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Lula privé de passeport, empêché de quitter le Brésil

janvier 25, 2018

Luiz Inacio Lula da Silva à Sao Paulo, le 25 janvier 2018 pendant un meeting de campagne / © AFP / Nelson Almeida

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été empêché de quitter le territoire brésilien quelques heures avant de partir pour l’Ethiopie, a annoncé jeudi le ministère de la Justice, au lendemain de sa condamnation en appel à une peine de prison.

Le favori de la prochaine présidentielle au Brésil devait aller à Addis-Abeba pour une conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) mais un juge fédéral « a donné l’ordre d’empêcher l’ex-président de sortir du territoire », a précisé le ministère dans un communiqué.

Cette mesure intervient au lendemain d’un grave revers subi par Lula en justice lors d’un procès qui a tenu en haleine le Brésil mais aussi divisé le pays.

Une cour d’appel de Porto Alegre (sud) a confirmé mercredi qu’il était coupable de corruption passive et de blanchiment d’argent pour avoir accepté un triplex d’une entreprise de construction.

Elle a également aggravé sa peine de prison d’un tiers, à 12 ans et un mois, tout en le laissant libre en attendant les recours que sa défense ne va pas manquer de déposer.

« Nous sommes en train de faire exécuter un ordre judiciaire de retrait de son passeport à l’ancien président Lula », a dit un porte-parole de la police fédérale à l’AFP.

– ‘Droit d’aller et venir’ –

« Nous avons appris cette nouvelle avec consternation », ont rapidement indiqué ses avocats dans un communiqué, contestant la qualification du juge fédéral à empêcher Lula de sortir du territoire.

La cour d’appel de Porto Alegre « avait été informée du voyage et n’avait pas imposé la moindre restriction », ont-ils dit.

« Le passeport de l’ex-président sera remis à la police fédérale, sans préjuger des mesures qui permettraient de réparer cette limitation indue à son droit d’aller et venir », poursuivent les avocats de Lula.

Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à être empêché de quitter le pays en dépit de sa condamnation et devait rentrer dimanche au Brésil, selon son équipe.

« Il n’y a pas d’empêchement légal à ce que l’ex-président Lula fasse un voyage à l’étranger. Nous avions déjà informé la justice de sa participation à cet événement de dirigeants internationaux avant le jugement », avait déclaré plus tôt à l’AFP l’un de ses avocats, Cristiano Zanin Martins. « Lula a le droit d’aller et venir », avait-il ajouté.

Mais une demande de retrait de son passeport avait été déposée, à titre individuel, par trois avocats, arguant des risques que l’icône de la gauche brésilienne demande l’asile politique à l’étranger.

A Addis-Abéba, Lula devait participer à une conférence sur l’éradication de la faim et les politiques publiques en Afrique, continent sur lequel il s’est souvent rendu pendant ses deux mandats (2003-2010), en marge du 30e sommet de l’Union africaine.

La FAO, dirigée par le Brésilien José Graziano da Silva, un ex-ministre de Lula, avait confirmé la présence de l’ancien chef de l’Etat. Lula, avec son institut, a été à l’origine du programme « Faim zéro en Afrique ».

« Ce n’est pas un voyage facile, ce sont 14 heures à l’aller, 14 heures au retour et 14 heures sur place », avait souligné Lula plus tôt jeudi à Sao Paulo à l’occasion du lancement de sa « pré-candidature » à la présidentielle à la tête de son Parti des Travailleurs (PT).

Lula est donné ultra-favori par les sondages au scrutin présidentiel d’octobre et un tiers des Brésiliens seraient prêts à voter pour celui qui clame son innocence et se dit victime d’un « pacte diabolique » destiné à lui barrer la route vers un 3e mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 01h47)                

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Marche interdite en RDC: la police met en garde contre tout « trouble à l’ordre public »

janvier 20, 2018

Kinshasa – La police congolaise a mis en garde contre tout trouble « à l’ordre public » à Kinshasa, samedi, à la veille d’une marche interdite contre le maintien du président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.

« Il va sans dire qu’aucune action ou tentative visant à troubler l’ordre public ne sera tolérée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa », a prévenu le commissaire provincial Sylvano Kasongo dans un communiqué de presse.

« Demain (dimanche), nous allons nous déployer pour empêcher toute marche dans la ville de Kinshasa », a-t-il indiqué à l’AFP.

En soirée, la police avait allégé les points de contrôle qu’elle avait installés dans l’après-midi sur les grands axes en centre-ville.

Les autorités de Kinshasa ont indiqué vendredi qu’elles interdisaient la marche à l’appel d’un collectif catholique dimanche à la sortie de la messe dans les quelque 160 paroisses de la capitale.

Des appels ont été lancés dans d’autres villes congolaises.

Le 31 décembre, la dispersion d’une première « marche pacifique » avait fait six morts, dont cinq à Kinshasa, d’après les Nations unies et la nonciature apostolique. Les autorités affirment qu’il n’y avait eu aucune victime.

Les organisateurs du « comité laïc de coordination » demandent au président Kabila de déclarer publiquement qu’il a l’intention de quitter le pouvoir, ainsi que le respect d’un accord politique majorité-opposition signé fin 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 21h38)                                            

Le Népal interdit l’ascension de l’Everest en solitaire

décembre 30, 2017

L’Everest au Népal, le 4 mai 2017 / © AFP/Archives / PRAKASH MATHEMA

Le Népal a interdit l’ascension en solitaire de ses sommets, y compris l’Everest, afin de tenter de réduire le nombre d’accidents, a annoncé samedi un responsable.

Le gouvernement a également adopté l’interdiction des ascensions pour les personnes ayant eu une double amputation ou pour les aveugles.

Ces décisions, adoptées jeudi soir par le gouvernement, font partie de mesures prises avant la saison 2018.

« Les expéditions en solitaire, qui étaient autorisées auparavant, sont désormais interdites », a déclaré à l’AFP un haut responsable du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Aviation civile. Cela vise selon lui à rendre la montagne plus sûre.

Fin avril, l’alpiniste suisse renommé Ueli Steck était mort lors d’une escalade en solo sur le mont Nuptse, face à l’Everest. Il avait glissé et chuté de plus de 1.000 mètres durant une phase d’acclimatation avant de tenter de gravir l’Everest. Dix autres alpinistes sont morts cette année sur l’Everest.

Cette nouvelle réglementation devrait susciter la colère des amateurs d’ascensions en solitaire qui incriminent pour les risques d’accidents plutôt l’augmentation des expéditions commerciales créant selon eux des embouteillages sur le Toit du monde.

Parallèlement, l’interdiction faite à certains handicapés a été jugée discriminatoire par Hari Budha Magar, un ancien soldat Gurkha qui a perdu ses deux jambes lors d’une mission en Afghanistan et rêve de gravir l’Everest.

Avant la décision du gouvernement, il avait averti sur Facebook qu’il s’agirait d’une « discrimination envers les personnes handicapées qui viole les droits de l’homme ».

De nombreuses personnes soucieuses de surmonter un handicap tentent l’ascension de l’Everest.

Un Néo-Zélandais, Mark Inglis, qui avait perdu ses deux jambes après un accident de montagne, est devenu en 2006 le premier double amputé à atteindre le sommet de l’Everest (8.848 m). Un aveugle, l’Américain Erik Weihenmayer, avait accompli le même exploit en 2001.

Les pics et sentiers de ce pays himalayen, qui abrite huit des 14 sommets dépassant 8.000 mètres dans le monde, attirent chaque année des touristes du monde entier.

Le Népal a émis cette saison un nombre record de 373 permis pour gravir l’Everest. Dans le même temps, 136 ont été accordés du côté tibétain pour grimper la face Nord de l’Everest.

Les expéditions au sommet se faisant généralement avec l’aide d’au moins un des guides népalais, les Sherpas, cela portait à près de 750 le nombre d’alpinistes attendus sur l’Everest.

Romandie.com avec(©AFP / 30 décembre 2017 13h50)                

RDC: un mort jeudi lors des manifestations interdites

décembre 1, 2017

Kinshasa – Au moins une personne est morte en République démocratique du Congo jeudi lors des marches de l’opposition contre le président Joseph Kabila interdites et réprimées par les autorités, a-t-on appris vendredi de sources policière et civile.

Un jeune homme est mort à Butembo dans la province agitée du Nord-Kivu, selon ces sources.

« Un jeune homme a trouvé la mort hier dans les troubles. Jusque là, nous ne savons pas comment il a été tué », a déclaré le commandant de police Richard Mbambi à l’AFP.

« Ce jeune garçon a été tué d’un tir à bout portant par les militaires déployés pour tenter d’étouffer la marche des opposants. Nous condamnons cet acte. Il n’était pas armé: pourquoi tirer sur lui? », a affirmé pour sa part un responsable de la société civile, Edgar Mateso.

Il s’agit jusqu’à présent du seul décès enregistré jeudi en RDC dans la dispersion systématique des manifestations contre le calendrier électoral, qui renvoie au 23 décembre 2018 le scrutin pour désigner le successeur du président Kabila.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont un policier lapidé à Lubumbashi, selon la police. Le Rassemblement de l’opposition (Rassop) affirme qu’un de ses responsables dans le Kasaï-oriental (centre), Me John Mbombo, a été « enlevé, tabassé, torturé ».

D’autres manifestants ont été arrêtés, dont des élus et des cadres de l’opposition à Kinshasa, relâchés après plusieurs heures de détention. Certains ont été maltraités pendant leur détention, comme le secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund, ont-ils dénoncé.

L’association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) a avancé vendredi un bilan de 78 blessés dont 15 graves, et 235 arrestations.

« Au moins 100 personnes restent en détention, dont 45 à Goma et 12 dans la capitale Kinshasa », a ajouté l’ONG de défense des droits Amnesty international dans un communiqué en anglais.

Le Rassemblement de l’opposition demande le départ du président Kabila dès la fin de l’année. Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution, qui prévoit que le président reste en fonction jusqu’à l’installation de son successeur élu.

Le Rassemblement a appelé vendredi les Congolais à « continuer à harceler le régime Kabila ».

Vendredi, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), André-Alain Atundu, a accusé l’opposition de vouloir « détruire l’économie du pays et déstructurer la pensée démocratique » du peuple congolais.

La MP « déplore et condamne la propension morbide » de ces politiques à « exploiter de façon malsaine » la situation des Congolais, a-t-il dit lors d’un point de presse.

Romandie.com avec (©AFP / 01 décembre 2017 21h23)                                            

RDC: les autorités interdisent les marches prévues à Kinshasa

novembre 26, 2017

 

Scène quotidienne sur le boulevard Lumumba à Kinshasa, capital de la République démocratique du Congo, le 14 octobre 2014. © Gwenn Dubourthoumieu / Jeune Afrique

Les autorités ont annoncé dimanche l’interdiction des marches de la majorité et de l’opposition prévues dans la semaine à Kinshasa, malgré les appels de la communauté internationale aux respects des droits en République démocratique du Congo.

« Le gouvernement de la ville a levé l’option de ne pas prendre acte des manifestations prévues dans la ville de Kinshasa », indique l’autorité locale de la capitale dans un communiqué reproduit sur le site actualité.cd.

La Majorité présidentielle (MP) favorable au président Joseph Kabila voulait marcher le mardi 28 novembre pour soutenir le calendrier électoral qui prévoit des élections le 23 décembre 2018, et prolonge de fait le pouvoir de M. Kabila jusqu’à début janvier 2019.

Le Rassemblement de l’opposition, qui voulait manifester initialement le même jour, avait déplacé au jeudi 30 novembre son rassemblement contre ce calendrier dévoilé le 5 novembre par la commission électorale.

L’opposition a maintenu son mot d’ordre. « Pas question de nous priver de nos droits et libertés », a réagi sur Twitter le président du Rassemblement de l’opposition, Félix Tshisekedi. « J’appelle les Congolaises et les Congolais à participer massivement à la marche du 30 nov 2017 ».

Un appel à la mobilisation de l’opposition le 15 novembre avait été diversement suivi et sévèrement contenu par les autorités.

Le jour d’après, l’Union européenne, les États-Unis, la Suisse et le Canada s’étaient déclarés « préoccupés » par les restrictions apportées aux libertés d’expression et de réunion en RDC. « Plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions, le gouvernement congolais pourrait travailler avec la société civile et les représentants de l’opposition pour s’assurer que ces événements se déroulent en toute sécurité et sans incident », avaient-il indiqué dans un communiqué conjoint.

Le Rassemblement de l’opposition et des mouvements citoyens (Lucha, Filimbi…) demandent « une transition sans Kabila » dès le 31 décembre de cette année, invoquant un accord pouvoir-opposition signé le 31 décembre 2016 qui prévoyait des élections fin 2017.

Le deuxième et dernier mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution qui empêche le président de briguer un troisième mandat, mais lui permet de rester en poste jusqu’à l’installation d’un successeur élu.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Pape interdit la vente de cigarettes au Vatican

novembre 9, 2017

Le pape François sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 8 novembre 2017 / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Le pape François a décidé d’interdire à partir de 2018 les ventes de cigarettes dans le magasin détaxé où les employés du Vatican peuvent faire leurs courses.

« La raison est très simple: le Saint-Siège ne peut pas contribuer à une activité qui affecte clairement la santé des gens », a expliqué jeudi le porte-parole du Vatican, Greg Burke, dans un communiqué.

« Aucun profit ne peut être légitime s’il met des vies en danger », a-t-il ajouté, en reconnaissant, mais sans donner de chiffres, que les cigarettes vendues à prix réduit représentaient « une source de revenus pour le Saint-Siège ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabac est à l’origine de plus de sept millions de morts dans le monde chaque année, a rappelé le Vatican.

Le pape François, qui a subi l’ablation d’un poumon à l’âge de 20 ans, ne fume pas, contrairement au personnage de pape interprété par l’acteur Jude Law dans la série à succès « The Young Pope » qui enchaîne les cigarettes.

Mais les Etats pontificaux ont été parmi les premiers à importer la plante de tabac et des gravures anciennes montrent des papes en train de priser.

En 2002, le Vatican avait promulgué, avant l’Italie, une loi interdisant de fumer dans des locaux publics, sans bannir les cartouches de cigarettes de son magasin d’Etat.

La petite gare ferroviaire du Vatican, offerte à la papauté par Benito Mussolini et quasiment jamais utilisée, a été convertie en 2003 en grand magasin de luxe pour une clientèle potentielle de 5 à 6.000 privilégiés: employés et retraités du Vatican, mais aussi membres des ambassades auprès du Saint-Siège.

Ils pourront continuer à acheter sacs et valises, montres, gadgets électroniques, parfums, ainsi que vêtements de marque qui n’ont rien d’ecclésiastique, totalement détaxés. Ils disposent aussi d’un magasin alimentaire et d’une pompe à essence au tarif défiant toute concurrence.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2017 14h51)                

ONU: signature d’un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire

septembre 20, 2017

Le Secrétaire général de l’ONU à la tribune de la 72e cession à New York, le 19 septembre 2018 / © AFP / Jewel SAMAD

Une cinquantaine de pays, Brésil en tête, ont lancé mercredi la signature d’un traité bannissant l’arme atomique, à la portée symbolique en raison du boycott du texte par les grandes puissances nucléaires.

Le traité, élaboré en quelques mois, a été adopté en juillet par 122 pays. Il entrera en vigueur dès lors qu’il aura été ratifié par 50 pays.

Le président brésilien Michel Temer a été le premier à signer ce texte, et devait être suivi par 50 autres pays.

Aucune des neuf puissances nucléaires – Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Pakistan, Israël, France, Royaume-Uni, Corée du Nord – n’a prévu de s’y rallier. Les pays de l’Otan sont aussi restés à l’écart, ainsi que le Japon, seul pays à avoir subi, en 1945, une attaque à l’arme atomique.

Etats-Unis, France et Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont à plusieurs reprises critiqué l’initiative ces derniers mois, citant la crise nord-coréenne en exemple d’un contexte sécuritaire qui rendrait l’arme atomique indispensable.

« Il n’y a rien que je souhaite tant pour ma famille qu’un monde sans arme nucléaire, mais nous devons être réalistes. (…) Qui peut croire que la Corée du Nord accepterait une interdiction des armes nucléaires? » avait ainsi déclaré en mars l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 15h14

RDC: la mairie de Kinshasa interdit un meeting

septembre 1, 2017

Les autorités de Kinshasa ont interdit un meeting de l’opposition programmé pour ce dimanche dans la capitale congolaise, estimant que ce rassemblement pouvait déboucher à des violences meurtrières, une décision qualifiée vendredi d' »antidémocratique » par les organisateurs. « Je suis au regret de ne pouvoir prendre acte de l’organisation de votre meeting », écrit André Kimbuta, gouverneur de la ville-province de Kinshasa, aux responsables du Rassemblement de l’opposition dans une lettre datée du 31 août, que l’AFP a pu consulter.

L’opposition avait prévu d’organiser cette réunion publique dans l’espace compris entre le Parlement et le plus grand stade de la capitale afin d’exiger que la présidentielle ait lieu d’ici à la fin de l’année et le départ du pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016. Ce site « ne remplit pas (la) condition » imposée par la ville qui exige que des réunions politiques se déroulent « dans des endroits fermés », note M. Kimbuta : « J’ai tout lieu de craindre que votre prestation en ces lieux puisse passer pour une provocation ».

Selon le gouverneur Kimbuta, la dissidence du Rassemblement conduite par l’actuel Premier ministre Bruno Tshibala avait également informé les autorités urbaines de son intention d’organiser une réunion publique le même jour « à la même heure, au même endroit » « Cette décision est antidémocratique. Nous la rejetons », a réagi auprès de l’AFP Martin Fayulu, un des dirigeants du Rassemblent, sans préciser si son camp braverait l’interdiction ou non.

M. Tshibala a été désigné au poste du Premier ministre en vertu de l’application controversée de l’accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016. Ce compromis prévoit un scrutin avant fin 2017 pour le départ et la succession du président Kabila, qui ne peut plus se représenter. M. Kimbuta rappelle par ailleurs que depuis septembre 2016 les manifestations publiques ont été interdites après des violences meurtrières qui avaient éclaté dans la capitale au cours d’une manifestation de l’opposition pour exiger que M. Kabila quitte ses fonctions au terme de son mandat. Une quarantaine de personnes avaient alors été tuées, selon l’ONU.

Depuis, toutes les manifestations contre le pouvoir à Kinshasa sont interdites ou réprimées.

Venezuela: la tension monte, le gouvernement interdit les manifestations

juillet 27, 2017

Des manifestants anti gouvernement lors d’affrontements avec la police dans les rues de Caracas au Venezuela, le 27 juillet 2017 / © AFP / Juan BARRETO

La tension est montée d’un cran jeudi au Venezuela, où le gouvernement a interdit les manifestations contre l’élection dimanche de l’Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro, alors que le pays est déjà paralysé par une grève générale.

« Sont interdits les réunions et manifestations publiques, les rassemblements et tous les événements de même nature susceptibles de perturber ou d’affecter le déroulement normal du processus électoral », a déclaré le ministre de l’Intérieur, le général Nestor Reverol, à la veille d’une manifestation de l’opposition prévue à Caracas. Les contrevenants risquent de cinq à dix ans de prison.

Jeudi matin, certaines zones de Caracas étaient quasiment désertes, jonchées de barricades et de décombres, au lendemain de la première journée de grève générale de 48 heures à l’appel de l’opposition.

Manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés jusque tard dans la nuit dans la capitale et ailleurs au Venezuela à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, d’un côté, et de cocktails Molotov et projectiles en tous genres, de l’autre.

Un jeune homme de 23 ans, Enderson Caldera, a été mortellement blessé durant une manifestation dans l’Etat de Mérida (ouest), a annoncé le parquet jeudi. Il s’agit du troisième mort recensé au cours de cette première journée de grève.

Les antichavistes (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier) tentent à tout prix d’empêcher la désignation dimanche des 545 membres d’une Assemblée constituante voulue par le président pour réécrire la Constitution à son avantage, selon l’opposition.

Ce décès porte à 106 le nombre de morts depuis le début de la vague de manifestations contre M. Maduro, début avril. Parmi la centaine d’interpellés au cours de ces protestations, plusieurs d’entre eux ont affirmé à l’AFP avoir subi des sévices.

– Tortures –

Arrêté le 4 juillet par la Garde nationale, un corps militarisé, dans les rues de la capitale, Luis -nom d’emprunt- a reçu des coups de marteau et a été pincé à l’abdomen et aux bras avec des tenailles par un membre des forces de l’ordre.

« Il torturait dans le dos de certains (collègues); d’autres étaient complices », assure cet employé de bureau fluet de 30 ans.

L’appel à la grève a été suivi à 92% dans le pays au cours des premières 24 heures, s’est félicité la coalition de l’opposition, la Table de l’unité démocratique (MUD), à l’origine du mouvement. Côté gouvernement, on assure que la grève est un échec.

Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation.

Signe de la paralysie d’une partie du pays, des magasins fermés étaient visibles à Caracas où les longues voies rapides paraissaient presque vides.

M. Maduro fait face depuis plus de quatre mois à des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer son départ.

Mais le chef de l’Etat, dont le mandat s’achève en janvier 2019, a réaffirmé sa détermination de mener à bien son projet. « Nous restons fermes et jamais nous ne nous agenouillerons! », a-t-il lancé mercredi soir.

Ses partisans étaient rassemblés jeudi à Caracas pour clore la campagne en faveur de la Constituante.

« C’est l’atout majeur, le va-tout d’un gouvernement qui pour se maintenir au pouvoir doit suspendre la démocratie », juge l’analyste Colette Capriles.

L’opposition boycottera l’élection de dimanche.

– 70% de rejet –

Il s’agit des derniers rebondissements de la violente crise politico-économique qui secoue le Venezuela depuis la victoire de l’opposition aux législatives, fin 2015.

Les antichavistes voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l’opposition est majoritaire, et d’éviter l’élection présidentielle de la fin 2018.

Le gouvernement assure que la future Assemblée sera un « super pouvoir » qui aura la capacité de dissoudre le Parlement, qu’elle apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement.

Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% rejettent la gestion de Nicolas Maduro, selon l’institut de sondage Datanalisis.

Sur le front diplomatique, les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions contre 13 hauts responsables gouvernementaux vénézuéliens actuels et anciens, gelant leurs comptes bancaires et avoirs aux Etats-Unis. Nicolas Maduro a rejeté cette « insolente » sanction.

Par ailleurs jeudi, la compagnie aérienne colombienne Avianca a suspendu immédiatement ses vols entre la Colombie et le Venezuela, avançant ainsi une mesure prévue à l’origine pour le 16 août.

Air Canada et Aéromexico dès 2014, Alitalia en 2015, GOL, Latam et Lufthansa en 2016, suivies de United Airlines en 2017: le départ d’Avianca s’ajoute à une longue liste de compagnies aériennes ayant quitté le pays sud-américain, toujours plus isolé.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 21h53)                

Sénégal/législatives: l’ex-président Wade empêché de manifester à Dakar

juillet 25, 2017

Dakar – Les forces de l’ordre ont empêché mardi l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, 91 ans, et ses partisans de se rassembler dans le centre de Dakar, dans un secteur déclaré « zone interdite » par les autorités, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.

Abdoulaye Wade, qui a pris la tête d’une liste d’opposition pour les législatives de dimanche, avait appelé à une « marche de réclamation des cartes d’électeurs ».

Celle-ci devait en principe se dérouler sur un itinéraire allant de la place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur, en passant devant le Palais présidentiel.

Mais l’ancien président (2000-2012), rentré au Sénégal pour faire campagne le 10 juillet après plus de deux ans d’absence, a été empêché avec ses partisans de rallier le lieu de rassemblement, dont les accès étaient bloqués par des policiers, munis pour certains de boucliers et de matraques.

« La marche n’a pas eu lieu. Des policiers ou des gendarmes ont barré la voie et nous avons rebroussé chemin, comme nous l’avions prévu », a déclaré à la presse Abdoulaye Wade après la manifestation avortée.

« Ce que nous faisons est dans l’intérêt du pays. Nous prenons nos responsabilités pour que les gens votent et pour faire partir (le président) Macky Sall, qui a détruit le Sénégal », a ajouté M. Wade depuis le quartier résidentiel de Fann, à Dakar, où il réside.

« Je l’invite à un débat mais il ne viendra pas. Il est évident que je serai élu (député) mais ma vocation n’est pas d’être élu ni de redevenir président de la République », a-t-il poursuivi, laissant entendre qu’il ne siégerait pas.

Plusieurs dizaines de partisans d’Abdoulaye Wade qui avaient tenté de s’approcher de la place de l’Indépendance ont été dispersés par des jets de gaz, ont constaté les journalistes de l’AFP, qui ont assisté à l’interpellation d’au moins six d’entre eux.

La manifestation était prévue « dans une zone interdite », avait affirmé auparavant à l’AFP le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kâne, se référant à un arrêté du ministère de l’Intérieur de 2011 –sous la présidence d’Abdoulaye Wade– interdisant toute « manifestation à caractère politique » dans ce secteur, notamment pour des raisons de sécurité.

L’ex-président conduit une coalition menée par le Parti démocratique sénégalais (PDS), dont il est toujours le chef.

A cinq jours du scrutin, de nombreuses personnes n’ont pas encore retiré leurs cartes d’électeur dans plusieurs zones du pays et risquent d’être privées de vote, selon l’opposition.

Celle-ci accuse le gouvernement de n’avoir pas produit à temps suffisamment de cartes dans le but de priver de vote ses électeurs.

La moyenne nationale de retrait des cartes d’électeurs est de plus de 70%, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. Plus de 6,2 millions d’électeurs sont inscrits, selon les autorités.

Le président Sall a saisi lundi le Conseil constitutionnel pour autoriser les personnes qui n’auront pas retiré leurs cartes d’électeur à voter avec une autre pièce d’identité comme un passeport ou un permis de conduire, mais l’initiative a été rejetée par plusieurs partis et coalitions de l’opposition.

Les législatives sont organisées avec la participation d’un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012. La campagne électorale ouverte le 9 juillet s’achève vendredi.

Le scrutin vise à renouveler l’Assemblée nationale, où le nombre des sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle créant 15 postes de députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 21h23)