axes routiers sont coupés par l’eau, des coulées de boue ou de neige. Des villages sont même totalement isolés comme à Bouchet-Montcharvin en Haute-Savoie, selon la préfecture.

En Savoie, les accès à Tignes-Val d’Isère sont perturbés. A Val Thorens, l’axe menant à la vallée a été rouvert à la mi-journée.

Côté électricité, 15.000 foyers en restaient privés en France métropolitaine, dont 7.000 en Alsace et en Franche-Comté, selon un bilan d’Enedis à 12H30. En Corse, environ 11.000 foyers étaient sans courant jeudi matin, selon EDF.

L’île a par ailleurs été frappée par des incendies, « d’une intensité exceptionnelle en plein hiver » selon la préfecture, face au cocktail vents violents et sols secs.

A 14H00, l’incendie de Sant’Andrea di Cotone (Haute-Corse), qui a parcouru près de 1.000 hectares, ne progressait plus mais n’était pas maîtrisé. L’absence de vent favorisait un apaisement des flammes. Des pluies sont prévues dans les jours à venir.

Un peu plus au Sud, à Chiatra, où 650 hectares ont brûlé, trois personnes ont été légèrement blessées. Dix habitations ont été touchées par le feu, dont cinq détruites. Et 300 chèvres ont été tuées, a ajouté la préfecture.

Selon une source proche de l’enquête, un témoin de l’incendie a vu un poteau tomber sous l’effet du vent, occasionnant un arc électrique qui aurait mis feu au maquis. Pour le feu de San Andria di Cotone, l’origine criminelle n’est pas exclue.

La préfecture déconseille fortement la circulation des véhicules sur les secteurs où opèrent les secours, alors qu’un pompier en intervention a été légèrement blessé après avoir été percuté par une voiture près de Chiatra.

Mercredi soir, le ministère de l’Intérieur avait fait état de quatre autres personnes « gravement blessées » et de 22 « plus légèrement » lors du passage de cette quatrième tempête de la saison.

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2018 14h19)                                            

Le Sud des Philippines balayé par une tempête, 200 morts

décembre 24, 2017

Évacuation de résidents à Davao, dans le sud des Philippines après une tempête tropicale, le 23 décembre 2017 / © AFP / MANMAN DEJETO

La tempête tropicale Tembin a fait plus de 200 morts dans le Sud des Philippines, où des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir, ont annoncé dimanche la police et les secours.

Selon un communiqué de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge, 70.000 personnes ont été déplacées ou affectées par la tempête.

« Les gens ont tout laissé derrière eux dans leur fuite », a expliqué dans un communiqué Patrick Elliott, responsable des opérations et des programmes de la Fédération aux Philippines.

Un nouveau bilan officiel faisait état dimanche matin de plus de 200 morts depuis vendredi, contre 182 décès recensés samedi. Par ailleurs 144 personnes étaient toujours portées disparues et plus de 40.000 ont trouvé refuge dans des centres d’évacuation.

Tembin, qui a frappé l’archipel vendredi, s’éloignait en mer de Chine méridionale.

Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons et de tempêtes, mais Mindanao, la grande île du sud qui compte quelque 20 millions d’habitants, est généralement épargnée.

La police locale a annoncé que 135 personnes avaient péri dans la partie nord de Mindanao, où 72 habitants sont portés disparus. Sur la péninsule de Zamboanga (ouest), 47 ont été tuées et 72 habitants sont portés disparus.

Par ailleurs, 18 personnes ont péri dans la province centrale de Lanao del Sur, où se trouve notamment le village montagneux de Dalama, qui a quasiment été rayé de la carte.

– Tué par un crocodile –

Des images filmées par la chaîne philippine ABS-CBN montraient des maisons pulvérisées comme des châteaux de carte par les intempéries, d’autres noyées sous les eaux, ou encore les sauveteurs extrayant le corps sans vie d’une fillette enterrée par une coulée de boue.

Des policiers, des soldats et des volontaires creusaient parfois à main nue les débris à la recherche d’éventuels survivants.

Plus d’une centaine de maisons du village agricole de Dalama, qui compte 2.000 âmes, ont été emportées par les inondations.

Avant de s’éloigner en mer de Chine méridionale, la tempête a également balayé l’île touristique de Palawan.

« Nous ne déplorons aucune victime à ce stade, mais il y a des personnes disparues », a déclaré dimanche à DZMM radio Zaldy Ablana, chef de la protection civile de Palawan.

Un homme de 53 ans a cependant été tué par un crocodile à Palawan, alors qu’il vérifiait l’amarrage de son embarcation dans une rivière en raison de l’arrivée de la tempête, a annoncé la police.

Tembin a frappé moins d’une semaine après le passage d’une autre tempête tropicale, Kai-Tak, qui a dévasté le centre des Philippines, y faisant 54 morts et 24 disparus.

Une centaine de personnes avaient péri en juillet 2014 au moment du passage du typhon Rammasun (« Dieu du tonnerre » en thaïlandais), en dépit de l’évacuation massive de près de 400.000 personnes. Il avait aussi touché la Chine et le Vietnam.

Haiyan enfin, l’un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013, avec des vents dépassant les 315 km/h.

Des vagues géantes, semblables à celles d’un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe fait plus de 7.350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2017 13h37)                

Le sud des Philippines frappé par une tempête tropicale: au moins 133 morts

décembre 23, 2017

Des Philippins évacuent leurs habitations après le passage d’une tempête tropicale à Kabacan, dans le sud de l’île de Mindanao, le 23 décembre 2017 / © AFP / FERDINANDH CABRERA

Cent trente-trois personnes au moins ont trouvé la mort lors du passage de la tempête tropicale Tembin qui balaie depuis vendredi le sud des Philippines, touchant notamment l’île de Mindanao, et les secours étaient encore samedi à la recherche de dizaines de disparus.

Le bilan ne cesse de s’alourdir. Les derniers chiffres de la police comprennent 36 victimes dont les corps ont été récupérés samedi des eaux en crue de la rivière Salog, à Mindanao.

La tempête a provoqué inondations soudaines et glissements de terrain.

Selon un responsable de la police de la ville de Sapad interrogé par l’AFP, Rando Salvacion, les corps repêchés dans la Salog provenaient de la localité de Salvador, en amont. Les autorités locales ont indiqué pour leur part avoir récupéré dix-sept autres corps, plus en amont.

Sapad, Salvador et Tubod se situent dans la province de Lanao del Norte, dans le nord-ouest de l’île, l’une des plus touchées par Tembin.

« Les gens ont été amplement mis en garde. Mais comme nous sommes rarement touchés par des typhons, les riverains des cours d’eau ne nous ont pas pris au sérieux », se désole le responsable de la police de Salvador, Wilson Mislores.

Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons et de tempêtes, mais Mindanao, la grande île du sud qui compte quelque 20 millions d’habitants, est en effet généralement épargnée.

Plus de 12.000 habitants de l’île ont du quitter leurs foyers.

Selon la police, 19 personnes ont péri par ailleurs dans le village montagneux de Dalama, près de la ville de Tubod.

« La rivière s’est mise à grossir et la plupart des maisons (de Dalama) ont été emportées. Le village n’existe plus », a déclaré à l’AFP Gerry Parami, de la police de Tubod, joint au téléphone.

Policiers, soldats et volontaires s’activent à l’aide de pelles pour tenter de retrouver des corps ensevelis sous la boue et les gravats dans ce village agricole de quelque 2.000 âmes, a ajouté Gerry Parami.

– Secours difficiles –

Ailleurs, des rochers et boues emportés par les inondations soudaines ont enseveli quarante demeures dans la ville de Piagapo, tuant au moins dix personnes, selon un représentant de la défense civile de la province de Lanao del Sur, Saripada Pacasum.

« Nous avons dépêché des secours mais leur progression est lente en raison des rochers », a-t-il indiqué.

La tempête a provoqué également des coupures d’électricité et des communications, rendant difficile l’établissement du nombre des victimes.

Les inquiétudes étaient particulièrement vives pour la péninsule de Zamboanga où, selon la télévision locale, trois localités au moins ont été touchées par les inondations.

Le nombre des victimes s’y établit à vingt-huit, a indiqué la police en faisant état également de 81 disparus, à la suite de torrents de boue et d’éboulement de rochers dans des localités côtières, comme Sibuco.

« Il est possible qu’ils aient négligé les avertissements des autorités » sur les risques d’inondations, a déclaré également le maire de Sibuco, Norbideiri Edding, à la radio de Manille DZMM.

Harry Roque, le porte-parole du président philippin Rodrigo Duterte, a assuré une aide soutenue aux régions touchées. Romina Marasigan, la porte-parole du Conseil national en charge de ce type de catastrophes, a évoqué pour sa part une situation « redoutablement difficile ».

La tempête tropicale devrait frapper samedi en fin de journée l’île de Palawan, à l’ouest de Mindanao, a déclaré le service météorologique philippin.

Tembin a frappé moins d’une semaine après le passage de la tempête tropicale Kai-Tak qui a dévasté le centre des Philippines, faisant 54 morts et 24 disparus.

Une centaine de personnes avaient péri en juillet 2014 lors du passage du typhon Rammasun (« dieu du tonnerre » en thaïlandais), en dépit de l’évacuation massive de près de 400.000 personnes et la paralysie de Manille. Il avait touché également la Chine et le Vietnam.

Haiyan enfin, l’un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013, avec des vents dépassant les 315 km/h. Des vagues géantes, semblables à celles d’un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe fait plus de 7.350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2017 13h42)                

Philippines: 26 morts dans des glissements de terrain après une tempête

décembre 17, 2017

Inondation dans le village de Brgy Calingatngan à Borongan, dans l’île de Samar, le 16 décembre / © AFP / ALREN BERONIO

Vingt-six personnes ont péri dans des glissements de terrain provoqués par la tempête tropicale Kai-Tak dans une île du centre-est des Philippines tandis que 23 autres sont portées disparues, ont annoncé les autorités.

Ces décès survenus dans l’île de Biliran ont été annoncés au lendemain du passage de la tempête sur l’archipel. Kai-Tak a déferlé en particulier samedi sur les îles orientales de Samar et Leyte, contraignant à l’évacuation près de 88.000 personnes.

« Il y a un total de 26 personnes tuées dans des glissements de terrain dans quatre villes » de Bilaran a déclaré à l’AFP Sofronio Dacillo, responsable provincial du service de gestion des catastrophes.

Gerardo Espina, le gouverneur de Bilaran, île toute proche de Leyte, a confirmé le bilan des morts sur la télévision ABS-CBN, ajoutant que 23 personnes étaient portées disparues.

Les autorités avaient fait état samedi de trois morts, mais on ignorait s’ils étaient inclus dans le nouveau bilan.

« Des rochers gros comme des voitures ont déferlé sur les maisons en béton après trois jours de pluies continues et intenses », a raconté à l’AFP l’inspectrice en chef Lilibeth Morillon, de la police de Biliran.

Le président philippin Rodrigo Duterte a annoncé son intention de se rendre au plus tôt dans la zone sinistrée.

Dimanche, Kai-Tak avait perdu de sa puissance pour devenir une dépression tropicale mais les autorités ont mis en garde contre la possibilité d’inondations et de glissements de terrain.

D’après l’Agence nationale de gestion des catastrophes, des lignes électriques ont été arrachées dans 39 localités sur Leyte et Samar. Des ponts et des routes ont été endommagés.

Environ 15.000 passagers étaient bloqués car les services de liaison par ferry étaient toujours suspendues dans une partie de la région. En cette période de Noël, de nombreux habitants de l’archipel en grande majorité catholique voyagent pour rentrer dans leur famille.

« Cela fait trois jours que je suis bloqué et que je dors dans l’autobus. Je veux juste rentrer chez moi dans ma famille pour Noël », se plaignait Eliaquin Pilapil, un paysan de 55 ans, coincé dans le port de Matnog, dans l’est de l’archipel.

Les îles de Samar et de Leyte avaient le plus souffert en 2013 du passage du super typhon Haiyan, qui avait fait plus de 7.350 morts ou disparus.

A Tacloban, sur Leyte, des inondations soudaines se sont produites, avec de l’eau pouvant atteindre 1,5 mètre de hauteur.

« La tempête s’est déplacée si lentement qu’elle a déversé des trombes d’eau sur notre ville », a dit à l’AFP Ildebrando Bernadasle responsable local de la gestion des catastrophes, selon qui 82% des districts de Tacloban étaient inondés.

Les intempéries ont également endommagé les fermes et les récoltes, ajoutant à la misère d’une population toujours en train de se remettre du super typhon Haiyan.

« Nous étions traumatisés par Haiyan qui avait détruit nos cocotiers. On a planté de la salade et des aubergines mais la nouvelle tempête les a aussi emportées. C’est un désastre », a déclaré à l’AFP Remedios Serato, un paysan de 78 ans de l’île de Leyte.

L’archipel philippin est frappé chaque année par une vingtaine de typhons.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 15h22)                

« Tempête du siècle », Porto Rico, dévasté par Maria, se prépare à des inondations « catastrophiques »

septembre 21, 2017

Des parkings inondés après le passage de l’ouragan Maria à San Juan, le 20 septembre 2017 à Porto Rico / © AFP / HECTOR RETAMAL

Dévastée par l’ouragan Maria qui l’a touchée mercredi, l’île de Porto Rico se préparait jeudi à des inondations potentiellement « catastrophiques », avec des pluies torrentielles attendues dans les deux jours qui viennent.

L’ouragan a laissé derrière lui mercredi d’innombrables toitures arrachées, des immeubles détruits et des villes sous l’eau, obligeant des dizaines de milliers de personnes à se presser dans les refuges.

Et le centre américain des ouragans annonçait que l’île devait s’attendre à 50 à 75 cm de pluie d’ici samedi, voire 90 cm par endroits.

« Si vous le pouvez, montez vers les hauteurs MAINTENANT », lançait jeudi à l’aube dans un tweet le service météorologique national, parlant d’inondations « catastrophiques », et de risque de glissements de terrain.

L’ouragan, oscillant entre les catégorie 4 et 5 (le maximum) lorsqu’il a atteint Porto Rico, est « la tempête la plus dévastatrice qu’ait connue l’île en un siècle », a déclaré le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello.

L’ouragan le plus catastrophique à toucher l’île a été Okeechobee, connu aussi comme San Felipe Segundo, en 1928, qui avait tué 300 personnes.

« Il y a beaucoup d’inondations, beaucoup d’infrastructures endommagées, le système de télécommunications est partiellement détruit et l’infrastructure énergétique ne fonctionne plus du tout », a encore déclaré le gouverneur à CNN.

Celle-ci avait déjà été endommagée par Irma, et cette fois, « je crains que les dégâts ne soient très sévères », a ajouté M. Rossello. « Si c’est le cas, ça peut être une histoire de mois, et non de jours, pour tout remettre en ordre ». En attendant, l’ensemble de l’île est sans électricité.

– Dévastation ‘pratiquement absolue’ –

La dévastation est « pratiquement absolue », a témoigné en pleurs la maire de la capitale, Carmen Yulin Cruz, dans un refuge, ajoutant que « de nombreuses parties de San Juan sont complètement inondées ».

« Notre vie telle que nous l’avons connue a changé », a-t-elle assuré.

Un homme est mort à Bayamon, dans le nord-est de l’île, frappé par une planche qu’il avait utilisé pour bloquer une fenêtre et que le vent a arrachée, a annoncé le gouvernement.

Dans les refuges, chacun a son témoignage de la violence de Maria.

« Quand les vents ont commencé à souffler fort (…) nous avons dû monter aux deuxième et troisième étages avec toutes nos affaires et les chiots », a raconté par téléphone à l’AFP, Suzette Vega, une habitante de 49 ans qui a trouvé refuge avec 1.200 personnes dans une salle de concert de San Juan.

« Quand j’ai levé les yeux j’ai vu le toit trembler comme une feuille. J’ai demandé +Mais il est en carton?+. On m’a répondu +Non, c’est du ciment+ », a-t-elle ajouté.

Dans le centre de la capitale, Imy Rigau était prise au piège de l’eau dans son appartement, le plafond de celui du dessus s’étant envolé. « L’eau est descendue par les escaliers comme dans une cascade et toute cette eau est entrée chez moi », a raconté en pleurs cette femme de 53 ans. « Nous sommes bloqués », s’est-elle lamentée dans une conversation téléphonique avec l’AFP.

Les autorités ont instauré un couvre-feu de 18h à 06h, autant par sécurité que pour éviter les pillages dans les maisons que leurs habitants ont été forcés d’abandonner.

– ‘Conséquence du réchauffement climatique’ –

Comme Porto Rico, ce sont plusieurs îles des Caraïbes déjà mises à mal par Irma la semaine dernière qui doivent de nouveau faire face à leur lot d’inondations, de toits et d’arbres arrachés.

En Guadeloupe, au moins deux personnes sont mortes et deux autres sont portées disparues en mer après le passage de Maria mardi.

Plus au sud, sur l’île de la Dominique elle aussi totalement ravagée mardi par Maria, sept personnes ont perdu la vie, mais les autorités ont prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir, les vents violents rendant difficiles et parfois impossibles les opérations de secours.

Des images aériennes de l’AFP montrent une partie de la Dominique jonchée de débris, notamment de toitures arrachées. Un vol de reconnaissance a permis au Centre des situations d’urgence des Caraïbes (CDEMA) d’estimer les dommages à « 70-80% des constructions » selon son directeur, Ronald Jackson.

« Le pays est complètement assommé », a déclaré un conseiller du Premier ministre de la Dominique. « Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de téléphones ni fixes ni cellulaires, et tout ça risque de durer un bon moment », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les Iles Vierges américaines ont elles aussi pâti du passage de l’ouragan, mais sans qu’aucune victime soit recensée à ce stade, alors qu’Irma y avait fait 9 morts. Maria semble aussi avoir épargné l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, où Irma avait fait 15 morts.

L’ouragan, qui après être descendu en catégorie 2, vient de repasser en catégorie 3, devrait passer à une centaine de kilomètres au nord de la République dominicaine jeudi, et continuer sa route vers les îles britanniques de Turques-et-Caïques.

Le président français Emmanuel Macron avait déclaré mardi que ces ouragans étaient « une des conséquences directes du réchauffement climatique », déplorant la décision américaine de sortir de l’accord de Paris sur le climat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 14h19)