Posts Tagged ‘instances’

Côte d’Ivoire: Charles Konan Banny opposé à la candidature de Bédié à la tête du PDCI

septembre 18, 2013

A deux jours de la réunion du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qui doit se tenir le 19 septembre, dernier acte avant le Congrès début octobre, Charles Konan Banny a publié une tribune dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Il se prononce pour la présence d’un candidat issu du PDCI dans la course à la présidentielle de 2015 et contre la candidature à la présidence du parti de l’ancien chef d’Etat, Henri Konan Bédié.

C’est la première fois que le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation s’exprime depuis plus de cinq mois et le début du vif débat qui traverse le PDCI à propos du renouvellement de sa direction lors du 12e Congrès. Charles Konan Banny a publié sa tribune en tant que membre du bureau politique du plus vieux parti de Côte d’Ivoire. L’ancien Premier ministre souhaite que le PDCI fasse sa mue et retrouve la volonté de conquérir le pouvoir.

Celui qui avait tenté de se présenter à la présidentielle de 2010 sous les couleurs du PDCI prône entre les lignes la présence d’un candidat de son parti dans la course à la présidentielle de 2015. A propos des préparatifs du congrès du parti prévu d’ici deux semaines, Charles Konan Banny écrit que « les militants pourraient se voir confisquer la parole ». Une évocation du fait que les jeunes, notamment, seront moins représentés au Congrès, voire même totalement absents.

Surtout, sans mettre une seule fois dans le texte de sa tribune le nom d’Henri Konan Bédié, frappé par la limite d’âge, Charles Konan Banny l’exhorte à renoncer à briguer la présidence du PDCI lors du renouvellement des instances du parti.

Rfi.fr

MCDDI : quand l’illégalité consacre l’illégalité et l’illégitimité

décembre 14, 2012

Dans quelques jours, le 23 décembre précisément, le MCDDI nouvelle formule organisera sa Convention, la deuxième, à Kinkala, en lieu et place d’un Congrès statutaire.

La question qui se pose aujourd’hui est : Pourquoi une Convention et non un Congrès ? Une Convention réunit un nombre restreint de membres du parti, et peut se limiter à quelques têtes cooptées par le patron tout seul ou par un petit comité, à l’inverse du Congrès qui, lui, rassemble la majorité des militants et membres du parti, toutes les instances et structures du parti devant y être représentées.

Mais, Convention ou pas, Congrès ou pas, il y a eu ce que plus d’un d’entre nous, militants et membres de ce parti, pouvons appeler : légalisation et légitimation de l’illégalité et de l’illégitimité.

Que les dirigeants actuels du MCDDI, héritiers matériels et non spirituels du Président-Fondateur de ce parti, préfèrent la Convention au Congrès, là n’est vraiment pas le vrai problème. C’est peut-être une question de sémantique. Ceci étant, on aurait peut-être mieux fait de faire les choses proprement au lieu de placer la charrue avant les bœufs. Car, tout compte fait, personne n’est peut-être opposé au vocable CONVENTION qui, en y regardant bien, n’est qu’une instance intermédiaire comme stipulé dans les nouveaux Statuts consacrés par cette Convention aujourd’hui en cause.

Cependant, faute de CONGRES STATUTAIRE, cette CONVENTION reposant sur des STATUTS adoptés à travers une CONVENTION NON STATUTAIRE, pose un problème de légalité et de légitimité. C’est pourquoi, il est juste de dire que tout ce qui a été adopté par la CONVENTION de 2008 est illégal et illégitime, nul et de nul effet. Tous les travaux et toutes les décisions de la CONVENTION de 2008 sont frappés du sceau de l’illégalité, de l’illégitimité et de la nullité.

Notre frère Guy-Brice Parfait KOLELAS, la tête de pont des initiateurs du vocable CONVENTION, en sa qualité de Coordonnateur désigné par une instance non statutaire, avait certainement été mal inspiré, voire mal conseillé. S’il avait commencé par organiser un Congrès au cours duquel auraient été adoptés les Statuts en vigueur actuellement, la tenue d’une Convention aujourd’hui n’aurait posé aucun problème.

Explication :
1) – Pour que l’instance CONVENTION soit légale et légitime, celle-ci devait avant tout être adoptée par un CONGRES en bonne et due forme.

2) Pour que les Statuts, le Règlement Intérieur et toutes les Instances mis en place à l’issue de cette Convention de 2008, en vigueur actuellement, puissent jouir de leurs pleines légalité et légitimité, il faut impérativement que ceux-ci soient approuvés et adoptés par un CONGRES STATUTAIRES. C’est d’abord le CONGRES qui doit avaliser la nouvelle instance appelée CONVENTION. Alors seulement, ensuite, celle-ci aura la légitimité de prendre des décisions. Le contraire est et sera considéré comme une VIOLATION DES STATUTS DE 1989.

D’abord, la CONVENTION n’étant qu’une instance intermédiaire entre deux Congrès, celle-ci ne devrait pas avoir le pouvoir de mettre en place des structures et instances du Parti et encore moins modifier les Statuts et le Règlement Intérieur. Ces prérogatives sont dévolues à la seule et unique instance : le CONGRES. Ainsi, même adoptée par un Congrès statutaire, la CONVENTION n’a pas la légalité et la légitimité de réviser les Statuts et le Règlement Intérieur, tout comme elle n’est pas habilitée à modifier les instances et leur composition.

3) En dehors de tout CONGRES STATUTAIRE, la CONVENTION DU 23/12/2012 qui se tiendra à Kinkala prochainement est en violation flagrante des Statuts de 1989 parce que celle-ci est née d’une autre violation des mêmes Statuts du MCDDI.

4) Le vocable de COORDONNATEUR né de cette même CONVENTION de 2008 est nul et de nul effet parce que inexistant dans les Statuts de 1989.

Il faut tout recommencer. D’abord un CONGRES au cours duquel sera adopté tout ce qui a été illégalement mis en place en 2008.

“NZILA KA ZIMBAKANA KAALA HANA MAHAMBU”

A Strasbourg, le 14 décembre 2012

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA
Membre du MCDDI
Tél. : 00 33 369 620 379
MOBILE : 0033 624 661 503