Posts Tagged ‘insurrection’

Burundi: une figure de la contestation arrêtée pour insurrection

mai 6, 2015

Bujumbura (Burundi) – Une figure du mouvement d’opposition à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza a été arrêtée pour insurrection mercredi à Bujumbura, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a vu le mandat d’amener.

Ce poids lourd de la société civile burundaise, Audifax Ndabitoreye, est détenteur de la double nationalité burundaise et néerlandaise.

Il avait donné mardi une interview dans laquelle il appelait à manifester contre un troisième mandat du chef de l’Etat.

Il avait participé mercredi à une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (Tanzanie, Kenya, Ouganda, Burundi, Rwanda) venus préparer un sommet le 13 mai en Tanzanie pour désamorcer la crise burundaise.

Le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, avait pourtant garanti que personne ne serait arrêté à l’issue de cette réunion.

Présent au moment de l’arrestation de M. Ndabitoreye, l’ambassadeur des Pays-Bas, Jolke Oppenwal, a signifié à la police que le militant était un citoyen néerlandais et que son pays suivrait cette affaire de près.

Les Pays-Bas sont un partenaire essentiel du Burundi: ils forment la police et sont l’un des premiers financiers du processus électoral.

Pierre Nkurunziza a été désigné le 25 avril par son parti, le Cndd-FDD, candidat à la présidentielle du 26 juin.

Le chef de l’Etat sortant a déjà été élu en 2005 et réélu en 2010.

Ses opposants jugent un troisième mandat anticonstitutionnel, ce que son camp réfute. La Cour constitutionnelle burundaise, jugée inféodée au pouvoir par les contestataires, a donné raison au chef de l’Etat mardi.

Les manifestationsn, qui ont démarré au lendemain de l’investiture de M. Nkurunziza, ont été émaillées de heurts parfois violents avec la police, qui a arrêté depuis le début quelque 600 manifestants qualifiés de terroristes par le pouvoir. Les violences ont fait 14 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2015 19h16)

Afghanistan: les talibans assassinent un responsable de la commission électorale

septembre 18, 2013

KUNDUZ (Afghanistan) – Des talibans ont assassiné mercredi un haut responsable de la commission électorale afghane dans le nord du pays, faisant craindre une nouvelle vague de violences à l’approche de la présidentielle d’avril, selon les autorités.

Amanullah Aman, chef de la Commission électorale indépendante (IEC) pour la province de Kunduz a été tué par des hommes armés circulant à moto près de chez lui, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement local, Enayatullah Khaliq.

Deux hommes armés ont ouvert le feu en direction de son véhicule. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital, a-t-il ajouté. Le numéro deux de la police locale, Ebadullah Talwar, a confirmé son décès.

La province de Kunduz, limitrophe du Tadjikistan, est située dans le nord de l’Afghanistan, une région moins touchée par l’insurrection talibane, sans en être épargnée.

Les talibans, hostiles à ce scrutin qu’ils considèrent comme une perte de temps, ont revendiqué le meurtre dans un bref communiqué diffusé sur leur site internet.

L’IEC a pour sa part rendu hommage à Aman, un des membres les plus honnêtes et expérimentés de la Commission électorale indépendante, a déclaré dans un communiqué une porte-parole de la commission, Marzia Siddiqi Salim.

Sa mort est une grande perte pour l’IEC et le processus démocratique en Afghanistan, a-t-elle ajouté.

Le meurtre de M. Aman est le premier d’un haut responsable de la commission électorale à l’approche de la présidentielle du 5 avril devant permettre de désigner le successeur de Hamid Karzaï, qui ne peut briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat, selon la Constitution.

Cette présidentielle doit marquer la première transition démocratique en Afghanistan, de surcroît dans un contexte d’incertitudes alimenté par le retrait prévu fin 2014 des soldat de l’Otan.

Le compte à rebours pour ce scrutin a véritablement commencé lundi avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures, qui se poursuit jusqu’au 6 octobre.

Les noms d’Abdullah Abdullah, rival de M. Karzaï lors de la présidentielle de 2009, d’Abdul Rasul Sayyaf, ancien seigneur de guerre, de l’ex-ministre des Finances Ashraf Ghani, ou encore du ministre des Affaires étrangères, Zalmai Rassoul, sont souvent cités comme d’éventuels présidentiables.

Les autorités afghanes, comme les bailleurs de fonds étrangers, craignent que ne se reproduise le climat de la présidentielle de 2009, minée par des fraudes et endeuillée par des violences.

Une bonne élection serait favorable à ma réputation, a déclaré mardi le président Karzaï, promettant de rester neutre et de mettre fin aux interventions étrangères dans la politique locale.

S’ils boycottent la présidentielle, les talibans sont néanmoins conviés par le pouvoir à Kaboul à des pourparlers dans l’espoir de pacifier le pays à l’approche de ce scrutin et du retrait des soldats de l’Otan.

Les insurgés refusent toutefois de discuter directement avec le président Karzaï qu’ils considèrent comme une marionnette des Etats-Unis.

Romandie.com avec (©AFP / 18 septembre 2013 14h29)

Nigeria: l’armée affirme avoir tué 150 islamistes de Boko Haram dans un raid

septembre 18, 2013

LAGOS – L’armée nigériane a affirmé mercredi avoir tué 150 militants islamistes de Boko Haram lors d’un raid contre un camp fortifié de ce groupe extrémiste le 12 septembre dans le nord-est du pays.

C’était un camp fortifié des insurgés avec des armes lourdes dans l’Etat de Borno. L’armée a attaqué le camp le 12 septembre. Environ 150 terroristes de Boko Haram ont été tués, et l’armée a perdu 16 soldats. Neuf soldats sont portés disparus, a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire, Ibrahim Attahiru.

Cette annonce de l’armée intervient après que des médias locaux eurent fait état d’une embuscade tendue par Boko Haram contre un groupe de soldats dans la même zone, qui aurait fait 40 morts et des dizaines de disparus.

Les responsables militaires n’ont pas souhaité s’exprimer sur cette embuscade présumée de Boko Haram, se contentant d’évoquer le raid que l’armée affirme avoir mené.

Les détails de cette opération militaire n’avaient pas été évoqués publiquement jusqu’à présent.

L’Etat de Borno est un fief de Boko Haram, qui réclame la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Depuis la mi-mai, l’armée mène une vaste offensive dans cette région placée sous état d’urgence, pour tenter de mettre fin à l’insurrection de Boko Haram, active depuis quatre ans.

L’armée y a notamment coupé le réseau de téléphonie mobile pour empêcher les insurgés d’organiser des attaques coordonnées. De ce fait, les informations sur les attaques sont connues tardivement et sont difficiles à vérifier.

Les habitants et les hommes politiques locaux étant généralement injoignables, les communiqués de l’armée sont la principale source d’information sur l’offensive en cours contre Boko Haram.

Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait plus de 3.600 morts depuis 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.

Romandie.com avec (©AFP / 18 septembre 2013 11h33)

L’armée nigériane affirme avoir tué 50 islamistes de Boko Haram

septembre 6, 2013

MAIDUGURI (Nigeria) – L’armée nigériane a affirmé vendredi avoir tué une cinquantaine de combattants islamistes de Boko Haram, en représailles à une attaque contre des civils dans le nord-est du pays.

Les soldats ont poursuivi les terroristes jusqu’à leur camp, appuyés par des moyens aériens, et quelque 50 insurgés ont été tués dans la fusillade, a déclaré le porte-parole militaire de la zone, Sagir Musa, à la presse, dans la ville de Maiduguri (Etat de Borno, nord-est).

Les troupes poursuivent le reste des terroristes en bloquant toustes les voies par lesquelles ils pourraient s’enfuir, a ajouté le porte-parole.

Cette opération s’est déroulée dans l’Etat de Borno, fief historique de Borko Haram, où l’armée combat les insurgés depuis quatre ans.

Jeudi, des hommes armés soupçonnés d’appartenir à Boko Haram avaient tué quinze personnes en ouvrant le feu sur le marché de la ville de Gajiran (nord-est), selon les témoignages d’habitants.

Boko Haram rejette tout dialogue avec le gouvernement et affirme combattre pour la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria.

Depuis la mi-mai, l’armée mène une vaste offensive dans cette région placée sous état d’urgence, pour tenter de mettre fin à l’insurrection islamiste.

Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait plus de 3.600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch.

Romandie.com avec (©AFP / 06 septembre 2013 20h50)

Pakistan : 38 morts dans un attentat lors des funérailles d’un policier

août 8, 2013

QUETTA (Pakistan / Baloutchistan) – Un attentat suicide lors des funérailles d’un policier a fait au moins 38 morts et plus d’une cinquantaine de blessés jeudi dans la province pakistanaise instable du Baloutchistan (sud-ouest), ont indiqué des responsables dans un nouveau bilan.

L’explosion a eu lieu dans le commissariat de la capitale provinciale Quetta lors des funérailles d’un haut responsable de la police locale Muhib Ullah, tué plus tôt dans la journée avec ses deux fils et un chauffeur par un homme armé, selon des journalistes sur place.

Il y a eu au moins 38 morts et plus d’une cinquantaine de blessés, a dit à l’AFP Mohammed Tariq, un haut responsable de la police locale, révisant à la hausse un précédent bilan faisant état de 28 morts, incluant aussi des policiers.

Il s’agit d’un attentat suicide, précisé Salim Shahwani, un autre haut responsable de la police locale.

De nombreux journalistes, dont un photographe de l’AFP, couvraient les funérailles du policier Muhib Ullah, et ont indiqué avoir vu des corps inertes joncher le sol après la violente explosion.

La mort de Muhib Ullah avait plus tôt été annoncée à l’AFP par Fayyaz Sumbal, un membre de la direction des opérations tactiques de la police de Quetta. Or, M. Sumbal a été tué dans l’explosion lors des funérailles de son collègue, ont regretté des sources policières.

Cet attentat intervient alors que le Pakistan se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du mois du Ramadan.

Les rebelles sécessionnistes de l’Armée de libération du Baloutchistan avaient tué mardi 14 personnes, dont des membres des forces de sécurité pakistanaises, après avoir intercepté leurs véhicules à un faux point de contrôle.

La province du Baloutchistan, riche en hydrocarbure et en minéraux, est affectée par des violences ciblant la minorité musulmane chiite, des attaques de combattants talibans et une insurrection locale.

Les rebelles baloutches se sont soulevés en 2004, réclamant l’indépendance de leur région représentant plus de 40% du territoire pakistanais, mais qui demeure sous-développée.

L’attentat contre les forces policières à Quetta pourrait aussi avoir été perpétré par les talibans pakistanais du TTP, ou leurs alliés, en lutte ouverte contre les forces de l’ordre et le gouvernement d’Islamabad. Les attentats suicide sont un des modes opératoires privilégiés des talibans, mais pas des rebelles baloutches.

Romandie.com avec (©AFP / 08 août 2013 14h15)

Afghanistan: une explosion dans un cimetière tue 14 femmes et enfants

août 8, 2013

JALALABAD (Afghanistan / Nangarhar) – Une explosion dans un cimetière de l’est de l’Afghanistan a tué 14 femmes et enfants jeudi, ont déploré les autorités locales, alors que le pays célébrait l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du mois du jeûne du Ramadan.

En Afghanistan, comme dans de nombreux autres pays musulmans, des familles visitent les tombes de leurs proches décédés à l’occasion de cette fête.

Des femmes étaient ainsi réunies dans un cimetière du district de Ghani Khel de la province de Nangarhar afin de rendre hommage à la défunte épouse du chef de tribu Haji Ghalib, favorable au gouvernement de Kaboul, a indiqué ce dernier à l’AFP.

Je suis sous le choc, je suis bouche bée, a dit M. Ghalib, précisant que l’explosion avait eu lieu lorsque les femmes récitaient des versets du Coran autour de la tombe de sa défunte épouse.

Sept femmes et sept enfants ont été tuées, a annoncé Ahmadzia Abdulzaï, porte-parole du gouverneur de la province. Quatre autres personnes ont été blessées, a-t-il ajouté lors de cette explosion survenue dans une province qui a été le théâtre cette semaine d’une série d’explosions et d’affrontements entre les forces de l’ordre et les insurgés talibans.

Dans son message traditionnel pour l’Aïd el-Fitr, le président afghan Hamid Karzaï a par ailleurs exhorté les talibans à mettre fin à leur insurrection afin de stabiliser le pays à l’approche des élections d’avril prochain et du retrait des forces de l’Otan la même année.

Dans une critique à peine voilée au Pakistan voisin, accusé de servir de repaire aux insurgés, le président Karzaï a demandé aux talibans de défendre leur pays, l’Afghanistan, plutôt que des étrangers.

Vous travaillez pour d’autres, des armes (étrangères) sont placées sur vos épaules et tuent des Afghans innocents…, a déclaré le président Karzaï qui, en vertu de la Constitution, ne pourra briguer un troisième mandat à la tête de ce fragile Etat lors de la présidentielle d’avril. Cessez cela, soyez Afghans, a-t-il tonné.

Romandie.com avec (©AFP / 08 août 2013 13h34)

Trois morts dans une évasion à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan

juillet 23, 2013

Au mois trois personnes ont trouvé la mort dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une évasion des détenus de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), a appris APA de source sécuritaire.

Selon une source policière, les détenus du bâtiment C ont cassé leur cellule avant de casser celles du bâtiment A et B aux environs de 21 heures Gmt. Trois morts et plusieurs blessés ont été enregistrés du côté des détenus lors de l’intervention des forces de l’ordre.

‘’Les forces de l’ordre ont pu mettre la main sur plusieurs évadés mais, il y a en ce moment une dizaine de prisonniers qui ont réussi à s’évaporer dans la nature », a ajouté la même source, sans préciser les raisons de cette  »insurrection » des prisonniers.

Des riverains de la zone de la MACA, contactés par APA ont confirmé des tirs nourris. Les habitants de ce secteur de Yopougon (Ouest d’Abidjan)terrés chez eux pour éviter des balles perdues, ont laissé régner un calme de cimetière.

La MACA a dépassé sa capacité d’accueil qui est de 1.500 places lors de sa construction en 1980. Elle compte à ce jour près de 5 000 détenus  »entassés » dans des cellules.

Elle a avait été fermée après la violente crise post électorale de décembre 2010 à avril 2011 qui a fait au moins 3000 morts. Sa réouverture a eu lieu le 16 août 2011, après une réhabilitation assurée par les partenaires au développement, notamment l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

Des ex-combattants ont été récemment formés pour le renforcement des effectifs des gardes pénitentiaires après des évasions récurrentes constatées dans certaines prisons du pays. La Côte d’Ivoire compte 33 prisons sur l’ensemble de son territoire national.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Nigeria : 42 morts dans l’attaque d’un lycée attribuée à Boko Haram

juillet 6, 2013

KANO (Nigeria) – Quarante-deux personnes, des élèves pour la plupart, ont été tuées dans l’attaque d’un lycée de l’Etat de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, par des hommes armés présentés comme des islamistes de Boko Haram, a-t-on appris samedi de source médicale.

Nous avons reçu les cadavres de 42 élèves et membres du personnel de l’établissement public d’enseignement secondaire de Mamudo, la nuit dernière. Certains avaient des blessures par balle et beaucoup des marques de brûlures, a déclaré à l’AFP Haliru Aliyu, de l’hôpital général de la ville de Potsikum (nord-est).

Mamudo est situé à quelque cinq km de Potsikum, grand centre commercial de l’Etat de Yobe, qui est l’un des foyers de l’insurrection de Boko Haram ces derniers mois.

D’après les témoignages des professeurs et des élèves qui ont survécu à l’attaque, les hommes armés ont rassemblé leurs victimes dans un dortoir, ont jeté des explosifs et ouvert le feu, faisant 42 victimes, a expliqué Aliyu.

Il a déclaré que le personnel de sécurité fouillait les buissons autour de l’école, à la recherche d’élèves blessés ayant fui l’attaque.

Jusqu’ici, six étudiants ont été trouvés et sont maintenant traités à l’hôpital pour leurs blessures par balle, a-t-il ajouté.

Un habitant, qui a souhaité rester anonyme, a confirmé le bilan de l’attaque attribuée à Boko Haram.

C’était un spectacle sanglant. Les gens qui se sont rendus à l’hôpital et ont vu les corps ont fondu en larmes. Il y avait 42 corps, des élèves pour la plupart Certaines dépouilles étaient déchiquetées, d’autres étaient sévèrement brûlées et portaient des impacts de balles, a-t-il dit.

Il a expliqué que l’attaque était imputée à la secte islamiste Boko Haram en représailles à la perte de 22 de ses membres au cours d’un raid militaire jeudi dans la ville de Dogon Kuka.

L’armée nigériane mène depuis la mi-mai une offensive de très grande envergure contre Boko Haram dans trois Etats du nord-est –Borno, Yobe et Adamawa– où l’état d’urgence a été décrété.

Les attentats de Boko Haram et la répression menée par les forces de sécurité ont fait au moins 3.600 morts depuis le début de l’insurrection en 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.

Boko Haram, dont le nom signifie l’éducation occidentale est un pêché, a déjà mené de nombreuses attaques contre des écoles du nord-est du Nigeria par le passé.

Romandie.com avec (©AFP / 06 juillet 2013 16h04)

Nigeria: 48 morts dans l’attaque d’un village par des bandits

juin 19, 2013

Quarante-huitpersonnes ont été tuées par une bande d’hommes armés lors de l’attaque d’un village du nord du Nigeria, apparemment en représailles à la formation d’une milice privée pour lutter contre des voleurs de bétail, a déclaré mercredi un responsable local.

« Des bandits armés ont mené une attaque mardi matin dans le village de Kizara. Quarante-huit habitants ont été tués par des voleurs de bétail qui sèment la terreur dans l’Etat depuis un certain temps », a déclaré à l’AFP Ibrahim Birnin-Magaji, porte-parole de l’Etat de Zamfara où se trouve ce village.

Des dizaines d’hommes armés y ont en moto pénétré avant l’aube, a-t-il précisé.

« Certains d’entre eux sont montés sur la colline qui surplombe le village et ils ont tiré dans toutes les directions », a ajouté M. Birnin-Magaji.

« Ensuite ils sont allés de maison en maison, disant aux habitants qu’ils étaient à la recherche des membres d’une milice locale qui, selon eux, leur avait causé des problèmes.  »

Selon M. Birnin-Magaji, le chef local, l’imam en chef et le leader de la milice font partie des victimes.

Il a expliqué que la police de la localité voisine de Keta avait tenté de s’opposer aux assaillants mais que les policiers, dépassés par leur puissance de feu, avaient dû battre en retraite.

Des milices se sont formées dans de nombreux villages du Nigeria pour défendre les habitants contre les voleurs de bétail et d’autres gangs criminels, menant bien souvent à une série de représailles dans une spirale de la violence.

L’Etat de Zamfara, situé dans le Nord Ouest, a été le théâtre de ce type d’affrontement à plusieurs reprises.

Rien ne permet de faire le lien entre cette nouvelle attaque et le groupe islamiste Boko Haram, qui poursuit une insurrection sanglante dans le Nord Est du Nigeria.

L’armée mène depuis la mi-mai une offensive de très grande envergure contre Boko Haram dans trois Etats du Nord Est –Borno, Yobe et Adamawa où l’état d’urgence a été décrété.

Jeuneafrique.com

Nigeria: 11 morts dans des attaques contre une école et l’armée

juin 18, 2013

Des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram ont attaqué dans la nuit de dimanche à lundi une école secondaire et un check-point militaire, faisant onze morts, dont sept étudiants, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé lundi soir l’armée.

Les agresseurs, selon les rares informations disponibles qui ne pouvaient être confirmées de source indépendante, auraient commencé à attaquer le quartier étudiant de la ville de Damataru dimanche soir, et a tiré de façon sporadique, tuant sept étudiants et deux professeurs. Deux agresseurs ont également été tués, selon l’armée.

Un check-point militaire a également été attaqué et une bataille a opposé des soldats à des membres présumés de Boko Haram pendant cinq heures, blessant trois soldats, a indiqué le lieutenant Eli Lazarus, porte-parole militaire de l’Etat de Yobe, où se situe Damataru.

« Deux professeurs et deux assaillants ont péri dans plusieurs attaques, et sept étudiants innocents ont été tués », a-t-il dit dans une déclaration.

Les attentats de Boko Haram et la répression de l’insurrection par les forces de sécurité ont fait au moins 3. 600 morts depuis 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.

L’armée a lancé à la mi-mai une offensive de très grande envergure contre le groupe Boko Haram dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa (nord-est) où l’état d’urgence avait été décrété.

Jeuneafrique.com avec AFP