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Canada: Comment éviter de se faire saisir de la nourriture aux douanes?

juin 29, 2022

Qu’est-ce qu’il est possible de rapporter, ou pas, au pays? Répondre à cette question n’est pas si simple : les règles et les exceptions sont multiples et complexes, et peuvent varier dans le temps. L’épicerie vous aide à y voir plus clair.

Un douanier tient dans ses mains des saucissons qu'il a sortis d'une valise.

Les règles sur les aliments qu’il est possible de rapporter ou non au pays sont complexes. Photo : Radio-Canada/L’Épicerie

Chaque année, plus de 40 000 aliments sont saisis au Canada. « Ça peut sembler bénin de rapporter un fruit ou un restant de lunch qu’on a pris en France ou ailleurs. Mais les conséquences peuvent être désastreuses rapidement », prévient Maxime Sauriol, maître-chien à l’Agence des services frontaliers du Canada.

Les aliments, qu’ils soient importés par voie maritime, terrestre, aérienne ou ferroviaire, doivent être vérifiés. La surveillance des produits alimentaires s’avère primordiale pour protéger les écosystèmes de maladies, de parasites ou d’espèces envahissantes qui pourraient s’immiscer au pays.

Des chiens pour détecter les aliments interdits

Les chiens ne sont pas uniquement utiles pour détecter des drogues cachées dans des bagages. Une trentaine de chiens travaillent un peu partout au Canada afin de détecter les aliments interdits d’entrée au pays.

Un homme et un chien dans un aéroport

Maxime Sauriol, maître-chien à l’Agence des services frontaliers du Canada, en compagnie de Gonzo Photo : Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC)

Le chien de Maxime Sauriol, Gonzo, est entraîné pour détecter les odeurs d’aliments qui présentent un risque plus élevé : le porc, le poulet, le bœuf, les pommes, les prunes, les bulbes et la terre.

Les 10 aliments les plus saisis au pays

  1. Porc
  2. Bovin
  3. Volaille
  4. Végétaux
  5. Autres produits à base de viande
  6. Lait en poudre
  7. Beurre
  8. Autres produits animaliers
  9. Graisse de lard
  10. Viande de mouton

Des règles complexes

Les règles et les exceptions sont multiples et complexes, et elles peuvent varier dans le temps. Impossible pour les voyageurs de bien les connaître.

Ça dépend ça arrive d’où, ça va où. Ça dépend même s’il y a un transit qui est fait dans une autre province, explique l’agent des services frontaliers.

Même pour moi et pour les agents, c’est un travail de tous les jours. C’est en constante évolution, au gré des éclosions de maladies, des pandémies. C’est assez complexe.

Les éléments à retenir

De manière générale, les aliments transformés commercialement comme les bonbons, les chips, les mélanges montagnards sont sujets à moins de restrictions.

Mais quand on parle d’aliments frais en général, il y a des restrictions qui vont s’appliquer, ou à tout le moins une surveillance est faite. Les viandes fraîches, les viandes qui n’ont pas subi de transformation ou de cuisson ou qui ne sont pas stériles… Ces produits sont habituellement soumis à plus de restrictions, dit Maxime Sauriol.

Les agents vont aussi vérifier la présence de terre sur les légumes, puisque la terre est un vecteur important de maladies.

Pour les fruits, la règle est un peu contre-intuitive : si ces fruits poussent aussi au Canada, des restrictions y sont associées. La raison derrière ça, c’est qu’on ne veut pas apporter des espèces ou des insectes qui pourraient parasiter le même aliment au Canada, explique l’agent.

« Des fruits frais qui ne poussent pas au Canada, comme des papayes, des mangues, des clémentines, des dattes, ce sont des articles qui seraient admissibles sans problème. »— Une citation de  Maxime Sauriol, maître-chien, Agence des services frontaliers du Canada

Il est recommandé de garder les emballages d’origine des aliments et les factures afin de faciliter la confirmation de la provenance.

Des restrictions reliées à la grippe aviaire

En raison des foyers d’éclosion actuelle de la grippe aviaire, le poulet provenant de plusieurs États des États-Unis, qu’il soit frais, cuit, en sandwich ou sous vide est interdit. La même restriction s’applique actuellement pour les œufs des États-Unis.

Les voyageurs et les voyageuses peuvent aussi consulter le site de l’Agence des services frontaliers du Canada(Nouvelle fenêtre) pour plus d’informations.

Une personne tend son passeport aux douanes.

Dans le doute, il vaut mieux déclarer tous les aliments que l’on rapporte au pays. Photo : Getty Images/Istockphoto/Peopleimages

Une seule règle pour le voyageur : déclarer

Qu’on arrive des États-Unis ou d’ailleurs dans le monde, il y a une règle simple à suivre : déclarer. Nous, tout ce qu’on demande aux voyageurs, c’est qu’ils fassent une déclaration qui est exacte, véridique et complète, dit Maxime Sauriol.

Ne pas déclarer les produits alimentaires à votre retour au Canada peut entraîner la confiscation de l’aliment, un avertissement ou une sanction pouvant aller jusqu’à 1300 $ accompagnée ou non d’une poursuite judiciaire.

On est conscients que les voyageurs ne sont pas au courant de toutes les exigences sanitaires. Ça, c’est le travail de l’agent frontalier qui va faire la vérification par la suite, conclut l’agent.

Le reportage « Des aliments confisqués aux douanes » de Barbara Ann Gauthier et Caroline Gagnon est diffusé ce mercredi à l’émission L’épicerie, 19h30 à ICI Télé.

Par Élise Madé avec les informations de Barbara Ann Gauthier

La Russie interdit l’accès à son territoire à 43 Canadiens de plus

juin 27, 2022
Justin Trudeau et Suzanne Cowan (au centre)

La présidente du Parti libéral Suzanne Cowan (au centre) fait partie des personnalités interdites d’entrer en Russie. Photo : The Canadian Press/Adrian Wyld

La Russie a interdit l’entrée à son territoire à 43 Canadiens, une mesure prise en réponse aux sanctions occidentales imposées contre Moscou.

La liste, publiée par le ministère des Affaires étrangères, comprend notamment la présidente du Parti libéral au pouvoir au Canada, Suzanne Cowan, et l’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, Mark Carney.

Des hauts fonctionnaires, des conseillers politiques et des membres de la société civile ont également été sanctionnés.

La diplomatie russe a dénoncé la russophobie belliqueuse du gouvernement de M. Trudeau et a précisé qu’il s’agissait d’une mesure de représailles contre l’introduction en mai par Ottawa de nouvelles sanctions contre des dirigeants d’entreprises russes et les membres de leurs familles.

En comptant la dernière liste, plus de 700 Canadiens ont été interdits d’entrée en Russie depuis le début de son offensive en Ukraine.

Le 19 mai, Moscou avait annoncé fermer le bureau dans la capitale russe de la radio-télévision canadienne CBC/Radio-Canada et annuler les accréditations et les visas de ses journalistes, en réponse à l’interdiction de diffusion de chaînes du groupe russe RT au Canada, décidée mi-mars.

Ottawa a pour sa part imposé des sanctions à plus de 1000 personnes et entités de la Russie, de l’Ukraine et du Bélarus.

En avril, Moscou avait sanctionné 61 responsables canadiens et journalistes. Il a interdit des dizaines d’autres politiciens occidentaux, journalistes et hommes d’affaires d’entrer en Russie.

Par Radio-Canada avec les informations de Reuters et Agence France-Presse

En Guinée, les manifestations politiques désormais « interdites »

mai 15, 2022

La junte au pouvoir en Guinée a annoncé l’interdiction des manifestations politiques de rue, deux jours après l’adoption par l’organe législatif qu’elle a mis en place d’une transition de trois ans avant le retour des civils au pouvoir.

Mamadi Doumbouya après une rencontre avec des représentants de la Cedeao, à Conakry, le 10 septembre 2021. © Sunday Alamba/AP/SIPA

« Toutes manifestations sur la voie publique, de nature à compromettre la quiétude sociale et l’exécution correcte des activités contenues dans le chronogramme (de transition) sont interdites pour l’instant jusqu’aux périodes de campagne électorale », écrit le Comité national du rassemblement pour le développement (CNDR), dans un communiqué publié dans la soirée du vendredi 13 mai.

« Pour mener à bien le chronogramme de la transition et de la politique de refondation enclenchés depuis le 5 septembre 2021 (date du renversement du président Alpha Condé, ndlr), le CNRD invite l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à circonscrire aux sièges de leurs formations toute forme de manifestation ou regroupement à caractère politique », affirme le communiqué du CNRD.

Transition de trois ans

L’organe principal de la junte, dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya, « réitère à l’opinion nationale et internationale qu’il n’est ni candidat à une élection, ni proche d’un parti politique ». Il prévient que « tout manquement » aux décisions annoncées vendredi « entraînera pour leurs auteurs des conséquences de droit ».

Le Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif mis en place par la junte, a fixé mercredi à trois ans la durée de la transition avant le retour des civils au pouvoir. Cette décision du CNT, qui fait office de Parlement de transition, doit être validée par le colonel Dombouya à une date non précisée. Une coalition formée du parti de l’ex-président Alpha Condé et de formations de l’opposition sous le pouvoir de ce dernier a dénié à l’organe législatif la prérogative de fixer la durée de la transition.

En septembre, après le putsch contre le président Condé, la Cedeao avait « insisté pour que la transition soit très courte », et que des élections soient organisées dans un délai ne dépassant pas « six mois ». L’organisation ouest-africaine a suspendu la Guinée après le putsch du 5 septembre et lui a imposé des sanctions à la suite du refus de la junte de se conformer à ses exigences.

Jeune Afrique avec AFP

Pologne : un Ukrainien Noir interdit d’accès dans un centre d’accueil pour réfugiés Ukrainiens

mars 5, 2022
 Pologne : un Ukrainien Noir interdit d’accès dans un centre d’accueil pour réfugiés Ukrainiens

Malgré les dénonciations de l’union africaine sur le traitement réservé aux africains voulant quitter l’Ukraine, les Polonais continuent de mettre en avant leur racisme envers les Noirs. Un africain avec un passeport Ukrainien n’a pas été admis dans un camp d’hébergement pour réfugiés Ukrainiens dans la ville polonaise de Przmsl. Il a assisté impuissant comment les Ukrainiens blancs étaient accueillis avec nourriture, habits et jouets pour leurs enfants. On lui a signifié qu’il était Noir africain et ne pouvait bénéficier des mêmes avantages que les vrais Ukrainiens malgré sa naturalisation.

Daniel Adessi, un Ukrainien d’origine nigériane s’est vu interdire l’accès dans un camp provisoire d’hébergement pour réfugiés Ukrainiens malgré qu’il possède la nationalité de ce pays. Les Polonais n’ont rien voulu savoir de la présentation de son passeport et carte d’identité Ukrainien et de la langue qu’il parle couramment.

L’Ukrainien d’origine Nigériane a dormi à la belle étoile avant de poursuivre son odyssée vers Varsovie où il a des amis. Daniel Adessi, comme la majorité des Ukrainiens fuyant les bombes a quitté Kiev pour atteindre la frontière où il a dormi dehors trois jours avant d’être admis en Pologne. Il s’est opposé catégoriquement aux menaces des gardes frontières Ukrainiens d’aller au front.

Mais une fois de l’autre côté, il a vécu le racisme décrié ces jours-ci des Polonais et Ukrainiens envers les Noirs Africains. La Pologne refuse d’admettre sur son territoire les Africains qu’elle soupçonne d’être des migrants profitant de la guerre pour rejoindre l’espace Schengen.

Plusieurs représentations diplomatiques africaines dans les ex pays de l’Est ont du intervenir physiquement pour obtenir le passage de leurs ressortissants aux frontières de l’Ukraine avec la Roumanie et la Pologne.

Le gouvernement Sénégalais vient de dénoncer le comportement de l’ambassadeur d’Ukraine à Dakar qui recruterait ses citoyens pour aller combattre comme mercenaires tirailleurs contre les troupes Russes. Chose que l’Ukrainien d’origine Nigériane a refusé de faire.

A Przemysl, en Pologne, cela ressemble chaque jour un peu plus à un camp de réfugiés. Plus assez de place dans les centres d’hébergement dans les centres de la région, c’est dans des tentes que certaines familles viennent se réchauffer et dormir un peu. Cette famille, exténuée, est arrivée il y a quelques heures : « Beaucoup de personnes innocentes souffrent. Je me sens comme en deuil ». Toutes les dix minutes environ, un bus conduit une cinquantaine d’Ukrainiens arrivés à pied à la frontière, à 10 km de là. Ils trouvent ici un café, un repas chaud, des vêtements et même des jouets pour les enfants.

Vers d’autres hébergements dans le pays

« La logistique humanitaire ici ne cesse de prendre de l’ampleur. Tous ces sacs de vêtements sont des dons d’habitants de la région. Derrière, des dizaines de volontaires qui trient toute cette aide humanitaire, ces couches, ces produits d’hygiène et sacs de nourriture. Pour l’instant, la situation n’est pas chaotique. La plupart des Ukrainiens ne restent ici que quelques heures, quelques jours au maximum, avant d’être acheminés vers d’autres solutions d’hébergement dans toute la Pologne »

Par Lecongolais.fr (avec francetvinfo)

France: Avant l’arrivée des « convois de la liberté » à Paris, Macron appelle au calme

février 11, 2022

Ces convois de manifestants antipass et anti-Macron convergent vers Paris, malgré une interdiction de la préfecture. Le président dit entendre leur colère.

Les « convois de la liberté » vont-ils bloquer Paris ce week-end ? Malgré l’interdiction décrétée par la préfecture de police de la capitale, ainsi que la fermeté affichée par les autorités, des milliers de manifestants opposés au pass vaccinal, mais aussi au gouvernement d’Emmanuel Macron, convergeaient, vendredi, vers la Ville Lumière, partis de toute la France. Des cortèges de dizaines, voire de centaines de voitures de particuliers, de camping-cars ou encore de camionnettes se sont organisés, dès le lever du jour, depuis Lille, Vimy ou encore Strasbourg.

Dans l’Ouest, 280 véhicules, selon la gendarmerie, plus de 400, selon l’Agence France-Presse, sont partis dans la matinée de Châteaubourg (Ille-et-Vilaine). Quelque 2 600 véhicules, selon la police, faisaient route en début d’après-midi vers la capitale. C’est une action « d’une ampleur phénoménale », a dit à l’Agence France-Presse un coordinateur du mouvement. « Il y a des gens de tous horizons, pas du tout que des fachos. On est des citoyens, on a des familles, on travaille, on est juste solidaires contre le gouvernement », résume, depuis Vimy, Sarah, une tatoueuse de 40 ans venue de Lens saluer le convoi.

Emmanuel Macron appelle au calme

Emmanuel Macron a, pour sa part, appelé vendredi « au plus grand calme », tout en disant « entendre et respecter » la « fatigue » et « la colère » liées à la crise sanitaire. Dans un entretien à Ouest-France alors qu’il se trouvait vendredi à Brest, le chef de l’État et quasi-candidat à la présidentielle souligne que la France a « besoin de concorde, de beaucoup de bienveillance collective ».

« Nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans. Cette fatigue s’exprime de plusieurs manières : par du désarroi chez les uns, de la dépression chez d’autres. On voit une souffrance mentale très forte, chez nos jeunes et moins jeunes. Et parfois, cette fatigue se traduit aussi par de la colère. Je l’entends et la respecte », déclare Emmanuel Macron, qui a participé à un sommet sur les océans à Brest.

« Les revendications des uns et des autres sont toujours légitimes. Nous avons d’ailleurs toujours préservé le droit de manifester, le pluralisme démocratique, les débats parlementaires durant cette période. Mais nous avons besoin de concorde, de beaucoup de bienveillance collective », conclut-il.

Retrait du pass vaccinal, prix de l’énergie, pouvoir d’achat… des revendications multiples

Rassemblement hétéroclite d’opposants au président Emmanuel Macron et de Gilets jaunes qui ont protesté contre son gouvernement en 2018-2019, le mouvement s’est constitué sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées sur le modèle de la mobilisation qui paralyse la capitale canadienne Ottawa. Les manifestants exigent le retrait du pass vaccinal et défendent des revendications sur le pouvoir d’achat ou le coût de l’énergie.

Réfutant toute volonté de bloquer la capitale, les participants espèrent y passer la nuit puis grossir samedi les rangs des cortèges contre le pass vaccinal organisés chaque semaine. « C’est important de ne pas déranger les autres usagers, de garder la population de notre côté, comme au Canada », a lancé Robin, depuis un parking à Illkirch-Graffenstaden, en banlieue de Strasbourg. « Il faut être très ferme » en cas de tentatives de blocage, a mis en garde le Premier ministre Jean Castex sur France 2. « La vaccination est une forme de respect des autres », a-t-il dit.

« Je ne peux en aucun cas laisser associer ces attaques virulentes contre la vaccination et le mot liberté », car « la liberté, ce n’est pas celle, je l’ai déjà dit dix fois, de contaminer les autres », a-t-il averti. Pour lui, les revendications de ce mouvement ne sont « pas toujours très claires », mais « surtout à connotation sanitaire, des revendications qu’on connaît depuis longtemps contre la vaccination ». « Le droit de manifester et d’avoir une opinion est un droit constitutionnellement garanti dans notre République et dans notre démocratie. Le droit de bloquer les autres ou d’empêcher d’aller et venir ne l’est pas », a-t-il mis en garde.

L’avertissement de Gabriel Attal contre les « tentatives d’instrumentalisation »

Vendredi se répandaient aussi des appels à occuper samedi des ronds-points en région. « Je lance un appel à rejoindre toutes les grandes villes pour les occuper, multipliez les points de rassemblement », a lancé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux l’un des initiateurs du mouvement, sous le pseudonyme de Rémi Monde.

Si des participants s’affichent comme des citoyens « apolitiques » et « apartisans », le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a mis en garde vendredi contre la « tentative d’instrumentalisation » politique de la « lassitude des Français » vis-à-vis de la pandémie de Covid-19, à deux mois de l’élection présidentielle. Le chef de file des Patriotes Florian Philippot, dont les troupes défilent chaque samedi à Paris contre les restrictions sanitaires, a prévu d’accueillir vendredi après-midi les manifestants place Denfert-Rochereau, dans le sud de la capitale.

Un « dispositif spécifique » des forces de l’ordre

La préfecture de police de Paris a décrété jeudi l’interdiction dans la capitale de cette mobilisation en raison de « risques de troubles à l’ordre public ». Un « dispositif spécifique » doit être mis en place « pour empêcher les blocages d’axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants », qui encourent 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende, a indiqué la préfecture. Des soutiens à la mobilisation ont déposé un recours pour annuler l’interdiction de rassemblement, dont l’audience a commencé à 14 h 30 au tribunal administratif de Paris.

Les convois n’en ont pas moins maintenu leur cap, animé par un esprit de convivialité et de lien social similaire à celui qui avait imprégné le début du mouvement des Gilets jaunes. « On n’a jamais peur du peuple quand on gouverne », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur CNews. « Mais le peuple français, c’est les millions de Français qui sont responsables, et qui en se vaccinant, en allant travailler, en continuant à faire tourner l’économie, garantissent notre liberté collective », a-t-il poursuivi.

Avec Le Point

Canada-Interdiction d’exporter des pommes de terre de l’IPÉ aux ÉU: critiques du PCC

janvier 27, 2022

OTTAWA — Le Parti conservateur (PCC) reproche au gouvernement libéral de ne rien faire de valable pour régler une interdiction en vigueur depuis plus de deux mois qui empêche l’Île-du-Prince-Édouard de pouvoir exporter ses pommes de terre vers les États-Unis.   

© Fournis par La Presse Canadienne

Trois députés, Richard Lehoux, John Barlow et Dave Epp, sont d’avis que le gouvernement libéral échoue à défendre ce qu’ils appellent les pommes de terre de calibre mondial de l’Île-du-Prince-Édouard et nuit gravement à la réputation du Canada sur la scène internationale.   

Le 22 novembre dernier, le Canada a suspendu toutes les expéditions de pommes de terre fraîches de l’Île-du-Prince-Édouard vers les États-Unis après la découverte de la gale verruqueuse de la pomme de terre dans deux champs de la province. Ce marché américain vaut environ 120 millions $ par année à l’Île-du-Prince-Édouard.   

Un mois plus tard, le gouvernement du Canada a accordé un soutien de 28 millions $ pour aider les agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard à faire face à l’excédent croissant de pommes de terre lié à l’interdiction d’exportation.   

Or, les députés conservateurs soutiennent que les familles agricoles, les fermes générationnelles et la province continuent de ressentir les effets dévastateurs des tergiversations du gouvernement fédéral.  

Plus tôt cette semaine, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a signalé que les États-Unis avaient ordonné à leurs services frontaliers de ne pas laisser entrer les pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à nouvel ordre. Par conséquent, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ne peut les certifier tant qu’elles ne rencontrent pas les exigences, selon la ministre.   

La ministre Bibeau assure qu’aux côtés du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’industrie de la pomme de terre, elle continuait de travailler pour rassurer les États-Unis.

Avec La Presse Canadienne

Cameroun : Maurice Kamto privé de sortie

décembre 2, 2021
Maurice Kamto à Paris en janvier 2020 © STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Lors de son séjour dans la capitale économique, l’opposant a été empêché de sortir de son hôtel pendant plus de 24 heures. Un nouvel épisode dans le bras de fer qui l’oppose aux autorités depuis la présidentielle de 2018.

Ce jeudi 2 décembre, c’est finalement sous escorte policière que l’opposant Maurice Kamto a été conduit vers la sortie de Douala, d’où il a pris la route pour Yaoundé. L’épilogue d’un séjour mouvementé, au cours duquel il aura été retenu dans son hôtel pendant plus de 24 heures et empêché de tout mouvement.

Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est-il persona non grata dans la ville ? Le dispositif sécuritaire mis en place pour encadrer sa venue a en tout cas surpris. Maurice Kamto était arrivé à Douala le mardi 30 novembre. Selon les officiels du MRC, il avait deux objectifs : rencontrer les personnes toujours incarcérées dans le cadre des manifestations organisées en septembre 2020 et participer à une séance de dédicace de quatre de ses ouvrages.

Impressionnant dispositif sécuritaire

Au premier jour de sa visite, l’opposant s’est donc rendu à la prison centrale de Newbell, avant de tenir une réunion au siège de son parti dans le quartier Déïdo. Dans ce faubourg populaire de la ville de Douala, il a improvisé un meeting politique au cours duquel il a réclamé la libération de ses camarades, tout en réaffirmant à ses sympathisants son engagement pour « l’avènement d’une société démocratique au Cameroun ».

QUE CEUX QUI VEULENT LA BAGARRE SE PRÉPARENT À LA BAGARRE

« La voix que nous avons choisie est la meilleure, c’est celle d’un changement dans la paix et par les urnes, a-t-il lancé devant une foule conquise. Mais le fait d’avoir choisi la paix ne veut pas dire que nous fuyons la bagarre. Que ceux qui veulent la bagarre se préparent à la bagarre. »

La sortie n’est pas passée inaperçue. Le soir même, les autorités de la ville ont tenu une réunion de sécurité au cours de laquelle décision a été prise d’empêcher l’opposant d’aller à la rencontre de son public le lendemain. Présents ce soir-là, le délégué régional de la police et le commandant de la gendarmerie ont été chargés de la mise en application de cette décision.

Au matin du 1er décembre, un impressionnant dispositif sécuritaire composée de véhicules anti-émeutes, de nombreux policiers et de gendarmes était visible dans le quartier Bonapriso, devant le restaurant qui devait abriter la dédicace, mais aussi devant l’hôtel Vallée des princes, où séjournait l’homme politique.

Incarcération et résidence surveillée

Au milieu de la journée, Albert Dzongang, le conseiller de Maurice Kamto, a été autorisé à entrer dans l’établissement. Il lui a été demandé de dire à l’opposant qu’il pouvait quitter l’hôtel, mais uniquement pour retourner à Yaoundé, où se trouve sa résidence principale. La même consigne a été transmise à ses avocats, venus s’enquérir de sa situation. « Il nous a répondu qu’il s’en irait lorsque son séjour serait achevé, pas avant », a expliqué Me Fabien Kengne à la presse.

Ce n’est pas la première fois que Maurice Kamto est ainsi restreint dans ses mouvements. En 2020, entre la fin du mois de septembre et le mois de décembre, il avait – de fait – été placé en résidence surveillée pendant près de trois mois, sans qu’aucun motif officiel ne lui soit communiqué. L’année précédente, accusé d’atteinte à la sureté de l’État, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 avait passé près de neuf mois à la prison centrale de Kondengui. Avant d’être finalement libéré sur instruction du président Biya.

Avec Jeune Afrique par Frank Foute

Pas de bébés au parlement: les députés britanniques sont outrés

novembre 24, 2021

LONDRES — Plusieurs politiciens britanniques ont réclamé des modifications aux règles parlementaires mercredi, après qu’une députée eut été informée que son bébé de trois mois n’était pas le bienvenu à la Chambre des communes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La parlementaire travailliste Stella Creasy a dit avoir reçu une lettre de la part des responsables de la Chambre des communes après avoir été accompagnée de son fils Pip lors d’un débat.

Elle a ajouté avoir précédemment emmené Pip et sa fille aînée au parlement sans problème, mais les règles auraient été modifiées en septembre. Les membres du Parlement sont maintenant informés qu’ils ne devraient pas «prendre votre siège dans la chambre lorsque vous êtes accompagné(e) par votre enfant».

Mme Creasy estime que ce règlement nuit à la conciliation entre la vie familiale et la carrière politique.

«Il y a des obstacles qui empêchent les mamans de s’impliquer en politique, et je pense que ça nuit à notre débat politique», a-t-elle dit à la BBC.

Le vice-premier ministre, le conservateur Dominic Raab, a déclaré avoir «beaucoup de sympathie» pour Mme Creasy, mais que la décision revient aux responsables de la Chambre des communes.

«Je pense que nous devons nous assurer que notre profession correspond au monde moderne, au 21e siècle, et qu’il est possible pour les parents de combiner leur travail avec le temps en famille dont ils ont besoin», a dit M. Raab.

La parlementaire Caroline Lucas, du Parti vert, a estimé que l’interdiction des bébés est «absurde». Elle a ajouté que les bébés sont «beaucoup moins dérangeants que les braiments de certains députés d’arrière-ban».

By The Associated Press

RDC-Manifestations publiques : le maire de Kinshasa refuse la marche du 27 novembre

novembre 22, 2021

Le gouverneur Gentiny Ngobila relève que le CALCC et le Milapro, signataires de la correspondance lui adressée pour l’organisation d’une marche pacifique, n’ont pas indiqué d’itinéraires et n’ont pas de personnalité juridique.

La lettre de Gentiny Ngobila

Réagissant à la correspondance du CALCC et du Milapro sur la marche du Bloc patriotique prévue pour le 27 novembre, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa a refusé de prendre note de cette manifestation publique. « Je ne saurais prendre acte de votre requête », leur a-t-il dit.

Parmi les raisons qui ont poussé le gouverneur à refuser de reconnaître le droit du Bloc patriotique à cette manifestation, il y a notamment l’absence de la notification sur l’itinéraire. Gentiny Ngobila a fait également savoir que ces deux structures n’ont pas qualité pour lui écrire dans le cadre de ces manifestations publiques. Il souhaterait être saisi par les églises catholiques et protestantes auxquelles ces deux structures sont rattachées.

Le gouverneur a aussi motivé son refus par les atteintes physiques observées lors des manifestations similaires organisées dans le passé par le Bloc patroitique.

Il est rappelé que le Bloc patriotique a voulu organiser une autrre marche à cette date en vue de réclamer la dépolitisation de la centrale électorale et le retrait de la taxe sur le registre des appareils mobiles.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Aurélie Jean – Pas de réseaux pour les ados : une question de méthode

octobre 4, 2021

CHRONIQUE. Interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes, oui, mais comment ? La question, complexe, mérite de se pencher sur la technologie et ses usages.

Vous ne le savez sans doute pas, les reseaux sociaux sont interdits aux jeunes de moins de treize ans, sauf dans certains cas avec l'accord des parents.
Vous ne le savez sans doute pas, les réseaux sociaux sont interdits aux jeunes de moins de treize ans, sauf dans certains cas avec l’accord des parents.© ALI BALIKCI / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

Dans une tribune publiée le 22 septembre dernier dans Les Échos, le philosophe Gaspard Kœnig défend à raison l’interdiction chez les moins de seize ans d’utiliser les réseaux sociaux. Connaissant les dérives ainsi que les conséquences psychologiques néfastes chez les jeunes, ce point de vue est raisonnable. Seulement, voilà, il cache un autre problème beaucoup plus complexe que le simple fait de décider l’interdiction : les moyens pour y parvenir, en vérifiant et en confirmant l’âge des utilisateurs. Pour tenter de résoudre cette énigme, il faut s’intéresser à la technologie, et aux usages de ces outils numériques, somme toute encore trop opaques et incompréhensibles pour la plupart d’entre nous.

Hypocrisie générale

Aujourd’hui, vous ne le savez sans doute pas, les réseaux sociaux sont interdits aux jeunes de moins de treize ans, sauf dans certains cas avec l’accord des parents. Un mineur ne dispose pas de la capacité juridique de contracter comme signer les conditions générales d’utilisation de TikTok ou Instagram. Cela étant dit, une certaine hypocrisie existe chez les propriétaires de ces plateformes, qui ne vérifient pas l’âge du nouvel utilisateur ou l’accord des parents, mais s’appuient sur la simple affirmation de la part du jeune. C’est ainsi que de nombreux mineurs s’enregistrent sous une fausse identité en mentant sur leur âge. Selon une enquête de 2021 de Génération numérique, il y aurait 63 % des moins de treize ans qui auraient au moins un compte sur un réseau social.

Certains profiteraient du débat de l’interdiction des réseaux pour les moins de 16 ans pour réaffirmer le besoin de faire disparaître la (pseudo-)anonymisation qui soulève bien des problèmes – comme une partie de la haine et du harcèlement en ligne – et de rediscuter de l’identité numérique sur les réseaux sociaux. Mais c’est écarter la nécessité de nombreuses personnes et de peuples de parler ou de s’informer librement et anonymement sur ces applications. En revanche, il faut réfléchir aux moyens techniques et, aussi, non techniques de prouver l’âge d’une personne – et s’assurer qu’elle a plus de 16 ans – sans passer par l’identification généralisée et systématique de tous les utilisateurs.

On peut construire et entraîner des algorithmes qui peuvent identifier des schémas de comportements propres de jeunes de moins de seize ans ou d’enfants sur les réseaux – types de commentaires, de comptes suivis, ou encore de posts aimés et partagés. Une alerte serait alors envoyée à la plateforme qui demanderait – en précisant la méthode algorithmique, et en s’excusant par ailleurs si c’est une erreur – à l’utilisateur une preuve de son identité et donc de son âge. Pour cela, deux niveaux de vérification sont possibles : l’authentification de niveau 1 par l’envoi d’une photo de la carte de lycéen ou équivalent – on rappelle que la carte d’identité n’est pas obligatoire – qui serait chiffrée et conservée pour d’éventuelles demandes judiciaires futures, et d’un code envoyé par la plateforme sur le téléphone portable du jeune ou d’un de ses parents. Il existe également une authentification de niveau 2 qui implique un appel sur un téléphone des parents, éventuellement en visioconférence, pour obtenir leur accord. Parmi les solutions non techniques, une fois l’alerte lancée, les plateformes peuvent également envisager de poser plusieurs questions à l’utilisateur que seuls des adolescents de plus de 16 ans peuvent répondre correctement et rapidement. Comme les noms des deux précédents présidents français de la République.

Système non infaillible

Encore une fois, des erreurs algorithmiques sont possibles, et il reste des manières chez les jeunes de contourner les règles (comme donner le numéro de téléphone d’un cousin complice ou encore faire une fausse carte de lycéen). Mais on détecterait une quantité significative de comptes illégalement créés tout en dissuadant les mineurs de s’enregistrer sous une fausse identité. Fournir une fausse pièce d’identité est bien plus grave en pratique dans l’esprit des gens que le simple fait de mentir sur son âge dans un formulaire.

Quoi qu’on en pense, les usages de la technologie ne se décident pas, ils se pratiquent, se confrontent à la réalité et s’améliorent au cours du temps. Tout en éduquant encore et toujours les mineurs des risques de ces réseaux, mais aussi les parents qui, pour la majorité d’entre eux, ne comprennent pas leurs fonctionnements.

Avec Le Point par Aurélie Jean