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Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –

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Espionnage: quand un antivirus devient l’œil de Moscou

octobre 12, 2017

Après l’espionne Anna Chapman, les services de renseignement russes auraient recours à un antivirus pour surveiller leurs « collègues » américains / © AFP / EMMANUEL DUNAND

Après la séduction et les satellites, la Russie aurait ajouté un outil à son arsenal d’espionnage et l’oeil de Moscou serait désormais à l’intérieur même des ordinateurs américains grâce à l’antivirus très populaire Kaspersky.

– Un logiciel modifié

Le logiciel antivirus de la société informatique russe Kaspersky Lab, qui équipe quelque 400 millions d’ordinateurs dans le monde, scanne tous les documents contenus dans un ordinateur pour détecter et bloquer les programmes malveillants. Il aurait été modifié par les services de renseignement russes pour rechercher des documents spécifiques grâce à des mots-clés, comme « top secret », ou des noms de code des programmes de surveillance des Etats-Unis, selon les médias américains.

La société russe a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve d’une éventuelle collusion avec les services de renseignement russes, disant se retrouver « au centre d’un conflit géopolitique » entre Washington et Moscou. Une enquête interne a été ouverte sur ces allégations. Mais selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal, la modification du logiciel n’a pu se faire que si la société était au courant.

Son fondateur Eugene Kaspersky a reconnu qu' »une ou deux personnes » travaillant pour le gouvernement russe avaient pu infiltrer son entreprise, qui réalise 85% de ses ventes à l’export.

– L’espion sous surveillance

Selon le New York Times, les services secrets israéliens s’étaient introduits dans les réseaux de Kaspersky début 2014 pour surveiller les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances. Ils ont découvert que les Russes s’étaient aux-mêmes introduits dans des systèmes informatiques grâce à l’antivirus. Les Israéliens ont prévenu leurs collègues américains de l’intrusion, et l’administration Trump a ordonné en septembre que les programmes Kaspersky soient désinstallés de tous les ordinateurs gouvernementaux.

C’est en utilisant cet antivirus comme un cheval de Troie que des pirates informatiques russes ont pu mettre la main sur des documents de la NSA –l’agence de surveillance électronique américaine– déjà victime du vol de nombreux documents par Edward Snowden en 2013. Selon le NYT, les Russes ont volé en 2015 des documents classifiés qu’un employé d’une société sous-traitante de la NSA avait déposés sur son ordinateur personnel.

Un responsable américain, sous le sceau de l’anonymat, a expliqué au WSJ que les Etats-Unis ont alors commencé à rassembler des éléments de preuves contre le logiciel. De faux documents estampillés « secret » étaient par exemple enregistrés sur un ordinateur sous surveillance. L’enquête aurait donc porté ses fruits puisque l’antivirus Kaspersky n’équipe plus les ordinateurs du gouvernement.

– Tensions diplomatiques

Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie sont très tendues depuis plusieurs mois.

Le Congrès ainsi que le justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump. Ils cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique et à identifier d’éventuels relais russes aux Etats-Unis, potentiellement au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump. Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont ordonné à la Russie de fermer son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, en riposte à la réduction de 755 diplomates et employés, russes ou américains en poste en Russie, ordonnée fin juillet par le président Vladimir Poutine. Cette mesure avait elle-même été prise en représailles à de nouvelles sanctions économiques de Washington dans le cadre du conflit ukrainien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 18h35)                

« Journée de la fille » : 9 des 10 pays où les filles sont le moins éduquées sont africains

octobre 11, 2017
Collégiennes à la sortie des cours à Abidjan, Côte d’Ivoire. © Jacques Torregano / JA

À l’occasion de la journée internationale de la fille, célébrée ce 11 octobre, l’ONG ONE, a publié un rapport interpellant la communauté internationale sur les difficultés que rencontrent les filles pour aller à l’école.

Les 10 pays où les filles ont le moins accès à l’éducation sont également les pays les plus fragiles et  les plus pauvres du monde. On retrouve en tête le Soudan du Sud, la République de la centrafricaine, le Niger, l’Afghanistan, le Tchad, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Libéria et l’Éthiopie.

ONE a réalisé ce classement à partir de 11 indicateurs :  le taux de filles non scolarisées en âge de fréquenter l’enseignement primaire, le premier et le deuxième cycle du secondaire ; le nombre moyen d’années de scolarisation des femmes âgées de 25 ans et plus ; le taux d’alphabétisation au sein de la population féminine des 15–24 ans; le pourcentage d’instituteurs qualifiés dans le primaire ; le nombre d’élèves par enseignant dans les écoles primaires et  les dépenses dans l’éducation en pourcentage du total des dépenses publiques.

Plus de 130 millions de filles ne sont pas scolarisées

Les obstacles à l’éducation des filles sont multiples et disproportionnés selon les régions. Chaque année, le mariage précoce prive des millions de filles d’éducation. Dans les 10 pays listés dans le classement de l’ONG ONE, la majorité des filles de moins de dix-huit ans sont déjà mariées.

Les familles font souvent le choix d’envoyer leurs garçons à l’école plutôt que leurs filles. Les tâches ménagères passent avant l’éducation. La probabilité qu’une fille ne soit pas scolarisée est de 57% plus élevée que la même probabilité pour un garçon, et cet écart atteint 83% au lycée.

Dans les zones de conflits, les inégalités entre les filles et les garçons en matière d’éducation sont plus importantes. Au Nigéria, de nombreuses écoles sont fermées à cause des attaques perpétrées par le groupe djihadistes Boko Haram – nom qui signifie en haoussa « l’éducation occidentale est un pêché ». Dans certaines régions de ce pays, plus de la moitié des jeunes filles n’ont pas accès à l’éducation.

Renforcer les moyens alloués à l’éducation

Dans son rapport, l’ONG propose différentes mesures pour améliorer l’accès des filles à l’école et à l’instruction. Elle demande à chaque gouvernement d’accorder 20% du budget national à l’éducation. Le Soudan du Sud par exemple, où seulement 27% des filles vont à l’école primaire, 2,6% du budget national est consacré à l’éducation

L’ONE souhaite que les États réforment les politiques publiques, embauchent plus d’enseignants et favorisent l’accès des élèves à internet. Mais également, que les gouvernements donateurs augmentent les financements du Partenariat mondial pour l’éducation (PME).

Friederike Röder, directrice France de ONE espère que la France « financera à hauteur de 300 000 milliards de dollars les projets du Partenariat mondial pour l’éducation pour la période 2018-2020 ».

Le pays s’est engagé avec le Sénégal à co-parrainer la prochaine reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation qui aura lieu en février 2018 à Dakar.

Jeuneafrique.com par

Russie: au moins 200 arrestations lors des manifestations le jour de son anniversaire

octobre 7, 2017

Plus de 200 partisans de l’opposant russe Alexeï Navalny, actuellement en prison, ont été arrêtés samedi lors de manifestations organisées à cinq mois de la présidentielle, dont plusieurs dizaines à Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine qui fêtait ses 65 ans.

La mobilisation, comme la réponse policière, a été dans l’ensemble nettement inférieure aux manifestations du printemps qui avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes, souvent très jeunes. Elle constitue cependant un défi direct au président russe – qui sauf énorme surprise devrait briguer un quatrième mandat au printemps prochain – le jour de son anniversaire, habituellement marqué par de nombreux éloges.

L’opposant de 41 ans avait appelé ses partisans à sortir dans la rue lundi après avoir été condamné à 20 jours de détention pour appel à des manifestations non autorisées, son troisième séjour en prison cette année.

Des rassemblements ont eu lieu dans 80 villes de l’Extrême Orient à la Baltique, dont Moscou, mais le plus important cortège a été organisé à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, avec 3.000 personnes selon une journaliste de l’AFP mais aussi des arrestations musclées.

Vers 17H00 GMT, le nombre d’interpellations confirmées était de 66 à Saint-Pétersbourg, portant leur nombre total en Russie à 235, a indiqué Artiom Platov, porte-parole de l’ONG OVD-Info. Des témoins interrogés sur place par l’AFP ont évoqué des interpellations musclées avec des personnes en sang.

« Poutine est un voleur! Liberté à Navalny! », scandaient les manifestants réunis sur la place de l’Insurrection, en plein centre de Saint-Pétersbourg, face aux forces spéciales déployées en nombre sur les lieux.

« Poutine ne me convient pas », a expliqué Igor Klimov, 20 ans. « Il a toujours été au pouvoir autant que je sois capable de me souvenir, et partout on ne voit que de la corruption ».

– Calme à Moscou –

Opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, 41 ans, a peu de chance de pouvoir se présenter contre Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 1999. La commission électorale centrale a prévenu en juin qu’une précédente condamnation de justice pour détournement de fonds le rendait inapte pour la présidentielle.

Connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites russes, il a multiplié malgré tout ces dernières semaines les meetings dans de nombreuses villes russes et prévoyait avant son arrestation de rencontrer ses électeurs samedi à Saint-Pétersbourg.

A Moscou, un millier de personnes se sont réunies dans l’après-midi sous les averses dans le centre-ville. D’importantes mesures de sécurité avaient été déployées mais les forces antiémeutes n’ont pratiquement pas perturbé la marche des protestataires, contrastant avec la dernière manifestation de juin marquée par un millier d’interpellations dans la capitale et un recours aux matraques sans ménagement.

« Je ne veux pas d’un régime asiatique ou à la nord-coréenne », a déclaré à l’AFP une manifestante de Moscou, Maria Antonienko, une étudiante de 18 ans.

De son côté, Vladimir Poutine, actuellement dans la station balnéaire de Sotchi (sud), a présidé une réunion du conseil de sécurité russe à la mi-journée, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le journal de la chaîne publique d’information Rossia-24 gardait samedi le silence sur les manifestations de l’opposition, mais consacrait un long sujet aux voeux adressés par des dirigeants étrangers et des créateurs ou restaurateurs étrangers inspirés par le président.

« Vladimir Poutine a rendu à la société le sentiment de l’amour et du respect de la patrie », a écrit Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, république du Caucase russe, dans un message sur Instagram, ajoutant que la Russie serait « toujours un empire très puissant ».

Le gouverneur de la région de Tambov (environ 400 km au sud-est de Moscou), Alexandre Nikitine, a planté avec des responsables locaux 65 pommiers, comme « symbole de l’unité avec Vladimir Poutine ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 19h40)                                            

Cameroun anglophone: l’Eglise dénonce la « barbarie » des forces de sécurité

octobre 7, 2017
La ville de Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun. © Wikimedia Commons

 

Les évêques catholiques des régions anglophones du Cameroun ont dénoncé la « barbarie » et l’usage « irresponsable » des armes à feu pour réprimer des civils lors des manifestations visant à proclamer symboliquement l’indépendance de ces régions.

« Nous condamnons la barbarie et l’usage irresponsable d’armes à feu contre les civils non armés par les Forces de défense et de sécurité, même en réaction à des provocations », écrivent les évêques de la province ecclésiale de Bamenda, qui couvre les régions du nord-ouest et du sud-ouest.

Certains fidèles qui tentaient de se rendre à la messe ont été « pourchassés dans leurs maisons, certains arrêtés, d’autres mutilés, tandis que d’autres encore, dont des adolescents sans défense et des personnes âgées, ont été tués par des tirs, notamment depuis des hélicoptères », accusent les évêques.

« Des gens ont perdu des proches dans ces meurtres brutaux, et ignorent même parfois ce que sont devenus les corps, emportés on ne sait où », dénoncent-ils encore.

A Bamesing, dans le nord-ouest, des jeunes hommes ont été « capturés et fusillés dans les jambes ». Les responsables religieux qualifient par ailleurs d’ « horribles les images d’actes de violence commis contre des civils non armés et innocents», et s’interrogent sur le sort des personnes arrêtées et conduites vers des lieux inconnus.

« Répression massive et brutale »

La conférence épiscopale appelle le gouvernement à relâcher tous ceux qui ont été arrêtés en lien avec cette crise, et déclare faire du 14 octobre une journée de deuil « pour tous ceux qui sont morts à cause de la crise socio-politique actuelle ».

Dans une autre déclaration, John Fru Ndi, président du Social Democratic front (SDF), principal parti d’opposition, a dénoncé « la répression massive et brutale des populations » des régions anglophones. Selon Yaoundé, les forces de sécurité et de défense ont agi en état de légitime défense.

Le 1er octobre, les indépendantistes anglophones du Cameroun ont tenté de manifester pour proclamer symboliquement l’indépendance de ces deux régions.

Au moins quatorze personnes ont été tuées dans les violences en marge de cette proclamation symbolique, ainsi que cinq prisonniers qui tentaient de s’évader. Des ONG locales évoquent des bilans bien plus lourds.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10, proteste contre ce qu’elle appelle sa « marginalisation » dans la société.

Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme. Une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse catégoriquement Yaoundé, qui avait déployé d’importantes forces de sécurité en amont des manifestations prévues dans ces régions.

Jeuneafrique.com avec AFP

Urgent/Congo: des leaders de l’opposition empêchés de rencontrer le FMI

octobre 3, 2017

À quelques heures de la rencontre de l’opposition avec la délégation du FMI, Claudine MUNARI, Charles BOWAO sont actuellement encerclés par les militaires au domicile de MUNARI. OBA Blanchard embastillé à son domicile.

L’objectif de Denis Sassou Nguesso empêché la rencontre avec la délégation du FMI avec l’opposition. Selon un membre de la délégation du FMI sous couvert d’anonymat, pour lui, Denis Sasou Nguesso vient de tirer une balle dans son pied . << S’il se comporte ainsi, nous allons arrêter les négociations avec le gouvernement Congolais >>

Serge Blanchard OBA est encerclé par la Police.

Des BJ de la Police sont à son domicile.
Ils ont mis pied à terre et fouillent les passants et les élèves.
La DGSP surveille les lieux depuis l’hôtel en face!

Photo de BrazzaNews.

URGENT : Enfermés à l’intérieur. Du jamais vu au Congo.

Pour empêcher les leaders de l’opposition de sortir pour aller marcher pacifiquement et revendiquer leurs droits, le pouvoir a décidé d’expérimenter une nouvelle méthode: enfermer les leaders de l’opposition dans la résidence de la présidente Munari.

Pour cela ils ont stationné un véhicule Hilux blanc de la Police devant le portail d’entrée de la résidence de Claudine Munari. Personne n’entre et personne ne sort.

Nous prenons le FMI et la communauté internationale à témoins. Jugez vous-mêmes.

Photo de BrazzaNews.
Brazzaville des commandos en route pour assassiner l’opposante Claudine MUNARI, Charles Zacharie BOWAO. Tous sont actuellement encerclés au domicile de Claudine MUNARI.
Denis Sassou Nguesso à juré faire disparaître ces deux (2) opposants.
Le seul motif : une rencontre prévue avec la délégation du FMI a mis Denis Sassou Nguesso dans une colère noire. Au courant qu’un rapport bien détaillé sur le détournement des fonds publics et ses comptes bancaires dans les paradis fiscaux allait être remis au FMI par les opposants, ta NSIÉTÉ est rentré dans une colère noire.

Des proches de madame MUNARI conduits dans une direction inconnue par la police, il s’agit : de Mr MISSAMOU Bienvenue, MANFOUTOU Albert , MALONGA MALANDA Givhy , KOMBO Armel

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

ONU: conciliabules en aparté avec certains chefs d’États africains

octobre 3, 2017

En marge du sommet des Nations Unies, les chefs d’ États de l’ Afrique centrale se sont réunis avec le secrétaire général de l’ ONU. Acculés et menacés par les grandes puissances pour leur longévité au pouvoir, ils ont demandé des garanties à l’ ONU pour ne plus être candidats à leur propre succession. L’ ONU leur a proposé une immunité avec tous les membres de leurs familles et un salaire mensuel minimum de 6000 euros par mois, un logement , deux véhicules, un chauffeur et quatre gardes du corps chacun.

Paul BIYA 35 ans au pouvoir, a accepté ne pas se présenter en 2018, à condition qu’on ne saisisse pas ses biens en France, en Suisse et dans les paradis fiscaux.

OBIANG NGUEMA  38 ans au pouvoir,  a accepté la proposition de ne plus se présenter en 2022 tout en exigeant que sa fortune estimée à 600 millions d’euros par FORBES, ne soit pas gelée.

SASSOU NGUESSO a accepté le principe tout en restant catégorique sur un accord écrit avec la CPI pour abandonner toute tentative de poursuite pour crimes contre l’humanité.

Idriss DÉBY s’est braqué.

TRUMP a donc  décidé qu’aucun Tchadien ne mettra plus ses pieds aux États-Unis. Mis au courant qu’il allait tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt international, DÉBY vient finalement de céder et envisage se retirer pour aller s’installer en Guinée.

Avec congomfoa.com

RDCongo: crash d’un avion de transport militaire, aucun survivant

septembre 30, 2017

Un avion de transport Antonov de l’armée congolaise s’est écrasé samedi à une centaine de kilomètres à l’est de Kinshasa, faisant « plusieurs dizaines » de morts parmi les passagers, a-t-on appris de sources concordantes.

L’appareil, qui venait de décoller en direction du Kivu (est), transportait « plusieurs dizaines de personnes », selon une source aéroportuaire qui a requis l’anonymat, et s’est écrasé dans la commune de N’sélé, qui fait partie du grand Kinshasa, à une centaine de km du centre de la capitale congolaise.

Sur place, un périmètre de sécurité a été bouclé par la Garde républicaine, a constaté une équipe de journalistes de l’AFP. L’appareil s’est abîmé sur une zone non habitée, composant un ancien domaine agro-industriel dépendant de la présidence.

Il n’y a eu « aucun survivant », selon une source municipale sur place jointe par l’AFP et s’exprimant également sous couvert d’anonymat.

L’avion, piloté par un équipage russe, transportait « deux véhicules et des munitions » ainsi que les personnels militaires d’accompagnement, selon une source à l’état-major de l’armée, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, il y avait « entre 20 et 30 personnes » à bord de l’appareil, qui avait décollé de l’aéroport de Ndolo, dans le centre de la capitale.

Un témoin joint sur les lieux du crash par l’AFP a indiqué que l’accident s’était produit vers 08h50 (07H50 GMT) et affirmé avoir vu l’avion qui « tombait », mais sans dégagement de fumée apparent.

Selon un autre témoin, un lieutenant de l’armée congolaise, l’appareil aurait au contraire pris feu dans le ciel avant de s’écraser et de provoquer une série d’explosions.

Un officier supérieur en charge des opérations de secours a indiqué à l’AFP que la carcasse de l’avion n’était plus qu’un « amas de ferraille » et que le site était jonché de « corps déchiquetés ».

L’accident aurait fait « entre une dizaine et une quinzaine » de morts, dont certains « Occidentaux », selon lui.

Au moins trois accidents d’avions de transport militaires ont déjà été enregistrés en RD Congo depuis 2000, dont un, celui d’un Illiouchine 76 qui avait perdu sa porte ventrale en plein vol le 8 mai 2003 entre Kinshasa et Lumumbashi, aurait fait quelque 200 victimes.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2017 14h56)                

USA: un général conseille aux élèves-officiers de « foutre le camp »

septembre 29, 2017

Washington – « Foutez le camp! »: le directeur d’une académie militaire américaine n’a pas mâché ses mots quand il a découvert des insultes racistes dans son établissement, et la vidéo de son discours devant les étudiants faisait vendredi le tour du monde.

« Si vous n’êtes pas capable de traiter quelqu’un d’une autre race ou d’une autre couleur de peau avec dignité et respect, alors il faut partir », a déclaré aux élèves-officiers le général Jay Silveria, directeur de l’Académie de l’armée de l’Air à Colorado Springs, dans le Colorado (ouest du pays).

« Si vous n’êtes pas capables de traiter quelqu’un avec dignité et respect, foutez le camp! », a-t-il ajouté dans ce discours filmé par l’académie, équivalent de l’Ecole de l’air française, et mis en ligne sur son site.

Cinq étudiants noirs en année préparatoire à cette école, qui forme les futurs officiers de l’armée de l’Air américaine, ont trouvé lundi des injures racistes sur leur porte. L’un d’eux a posté sur Facebook une photo d’une ardoise blanche sur laquelle était inscrite: « Rentre chez toi, le Nègre ». Des parents ont alors alerté le corps enseignant.

Jeudi, le directeur de l’académie a réuni tout les enseignants et tous les étudiants à l’heure du déjeuner, pour leur rappeler que « ce genre de comportement n’a sa place ni dans les classes préparatoires, ni à l’académie, ni dans l’armée de l’Air américaine ».

Les étudiants écoutaient, au garde à vous, lorsque leur directeur leur a demandé de sortir leur smartphone de leur poche. « Je suis sérieux, prenez vos téléphones, je veux que vous fassiez une vidéo de tout ceci, que vous la gardiez, que vous l’utilisiez ».

La réaction du directeur de l’Académie de l’armée de l’Air était largement saluée vendredi sur les réseaux sociaux et montrée en boucle sur les chaînes de télévision américaines.

« Je suis d’accord, le racisme n’a pas sa place parmi nos militaires ou dans notre pays », a notamment tweeté le sénateur républicain John McCain.

Interviewé vendredi par CNN, le général Silveria a expliqué avoir voulu convaincre les élèves-officiers de l’importance de la diversité au sein d’un groupe.

« En fin de compte, ces jeunes hommes et jeunes femmes vont devenir des lieutenants de l’US Air Force. Ils iront au combat et ils prendront des décisions de vie ou de mort sur le champ de bataille. Nous avons besoin de ces idées diverses », a-t-il noté.

Selon un journal local, un suspect aurait été identifié après une analyse graphologique mais l’académie militaire s’est refusée vendredi à tout commentaire. Une enquête est en cours et « nous ne pouvons donner aucun détail actuellement », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’académie.

– Un contexte tendu –

Cet incident intervient en pleine polémique sur la vague de protestations chez les joueurs de football américain qui s’agenouillent pendant l’hymne national, un moyen de symboliquement dénoncer le racisme aux Etats-Unis. Donald Trump a violemment critiqué leur attitude, leur reprochant un manque de patriotisme.

A la mi-août, les plus hauts gradés de l’armée américaine s’étaient désolidarisés des propos ambigus et des atermoiements du président américain, après les violences racistes qui ont secoué la petite ville de Charlottesville, où certains manifestants se réclamant de l’extrême droite arboraient des uniformes ou insignes de l’armée.

« L’US Navy s’opposera toujours à la haine et à l’intolérance », avait déclaré dès le lendemain l’amiral John Richardson, chef de la marine américaine, suivi aussitôt par ses collègues des armées de terre et de l’air.

Le chef d’état-major, le général Joe Dunford, avait lui aussi affirmé qu’il « n’y a pas de place pour le racisme et l’intolérance dans l’armée américaine et aux Etats-Unis dans leur ensemble ».

La question raciale est aussi sensible au sein des forces armées que dans le reste de la population: les minorités y sont très largement représentées mais plus on monte dans la hiérarchie, plus les Blancs sont majoritaires.

Selon des chiffres du Pentagone actualisés en juillet, les Noirs représentent 19% des troupes à eux seuls (alors que leur part de la population américaine tourne autour de 13%). Mais quand on monte dans la hiérarchie, les Noirs ne représentent plus que 9% des officiers de l’armée américaine.

Toutes minorités confondues (Hispaniques, Asiatiques, multiraciaux), les militaires se déclarant non-blancs représentent 29% des effectifs, mais seulement 17% des officiers.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2017 22h53)                                            

Burundi: malgré les multiples rapports sur des violations des droits de l’homme, Bujumbura nie en bloc

septembre 28, 2017

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza au défilé militaire à l’occasion de la fête de l’Indépendance du Burundi, le 1er juillet 2015, à Bujumbura. © Berthier Mugiraneza/AP/SIPA

Entre juillet et septembre, trois rapports internationaux ont été rendus, condamnant la politique répressive du gouvernement. Ce dernier crie au complot occidental.

Voilà un peu plus de deux ans que le Burundi sombre dans la terreur et une violence quotidienne qui, selon les dernières estimations, aurait causé entre 500 et 2 000 morts, alors que 420 000 Burundais ont quitté le pays, depuis avril 2015, pour se réfugier dans les différents pays voisins. Le tout devant une communauté internationale incapable jusqu’à présent de rétablir le dialogue, au point mort, entre les autorités burundaises et ses opposants.

La parution, entre juillet et septembre, de trois rapports internationaux condamnant la politique répressive du gouvernement et les agissements des Imbonerakure, le mouvement des jeunes du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, vient de replacer le pays sous les feux de l’actualité, tout en tirant la sonnette d’alarme sur le respect des droits de l’homme au Burundi.

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a justement été la première à publier son rapport, début juillet, « le Burundi au bord du gouffre : retour sur deux années de terreur ». Rien de bien nouveau dans le contenu, mais un résumé de la dégradation générale du pays depuis le début du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Cette étude a été suivie, en août, par celle de l’International Refugee Right Initiative (IRRI), qui a mené l’enquête auprès des réfugiés burundais en Ouganda, pour faire le point sur les raisons de leur départ précipité et sur leurs conditions de vie dans leur pays d’accueil. Enfin, et certainement le plus attendu, le rapport de la Commission d’enquête de l’ONU, dont les conclusions ont été rendu début septembre, incrimine les autorités burundaises.

Après près de deux ans d’enquête, dans les pays limitrophes (Tanzanie, Rwanda) – les autorités burundaises ayant refusé l’accès du pays aux membres de la commission, ces derniers ont recueillis plus de 500 témoignages, permettant d’établir l’implication des services de sécurité burundais et des milices Imbonerakure dans un grand nombre d’exécutions sommaires, d’actes de torture et de viols.

De probables crimes contre l’humanité

Le rapport reste prudent mais évoque la probabilité de crimes contre l’humanité. « Notre travail avait pour but de qualifier les faits qui relèvent des droits de l’homme pour que la communauté internationale dispose des informations qui permettront de faire pression sur les autorités burundaises », explique Reine Alapini Gansou, membre de la commission. L’avocate béninoise espère que ces derniers travaux sortiront les pays africains et l’Union africaine (UA) de leur torpeur et de leur résignation face à la politique d’usure appliquée par Bujumbura.

Certaines atteintes relevées dans le rapport relevant des compétences de la Cour pénale internationale (CPI), les rédacteurs du rapport, qui a été présenté lors de la dernière session du conseil onusien des droits de l’homme, s’attendent maintenant à voir le Conseil de sécurité saisir les juges de La Haye. Le temps presse car les autorités burundaises ont déjà annoncé leur volonté de quitter officiellement la CPI le 27 octobre.

Un complot occidental ?

De son côté, le gouvernement burundais cherche surtout à décrédibiliser le travail des experts onusiens et vient de mettre en place une commission de 12 parlementaires pour examiner le rapport. En route pour New York, Willy Nyamitwe, le conseiller à la présidence et tout nouvel ambassadeur plénipotentiaire, s’est arrêté à Paris, le 16 septembre, pour donner une conférence de presse devant les Burundais de la diaspora. Un exercice de haute voltige durant lequel, pendant trois heures, se sont succédé les attaques en règle contre des médias menteurs et manipulateurs et un plaidoyer en faveur d’un pouvoir burundais dont l’unique préoccupation est d’assurer le bien-être de son peuple.

Selon lui, les réfugiés burundais souhaiteraient rentrer chez eux, mais en sont empêchés par le HCR, pendant que certaines des centaines de disparitions recensées à travers le pays, seraient « volontaires », selon Christine-Nina Niyonsavye, l’ambassadeur du Burundi en France depuis juillet. Devant une assistance essentiellement composée d’ « orphelins de 1972 », Willy Nyamitwe a eu beau jeu de réclamer l’apaisement pour préparer les échéances de 2020, plaçant son pays « en résistance » face à la volonté de nuire de la communauté internationale.

Selon lui le putsch de mai 2015 a été subventionné « par l’UE », alors que la Belgique et la France protégeraient les opposants au régime, avec l’objectif de mettre la main sur le nickel burundais. « Nous n’accepterons jamais d’être les instruments de l’Occident », prévient Willy Nyamitwe, qui se dit même prêt à aller devant la CPI pour défendre les intérêts de son pays. S’il reconnaît que le Burundi est bien en crise, « il n’est pas en feu » assure le conseiller du président.

Il est surtout encore loin d’être en paix, malgré ses affirmations.

Jeuneafrique.com par