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Venezuela: la tension monte, le gouvernement interdit les manifestations

juillet 27, 2017

Des manifestants anti gouvernement lors d’affrontements avec la police dans les rues de Caracas au Venezuela, le 27 juillet 2017 / © AFP / Juan BARRETO

La tension est montée d’un cran jeudi au Venezuela, où le gouvernement a interdit les manifestations contre l’élection dimanche de l’Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro, alors que le pays est déjà paralysé par une grève générale.

« Sont interdits les réunions et manifestations publiques, les rassemblements et tous les événements de même nature susceptibles de perturber ou d’affecter le déroulement normal du processus électoral », a déclaré le ministre de l’Intérieur, le général Nestor Reverol, à la veille d’une manifestation de l’opposition prévue à Caracas. Les contrevenants risquent de cinq à dix ans de prison.

Jeudi matin, certaines zones de Caracas étaient quasiment désertes, jonchées de barricades et de décombres, au lendemain de la première journée de grève générale de 48 heures à l’appel de l’opposition.

Manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés jusque tard dans la nuit dans la capitale et ailleurs au Venezuela à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, d’un côté, et de cocktails Molotov et projectiles en tous genres, de l’autre.

Un jeune homme de 23 ans, Enderson Caldera, a été mortellement blessé durant une manifestation dans l’Etat de Mérida (ouest), a annoncé le parquet jeudi. Il s’agit du troisième mort recensé au cours de cette première journée de grève.

Les antichavistes (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier) tentent à tout prix d’empêcher la désignation dimanche des 545 membres d’une Assemblée constituante voulue par le président pour réécrire la Constitution à son avantage, selon l’opposition.

Ce décès porte à 106 le nombre de morts depuis le début de la vague de manifestations contre M. Maduro, début avril. Parmi la centaine d’interpellés au cours de ces protestations, plusieurs d’entre eux ont affirmé à l’AFP avoir subi des sévices.

– Tortures –

Arrêté le 4 juillet par la Garde nationale, un corps militarisé, dans les rues de la capitale, Luis -nom d’emprunt- a reçu des coups de marteau et a été pincé à l’abdomen et aux bras avec des tenailles par un membre des forces de l’ordre.

« Il torturait dans le dos de certains (collègues); d’autres étaient complices », assure cet employé de bureau fluet de 30 ans.

L’appel à la grève a été suivi à 92% dans le pays au cours des premières 24 heures, s’est félicité la coalition de l’opposition, la Table de l’unité démocratique (MUD), à l’origine du mouvement. Côté gouvernement, on assure que la grève est un échec.

Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation.

Signe de la paralysie d’une partie du pays, des magasins fermés étaient visibles à Caracas où les longues voies rapides paraissaient presque vides.

M. Maduro fait face depuis plus de quatre mois à des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer son départ.

Mais le chef de l’Etat, dont le mandat s’achève en janvier 2019, a réaffirmé sa détermination de mener à bien son projet. « Nous restons fermes et jamais nous ne nous agenouillerons! », a-t-il lancé mercredi soir.

Ses partisans étaient rassemblés jeudi à Caracas pour clore la campagne en faveur de la Constituante.

« C’est l’atout majeur, le va-tout d’un gouvernement qui pour se maintenir au pouvoir doit suspendre la démocratie », juge l’analyste Colette Capriles.

L’opposition boycottera l’élection de dimanche.

– 70% de rejet –

Il s’agit des derniers rebondissements de la violente crise politico-économique qui secoue le Venezuela depuis la victoire de l’opposition aux législatives, fin 2015.

Les antichavistes voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l’opposition est majoritaire, et d’éviter l’élection présidentielle de la fin 2018.

Le gouvernement assure que la future Assemblée sera un « super pouvoir » qui aura la capacité de dissoudre le Parlement, qu’elle apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement.

Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% rejettent la gestion de Nicolas Maduro, selon l’institut de sondage Datanalisis.

Sur le front diplomatique, les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions contre 13 hauts responsables gouvernementaux vénézuéliens actuels et anciens, gelant leurs comptes bancaires et avoirs aux Etats-Unis. Nicolas Maduro a rejeté cette « insolente » sanction.

Par ailleurs jeudi, la compagnie aérienne colombienne Avianca a suspendu immédiatement ses vols entre la Colombie et le Venezuela, avançant ainsi une mesure prévue à l’origine pour le 16 août.

Air Canada et Aéromexico dès 2014, Alitalia en 2015, GOL, Latam et Lufthansa en 2016, suivies de United Airlines en 2017: le départ d’Avianca s’ajoute à une longue liste de compagnies aériennes ayant quitté le pays sud-américain, toujours plus isolé.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 21h53)                

Sénégal/législatives: l’ex-président Wade empêché de manifester à Dakar

juillet 25, 2017

Dakar – Les forces de l’ordre ont empêché mardi l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, 91 ans, et ses partisans de se rassembler dans le centre de Dakar, dans un secteur déclaré « zone interdite » par les autorités, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.

Abdoulaye Wade, qui a pris la tête d’une liste d’opposition pour les législatives de dimanche, avait appelé à une « marche de réclamation des cartes d’électeurs ».

Celle-ci devait en principe se dérouler sur un itinéraire allant de la place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur, en passant devant le Palais présidentiel.

Mais l’ancien président (2000-2012), rentré au Sénégal pour faire campagne le 10 juillet après plus de deux ans d’absence, a été empêché avec ses partisans de rallier le lieu de rassemblement, dont les accès étaient bloqués par des policiers, munis pour certains de boucliers et de matraques.

« La marche n’a pas eu lieu. Des policiers ou des gendarmes ont barré la voie et nous avons rebroussé chemin, comme nous l’avions prévu », a déclaré à la presse Abdoulaye Wade après la manifestation avortée.

« Ce que nous faisons est dans l’intérêt du pays. Nous prenons nos responsabilités pour que les gens votent et pour faire partir (le président) Macky Sall, qui a détruit le Sénégal », a ajouté M. Wade depuis le quartier résidentiel de Fann, à Dakar, où il réside.

« Je l’invite à un débat mais il ne viendra pas. Il est évident que je serai élu (député) mais ma vocation n’est pas d’être élu ni de redevenir président de la République », a-t-il poursuivi, laissant entendre qu’il ne siégerait pas.

Plusieurs dizaines de partisans d’Abdoulaye Wade qui avaient tenté de s’approcher de la place de l’Indépendance ont été dispersés par des jets de gaz, ont constaté les journalistes de l’AFP, qui ont assisté à l’interpellation d’au moins six d’entre eux.

La manifestation était prévue « dans une zone interdite », avait affirmé auparavant à l’AFP le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kâne, se référant à un arrêté du ministère de l’Intérieur de 2011 –sous la présidence d’Abdoulaye Wade– interdisant toute « manifestation à caractère politique » dans ce secteur, notamment pour des raisons de sécurité.

L’ex-président conduit une coalition menée par le Parti démocratique sénégalais (PDS), dont il est toujours le chef.

A cinq jours du scrutin, de nombreuses personnes n’ont pas encore retiré leurs cartes d’électeur dans plusieurs zones du pays et risquent d’être privées de vote, selon l’opposition.

Celle-ci accuse le gouvernement de n’avoir pas produit à temps suffisamment de cartes dans le but de priver de vote ses électeurs.

La moyenne nationale de retrait des cartes d’électeurs est de plus de 70%, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. Plus de 6,2 millions d’électeurs sont inscrits, selon les autorités.

Le président Sall a saisi lundi le Conseil constitutionnel pour autoriser les personnes qui n’auront pas retiré leurs cartes d’électeur à voter avec une autre pièce d’identité comme un passeport ou un permis de conduire, mais l’initiative a été rejetée par plusieurs partis et coalitions de l’opposition.

Les législatives sont organisées avec la participation d’un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012. La campagne électorale ouverte le 9 juillet s’achève vendredi.

Le scrutin vise à renouveler l’Assemblée nationale, où le nombre des sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle créant 15 postes de députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 21h23)                                            

France: un concert d’un Congolais interdit après des débordements d’opposants

juillet 15, 2017

Paris – Le préfet de police de Paris a interdit un concert d’un artiste congolais prévu samedi soir après des débordements d’opposants au régime du président Joseph Kabila à proximité de la salle de spectacle, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

« Les opposants au régime congolais, mobilisés pour empêcher la tenue d’un concert d’Héritier Watanabe, et tenus à distance de la salle de l’Olympia, se sont livrés, un peu avant 17h00 (15h00 GMT), à des débordements (…) Pour mettre fin à ces débordements inacceptables, le préfet de police décide d’interdire la tenue du concert », a-t-elle affirmé, évoquant des poubelles incendiées.

Sur un boulevard proche, les occupants d’un véhicule l’ont par ailleurs « volontairement abandonné et incendié avant de prendre la fuite », a ajouté la préfecture de police (PP). Trois personnes ont été interpellées et « les investigations se poursuivront pour identifier les auteurs de violences ».

Dans un premier temps, les autorités parisiennes avaient interdit toute manifestation autour de la salle de concert de l’Olympia, l’un des plus prestigieuses de Paris, en raison de « risque des troubles à l’ordre public »

La direction de la salle souhaitait quant à elle l’annulation du concert et avait « déposé une plainte en urgence » jeudi face aux menaces « proférées dans un contexte politique complexe en RDC », a indiqué à l’AFP l’une des avocates de l’Olympia, Céline Astolfe.

La préfecture est finalement allée dans le sens de ce que souhaitait la salle, « comme elle l’avait fait, a rappelé l’avocate, « le 22 juin à la Cigale, une autre salle, pour un autre artiste congolais », Fally Ipupa, après des menaces similaires.

Peu après 16H00 GMT, quelque 200 personnes opposées au concert de Héritier Watanabe et rassemblées au carrefour de la place de l’Opéra se réjouissaient de l’interdiction du concert. « Parce que les gens meurent là-bas au Congo, nous on ne veut pas danser et chanter », a témoigné Lena, 35 ans, interrogée par l’AFP.

Plusieurs artistes congolais comme Héritier Watanabe sont régulièrement visés par les opposants de la diaspora congolaise, notamment en Europe, qui leur reprochent d’avoir chanté pour le président Joseph Kabila lors des campagnes présidentielles de 2006 et de 2011, et de ne pas chanter pour le changement à la tête du pays.

Joseph Kabila est au pouvoir en RDC depuis 2001. Alors que son mandat est arrivé à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter, il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 18h44)                                            

Ketchup, pâtes et robinets interdits d’importation en Algérie

juillet 11, 2017

Alger – L’Algérie a suspendu l’importation de 24 types de produits alimentaires ou industriels – dont les sauces, le chocolat ou la robinetterie – dans le cadre des mesures visant à endiguer la baisse des réserves de changes due à la chute des cours du brut.

Dans une lettre datée du 9 juillet et obtenue mardi par l’AFP, l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) relaie une demande des autorités, « invitant » les banques « à surseoir à toute domiciliation d’importation » de 24 types de produits – 16 alimentaires et huit non alimentaires – énumérés dans une liste jointe.

En Algérie, la domiciliation bancaire est obligatoire pour toute opération d’importation et indispensable pour les transfert de fonds vers l’étranger et le dédouanement.

Un banquier ayant requis l’anonymat a expliqué à l’AFP que cette mesure signifiait en pratique « l’interdiction d’importation de ces produits jusqu’à nouvel ordre ».

Dans la liste de mise à l’index figurent notamment les « préparations pour soupes, potages ou bouillons », les « sauces préparées (mayonnaise, ketchup, harissa etc…) » ou la « moutarde préparée ».

On y trouve aussi pain, pizzas, pâtes alimentaires, fruits secs et arachides, jus de fruits, eaux « y compris minérales ou gazéifiées », confitures et marmelades ou « conserves ».

Les produits non alimentaires sont, entre autres, les articles de robinetterie, les transformateurs électriques, les briques et tuiles, les tapis, les produits finis en plastique, les meubles.

« Le gouvernement n’a pas d’autre choix que de réduire les importations après des années de gabegie dans ce secteur », a indiqué l’économiste Smaïl Lalmas à l’AFP.

Depuis l’été 2014 et la chute des prix du pétrole – qui représente 95% des sources de devises du pays – le gouvernement est contraint de piocher dans les réserves de change, estimées à 108 milliards de dollars à fin juin 2017, contre 113 à la fin 2016, 143 à la fin 2015 et 177 à la fin 2014.

Ancienne économie dirigée passée à l’économie de marché dans les années 1990, l’Algérie a mis en place ces dernières années un système de licences d’importation qui fixent un quota d’entrée pour un certain nombre de produits, des véhicules à certains fruits et légumes en passant par l’électroménager ou certains produits de construction.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 20h33)                   

Une émission de France 24 en arabe interdite au Maroc

juin 13, 2017

Rabat – Une émission en arabe de France 24 a été annulée par les autorités au Maroc, faute d’autorisation de tournage dans le pays, où la chaîne d’information reste normalement accréditée, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’émission « Hadith al Awassim », prévue vendredi dernier et qui devait être consacrée au mouvement de contestation populaire dans le nord du pays, « n’a pas formulé à l’avance de demande d’autorisation de tournage, en violation de la procédure habituelle », a déclaré à l’AFP un responsable au ministère de la Communication, Abdelilah Tahani.

« C’est la seconde fois en deux ans que les autorités interdisent cette émission qui s’apprêtait à tourner quasi clandestinement », a accusé M. Tahani.

« Aucune autre décision n’a été prise à l’encontre de France 24, qui reste une chaîne normalement accréditée au Maroc, avec un correspondant sur place », a-t-il assuré.

Interrogé par l’AFP, le correspondant francophone de France 24 a confirmé continuer à travailler normalement.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, France 24 s’est « étonnée de nouvelles procédures d’autorisations de tournage qui l’ont conduite à annuler l’enregistrement de son magazine mensuel au Maroc +Le Débat des Capitales+, émission hebdomadaire itinérante de France 24 en arabe ».

« France 24 a été contrainte d’annuler son tournage faute d’accréditation », ceci « malgré la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis (…) », selon la chaîne, qui déplore « certaines rumeurs propagées autour de ce tournage annulé ».

« La loi a changé et nous n’en avons pas été informé », a également déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, précisant qu’il allait demander les nouvelles accréditations. « Je ne désespère pas de trouver un moyen de nous entendre avec le Maroc, avec qui on a de nombreux partenariats », a-t-il poursuivi.

« France 24 est un média toujours accrédité auprès des autorités marocaines, et il le restera », a commenté de son côté M. Tahani.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère de la Culture et de la Communication marocain a de nouveau démenti les informations relayées au sujet d’une décision du ministère d’interdire France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc, affirmant que ces informations « ne sont ni justes, ni précises ».

« Le correspondant de France 24 accrédité au Maroc continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national », selon ce communiqué.

« Il se pose en revanche un problème pour France 24 en langue arabe, qui fait appel à une société prestataire de services et dont le correspondant n’est donc pas lié directement à la chaîne », a expliqué M. Tahani, critiquant par ailleurs sa couverture en arabe des manifestations dans la région d’Al-Hoceïma (nord).

« Nous avons des réserves sur cette couverture, que nous jugeons déséquilibrée et non professionnelle », a accusé ce responsable, affirmant qu’elle « porte atteinte à l’image du royaume ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 01h14)                                            

France: Anne Hidalgo demande l’annulation d’un festival en partie réservé aux femmes noires

mai 28, 2017

Le festival Nyansapo, qui se décrit comme un « festival afroféministe militant », prévoit une majorité d’espaces « non-mixtes ».

Condamnant « avec fermeté » le Nyansapo Fest, Anne Hidalgo n’exclut pas d’attaquer les organisateurs de ce festival en justice.

Condamnant « avec fermeté » le Nyansapo Fest, Anne Hidalgo n’exclut pas d’attaquer les organisateurs de ce festival en justice. KENA BETANCUR / AFP-Services
Anne Hidalgo a fait savoir, dimanche 28 mai sur Twitter, qu’elle demandait l’annulation d’un festival décrit par ses détracteurs comme « interdit aux Blancs » et allait « saisir le préfet de police en ce sens ». Condamnant « avec fermeté » cet événement, la maire de Paris n’a pas exclu d’attaquer en justice ses organisateurs « pour discrimination ».

Le festival Nyansapo, prévu du 28 au 30 juillet, se présente sur son site Internet comme un « festival afroféministe militant » organisé en quatre espaces : un « non-mixte femmes noires [80 % du festival] », un « non-mixte personnes noires », un « non-mixte femmes racisées » et un dernier « ouvert à tous ». Le festival doit se dérouler à la Générale, un local situé dans le 11e arrondissement et qui appartient à la Ville de Paris.

L’annonce de la tenue de ce festival a rapidement fait réagir Wallerand de Saint-Just, président du groupe Front national (FN) au sein de la région Ile-de-France. Ce dernier a publié un communiqué vendredi pour dénoncer un « festival interdit aux Blancs dans des locaux publics » et interpeller la maire de Paris :

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a elle aussi pris position contre le festival, déplorant que « le combat antiraciste [soit] devenu l’alibi d’un repli identitaire ». Joint par LCI, le président de l’association Alain Jakubowicz a dénoncé un événement « terrifiant et déséspérant »« des gens qui se sentent victimes de racisme ou de discrimination ne trouvent pas d’autre issue que l’entre-soi ».

Outil des luttes d’émancipation

Dimanche après-midi, à la suite de l’annonce d’Anne Hidalgo de faire interdire le festival, le hashtag #JeSoutiensMwasi (du nom du collectif qui organise le festival Nyansapo), s’est rapidement placé en tête des sujets les plus tweetés. #JeSoutiensMwasi « parce que que nous avons le droit d’exister politiquement et de militer par nous-mêmes et pour nous-mêmes », ou « parce que le “racisme anti-Blancs” est une invention de l’extrême droite et un outil contre la lutte anti-discriminations », ont par exemple réagi des internautes.

Cette polémique n’est pas sans rappeler celle de l’été dernier autour d’un camp d’été « décolonial » organisé à Reims et réservé « aux personnes subissant le racisme » – les non-Blancs. Cette initiative faisait suite à d’autres événements « non mixtes », où ceux qui se nomment les « racisés » entendent se retrouver pour discuter et élaborer leurs outils de lutte.

Cette forme de militantisme n’est pas nouvelle. Il s’agit d’un vieil outil des luttes d’émancipation utilisé dans les années 1960 par le mouvement noir pour les droits civiques aux Etats-Unis, puis, dans les années 1970, par les féministes en France. Plus récemment, des réunions réservées aux femmes et aux minorités de genre avaient divisé au sein du mouvement Nuit debout, place de la République à Paris.

Lemonde.fr

Les Témoins de Jéhovah interdits en Russie (Cour suprême)

avril 20, 2017

Moscou – Les Témoins de Jéhovah sont désormais interdits en Russie et leurs biens vont être confisqués, en application de la décision jeudi de la Cour suprême qui considère que cette organisation est extrémiste.

Un responsable russe des Témoins de Jéhovah, Iaroslav Sivoulski, s’est dit « choqué » et a annoncé que l’organisation ferait appel. « Je ne pensais pas qu’une telle chose serait possible dans la Russie moderne, où la Constitution garantit la liberté de religion », a-t-il déclaré.

Le ministère russe de la Justice a relevé chez les Témoins de Jéhovah des « signes d’activité extrémiste » et a estimé qu’ils représentaient « une menace pour les droits des citoyens, pour l’ordre public et pour la sécurité de la société ».

La Cour suprême, qui examine cette affaire depuis le 5 avril, a décidé jeudi de satisfaire la demande du ministère, ordonnant la liquidation des 395 organisations locales des Témoins de Jéhovah sur le territoire russe et la confiscation de leurs biens.

« Nos fidèles se retrouvent dans une position très inconfortable. Ils risquent des poursuites judiciaires », a déclaré M. Sivoulski, assurant que les membres de son organisation continueraient à se rassembler, en secret.

La puissante Eglise orthodoxe russe considère les Témoins de Jéhovah comme une secte, qu’elle juge dangereuse en raison notamment de l’interdiction des transfusions sanguines pour ses membres.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 18h54)

Canada: La province de Québec va interdire les pitbulls

avril 13, 2017

Le gouvernement québécois va interdire les pitbulls et limiter le droit à détenir des chiens dangereux, a annoncé jeudi Martin Coiteux, ministre de la Sécurité publique de la province canadienne. A la suite des « drames qui se sont produits au cours des derniers mois », le gouvernement va « proposer un encadrement rigoureux des chiens réputés dangereux pour la population » ce qui pourra aller jusqu’à « l’interdiction de certains types de chiens », a déclaré M. Coiteux en conférence de presse.

Après la mort d’une femme près de Montréal en juin 2016, attaquée par un pitbull, et plusieurs autres incidents graves, des municipalités avaient souhaité un cadre légal pour réglementer la détention de chiens. Ce décès « nous a convaincus qu’il fallait procéder à l’interdiction des chiens de type pitbull », a relevé M. Coiteux. Le projet de loi prévoit « la mise en place de mesures d’encadrement qui s’appliqueront à l’ensemble des chiens » en fonction d’un « niveau de dangerosité ».

Le gouvernement a défini quatre catégories: les « chiens interdits » (type pitbull), les « chiens dangereux » (catalogués après un incident), les « chiens potentiellement dangereux » en fonction des races et « tous les chiens ». Les municipalités seront informées par les médecins et vétérinaires des cas de morsures causées par une attaque canine, et devront procéder à l’euthanasie de l’animal en cas de mort ou de blessure grave.

Les villes seront également libres d’instituer des règlements plus contraignants dans le cadre de la prochaine législation, a précisé le ministre. La province voisine de l’Ontario, la plus peuplée au Canada, a interdit les pitbulls en 2005. Cette race est également interdite par des grandes villes comme Edmonton, Winnipeg, Richmond ou Sherbrooke.

Lefigaro.fr avec AFP

RDC: manifestations de l’opposition interdites

avril 9, 2017

La police de République démocratique du Congo (RDC) a annoncé ce soir avoir interdit dans la capitale Kinshasa et dans l’ensemble du pays les rassemblements prévus demain à l’appel de l’opposition congolaise. « La marche est interdite (car) son itinéraire comporte les germes de l’insurrection », a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, qui a précisé que cette interdiction concernait l’ensemble du territoire de RDC. « Tout attroupement de plus de dix personnes sera dispersé » par la police, a-t-il indiqué.

Cet appel à manifester a été lancé par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti fondé par l’opposant congolais historique, Étienne Tshisekedi. Ce dernier est décédé le 1er février à Bruxelles à 84 ans. Dimanche, son fils, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement – coalition d’opposition constituée en juillet dernier autour d’Étienne Tshisekedi – a accusé le président congolais Joseph Kabila d’être le « principal obstacle au processus démocratique » dans ce pays qui traverse une grave crise politique.

État continent au coeur de l’Afrique dévasté par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Lefigaro.fr avec AFP

Canada: l’obligation de porter des talons hauts au travail interdite

avril 8, 2017

Obliger les femmes à porter des talons hauts sur leur lieu de travail est désormais interdit en Colombie-Britannique, a annoncé la Première ministre de cette province de l’ouest canadien, Christy Clark / © AFP/Archives / TOSHIFUMI KITAMURA

Obliger les femmes à porter des talons hauts sur leur lieu de travail est désormais interdit en Colombie-Britannique, a annoncé la Première ministre de cette province de l’ouest canadien, Christy Clark.

« Dans certains lieux de travail de notre province, les femmes doivent porter des talons hauts au travail. Comme la plupart des Britanno-Colombiens, notre gouvernement pense que c’est injuste », a indiqué vendredi Mme Clark dans un communiqué.

Le Première ministre libérale considère une telle « pratique » « dangereuse et discriminatoire ».

« Avec le port prolongé de talons hauts au travail, il y a un risque de blessure physique en glissant ou en tombant, ainsi que des dommages au niveau du pied, de la jambe et du dos », précise le communiqué, co-signé avec la ministre du Travail de la province, Shirley Bond.

Mme Bond s’attend « à ce que les employeurs y voient un signal très clair selon lequel imposer à quelqu’un de porter des talons hauts au travail est inacceptable ».

La Première ministre donne ainsi son aval au projet de loi du leader du parti écologiste Green Party, Andrew Weaver, qui prévoit de modifier l’actuelle législation sur les accidents du travail pour que les normes de sécurité, incluant les chaussures, soient les mêmes pour tous les sexes.

Cette annonce survient un mois après que vingt-cinq grandes chaînes de restaurants de l’Ontario (centre) ont décidé de ne plus imposer un code vestimentaire – minijupe et talons hauts – à leur personnel féminin.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2017 17h58)