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La protection des données dans l’UE: un modèle

avril 11, 2018

Les nouvelles règles pour la protection des données personnelles dans l’UE se profilent comme un modèle / © AFP/Archives / Manan VATSYAYANA

Les nouvelles règles pour la protection des données personnelles dans l’UE, publiées officiellement et qui entreront en vigueur le 25 mai, se profilent comme un modèle car elles imposent un consentement explicite pour leur utilisation et prévoient des sanctions très sévères pour les contrevenants.

– Information claire et consentement explicite

Les utilisateurs de l’internet devront désormais être informés de manière intelligible et aisément accessible du traitement des données fournies lors d’une opération ou de l’utilisation d’un réseau social. Ils devront donner leur accord de manière non ambiguë pour le traitement de leurs données, et pouvoir s’y opposer. La charge de la preuve du consentement incombera au responsable du traitement.

Le règlement étend aux sous-traitants une large partie des obligations imposées aux responsables de traitement.

– Protection des mineurs

La législation européenne prévoit des dispositions spécifiques pour les mineurs de moins de 16 ans. L’information sur l’utilisation de données les concernant doit être rédigée en des termes clairs et simples, que l’enfant peut aisément comprendre. Le consentement doit être recueilli auprès du titulaire de l’autorité parentale.

– Sanctions très lourdes

La méconnaissance ou la violation de ces règles seront lourdement sanctionnées. A compter du 25 mai, des amendes administratives de 10 à 20 millions d’euros peuvent être infligées et dans le cas des entreprises comme Facebook, elle peut représenter de 2% à 4% du chiffre d’affaires annuel mondial.

– Le droit de l’UE pour les transferts hors UE

Les données personnelles transférées hors de l’Union européenne restent soumises au droit de l’Union, non seulement pour leur transfert, mais aussi pour tout traitement et transfert ultérieur. Le droit européen s’appliquera chaque fois qu’un résident européen sera directement visé par un traitement de données, y compris par Internet.

– Actions collectives

Les associations actives dans le domaine de la protection des droits et libertés des personnes auront la possibilité d’introduire des recours collectifs en matière de protection des données personnelles.

Toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d’une violation des nouvelles règles aura le droit d’obtenir du responsable du traitement ou du sous-traitant réparation du préjudice subi.

– Un Parlement européen intransigeant

Les élus européens ne transigent pas avec la vie privée et le nouveau règlement pour la protection des données à caractère personnel leur doit beaucoup pour l’équilibre trouvé avec la nécessité de renforcer la sécurité contre le terrorisme et le crime organisé.

Ils ont strictement encadré le traitement et le transfert de données personnelles des ressortissants de l’UE aux Etats-Unis dans le cadre de la coopération dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Romanie.com avec (©AFP / 11 avril 2018 15h46)                

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L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

France: l’État attaque Google et Apple pour « pratiques commerciales abusives »

mars 14, 2018

Paris – En plein regain de tensions commerciales transatlantiques, le gouvernement français s’est fâché mercredi contre les géants américains Google et Apple, accusés de profiter de leur position de force sur internet pour écraser la concurrence.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que l’État allait assigner en justice ces deux poids lourds de la Silicon Valley pour « pratiques commerciales abusives », exigeant une sanction – symbolique – de deux millions d’euros chacun.

« Je crois à une économie fondée sur la justice et je vais donc assigner Google et Apple devant le tribunal de commerce de Paris pour pratiques commerciales abusives » vis-à-vis des start-ups françaises, a-t-il expliqué au micro de RTL.

L’annonce du ministre intervient à un moment de tension commerciale avec les Etats-Unis, après la décision de Donald Trump de taxer respectivement à 25% et 10% les importations d’acier et d’aluminium.

Pour les services de Bercy en charge de la concurrence (DGCCRF), « plusieurs clauses des contrats types » des magasins d’application de Google et Apple, Google Play et App Store, caractérisent un « déséquilibre significatif » au détriment des start-ups et autres sociétés qui développent des applications.

Une situation « inacceptable » pour M. Le Maire, qui estime que « Google et Apple, aussi puissants soient-ils, n’ont pas à traiter nos start-ups et nos développeurs de la manière dont ils le font aujourd’hui ».

Google France a réagi dans l’après-midi, en assurant que ses pratiques commerciales étaient « conformes à la législation française » et en se disant prêt à « expliquer (sa) position devant les tribunaux ».

« Avec plus de 1.000 téléchargements par seconde, Google Play est un excellent moyen pour les développeurs d’applications en Europe, de toutes tailles, dont beaucoup en France, de proposer leurs applications aux utilisateurs du monde entier », a encore estimé le porte-parole de Google France.

La position ultra-dominante des géants américains dans l’accès des particuliers et des entreprises aux services sur internet constitue un sujet d’inquiétude récurrent pour le gouvernement.

Avant Google et Apple, c’est Amazon qui avait été assigné en décembre dernier par Bercy devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif dans les relations commerciales » avec les entreprises qui vendent sur sa plateforme en France.

Le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi a souvent évoqué les « prisons dorées » dans lesquelles se trouveraient les internautes, qui ont bien souvent accès à des services et des contenus de facto filtrés par les géant américains.

– Imposer des briques logicielles –

La procédure lancée par le gouvernement rejoint une procédure lancée il y a 18 mois par Nexedi, une PME informatique de la métropole lilloise, qui a attaqué Apple pour pratiques commerciales abusives et doit retrouver le géant à la pomme le 31 mai prochain devant le tribunal de commerce de Paris.

La PME reproche à Apple de l’obliger à utiliser certaines de ses briques logicielles dans ses applications, si elle veut que celles-ci soient référencées dans l’App Store.

« Nous sommes très heureux et très rassurés que Bruno Le Maire ait réagi » sur cette question, a déclaré son PDG Jean-Paul Smets à l’AFP. « Nous attendons beaucoup de cette procédure, et nous ne sommes pas seuls », a-t-il ajouté.

M. Le Maire avait brandi l’été dernier la menace d’imposer les colosses du numérique sur leur chiffre d’affaires en France en dénonçant leurs pratiques d’optimisation fiscale.

Même si les craintes d’une guerre commerciale se multiplient après les annonces de M. Trump, Bercy dément tout lien entre l’assignation en justice d’Apple et Google et les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium.

La Commission européenne compte présenter à Bruxelles le 21 mars ses premières propositions sur la fiscalité du numérique, qui est aussi au programme d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE les 22 et 23 mars dans la capitale belge.

Apple est également visé en France par une enquête ouverte début janvier pour « obsolescence programmée ».

Google de son côté a été condamné fin juin par l’UE à une amende record de 2,42 milliards d’euros, accusé d’abuser de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son service « Google Shopping ».

Romandie.com avec (©AFP / 14 mars 2018 16h12)                                            

Le Canada veut adapter ses politiques culturelles à l’internet

mars 14, 2018

Ottawa – Le gouvernement canadien veut réformer ses politiques culturelles afin de mieux encadrer les géants d’internet qui « agissent en dehors des cadres règlementaires » et échappent notamment à l’impôt fédéral, a indiqué mercredi le ministère de la Culture.

« Le gouvernement du Canada reconnait que les grandes entreprises d’internet agissent en dehors des cadres règlementaires et peuvent être une menace à notre culture », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la ministre fédérale du Patrimoine (culture) Mélanie Joly.

Il faut avant tout dépoussiérer la loi sur la Radio-diffusion qui date de 1991 par un processus de révision qui va être prochainement entamé, a expliqué cette source.

Après avoir d’abord refusé toute « taxe Netflix », le gouvernement libéral de Justin Trudeau semble avoir entendu la colère des milieux culturels et d’une partie de l’opposition qui réclament que les grandes entreprises d’internet soient taxées au même titre que les entreprises canadiennes.

Dans un avenir proche, les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon et autres plateformes numériques) devront « respecter nos politiques culturelles, et aussi mieux répartir les bénéfices liés à leur modèle d’affaires », a ainsi indiqué au journal Le Devoir la ministre Joly, de retour d’une mission dans la Silicon Valley.

« Le problème fondamental est que les GAFA ne reconnaissent pas leurs responsabilités », a relevé la ministre qui a pour chef de cabinet l’ex-directrice des communications de Google au Canada.

Les géants d’internet « ne reconnaissent pas l’ampleur de leur pouvoir, due à leur taille, à leur portée et à leur impact dans les secteurs comme le journalisme et la culture. Il y a un changement fondamental de culture que les GAFA doivent faire, parce que c’est très préoccupant », a ajouté la ministre Joly.

Pour la ministre, le concept de diversité culturelle « n’est pas connu aux États-Unis », d’où sont originaires les GAFA. Les gouvernements européens sont toutefois des « alliés pour la diversité ».

Mme Joly et son cabinet n’ont pas été en mesure toutefois de préciser un calendrier précis sur ces réformes.

En attendant le fédéral, le gouvernement du Québec devrait annoncer à la fin du mois une taxe sur la vente des services de streaming de Netflix.

Romandie.com avec (©AFP / 14 mars 2018 16h03)                                            

Russie: une ONG s’alarme de la « criminalisation » de l’utilisation d’internet

février 5, 2018

Une ONG s’alarme de la criminalisation de l’utilisation d’internet en Russie / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Quarante-trois personnes ont été condamnées à des peines de prison en 2017 en Russie pour des contenus postés sur internet, a accusé lundi une ONG de défense des droits de l’Homme qui s’inquiète de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet dans ce pays.

« En moyenne, 244 pages ont été bloquées sur l’internet russe chaque jour en 2017. Tous les six jours, un internaute a fait l’objet d’une attaque ou de menaces et tous les huit jours, un internaute a été condamné à une peine réelle de privation de liberté », a noté l’ONG Agora dans un rapport présenté lundi.

« Au cours de l’année passée, comme en 2016, nous avons enregistré une hausse significative des attaques et des cas de poursuites contre les internautes. Le nombre des menaces d’inculpation (411 contre 298 en 2016) et le nombre des condamnations à une privation réelle de liberté (43 contre 32 en 2016) ont considérablement augmenté », expliquent les auteurs du rapport.

Un meurtre et 66 cas de violence ou de menaces contre des blogueurs ou des journalistes, un record depuis qu’Agora publie ce rapport, ont été recensés en 2017 par cette organisation.

Mais « la grande majorité des atteintes à la liberté d’internet (exactement 115.706 en 2017) sont liées au blocage de contenu ou à l’interdiction d’informations pour différentes raisons », poursuit cette ONG qui regroupe des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’Homme.

Le rapport cite le cas d’un blogueur de Perm (Oural) condamné à trois ans et onze mois de colonie pénitentiaire pour un canular téléphonique qu’il a mis en ligne et celui très médiatique de Rouslan Sokolovksi, un vidéo-blogueur condamné pour avoir chassé des Pokémons dans une église d’Ekaterinbourg (Oural) et en avoir tiré une vidéo diffusée sur internet.

Les auteurs du rapport s’inquiètent de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet en Russie, assurant qu’il n’y a « aucune raison de penser que cela puisse changer dans les années à venir ». Ils dénoncent aussi « le rôle grandissant du FSB (services secrets), qui devient de fait le régulateur de l’internet russe, à la fois technologiquement et en tant qu’organe de répression ».

Agora, qui surveille depuis dix ans l’internet en Russie, dit avoir observé au cours de cette décennie « 214 cas de violences contre des militants, blogueurs ou journalistes, dont cinq meurtres et plusieurs tentatives de meurtre ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 16h11)                

RDC: Internet rétabli au lendemain de la répression des marches anti-Kabila

janvier 2, 2018

 

Des policiers dans les rues de Kinshasa, lors des manifestations du 31 décembre 2017. © John Bompengo/AP/SIPA

La fourniture Internet et SMS a été rétablie dans la nuit de lundi à mardi en République démocratique du Congo. Son interruption avait été décidée samedi 30 décembre, à la veille des manifestations de dimanche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Dans une lettre datée du 30 décembre, le ministre congolais des Postes, Téléphones et Télécommunications avait ordonné aux opérateurs de suspendre Internet et les services SMS « à partir de ce samedi 30 décembre 2017 à 18 heures, jusqu’à nouvel ordre ». Pour toute justification, Emery Okundji – qui est également le frère de Joseph Olenghankoy, le président du CNSA – avait alors invoqué des « raisons de sécurité d’Etat ».

En l’occurrence, le ministre faisait référence aux manifestations de dimanche dans le pays, à l’appel du Comité laïc de coordination pour le respect des accords de la Saint-Sylvestre. Interdites par les autorités, ces marches ont été violemment réprimées par les forces de sécurité congolaises. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon un bilan délivré par la Monusco, qui avait évoqué précédemment un premier bilan faisant état de huit personnes tuées en marge de ces manifestations. Plus de 120 personnes ont par ailleurs été arrêtées.

La dernière coupure d’Internet similaire remonte aux manifestations de janvier 2015 suite à une révision controversée de la loi électorale. Dans un tweet daté de cette époque, l’actuel ministre des Télécommunications avait déclaré : « L’opposition dénonce la coupure générale et absolue de tous les moyens de communication par Internet, SMS, et les réseaux sociaux ». Une opposition à laquelle celui-ci appartenait en tant que cadre du Rassemblement, avant d’être nommé en mai 2017 au sein du gouvernement de Joseph Kabila.

Jeuneafrique.com par

Chine: 13.000 sites internet fermées depuis 2015

décembre 24, 2017

La Chine a fermé ou révoqué les licences de 13.000 sites internet depuis 2015 en raison d’infractions aux règles / © AFP/Archives / GREG BAKER

La Chine a fermé ou révoqué les licences de 13.000 sites internet depuis 2015 en raison d’infractions aux règles drastiques qui encadrent l’utilisation du web, a annoncé dimanche l’agence officielle Chine nouvelle.

Près de 10 millions de comptes internet ont par ailleurs été fermés pour « violation des protocoles de service », poursuit l’agence, en faisant vraisemblablement référence à des comptes de réseaux sociaux.

« Ces actions ont un puissant effet dissuasif », a déclaré selon Chine nouvelle Wang Shengjun, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire.

La Chine a beau avoir la plus importante population d’internautes au monde, un rapport publié en octobre 2015 par l’ONG américaine Freedom House indiquait que sur les 65 pays étudiés, elle possédait une des politiques les plus restrictives en matière d’internet devant l’Iran et la Syrie.

L’internet local est en effet encadré de façon drastique par un système (« la Grande muraille électronique ») qui bloque les réseaux sociaux Facebook et Twitter, YouTube, Google, ainsi que de nombreux médias occidentaux.

Les plateformes chinoises comme le site de microblogs Weibo ou la populaire messagerie WeChat font par ailleurs l’objet d’une censure étroite, les contenus jugés « sensibles » étant promptement supprimés et certaines recherches bloquées.

Pékin défend fermement sa « cybersouveraineté » et justifie les différentes formes de censure par des impératifs de sécurité nationale.

Pour contourner ce blocage, des particuliers peuvent utiliser des « réseaux privés virtuels », souvent désignés par leur sigle anglais VPN (« virtual private network »). Ces logiciels peuvent se trouver sur internet ou sur les boutiques d’applications en ligne pour smartphones.

Un tribunal de la région autonome du Guangxi (sud) a condamné ces derniers jours un homme qui vendait ce type de logiciels destinés à contourner le blocage de sites par la censure à une lourde peine de cinq ans et demi de prison.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2017 10h59)                

Le Canada promet le maintien de la neutralité d’Internet

décembre 14, 2017

Ottawa – Le gouvernement canadien a promis jeudi de garantir « la neutralité d’Internet » après la décision américaine d’y mettre un terme, ouvrant de facto la voie à des accès à deux vitesses aux contenus en ligne.

« La neutralité d’Internet est l’un des enjeux critiques de notre époque, comme la liberté de la presse et la liberté d’expression l’ont été dans le passé », a souligné Navdeep Bains, ministre de l’Innovation du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

« Nous sommes en faveur d’un réseau Internet ouvert », a-t-il affirmé en précisant que toutes les mesures sont prises au Canada « pour veiller à la neutralité d’Internet ».

Plus tôt jeudi, le régulateur américain des télécommunications (la FCC, Commission fédérale des communications) a estimé que la neutralité représentait un obstacle aux investissements.

En assouplissant les règles de modulation des vitesses des débits en fonction du contenu ou de l’abonné, les Etats-Unis offrent la possibilité aux groupes de télécommunications de facturer plus cher leurs services en fonction de la vitesse.

« Nous continuerons à défendre » les principes d’égalité et de liberté, « des valeurs importantes » au Canada, a assuré Navdeep Bains.

Le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) craint que la décision américaine pénalise les Canadiens. « De nombreux sites parmi les favoris des Canadiens pourraient être touchés par cette décision », a estimé ce parti d’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 23h45)

Abus sexuels au cœur du Vatican: le Saint-Siège enquête

novembre 18, 2017

Cité du Vatican – Le Saint-Siège a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels abus sexuels commis au sein même du Vatican dans un lieu hébergeant des mineurs attirés par la prêtrise.

Cette annonce survient dix jours après la parution d’un livre-enquête évoquant les tentatives infructueuses d’un jeune lanceur d’alerte pour dénoncer des abus sexuels dont aurait été victime son ancien camarade de chambre.

L’affaire impliquerait « un ancien élève du pré-séminaire Saint-Pie X », qui est devenu récemment prêtre, précise le communiqué du Vatican.

Le Saint-Siège laisse toutefois entendre qu’il pourrait s’agir simplement de relations homosexuelles entre jeunes pensionnaires.

Le « pré-séminaire Saint-Pie X », installé dans un palais tout près de la résidence du pape François, héberge des enfants et adolescents du monde entier. Ces pensionnaires étudient dans une école privée dans le centre de Rome et participent comme « enfants de choeur » aux messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre. Certains d’entre eux décident ensuite de devenir prêtres et d’étudier dans un séminaire.

« A la suite de plusieurs signalements, anonymes ou non, des enquêtes furent menées à partir de 2013, à plusieurs reprises, aussi bien par les supérieurs du pré-séminaire que par l’évêque de Côme (nord) », diocèse auquel les éducateurs sont rattachés, précise le communiqué du Vatican.

Les signalements sur des abus, qui n’avaient alors pas pu être confirmés, « auraient concerné des élèves du même âge entre eux, dont certains n’étaient plus présents dans l’institution au moment des investigations », ajoute le Saint-Siège.

L’ouverture d’une nouvelle enquête est justifiée par « l’apparition récente de nouveaux éléments ».

Le Vatican fait allusion à la parution en Italie et en France d’un livre-enquête, « Pêché originel », du journaliste italien Gianluigi Nuzzi.

L’ouvrage raconte qu’au sein du pré-séminaire, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d’au moins un lycéen âgé de « 17 ou 18 ans » en 2011-2012, sous les yeux d’un témoin.

Ce témoin polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi, raconte que le séminariste venait régulièrement le soir dans sa chambre pour avoir des relations sexuelles avec son camarade de chambre, qui « se sentait obligé de céder à ses exigences » et n’était pas dans une relation amoureuse.

Dans une enquête télévisée diffusée dimanche à la télévision italienne, l’ex-camarade de chambre est sorti du silence et a raconté à visage caché qu’il avait en fait été abusé sexuellement dès sa première année au pré-séminaire, à l’âge de 13 ans.

Dans cette émission (« Le Iene Show »), il affirme en outre que la même personne lui faisait parfois des propositions déplacées dans la basilique Saint-Pierre pendant des messes.

L’évêque de Côme, qui a récemment ordonné prêtre l’ancien séminariste, ainsi que l’ancien recteur du pré-séminaire Saint-Pie X, ont jugé dans ce reportage qu’il s’agissait de « calomnies » inventées par le jeune Polonais chassé du pré-séminaire.

Quant au séminariste devenu prêtre, il n’a pas voulu s’exprimer devant la caméra.

Ces témoignages ne précisent jamais l’âge du « séminariste » mis en cause. Selon une source au sein du Vatican, il aurait six mois d’écart avec sa victime présumée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2017 22h09)                                            

Arabie Saoudite: Dix princes et des dizaines d’ex-ministres arrêtés

novembre 4, 2017

Ryad – Dix princes et des dizaines d’anciens ministres ont été arrêtés samedi en Arabie saoudite sur décision d’une commission anticorruption, a annoncé la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens.

Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

« Dix princes et des dizaines d’anciens ministres arrêtés en Arabie saoudite », a tweeté la chaîne, qui n’a pas cité ses sources.

L’information n’a pas été confirmée officiellement dans l’immédiat.

Ces arrestations interviennent peu après la création, par décret royal, de cette commission, dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultra-conservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnommé MBS.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de jihadistes à travers le monde.

Il a lancé plusieurs chantiers de réformes — droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment — qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d’entreprises publiques et la réduction des subventions de l’Etat.

Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler et qui avait lancé il y a un an un vibrant appel pour que les femmes obtiennent le droit de conduire, selon des sites web saoudiens.

Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué à l’AFP que les forces de sécurité avaient cloué au sol des avions privés à Jeddah, ville sur la mer Rouge (ouest), pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite », a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University.

« Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales », a-t-il estimé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 novembre 2017 01h20)