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Québec-Mauricie/COVID-19 : la hausse des hospitalisations inquiète la santé publique régionale

juin 30, 2022
À l'avant-plan, deux professionnels de la santé manipulent des fournitures médicales. Derrière eux, d'autres s'occupent d'un patient dans un lit d'hôpital. Tous portent des vêtements protecteurs.

La direction de la santé publique souhaite éviter de rappeler du personnel déjà épuisé au travail, mais si la hausse se poursuit, ce n’est pas exclu. Photo : Getty Images/Morsa Images

Comme ailleurs au Québec, la hausse des cas de COVID-19 se fait sentir en Mauricie et au Centre-du-Québec. Plus d’une cinquantaine de personnes sont hospitalisées dans la région à cause de la COVID-19, ce qui inquiète la santé publique régionale.

Dans les dernières semaines, les hospitalisations pour le virus se tenaient sous la barre de la vingtaine.

Ce qui est rassurant, c’est que seulement 24 % des personnes hospitalisées le sont pour la COVID-19., a indiqué la directrice du CIUSSS MCQ, Marie-Josée Godi, en entrevue avec Sophie Bernier.

Dre Marie-Josée Godi est la directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle au CIUSSS MCQ. (Archives)

La Dre Marie-Josée Godi est la directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle au CIUSSS MCQ. (Archives) Photo: Radio-Canada/José Ducharme

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de vacances estivales, les hôpitaux ont une moins grande capacité d’accueil dans la région.

« Le personnel a besoin de répit après avoir travaillé d’arrache-pied dans les derniers mois, donc si la tendance se poursuit, on pourrait arriver à une période critique.  »— Une citation de  Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec

La direction de la santé publique souhaite éviter de rappeler du personnel déjà épuisé au travail, mais si la hausse se poursuit, ce n’est pas exclu.

Il est certain que ça fait partie des priorités de pouvoir traiter toute la population. On a une certaine capacité à avoir des lits. On espère qu’on n’atteindra pas la barre des 100 personnes qui vont être admises dans les unités COVID d’ici les prochaines semaines  a avoué Marie-Josée Godi.

Avec Radio-Canada par Radio-Canada

Canada: Ottawa s’inquiète pour un équipage canadien retenu en République dominicaine

juin 18, 2022
Omar Alghabra.

Omar Alghabra, ministre canadien des Transports Photo: La Presse Canadienne/Patrick Doyle

Les représentants du gouvernement fédéral se disent préoccupés par la sécurité des membres d’un équipage canadien coincés en République dominicaine depuis avril après avoir signalé la présence de cocaïne à bord de leur avion.

Les cinq membres d’équipage n’ont toujours pas été inculpés et le gouvernement fédéral tente d’obtenir une enquête accélérée et leur retour rapide à la maison si aucune accusation n’est portée.

Le 5 avril, les autorités dominicaines ont arrêté deux pilotes, deux agents de bord et un ingénieur de maintenance après que ceux-ci eurent déclaré avoir trouvé un sac caché dans un appareil de Pivot Airlines.

L'équipage de Pivot Airlines.

L’équipage de Pivot Airlines a été arrêté en République dominicaine en avril après avoir signalé aux autorités que des millions de dollars de cocaïne avaient été trouvés à bord de leur avion. Photo: CBC/Unifor/Youtube

Les responsables dominicains du contrôle des drogues ont ensuite mis en ligne une vidéo affirmant avoir trouvé à bord de l’avion huit sacs de sport noirs remplis de plus de 200 kilogrammes de cocaïne.

Le premier ministre du Canada et la ministre des Affaires étrangères ont déjà soulevé la question avec leurs homologues au Sommet des Amériques la semaine dernière. Ils ont alors reçu l’assurance que l’affaire serait traitée conformément à l’État de droit.

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré à CBC News que le gouvernement continuait de faire pression auprès des autorités dominicaines.

« Nous ferons tout ce qu’il faut pour trouver un moyen, premièrement, de nous assurer qu’ils bénéficient d’une procédure régulière et que leurs droits sont protégés, deuxièmement, de les voir revenir chez eux en toute sécurité. »— Une citation de  Omar Alghabra, ministre canadien des Transports

L’un des pilotes, le capitaine Robert Di Venanzo, a déclaré à CBC News qu’il était reconnaissant de l’aide gouvernementale apportée, mais qu’il s’attendait à ce qu’on en fasse plus.

Nous pensions être des héros

M. Di Venanzo dit que ses collègues et lui vivent un cauchemar depuis six semaines parce qu’ils ont fait ce qu’il fallait.

Nous avons pensé que nous étions des héros, vu ce que nous avons trouvé et ce que nous avons signalé, a déclaré M. Di Venanzo lors d’un appel Zoom depuis un lieu non divulgué dans le pays.

« Nous pensions avoir fait une chose extraordinaire en ne permettant pas à ces produits de revenir au Canada. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

M. Di Venanzo a déclaré que les événements se sont enchaînés rapidement. Les cinq membres d’équipage ont été menottés avant même que les autorités dominicaines les transportent vers un centre de détention local.

Pendant les premiers neuf jours en prison, des détenus leur ont dit à plusieurs reprises que, s’ils n’appelaient pas chez eux pour demander de l’argent à leur famille, ils seraient tués, a ajouté M. Di Venanzo.

Nous avons été menacés de mort par des narcocriminels, extorqués par des détenus, et avons vécu dans des conditions inhumaines et humiliantes, a déclaré Robert Di Venanzo dans une vidéo mise en ligne avec son équipe la semaine dernière, suppliant le gouvernement canadien de leur venir en aide.

« En prison, un cadavre a été placé devant notre cellule et on nous a dit que nous serions les prochains. Nous vivons un cauchemar. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

La version des détenus et de Pivot Airlines

La compagnie, qui se spécialise dans le transport aérien régional, affirme que le calvaire a commencé lorsque l’équipage s’est rendu à Punta Cana dans la soirée du 4 avril avec une autre compagnie aérienne commerciale.

Le travail de l’équipage consistait à ramener à Toronto un jet de 50 places de Pivot qui avait été affrété par une société d’investissement immobilier de l’Alberta. L’avion avait atterri à Punta Cana le 31 mars et était resté stationné pendant cinq jours dans un endroit sécurisé, gardé par une société américaine. L’équipage initial de Pivot est rentré au Canada par avion.

Le 5 avril, un ingénieur en mécanique était en train de résoudre un problème sur l’avion avant le décollage pour Toronto lorsqu’il a repéré un sac noir dans un compartiment sous l’avant de l’appareil, rempli d’ordinateurs, de câbles et de ventilateurs.

L’équipage a immédiatement appelé la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la police dominicaine, a déclaré M. Di Venanzo.

Nous ignorions à ce moment-là s’il s’agissait d’un engin explosif ou d’un produit de contrebande, a-t-il précisé.

Plusieurs sacs en plastique sur la piste non loin d'un avion.

La cocaïne trouvée dans l’avion de Pivot Airlines. PHOTO : CBC

Quelques heures plus tard, les autorités dominicaines ont fait sortir l’équipage. Elles avaient étalé sur le tarmac tous les sacs de voyage contenant de la drogue qui, selon elles, avaient été récupérés dans l’avion.

L’équipage a ensuite été placé en détention et entassé dans une cellule avec 26 autres détenus, selon M. Di Venanzo. Ils n’ont pas été nourris pendant trois jours et ont dû dormir sur le sol ou debout.

Dans un communiqué transmis à CBC News, un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a déclaré que les agents consulaires fournissent de l’aide et sont en contact avec les familles des citoyens canadiens.

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères est également directement engagé dans ce dossier, a indiqué le bureau de Mme Joly. Il s’agit d’une priorité. Pour des raisons de protection de la vie privée, nous ne pouvons pas discuter d’autres détails.

Appel pour remettre les Canadiens en prison

Depuis leur libération en avril, les membres de l’équipage n’ont pas encore été interrogés par les enquêteurs et n’ont pas été inculpés, a déclaré M. Di Venanzo.

Les autorités dominicaines ont cependant dit à l’équipage qu’il ne pourrait pas quitter le pays avant la fin de l’enquête, ce qui pourrait prendre encore 10 mois.

Le 21 juillet, le procureur de la République dominicaine fera appel de la décision d’autoriser la libération sous caution des Canadiens.

S’adressant directement au premier ministre dans une vidéo, l’agente de bord Christina Carello a supplié elle aussi les autorités canadiennes de lui venir en aide.

« Monsieur le premier ministre, si nous retournons en prison ici, nous pourrions ne jamais rentrer chez nous. »— Une citation de  Christina Carello, agente de bord

La compagnie aérienne a déclaré qu’elle logeait désormais ses employés dans des lieux non divulgués avec une sécurité privée. M. Di Venanzo a décrit les conditions de libération sous caution des membres de l’équipage comme une assignation à résidence, ajoutant qu’ils n’ont pas accès à leurs passeports ou à leurs propres téléphones et qu’ils sont sous la surveillance constante du personnel de sécurité.

Le PDG de Pivot Airlines, Eric Edmondson, se dit très reconnaissant de l’aide apportée jusqu’à présent par le ministre fédéral, mais il souhaite le rapatriement de l’équipage.

Ces gens doivent être protégés, a déclaré M. Edmondson, qui désire que l’équipage revienne au pays rapidement. Ils ont donné de l’information sur les narcocriminels, c’est public, et ils sont maintenant en danger.

Il demande également aux autorités internationales de l’aviation de les aider à obtenir des images de surveillance.

La société américaine engagée pour surveiller l’avion pendant les cinq jours ne coopère pas avec les enquêteurs de la compagnie aérienne, a déclaré M. Edmondson.

L’ambassade de la République dominicaine a déclaré à CBC News qu’elle avait besoin de plus de temps pour répondre à des questions spécifiques, mais a déclaré de manière générale que le pays est un État de droit social et démocratique, où la règle de droit prévaut.

Personne n’est au-dessus de la loi. En ce sens, ces garanties seront données à tous les citoyens en toutes circonstances, a écrit l’ambassade dans un communiqué.

Avec Radio-Canada d‘après les informations d’Ashley Burke et de Richard Raycraft, de CBC News

Le Conseil de sécurité de l’ONU « inquiet » à propos de l’Ukraine

mai 6, 2022
Antonio Guterres parlant au micro à son siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait plaidé pour la recherche d’une solution pacifique au Conseil de sécurité, jeudi. Photo: Getty Images/Spencer Platt

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dont fait partie la Russie, a approuvé vendredi une déclaration unanime – sa première depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février – « apportant un ferme soutien » au secrétaire général de l’organisation « dans la recherche d’une solution pacifique » à la guerre. L’organisation se dit aussi « inquiète » quant aux perspectives de maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine.

Rédigée par la Norvège et le Mexique, la déclaration ne va pas jusqu’à soutenir expressément une médiation d’Antonio Guterres, qui a proposé ses bons offices pour cela, comme le prévoyait une première version du texte négocié depuis jeudi.

Le texte indique aussi que le Conseil de sécurité rappelle que tous les États membres ont contracté, en vertu de la Charte des Nations unies, l’obligation de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques.

Interrogé pour savoir ce qui a conduit la Russie, qui bloque le Conseil de sécurité depuis février, à approuver ce texte, un diplomate s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a répondu à l’AFP : L’important en a été retiré.

La déclaration représente cependant la première manifestation d’unité du Conseil de sécurité depuis le début de la guerre. À la fin de février, Moscou avait mis son veto à une résolution réclamant à la Russie de rapatrier son armée sur le sol russe.

Aujourd’hui, pour la première fois, le Conseil de sécurité s’est prononcé d’une seule voix pour la paix en Ukraine, s’est félicité dans un communiqué le chef de l’ONU. Le monde doit s’unir pour faire taire les armes et défendre les valeurs de la Charte des Nations unies et je continuerai à ne ménager aucun effort pour sauver des vies, réduire les souffrances et retrouver le chemin de la paix, a ajouté Antonio Guterres.

Selon l’ambassadeur mexicain à l’ONU, Juan Ramon de la Fuente, ce tout premier pas initial […] pointe dans la bonne directionIl est encourageant de voir que la diplomatie prend sa place au Conseil, a-t-il estimé, en faisant valoir aussi, à propos des efforts de paix, que la diplomatie discrète est parfois bien plus efficace que beaucoup de déclarations.

C’est la première décision unanime prise par le Conseil depuis le début de cette horrible guerre en Ukraine, s’est aussi félicitée son homologue norvégienne, Mona Juul. Les besoins et les souffrances du peuple ukrainien nécessitent un effort maximal des Nations unies, tant du Conseil que du secrétaire général et du système des Nations unies en tant que tel, a-t-elle ajouté.

Très court, le texte adopté indique que le Conseil de sécurité exprime sa profonde préoccupation concernant le maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine. Les 15 membres du Conseil rappellent aussi que tous les États membres se sont engagés, en vertu de la Charte des Nations unies, à l’obligation de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques.

Un rôle surtout humanitaire

Marginalisée depuis le début du conflit, l’ONU, dont la mission est de garantir la paix dans le monde, ne s’est pas imposée à ce jour comme un médiateur possible pour un règlement pacifique du conflit. Elle intervient en Ukraine et dans les pays voisins dans un rôle jusqu’ici principalement humanitaire.

Antonio Guterres s’est rendu récemment, et pour la première fois depuis le début du conflit, en Russie et en Ukraine, une double visite qui lui a permis d’obtenir des évacuations de plusieurs centaines de civils de la ville portuaire ukrainienne de Marioupol.

L’ONU a annoncé vendredi que son chef retournera lundi et mardi dans la région et qu’il fera une visite en Moldavie, qui accueille près d’un demi-million de réfugiés ukrainiens. Durant son séjour, il se rendra dans un centre de réfugiés géré avec le concours de l’ONU au profit notamment de femmes, d’enfants et de jeunes.

Depuis la mi-avril, l’ONU essaie de créer un groupe de contact humanitaire qui réunirait autour d’une même table l’Ukraine, la Russie et les Nations unies. En vain jusqu’à présent. Nous continuons d’explorer les moyens de réunir les parties au conflit dans un format durable et cohérent pour discuter des questions humanitaires par le biais d’un groupe de contact humanitaire, a indiqué vendredi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, se rendra lundi en Turquie pour discuter de cette question avec les autorités turques, a-t-il ajouté. La Turquie a réuni en mars des négociateurs ukrainiens et russes et l’ONU espérait encore récemment que ce pays pourrait accueillir le groupe de contact humanitaire qu’elle essaie de créer.

Avec Radio-Canada

Céline Dion, la grande inquiétude

avril 29, 2022

La chanteuse star québécoise a annoncé vendredi le report de sa tournée européenne, « Courage World Tour », à 2023 pour des raisons de santé.

La chanteuse, qui avait donne rendez-vous a ses fans europeens en 2022, a annonce qu'elle devra attendre 2023 pour donner des concerts sur le Vieux Continent.
La chanteuse, qui avait donné rendez-vous à ses fans européens en 2022, a annoncé qu’elle devra attendre 2023 pour donner des concerts sur le Vieux Continent.© ALICE CHICHE / AFP

C’est un coup dur pour ses nombreux fans à travers le Vieux Continent. Céline Dion a annoncé vendredi 29 avril qu’elle reportait à 2023 tous les concerts de sa tournée Courage World Tour prévus en Europe cette année, en raison d’un problème de santé. « Je me sens un peu mieux… mais il m’arrive encore d’avoir des spasmes », a expliqué la star québecoise de la chanson dans un communiqué publié en France par la grande salle Paris La Défense Arena.

« Je suis tellement désolée d’avoir à changer les dates de la tournée en Europe une nouvelle fois ; la première fois, ce fut à cause de la pandémie, maintenant, c’est en raison de ma santé », a précisé la chanteuse âgée de 54 ans. « Pour être sur scène, je dois être au top de ma forme. Pour être honnête, j’ai hâte, mais je ne suis pas encore tout à fait prête… Je fais de mon mieux pour revenir à 100 % pour monter sur scène, parce que c’est ce que vous méritez », poursuit-elle.

Céline Dion avait donné les 52 premiers spectacles de la tournée avant le début de la pandémie début 2020. La superstar avait annoncé en janvier dernier qu’elle annulait la partie nord-américaine de cette tournée à cause de ses problèmes de santé.

Par Le Point avec AFP

France: Vers une pénurie de prêtres dans la Manche

décembre 24, 2021

Plusieurs diocèses normands s’apprêtent à voir le nombre de messes célébrées dans les églises se réduire drastiquement, explique « Le Parisien ».

C’est un constat alarmant qui ne manque pas d’inquiéter de nombreux fidèles de l’Église. Comme le rapporte Le Parisien, le nombre de plus en plus limité de prêtres dans le département de la Manche va engendrer une réduction drastique des célébrations de messes dans de nombreux lieux de culte. Le quotidien souligne que la moitié des 50 prêtres actuellement en exercice aura atteint la limite d’âge d’ici 2026, obligeant les diocèses à se réorganiser.

« Il faut se faire à l’idée que le temps où l’on avait un curé par église est révolu depuis longtemps. Même la situation actuelle n’est pas tenable. Certains ont du mal à l’admettre, mais c’est un principe de réalité », a regretté Mgr Le Boulc’h auprès du Parisien, avant de dresser la situation alarmante de son diocèse de Coutances-Avranches.

« On ne peut donc pas faire autrement que de réduire le nombre de lieux eucharistiques, c’est-à-dire les lieux où les messes sont célébrées. Dans notre département, nous en comptons aujourd’hui une cinquantaine. Nous allons progressivement nous organiser pour qu’il n’y en ait plus que 15 d’ici 3 ans », annonce-t-il.

« La stratégie de l’évêque est catastrophique »

Cette conséquence directe du faible nombre de prêtres est fortement mal accueillie par les fidèles pour de multiples raisons. « Les gens, et a fortiori nos aînés, sont souvent très liés à leur paroisse. Ils y ont été baptisés, s’y sont mariés. Il y a un attachement fort qui n’est pas interchangeable », souligne un fidèle de l’église Notre-Dame-du-Travail à Tourlaville, menacée d’être à l’avenir privée de ses messes régulières.

Ce dernier explique également que la question de proximité est un facteur non négligeable pour les catholiques : « On va fermer les églises où ils sont toujours allés, mais en plus il faudrait qu’ils fassent 5 ou 10 km pour aller en ville dans une paroisse où ils n’ont aucun repère », fustige-t-il auprès du quotidien. « La stratégie de l’évêque est catastrophique. Elle nous est imposée d’en haut comme s’il s’agissait de ressources humaines. Les fidèles ont besoin de leurs paroisses, de leurs repères », regrette un autre fidèle face à cette réorganisation qui pourrait s’aggraver encore dans les décennies à venir.

Avec Le Point

Maroc : le maintien de la fermeture des frontières inquiète les opérateurs du tourisme

décembre 10, 2021
Les liaisons aériennes avec le Maroc ne devraient pas reprendre avant janvier 2022. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

Après la décision du Royaume de prolonger la suspension des liaisons aériennes, le secteur touristique, touché de plein fouet par la crise, désespère de voir le bout du tunnel.

À l’issue du conseil de gouvernement qui s’est tenu le 9 décembre, le Maroc a annoncé la prorogation de la fermeture des frontières, entrée en vigueur le 29 novembre et prévue initialement jusqu’au 12 décembre. « Tous les vols vers et depuis le Maroc sont donc suspendus du 9 décembre jusqu’au 31 décembre minimum », a précisé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Cette décision intervient au lendemain d’une série de manifestations, les 7 et 8 décembre, devant les ministères du Tourisme et du Transport, à l’initiative de la Fédération nationale du transport touristique (FNTT).

Depuis plusieurs mois, les professionnels du tourisme réclamaient des mesures d’ampleur pour faire face à la crise liée au Covid-19. Un communiqué de la FNTT faisait état d’une « incapacité du gouvernement à prendre des mesures pour sortir le secteur du transport touristique de la crise », ainsi que d’une « absence de réponse aux demandes de la fédération d’ouvrir la porte au dialogue pour étudier la crise et les solutions possibles ».

Pourtant, avant la pandémie, le tourisme avait le vent en poupe. En 2019, le nombre d’entrées sur le territoire avait crû de 5,2 %, mais la crise du coronavirus est venue bousculer un secteur en pleine expansion. Pour la seule année 2021, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a évalué les pertes à 2 000 milliards de dollars à l’échelle planétaire.

En avril 2020, Abdellatif Kabbaj, le patron de la Confédération nationale du tourisme (CNT), déclarait à JA : « L’année 2020 étant compromise, il faut commencer à préparer la saison 2021 avec de gros moyens aussi bien étatiques que privés. »

LA FERMETURE DES FRONTIÈRES A PERTURBÉ LA STRATÉGIE DES ACTEURS TOURISTIQUES, QUI PENSAIENT VOIR ENFIN LE BOUT DU TUNNEL.

C’était compter sans l’arrivée de la cinquième vague de Covid-19 et l’émergence du variant Omicron, le Maroc ayant décidé, le 25 novembre, de suspendre ses vols avec la France, avant de fermer totalement ses frontières aériennes et maritimes pour une durée de deux semaines.

Alors que le Royaume avait mis en place un plan pour maintenir son attractivité, cette annonce est venue perturber la stratégie des acteurs touristiques, qui pensaient voir enfin le bout du tunnel.

Sonnette d’alarme

Dans une lettre datée du 29 novembre adressée au chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), Lahcen Zelmat, tire la sonnette d’alarme : « En l’absence de mesures d’accompagnement urgentes et spécifiques, nous craignons une difficulté grandissante à envisager l’avenir de notre industrie, et in fine, une implosion du tissu socio-économique de notre pays. Toutes les réservations ont été annulées et la plupart des hôtels devront fermer, sachant que la moitié d’entre eux le sont depuis le début de la pandémie [en mars 2020]. »

Même son de cloche du côté de la Fédération nationale des agences de voyage du Maroc (FNAVM). « Quelque 80 % des agences de voyages sont déjà à l’arrêt et les récentes décisions vont aggraver notre situation », a regretté son président, Mohamed Semlali.

En 2019, le tourisme représentait 11 % du PIB et 5 % des emplois. Sur les 13 millions de touristes venus visiter le pays l’année précédant l’apparition du coronavirus, plus de 30 % étaient français, suivis par les Espagnols et les Anglais. Les recettes se chiffraient alors à 80 milliards de dirhams (7,5 milliards d’euros), contre 28 milliards seulement au début de 2021, soit une baisse de 65 % sur l’année 2020.

L’optimisme était revenu après les chiffres encourageants du troisième trimestre de 2021 – 15,9 milliards de dirhams (1,5 milliard d’euros) de recettes –, même si ce montant reste inférieur de 40 % à ce que réalise en temps normal le Maroc sur cette période.

Des mesures jugées insuffisantes

Lors de la présentation de son budget devant la commission des secteurs productifs – réalisée avant la nouvelle fermeture des frontières –, la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, avait annoncé une augmentation de 8 % du budget de son ministère, passé de 626,59 millions  à 679,8 millions de dirhams.

Une mesure louable mais insuffisante au regard de la baisse du nombre de touristes. Ainsi, au cours de l’été 2020, ce sont 165 000 visiteurs qui ont été comptabilisés par le ministère de l’Économie, contre… 2 millions l’année précédente.

CONTRAIREMENT À L’ANNÉE DERNIÈRE, OÙ NOUS POUVIONS FAIRE DES ESTIMATIONS POUR 2021, NOUS NE SOMMES PAS EN MESURE D’IMAGINER DES SCÉNARIOS POUR L’ANNÉE QUI ARRIVE »

Pour faire face à la crise, Fatim-Zahra Ammor a récemment annoncé le retour de l’aide mensuelle de 2 000 dirhams, déjà mise en place au début de la crise sanitaire pour accompagner les salariés des entreprises en difficulté.

« Contrairement à l’année dernière, où nous pouvions faire des estimations pour 2021, nous ne sommes pas en mesure d’imaginer des scénarios pour l’année qui arrive », a déclaré, le 7 décembre, Wissal El Gharbaoui, secrétaire générale de la Confédération nationale du tourisme (CNT), sur le plateau de Medi1 TV. « La subvention ne sert qu’à rester debout le temps d’y voir un peu plus clair. Or, à l’heure actuelle, nous n’avons aucune visibilité », abonde Saïd Tahiri, spécialiste du secteur, lui aussi présent sur le plateau.

« Plan Marshall »

À l’unisson, ils ont réclamé un « plan Marshall » pour sauver le secteur et dénoncé une « absence totale de visibilité », rappelant, à titre d’exemple, que l’économie d’une ville comme Marrakech repose entièrement sur le tourisme. Afin d’atténuer l’impact négatif que cette décision devrait avoir sur les opérateurs touristiques, qui seront privés des recettes de la période des fêtes de fin d’année, le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas a annoncé l’adoption d’un projet de décret qui vise à étendre l’indemnisation des professionnels du tourisme affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale jusqu’au 31 décembre.

Avec Jeune Afrique Soufiane Khabbachi

Covid-19 en France : la reprise de l’épidémie est-elle inquiétante ?

novembre 9, 2021

La situation sanitaire se dégrade fortement en Europe. Le point sur la situation en France, avant l’allocution d’Emmanuel Macron ce mardi.

L'epidemie de Covid-19 repart legerement a la hausse en France. (Photo d'illustration)
L’épidémie de Covid-19 repart légèrement à la hausse en France. (Photo d’illustration)© LOIC VENANCE / AFP

Emmanuel Macron prend de nouveau la parole ce mardi 9 novembre à 20 heures, sur fond de reprise épidémique. Si la situation sanitaire ne sera pas le seul sujet abordé, elle sera assurément au centre de cette allocution. Depuis plusieurs jours, l’exécutif tente notamment de résoudre le casse-tête de la troisième dose de vaccin anti-Covid pour les plus fragiles, qu’il songe à rendre obligatoire pour conserver leur pass sanitaire. À défaut de troisième dose généralisée, le chef de l’État devrait au moins adresser une piqûre de rappel aux Français : le virus est toujours là, et il faut redoubler de prudence.

L’épidémie de Covid-19 repart à la hausse depuis quelques semaines. On détecte plus de 7 000 cas par jour en moyenne, contre 4 000 il y a un mois, et ce, alors qu’on teste moins depuis la fin de la gratuité sans condition des tests. Le taux de positivité remonte lui aussi (2,75 %), il a même quasiment triplé en un mois. Le taux d’incidence, à 72,6 cas pour 100 000 habitants par semaine, est désormais bien au-dessus du seuil d’alerte de 50.

Record de morts en Europe de l’Est

Début novembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme. « Le rythme actuel de transmission » en Europe est « très préoccupant », s’inquiète l’institution, qui prévient : il pourrait y avoir un demi-million de morts sur le Vieux Continent d’ici février si rien n’est fait. Pour l’instant, les inquiétudes portent surtout sur l’Europe de l’Est, où le taux de vaccination est encore trop faible.

L’Ukraine, où à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, connaît une vague de décès sans précédent depuis le début de la pandémie en mars 2020 (plus de 600 par jour). En Russie (à peine un tiers de vaccinés), on compte plus de 1 000 morts par jour depuis le 20 octobre. Le gouvernement a imposé une semaine chômée pour tenter d’inverser la tendance, sans grand succès.

Plus près de la France, l’épidémie s’emballe également. En Allemagne, le taux d’incidence a dépassé les 200 lundi. Un tel niveau n’avait jamais été atteint outre-Rhin, et le précédent record (197,6) datait de décembre 2020. Le Danemark, lui, a dû se résoudre à réinstaurer des restrictions. Le pass sanitaire, abandonné en septembre, va notamment faire son retour.

Hospitalisations stables en France

L’Europe de l’Ouest peut toutefois garder espoir grâce à sa bonne couverture vaccinale, qui semble efficace pour lutter contre les formes graves de la maladie. Ainsi, le Royaume-Uni – où près de 70 % de la population est vaccinée – enregistre entre 30 000 et 40 000 nouveaux cas par jour depuis juillet, sans qu’on observe pour autant une hausse de la mortalité. Avec 75 % de sa population entièrement vaccinée, la France affiche l’un des meilleurs scores européens, après l’Italie (76 %), l’Espagne (78 %) et le Portugal (86 %).

Les hospitalisations sont ainsi encore contenues dans l’Hexagone, bien qu’en progression. Plus de 1 100 malades du Covid-19 sont hospitalisés en soins intensifs, et 80 nouveaux entrent chaque jour dans ces services, contre une cinquantaine début octobre. On est encore loin des 400 admissions quotidiennes à la même date en 2020, alors que les Français venaient d’être confinés pour la deuxième fois.

Pour l’instant, le gouvernement s’en est tenu à sa feuille de route. Le masque a déjà fait son retour à la rentrée des vacances de la Toussaint pour les élèves à l’école dans 39 départements, conformément aux seuils fixés début octobre – un taux d’incidence supérieur à 50 pendant plus de cinq jours faisant revenir le masque. Quant au pass sanitaire, il a été prolongé par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet 2022. Reste à voir si, lors de son allocution ce mardi, Emmanuel Macron annonce un changement de cap radical ou se contente d’un appel à la vigilance.

Avec Le Point avec Thibaut Déléaz

Covid-19 en Europe : l’OMS s’inquiète du nombre de morts

août 30, 2021

Face à la stagnation de la vaccination en Europe, l’OMS s’alarme et craint que les morts du Covid-19 explosent d’ici le mois de décembre.

Dans certains pays d'Europe, seul un soignant sur dix est vaccine.
Dans certains pays d’Europe, seul un soignant sur dix est vacciné.© CHRISTOPHE GATEAU / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Si le rythme de la vaccination n’accélère pas en Europe dans les jours et semaines à venir, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint de devoir compter encore plus de morts d’ici le mois de décembre. « La semaine dernière, le nombre de morts dans la région a augmenté de 11 %, avec une projection fiable prévoyant 236 000 morts en Europe d’ici au 1er décembre », s’ajoutant au 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux Continent, a déclaré le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse. Les pays de la région ont vu les taux d’infection augmenter à mesure que l’ancrage du variant Delta, plus contagieux, s’affirme, en particulier chez les personnes non vaccinées.

Sur les 53 États membres de la région, 33 ont signalé une hausse supérieure à 10 % de l’incidence des cas sur deux semaines, a souligné Hans Kluge. Outre la forte transmissibilité du variant Delta, un « assouplissement exagéré » des restrictions et une augmentation des voyages cet été sont à l’origine de la hausse du nombre de cas. D’autant que le rythme des vaccinations a ralenti. « Au cours des six dernières semaines, le taux a chuté de 14 %, en raison d’un manque d’accès aux vaccins dans certains pays et d’un manque d’acceptation des vaccins dans d’autres », a relevé Hans Kluge, appelant à augmenter la capacité de production et à dépasser les tentations nationalistes en partageant les doses.

Trop peu de soignants européens vaccinés

Si trois quarts des soignants dans l’ensemble de l’Europe sont vaccinés, dans certains pays européens ils ne sont qu’un sur dix, selon l’organisation onusienne. En Europe, seuls 6 % des habitants des pays à revenu faible et à revenu intermédiaire inférieur sont entièrement vaccinés, a-t-il indiqué, rappelant que l’OMS recommandait une couverture vaccinale de 80 % pour tourner la page de la pandémie. Selon des données de l’OMS, en huit mois, près de 850 millions de doses ont été administrées dans la région qui s’étend à l’Asie centrale. Dans la zone, au moins 413,26 millions de personnes sont complètement vaccinées (44,2 % de la population), d’après un comptage de l’AFP lundi.

Au niveau mondial, 5,239 milliards de doses ont été distribuées. Au total, au moins 216,3 millions de personnes ont été malades du Covid-19 dans le monde et au moins 4,5 millions sont décédées depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles. Sur le recours à un rappel ou troisième dose, proposé dans certains pays de la région, comme en Israël ou comme cela va l’être au Danemark – où il sera proposé à certaines personnes immunodéprimées –, l’OMS, qui a pour l’instant demandé un moratoire, ne l’exclut pas.

« L’administration d’une troisième dose pourrait être nécessaire à l’avenir pour des groupes de population spécifiques et/ou dans des contextes précis. Cependant, davantage de données sont nécessaires sur le moment optimal et le dosage des doses de rappel, qui peuvent différer selon les produits vaccinaux », explique un porte-parole de l’OMS Europe.

Hans Kluge presse les Européens d’accepter la vaccination

Pour Hans Kluge, « l’acceptation de la vaccination par la population est cruciale », en particulier alors que les mesures de santé publiques et sociales ont été assouplies dans de nombreux endroits. « Le scepticisme à l’égard des vaccins et le déni de la science nous empêchent de stabiliser cette crise. Ils ne servent à rien et ne sont bons pour personne. »

En cette période de rentrée scolaire, les États membres doivent mettre en place une stratégie vaccinale destinée à maintenir l’enseignement en présentiel, considéré comme vital. Il faudrait « proposer le vaccin contre le Covid-19 aux enseignants et aux autres membres du personnel scolaire en tant que groupe cible des plans de vaccination nationaux », ont indiqué l’OMS et l’Unicef Europe dans un communiqué publié plus tôt ce lundi.

À travers l’Europe, les restrictions sont disparates. Ainsi, l’instauration du pass sanitaire a franchi, lundi, une nouvelle étape en France, devenant obligatoire au travail pour 1,8 million de salariés en contact avec le public dans les restaurants, cinémas, musées, trains grandes lignes, là où il était déjà requis pour les clients.

Par Le Point avec AFP

Virus: inquiétude en Chine et manifestations en France

juillet 31, 2021
Virus: inquietude en Chine et manifestations en France
Virus: inquiétude en Chine et manifestations en France© AFP/Niklas HALLE’N

La progression du variant Delta inquiète la Chine, où le virus circule désormais dans 14 provinces, mais aussi la France où les opposants aux restrictions sanitaires ont manifesté samedi, sur fond de situation « dramatique » en outre-mer.

La Chine comptait en juillet 328 nouveaux cas d’infection, soit presque autant que sur la période allant de février à juin, entraînant le confinement de centaines de milliers de personnes dans le Jiangsu ou non loin de Pékin, ainsi que des campagnes de test dans plusieurs agglomérations, signe de l’inquiétude du gouvernement.

A Nankin (est), capitale du Jiangsu, les autorités ont ordonné à toutes les attractions touristiques et lieux culturels de ne pas ouvrir samedi, en raison de l’augmentation des transmissions nationales.

Plus sévère encore, la ville touristique de Zhangjiajie, dans la province du Hunan, où une poignée de personnes positives au coronavirus ont assisté à une représentation théâtrale, a confiné ses 1,5 million d’habitants et fermé toutes les attractions touristiques vendredi.

Cette progression de la pandémie inquiète aussi en France, où le variant Delta du coronavirus flambe sur les lieux de vacances, mais aussi et surtout en Outre-mer.

Symbole de cette situation « dramatique », une célébrité antillaise, le guitariste guadeloupéen Jacob Desvarieux, membre fondateur du groupe de zouk Kassav’, est décédée vendredi des suites du Covid-19.

La situation s’est rapidement détériorée à la Martinique ou à la Réunion, où des mesures de confinement ont refait leur apparition, de même qu’en Polynésie française, où le taux d’incidence est passé en deux semaines de 6 pour 100.000 habitants à 267 pour 100.000 habitants.

Vaccination « absolument indispensable »

Pour autant, la mobilisation contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions n’a pas faibli samedi en France, après avoir rassemblé 161.000 personnes la semaine dernière et 110.000 une semaine plus tôt.

Des dizaines de milliers d’opposants au pass sanitaire se sont rassemblés dans plusieurs villes du pays, au nom de la « liberté », la plupart du temps dans le calme.

Selon les sondages, une très large majorité de Français reste toutefois favorable à la mise en place du pass sanitaire pour entrer dans les lieux publics.

« La vaccination est absolument indispensable », a encore martelé vendredi le Premier ministre Jean Castex. Le gouvernement veut cependant éviter à tout prix le retour d’un confinement dans l’ensemble du pays, lui préférant pour l’heure l’instauration d’un pass sanitaire qui prendra totalement effet le 9 août.

Le variant Delta et sa progression fulgurante sont un avertissement qui doit inciter à agir vite avant l’apparition de mutations plus dangereuses, a rappelé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce variant est aussi contagieux que la varicelle, a probablement des effets plus graves que ses prédécesseurs et les personnes contaminées semblent autant le transmettre qu’elles soient vaccinés ou non, ont révélé des documents officiels américains.

« La guerre a changé »

Émanant des centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), principale agence sanitaire des Etats-Unis, ces documents s’accompagnent d’une mise en garde à l’égard des responsables: « la guerre a changé ».

Joe Biden semble en être conscient, qui a estimé vendredi que de nouvelles recommandations ou restrictions sanitaires seraient « probablement » prises aux Etats-Unis.

Son administration a nettement haussé le ton ces derniers jours face à la flambée de cas de Covid-19. Les autorités sanitaires ont ainsi recommandé aux Américains même vaccinés de porter un masque en intérieur, dans les zones où la circulation du virus est importante.

Au Royaume-Uni, qui connaît un ralentissement de la propagation du variant Delta sur son territoire, les femmes enceintes sont désormais incitées à se faire vacciner.

En grande difficulté

La Tunisie, en grande difficulté face à un nouveau rebond de l’épidémie, a reçu vendredi un million de doses de vaccins donnés par les Etats-Unis.

Au Bangladesh en revanche, si le gouvernement a annoncé le confinement de la population jusqu’au 5 août, il vient d’ordonner la réouverture des ateliers de confection, essentiels à l’économie du pays, entraînant d’importants déplacement d’ouvriers retournés entretemps dans leurs villages.

Au Sénégal, vingt personnes sont mortes et 76 étaient en réanimation samedi, soit un chiffre record depuis l’apparition de la pandémie dans le pays en mars 2020.

En Australie, un confinement strict de trois jours est entré en vigueur samedi à Brisbane, la troisième ville d’Australie, et dans certaines parties de l’Etat du Queensland.

A l’inverse, le gouvernement rwandais a levé le confinement à Kigali et dans huit autres districts, malgré l’augmentation du nombre de cas, tout en maintenant le couvre-feu en vigueur et la fermeture des écoles et églises.

Par Le Point avec Pékin (AFP) –

Covid-19 dans le monde arabe : l’OMS s’inquiète des conséquences de l’Aïd

juillet 18, 2021
Un infirmier tunisien prodigue les premiers soins aux patients atteints de COVID-19 aux urgences de l’hôpital Charles Nicole de la capitale Tunis, le 16 juillet 2021.

La pandémie frappe durement la Tunisie et les cas repartent à la hausse dans d’autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient. L’OMS s’inquiète du manque de respect des mesures barrières et des risques accrus de contamination en vue de l’Aïd.

Après un déclin du nombre de cas et de décès durant huit semaines, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète dans un communiqué de l’augmentation significative des cas de Covid-19 dans plusieurs pays du Maghreb (Libye et Tunisie), et du Moyen-Orient (Iran, Iraq). Et prévient que la courbe devrait également progresser dans les prochaines semaines au Liban et au Maroc, où l’état d’urgence a été prolongé jusqu’à 10 août face aux variants Alpha et Delta.

La Tunisie en première ligne

Le cas de la Tunisie, où le variant Delta se répand, est particulièrement préoccupant. Le petit pays recense 8 000 à 9 500 nouvelles contaminations par jour et a le plus haut taux de mortalité de toute la région Méditerranée orientale, mais aussi d’Afrique. Le nombre de décès y a d’ailleurs sensiblement augmenté en quelques jours, passant de 119 à 189 entre les 5 et 8 juillet. En deux mois, le nombre de cas quotidiens recensés a été multiplié par 10.

« LA SITUATION EST CRITIQUE DANS NOTRE RÉGION », A PRÉVENU LE 13 JUILLET AHMED AL-MANDHARI

Et les structures sanitaires pourraient arriver à saturation, étant donné que les lits de soins intensifs sont déjà occupés à 95 %, 90 % pour ceux disposant d’oxygène. Or, moins de 13 % de personnes ont reçu une première dose de vaccin, et moitié moins sont celles ayant à ce jour bénéficié d’un rappel.

Alors que le voisin libyen assure avoir fermé ses frontières terrestres et aériennes avec la Tunisie pour une semaine de manière préventive, il n’est pas non plus épargné. Les variants Alpha et Delta y circulent. Près de 1 300 cas quotidiens y sont identifiés depuis le 4 juillet. Mais seule 5,6 % de la population est partiellement vaccinée.

« La situation est critique dans notre région », a prévenu mercredi 13 juillet Ahmed Al-Mandhari, directeur régional de l’OMS.

L’AÏD AL-ADHA DEVRAIT ACCROÎTRE RÉUNIONS FAMILIALES ET CÉLÉBRATIONS DANS LA RÉGION, À PARTIR DU 19 JUILLET

Il met en garde contre une combinaison de facteurs de risque : l’apparition de variants (en particulier Delta), le faible accès aux vaccins et le manque d’adhésion des citoyens aux mesures barrières. L’organisation appelle donc à les encadrer strictement.

Craintes concernant l’Aïd

La vigilance devrait être de mise dans l’optique de l’Aïd al-Adha (ou grand Aïd), qui devrait accroître réunions familiales et célébrations dans la région, à partir du 19 juillet. Or à la faveur de ces rencontres, la recrudescence des cas pourrait avoir des conséquences catastrophiques, alerte encore le communiqué.

Car des festivités ont déjà laissé des traces ailleurs. En Iran, celles des vacances et rassemblements à l’occasion de la fête de Norouz, fin mars, sont pointées du doigt. Le pays connaît en effet une vague plus sévère depuis la mi-juin, entraînant un nombre de morts plus important ces deux dernières semaines.

Et l’organisation de souligner ce paradoxe d’une escalade nourrie par le manque de rigueur des populations, alors même que certains pays renforcent les restrictions aux voyageurs entrant sur leur territoire. Port du masque et distanciation physique doivent donc continuer à être de rigueur. Et la vaccination encouragée face aux forts déséquilibres mondiaux, préconise l’OMS.

Jusqu’à présent plus de 11 millions de cas et 223 000 décès ont été recensés dans la région Méditerranée Orientale regroupant trois pays du Maghreb (Libye, Tunisie, Maroc), douze pays du Moyen-Orient (Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Yémen), trois d’Afrique de l’Est (Djibouti, Somalie, Soudan) ainsi que le Pakistan. En Afrique, la barre des six millions de cas a été franchie le 13 juillet dernier.

Avec Jeune Afrique par Camille Lafrance