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Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

Un des hommes les plus riches d’Israël, Beny Steinmetz, interpellé

août 14, 2017

Jérusalem – La police israélienne a interpellé lundi le milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz ainsi que plusieurs hommes d’affaires dans une enquête internationale sur des faits présumés de blanchiment d’argent, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Les enquêteurs israéliens ont également interpellé dans le même coup de filet Tal Silberstein, un conseiller du chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern, a rapporté le tabloïd autrichien Oesterreich. Cette information n’a pas été confirmée dans un premier temps de source indépendante.

Tal Silberstein était un rouage important du parti social-démocrate autrichien dans la campagne pour les législatives anticipées prévues en octobre. Le parti a annoncé lundi dans un communiqué qu’il cessait de coopérer avec lui « à la suite des accusations judiciaires apparues aujourd’hui en Israël ».

La compagnie israélienne de télécommunications Bezeq a, quant à elle, informé la bourse de Tel-Aviv que son président par intérim, David Granot, avait été interpellé pour être interrogé, mais a assuré que les investigations ne concernaient pas Bezeq.

M. Steinmetz, héritier d’un groupe de diamantaires et cofondateur de Beny Steinmetz Group Resources, groupe de sociétés minières opérant à travers le monde, est la 17e plus grosse fortune d’Israël, avec une richesse évaluée à plus d’un milliard de dollars, selon le classement du magazine Forbes.

La police israélienne a indiqué avoir interpellé lundi matin cinq personnes soupçonnées d’avoir monté de fausses transactions, parmi lesquelles des opérations immobilières dans un pays étranger, et d’avoir fabriqué et utilisé de faux documents pour transférer et blanchir de l’argent.

Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP que M. Steinmetz figurait parmi les cinq personnes interpellées.

Les interpellations, accompagnées de perquisitions aux domiciles et dans les bureaux de suspects, s’inscrivent dans le cadre d’investigations internationales, a dit la police sans plus de précisions.

M. Steinmetz est inculpé en Roumanie depuis mai 2016 pour « constitution d’un groupe criminel organisé, complicité de trafic d’influence et de blanchiment d’argent » dans une affaire de restitution frauduleuse de propriétés ayant coûté à l’Etat roumain 145 millions d’euros. Le parquet national roumain a ordonné son renvoi devant un tribunal.

Le nom de M. Steinmetz apparaît dans une autre affaire de corruption et de blanchiment, menée en coopération avec les polices américaine, suisse et guinéenne contre la corruption de fonctionnaires étrangers.

M. Steinmetz et d’autres Israéliens vivant à l’étranger sont soupçonnés d’être mêlés à une affaire portant sur « des pots de vin de plusieurs dizaines de millions de dollars donnés à des hauts fonctionnaires en Guinée en échange d’aide au développement de leurs affaires dans ce pays », avait indiqué la police israélienne à l’époque.

M. Steinmetz, 61 ans, avait été entendu dans cette enquête en décembre 2016, puis assigné à résidence. Son groupe, BSGR, avait qualifié les accusations de pots-de-vin de « dénuées de tout fondement ». BSGR avait accusé le gouvernement guinéen d’être l’instigateur des investigations pour « priver (le groupe) de ses droits ».

En 2014, un rapport gouvernemental guinéen avait recommandé l’annulation de la concession minière accordée à Beny Steinmetz pour la mine de fer géante de Simandou, estimant qu’il l’avait obtenue par « corruption », ce qu’avait réfuté le groupe de M. Steinmetz.

Après sa prise de fonctions en décembre 2010, le président guinéen Alpha Condé avait lancé des enquêtes anticorruption pour récupérer le contrôle des richesses naturelles de son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h14)                                            

300 migrants jetés à la mer en 24h près du Yémen, des dizaines de morts

août 10, 2017

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus / © AFP/Archives / ANDREAS SOLARO

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus, illustrant le traitement inhumain dont sont victimes des migrants à la recherche d’une vie meilleure.

Jeudi, au moins six migrants sont morts et 13 portés disparus au large de la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le deuxième drame du genre depuis mercredi, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Yémen.

Selon l’OIM, au total 180 personnes en provenance d’Ethiopie ont été jetées à la mer jeudi par des passeurs. Les migrants étaient en majorité des adolescents et de jeunes adultes.

« Nous avons envoyé nos équipes dans la zone. Vingt-cinq passagers (blessés) du bateau sont actuellement soignés sur la côte du Yémen », a déclaré la porte-parole de l’OIM.

La veille, 120 migrants en provenance d’Ethiopie et de Somalie ont été jetés à la mer délibérément à l’approche également de la côte de Chabwa, a rappelé l’OIM, en estimant à environ 50 le nombre de victimes dont 29 corps ont été découverts dans des tombes creusées à la hâte sur la plage.

L’organisation a dit travailler étroitement avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour donner une sépulture aux morts et soigner les survivants.

Les migrants en provenance de la Corne de l’Afrique continuent d’affluer au Yémen, qui est pourtant un pays pauvre déchiré par la guerre, avec l’espoir d’atteindre les pays du Golfe plus riches, selon l’OIM.

– ‘Choquant et inhumain’ –

« Les survivants ont dit à nos collègues sur la plage que les passeurs leur avaient demandé de se jeter à la mer après avoir vu ce qui semblait être des représentants des autorités », a indiqué Laurent de Boeck, chef de mission de l’OIM, en parlant de l’incident de jeudi.

« Ils nous ont également raconté que les passeurs avaient repris la route de la Somalie pour continuer le même trafic et emmener plus de migrants au Yémen », a-t-il ajouté.

« C’est choquant et inhumain. La souffrance des migrants sur cette route est immense. Beaucoup de jeunes gens paient les passeurs avec l’espoir d’avoir une vie meilleure », a encore dit le responsable, en estimant à 16 ans la moyenne d’âge des migrants.

Le trafic d’être humains entre la Somalie, où l’autorité de l’Etat est quasi-nulle, et le Yémen, qui connaît le même phénomène, n’a jamais cessé.

L’OIM estime à 55.000 le nombre de migrants -dont un tiers de femmes- arrivés au Yémen en provenance de la Corne de l’Afrique depuis le début de l’année.

Plus de 30.000 de ces nouveaux migrants ont moins de 18 ans.

– Victimes directes du conflit –

L’OIM s’est étonnée du fait que le trafic d’être humains se poursuivait alors que la saison connaît des vents violents dans l’océan Indien.

Déchiré depuis trois ans par une guerre opposant des rebelles accusés de liens avec l’Iran à des forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite, le Yémen, pays sans ressources, compte de nombreux camps où s’entassent des milliers de migrants africains.

La guerre a fait près de 8.400 morts et quelque 48.000 blessés depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, en soutien aux forces gouvernementales, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

L’ONU estime que le Yémen –où une épidémie de choléra a déjà fait plus de 1.900 morts– est le théâtre de « la plus grave crise humanitaire dans le monde ».

Certains des migrants africains ont été même des victimes directes du conflit.

En mars dernier, un hélicoptère a tiré sur un bateau de Somaliens au large du Yémen, faisant 42 morts et selon un rapport confidentiel des Nations unies, l’appareil appartenait à la coalition sous commandement saoudien.

L’embarcation transportait 140 personnes, avait précisé l’ONU en dénonçant une violation du droit humanitaire international.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 20h08)                

Congo: Le Professeur Jean Bernard NKoua MBon redresse les contre-vérités du Conseil des ministres

août 9, 2017

Bonjour à tous,


Mesdames et messieurs, j’ai suivi comme la plupart d’entre nous, avec intérêt le compte rendu du conseil des ministres.

A propos du CHU de Brazzaville, 2 chiffres ont retenu mon attention. 3000 agents et une masse salariale de 7 milliards par trimestre.

NON. Ces chiffres sont erronés. Ils sont faux. Je suis étonné que l’on nous les communique avec autant de légèreté alors que ministère de la santé aurait pu tout simplement se rapprocher de cette structure pour en recueillir les vrais.

Mesdames et messieurs, le CHU est certes un mammouth mais il demeure une institution qui nous est commune. Cet hôpital est malade depuis près de 20 ans. Son cancer est connu et les solutions existent. Il a tout simplement manquer un peu de courage pour le soigner.

Le CHU compte un peu plus de 650 lits pour 2300 agents environ et non 3000. Sa masse salariale trimestrielle est de 3.450.000.000 de f CFA et non 7 milliards.

Monsieur le président voilà les vrais chiffres.

Depuis 1 semaine le CHU est entré en grève. Le salaire du mois de juin a été payé et le travail n’a pas repris.

Quelle a été le plan de communication du ministère de la santé? Silence!

Pourquoi la ministre n’est pas descendue sur le terrain pour rencontrer les agents et faire un peu de pédagogie? Cela aurait pu decrisper l’atmosphère et créer les conditions permissives pour désamorcer cette grève. Il me semble que l’on a choisi le mépris au lieu  du courage et du bon sens pour traiter ce problème.

Quand le CHU ne fonctionne pas, les autres hôpitaux crèvent. Le moment est venu pour que l’on se saisisse serieusement du cas CHU. Ne nous leurrons pas;  que l’on soit empereur, roi, Ministre,  parlementaire, médecin, ouvrier et que sais-je encore, nous aurons tous un jour besoin de cet hôpital.


Pr Jean Bernard Nkoua Mbon
Chef de Service de carcinologie et radiothérapie
Professeur Titulaire des UniversitésCHIU

Burkina Faso: cinq personnes tuées par des jihadistes présumés

juillet 25, 2017

Ouagadougou – Cinq personnes ont été tuées lors d’une « série d’attaques » menées par des jihadistes présumés dans la nuit de lundi à mardi dans trois localités du nord du Burkina Faso frontalier du Mali, selon des sources locale et sécuritaire.

« Une attaque perpétrée par des individus armés et non identifiés a fait cinq morts dans la province du Soum », a déclaré à l’AFP une autorité locale de Djibo, chef-lieu de cette province.

« Deux personnes (ont été tuées) dans le village de Ndija, dans la commune de Djibo. Deux hommes ont également été abattus à Sibé et un autre tué à Neyda, deux villages de la commune de Tongomael », a précisé à l’AFP une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat.

« Les auteurs de l’attaque, probablement des terroristes, se déplaçaient à moto et il est possible que cette série d’attaques soit l’oeuvre des mêmes individus », a indiqué cette source.

Des ratissages de la gendarmerie et de l’armée étaient en cours mardi dans la province, selon des habitants.

Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

En mars, une opération militaire à Petéga (25 km de Djibo) a permis d’abattre un leader « terroriste », Arouna Dicko, présenté comme un des lieutenants du prédicateur burkinabè Ibrahim Maalam Dicko, le chef d’Ansarul Islam, qui tentait de s’implanter dans le nord du pays depuis plusieurs mois.

Dès lors, les attaques, souvent en guise de représailles contre de présumés informateurs, se sont multipliées dans la province du Soum.

Début juin, cinq personnes avaient été tuées lors « d’attaques ciblées », possiblement en relation avec un groupe jihadiste, dans trois localités du Soum.

Les habitants de la zone vivent dans la psychose des attaques qui ont déjà causé la mort de plusieurs civils et militaires. Les forces de sécurité semblent pour le moment incapables d’enrayer ces attentats.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 17h09)                                            

Congo/Université Marien Ngouabi: entre grève et persécution

juillet 24, 2017

L’Université Marien Ngouabi de Brazzaville au Congo est en grève.
Menacés de mort par le Général Jean François Ndengué, directeur de la police nationale, 3 Étudiants syndicalistes ont réussi à quitter le Congo.

MAMBEKE empoche l’argent de Ndengué

En effet, Nelson Apanga, président du MEEC( Mouvement des élèves et étudiants du Congo), Balokin Sney( vice-président ) et Carrel Debon(secrétaire général ) ont réussi à s’extraire des griffes de Ndengué. Ils se trouvent à présent en lieu sûr, dans un pays africain. Et c’est de leur lieu de cachette qu’ils sont entrés en contact avec les médias.

D’autant qu’aucun confrère de Brazzaville, par peur de représailles, n’a pas voulu se mettre dans la gueule de Ndengué. « Nous sommes menacés de mort nuit et jour par la police qui nous recherche en nous accusant, injustement et de manière grotesque, de rouler pour l’opposition radicale. Nos domiciles ont été saccagés par des policiers nerveux.

Et d’ajouter, « nous étions d’abord logés à mpissa, il y avait tellement de l’insécurité, les gens en uniformes, notamment la milice de Sassou est venue nous fouiller dans Mpissa avec nos photos en main, pour un enlèvement. Nous avons été trahis par un de nos membres du syndicat ».

Face à tout cela, la seule chose qui nous restait était de nous mettre à l’abri », explique, d’une voix chevrotante, le président du Meec.

Leur « sacrilège » aux yeux de Jean François Ndengué, le directeur général de la police congolaise, c’est de réclamer le payement de leurs arriérés de bourses que leur doit l’Etat congolais depuis 6 mois.

Il faut préciser qu’à la suite des menaces proférées par Ndengué, via le téléphone, à l’encontre du jeune Mambéké, également étudiant syndicaliste( à la suite de l’élément sonore), le directeur de la police congolaise aurait réussi à soudoyer le jeune naïf étudiant syndicaliste. On parle d’un million de FCFA pour qu’il se taise et livre aussi toutes les informations nécessaires dont avait besoin Jean-François Ndengué, alias Werrason, pour traquer les 3 autres compères de Mambéké.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Le président philippin Duterte n’ira pas aux États-Unis, un pays  » nul »

juillet 21, 2017

Le président des Philippines Rodrigo Duterte pendant une conférence de presse à l’aéroport de Manille le 24 mai 2017. / © AFP/Archives / NOEL CELIS

Le président des Philippines Rodrigo Duterte a répondu vendredi à l’invitation à la Maison Blanche de son homologue américain Donald Trump en affirmant qu’il ne se rendrait jamais aux Etats-Unis, un pays qu’il trouve « nul ».

« A aucun moment au cours de mon mandat, ou même après, je ne me rendrai en Amérique », a déclaré le chef de l’Etat philippin à des journalistes.

« J’ai vu l’Amérique et c’est nul. Ils commettent de nombreuses violations des droits de l’homme », a-t-il ajouté.

M. Duterte a lui-même essuyé de nombreuses critiques de l’étranger pour la sanglante guerre qu’il a déclenchée contre le narcotrafic dans l’archipel.

Au plan bilatéral, les relations entre Manille et Washington se sont dégradées depuis l’arrivée au pouvoir il y a un an de M. Duterte qui se dit « socaliste » et a réorienté sa diplomatie en direction de Pékin et de Moscou.

Pourtant, en avril le président américain Donald Trump avait invité son homologue philippin à Washington. A l’époque, M. Duterte n’avait pas confirmé sa venue, mettant en avant un agenda chargé.

Mais sa charge contre les Etats-Unis est aussi une réponse à une audition organisée la veille par une Commission des droits de l’homme du Congrès américain au sujet de la guerre qu’il livre aux trafiquants.

Le représentant démocrate James McGovern y a affirmé que le président philippin n’aurait jamis dû être invité à Washington et qu’il serait en tête des manifestations contre sa venue si d’aventure M. Duterte se rendait aux Etats-Unis.

« Qu’est ce qui pousse ce type à croire que j’irai en Amérique? », lui a répondu le président philippin vendredi.

Ancienne colonie américaine (1898-1946), les Philippines ont des relations culturelles et économiques très fortes avec les Etats-Unis. Les deux pays sont aussi liés par un traité de défense mutuelle et les forces américaines assistent depuis des années les Philippins dans diverses tâches liées à la sécurité de l’archipel.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 14h59)

Le Venezuela en partie paralysé par une grève générale

juillet 20, 2017

Heurts entre opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro et les forces de police, le 20 juillet 2017 à Caracas / © AFP / JUAN BARRETO

Barricades, commerces fermés, transports à l’arrêt: le Venezuela était en partie paralysé jeudi par une grève générale à l’appel de l’opposition contre le projet du président Maduro de modifier la Constitution, après bientôt quatre mois de manifestations qui ont fait une centaine de morts.

Les antichavistes — du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier — sont farouchement opposés à la désignation d’une Assemblée constituante: elle permettra, selon eux, de contourner le Parlement élu où ils sont majoritaires.

Dans plusieurs quartiers de Caracas et d’autres villes comme Maracaibo, dans l’ouest du pays, les rues étaient bloquées par des barricades depuis le matin. Des affrontements sporadiques entre les deux camps ou avec la police ont éclaté à divers endroits.

L’opposition est lancée dans un contre-la-montre: le 30 juillet, les 545 membres de l’assemblée constituante doivent être élus avec pour mission de réécrire la Constitution.

Le chef de l’Etat compte y inscrire les programmes sociaux, le contrôle des prix pour limiter l’inflation –estimée à 720% pour 2017 par le FMI–, et la distribution d’aliments subventionnés afin de combattre la pénurie.

Pour le gouvernement, cette future assemblée sera aussi un « super pouvoir » qui pourra dissoudre le Parlement et dont la durée du mandat n’est pas définie.

Estimant le mode de désignation des candidats à l’Assemblée constituante verrouillé et trop favorable au chavisme, l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral.

« Peu importe de perdre une journée de travail quand on est en train de perdre un pays. Je rejoins la mobilisation pour essayer de sauver le peu qui nous reste, pour accroître la pression », a expliqué à l’AFP Omar, 34 ans, patron d’une petite entreprise de bâtiment au sud-est de Caracas.

– ‘Grève absurde’ –

« Nous avons de nouveau gagné (…). Les seuls qui peuvent paralyser ce pays sont les chavistes », s’est félicité M. Maduro en assurant que les secteurs clés de l’économie tournaient « à 100% ».

Confronté à une intense pression diplomatique, le chef de l’Etat socialiste assure que le projet de Constituante sera maintenu « pour la paix et le redressement économique » du pays et rejette les menaces de sanctions économiques « fortes » de Donald Trump en cas d’élection de cette assemblée.

La grève générale est soutenue par le patronat, les chambres de commerce et d’industrie, une partie des syndicats, les étudiants et les entreprises de transport.

Certains secteurs économiques, accusés par le président de mener une « guerre économique », craignent l’instauration, via la Constituante, d’un modèle économique « à la cubaine », qui aggraverait la situation économique, selon eux.

Lors des législatives de fin 2015, les antichavistes se sont largement imposés avec 2,1 millions de voix d’avance sur le camp présidentiel. Devenus majoritaires au Parlement, ils ont mis fin à 17 ans d’hégémonie chaviste et réclament une élection présidentielle anticipée.

– Industrie pétrolière stratégique –

Mais le gouvernement, qui a menacé de sanctions les entreprises participant à la grève, contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Entre décembre 2002 et janvier 2003, une grève générale convoquée par l’opposition à Hugo Chavez avait paralysé pendant deux mois la production de la compagnie nationale des pétroles, la PDVSA. Quelque 17.000 grévistes de PDVSA avaient alors été licenciés.

L’entreprise a dit fonctionner normalement jeudi.

« Une grève dans un pays pétrolier où le gouvernement contrôle cette production revient à un bras de fer financier opposant l’entrepreneuriat et une population affamée et appauvrie à un gouvernement également ruiné, mais qui contrôle les maigres ressources », analyse Luis Vicente Leon, de l’institut Datanalisis.

Frappé par une grave pénurie d’aliments et de médicaments et une inflation galopante, le Venezuela a perdu 70% des ses entreprises ces dix dernières années, et celles qui restent fonctionnent à 30% de leurs capacités, selon le syndicat patronal Fedecamaras.

Si la tension se poursuit jusqu’à la fin de l’année, le PIB pourrait se contracter de 9% en 2017, contre une prévision originale de -4,3%, a déclaré à l’AFP Asdrubal Oliveros, directeur du cabinet Ecoanalitica.

70% des Vénézuéliens rejettent l’assemblée constituante, selon l’institut Datanalisis. Un rejet confirmé par le vote massif de 7,6 millions de personnes à la consultation symbolique organisée par l’opposition dimanche.

Seule l’armée, soutien inconditionnel de M. Maduro, pourrait faire pencher la balance, juge le politologue Luis Salamanca. Mais cela semble peu probable: mercredi encore, en rejetant les menaces de Donald Trump, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a promis de défendre l’élection de cette assemblée controversée.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 22h22)                

RDC : inquiétudes dans le Nord-Kivu après l’annonce de la fermeture de cinq bases de la Monusco

juillet 19, 2017

Les Casques bleus patrouillent à Buniyampuli, dans l’est de la RDC. © Flickr/Monusco

La Monusco a annoncé mercredi la fermeture d’ici fin juillet de cinq de ses bases fixes au Nord-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Une décision commandée par le nouveau mode opérationnel des Casques bleus, mais qui est loin de rassurer tout le monde.

Côté Monusco, on se veut plutôt rassurant. Son nouveau dispositif opérationnel ne serait justifié que pour des raisons d’efficacité. « Il comprend des patrouilles longues distances, des patrouilles de démonstrations de présence, la surveillance aérienne et un déploiement rapidement en cas d’incident de sécurité », explique la mission onusienne dans un communiqué rendu public, le 18 juillet, à Kinshasa.

Mais ce « changement de mode opérationnel » passe aussi par la fermeture à partir du 31 juillet de cinq bases fixes dans les territoires de Walikale (Walikale centre et Bunyapuri), de Masisi (Masisi centre et Nyabiondo) et de Lubero (Luofo). Toutefois, la Monusco « [veille] à continuer à remplir son mandat, c’est-à-dire qu’elle poursuit le soutien aux autorités congolaises dans la protection des civils », assure son représentant, Maman Sidikou.

Risque de recrudescence de l’insécurité ?

Côté société civile, c’est l’inquiétude. « Plusieurs ONG du Nord-Kivu estiment en effet que la Monusco ne devrait pas fermer ses bases fixes dans ces zones », soutient Juvénal Munubo, élu de Walikale, l’un des trois territoires concernés, qui dit « joindre sa voix à celle des militants de la société civile locale ».

« S’il est vrai que les rebelles rwandais des FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda, NDLR] ont été repoussés vers le nord-est, il existe encore des groupes armés, surtout des Maï-Maï Guidon ou Sheka, actifs dans cette partie du pays », rappelle le député, membre de la commission en charge de la défense et de la sécurité au sein de l’Assemblée nationale.

« Avec cette fermeture annoncée des cinq bases fixes de la Monusco, je crains une recrudescence de l’insécurité dans le Nord-Kivu, prévient Juvénal Munubo. Il s’observe en effet une absence d’autorité de l’État dans plusieurs endroits de la région et ce sont ces bases qui faisaient offices d’une certaine présence d’une autorité. »

Jeuneafrique.com par

Expulsion de diplomates: Moscou réfléchit à des représailles contre Washington

juillet 11, 2017

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov parle avec son homologue autrichien Sebastian Kurz a Mauerbach, en Autriche, le 11 juillet 2017 / © AFP / ALEX HALADA

Moscou réfléchit à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion fin 2016 par l’administration américaine de 35 diplomates russes, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« Nous réfléchissons actuellement à des mesures concrètes, mais je ne pense pas que l’on doive en délibérer publiquement », a déclaré M. Lavrov à des journalistes russes à Mauerbach en Autriche où il participait à une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OSCE.

Le journal russe Izvestia a rapporté mardi, en citant une source diplomatique anonyme, que Moscou s’apprêtait à expulser près de 30 diplomates américains et à saisir des avoirs américains en Russie.

Cette mesure interviendrait en représailles à la décision de Barack Obama d’expulser des Etats-Unis 35 diplomates russes et leurs familles, accusés d’ingérence dans la présidentielle américaine.

Le président russe Vladimir Poutine avait alors décidé de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

L’administration Obama « voulait envenimer le plus possible les relations russo-américaines et faire tout pour que l’administration Trump se retrouve dans un piège », a estimé M. Lavrov.

« Nous ferons bien entendu tout pour que la vérité triomphe et que le droit international et la justice soient rétablis », a-t-il ajouté.

Si Donald Trump avait dans un premier temps prôné un rapprochement avec Moscou, sa position s’est progressivement durcie, malgré une rencontre en marge du G20 avec Vladimir Poutine.

Le président américain a ainsi assuré dimanche que les sanctions mises en oeuvre contre la Russie ne seraient pas allégées tant que les conflits en Ukraine et en Syrie ne seraient pas résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 15h01)