Posts Tagged ‘internet’

Russie: une ONG s’alarme de la « criminalisation » de l’utilisation d’internet

février 5, 2018

Une ONG s’alarme de la criminalisation de l’utilisation d’internet en Russie / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Quarante-trois personnes ont été condamnées à des peines de prison en 2017 en Russie pour des contenus postés sur internet, a accusé lundi une ONG de défense des droits de l’Homme qui s’inquiète de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet dans ce pays.

« En moyenne, 244 pages ont été bloquées sur l’internet russe chaque jour en 2017. Tous les six jours, un internaute a fait l’objet d’une attaque ou de menaces et tous les huit jours, un internaute a été condamné à une peine réelle de privation de liberté », a noté l’ONG Agora dans un rapport présenté lundi.

« Au cours de l’année passée, comme en 2016, nous avons enregistré une hausse significative des attaques et des cas de poursuites contre les internautes. Le nombre des menaces d’inculpation (411 contre 298 en 2016) et le nombre des condamnations à une privation réelle de liberté (43 contre 32 en 2016) ont considérablement augmenté », expliquent les auteurs du rapport.

Un meurtre et 66 cas de violence ou de menaces contre des blogueurs ou des journalistes, un record depuis qu’Agora publie ce rapport, ont été recensés en 2017 par cette organisation.

Mais « la grande majorité des atteintes à la liberté d’internet (exactement 115.706 en 2017) sont liées au blocage de contenu ou à l’interdiction d’informations pour différentes raisons », poursuit cette ONG qui regroupe des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’Homme.

Le rapport cite le cas d’un blogueur de Perm (Oural) condamné à trois ans et onze mois de colonie pénitentiaire pour un canular téléphonique qu’il a mis en ligne et celui très médiatique de Rouslan Sokolovksi, un vidéo-blogueur condamné pour avoir chassé des Pokémons dans une église d’Ekaterinbourg (Oural) et en avoir tiré une vidéo diffusée sur internet.

Les auteurs du rapport s’inquiètent de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet en Russie, assurant qu’il n’y a « aucune raison de penser que cela puisse changer dans les années à venir ». Ils dénoncent aussi « le rôle grandissant du FSB (services secrets), qui devient de fait le régulateur de l’internet russe, à la fois technologiquement et en tant qu’organe de répression ».

Agora, qui surveille depuis dix ans l’internet en Russie, dit avoir observé au cours de cette décennie « 214 cas de violences contre des militants, blogueurs ou journalistes, dont cinq meurtres et plusieurs tentatives de meurtre ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 16h11)                

Publicités

RDC: Internet rétabli au lendemain de la répression des marches anti-Kabila

janvier 2, 2018

 

Des policiers dans les rues de Kinshasa, lors des manifestations du 31 décembre 2017. © John Bompengo/AP/SIPA

La fourniture Internet et SMS a été rétablie dans la nuit de lundi à mardi en République démocratique du Congo. Son interruption avait été décidée samedi 30 décembre, à la veille des manifestations de dimanche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Dans une lettre datée du 30 décembre, le ministre congolais des Postes, Téléphones et Télécommunications avait ordonné aux opérateurs de suspendre Internet et les services SMS « à partir de ce samedi 30 décembre 2017 à 18 heures, jusqu’à nouvel ordre ». Pour toute justification, Emery Okundji – qui est également le frère de Joseph Olenghankoy, le président du CNSA – avait alors invoqué des « raisons de sécurité d’Etat ».

En l’occurrence, le ministre faisait référence aux manifestations de dimanche dans le pays, à l’appel du Comité laïc de coordination pour le respect des accords de la Saint-Sylvestre. Interdites par les autorités, ces marches ont été violemment réprimées par les forces de sécurité congolaises. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon un bilan délivré par la Monusco, qui avait évoqué précédemment un premier bilan faisant état de huit personnes tuées en marge de ces manifestations. Plus de 120 personnes ont par ailleurs été arrêtées.

La dernière coupure d’Internet similaire remonte aux manifestations de janvier 2015 suite à une révision controversée de la loi électorale. Dans un tweet daté de cette époque, l’actuel ministre des Télécommunications avait déclaré : « L’opposition dénonce la coupure générale et absolue de tous les moyens de communication par Internet, SMS, et les réseaux sociaux ». Une opposition à laquelle celui-ci appartenait en tant que cadre du Rassemblement, avant d’être nommé en mai 2017 au sein du gouvernement de Joseph Kabila.

Jeuneafrique.com par

Chine: 13.000 sites internet fermées depuis 2015

décembre 24, 2017

La Chine a fermé ou révoqué les licences de 13.000 sites internet depuis 2015 en raison d’infractions aux règles / © AFP/Archives / GREG BAKER

La Chine a fermé ou révoqué les licences de 13.000 sites internet depuis 2015 en raison d’infractions aux règles drastiques qui encadrent l’utilisation du web, a annoncé dimanche l’agence officielle Chine nouvelle.

Près de 10 millions de comptes internet ont par ailleurs été fermés pour « violation des protocoles de service », poursuit l’agence, en faisant vraisemblablement référence à des comptes de réseaux sociaux.

« Ces actions ont un puissant effet dissuasif », a déclaré selon Chine nouvelle Wang Shengjun, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire.

La Chine a beau avoir la plus importante population d’internautes au monde, un rapport publié en octobre 2015 par l’ONG américaine Freedom House indiquait que sur les 65 pays étudiés, elle possédait une des politiques les plus restrictives en matière d’internet devant l’Iran et la Syrie.

L’internet local est en effet encadré de façon drastique par un système (« la Grande muraille électronique ») qui bloque les réseaux sociaux Facebook et Twitter, YouTube, Google, ainsi que de nombreux médias occidentaux.

Les plateformes chinoises comme le site de microblogs Weibo ou la populaire messagerie WeChat font par ailleurs l’objet d’une censure étroite, les contenus jugés « sensibles » étant promptement supprimés et certaines recherches bloquées.

Pékin défend fermement sa « cybersouveraineté » et justifie les différentes formes de censure par des impératifs de sécurité nationale.

Pour contourner ce blocage, des particuliers peuvent utiliser des « réseaux privés virtuels », souvent désignés par leur sigle anglais VPN (« virtual private network »). Ces logiciels peuvent se trouver sur internet ou sur les boutiques d’applications en ligne pour smartphones.

Un tribunal de la région autonome du Guangxi (sud) a condamné ces derniers jours un homme qui vendait ce type de logiciels destinés à contourner le blocage de sites par la censure à une lourde peine de cinq ans et demi de prison.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2017 10h59)                

Le Canada promet le maintien de la neutralité d’Internet

décembre 14, 2017

Ottawa – Le gouvernement canadien a promis jeudi de garantir « la neutralité d’Internet » après la décision américaine d’y mettre un terme, ouvrant de facto la voie à des accès à deux vitesses aux contenus en ligne.

« La neutralité d’Internet est l’un des enjeux critiques de notre époque, comme la liberté de la presse et la liberté d’expression l’ont été dans le passé », a souligné Navdeep Bains, ministre de l’Innovation du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

« Nous sommes en faveur d’un réseau Internet ouvert », a-t-il affirmé en précisant que toutes les mesures sont prises au Canada « pour veiller à la neutralité d’Internet ».

Plus tôt jeudi, le régulateur américain des télécommunications (la FCC, Commission fédérale des communications) a estimé que la neutralité représentait un obstacle aux investissements.

En assouplissant les règles de modulation des vitesses des débits en fonction du contenu ou de l’abonné, les Etats-Unis offrent la possibilité aux groupes de télécommunications de facturer plus cher leurs services en fonction de la vitesse.

« Nous continuerons à défendre » les principes d’égalité et de liberté, « des valeurs importantes » au Canada, a assuré Navdeep Bains.

Le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) craint que la décision américaine pénalise les Canadiens. « De nombreux sites parmi les favoris des Canadiens pourraient être touchés par cette décision », a estimé ce parti d’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 23h45)

Abus sexuels au cœur du Vatican: le Saint-Siège enquête

novembre 18, 2017

Cité du Vatican – Le Saint-Siège a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels abus sexuels commis au sein même du Vatican dans un lieu hébergeant des mineurs attirés par la prêtrise.

Cette annonce survient dix jours après la parution d’un livre-enquête évoquant les tentatives infructueuses d’un jeune lanceur d’alerte pour dénoncer des abus sexuels dont aurait été victime son ancien camarade de chambre.

L’affaire impliquerait « un ancien élève du pré-séminaire Saint-Pie X », qui est devenu récemment prêtre, précise le communiqué du Vatican.

Le Saint-Siège laisse toutefois entendre qu’il pourrait s’agir simplement de relations homosexuelles entre jeunes pensionnaires.

Le « pré-séminaire Saint-Pie X », installé dans un palais tout près de la résidence du pape François, héberge des enfants et adolescents du monde entier. Ces pensionnaires étudient dans une école privée dans le centre de Rome et participent comme « enfants de choeur » aux messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre. Certains d’entre eux décident ensuite de devenir prêtres et d’étudier dans un séminaire.

« A la suite de plusieurs signalements, anonymes ou non, des enquêtes furent menées à partir de 2013, à plusieurs reprises, aussi bien par les supérieurs du pré-séminaire que par l’évêque de Côme (nord) », diocèse auquel les éducateurs sont rattachés, précise le communiqué du Vatican.

Les signalements sur des abus, qui n’avaient alors pas pu être confirmés, « auraient concerné des élèves du même âge entre eux, dont certains n’étaient plus présents dans l’institution au moment des investigations », ajoute le Saint-Siège.

L’ouverture d’une nouvelle enquête est justifiée par « l’apparition récente de nouveaux éléments ».

Le Vatican fait allusion à la parution en Italie et en France d’un livre-enquête, « Pêché originel », du journaliste italien Gianluigi Nuzzi.

L’ouvrage raconte qu’au sein du pré-séminaire, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d’au moins un lycéen âgé de « 17 ou 18 ans » en 2011-2012, sous les yeux d’un témoin.

Ce témoin polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi, raconte que le séminariste venait régulièrement le soir dans sa chambre pour avoir des relations sexuelles avec son camarade de chambre, qui « se sentait obligé de céder à ses exigences » et n’était pas dans une relation amoureuse.

Dans une enquête télévisée diffusée dimanche à la télévision italienne, l’ex-camarade de chambre est sorti du silence et a raconté à visage caché qu’il avait en fait été abusé sexuellement dès sa première année au pré-séminaire, à l’âge de 13 ans.

Dans cette émission (« Le Iene Show »), il affirme en outre que la même personne lui faisait parfois des propositions déplacées dans la basilique Saint-Pierre pendant des messes.

L’évêque de Côme, qui a récemment ordonné prêtre l’ancien séminariste, ainsi que l’ancien recteur du pré-séminaire Saint-Pie X, ont jugé dans ce reportage qu’il s’agissait de « calomnies » inventées par le jeune Polonais chassé du pré-séminaire.

Quant au séminariste devenu prêtre, il n’a pas voulu s’exprimer devant la caméra.

Ces témoignages ne précisent jamais l’âge du « séminariste » mis en cause. Selon une source au sein du Vatican, il aurait six mois d’écart avec sa victime présumée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2017 22h09)                                            

Arabie Saoudite: Dix princes et des dizaines d’ex-ministres arrêtés

novembre 4, 2017

Ryad – Dix princes et des dizaines d’anciens ministres ont été arrêtés samedi en Arabie saoudite sur décision d’une commission anticorruption, a annoncé la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens.

Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

« Dix princes et des dizaines d’anciens ministres arrêtés en Arabie saoudite », a tweeté la chaîne, qui n’a pas cité ses sources.

L’information n’a pas été confirmée officiellement dans l’immédiat.

Ces arrestations interviennent peu après la création, par décret royal, de cette commission, dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultra-conservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnommé MBS.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de jihadistes à travers le monde.

Il a lancé plusieurs chantiers de réformes — droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment — qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d’entreprises publiques et la réduction des subventions de l’Etat.

Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler et qui avait lancé il y a un an un vibrant appel pour que les femmes obtiennent le droit de conduire, selon des sites web saoudiens.

Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué à l’AFP que les forces de sécurité avaient cloué au sol des avions privés à Jeddah, ville sur la mer Rouge (ouest), pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite », a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University.

« Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales », a-t-il estimé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 novembre 2017 01h20)                                            

Le Premier ministre libanais Hariri démissionne, craint pour sa vie

novembre 4, 2017

Saad Hariri lors d’une conférence de presse à Paris le 1er septembre 2017 / © AFP/Archives / ludovic MARIN

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé samedi, à la surprise générale, sa démission en accusant le Hezbollah chiite et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et en disant craindre pour sa vie.

« J’annonce ma démission du poste de Premier ministre », a déclaré M. Hariri, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite, dans une déclaration retransmise par la chaîne satellitaire Al-Arabiya à capitaux saoudiens.

La démission, qui a pris de court l’ensemble de la classe politique, intervient un an après la nomination de M. Hariri, et ses causes directes n’étaient pas claires dans l’immédiat.

Le puissant mouvement armé du Hezbollah chiite avec lequel M. Hariri est en conflit fait partie de son gouvernement.

Le bureau de presse du président Michel Aoun a annoncé que ce dernier allait attendre le retour de M. Hariri pour s’informer auprès de lui « des circonstances de la démission afin de décider de la suite ».

Pour son annonce, le Premier ministre démissionnaire, un proche des autorités saoudiennes, lisait une déclaration était assis derrière un bureau, devant un drapeau libanais.

« J’ai senti ce qui ce tramait dans l’ombre pour viser ma vie », a-t-il dit en soulignant que le Liban vivait une situation similaire à celle qui prévalait avant l’assassinat en 2005 de son père Rafic Hariri, ex-Premier-ministre. Cinq membres du Hezbollah ont été mis en cause dans ce meurtre qui a ébranlé le Liban.

Le Hezbollah est un allié crucial du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie voisine. Il est soutenu par Téhéran et est le seul parti libanais à avoir gardé ses armes après la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990).

Bête noire d’Israël, le Hezbollah refuse d’abandonner son arsenal, principale pomme de discorde dans le pays.

– ‘Couper la main’ –

« L’Iran a une mainmise sur le destin des pays de la région (…) Le Hezbollah est le bras de l’Iran non seulement au Liban mais également dans les autres pays arabes », a dénoncé M. Hariri, 47 ans.

Il a accusé Téhéran d’avoir « créé des dissensions parmi les enfants d’un même pays, créé un Etat dans l’Etat (…) jusqu’à avoir le dernier mot dans les affaires du Liban ».

Et « ces dernières décennies, le Hezbollah a imposé une situation de fait accompli par la force de ses armes », a poursuivi M. Hariri, qui a été déjà Premier ministre de 2009 à 2011 avant que son gouvernement ne rende l’âme après la démission des ministres du camp du Hezbollah.

Le Liban a connu davantage de divisions avec la guerre en Syrie, entre détracteurs et partisans du régime de Damas. M. Hariri est farouchement hostile au régime syrien.

Dans une première réaction, le dirigeant druze Walid Joumblatt a émis ses réserves sur cette démission, laissant entendre qu’elle était une conséquence des tensions entre le royaume saoudien et l’Iran, les deux poids lourds rivaux de la région.

« Le Liban est trop petit et vulnérable pour supporter le fardeau économique et politique de cette démission », a-t-il tweeté. « Je continuerai d’appeler à un dialogue entre l’Arabie saoudite et l’Iran ».

Dans sa diatribe, M. Hariri s’est adressé directement à l’Iran. « Je veux dire à l’Iran et à ses inféodés qu’ils sont perdants dans leur ingérence dans les affaires de la nation arabe ».

« Notre nation se relèvera (…) et va couper la main qui lui portera préjudice », a-t-il prévenu.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2017 14h18)                

France: une écrivaine accuse d’agression sexuelle l’ancien ministre Joxe, qui dément

octobre 20, 2017

Paris – L’écrivaine française Ariane Fornia, fille de l’ex-ministre sarkozyste Eric Besson, accuse l’ancien ministre socialiste et ex-membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe de l’avoir agressée sexuellement au printemps 2010, ce que celui-ci dément.

Dans un post intitulé « #moiaussi: pour que la honte change de camp » publié sur son blog, Mme Fornia raconte plusieurs agressions sexuelles dont elle dit avoir été la victime.

Le mot-dièse « moi aussi » inscrit cette démarche dans le vaste mouvement de dénonciation d’agressions sexuelles qui a vu le jour après les accusations de viol et d’agressions contre l’ancien magnat d’Hollywood Harvey Weinstein.

Mme Fornia affirme avoir subi une agression à l’Opéra Bastille de Paris de la part de Pierre Joxe. Celui-ci dénonce de son côté un « battage invraisemblable » qui le « choque beaucoup », et rejette les « allégations » de son accusatrice.

« Un vieux monsieur (…) s’assoit donc à ma droite (…). La représentation commence. Et au bout de dix minutes, le vieux monsieur a sa main sur ma cuisse », affirme-t-elle, ajoutant avoir repoussé sa main plusieurs fois.

Ensuite, « il commence à remonter ma jupe. Il glisse sa main à l’intérieur de ma cuisse, remonte vers mon entrejambe. J’enlève sa main plus fermement et je pousse un cri d’indignation étouffé, bouche fermée. Tout le monde me regarde. Il arrête. Dix minutes plus tard, il recommence. Je lui plante mes ongles dans la main. C’est un combat silencieux, grotesque, en plein Opéra Bastille », affirme-t-elle.

Après avoir désigné dans un premier temps sur son blog « un ancien ministre de (François) Mitterrand », ex-président français, Mme Fornia a affirmé au magazine L’Express que son agresseur était Pierre Joxe.

Interrogé par l’hebdomaire, Eric Besson, ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a affirmé: « J’étais fou de rage, absolument fou de rage. J’ai envisagé d’aller attendre Joxe en bas de chez lui pour lui casser la gueule, et puis j’ai entendu les inquiétudes de ma fille, dans une situation qui était compliquée politiquement pour moi et dont elle souffrait. On s’est tu ».

Dans une déclaration à l’AFP, M. Joxe, 82 ans, a ajouté: « Je m’exprimerai plus longuement à ce sujet et par écrit la semaine prochaine après avoir pris le temps d’analyser les tenants et aboutissants de cette affaire ».

Un autre responsable politique, le député de La République en Marche (majorité présidentielle) Christophe Arend est mis en cause dans une affaire d’agression sexuelle.

Selon la chaîne publique franceinfo qui a recueilli le témoignage de son ex-assistante parlementaire, celle-ci a porté plainte contre lui pour harcèlement sexuel et agression sexuelle.

Elle l’accuse notamment de lui avoir « pincé les deux seins » et d’avoir « tout fait pour (la) faire craquer » en multipliant « les remarques sexistes » et les gestes déplacés.

M. Arend, député de Moselle (est de la France), « conteste les faits » et il a « pour sa part déposé plainte pour dénonciation calomnieuse », a indiqué son avocate dans un communiqué vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 20 octobre 2017 21h01)                                            

Un second juge américain bloque le décret migratoire de Trump

octobre 18, 2017

Une femme couverte d’un voile aux couleurs du drapeau américain participe à une manifestation contre le décret migratoire de l’administration Trump, le 18 octobre 2017 à Washington DC / © AFP / JIM WATSON

Un juge fédéral de l’Etat américain du Maryland a largement suspendu l’application de la troisième version du décret anti-immigration du président américain Donald Trump, quelques heures seulement après un jugement similaire pris mardi par un magistrat de Hawaï.

La décision du juge Theodore Chuang a également une portée nationale et devrait faire l’objet d’un appel rapide du gouvernement, qui entend interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays, musulmans dans leur majorité.

Cette dernière mouture du décret migratoire « est une réanimation difficilement séparable du décret anti-musulmans par deux fois bloqué », a estimé le juge Chuang.

Il a donc interdit aux autorités de bloquer l’arrivée de voyageurs étrangers ayant une « relation valable » avec une personne ou une entité aux Etats-Unis.

Donald Trump a justifié ses trois décrets par des motifs de sécurité nationale. Ses détracteurs lui reprochent au contraire de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans.

Le président américain avait signé le 25 septembre un troisième et nouveau décret interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad.

De façon punitive, le nouveau décret suspend également l’entrée aux Etats-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Les restrictions prévues par ce nouveau décret devaient entrer en vigueur dans leur totalité ce mercredi, alors que plusieurs organisations de défense des réfugiés avaient appelé à manifester dans plusieurs villes des Etats-Unis.

A Washington, la manifestation a rassemblé moins d’un millier de personnes devant la Maison Blanche, aux cris de « non au décret anti-musulman » et « pas de décret, pas de mur, liberté pour tous », en référence au mur que M. Trump veut faire construire à la frontière mexicaine. Les organisateurs avaient prévu ensuite de défiler vers l’hôtel Trump International, situé à quelques rues de là.

Le femme de Fathi al-Huthaifi, un manifestant yéménite de 41 ans, est actuellement bloquée en Arabie saoudite à cause de ce décret. « Elle attend son visa, mais son rendez-vous est reporté, et encore reporté », a témoigné à l’AFP ce père de cinq enfants, qui ont tous la nationalité américaine. Il espère que les dernières décisions de justice permettront à son épouse de le rejoindre.

« Si on permet à un groupe d’être interdit d’entrée (aux Etats-Unis) alors on permet à d’autres groupes d’être interdits », a mis en garde l’activiste palestino-américaine Linda Sarsour, responsable de la plateforme MPowerchange.org.

Le décret migratoire « fait partie d’une campagne mise en place par cette administration » a-t-elle dénoncé, allant jusqu’à qualifier le texte de « programme de suprémacistes blancs ».

Isra Chaker, conseillère auprès d’Oxfam America, a pour sa part critiqué une décision « qui affecte la vie de vrais gens ». « Personne ne choisit de devenir un réfugié », a-t-elle ajouté.

Le dernier décret migratoire reste « un affront aux traditions américaines » dans un pays qui « s’est construit par les immigrants et les réfugiés », a-t-elle également proclamé, soulignant que les demandeurs d’asile acceptés aux Etats-Unis subissaient des vérifications de sécurité très poussées.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 21h08)

Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –