Posts Tagged ‘Interdiction’

Le Danemark interdit le voile intégral dans l’espace public

mai 31, 2018

Stockholm – Le parlement danois a adopté jeudi une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l’espace public, suivant ainsi d’autres pays européens comme la France ou la Belgique.

« Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d’amende », dispose le texte qui a été adopté par 75 voix contre 30.

Le projet de loi, porté par le gouvernement de centre-droit, avait aussi les faveurs des deux premières forces politiques au Parlement: les sociaux-démocrates et le Parti populaire danois (populiste, anti-immigration).

A partir du 1er août, date d’entrée en vigueur de la nouvelle législation, toute infraction à l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics sera sanctionnée d’une amende de 1.000 couronnes danoises (134 euros). Si les infractions sont répétées, l’amende pourra s’élever à 10.000 couronnes.

« Si certaines restrictions spécifiques au port du voile intégral peuvent être légitimes pour des raisons de sécurité publique, cette interdiction n’est ni nécessaire ni proportionnée et viole les droits à la liberté d’expression et de religion », a réagi Amnesty International dans un communiqué.

L’interdiction vise également d’autres accessoires qui dissimulent le visage comme les cagoules ou les fausses barbes.

Aucun document officiel ne fait état du nombre de femmes portant le niqab ou la burqa au Danemark.

« Je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup (…). Mais si c’est le cas, vous devez être puni d’une amende », avait déclaré le ministre de la Justice Søren Pape Poulsen à des journalistes, selon l’agence de presse Ritzau.

Le port du voile intégral islamique est interdit ou limité dans plusieurs pays européens.

La France a été le premier pays d’Europe à interdire le voile intégral dans l’espace public, avec une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public » promulguée en octobre 2010 et appliquée depuis avril 2011.

Validée par la Cour européenne des droits de l’Homme en 2014, elle prévoit pour les infractions jusqu’à 150 euros d’amende. En cinq ans, plus de 1.600 verbalisations ont eu lieu.

En juillet, la Cour européenne des droits de l’homme a validé son interdiction dans l’espace public en Belgique. Le port du voile islamique intégral est également banni en Autriche depuis octobre.

Les députés allemands ont eux adopté le 27 avril 2017 une loi interdisant partiellement le port du voile intégral dans certains contextes, obligeant notamment les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions et les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d’identité. Le Bundesrat, la chambre haute, a approuvé à son tour le texte le 12 mai.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2018 11h51)                                                        

Publicités

Sénégal: la préfecture de Dakar revient sur l’interdiction des réunions maçonniques

avril 27, 2018

Quelques jours après les révélations de Jeune Afrique, la préfecture de Dakar a fait machine arrière, revenant sur l’interdiction de tout rassemblement maçonnique dans la capitale sénégalaise et ses environs…

Dans son numéro 2989-2990, Jeune Afrique révélait l’existence d’un arrêté préfectoral daté du 31 janvier, interdisant, dans le département de Dakar, « la tenue de réunions (publiques ou privées) par toute organisation nationale ou internationale d’obédience maçonnique ».

En cause : « Des menaces de troubles à l’ordre public » et « des risques d’affrontements entre organisations opposées », selon ce document signé par le préfet de Dakar. La formulation faisait alors écho au tollé provoqué dans une partie de l’opinion publique sénégalaise par l’annonce de la tenue à Dakar des 26e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), qui fait office de grand-messe de la franc-maçonnerie sur le continent.

 

Hasard du calendrier ? Trois jours après la publication de notre article, la préfecture de Dakar a publié un nouvel arrêté, daté du 25 avril, qui abroge les dispositions du précédent.

Une décision aux allures de volte-face, que la préfecture justifie par « la nécessité de sauvegarde des libertés publiques » et « la limitation d’une situation d’exception ».

Au Sénégal, la question des francs-maçons alimente régulièrement la controverse. Après leur levée de boucliers autour de la tenue des Rehfram, des associations sénégalaises – majoritairement religieuses – avaient même décrété le branle-bas de combat contre la venue au Sénégal de la chanteuse Rihanna, qu’elles soupçonnaient d’appartenance maçonnique.

Jeuneafrique.com

Twitter interdit à son tour certaines publicités liées aux cryptomonnaies

mars 26, 2018

San Francisco – Le réseau social américain Twitter va à son tour interdire sur sa plateforme certaines publicités relatives aux cryptomonnaies, afin de parer aux tentatives d’escroquerie, a-t-il annoncé lundi.

« Nous sommes engagés à assurer la sécurité de la communauté Twitter. Pour cela, nous avons ajouté une nouvelle règle concernant les publicités sur Twitter liées à la cryptomonnaie (qui stipule que) la publicité pour les levées de fonds en cryptomonnaies (Initial coin offerings, ICO) et les ventes de « +jetons virtuels+ seront interdites dans le monde entier », a indiqué Twitter.

Une ICO consiste à créer sa propre monnaie virtuelle et à la vendre à des investisseurs payant avec d’autres cryptomonnaies ou avec des devises traditionnelles.

Facebook et Google ont déjà annoncé des mesures similaires.

Les échanges de devises virtuelles sont soumis à une grande volatilité. Elles sont aussi régulièrement accusées de servir d’outil de blanchiment pour des réseaux criminels et des régulateurs du monde entier tentent de développer des systèmes de supervision plus adaptés et efficaces.

Plusieurs pays ont lancé des initiatives en faveur d’une plus grande régulation de ce marché, qui a connu une véritable explosion en 2017.

La plus célèbre des cryptomonnaies, le bitcoin, est passée lundi sous la barre des 8.000 dollars contre 8.616,25 dollars vendredi soir, accusant une chute de quelque 8%

Lundi, une autre cryptomonnaie, le Litecoin, a aussi mordu la poussière perdant 10% à environ 144 dollars après l’annonce de la fermeture de la plateforme de paiement LitePay.

LitePay avait récemment demandé à la Litecoin Fondation, basée à Singapour et qui oeuvre pour promouvoir cette monnaie, de nouveaux financements, selon le communiqué de la Fondation annonçant lundi la fin de LitePay.

Toutefois, LitePay n’a « pas été en mesure de fournir une idée satisfaisante » de ce qu’elle avait fait des sommes déjà levées, a ajouté l’organisation.

« Nous sommes profondément attristés de voir se clore cette saga de cette façon et présentons nos excuses pour ne pas avoir été assez prudents, ce qui aurait pu permettre de découvrir des problèmes plus tôt », a-t-elle poursuivi.

La Fondation promet de faire mieux à l’avenir « façon à ce que cela ne se reproduise pas ».

Le 7 mars, le gendarme américain des marchés financiers (SEC) a appelé les plateformes électroniques sur lesquelles s’échangent les cryptomonnaies à s’enregistrer auprès de ses services.

La SEC monte depuis plusieurs mois au créneau face à l’explosion du secteur, engageant des actions en justice contre des ICO qui lui apparaissent frauduleuses, lançant des enquêtes sur diverses entreprises impliquées sur ce marché et mettant régulièrement en garde les investisseurs.

La semaine dernière, les ministres des Finances du G20 ont refusé de considérer le bitcoin et les autres cryptomonnaies comme des monnaies souveraines et ont alerté sur leurs possibles « implications sur la stabilité financière ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 23h06)                                            

Malgré l’interdiction, le pangolin se vend à prix d’or à Hong Kong

mars 22, 2018

Photo non datée d’un pangolin roulé en boule fournie par Kadoorie Farm and BotanicalnGardens, une association de protection de l’environnement opérant à Hong-Kong / © Kadoorie Farm and Botanic Garden (KFBG)/AFP/Archives / Handout

Il est le mammifère le plus trafiqué du monde. Pourtant, malgré l’interdiction de son commerce, le pangolin peut encore s’acheter dans des échoppes de Hong Kong, où ses écailles, prisées par la pharmacopée chinoise, se vendent à prix d’or.

Ce petit fourmilier à longue queue est, pour son malheur, le seul mammifère recouvert d’écailles. Elles sont considérées traditionnellement utiles pour de multiples affections, de l’acné au cancer en passant par l’impuissance. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) l’a interdit de vente en septembre 2016.

Mais ses écailles sont encore disponibles dans une rue de Hong Kong où s’alignent les commerces spécialisés dans la vente de tous types d’animaux séchés, entiers ou débités.

« Si vous en voulez pour votre santé, je vais voir si j’en trouve », déclare un commerçant, avant de grimper sur un escabeau à la recherche des précieuses écailles, dissimulées derrière un tas de boîtes en carton.

Le vieux monsieur en redescend avec un sac d’écailles frites, qui ressemblent un peu à des chips. Leur prix: 500 dollars de Hong Kong (52 euros) les 40 grammes.

L’homme dit ne rien comprendre aux efforts de protection de l’espèce.

« Il reste beaucoup de pangolins en Asie. On dit qu’ils sont en danger mais ça n’est pas vrai », bougonne-t-il.

Un million de pangolins ont été chassés dans les forêts d’Afrique et d’Asie au cours des dix dernières années, à mesure que l’appétit pour le quadrupède s’envolait en Chine ou au Vietnam. L’animal est sans défense: menacé, il se met en boule et les braconniers n’ont qu’à se pencher pour le ramasser.

Un peu plus loin, une autre commerçante vend ses écailles encore plus cher: 66 euros les 40 grammes. « Le pangolin aide à éliminer les toxines. C’est vraiment de la bonne qualité et le prix est justifié », assure-t-elle.

Un troisième marchand, qui n’a pas d’écailles en boutique, explique pouvoir en fournir « sur commande spéciale ».

– Made in Africa –

Hong Kong est une plaque tournante du commerce de pangolins, les trafiquants préférant débarquer leur marchandise dans l’ancienne colonie britannique, rendue à Pékin en 1997, où les sanctions sont moins sévères qu’en Chine continentale au cas où l’on se fait prendre.

La ville, qui jouit d’un statut d’autonomie et reste séparée par une frontière du reste de la Chine, est dans le collimateur des défenseurs de la nature pour son laxisme: la peine de deux ans de prison maximum pour trafic d’espèces en danger est rarement appliquée. Signe d’espoir: les tribunaux ont reçu des instructions pour monter à dix ans de prison à partir de mai prochain.

Les douanes ont aussi accru leurs inspections depuis la décision de la CITES. Quelque 7,7 tonnes d’écailles de pangolin ont été saisies l’an dernier, soit cinq fois plus qu’en 2016. Tous les pays d’origine se trouvaient en Afrique: Ghana, Mozambique, Nigeria et Afrique du Sud, selon des données officielles.

De l’autre côté de la frontière, en Chine continentale, la répression du trafic semble plus efficace.

Sur un marché de Canton, à une centaine de kilomètres de Hong Kong, certains vendeurs de médicaments traditionnels prennent la fuite lorsqu’on leur demande s’ils ont du pangolin.

« Je n’ai jamais entendu parler de ça », assure une vendeuse, alors qu’un de ses concurrents avait expliqué qu’on pourrait trouver chez elle des écailles de contrebande.

« C’est illégal et très difficile à trouver. On ne vous en donnera pas à moins que vous soyez déjà un bon client », explique un autre vendeur.

« Les autorités chinoises ont fait du bon boulot dernièrement pour démanteler les réseaux de contrebande et développer l’information sur la protection de ces animaux », déclare à l’AFP Alex Hofford, de l’association de protection de la faune WildAid.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2018 11h51)                

RDC: les autorités interdisent les marches anti-Kabila dimanche à Kinshasa (officiel)

février 24, 2018

Kinshasa – Les autorités de la ville de Kinshasa ont, dans une lettre aux organisateurs, interdit samedi l’organisation le lendemain à Kinshasa des « marches pacifiques » des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Faute d’itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », a écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta, dans une lettre aux responsable du Comité laïc de coordination (CLC).

Dans la matinée, M. Kimbuta avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner l’itinéraire de la marche.

Les avocats mandatés par le CLC à cet effet n’ont pas été reçus par les autorités qui exigeaient la présence physique des organisateurs, avait expliqué à l’AFP Georges Kapiamba, président l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).

« N’ayant pas donné suite à mon invitation, vous avez privé les services compétents en charge du maintien de l’ordre public des informations nécessaires pour une évaluation et un encadrement conséquent de votre manifestation », ajoute M. Kimbuta.

Interdites, les précédentes marches du comité laïc de coordination (CLC, un collectif d’intellectuels proche de l’Église catholique), les 31 décembre et 21 janvier ont été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.

Le CLC a le soutien de l’épiscopat, qui a demandé aux Congolais de « demeurer debout et vigilants » contre la dictature en RDC.

Les catholiques demandent au président Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu le 23 décembre 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 16h47)                                            

Lula privé de passeport, empêché de quitter le Brésil

janvier 25, 2018

Luiz Inacio Lula da Silva à Sao Paulo, le 25 janvier 2018 pendant un meeting de campagne / © AFP / Nelson Almeida

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été empêché de quitter le territoire brésilien quelques heures avant de partir pour l’Ethiopie, a annoncé jeudi le ministère de la Justice, au lendemain de sa condamnation en appel à une peine de prison.

Le favori de la prochaine présidentielle au Brésil devait aller à Addis-Abeba pour une conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) mais un juge fédéral « a donné l’ordre d’empêcher l’ex-président de sortir du territoire », a précisé le ministère dans un communiqué.

Cette mesure intervient au lendemain d’un grave revers subi par Lula en justice lors d’un procès qui a tenu en haleine le Brésil mais aussi divisé le pays.

Une cour d’appel de Porto Alegre (sud) a confirmé mercredi qu’il était coupable de corruption passive et de blanchiment d’argent pour avoir accepté un triplex d’une entreprise de construction.

Elle a également aggravé sa peine de prison d’un tiers, à 12 ans et un mois, tout en le laissant libre en attendant les recours que sa défense ne va pas manquer de déposer.

« Nous sommes en train de faire exécuter un ordre judiciaire de retrait de son passeport à l’ancien président Lula », a dit un porte-parole de la police fédérale à l’AFP.

– ‘Droit d’aller et venir’ –

« Nous avons appris cette nouvelle avec consternation », ont rapidement indiqué ses avocats dans un communiqué, contestant la qualification du juge fédéral à empêcher Lula de sortir du territoire.

La cour d’appel de Porto Alegre « avait été informée du voyage et n’avait pas imposé la moindre restriction », ont-ils dit.

« Le passeport de l’ex-président sera remis à la police fédérale, sans préjuger des mesures qui permettraient de réparer cette limitation indue à son droit d’aller et venir », poursuivent les avocats de Lula.

Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à être empêché de quitter le pays en dépit de sa condamnation et devait rentrer dimanche au Brésil, selon son équipe.

« Il n’y a pas d’empêchement légal à ce que l’ex-président Lula fasse un voyage à l’étranger. Nous avions déjà informé la justice de sa participation à cet événement de dirigeants internationaux avant le jugement », avait déclaré plus tôt à l’AFP l’un de ses avocats, Cristiano Zanin Martins. « Lula a le droit d’aller et venir », avait-il ajouté.

Mais une demande de retrait de son passeport avait été déposée, à titre individuel, par trois avocats, arguant des risques que l’icône de la gauche brésilienne demande l’asile politique à l’étranger.

A Addis-Abéba, Lula devait participer à une conférence sur l’éradication de la faim et les politiques publiques en Afrique, continent sur lequel il s’est souvent rendu pendant ses deux mandats (2003-2010), en marge du 30e sommet de l’Union africaine.

La FAO, dirigée par le Brésilien José Graziano da Silva, un ex-ministre de Lula, avait confirmé la présence de l’ancien chef de l’Etat. Lula, avec son institut, a été à l’origine du programme « Faim zéro en Afrique ».

« Ce n’est pas un voyage facile, ce sont 14 heures à l’aller, 14 heures au retour et 14 heures sur place », avait souligné Lula plus tôt jeudi à Sao Paulo à l’occasion du lancement de sa « pré-candidature » à la présidentielle à la tête de son Parti des Travailleurs (PT).

Lula est donné ultra-favori par les sondages au scrutin présidentiel d’octobre et un tiers des Brésiliens seraient prêts à voter pour celui qui clame son innocence et se dit victime d’un « pacte diabolique » destiné à lui barrer la route vers un 3e mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 01h47)                

Marche interdite en RDC: la police met en garde contre tout « trouble à l’ordre public »

janvier 20, 2018

Kinshasa – La police congolaise a mis en garde contre tout trouble « à l’ordre public » à Kinshasa, samedi, à la veille d’une marche interdite contre le maintien du président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.

« Il va sans dire qu’aucune action ou tentative visant à troubler l’ordre public ne sera tolérée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa », a prévenu le commissaire provincial Sylvano Kasongo dans un communiqué de presse.

« Demain (dimanche), nous allons nous déployer pour empêcher toute marche dans la ville de Kinshasa », a-t-il indiqué à l’AFP.

En soirée, la police avait allégé les points de contrôle qu’elle avait installés dans l’après-midi sur les grands axes en centre-ville.

Les autorités de Kinshasa ont indiqué vendredi qu’elles interdisaient la marche à l’appel d’un collectif catholique dimanche à la sortie de la messe dans les quelque 160 paroisses de la capitale.

Des appels ont été lancés dans d’autres villes congolaises.

Le 31 décembre, la dispersion d’une première « marche pacifique » avait fait six morts, dont cinq à Kinshasa, d’après les Nations unies et la nonciature apostolique. Les autorités affirment qu’il n’y avait eu aucune victime.

Les organisateurs du « comité laïc de coordination » demandent au président Kabila de déclarer publiquement qu’il a l’intention de quitter le pouvoir, ainsi que le respect d’un accord politique majorité-opposition signé fin 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 21h38)                                            

Le Népal interdit l’ascension de l’Everest en solitaire

décembre 30, 2017

L’Everest au Népal, le 4 mai 2017 / © AFP/Archives / PRAKASH MATHEMA

Le Népal a interdit l’ascension en solitaire de ses sommets, y compris l’Everest, afin de tenter de réduire le nombre d’accidents, a annoncé samedi un responsable.

Le gouvernement a également adopté l’interdiction des ascensions pour les personnes ayant eu une double amputation ou pour les aveugles.

Ces décisions, adoptées jeudi soir par le gouvernement, font partie de mesures prises avant la saison 2018.

« Les expéditions en solitaire, qui étaient autorisées auparavant, sont désormais interdites », a déclaré à l’AFP un haut responsable du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Aviation civile. Cela vise selon lui à rendre la montagne plus sûre.

Fin avril, l’alpiniste suisse renommé Ueli Steck était mort lors d’une escalade en solo sur le mont Nuptse, face à l’Everest. Il avait glissé et chuté de plus de 1.000 mètres durant une phase d’acclimatation avant de tenter de gravir l’Everest. Dix autres alpinistes sont morts cette année sur l’Everest.

Cette nouvelle réglementation devrait susciter la colère des amateurs d’ascensions en solitaire qui incriminent pour les risques d’accidents plutôt l’augmentation des expéditions commerciales créant selon eux des embouteillages sur le Toit du monde.

Parallèlement, l’interdiction faite à certains handicapés a été jugée discriminatoire par Hari Budha Magar, un ancien soldat Gurkha qui a perdu ses deux jambes lors d’une mission en Afghanistan et rêve de gravir l’Everest.

Avant la décision du gouvernement, il avait averti sur Facebook qu’il s’agirait d’une « discrimination envers les personnes handicapées qui viole les droits de l’homme ».

De nombreuses personnes soucieuses de surmonter un handicap tentent l’ascension de l’Everest.

Un Néo-Zélandais, Mark Inglis, qui avait perdu ses deux jambes après un accident de montagne, est devenu en 2006 le premier double amputé à atteindre le sommet de l’Everest (8.848 m). Un aveugle, l’Américain Erik Weihenmayer, avait accompli le même exploit en 2001.

Les pics et sentiers de ce pays himalayen, qui abrite huit des 14 sommets dépassant 8.000 mètres dans le monde, attirent chaque année des touristes du monde entier.

Le Népal a émis cette saison un nombre record de 373 permis pour gravir l’Everest. Dans le même temps, 136 ont été accordés du côté tibétain pour grimper la face Nord de l’Everest.

Les expéditions au sommet se faisant généralement avec l’aide d’au moins un des guides népalais, les Sherpas, cela portait à près de 750 le nombre d’alpinistes attendus sur l’Everest.

Romandie.com avec(©AFP / 30 décembre 2017 13h50)                

RDC: un mort jeudi lors des manifestations interdites

décembre 1, 2017

Kinshasa – Au moins une personne est morte en République démocratique du Congo jeudi lors des marches de l’opposition contre le président Joseph Kabila interdites et réprimées par les autorités, a-t-on appris vendredi de sources policière et civile.

Un jeune homme est mort à Butembo dans la province agitée du Nord-Kivu, selon ces sources.

« Un jeune homme a trouvé la mort hier dans les troubles. Jusque là, nous ne savons pas comment il a été tué », a déclaré le commandant de police Richard Mbambi à l’AFP.

« Ce jeune garçon a été tué d’un tir à bout portant par les militaires déployés pour tenter d’étouffer la marche des opposants. Nous condamnons cet acte. Il n’était pas armé: pourquoi tirer sur lui? », a affirmé pour sa part un responsable de la société civile, Edgar Mateso.

Il s’agit jusqu’à présent du seul décès enregistré jeudi en RDC dans la dispersion systématique des manifestations contre le calendrier électoral, qui renvoie au 23 décembre 2018 le scrutin pour désigner le successeur du président Kabila.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont un policier lapidé à Lubumbashi, selon la police. Le Rassemblement de l’opposition (Rassop) affirme qu’un de ses responsables dans le Kasaï-oriental (centre), Me John Mbombo, a été « enlevé, tabassé, torturé ».

D’autres manifestants ont été arrêtés, dont des élus et des cadres de l’opposition à Kinshasa, relâchés après plusieurs heures de détention. Certains ont été maltraités pendant leur détention, comme le secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund, ont-ils dénoncé.

L’association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) a avancé vendredi un bilan de 78 blessés dont 15 graves, et 235 arrestations.

« Au moins 100 personnes restent en détention, dont 45 à Goma et 12 dans la capitale Kinshasa », a ajouté l’ONG de défense des droits Amnesty international dans un communiqué en anglais.

Le Rassemblement de l’opposition demande le départ du président Kabila dès la fin de l’année. Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution, qui prévoit que le président reste en fonction jusqu’à l’installation de son successeur élu.

Le Rassemblement a appelé vendredi les Congolais à « continuer à harceler le régime Kabila ».

Vendredi, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), André-Alain Atundu, a accusé l’opposition de vouloir « détruire l’économie du pays et déstructurer la pensée démocratique » du peuple congolais.

La MP « déplore et condamne la propension morbide » de ces politiques à « exploiter de façon malsaine » la situation des Congolais, a-t-il dit lors d’un point de presse.

Romandie.com avec (©AFP / 01 décembre 2017 21h23)                                            

RDC: les autorités interdisent les marches prévues à Kinshasa

novembre 26, 2017

 

Scène quotidienne sur le boulevard Lumumba à Kinshasa, capital de la République démocratique du Congo, le 14 octobre 2014. © Gwenn Dubourthoumieu / Jeune Afrique

Les autorités ont annoncé dimanche l’interdiction des marches de la majorité et de l’opposition prévues dans la semaine à Kinshasa, malgré les appels de la communauté internationale aux respects des droits en République démocratique du Congo.

« Le gouvernement de la ville a levé l’option de ne pas prendre acte des manifestations prévues dans la ville de Kinshasa », indique l’autorité locale de la capitale dans un communiqué reproduit sur le site actualité.cd.

La Majorité présidentielle (MP) favorable au président Joseph Kabila voulait marcher le mardi 28 novembre pour soutenir le calendrier électoral qui prévoit des élections le 23 décembre 2018, et prolonge de fait le pouvoir de M. Kabila jusqu’à début janvier 2019.

Le Rassemblement de l’opposition, qui voulait manifester initialement le même jour, avait déplacé au jeudi 30 novembre son rassemblement contre ce calendrier dévoilé le 5 novembre par la commission électorale.

L’opposition a maintenu son mot d’ordre. « Pas question de nous priver de nos droits et libertés », a réagi sur Twitter le président du Rassemblement de l’opposition, Félix Tshisekedi. « J’appelle les Congolaises et les Congolais à participer massivement à la marche du 30 nov 2017 ».

Un appel à la mobilisation de l’opposition le 15 novembre avait été diversement suivi et sévèrement contenu par les autorités.

Le jour d’après, l’Union européenne, les États-Unis, la Suisse et le Canada s’étaient déclarés « préoccupés » par les restrictions apportées aux libertés d’expression et de réunion en RDC. « Plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions, le gouvernement congolais pourrait travailler avec la société civile et les représentants de l’opposition pour s’assurer que ces événements se déroulent en toute sécurité et sans incident », avaient-il indiqué dans un communiqué conjoint.

Le Rassemblement de l’opposition et des mouvements citoyens (Lucha, Filimbi…) demandent « une transition sans Kabila » dès le 31 décembre de cette année, invoquant un accord pouvoir-opposition signé le 31 décembre 2016 qui prévoyait des élections fin 2017.

Le deuxième et dernier mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution qui empêche le président de briguer un troisième mandat, mais lui permet de rester en poste jusqu’à l’installation d’un successeur élu.

Jeuneafrique.com avec AFP