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L’équipe nationale de soccer, symbole du modèle d’intégration canadien

novembre 12, 2022
Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer.
Photo: Vaughn Ridley Getty Images Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer.

Le Canada effectuera bientôt son grand retour à la Coupe du monde de soccer après 36 ans d’absence. Il le fera en offrant à la planète l’image d’un pays résolument accueillant et ouvert à la diversité des cultures et des origines.

« Cette équipe canadienne masculine est littéralement la plus belle histoire de toutes les qualifications en vue de cette Coupe du monde », avait écrit l’an dernier le journaliste spécialisé américain Grant Wahl, après avoir vu le défenseur canadien né en Angleterre de parents aux racines nigérianes, Samuel Adekugbe, célébrer un but marqué contre le Mexique en plongeant dans un banc de neige près de la ligne de touche dans un stade à Edmonton transformé en glacière.

Ce qui attire l’attention, ce n’est pas seulement avec quel aplomb cette équipe, autrefois au troisième sous-sol du classement mondial (120e en 2017), a dominé les qualifications dans le groupe des pays de la CONCACAF (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) avec une fiche de 8 victoires, 2 défaites et 4 matchs nuls. C’est aussi la grande diversité de couleurs et d’origines de ses membres, qui parlent d’eux-mêmes comme d’une « fraternité ».

On pense évidemment à la jeune sensation Alphonso Davies, 22 ans, né dans un camp de réfugiés au Ghana de parents qui avaient fui la guerre civile au Liberia et qui ont finalement trouvé une terre d’accueil en Alberta lorsqu’il était encore tout petit. Mais il n’est pas le seul.

Un peu comme Samuel Adekugbe, Ike Ugbo est né en Angleterre de parents d’origine nigériane. L’attaquant Jonathan David a vu le jour aux États-Unis et est passé par Haïti avant d’arriver au Canada à six ans. Les parents du capitaine Atiba Hutchinson sont de Trinité-et-Tobago, ceux de Stephen Eustáquio du Portugal, ceux de Richie Laryea du Ghana, ceux de Jonathan Osorio de la Colombie et ceux de Junior Hoilett et de Mark-Anthony Kaye de la Jamaïque.

Et ce n’est que des exemples des athlètes qui pourraient faire partie de la liste de 26 joueurs que l’entraîneur d’origine britannique, John Herdman, devrait dévoiler ce week-end en vue du tournoi qui doit se tenir à partir du 20 novembre et qui mettra aux prises 32 équipes. Le Canada (41e mondial) n’y aura pas la tâche facile, ses trois premiers matchs de la phase de groupes l’opposant à la Belgique (2e) et à la Croatie (12e) — respectivement demi-finaliste et finaliste du précédent Mondial —, ainsi qu’au Maroc (22e).

Modèle d’intégration

Cette remarquable diversité est le fruit d’un pays aux « politiques d’immigration généreuses », expliquait au début de l’année le Los Angeles Times à ses lecteurs. « Le Canada est un pays multiculturel. Il nous a donné la paix, de meilleures écoles, une meilleure vie. [Nos efforts sur le terrain] sont seulement une façon pour nous de lui donner en retour », avait expliqué un peu plus tard, au média d’information Eurosport, le coloré gardien de but Milan Borjan, qui a quitté, avec sa famille, la Croatie pour Winnipeg lorsqu’il avait 13 ans.

Le visage de cette équipe canadienne n’est pas tellement différent de celui du CF Montréal, observe son président et chef de la direction, Gabriel Gervais, en entrevue au Devoir. Mais parmi les huit joueurs de l’équipe qui ont été invités au dernier camp d’entraînement du Canada avant le début de la Coupe du monde, on retrouve aussi les noms de Samuel Piette, Mathieu Choinière, Zachary Brault-Guillard et James Pantemis, respectivement de Le Gardeur, Saint-Jean-sur-Richelieu, Montréalet Kirkland, fait-il valoir, avant d’ajouter à la liste Ismaël Koné, qui est né en Côte d’Ivoire, mais a grandi à Montréal.

« Notre équipe compte peut-être moins de Québécois qu’à l’époque où je jouais à l’Impact, mais ça pourrait revenir », dit l’ancien défenseur de l’équipe montréalaise et de l’équipe du Canada au début des années 2000. « Je crois qu’elle est à l’image de ce qu’on voit chez les plus jeunes dans [notre système de développement de talents] et de la grande diversité culturelle qu’on retrouve aujourd’hui à Montréal et au Québec. Ça me semble un bel exemple de l’ouverture et de la capacité d’accueil de notre pays. Nos partisans nous disent d’ailleurs qu’ils se reconnaissent dans le club. »

Un sport en progression

Le Canada profite peut-être également de l’amélioration du calibre de ses équipes professionnelles et de son équipe nationale, ajoute Patrick Leduc, lui aussi un ancien joueur de l’Impact (de 2000 à 2010) et aujourd’hui membre de la direction du CF Montréal. « Il y a des joueurs à la double nationalité qui auraient cherché, il y a quelques années, à jouer pour leur autre pays, mais qui choisissent maintenant le Canada. »

Chose certaine, on ne manque pas de relève, dit Soccer Québec. Depuis longtemps le sport le plus pratiqué dans la province, le foot y a déjà retrouvé les 165 000 joueurs jeunes et vieux qu’il avait avant la pandémie, dont 37 % de filles. C’est un peu moins que les 180 000 joueurs des belles années, admet la fédération, mais le déclin s’est arrêté depuis quelque temps déjà. Le total s’élève à 200 000 membres lorsqu’on ajoute les entraîneurs et les officiels.

En guise de comparaison, Hockey Québec recensait, avant la pandémie, un peu plus de 90 000 joueurs, dont 7 % de filles, ainsi qu’un total de 120 000 membres inscrits.

« Le soccer se joue vraiment partout au Québec, de Rimouski à Gatineau, en passant par Montréal et Chibougamau », dit Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec. Lui aussi se réjouit de la grande diversité de l’équipe du Canada à la Coupe du monde. « C’est l’une des plus grandes qualités de notre sport : il n’est pas seulement le plus pratiqué chez nous, il est le plus pratiqué dans le monde et rassemble les gens de tous les horizons. »

Quand devient-on Canadien ?

Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer. Cela avait même valu aux champions français de la Coupe du monde en 1998 d’être rebaptisés « l’équipe black-blanc-beur », plutôt que « bleu-blanc-rouge ». D’abord positive et signe de fierté, l’appellation avait graduellement fini par sonner comme un reproche dans certaines tranches de la population moins sympathique à cette image de leur pays, particulièrement à partir du moment où l’équipe a commencé à connaître moins de succès.

« Cette équipe du Canada au Qatar offre tout à coup l’occasion sportive, médiatique et politique de présenter un nouveau récit de l’identité nationale canadienne, observe Bachir Sirois-Moumni, sociologue du sport et postdoctorant à l’Université d’Ottawa. Il ne s’agit pas seulement de raconter le Canada aux Canadiens, mais aussi le Canada au reste du monde en le présentant comme une terre d’accueil pour les personnes issues de l’immigration. Cela tombe bien parce que cela coïncide avec des politiques et un discours qu’on veut mettre en avant. »

Ce qui frappe l’expert, c’est que ce récit ne s’arrête qu’aux succès sportifs des joueurs sans porter attention aux embûches qu’ils ont sans doute aussi rencontrées, eux et leurs proches, au Canada. « C’est drôle, mais il n’y est jamais question de difficultés d’accès à l’emploi, à l’éducation ou au logement ni de problèmes de reconnaissance des diplômes ou de racisme systémique. Même lorsqu’on évoque, par exemple, comment leurs parents ont eu à travailler dur et à se battre pour se faire une place au Canada, on ne le relève pas comme la preuve que tout ne doit pas si bien marcher pour les immigrants chez nous. »

Et puis, n’est-il pas contradictoire de célébrer la capacité d’intégration du Canada en dressant la liste non seulement des joueurs récemment arrivés au pays, mais aussi de ceux qui y vivent depuis qu’ils sont tous petits et même de ceux dont ce sont les parents ou les grands-parents qui sont venus de l’étranger ? « En fait, on n’arrête pas de les ramener perpétuellement à leurs origines immigrantes, déplore Bachir Sirois-Moumni. De parler “d’eux” par rapport à “nous”. À quel moment devient-on simplement un Canadien ? »

Avec Le Devoir.com par Éric Desrosiers

Pourquoi la Tunisie veut intégrer la Cédéao?

août 25, 2017
Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien, lors d’une conférence le 7 avril 2017. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Après avoir fait aboutir son adhésion au Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa), dont elle deviendra le 20ème membre, le 20 octobre 2017, la Tunisie s’emploie à intégrer la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

C’est ce qu’a annoncé le 22 août à Tunis le chef du gouvernement, Youssef Chahed à l’ouverture du forum  » Tunisian africain empowerment « . Il a précisé que « le repositionnement de la Tunisie sur le continent africain reste tributaire d’une action diplomatique globale qui accorde une place de choix à la communication culturelle et les échanges économiques ».

Cette démarche entreprise depuis quelques mois devrait être finalisée en décembre, à l’occasion de la prochaine rencontre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Lomé (Togo) à laquelle est convié le président tunisien, Béji Caïd Essebsi. Suite à sa demande d’adhésion, la Tunisie a d’ores et déjà été admise, le 4 juin 2017, comme membre observateur lors de la Conférence des chefs d’État de la Cedeao, qui s’est tenue à Monrovia (Libéria).

« Devenir un hub sur l’Afrique »

La Tunisie, qui après la période Bourguiba dans les années 60, n’a pas vraiment développé ses partenariats sur le continent, s’est engagée depuis 2015 dans une stratégie de diplomatie économique qui cible notamment l’Afrique subsaharienne. « À court et moyen terme nous souhaitons réaliser une croissance de nos échanges ; à long terme, notre objectif est de devenir un hub sur l’Afrique », explique Ali Marouani directeur au Ministère des Affaires étrangères.

Dans cette course à la conquête des marchés africains, la Tunisie devra faire face à la concurrence ardue du Maroc, qui a intégré la Cedeao en juin, et qui est bien plus largement introduit en Afrique de l’Ouest. Il lui faudra aussi savoir se positionner sur un marché qui, de l’aveu des adhérents, est encore en deçà des attentes en matière d’échanges.

Jeuneafrique.com par – À Tunis

Le canton de Zurich veut mieux intégrer les musulmans

juillet 24, 2016

Le canton de Zurich veut sortir des sentiers battus afin de lutter contre la radicalisation des musulmans qui y sont établis. La communauté bosniaque musulmane pourrait ainsi être reconnue par l’Etat, selon la ministre zurichoise de la justice, Jacqueline Fehr.

Cette communauté est organisée de la même manière que l’Eglise catholique ou protestante. « Par ce biais, nous pourrions notamment résoudre les questions des aumôniers dans les prisons et les hôpitaux », explique la conseillère d’Etat socialiste zurichoise Jacqueline Fehr dans un entretien accordé à l’hebdomadaire alémanique SonntagsBlick. Le canton de Zurich examine en ce moment cette possibilité.

La politicienne souhaite procéder de la même façon qu’avec les communautés juives. Parmi celles-ci, les citoyens zurichois ont reconnu deux paroisses. On peut se faire conseiller par celles-ci, et elles agissent auprès des autres communautés juives, selon Mme Fehr.

Une reconnaissance officielle de communautés musulmanes permettrait de faciliter nombre de choses, estime la responsable de la justice. Par exemple, la question du choix de l’imam, de sa formation ou du financement des mosquées. Actuellement, il n’est pas possible d’intervenir au sein des associations privées.

A certaines conditions
« Nous avons un grand intérêt à savoir d’où viennent les imams, quelle formation ils ont suivi, quel courant ils représentent », dit Jacqueline Fehr. Mais il n’existe pour le moment pas d’instrument de contrôle. Pour la socialiste, il est clair que « quiconque prêche dans une mosquée du canton de Zurich doit remplir certains prérequis ».

Si l’Etat reconnaît la communauté en question, les musulmans doivent être prêts à se soumettre à certaines structures. Ils doivent publier leurs finances, mettre en place un système électoral et des organes définis. Ces conditions sont valables pour toutes les communautés religieuses, souligne Mme Fehr.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 13h17)

Albinos de tous les pays d’Afrique, unissez-vous !

juin 20, 2016

Une jeune albinos qui vient d’être maquillée se regarde dans un mirroir, au Zimbabwe en juin 2016.

Une jeune albinos qui vient d’être maquillée se regarde dans un mirroir, au Zimbabwe en juin 2016. Crédits : Tsvangirayi Mukwazhi / AP
Organiser un concours de « Miss et Mister Albinos », bâtir des tombes en béton ou obtenir des condamnations exemplaires pour les meurtres rituels : les albinos d’Afrique ont évoqué les clés de leur intégration et de leur sécurité lors d’un forum inédit de l’ONU qui s’est achevé lundi 20 juin en Tanzanie.

« De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est la plus hostile pour les albinos », souligne Ikponwosa Ero, experte indépendante sur l’albinisme nommée en 2015 par l’ONU, elle-même atteinte de cette maladie génétique caractérisée par une absence de pigments dans la peau, les cheveux et les yeux.

Des croyances séculaires

Le soleil de plomb prédominant sur le continent est sans pitié pour leurs yeux et leur peau, vulnérables au cancer. Mais, surtout, ils y sont attaqués, tués et leurs tombes profanées en raison de croyances séculaires selon lesquelles potions et gris-gris préparés à l’aide de parties de leur corps apporteraient chance et richesse.

Lire aussi : La chasse aux albinos s’intensifie au Malawi

L’ONG canadienne Under The Same Sun (« sous le même soleil ») a répertorié 457 attaques – dont 178 meurtres – commises contre des albinos dans 26 pays africains, principalement ces dix dernières années. L’ampleur exacte du phénomène est cependant difficile à cerner en raison du secret qui entoure ces pratiques.

Mais les albinos ont désormais les moyens de donner du poids à leur cause depuis que les Nations unies ont reconnu leurs souffrances, notamment via l’institution de la Journée mondiale de l’albinisme, célébrée le 13 juin depuis 2015.

Meilleure intégration

Depuis vendredi, 150 représentants de la société civile et de gouvernements, issus de 29 pays africains et en grande partie albinos eux-mêmes, se sont réunis à Dar es-Salaam pour partager leurs expériences et leurs idées en vue d’améliorer leur sécurité et une meilleure intégration. C’est justement en Tanzanie, pays les albinos sont les plus attaqués, qu’a eu lieu ce premier forum organisé sous l’égide de Mme Ero.

Lire aussi : Au Malawi, le calvaire quotidien des albinos

« L’idée, c’est d’établir une feuille de route commune incluant des mesures simples, efficaces et bon marché », en matière de prévention et de protection, notamment s’assurer que les albinos soient entourés de voisins de confiance ou qu’ils disposent simplement d’une porte à leur maison, explique Mme Ero.

Sur un continent, où les cercueils sont souvent ensevelis en pleine terre, elle évoque la nécessité de les faire recouvrir de « ciment afin d’éviter que les corps d’albinos ne soient exhumés ».

En matière d’intégration et de sensibilisation, Alex Michila, vice-président de l’Association des albinos du Malawi, préconise d’inscrire des enfants albinos dans des internats « afin qu’ils côtoient des enfants non albinos ». Au Malawi, Amnesty International a constaté récemment une vague d’attaques « sans précédent ».

Condamnations « exemplaires et dissuasives »

Abdallah Possi, vice-ministre tanzanien chargé des personnes handicapées et lui-même albinos, a rappelé plusieurs condamnations « exemplaires et dissuasives » prononcées dans son pays contre des personnes jugées coupables d’avoir tué des albinos.

« Une voix panafricaine est d’une importance cruciale, parce que, au final, nous devons faire pression sur les gouvernements, soutient Jon Beale, directeur de l’ONG Standing Voice. Ensemble, nous avons plus de poids. » Le Kenya fait de l’avis général figure d’exemple dans la région, notamment grâce à l’existence d’une ligne téléphonique d’urgence en cas d’agression, à des distributions de crème solaire financées par le gouvernement et à des programmes de prises en charge des cas de cancer de la peau.

En matière d’intégration et sensibilisation, Alex Michila, vice-président de l’Association des albinos du Malawi, préconise d’inscrire des enfants albinos dans des internats « afin qu’ils côtoient des enfants non albinos ». Dans ce pays, le Malawi, Amnesty International a

La présence d’albinos dans la sphère publique kényane, comme le député Isaac Mwaura et la juge de la Haute Cour kényane Grace Ngugi, est également saluée unanimement alors que le Kenya s’apprête à organiser, le 9 septembre, à Nairobi, son premier concours de « Miss et Mister Albinos ». « De cette manière, nous nous redéfinissons comme des personnes physiquement belles, soutient le député kényan Isaac Mwaura. Nous ne sommes pas des fantômes et nous ne sommes pas laids. »

 

Lemonde.fr avec AFP

Défense nationale: 2300 volontaires et 8700 Fafn vont intégrer l’armée

juin 24, 2011

11 000 soldats seront intégrés dans la nouvelle armée, dont 2300 volontaires et 8 700 éléments issus de l`ex-rébellion. C`est l`une des décisions fortes sorties de l`atelier de réflexion sur la mise en place de la nouvelle armée, qui s`est achevée, vendredi 24 juin dernier à Grand-Bassam.

Dans le rapport final ayant sanctionné les trois jours de travaux, il est souligné que l`intégration des 8700 éléments des ex-Fafn s`inscrit dans le cadre des recommandations de l`accord de Ouagadougou.

Finalement, ce sont donc 2300 « éléments associés au Frci », autrement dit les civils qui ont combattu aux côtés des Frci, qui seront recrutés dans l`armée. Déjà, à la cérémonie d`ouverture mercredi dernier, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, faisait savoir que 20 000 parmi ces jeunes volontaires seront pris en compte dans un programme de réinsertion.

Outre ce volet, la hiérarchie militaire a décidé de mettre sur pied « une structure ad hoc collégiale pour la sécurisation des élections ». Les militaires ont décidé d`élaborer un code de bonnes pratiques en matière de maintien d`ordre. Ils ont également réaffirmé le souci de bâtir une armée républicaine en oeuvrant au « retour des valeurs républicaines ».

A ce sujet, ils ont pris l`engagement de lutter contre le racket et la corruption. Les participants se sont aussi engagés à respecter les droits de l`homme dans la conduite des opérations militaires. Les militaires ont par ailleurs déploré que l`essentiel des moyens consacrés à l`armée soit affecté au fonctionnement( 97,3%) au détriment de l`investissement ( 2,7%). Ils ont préconisé qu`à l`avenir 30 % de l`allocation budgétaire soit affecté à l`investissement contre 70 % au paiement des salaires et autres. Une proposition saluée du reste par la tutelle, par la voix du ministre Paul Koffi Koffi. Celui-ci s`est également félicité du bon esprit dans lequel se sont déroulés les travaux durant les trois jours. Il a salué la fraternité entre frères d`armes qui, a-t-il dit, devrait permettre de recoller les morceaux entre ex-Fds et ex-Fafn. « L`actualité de ces derniers jours nous a donné quelques frayeurs », a-t-il avoué, faisant allusion aux incidents entre éléments des Frci et ceux de la gendarmerie; incidents qu`il souhaite ne plus voir se répéter au sortir de l`atelier de Bassam.

Notons que bien des têtes fortes de l`armée étaient encore présentes à cette cérémonie de clôture, au nombre desquelles les généraux Mangou, Kassaraté, Guai Bi Poin, Kouakou Nicolas, Soumaila Bakayoko, Michel Gueu et les commandants Chérif Ousmane et Hervé Touré dit Vetcho.

L’Inter Assane NIADA