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Abus sexuels au cœur du Vatican: le Saint-Siège enquête

novembre 18, 2017

Cité du Vatican – Le Saint-Siège a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels abus sexuels commis au sein même du Vatican dans un lieu hébergeant des mineurs attirés par la prêtrise.

Cette annonce survient dix jours après la parution d’un livre-enquête évoquant les tentatives infructueuses d’un jeune lanceur d’alerte pour dénoncer des abus sexuels dont aurait été victime son ancien camarade de chambre.

L’affaire impliquerait « un ancien élève du pré-séminaire Saint-Pie X », qui est devenu récemment prêtre, précise le communiqué du Vatican.

Le Saint-Siège laisse toutefois entendre qu’il pourrait s’agir simplement de relations homosexuelles entre jeunes pensionnaires.

Le « pré-séminaire Saint-Pie X », installé dans un palais tout près de la résidence du pape François, héberge des enfants et adolescents du monde entier. Ces pensionnaires étudient dans une école privée dans le centre de Rome et participent comme « enfants de choeur » aux messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre. Certains d’entre eux décident ensuite de devenir prêtres et d’étudier dans un séminaire.

« A la suite de plusieurs signalements, anonymes ou non, des enquêtes furent menées à partir de 2013, à plusieurs reprises, aussi bien par les supérieurs du pré-séminaire que par l’évêque de Côme (nord) », diocèse auquel les éducateurs sont rattachés, précise le communiqué du Vatican.

Les signalements sur des abus, qui n’avaient alors pas pu être confirmés, « auraient concerné des élèves du même âge entre eux, dont certains n’étaient plus présents dans l’institution au moment des investigations », ajoute le Saint-Siège.

L’ouverture d’une nouvelle enquête est justifiée par « l’apparition récente de nouveaux éléments ».

Le Vatican fait allusion à la parution en Italie et en France d’un livre-enquête, « Pêché originel », du journaliste italien Gianluigi Nuzzi.

L’ouvrage raconte qu’au sein du pré-séminaire, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d’au moins un lycéen âgé de « 17 ou 18 ans » en 2011-2012, sous les yeux d’un témoin.

Ce témoin polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi, raconte que le séminariste venait régulièrement le soir dans sa chambre pour avoir des relations sexuelles avec son camarade de chambre, qui « se sentait obligé de céder à ses exigences » et n’était pas dans une relation amoureuse.

Dans une enquête télévisée diffusée dimanche à la télévision italienne, l’ex-camarade de chambre est sorti du silence et a raconté à visage caché qu’il avait en fait été abusé sexuellement dès sa première année au pré-séminaire, à l’âge de 13 ans.

Dans cette émission (« Le Iene Show »), il affirme en outre que la même personne lui faisait parfois des propositions déplacées dans la basilique Saint-Pierre pendant des messes.

L’évêque de Côme, qui a récemment ordonné prêtre l’ancien séminariste, ainsi que l’ancien recteur du pré-séminaire Saint-Pie X, ont jugé dans ce reportage qu’il s’agissait de « calomnies » inventées par le jeune Polonais chassé du pré-séminaire.

Quant au séminariste devenu prêtre, il n’a pas voulu s’exprimer devant la caméra.

Ces témoignages ne précisent jamais l’âge du « séminariste » mis en cause. Selon une source au sein du Vatican, il aurait six mois d’écart avec sa victime présumée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2017 22h09)                                            

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Arabie Saoudite: Dix princes et des dizaines d’ex-ministres arrêtés

novembre 4, 2017

Ryad – Dix princes et des dizaines d’anciens ministres ont été arrêtés samedi en Arabie saoudite sur décision d’une commission anticorruption, a annoncé la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens.

Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

« Dix princes et des dizaines d’anciens ministres arrêtés en Arabie saoudite », a tweeté la chaîne, qui n’a pas cité ses sources.

L’information n’a pas été confirmée officiellement dans l’immédiat.

Ces arrestations interviennent peu après la création, par décret royal, de cette commission, dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultra-conservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnommé MBS.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de jihadistes à travers le monde.

Il a lancé plusieurs chantiers de réformes — droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment — qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d’entreprises publiques et la réduction des subventions de l’Etat.

Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler et qui avait lancé il y a un an un vibrant appel pour que les femmes obtiennent le droit de conduire, selon des sites web saoudiens.

Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué à l’AFP que les forces de sécurité avaient cloué au sol des avions privés à Jeddah, ville sur la mer Rouge (ouest), pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite », a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University.

« Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales », a-t-il estimé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 novembre 2017 01h20)                                            

Le Premier ministre libanais Hariri démissionne, craint pour sa vie

novembre 4, 2017

Saad Hariri lors d’une conférence de presse à Paris le 1er septembre 2017 / © AFP/Archives / ludovic MARIN

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé samedi, à la surprise générale, sa démission en accusant le Hezbollah chiite et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et en disant craindre pour sa vie.

« J’annonce ma démission du poste de Premier ministre », a déclaré M. Hariri, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite, dans une déclaration retransmise par la chaîne satellitaire Al-Arabiya à capitaux saoudiens.

La démission, qui a pris de court l’ensemble de la classe politique, intervient un an après la nomination de M. Hariri, et ses causes directes n’étaient pas claires dans l’immédiat.

Le puissant mouvement armé du Hezbollah chiite avec lequel M. Hariri est en conflit fait partie de son gouvernement.

Le bureau de presse du président Michel Aoun a annoncé que ce dernier allait attendre le retour de M. Hariri pour s’informer auprès de lui « des circonstances de la démission afin de décider de la suite ».

Pour son annonce, le Premier ministre démissionnaire, un proche des autorités saoudiennes, lisait une déclaration était assis derrière un bureau, devant un drapeau libanais.

« J’ai senti ce qui ce tramait dans l’ombre pour viser ma vie », a-t-il dit en soulignant que le Liban vivait une situation similaire à celle qui prévalait avant l’assassinat en 2005 de son père Rafic Hariri, ex-Premier-ministre. Cinq membres du Hezbollah ont été mis en cause dans ce meurtre qui a ébranlé le Liban.

Le Hezbollah est un allié crucial du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie voisine. Il est soutenu par Téhéran et est le seul parti libanais à avoir gardé ses armes après la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990).

Bête noire d’Israël, le Hezbollah refuse d’abandonner son arsenal, principale pomme de discorde dans le pays.

– ‘Couper la main’ –

« L’Iran a une mainmise sur le destin des pays de la région (…) Le Hezbollah est le bras de l’Iran non seulement au Liban mais également dans les autres pays arabes », a dénoncé M. Hariri, 47 ans.

Il a accusé Téhéran d’avoir « créé des dissensions parmi les enfants d’un même pays, créé un Etat dans l’Etat (…) jusqu’à avoir le dernier mot dans les affaires du Liban ».

Et « ces dernières décennies, le Hezbollah a imposé une situation de fait accompli par la force de ses armes », a poursuivi M. Hariri, qui a été déjà Premier ministre de 2009 à 2011 avant que son gouvernement ne rende l’âme après la démission des ministres du camp du Hezbollah.

Le Liban a connu davantage de divisions avec la guerre en Syrie, entre détracteurs et partisans du régime de Damas. M. Hariri est farouchement hostile au régime syrien.

Dans une première réaction, le dirigeant druze Walid Joumblatt a émis ses réserves sur cette démission, laissant entendre qu’elle était une conséquence des tensions entre le royaume saoudien et l’Iran, les deux poids lourds rivaux de la région.

« Le Liban est trop petit et vulnérable pour supporter le fardeau économique et politique de cette démission », a-t-il tweeté. « Je continuerai d’appeler à un dialogue entre l’Arabie saoudite et l’Iran ».

Dans sa diatribe, M. Hariri s’est adressé directement à l’Iran. « Je veux dire à l’Iran et à ses inféodés qu’ils sont perdants dans leur ingérence dans les affaires de la nation arabe ».

« Notre nation se relèvera (…) et va couper la main qui lui portera préjudice », a-t-il prévenu.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2017 14h18)                

France: une écrivaine accuse d’agression sexuelle l’ancien ministre Joxe, qui dément

octobre 20, 2017

Paris – L’écrivaine française Ariane Fornia, fille de l’ex-ministre sarkozyste Eric Besson, accuse l’ancien ministre socialiste et ex-membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe de l’avoir agressée sexuellement au printemps 2010, ce que celui-ci dément.

Dans un post intitulé « #moiaussi: pour que la honte change de camp » publié sur son blog, Mme Fornia raconte plusieurs agressions sexuelles dont elle dit avoir été la victime.

Le mot-dièse « moi aussi » inscrit cette démarche dans le vaste mouvement de dénonciation d’agressions sexuelles qui a vu le jour après les accusations de viol et d’agressions contre l’ancien magnat d’Hollywood Harvey Weinstein.

Mme Fornia affirme avoir subi une agression à l’Opéra Bastille de Paris de la part de Pierre Joxe. Celui-ci dénonce de son côté un « battage invraisemblable » qui le « choque beaucoup », et rejette les « allégations » de son accusatrice.

« Un vieux monsieur (…) s’assoit donc à ma droite (…). La représentation commence. Et au bout de dix minutes, le vieux monsieur a sa main sur ma cuisse », affirme-t-elle, ajoutant avoir repoussé sa main plusieurs fois.

Ensuite, « il commence à remonter ma jupe. Il glisse sa main à l’intérieur de ma cuisse, remonte vers mon entrejambe. J’enlève sa main plus fermement et je pousse un cri d’indignation étouffé, bouche fermée. Tout le monde me regarde. Il arrête. Dix minutes plus tard, il recommence. Je lui plante mes ongles dans la main. C’est un combat silencieux, grotesque, en plein Opéra Bastille », affirme-t-elle.

Après avoir désigné dans un premier temps sur son blog « un ancien ministre de (François) Mitterrand », ex-président français, Mme Fornia a affirmé au magazine L’Express que son agresseur était Pierre Joxe.

Interrogé par l’hebdomaire, Eric Besson, ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a affirmé: « J’étais fou de rage, absolument fou de rage. J’ai envisagé d’aller attendre Joxe en bas de chez lui pour lui casser la gueule, et puis j’ai entendu les inquiétudes de ma fille, dans une situation qui était compliquée politiquement pour moi et dont elle souffrait. On s’est tu ».

Dans une déclaration à l’AFP, M. Joxe, 82 ans, a ajouté: « Je m’exprimerai plus longuement à ce sujet et par écrit la semaine prochaine après avoir pris le temps d’analyser les tenants et aboutissants de cette affaire ».

Un autre responsable politique, le député de La République en Marche (majorité présidentielle) Christophe Arend est mis en cause dans une affaire d’agression sexuelle.

Selon la chaîne publique franceinfo qui a recueilli le témoignage de son ex-assistante parlementaire, celle-ci a porté plainte contre lui pour harcèlement sexuel et agression sexuelle.

Elle l’accuse notamment de lui avoir « pincé les deux seins » et d’avoir « tout fait pour (la) faire craquer » en multipliant « les remarques sexistes » et les gestes déplacés.

M. Arend, député de Moselle (est de la France), « conteste les faits » et il a « pour sa part déposé plainte pour dénonciation calomnieuse », a indiqué son avocate dans un communiqué vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 20 octobre 2017 21h01)                                            

Un second juge américain bloque le décret migratoire de Trump

octobre 18, 2017

Une femme couverte d’un voile aux couleurs du drapeau américain participe à une manifestation contre le décret migratoire de l’administration Trump, le 18 octobre 2017 à Washington DC / © AFP / JIM WATSON

Un juge fédéral de l’Etat américain du Maryland a largement suspendu l’application de la troisième version du décret anti-immigration du président américain Donald Trump, quelques heures seulement après un jugement similaire pris mardi par un magistrat de Hawaï.

La décision du juge Theodore Chuang a également une portée nationale et devrait faire l’objet d’un appel rapide du gouvernement, qui entend interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays, musulmans dans leur majorité.

Cette dernière mouture du décret migratoire « est une réanimation difficilement séparable du décret anti-musulmans par deux fois bloqué », a estimé le juge Chuang.

Il a donc interdit aux autorités de bloquer l’arrivée de voyageurs étrangers ayant une « relation valable » avec une personne ou une entité aux Etats-Unis.

Donald Trump a justifié ses trois décrets par des motifs de sécurité nationale. Ses détracteurs lui reprochent au contraire de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans.

Le président américain avait signé le 25 septembre un troisième et nouveau décret interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad.

De façon punitive, le nouveau décret suspend également l’entrée aux Etats-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Les restrictions prévues par ce nouveau décret devaient entrer en vigueur dans leur totalité ce mercredi, alors que plusieurs organisations de défense des réfugiés avaient appelé à manifester dans plusieurs villes des Etats-Unis.

A Washington, la manifestation a rassemblé moins d’un millier de personnes devant la Maison Blanche, aux cris de « non au décret anti-musulman » et « pas de décret, pas de mur, liberté pour tous », en référence au mur que M. Trump veut faire construire à la frontière mexicaine. Les organisateurs avaient prévu ensuite de défiler vers l’hôtel Trump International, situé à quelques rues de là.

Le femme de Fathi al-Huthaifi, un manifestant yéménite de 41 ans, est actuellement bloquée en Arabie saoudite à cause de ce décret. « Elle attend son visa, mais son rendez-vous est reporté, et encore reporté », a témoigné à l’AFP ce père de cinq enfants, qui ont tous la nationalité américaine. Il espère que les dernières décisions de justice permettront à son épouse de le rejoindre.

« Si on permet à un groupe d’être interdit d’entrée (aux Etats-Unis) alors on permet à d’autres groupes d’être interdits », a mis en garde l’activiste palestino-américaine Linda Sarsour, responsable de la plateforme MPowerchange.org.

Le décret migratoire « fait partie d’une campagne mise en place par cette administration » a-t-elle dénoncé, allant jusqu’à qualifier le texte de « programme de suprémacistes blancs ».

Isra Chaker, conseillère auprès d’Oxfam America, a pour sa part critiqué une décision « qui affecte la vie de vrais gens ». « Personne ne choisit de devenir un réfugié », a-t-elle ajouté.

Le dernier décret migratoire reste « un affront aux traditions américaines » dans un pays qui « s’est construit par les immigrants et les réfugiés », a-t-elle également proclamé, soulignant que les demandeurs d’asile acceptés aux Etats-Unis subissaient des vérifications de sécurité très poussées.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 21h08)

Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –

Espionnage: quand un antivirus devient l’œil de Moscou

octobre 12, 2017

Après l’espionne Anna Chapman, les services de renseignement russes auraient recours à un antivirus pour surveiller leurs « collègues » américains / © AFP / EMMANUEL DUNAND

Après la séduction et les satellites, la Russie aurait ajouté un outil à son arsenal d’espionnage et l’oeil de Moscou serait désormais à l’intérieur même des ordinateurs américains grâce à l’antivirus très populaire Kaspersky.

– Un logiciel modifié

Le logiciel antivirus de la société informatique russe Kaspersky Lab, qui équipe quelque 400 millions d’ordinateurs dans le monde, scanne tous les documents contenus dans un ordinateur pour détecter et bloquer les programmes malveillants. Il aurait été modifié par les services de renseignement russes pour rechercher des documents spécifiques grâce à des mots-clés, comme « top secret », ou des noms de code des programmes de surveillance des Etats-Unis, selon les médias américains.

La société russe a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve d’une éventuelle collusion avec les services de renseignement russes, disant se retrouver « au centre d’un conflit géopolitique » entre Washington et Moscou. Une enquête interne a été ouverte sur ces allégations. Mais selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal, la modification du logiciel n’a pu se faire que si la société était au courant.

Son fondateur Eugene Kaspersky a reconnu qu' »une ou deux personnes » travaillant pour le gouvernement russe avaient pu infiltrer son entreprise, qui réalise 85% de ses ventes à l’export.

– L’espion sous surveillance

Selon le New York Times, les services secrets israéliens s’étaient introduits dans les réseaux de Kaspersky début 2014 pour surveiller les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances. Ils ont découvert que les Russes s’étaient aux-mêmes introduits dans des systèmes informatiques grâce à l’antivirus. Les Israéliens ont prévenu leurs collègues américains de l’intrusion, et l’administration Trump a ordonné en septembre que les programmes Kaspersky soient désinstallés de tous les ordinateurs gouvernementaux.

C’est en utilisant cet antivirus comme un cheval de Troie que des pirates informatiques russes ont pu mettre la main sur des documents de la NSA –l’agence de surveillance électronique américaine– déjà victime du vol de nombreux documents par Edward Snowden en 2013. Selon le NYT, les Russes ont volé en 2015 des documents classifiés qu’un employé d’une société sous-traitante de la NSA avait déposés sur son ordinateur personnel.

Un responsable américain, sous le sceau de l’anonymat, a expliqué au WSJ que les Etats-Unis ont alors commencé à rassembler des éléments de preuves contre le logiciel. De faux documents estampillés « secret » étaient par exemple enregistrés sur un ordinateur sous surveillance. L’enquête aurait donc porté ses fruits puisque l’antivirus Kaspersky n’équipe plus les ordinateurs du gouvernement.

– Tensions diplomatiques

Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie sont très tendues depuis plusieurs mois.

Le Congrès ainsi que le justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump. Ils cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique et à identifier d’éventuels relais russes aux Etats-Unis, potentiellement au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump. Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont ordonné à la Russie de fermer son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, en riposte à la réduction de 755 diplomates et employés, russes ou américains en poste en Russie, ordonnée fin juillet par le président Vladimir Poutine. Cette mesure avait elle-même été prise en représailles à de nouvelles sanctions économiques de Washington dans le cadre du conflit ukrainien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 18h35)                

« Journée de la fille » : 9 des 10 pays où les filles sont le moins éduquées sont africains

octobre 11, 2017
Collégiennes à la sortie des cours à Abidjan, Côte d’Ivoire. © Jacques Torregano / JA

À l’occasion de la journée internationale de la fille, célébrée ce 11 octobre, l’ONG ONE, a publié un rapport interpellant la communauté internationale sur les difficultés que rencontrent les filles pour aller à l’école.

Les 10 pays où les filles ont le moins accès à l’éducation sont également les pays les plus fragiles et  les plus pauvres du monde. On retrouve en tête le Soudan du Sud, la République de la centrafricaine, le Niger, l’Afghanistan, le Tchad, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Libéria et l’Éthiopie.

ONE a réalisé ce classement à partir de 11 indicateurs :  le taux de filles non scolarisées en âge de fréquenter l’enseignement primaire, le premier et le deuxième cycle du secondaire ; le nombre moyen d’années de scolarisation des femmes âgées de 25 ans et plus ; le taux d’alphabétisation au sein de la population féminine des 15–24 ans; le pourcentage d’instituteurs qualifiés dans le primaire ; le nombre d’élèves par enseignant dans les écoles primaires et  les dépenses dans l’éducation en pourcentage du total des dépenses publiques.

Plus de 130 millions de filles ne sont pas scolarisées

Les obstacles à l’éducation des filles sont multiples et disproportionnés selon les régions. Chaque année, le mariage précoce prive des millions de filles d’éducation. Dans les 10 pays listés dans le classement de l’ONG ONE, la majorité des filles de moins de dix-huit ans sont déjà mariées.

Les familles font souvent le choix d’envoyer leurs garçons à l’école plutôt que leurs filles. Les tâches ménagères passent avant l’éducation. La probabilité qu’une fille ne soit pas scolarisée est de 57% plus élevée que la même probabilité pour un garçon, et cet écart atteint 83% au lycée.

Dans les zones de conflits, les inégalités entre les filles et les garçons en matière d’éducation sont plus importantes. Au Nigéria, de nombreuses écoles sont fermées à cause des attaques perpétrées par le groupe djihadistes Boko Haram – nom qui signifie en haoussa « l’éducation occidentale est un pêché ». Dans certaines régions de ce pays, plus de la moitié des jeunes filles n’ont pas accès à l’éducation.

Renforcer les moyens alloués à l’éducation

Dans son rapport, l’ONG propose différentes mesures pour améliorer l’accès des filles à l’école et à l’instruction. Elle demande à chaque gouvernement d’accorder 20% du budget national à l’éducation. Le Soudan du Sud par exemple, où seulement 27% des filles vont à l’école primaire, 2,6% du budget national est consacré à l’éducation

L’ONE souhaite que les États réforment les politiques publiques, embauchent plus d’enseignants et favorisent l’accès des élèves à internet. Mais également, que les gouvernements donateurs augmentent les financements du Partenariat mondial pour l’éducation (PME).

Friederike Röder, directrice France de ONE espère que la France « financera à hauteur de 300 000 milliards de dollars les projets du Partenariat mondial pour l’éducation pour la période 2018-2020 ».

Le pays s’est engagé avec le Sénégal à co-parrainer la prochaine reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation qui aura lieu en février 2018 à Dakar.

Jeuneafrique.com par

Russie: au moins 200 arrestations lors des manifestations le jour de son anniversaire

octobre 7, 2017

Plus de 200 partisans de l’opposant russe Alexeï Navalny, actuellement en prison, ont été arrêtés samedi lors de manifestations organisées à cinq mois de la présidentielle, dont plusieurs dizaines à Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine qui fêtait ses 65 ans.

La mobilisation, comme la réponse policière, a été dans l’ensemble nettement inférieure aux manifestations du printemps qui avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes, souvent très jeunes. Elle constitue cependant un défi direct au président russe – qui sauf énorme surprise devrait briguer un quatrième mandat au printemps prochain – le jour de son anniversaire, habituellement marqué par de nombreux éloges.

L’opposant de 41 ans avait appelé ses partisans à sortir dans la rue lundi après avoir été condamné à 20 jours de détention pour appel à des manifestations non autorisées, son troisième séjour en prison cette année.

Des rassemblements ont eu lieu dans 80 villes de l’Extrême Orient à la Baltique, dont Moscou, mais le plus important cortège a été organisé à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, avec 3.000 personnes selon une journaliste de l’AFP mais aussi des arrestations musclées.

Vers 17H00 GMT, le nombre d’interpellations confirmées était de 66 à Saint-Pétersbourg, portant leur nombre total en Russie à 235, a indiqué Artiom Platov, porte-parole de l’ONG OVD-Info. Des témoins interrogés sur place par l’AFP ont évoqué des interpellations musclées avec des personnes en sang.

« Poutine est un voleur! Liberté à Navalny! », scandaient les manifestants réunis sur la place de l’Insurrection, en plein centre de Saint-Pétersbourg, face aux forces spéciales déployées en nombre sur les lieux.

« Poutine ne me convient pas », a expliqué Igor Klimov, 20 ans. « Il a toujours été au pouvoir autant que je sois capable de me souvenir, et partout on ne voit que de la corruption ».

– Calme à Moscou –

Opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, 41 ans, a peu de chance de pouvoir se présenter contre Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 1999. La commission électorale centrale a prévenu en juin qu’une précédente condamnation de justice pour détournement de fonds le rendait inapte pour la présidentielle.

Connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites russes, il a multiplié malgré tout ces dernières semaines les meetings dans de nombreuses villes russes et prévoyait avant son arrestation de rencontrer ses électeurs samedi à Saint-Pétersbourg.

A Moscou, un millier de personnes se sont réunies dans l’après-midi sous les averses dans le centre-ville. D’importantes mesures de sécurité avaient été déployées mais les forces antiémeutes n’ont pratiquement pas perturbé la marche des protestataires, contrastant avec la dernière manifestation de juin marquée par un millier d’interpellations dans la capitale et un recours aux matraques sans ménagement.

« Je ne veux pas d’un régime asiatique ou à la nord-coréenne », a déclaré à l’AFP une manifestante de Moscou, Maria Antonienko, une étudiante de 18 ans.

De son côté, Vladimir Poutine, actuellement dans la station balnéaire de Sotchi (sud), a présidé une réunion du conseil de sécurité russe à la mi-journée, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le journal de la chaîne publique d’information Rossia-24 gardait samedi le silence sur les manifestations de l’opposition, mais consacrait un long sujet aux voeux adressés par des dirigeants étrangers et des créateurs ou restaurateurs étrangers inspirés par le président.

« Vladimir Poutine a rendu à la société le sentiment de l’amour et du respect de la patrie », a écrit Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, république du Caucase russe, dans un message sur Instagram, ajoutant que la Russie serait « toujours un empire très puissant ».

Le gouverneur de la région de Tambov (environ 400 km au sud-est de Moscou), Alexandre Nikitine, a planté avec des responsables locaux 65 pommiers, comme « symbole de l’unité avec Vladimir Poutine ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 19h40)                                            

Cameroun anglophone: l’Eglise dénonce la « barbarie » des forces de sécurité

octobre 7, 2017
La ville de Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun. © Wikimedia Commons

 

Les évêques catholiques des régions anglophones du Cameroun ont dénoncé la « barbarie » et l’usage « irresponsable » des armes à feu pour réprimer des civils lors des manifestations visant à proclamer symboliquement l’indépendance de ces régions.

« Nous condamnons la barbarie et l’usage irresponsable d’armes à feu contre les civils non armés par les Forces de défense et de sécurité, même en réaction à des provocations », écrivent les évêques de la province ecclésiale de Bamenda, qui couvre les régions du nord-ouest et du sud-ouest.

Certains fidèles qui tentaient de se rendre à la messe ont été « pourchassés dans leurs maisons, certains arrêtés, d’autres mutilés, tandis que d’autres encore, dont des adolescents sans défense et des personnes âgées, ont été tués par des tirs, notamment depuis des hélicoptères », accusent les évêques.

« Des gens ont perdu des proches dans ces meurtres brutaux, et ignorent même parfois ce que sont devenus les corps, emportés on ne sait où », dénoncent-ils encore.

A Bamesing, dans le nord-ouest, des jeunes hommes ont été « capturés et fusillés dans les jambes ». Les responsables religieux qualifient par ailleurs d’ « horribles les images d’actes de violence commis contre des civils non armés et innocents», et s’interrogent sur le sort des personnes arrêtées et conduites vers des lieux inconnus.

« Répression massive et brutale »

La conférence épiscopale appelle le gouvernement à relâcher tous ceux qui ont été arrêtés en lien avec cette crise, et déclare faire du 14 octobre une journée de deuil « pour tous ceux qui sont morts à cause de la crise socio-politique actuelle ».

Dans une autre déclaration, John Fru Ndi, président du Social Democratic front (SDF), principal parti d’opposition, a dénoncé « la répression massive et brutale des populations » des régions anglophones. Selon Yaoundé, les forces de sécurité et de défense ont agi en état de légitime défense.

Le 1er octobre, les indépendantistes anglophones du Cameroun ont tenté de manifester pour proclamer symboliquement l’indépendance de ces deux régions.

Au moins quatorze personnes ont été tuées dans les violences en marge de cette proclamation symbolique, ainsi que cinq prisonniers qui tentaient de s’évader. Des ONG locales évoquent des bilans bien plus lourds.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10, proteste contre ce qu’elle appelle sa « marginalisation » dans la société.

Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme. Une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse catégoriquement Yaoundé, qui avait déployé d’importantes forces de sécurité en amont des manifestations prévues dans ces régions.

Jeuneafrique.com avec AFP