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États-Unis: Une nouvelle tempête frappe la Californie, « inondations catastrophiques » attendues

janvier 14, 2023
Une nouvelle tempete frappe la Californie,  "inondations catastrophiques" attendues
Une nouvelle tempête frappe la Californie, « inondations catastrophiques » attendues© AFP/DAVID MCNEW

Une nouvelle tempête a commencé samedi matin à s’abattre sur la Californie, qui pourrait subir des « inondations catastrophiques » après déjà trois semaines de précipitations inédites qui ont provoqué au moins 19 morts.

Un nouveau système dépressionnaire doit « approcher la côte samedi matin et se déplacer dans les terres durant la journée », provoquant inondations et glissements de terrain, a prévu dans la nuit le service météorologique américain (NWS).

La péninsule de Monterey pourrait se retrouver coupée du monde à cause de la montée des flots, et toute la proche ville de Salinas, qui compte 160.000 habitants, pourrait être inondée. « Toute la partie basse de la vallée de Salinas va connaître des inondations catastrophiques », bloquant de nombreuses routes, a averti le NWS.

Kelley O’Connell, une habitante de la zone affectée, s’inquiète après la rupture d’une digue à proximité de chez elle.

« S’ils libèrent l’eau des barrages ou s’il pleut davantage, nous ne sommes qu’à un champ de distance », a-t-elle expliqué au San Francisco Chronicle, tout en protégeant son domicile avec des sacs de sable.

Nouvelle tempête lundi

Plusieurs zones de la région sont sous le coup d’ordres d’évacuation, et la ville cossue de Monterey, sur la côte Pacifique, pourrait se retrouver coupée du monde si les routes sont coupées par les flots.

« La péninsule de Monterey pourrait devenir une île » à cause des crues, a prévenu la shérif locale, Tina Nieto, en demandant aux habitants de se préparer pour éviter de se retrouver piégés par les crues.

John Guru, un habitant de la région, a stocké quatre jours de provisions dans sa maison et deux jours dans sa voiture au cas où il serait pris au piège sur la route. « Je ne sais pas à quel point la situation peut devenir grave », a-t-il déclaré au Monterey Herald.

Une série de tempêtes s’est abattue sur la Californie ces dernières semaines. Des courtes accalmies permettent à peine aux autorités de nettoyer les dégâts ou de rétablir le courant.

Et ce n’est pas fini, selon les météorologues.

Une nouvelle « rivière atmosphérique », c’est-à-dire une bande étroite dans l’atmosphère transportant d’énormes quantités d’humidité depuis les tropiques, est attendue lundi, jour férié aux Etats-Unis. Elle apportera « de nouvelles vagues de précipitation extrêmes », prévient le NWS.

Un mètre de neige

Dans les montagnes, ces précipitations se traduisent par d’importantes chutes de neige, avec plus d’un mètre attendu au cours du week-end dans la Sierra Nevada. De quoi rendre les déplacements dangereux ou impossibles. Une alerte aux avalanches a aussi été émise.

Au moins 19 personnes sont mortes depuis le début de cette série d’intempéries. Des conducteurs ont notamment été retrouvés dans leurs voitures piégées par les flots, des personnes frappées par des chutes d’arbres, un couple a été tué par un éboulement et des corps ont été charriés par les crues.

La Californie est habituée aux conditions météo extrêmes, et les tempêtes hivernales sont courantes. Un tel enchaînement est en revanche hors du commun.

S’il est difficile d’établir un lien direct entre ces tempêtes en série et le changement climatique, les scientifiques expliquent régulièrement que le réchauffement augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.

Les pluies diluviennes des dernières semaines ne suffiront toutefois pas à en finir avec la sécheresse qui frappe durement cet Etat de l’Ouest américain depuis deux décennies, selon des spécialistes.

Par Le Point avec AFP

Le Pakistan obtient plus de 9 milliards USD de promesses d’aides pour se reconstruire

janvier 9, 2023
Le Pakistan obtient plus de 9 milliards USD de promesses d'aides pour se reconstruire
Le Pakistan obtient plus de 9 milliards USD de promesses d’aides pour se reconstruire© AFP/Asif HASSAN

Le Pakistan a obtenu lundi plus de 9 milliards de dollars de promesses d’aides internationales pour se reconstruire après les inondations dévastatrices de l’an dernier, qui pourraient bien préfigurer le sort qui attend un grand nombre de pays face au changement climatique.

Ces promesses ont été faites par la communauté internationale lors d’une conférence co-organisée par les Nations unies, pour mobiliser la moitié des 16,3 milliards de dollars (15,3 milliards d’euros) jugés nécessaires pour reconstruire le pays afin, en particulier, qu’il résiste mieux aux conséquences du changement climatique.

« Aujourd’hui a vraiment été une journée qui nous donne beaucoup d’espoir. Le message du monde est clair : le monde se tiendra aux côtés de ceux qui sont frappés par des catastrophes naturelles et ne les laissera pas seuls », a déclaré la secrétaire d’Etat pakistanaise aux Affaires étrangères, Hina Rabbani Khar, après avoir annoncé le montant final.

Les inondations dévastatrices de l’été dernier – ayant fait plus de 1.700 morts et touchées plus de 33 millions d’autres – et la crise énergétique mondiale ont accentué la pression sur l’économie pakistanaise, plongeant le pays dans une situation financière extrêmement difficile.

A l’ouverture de la conférence, le chef de l’ONU Antonio Guterres avait réclamé « des investissements massifs » et une réforme du système financier international pour aider le Pakistan, un sujet qu’il avait déjà évoqué lors de la COP27 sur le climat en Egypte.

A Genève, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a affirmé que son pays était engagé dans une « course contre la montre » pour faire face à des besoins immenses. « Nous sommes à un tournant de l’histoire », a-t-il averti.

Devant les journalistes, il a enjoint le Fonds monétaire international (FMI) à réduire la pression. « J’essaie constamment de les persuader de nous accorder une pause », a-t-il dit.

Présente lundi, la Banque mondiale a elle invité à « maintenir les dépenses dans des limites supportables ». « Une reprise véritablement résiliente ne sera pas possible sans réformes budgétaires et structurelles supplémentaires », a prévenu Martin Raiser, vice-président de la région Asie du Sud à la Banque mondiale.

Financements internationaux « créatifs »

Le Pakistan, le cinquième pays le plus peuplé au monde avec 216 millions d’habitants, est responsable de moins d’un pour cent des émissions de gaz à effet de serre. Mais il est l’un des plus vulnérables face aux événements météorologiques extrêmes qui se multiplient.

Le pays fait d’ailleurs partie de ceux qui ont soutenu à la COP27 la création du fonds « pertes et dommages » visant à soutenir les pays du sud face aux conséquences du réchauffement climatique.

« En cas de doute sur les pertes et les dommages, allez au Pakistan », a glissé M. Guterres lundi, assurant que le pays est « doublement victime du chaos climatique et d’un système financier mondial en faillite morale ».

Il a déploré que le système financier international ne vienne pas suffisamment en aide aux pays à revenu intermédiaire qui ont besoin d' »investir dans la résilience face aux catastrophes naturelles », en allégeant la dette ou en leur offrant de nouveaux financements, et a réclamé des financements internationaux « créatifs » pour aider ces pays « lorsqu’ils en ont le plus besoin ».

Sur les 16,3 milliards de dollars nécessaires pour financer le « Plan de redressement, de réhabilitation et de reconstruction résilients » du Pakistan, le gouvernement estime pouvoir en financer la moitié par le biais de son propre budget et de partenariats public-privé, mais a besoin de la communauté internationale pour payer le reste.

Islamabad et l’ONU ont expliqué que la conférence de lundi, à laquelle participent des représentants d’une quarantaine de pays, de la Banque mondiale et de banques de développement, se veut beaucoup plus large qu’une traditionnelle conférence de donateurs, car elle cherche à mettre en place un partenariat international à long terme axé sur la reconstruction, mais visant aussi à améliorer la résilience climatique du Pakistan

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Plusieurs inondations dans le Grand Montréal après de très fortes pluies

septembre 13, 2022
Une femme sous la pluie.

Les fortes précipitations qui ont déferlé sur la grande région de Montréal ont entraîné plusieurs inondations et fermetures de routes. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

De fortes précipitations s’abattent sur le Québec, ce qui rend notamment la conduite automobile difficile. Les pluies ont aussi entraîné d’importantes inondations dans le Grand Montréal, en plus de provoquer des infiltrations dans le métro.

C’est le cas de l’autoroute 19, à Montréal, qui a été fermée en début de soirée en direction nord à partir du boulevard Henri-Bourassa.

Le service de la ligne orange de la Société de transport de Montréal (STM) a également été brièvement interrompu. Il a progressivement repris vers 18 h 45, mais en raison d’une infiltration d’eau, aucun train ne s’arrête pour l’instant à la station Square-Victoria–OACI.

Toujours à Montréal, plusieurs intersections et sections de routes ont été fermées en raison des fortes pluies, notamment dans Rosemont, sur le Plateau-Mont-Royal, ainsi que dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

À Longueuil, le bureau de la mairesse Catherine Fournier a fait savoir que des inondations avaient été rapportées dans le secteur de la rue Saint-Charles Ouest, ainsi que dans le quartier Laflèche.

L’ensemble des directions de la Ville de Longueuil sont actuellement mobilisées et au travail pour résorber la situation rapidement et ainsi atténuer les dégâts, lit-on dans un tweet publié sur le compte de Mme Fournier.

Le Collège Notre-Dame-de-Lourdes, une école secondaire située chemin Tiffin, à Longueuil, est quant à lui forcé de fermer ses portes pour toute la journée de mercredi. Les fortes pluies [de mardi] après-midi ont provoqué un débordement des canalisations du système d’égouts de la ville, causant ainsi une importante inondation dans l’école, fait-on savoir dans un courriel transmis aux élèves et aux parents.

Le Collège Durocher de Saint-Lambert a également annoncé la suspension des cours, mercredi, en raison des inondations.

Jusqu’à 75 millimètres de pluie

Environnement Canada a publié des avertissements de pluie dans plusieurs secteurs du Québec, notamment pour la région métropolitaine, les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Lac-Saint-Jean, la vallée du Richelieu et Saint-Hyacinthe.

Dans ces régions, de 50 à 75 millimètres de pluie sont prévus d’ici mercredi matin, a annoncé Environnement Canada.

Son site web indique que des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Des inondations sont possibles par endroits dans les basses terres.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »

avril 13, 2022
Inondations en Afrique du Sud: pres de 260 morts, une "catastrophe aux proportions enormes"
Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »© AFP/RAJESH JANTILAL

Les inondations dévastatrices en Afrique du Sud, les pires de l’histoire du pays, ont fait près de 260 morts et constituent une « catastrophe aux proportions énormes », selon le président Cyril Ramaphosa en déplacement mercredi à Durban (est), épicentre des intempéries.

Quelque 259 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan du bureau de gestion des catastrophes de la province du Kwazulu-Natal (KZN). Les autorités locales ont déclaré faire face à un afflux de corps dans les morgues.

« Le nombre confirmé de personnes ayant péri dans cette catastrophe est de 259 à travers la province », a déclaré à l’AFP Nonala Ndlovu, porte-parole du bureau.

Les précipitations record, qui ont atteint depuis le week-end dernier un niveau jamais enregistré depuis plus de 60 ans dans cette région ouverte sur l’océan Indien, ont laissé derrière elles des paysages dévastés.

« Les ponts se sont effondrés. Les routes se sont effondrées. Des gens sont morts. Notre peuple est blessé. C’est une catastrophe aux proportions énormes », a déclaré le chef de l’Etat.

A certains endroits autour de Durban, les glissements de terrain ont laissé des brèches géantes dans la terre comme fendue par les torrents d’eau. Des dizaines de personnes sont portées disparues, les secouristes ont décrit « un cauchemar ».

Les autorités locales réclament que l’état de catastrophe naturel soit déclaré.

Lors de sa visite, M. Ramaphosa s’est rendu auprès de familles endeuillées. A Clermont, une banlieue pauvre de Durban, il a promis l’aide du gouvernement à un père de famille qui a perdu ses quatre enfants, ensevelis dans l’effondrement d’un pan de leur maison.

Les mains jointes, l’homme a raconté au chef de l’Etat l’eau qui monte au milieu de la nuit, l’électricité coupée, ses enfants endormis dans une autre pièce et qu’il n’a pas réussi à sauver.

Les pluies devraient lentement diminuer dans la soirée, selon les météorologues. Cette région, qui a connu des destructions massives lors d’une vague sans précédent d’émeutes et de pillages en juillet, enregistrait déjà moins de précipitations.

Dans une chaleur humide, certains déblayaient autour de bâtiment effondrés. Sur des routes jonchées de débris, d’autres dispersaient du sable pour combler des trous béants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ecoles dépeuplées

Certaines écoles ont ouvert leur portes mais les bancs sont majoritairement restés vides. A l’école primaire de la banlieue noire d’Inanda, seuls deux élèves sur 48 se sont présentés.

« En 48 heures, il est tombé plus de 450 mm d’eau dans certaines zones », a déclaré à l’AFP Dipuo Tawana, prévisionniste à l’institut météorologique national. Les spécialistes ont comparé le niveau des précipitations à celui « normalement associé aux cyclones ».

L’armée a été mobilisée pour apporter un soutien aérien pendant les évacuations. Des milliers de maisons ont été détruites, au moins 140 écoles ont été touchées, selon les autorités locales.

Depuis plusieurs jours, les principaux axes routiers sont submergés par une mélasse brunâtre, sur laquelle flottent les panneaux et les feux de signalisation.

Des montagnes de branches, bouteilles et déchets ont été charriées sur les plages de Durban habituellement prisées des touristes et des familles.

L’activité portuaire a été suspendue, des conteneurs ont été emportés par les eaux. Des pillages ont été signalés.

Les fortes précipitations ont aussi entraîné des coupures d’électricité et perturbé l’approvisionnement en eau. Les liaisons ferroviaires ont été suspendues et les habitants appelés à éviter tout déplacement.

« Nous savons que c’est le changement climatique qui s’aggrave, on est passé de tempêtes extrêmes en 2017, à des inondations supposées record en 2019 mais clairement dépassées aujourd’hui en 2022 », a mis en garde Mary Galvin, professeur d’études du développement à l’université de Johannesburg.

En 2019, des inondations dans la région et la province voisine du Cap-Oriental avaient déjà fait 70 morts et dévasté plusieurs villages côtiers dans des coulées de boue.

Par Le Point avec AFP

Congo-Action humanitaire : un appel au soutien des 108 173 sinistrés des inondations

décembre 20, 2021

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a lancé, le 20 décembre, à Brazzaville un appel aux entreprises et communautés étrangères vivant au Congo, pour secourir des milliers de personnes victimes des inondations dans les localités de la zone septentrionale du pays. 

Les partenaires disposés à assister les sinistrés

« Nous attendons de vous, chers partenaires, un appui multiforme en vivres, non-vivres, kits de construction, médicaments essentiels ; moyens roulants et nautiques », a déclaré la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Actuellement dans la Likouala, l’on note 42 583 personnes sinistrées pour 87753 ménages ; dans la Sangha 14 646 pour 968 ménages, la Cuvette : 36 564 pour 8919 ménages, les Plateaux 24 586 pour 4133 ménages. Les chiffres pour le département du Kouilou qui vient d’allonger la liste des localités inondées seront disponibles sous peu.

Par ailleurs, ces inondations ont favorisé les gites de reproduction des moustiques et autres germes de maladies. D’où les cas de dermatoses, de diarrhées sanguinolentes, de vomissements, de toux…

Sur l’axe routier, les localités touchées, sur l’ensemble des départements, ne sont autres que Makoua, Ntokou, Tchikapika, Ouesso centre, Pokola, Kabo, Pikounda, Mokeko, Mpouya, Oyo et Ollombo. Sur l’axe fluvial, il s’agit de Makotimpoko, Loukolela, Mossaka, Bokoma, Liranga, Bétou, Dongou, Enyellé et Bouanéla. « Aucune âme sensible ne peut être indifférente à ce genre de tragédie. Nous ne pouvons pas nous soustraire au devoir de solidarité vis-à-vis de nos frères en difficulté », a indiqué le vice-président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur au Congo.  L’idéal est que l’aide humanitaire d’urgence parvienne aux sinistrés avant le 25 du mois en cours.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada: L’armée en renfort en Colombie-Britannique

novembre 17, 2021

Plus de 900 personnes logent dans des refuges à Hope, alors que les routes qui entourent la municipalité sont coupées.

Une femme et des enfants naviguent dans une barque lors d'inondations en C.-B.

Une femme et des enfants naviguent dans une barque dans une partie inondée de la Ville d’Abbotsford, en Colombie-Britannique.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / DARRYL DYCK

Ottawa déploie les Forces armées canadiennes en Colombie-Britannique, en réponse aux inondations extrêmes dans le sud de la province.

Nous avons approuvé le déploiement de personnel de soutien aérien des Forces canadiennes pour aider aux efforts d’évacuation, soutenir les voies d’approvisionnement et protéger les résidents contre les inondations et les glissements de terrain, écrit le ministre de la Sécurité publique Bill Blair dans un gazouillis.

Le ministre dit avoir parlé à son homologue provincial Mike Farnworth pour lui faire savoir que nous sommes aux côtés des Britanno-Colombiens pendant cette période extrêmement difficile, et que nous travaillons sans relâche pour leur fournir le soutien dont ils ont besoin le plus rapidement possible.

La Colombie-Britannique pourrait déclarer l’état d’urgence

Par ailleurs, l’état d’urgence pourrait être déclaré en Colombie-Britannique, après des inondations qui ont fait au moins un mort et des milliers d’évacués. Une réunion du Cabinet doit se tenir mercredi à cet effet.

Les experts notent que les effets sont plus importants que ce à quoi on s’attendait, a expliqué mardi le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth. Un état d’urgence à l’échelle provinciale sera tout à fait considéré.

Une vingtaine de centres de refuge sont ouverts dans l’intérieur de la province, notamment à Hope, Kamloops et Kelowna.

Plus au sud, dans les basses-terres de la vallée du fleuve Fraser, Abbotsford a ordonné mardi soir l’évacuation immédiate de tous les résidents de Sumas Prairie, durement touchée par la montée des eaux.

Un homme près de sa voiture arrêtée devant une route jonchés de troncs d'arbres.

Une route bloquée par des arbres arrachés par des glissements de terrain. Photo : Radio-Canada/Ben/Nelms/CBC

Près d’un millier de personnes réfugiées à Hope

Toutes les personnes qui se trouvaient à proximité des trois glissement de terrains majeurs sur des routes du sud de la province ont depuis été secourues et transportées vers les communautés avoisinantes, a affirmé le ministre. La GRCGendarmerie royale du Canada et les équipes d’urgence ont fouillé les environs afin de s’assurer que personne n’a été laissé derrière.

Plus de 900 personnes ont trouvé refuge à l’école secondaire et dans une église de Hope, affirme le ministre de la Sécurité publique Mike Farnworth.

Le service de gestion d’urgence de la Colombie-Britannique, Emergency Management BC, travaille de concert avec le service de lutte aux incendies afin de transporter de la nourriture, de l’eau et des couvertures par voie aérienne.

Des équipes tentent de débloquer les routes qui relient l’intérieur de la province au Grand Vancouver, assure le gouvernement.

Dans un rare moment d’émotion, le ministre Mike Farnworth a offert ses condoléances à la famille de la personne retrouvée morte dans un glissement de terrain près de Lillooet, dans l’intérieur de la province.

Avec Radio-Canada par Geneviève Lasalle

Canada : des inondations font un mort et des milliers d’évacués

novembre 16, 2021

En Colombie-Britannique, des milliers de personnes ont dû être évacuées, lundi 15 novembre, en raison des glissements de terrain et des inondations.

Des pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, lundi 15 novembre, dans plusieurs villes de la Colombie-Britannique, dans l’ouest du Canada. « Après des pluies abondantes, des glissements de terrain et inondations ont touché diverses routes à l’intérieur des terres de Colombie-Britannique », a ainsi tweeté le ministère des Transports et des Infrastructures de la province dans la nuit de dimanche à lundi. Au moins une personne est décédée et des milliers d’autres ont été évacuées, ont indiqué mardi 16 novembre les autorités locales.

« Le corps d’une femme a été retrouvé dans un glissement de terrain qui s’est produit sur l’autoroute 99, près de Lillooet (à 250 km au nord de Vancouver, nldr) lundi matin et les recherches se poursuivent aujourd’hui », a annoncé la Gendarmerie Royale du Canada, la police fédérale, dans un communiqué. « Le nombre total de personnes et de véhicules portés disparus n’a pas été confirmé », ont précisé les autorités.

Certains endroits ont reçu 95 % de leurs précipitations mensuelles en 24h

Lundi, les quelque 7 000 habitants de la ville de Merritt, située à 300 km au nord-est de Vancouver, ont été évacués. « Nous nous attendons à ce que cet ordre d’évacuation reste en place pendant probablement plus d’une semaine », a indiqué mardi la municipalité, dans un communiqué. « Les inondations continuent de causer des dangers et des dommages importants », a-t-elle souligné.

Elles ont conduit à l’interruption de « tous les services ferroviaires en provenance et à destination du port de Vancouver », a indiqué à l’AFP Matti Polychronis, une porte-parole. Selon les images retransmises par les télévisions canadiennes, la pluie avait cessé mais de nombreuses routes restaient fermées et des villes étaient toujours inondées après que la vallée du Fraser a recensé jusqu’à 250 mm de précipitations lundi.

« À Hope (à une centaine de kilomètres à l’est de Vancouver, ndlr), on a vu 174 mm en 24 heures dimanche et 250 mm sur les 48 heures, du jamais vu dans cette station-là dans toute son histoire », a souligné auprès de l’AFP Armel Castellan, météorologue chez Environnement Canada. Certains endroits ont reçu à peu près 95 % de leurs précipitations mensuelles en 24h, selon cet expert.

Des événements liés « au changement climatique »

« Je n’ai aucun doute que ces événements sont liés au changement climatique, ils sont sans précédent par nature », a estimé Mike Farnworth, le ministre provincial de la Sécurité publique, dans un point presse, quelques mois après que de nombreux feux de forêts ont ravagé la Colombie-Britannique.

De nombreux districts étaient aussi évacués, dont 1 100 personnes se trouvant dans des secteurs de la ville d’Abbotsford, à quelques dizaines de kilomètres de Vancouver. « Cela me brise le cœur de voir ce qui arrive à notre ville », a regretté Henry Braun, le maire de cette ville d’environ 150 000 habitants située à la frontière canado-américaine.

L’édile a expliqué que les inondations étaient notamment dues à la crue de la rivière Nooksack, aux États-Unis. « C’est le pire que j’ai vu depuis que j’ai immigré ici en septembre 1953 », a-t-il déploré lors d’un point presse.

Environ 9 000 personnes se trouvaient également toujours sans électricité, selon une mise à jour de l’entreprise BC Hydro. « Nous sommes très préoccupés par la situation en Colombie-Britannique », a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau mardi. « Nous allons être là avec toutes les ressources dont la Colombie-Britannique pourrait avoir besoin », a-t-il ajouté.

Avec Le Point avec AFP

COP26 : plus de cent millions d’Africains exposés aux aléas climatiques d’ici à 2030

novembre 4, 2021

Jusqu’à 118 millions de personnes seront, d’ici à 2030, « exposées à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique, si des mesures adéquates ne sont pas prises », selon l’Organisation météorologique mondiale. Cette situation a d’énormes répercussions sur la sécurité de l’eau à l’avenir, compte tenu de l’augmentation de la population et de la dégradation de l’environnement. 

L’alerte est lancée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), à l’occasion de la publication d’un rapport sur l’état du climat en Afrique (2020). « L’Afrique connaît une augmentation de la variabilité météorologique et climatique, qui entraîne des catastrophes écologiques et sociales. D’ici à 2030, on estime que jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres seront exposées à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique si des mesures adéquates ne sont pas prises », a déclaré la commissaire à l’Economie rurale et à l’Agriculture de la commission de l’Union africaine à l’OMM, Josefa Leonel Correia Sacko. Selon les indicateurs climatiques donnés par le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, au cours de l’année 2020,  l’Afrique a connu une augmentation continue des températures, une accélération de l’élévation du niveau de la mer, des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, tels que les inondations, les glissements de terrain et les sécheresses, et les impacts dévastateurs associés.

« La fonte rapide des derniers glaciers d’Afrique de l’est, dont on s’attend à ce qu’elle soit totale dans un avenir proche, nous alerte d’un changement imminent et irréversible du système terre », a déclaré Petteri Taalas. L’autre inquiétude soulignée par l’OMM c’est l’élévation du niveau de la mer et la fonte des glaciers emblématiques du continent. Ce qui met en évidence « la vulnérabilité disproportionnée de l’Afrique et montre comment les avantages potentiels des investissements dans l’adaptation au climat, les services météorologiques et climatologiques et les systèmes d’alerte précoce l’emportent largement sur les coûts ». Ce rapport de l’OMM est publié dans la perspective des négociations des Nations unions sur le changement climatique qui se déroulent dans le cadre de la COP26, à Glasglow, en Ecosse. Il vient s’ajouter aux éléments scientifiques qui prouvent l’urgence de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, de renforcer les ambitions en matière de climat et d’allouer davantage de financements à l’adaptation.

L’eau, une priorité en matière d’adaptation climatique

L’eau est en première ligne du changement climatique et constitue une priorité absolue en matière d’adaptation. Les dirigeants de la coalition Eau et  Climat, présents à Glasgow, ont lancé un appel urgent et uni en faveur d’une action intégrée pour l’eau et le climat, afin de remplacer l’approche actuelle, fragmentée et axée sur la crise. Ils ont souligné la nécessité d’une gestion intégrée d’eau et du climat, fondée sur un partage accru des données et des informations. Seulement 0,5 % de l’eau sur terre est utilisable et disponible sous forme d’eau douce. Mais au cours des vingt dernières années, le stockage de l’eau terrestre a diminué de 1 cm par an. Cette situation a d’énormes répercussions sur la sécurité de l’eau à l’avenir, compte tenu de l’augmentation de la population et de la dégradation de l’environnement. Le changement climatique exacerbe à la fois la pénurie d’eau et les risques liés à l’eau, car la hausse des températures perturbe le régime des précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau. Actuellement, 3,6 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau au moins un mois par an, et ce chiffre devrait passer à plus de 5 milliards d’ici à 2050.

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

France: Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages

octobre 3, 2021
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages© AFP/Valery HACHE

Après les précipitations qui ont frappé l’ouest de la France et en particulier la Loire-Atlantique, le sud-est restait en alerte pour pluie-inondation et orages dimanche soir, avec sept départements en vigilance orange.

Un épisode cévenol a touché dimanche après-midi le Gard, la Lozère et l’Ardèche. Et les pluies doivent se décaler dans la nuit de dimanche à lundi à l’est, prévient Météo France, qui a également placé en alerte les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var et le Vaucluse, face à un événement climatique prévu pour durer jusqu’à lundi 16h00.

Dans le Gard, où 190 pompiers ont été déployés en prévention depuis la mi-journée dimanche, dont deux groupes de sauveteurs en eaux vives, les interventions sont restées « faibles », a indiqué la préfecture. Mais 3.200 clients sont privés d’électricité, à la suite de chutes d’arbres, dans onze communes.

En fin d’après-midi, la situation s’est toutefois nettement dégradée sur la commune de Chamborigaud, au nord du Gard à la limite de la Lozère, où le cours d’eau le Luech a débordé, a-t-on appris auprès des pompiers du Gard

Plusieurs personnes ont été mises en sécurité dans la salle polyvalente et un camping a été évacué.

En Ardèche, les secours indiquent avoir « procédé en fin d’après-midi à une vingtaine de mise en sécurité sur le secteur de Montpezat-sous-Bauzon, dont certaines personnes à bord de véhicules qui se faisaient emporter ».

« Une personne âgée portée disparue a finalement été retrouvée sous un pont, en situation d’hypothermie, à Rosières », ont ajouté les pompiers. Et la rivière La Beaume a dépassé ses cotes de 2004 et 2016 à Rosières et Joyeuse. Dans le même secteur, une caravane, emportée vers 17h00, est par ailleurs recherchée, mais « on ne sait pas s’il y a quelqu’un à l’intérieur » et « aucune disparition ne nous a été signalée ».

A 20h00, la décrue était cependant entamée, selon les dernières informations auprès des pompiers.

« Ces pluies cévenoles s’atténueront ce soir et en début de nuit, le système pluvio-orageux se décalant vers l’est. Il faudra alors être attentif aux cumuls sur le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var, qui pourraient être concernés par de fortes précipitations à caractère orageux », avec des précipitations de l’ordre de 80 à 100 mm attendues en moins de trois heures, prévient Météo France.

« Comme lors de tout événement méditerranéen d’automne, il convient de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation, des éléments d’aggravation pouvant survenir rapidement », insiste l’organisme de surveillance.

Par Le Point avec AFP

En Afghanistan, 40 morts et 150 disparus dans des crues éclair

juillet 29, 2021

Ces inondations ont touché la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan, détruisant quelque 80 maisons, ont annoncé, jeudi, des responsables locaux.

« Environ 40 personnes ont été tuées la nuit dernière dans des crues éclair », dans le district de Kamdesh, à environ 200 kilomètres au nord-est de Kaboul, a déclaré Saeedullah Nuristani, chef du conseil provincial du Nouristan, jeudi 29 juillet. Une opération de sauvetage est en cours, car 150 personnes sont toujours portées disparues et près de 80 maisons ont été détruites, a-t-il précisé.

Saeed Momand, un porte-parole du gouverneur du Nouristan, a, quant à lui, fait état de plus de 60 personnes tuées dans ces crues déclenchées par des pluies torrentielles. La zone touchée est particulièrement difficile d’accès.

Opérations de secours ralenties

Ce genre de catastrophes est fréquent dans le pays, en particulier dans les régions rurales et pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. Ces incidents font des dizaines de victimes chaque année en Afghanistan. Une crue avait causé plus d’une centaine de morts, en août 2020, dans la ville de Charikar, capitale de la province de Parwan, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul.about:blankclose

Les sauvetages et acheminements d’aide après des catastrophes naturelles, notamment dans les zones isolées, sont souvent entravés par le manque d’équipements et d’infrastructures, dans ce pays appauvri par quarante ans de guerre.

La catastrophe survient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois. L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, fait également face à une troisième vague de Covid-19.

Avec Le Monde avec AFP