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Mauritanie: inquiétude d’Amnesty après l’interpellation de militantes des droits humains

février 19, 2020

 

Amnesty International s’est dit mercredi 19 février «extrêmement préoccupé» par l’interpellation en Mauritanie de deux célèbres féministes et militantes des droits humains, accusées aux côtés de 12 autres personnes de porter préjudice à l’unité nationale et au caractère religieux de cette république islamique d’Afrique de l’Ouest.

Une source judiciaire à Nouakchott a confirmé à l’AFP l’arrestation la semaine dernière de 14 personnes, dont quatre ont été remises en liberté mais restent poursuivies.

Lors d’une audience mardi devant un tribunal de Nouakchott, le procureur a renvoyé leurs dossiers à la sûreté de l’État, chargée de «clarifier et d’approfondir certains aspects de l’enquête», selon cette source.

Dans un volet du dossier, l’audience a surtout porté sur la laïcité que prôneraient certains des prévenus, membres présumés de l’Alliance pour la refondation de l’État mauritanien (Arem), un mouvement créé en début d’année à Paris. Son manifeste fondateur prône un «divorce avec les vieilles pratiques de mauvaise gouvernance, d’injustice et d’impunité».

Les militantes de l’Arem sont «soupçonnées de porter préjudice à l’unité nationale, à la cohésion sociale, et à la religion, alors que la Mauritanie est une république islamique», selon la source judiciaire.

Parmi les personnes poursuivies figurent deux personnalités connues depuis des années pour leur défense des droits humains, en particulier des femmes, Aminetou Mint El Moctar et Mekfoula Mint Brahim, a confirmé à l’AFP François Patuel, chercheur à Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest.

Aminetou Mint El Moctar est la deuxième vice-présidente de l’Arem, selon le manifeste de l’association. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué Amnesty International.

Mekfoula Mint Brahim, lauréate du Prix Franco-Allemand des droits de l’Homme en 2018 et décorée de la Légion d’honneur française en décembre, a également été remise en liberté conditionnelle, selon l’ONG. «Sans tabou, elle soutient le mouvement de la jeunesse mauritanienne en faveur de la laïcité et de la liberté d’orientation sexuelle», peut-on lire à son propos sur le site de l’ambassade de France en Mauritanie. Elle avait été interpellée pour avoir accueilli dans son auberge une réunion de l’Arem, dont elle se défend d’être membre, selon une source judiciaire. «Nous savons qu’elle est poursuivie pour avoir hébergé une réunion sans avoir notifié les autorités. Pour les autres personnes arrêtées, les chefs d’inculpation ne sont pas clairs», a dit M. Patuel, disant ignorer de qui il s’agit exactement. Un autre volet de l’affaire concerne trois personnes «prises en flagrant délit de distribution de copies de la Bible», selon une source proche du dossier.

Après l’arrivée au pouvoir en août d’un nouveau président, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Amnesty avait appelé le pouvoir à «mettre fin au harcèlement judiciaire dont font l’objet les défenseurs des droits humains», a rappelé M. Patuel. «Nous réitérons cet appel et nous demandons la libération immédiate de ces personnes si elles sont uniquement poursuivies pour avoir exercé leur liberté d’expression et de rassemblement».

Par Le Figaro avec AFP

Une vingtaine de pays s’inquiètent pour les droits de l’homme en Arabie saoudite

septembre 23, 2019

 

Une vingtaine de pays, dont quinze Etats membres de l’Union européenne, ont exprimé leur inquiétude ce lundi 23 septembre au Conseil des droits de l’homme de l’Onu face aux allégations de torture, détentions illégales et procès inéquitables à l’encontre d’opposants saoudiens, notamment des militantes des droits des femmes et des journalistes.

Une première déclaration conjointe au sujet de l’Arabie saoudite avait déjà été présentée en mars au Conseil. Les signataires exhortent notamment Ryad à établir la vérité sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné en octobre au consulat saoudien d’Istanbul, et à faire en sorte que les coupables soient jugés. Parmi eux figurent la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Pérou, a-t-on appris auprès de diplomates. «Nous restons profondément préoccupés par la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite. Les acteurs de la société civile en Arabie saoudite font toujours face à la persécution et à des actes d’intimidation», a déclaré l’ambassadrice australienne Sally Mansfield, qui a lu la déclaration.

«Nous sommes préoccupés par les informations faisant état de tortures, de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de procès inéquitables et de harcèlement de personnes engagées dans la promotion et la défense des droits de l’Homme, de leurs familles et de leurs collègues», a-t-elle ajouté. La délégation saoudienne au Conseil, qui n’était pas présente lors de la lecture de la déclaration, n’a pas réagi.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Inquiets du Brexit, les Anglais se précipitent pour vendre leur logement

août 22, 2019

Boris

Les prix de l’immobilier à Londres ont chuté de plus de 4% sur les cinq premiers mois de l’année Crédits photo : ZGPhotography/Shutterstock

– Alors que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se précise, le nombre de ventes immobilières outre-Manche s’envole de plus de 6% sur un an. Du jamais vu depuis 2015.

Le nouveau premier ministre britannique Boris Johnson l’a assuré: le Royaume-Uni quittera l’Union européenne le 31 octobre. Une échéance qui inquiète les propriétaires immobiliers qui ne savent pas à quoi ressemblera le marché après le Brexit. Conséquence: le nombre de ventes s’accélère en août, selon une récente étude du plus grand portail immobilier du pays, Rightmove. Une hausse de 6,1% a ainsi été enregistrée par rapport à août 2018. Du jamais vu depuis 2015 pour un mois d’août, une période habituellement creuse en raison des grandes vacances.

Pour Rightmove, l’explication est claire: certes, la perspective du Brexit n’est une surprise pour personne. Mais désormais, la date de sortie du Royaume-Uni est connue. Dès lors, beaucoup de vendeurs, anticipant une baisse des prix de l’immobilier, se précipitent pour vendre au mieux leur bien. De leur côté, les acheteurs se frottent les mains. Avec une livre qui a perdu 20% de sa valeur face à l’euro en trois ans, les étrangers ont aussi de bonnes affaires à réaliser. «De plus en plus d’acheteurs ont compris que la période était propice aux achats. En règle générale, les acheteurs sont peu nombreux en août. Mais étant donné le contexte actuel, la concurrence est plus forte car les vendeurs sont plus disposés à accepter de baisser leur prix», explique Miles Shipside, analyste du marché immobilier de Rightmove

Même si l’affolement est rarement gage de succès, le marché immobilier britannique perd assurément de sa superbe. Les prix ne progressent quasiment plus: leur hausse est restée inférieure à 1% en juillet (+0,3%) pour le huitième mois consécutif, selon la banque mutualiste Nationwide. Pour s’offrir un logement au Royaume-Uni, vous devez débourser un peu moins de 218.000 livres (plus de 237.000 euros). À titre de comparaison, un logement coûte en moyenne 220.000 euros en France.

Ce ralentissement des prix est une aubaine pour les acheteurs et forcément moins pour les vendeurs. Conséquence: le nombre de propriétés qui changent de mains ne représente que 5% du total de maisons au Royaume-Uni, selon Nationwide. Un taux de rotation nettement inférieur à celui enregistré avant la crise (autour de 8%). Pire: à Londres, les prix ont reculé de plus de 4% sur les cinq premiers mois de l’année, selon les chiffres de l’Office for National Statistics. La plus forte baisse enregistrée depuis 2009.

 

Le Figaro.fr par Guillaume Errard

Tueries aux États-Unis: les autorités s’inquiètent du «terrorisme intérieur»

août 4, 2019

APTOPIX Texas Mall Shooting

Le tueur a tiré de sang froid sur des passants et des personnes venues faire leurs courses dans un supermarché de la ville située à la frontière avec le Mexique, dont la population est à 85 % d’origine ou de naissance hispanique. Mark Lambie/AP

Les deux fusillades qui ont fait ce week-end 29 morts au Texas et dans l’Ohio ont ravivé les débats sur les armes à feu et la rhétorique incendiaire de Donald Trump, accusé de racisme par les démocrates.

L’Amérique s’est éveillée pantelante, dimanche, frappée par la double tragédie qui a coûté la vie à trente personnes, lors de deux fusillades distinctes, au Texas et en Ohio ; en l’espace de treize heures, ces massacres devraient relancer le débat sur l’impossible contrôle des armes à feu outre- Atlantique, en pleine campagne présidentielle, ainsi que sur l’ombre grandissante d’un terrorisme intérieur visant immigrants, juifs, musulmans et tous ceux censés menacer la «race blanche».

Samedi matin, à El Paso, cité fron-tière texane avec le Mexique, un tueur armé d’un fusil d’assaut de type AK-47 a abattu froidement vingt passants, dont un enfant de 6 ans, et blessé vingt-six autres personnes venues faire leurs courses dans un supermarché, avant de se constituer prisonnier. Le bilan risque de s’alourdir dans les prochains jours, certains des blessés, âgés de 2 à 82 ans, se trouvant dans un état critique. «C’est écœurant, intolérable et ce n’est pas texan», s’est indigné Greg Abbott, le gouverneur du Texas. Pas plus texan qu’ohien, sans doute. Et pourtant, le cauchemar s’est reproduit dans la nuit de samedi à dimanche, devant un bar du centre-ville de Dayton, en Ohio (voir ci-dessous).

D’une banalité terrifiante, la litanie insensée des statistiques défile en boucle sur les écrans de télévision, comme à chacune de ces tragédies: il s’agit de la 2187e tuerie de masse outre-Atlantique depuis le massacre tristement célèbre de 26 personnes dans une école maternelle de Sandy Hook (Connecticut), le 14 décembre 2012. 8666 Américains ont déjà été tués par armes à feu en 2019, et 249 tueries déjà recensées, pour une année qui ne comptait samedi que 215 jours.

Des clients abattus de sang-froid

La tragédie d’El Paso, elle, s’inscrit comme la sixième la plus sanglante de l’histoire récente et, selon son gouverneur, la pire de l’histoire du Texas, cet État où le port d’armes est toléré sans restriction (open carry), et où l’on peut porter un fusil en bandoulière au supermarché. À 10 h 30 du matin, le tueur imberbe est apparu devant l’entrée de l’imposant Walmart. Une caméra de sécurité a figé sa silhouette inquiétante: tee-shirt noir et pantalon cargo, fusil d’assaut presque trop grand pour sa corpulence, casque antibruit sur les oreilles, comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo ou d’une séance au stand de tir.

Après avoir semé la mort, avec un calme sidérant selon les témoins oculaires, le tueur s’est rendu sans résister. Le dénommé Patrick Crusius, originaire d’Allen, une bourgade du nord de Dallas située à plus de 1000 kilomètres et dix heures de route d’El Paso, est âgé de 21 ans. Il a ouvert le feu au jugé sur les clients, abattus de sang-froid sur le parking, près des caisses et dans les travées bondées en cette prérentrée scolaire.

Dix-neuf minutes avant que ne retentisse le premier appel paniqué au 911 (urgences), un manifeste était apparu en ligne, sur le site de partage 8chan, coutumier des imprécations islamophobes et antisémites. Élucubrant sur «une invasion hispanique du Texas» et le soi-disant «grand remplacement» en cours des Blancs par les «étrangers», classique des écrits suprémacistes blancs attribué au penseur identitaire français Renaud Camus et entendu lors du rassemblement néonazi de Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017, le document de cinq pages proposait de «diviser l’Amérique en territoires racialement distincts». «Si nous pouvons éliminer suffisamment de gens, écrit l’auteur de ces lignes infamantes, alors notre mode de vie pourra subsister.» Six des victimes étaient des citoyens mexicains, a déclaré le président Andres Manuel Lopez Obrador dimanche soir, ajoutant que sept autre de ses concitoyens ont été blessés dans l’attaque.

Enquête pour crime à caractère raciste et terrorisme intérieur

Le FBI, qui a déjà procédé à une centaine d’arrestations dans les milieux suprémacistes blancs depuis octobre 2018, a ouvert une enquête pour crime à caractère raciste et terrorisme intérieur. Le manifeste d’El Paso mentionne en effet la tuerie dans une mosquée de Chrischurch, le 15 mars dernier en Nouvelle-Zélande (51 morts), devenue un cri de ralliement pour les extrémistes occidentaux.

«Nous sommes le seul pays au monde avec plus d’armes que d’habitants»

Pete Buttigieg, candidat à la primaire démocrate

L’un des premiers candidats présidentiels à réagir, le démocrate de l’Indiana Pete Buttigieg, s’est alarmé que l’Amérique soit «attaquée par un terrorisme nationaliste blanc intérieur». «Nous sommes le seul pays au monde avec plus d’armes que d’habitants, a poursuivi “Maire Pete”, un ancien officier de renseignement de l’US Navy en Afghanistan et maire de la ville de South Bend. Le nationalisme blanc incite des gens à commettre des meurtres, et il est conforté aux plus hauts échelons du gouvernement américain.»

La pique vise ouvertement le président des États-Unis, Donald Trump, qui s’est fendu d’un message sur Twitter, depuis son parcours de golf de Bedminster, dans le New Jersey. Qualifiant le drame d’El Paso d’«acte lâche», il a estimé qu’«il n’existe aucune raison ou excuse qui puissent justifier de tuer des gens», puis il a adressé au «formidable peuple du Texas» ses «pensées et prières les plus sincères». «La haine n’a aucune place dans notre pays», a-t-il renchéri dimache soir. Il a également annoncé que le drapeau américain sera en berne jusqu’au 8 août.

À El Paso, ville du candidat présidentiel démocrate Beto O’Rourke, qui a dénoncé les imprécations de Trump envers les Mexicains «voleurs et criminels», la générosité s’est manifestée devant les centres de don du sang: des volontaires sont apparus les bras bardés de pizzas, pour soutenir tous ceux patientant sagement afin de donner leur sang au profit des victimes.

La compassion des Américains s’arrête là, entravée par la paralysie du débat politique. Malgré les incessants appels à un contrôle renforcé des armes à feu, le débat n’ira pas plus loin, surtout en pleins congés parlementaires. Pas plus qu’après la fusillade dans un lycée de Floride à Parkland (17 morts), le 14 février 2018, qui avait déclenché de vaines manifestations étudiantes.

Gravé dans les mémoires, le massacre de Sandy Hook, en 2012, avait également suscité une intense émotion à travers le pays. Là encore, même le massacre sauvage de vingt bambins de maternelle n’avait pas suffi à convaincre une majorité républicaine du Sénat d’interdire les fusils d’assaut et les chargeurs à forte capacité, la plupart des élus jugeant une telle réforme contraire au deuxième amendement de la Constitution sur la liberté de posséder des armes. L’assassin d’El Paso, quant à lui, risque la peine capitale.

Une seconde fusillade meurtrière à Dayton

Une deuxième tuerie a endeuillé les États-Unis, treize heures après celle perpétrée à El Paso. À 1 heure du matin, devant un bar du centre de Dayton (Ohio), une grêle de balles s’est abattue sur les clients du Ned Pepper’s Bar, dans le quartier très animé et habituellement sûr d’Oregon, lorsque est apparu un inconnu muni d’un fusil d’assaut de type AR-15, de chargeurs multiples et d’un gilet pare-balles. Un videur a tenté de s’opposer à l’individu en bloquant le canon de l’arme de sa main, mais l’agresseur a alors dégainé une arme de poing. L’assaillant a été identifié dimanche soir comme un jeune homme blanc de 24 ans dénommé Connor Betts.

Dix personnes sont mortes, dont le tueur neutralisé par des policiers, et sa soeur. Seize autres personnes sont blessées. La scène a duré moins d’une minute. «Rendez-vous compte, le tueur a été en mesure de tuer neuf personnes et d’en blesser vingt-six autres en moins d’une minute, soupire le maire de Dayton, Nan Whaley. Si la police n’avait pas été présente dans le quartier d’Oregon, avec ces milliers de gens profitant de leur samedi soir, imaginez ce qui aurait pu se passer.» Le fusil d’assaut AR-15 est l’arme privilégiée des tueurs de masse depuis le massacre de Sandy Hook, en 2012, pour sa maniabilité et sa puissance de feu dévastatrice.

«Ma femme et moi nous avons le cœur absolument brisé après l’horrible attaque qui s’est produite ce matin à Dayton, a tweeté le gouverneur Mike DeWine. Nous nous joignons à tous ceux à travers l’Ohio et le pays qui offrent leurs prières aux victimes et à leurs familles.»

Des pensées et des prières, à défaut de toute législation plus sévère à l’encontre des armes de guerre telles que l’AR-15.

Le Figaro.fr par Maurin Picard

Le pétrole monte encore, l’offre mondiale inquiète

septembre 25, 2018

Londres (awp/afp) – Les prix du pétrole grimpaient mardi en cours d’échanges européens et le Brent repoussait son plus haut en près de quatre ans alors que le marché s’inquiète d’un manque d’offre provoqué par les sanctions américaines sur l’Iran.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 82 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 80 cents par rapport à la clôture de lundi, après avoir touché vers 08H25 GMT son plus haut depuis novembre 2014 à 82,20 dollars.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance prenait 41 cents à 72,49 dollars.

Depuis le début de la semaine, le Brent a déjà engrangé 4% de hausse, après une réunion dimanche à Alger de suivi de l’accord de limitation de la production qui engage les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs.

Les ministres présents n’ont pas décidé d’augmenter leurs objectifs de production. Certains acteurs du marché s’attendaient à ce qu’ils le fassent après des commentaires contre l’Opep du président américain Donald Trump sur Twitter.

« Cette alliance de producteurs a, dans l’année et les mois passés, réduit son débit bien plus qu’ils ne l’avaient décidé en décembre 2016, de façon intentionnelle ou non », a commenté Tamas Varga, analyste chez PVM.

Si les deux géants participant à l’accord, la Russie et l’Arabie saoudite, ont intentionnellement freiné leurs extractions, l’offre provenant de l’alliance a surtout chuté en raison des pertes de l’industrie vénézuélienne et de la baisse des exportations iraniennes en raison des sanctions des Etats-Unis.

« L’Opep continue d’être accusée (par Donald Trump, ndlr) pour la hausse des prix, mais avec une part de marché en baisse, le président dirige mal sa colère », a jugé Chris Beauchamp, analyste chez IG.

Alors que les observateurs du marché s’accordent pour désigner les sanctions américaines sur les exportations iraniennes de pétrole, qui seront appliquées à partir de début novembre, comme explication de la hausse des prix, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne a annoncé lundi soir la création d’une entité spécifique pour pouvoir continuer à commercer avec l’Iran.

« Nous ne nous attendons pas à ce que cela s’applique du jour au lendemain », a commenté Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix, qui y voit une tactique de l’Europe pour faire rester l’Iran dans l’accord sur le nucléaire malgré les sanctions américaines.

Romandie.com avec(AWP / 25.09.2018 12h03)                                                        

L’inquiétude grandit en Allemagne face à l’extrême droit

août 28, 2018

Des manifestants d’extrême droite le 27 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © AFP / Odd ANDERSEN

L’inquiétude monte en Allemagne face au recours à la violence au sein des franges les plus radicales de l’extrême droite, illustré par les incidents survenus deux jours durant à Chemnitz dans un contexte électrique autour de la question migratoire.

« Bien sûr l’Histoire ne repasse pas les plats, mais lorsque des foules excitées d’extrême droite créent de l’agitation au coeur de l’Allemagne et que l’Etat de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la situation de la République de Weimar », estime mardi le magazine Der Spiegel, sur son site internet.

Une référence au régime politique démocratique né en Allemagne dans le sillage de la Première guerre mondiale, qui dut affronter régulièrement des tentatives de déstabilisation dans la rue et finit par disparaître lors de la prise du pouvoir d’Adolf Hitler en 1933.

Le pays en est encore loin, mais les « chasses collectives » contre les étrangers organisées par des sympathisants d’extrême droite dimanche dans les rues de Chemnitz, dans l’ex-RDA, puis les violences qui ont marqué lundi soir un nouveau rassemblement de plusieurs milliers d’entre eux – dont plusieurs ont défilé en faisant le salut hitlérien – constituent un choc pour le pays.

Six personnes ont été blessées lundi soir lors d’échauffourées entre manifestants et contre-manifestants d’extrême gauche.

– Nouvelle manifestation –

Une nouvelle manifestation est annoncée mardi après-midi à Dresde cette fois, ville proche de Chemnitz et capitale de l’Etat régional de Saxe, où l’extrême droite est fortement implantée. Elle y est arrivée en tête des dernières législatives en septembre 2017, créant un séisme en Allemagne.

La police anti-émeutes en action le 26 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © dpa/AFP / Andreas SEIDEL

« Quand l’Etat abdique », s’insurge le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). « Chaos à Chemnitz », renchérit le Handelsblatt, en estimant que « l’Etat de droit a été mis hors service ».

L’élément déclencheur est survenu au cours du week-end, lorsqu’un Allemand de 35 ans a été tué à coups de couteau durant une rixe en marge d’une fête locale. La police a arrêté deux suspects, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années accusés d’avoir agi après une « altercation verbale ».

Depuis, les franges les plus radicales de la ville, et de toute la région de Saxe, mobilisent l’opinion contre l’immigration et la politique du gouvernement d’Angela Merkel, défilant aux cris de « Les étrangers dehors » ou « Nous sommes le peuple ».

Fers de lance de ces initiatives: le mouvement ultra anti-islam Pegida, né dans cette région, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), principal parti d’opposition à la chambre des députés à Berlin. Mais pas seulement.

– Alliance –

« A Chemnitz, une alliance assez incroyable mêlant des hooligans, des néonazis, l’AfD et les militants de Pegida s’est constituée. Les violences montrent que des mouvements se réunissent qui au final sont tous issus du même moule, le tout dans une atmosphère extrêmement xénophobe et agressive », a estimé la directrice de la Fondation Amadeu Antonio contre le racisme sur la chaîne de télévision n-tv.

La Saxe, bastion de l’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

Le parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, s’inquiète du raidissement idéologique au plan national.

« Il y a dans notre pays une petite frange d’extrême droite qui utilise tous les prétextes pour exporter dans la rue ses rêves de violence et d’ambiance de guerre civile », estime l’un de ses responsables, Burkhard Lischka, dans le quotidien Rheinische Post.

Le parti AfD souffle en tout cas sur les braises du meurtre survenu à Chemnitz en évoquant la nécessité de l’auto-défense face aux immigrés.

« Lorsque l’Etat n’est plus en mesure de protéger les citoyens, les gens descendent dans la rue et se protègent eux-même, c’est aussi simple que cela! » a tweeté un de ses députés nationaux, Markus Frohnmaier.

Des appels condamnés « avec la plus grande fermeté » par Angela Merkel, elle-même au centre des critiques de l’extrême droite, qui lui reproche d’avoir ouvert les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile venant notamment de Syrie et d’Irak, en 2015 et 2016.

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 12h52)

Le pétrole américain dépasse 75 dollars, inquiétude sur l’offre mondiale

juillet 3, 2018

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole poursuivaient leur ascension mardi en cours d’échanges européens, poussant le WTI américain au dessus de 75 dollars le baril pour la première fois depuis plus de trois ans alors que le marché s’inquiète de perturbations de l’offre mondiale.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 75,50 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,20 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’août prenait 1,07 dollar à 75,01 dollars une heure après son ouverture après avoir touché 75,27 dollars, à son plus haut depuis novembre 2014 quelques instants auparavant.

Lundi, les prix avaient reculé alors que les marchés digéraient un échange entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, le premier consommateur mondial demandant au premier exportateur d’augmenter sa production, de 2 millions de barils par jour, selon un chiffre évoqué par le président Donald Trump.

« Il ne faut pas oublier que l’Arabie saoudite n’a pas promis de déployer la totalité de ses 2 millions de barils quotidiens, et que même s’ils le voulaient il leur faudrait plusieurs mois pour produire à ce rythme », a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM.

Après la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Arabie saoudite avait évoqué une hausse de la production de un million de barils par jour pour l’Organisation et ses partenaires, dont la Russie.

Selon un communiqué du ministère russe de l’Energie publié mardi, le ministre Alexandre Novak et son homologue saoudien Khaled al-Faleh se sont entretenus au téléphone et ont réaffirmé un objectif d’un million de barils par jour de hausse.

Le marché s’inquiète d’un possible manque d’offre alors que la majorité des exportations libyennes sont interrompues et que les Etats-Unis ont durci le ton sur les sanctions qui pourraient être imposées aux importateurs de pétrole iranien à partir de novembre.

« Ces risques viennent s’ajouter à une industrie vénézuélienne en baisse constante tandis que des problèmes d’infrastructures empêchent le pétrole du sud des Etats-Unis et du Canada d’atteindre le marché international », ont noté les analystes de Morgan Stanley, qui préviennent que le marché « épuise ses capacités de production sans augmenter son niveau réel d’extraction ».

Dans ce contexte, les marchés attendront les données hebdomadaires sur les réserves des Etats-Unis. Les chiffres gouvernementaux seront publiés jeudi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), tandis que la fédération professionnelle de l’American petroleum institute partagera ses données indépendantes mardi soir.

Romandie.com avec (AWP / 03.07.2018 16h10)                                                        

Gaza: plus de 13.000 blessés par Israël, Guterres inquiet d’un risque de guerre

juin 18, 2018

Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018 / © AFP / Mohammed ABED

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’inquiète d’un risque de guerre entre les Palestiniens et Israël dans un rapport remis récemment au Conseil de sécurité, alors que plus de 13.000 d’entre eux ont été blessés par balles depuis mars dans la bande de Gaza, selon la Croix-Rouge internationale.

Dans son premier rapport écrit sur la colonisation israélienne, en application d’une résolution adoptée en décembre 2016 grâce à une rare abstention de l’ex-administration démocrate de Barack Obama, Antonio Guterres souligne qu’il « condamne sans équivoque les étapes franchies par toutes les parties pour arriver à la situation dangereuse et fragile » aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien.

Son document écrit, réclamé de longue date par certains membres occidentaux de l’ONU et obtenu par l’AFP, a été remis la semaine dernière au Conseil de sécurité dans la perspective d’une réunion mensuelle sur le Proche-Orient programmée mardi.

L’aggravation du conflit est la pire depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas. « C’est et cela devrait être pour tous un avertissement sur le risque qui se rapproche d’une guerre », avertit le patron de l’ONU. « Je suis choqué par le nombre de morts et de blessés palestiniens en raison du recours aux balles réelles par les forces de défense israéliennes » depuis le début en mars de manifestations palestiniennes dans la bande de Gaza près d’Israël, ajoute-t-il.

Israël a le devoir d' »exercer un maximum de retenue » et de protéger les civils en application du droit international, souligne-t-il dans son rapport.

Selon la Croix-Rouge internationale, ce recours à des balles réelles par Israël a fait au moins 13.000 blessés depuis mars.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé à des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

Israël dit tirer à balles réelles en dernier recours pour protéger ses frontières, ses soldats et sa population. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h13)

Inquiétude aux États-Unis après la saisie des correspondances d’une journaliste

juin 8, 2018

Washington – Les organisations de défense des médias se sont inquiétées vendredi des risques pour la liberté de la presse après la saisie par la justice de correspondances d’une journaliste dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations sensibles.

Le ministère de la Justice a annoncé jeudi soir l’inculpation de James Wolfe, un employé du Congrès qui travaille pour la commission sénatoriale du Renseignement. Agé de 57 ans, il est accusé d’avoir menti aux enquêteurs du FBI sur ses contacts avec trois journalistes. Interrogé fin 2017, il avait notamment nié vivre depuis trois ans une relation amoureuse avec la journaliste Ali Watkins, embauchée l’année dernière au New York Times comme spécialiste des questions de sécurité nationale.

Pour les besoins de l’enquête, la justice a saisi des correspondances provenant de deux comptes de messagerie électronique et du téléphone portable d’Ali Watkins et portant sur plusieurs années, a indiqué le quotidien.

Cette affaire suscite des inquiétudes concernant les menaces sur la liberté de la presse et la protection des sources, et pose en même temps une question d’éthique sur les relations entre un journaliste et une source. Elle intervient également alors que le président américain Donald Trump a mis en garde ceux qui, au sein de son équipe, organisent des fuites vers la presse, les traitant de « traîtres ».

La saisie est « un dangereux précédent » de la part du gouvernement, a mis en garde la directrice du Comité pour la protection des journalistes, Alexandra Ellerbeck.

L’Institut sur la liberté de la presse a pour sa part estimé sur Twitter que la saisie de documents est « une violation des libertés du premier amendement » de la Constitution.

« La liberté de la presse est le fondement de la démocratie et nous pensons que les communications entre les journalistes et leurs sources doivent être protégées », a renchéri la porte-parole du New York Times Eileen Murphy.

La saisie de données « va mettre en danger la capacité des journalistes de promettre la confidentialité à leurs sources et, au bout du compte, la capacité de la presse libre de faire la lumière nécessaire sur les actions du gouvernement », a-t-elle ajouté.

Cela « aura un effet dissuasif sur le travail des journalistes d’investigation », a pour sa part déploré le représentant de l’OCSE pour la liberté des médias, le Français Harlem Désir.

Selon Stephen Ward, fondateur du Centre d’éthique du journalisme au sein de l’université du Wisconsin, cette relation intime « crée un conflit d’intérêts et toutes sortes de problèmes quand elle est rendue publique », notamment sur l’intégrité des journalistes.

Sous l’administration Obama, un journaliste du New York Times avait déjà été inculpé pour son refus de révéler la source d’une information, mais les charges avaient finalement été abandonnées.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juin 2018 19h34)                                                        

Mali: les évêques inquiets après plusieurs attaques contre des églises

octobre 2, 2017

 

Un prêtre célèbre une messe de Noël le 24 décembre 2016 à Gao, au Mali. © Baba Ahmed/AP/SIPA

La conférence épiscopale du Mali s’est déclarée inquiète ce 1er octobre après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre du pays.

« Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes, a déclaré le secrétaire de la conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. Nous sommes inquiets ». Au Mali, pays à 90% musulman, les catholiques sont très minoritaires.

La semaine dernière, dans le village de Dobara, à 800 kilomètres au nord de Bamako, des hommes armés ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, nappes d’autel, images et statue de la Vierge Marie et ont brûlé le tout devant l’église. D’autres attaques d’églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulés devant des fidèles les semaines précédentes.

En septembre toujours, dans la localité de Bodwal, des chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message : « Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église ».

Le Mali, un pays laïc

La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali, où sévissent des groupes armés islamistes. Selon un rapport récent de l’ONG Human Rights Watch, ces groupes ont notamment procédé à des « exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants-soldats ».

« Le Mali étant un pays laïc, le gouvernement prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte », a assuré un responsable du gouvernorat de Mopti, dans le centre du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP