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Naufrage sur le lac Victoria: la Tanzanie commence à enterrer ses morts

septembre 23, 2018

Le cercueil d’une victime du naufrage du MV Nyerere est transporté sur la rive du lac Victoria, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

La Tanzanie endeuillée commence dimanche à enterrer ses morts, trois jours après le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria, qui a fait 218 morts selon un bilan encore provisoire.

« Nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », disait samedi le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), John Mongella, à la télévision publique TBC One.

Le travail de recherche des corps devrait se poursuivre dans le même temps.

Samedi soir encore, les plongeurs s’affairaient autour de la coque qui affleurait à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des habitants attendent sur la rive du lac Victoria les sauveteurs qui reviennent avec les corps de victimes du naufrage du ferry MV Nyerere, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

Sur le rivage, des dizaines de cercueils en bois étaient alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes.

Le gouverneur a annoncé qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée », a expliqué M. Mongella.

Le très lourd bilan de 218 morts dépasse largement la capacité théorique du MV Nyerere, qui n’était que de 101 passagers. Sans même compter les 41 rescapés.

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 september 2018. / © AFP / Stringer

L’enquête devra déterminer le nombre exact de personnes à bord du bateau au moment du drame, qui reste flou à ce stade.

Elle devra aussi faire la part entre les témoignages. Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, et ce mouvement a déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

Vendredi soir, le président tanzanien, John Magufuli, avait révélé que le capitaine, absent, avait laissé à la manoeuvre un subordonné sans expérience.

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

La surcharge des embarcations est un facteur récurrent des catastrophes sur le plus grand lac d’Afrique, traversé par des navires vétustes, avec des autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

Pour aggraver les choses, très peu de gens ont l’occasion d’apprendre à nager dans cette région du monde.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasi nul. Contre toute attente cependant, le machiniste a été extrait vivant de l’épave samedi à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Tanzanie: les familles des victimes de l’accident en deuil / © AFP /

« Ce qui s’est passé est horrible », soupire Ahmed Caleb, 27 ans, t-shirt noir sur les épaules. « J’ai perdu mon patron, des amis, des gens avec qui j’ai été à l’école ».

Évoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 13h22)

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Attentat en Iran: Téhéran accuse un « régime étranger » allié de Washington

septembre 22, 2018

Téhéran – Téhéran a accusé samedi « un régime étranger » soutenu par les États-Unis d’être responsable de l’attentat ayant fait dans la matinée au moins huit morts à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

« L’Iran réagira rapidement et fermement pour défendre des vies iraniennes », ajoute le ministre sur Twitter.

Au moins huit militaires ont été tués dans une attaque menée samedi matin par un commando armé contre un défilé militaire à Ahvaz, capitale du Khouzestan, province du sud-ouest de l’Iran à la population majoritairement arabe.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu « par l’Arabie saoudite ».

(©AFP / 22 septembre 2018 08h42)                                                        

Interview Paris-Match avec Ferdinand Mbaou: « Pourquoi on veut me tuer »

septembre 20, 2018

 

Ferdinand Mbaou, opposant redoutable

 

Selon les révélations du Monde et du Figaro, ce général congolais aurait été la cible d’une tentative d’assassinat en France impliquant deux anciens agents de la Dgse. Ferdinand Mbaou répond aux questions de Paris Match Afrique.

Paris Match Afrique. La semaine dernière, Le Monde et Le Figaro révèlent qu’une tentative d’assassinat a été planifiée en région parisienne contre vous. Etiez-vous au courant ?

Ferdinand Mbaou. Non ! Je l’ai appris en même temps que tout le monde, en lisant dans le journal que des personnes avaient été arrêtées parce qu’elles projetaient d’assassiner un opposant congolais ici en région parisienne. J’ai été surpris de lire qu’il s’agissait de ma modeste personne.

Quel sentiment avez-vous éprouvé ?

J’ai déjà échappé à une tentative d’assassinat le 10 novembre 2015 à coté de chez moi dans le Val d’Oise. On m’a tiré dessus à bout portant. J’ai encore les projectiles dans mon corps, on n’est jamais heureux de ce genre de situation, jamais aguerri. On essaye de faire avec. La différence cette fois, c’est que d’après les articles des anciens agents des services de sécurité français sont impliqués. Cela m’a fait beaucoup de peine de l’apprendre. Heureusement, d’autres agents, en fonction ceux-là, ont bien travaillé. Je tiens à les remercier et j’espère qu’ils vont continuer maintenant qu’ils ont la preuve que je suis dans la ligne de mire de ce commanditaire dont je ne veux pas citer le nom.

Saviez-vous que des personnes cherchaient à vous tuer ?

Oui je sais pourquoi on veut me tuer. Les Congolais m’ont averti et puis j’ai reçu des menaces par SMS: « on va venir te tuer aujourd’hui. » J’ai tenté d’alerter les services, mais ils n’ont pas donné suite.

La justice ne m’a informé de rien et je n’ai aucune protection policière

Bénéficiez-vous d’une sécurité rapprochée ?

Non pas du tout. La justice ne m’a pas encore informé officiellement et je n’ai aucune protection policière. Seule la presse nous a informés. D’ailleurs, je suis très heureux que cette presse utile existe en France. Chez nous au Congo, les hommes de presse qui ont dit la vérité ont fini en prison.

Vous avez été le chef de la garde présidentielle du président congolais Pascal Lissouba jusqu’en 1997 avant l’arrivée au pouvoir de l’actuel président Denis Sassou-Nguesso, pourquoi vous en voudrait-il encore autant ?

Je suis l’un de ses ennemis les plus redoutables et dans sa république un peu bananière, tout est en train de partir en lambeau. Il y a une crise politique, économique, sociale, il est isolé sur le plan international et cela qui le rend comme un chien en cage.

Est-ce que vous constituez une menace ?

Quand un peuple est opprimé, c’est l’oppresseur qui définit la nature du combat. Quand le peuple est descendu dans la rue pacifiquement il s’est fait tirer dessus. Il y a eu des morts et les gens ont a compris qu’il fallait trouver d’autres moyens plus adéquats pour renverser cet état des choses.

Est-ce la raison pour laquelle vous avez été emprisonné lors de votre retour au Congo en 2009 ?

J’étais allé au Congo pour me recueillir sur la tombe de mon père, mort dans les combats en 1997. A mon arrivée, on m’a jeté en prison pour « atteinte à la souveraineté extérieure de l’Etat » et « usurpation de grade de général ». J’ai passé 170 jours bien comptés en prison. A ma sortie, les Congolais ont exigé que je sois jugé à la Cour criminelle qui m’a acquitté sur les deux chefs d’accusation.

Avez-vous subi d’autres intimidations depuis lors ?

Oui on a gelé mes comptes et mes avoirs en France à quatre reprises. Là aussi, je me demande pourquoi ! Quand je pose la question, on me répond : « Vous voulez renverser le Président Sassou Nguesso » (réélu après des élections contestées le 16 mars 2016, ndlr). Je dis clairement : « C’est votre président, ce n’est pas le nôtre ! » J’ai toujours dit à haute voix que je considère que depuis 1997 le Congo Brazzaville vit entre parenthèses. Pour autant, je sais qu’un jour, avec notre intelligence, dans l’unité et dans la paix, nous sortirons de cette situation pour que notre pays soit comme le dit notre hymne national dans l’unité, le travail et le progrès !

Zenga-mambu.com by Laurent avec François de Labarre

Le sud-est des États-Unis menacé par les inondations

septembre 16, 2018

Des habitants pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex EDELMAN

Champs inondés, rivières en crue, routes coupées: une partie du sud-est des Etats-Unis était sous les eaux dimanche après le passage de l’ouragan Florence, qui a fait au moins 15 morts depuis vendredi.

Dix décès dus aux intempéries ont été confirmés par les autorités de Caroline du Nord et cinq par celles de Caroline du Sud.

La tempête Florence a été rétrogradée en dépression tropicale dimanche mais les rafales de vent et les pluies diluviennes tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour la population. Les autorités ont demandé aux habitants des zones à risque d’évacuer vers les centres d’accueil mis en place.

Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale.

– « Jamais comme ça » –

Alors que la pluie venait de s’arrêter après être tombée sans discontinuer ou presque depuis que l’ouragan Florence a touché terre vendredi, Logan Sosebee a sorti son kayak pour transporter des vivres de l’autre côté de la rivière en crue.

« On n’a toujours pas d’eau et d’électricité donc je suis content d’aider quand je le peux, il n’y a que ça à faire », dit-il à l’AFP. « Mais il y a beaucoup de courant, l’eau est montée à 3 ou 4 mètres et ça doit continuer pendant quelques jours », explique-t-il.

Pourtant habitué aux ouragans, il se dit inquiet pour sa maison: « On n’a jamais été inondés comme ça, à part pour Floyd en 1999 ».

Des véhicules pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex Edelman

Le patron de l’Agence fédérale des services d’urgence (Fema), Brock Long, a indiqué que le centre et l’ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n’en avaient pas fini avec les intempéries. « Nous en avons encore pour plusieurs jours », a-t-il dit sur CNN.

« Nous nous attendons à de gros dégâts », a-t-il lancé, précisant que des barrages risquaient d’être menacés à cause de la montée des eaux.

Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a souligné que des zones habituellement hors de danger pouvaient être inondées.

« Soyez prêts à vous rendre dans des lieux sécurisés si on vous dit d’évacuer », a-t-il déclaré en conférence de presse à l’adresse de la population. Selon lui, 15.000 personnes se sont réfugiées dans les 150 centres d’accueil mis en place dans tout l’Etat.

Les sauveteurs ont secouru plus de 900 habitants des inondations alors qu’environ 700.000 foyers restaient sans électricité, a-t-il souligné.

– Des pillages signalés –

« Nous voulons éviter les tragédies », a affirmé pour sa part le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster. « Si vous vivez dans une zone à risque, il faut partir », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.

Après Florence, des habitants de New Bern constatent les dégâts / © AFP / Katharyn Gillam

Le président américain Donald Trump a salué sur Twitter « les sauveteurs et les forces de l’ordre (qui) travaillent vraiment dur » pour aider la population. « Quand l’eau aura reflué, ils accélèreront encore le rythme », a-t-il ajouté.

Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché.

La tempête a fait « des dégâts importants » dans l’est de l’Etat, a précisé le gouverneur Cooper. « Il y a beaucoup de terres agricoles sous l’eau dans le sud-est de l’Etat. Je suis inquiet des conséquences pour les cultures et les fermes », a-t-il dit après avoir survolé la zone.

L’industrie agricole, le plus gros secteur économique de l’Etat, a été « durement frappée » par Florence, a renchéri le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis.

« En termes d’impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars », a-t-il estimé sur Fox News.

Sur la côte de Caroline du Sud, la station balnéaire de Myrtle Beach tentait de reprendre une vie normale. Victor Shamah, le propriétaire du Bowery bar, a décidé d’ouvrir car « les gens veulent manger, boire, et il n’y avait rien ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 22h59)

Le super typhon Mangkhut en vers les côtes chinoises

septembre 15, 2018

Photographie fournie par l’agence de presse de Taïwan CNA et publiée le 15 septembre 2018 montrant une colonne d’eau de mer aspirée en l’air dans la région de Taitung (est de Taïwan) alors que le super typhon Mangkhut approche des eaux du sud de l’île / © CNA PHOTO/AFP / CNA PHOTO

Le super typhon Mangkhut, le plus puissant de l’année, a mis le cap dimanche vers les côtes densément peuplées du sud de la Chine, après avoir frappé le nord des Philippines où il a fait au moins huit morts et forcé plus de 100.000 habitants à fuir leur domicile.

Mangkhut se dirige vers une zone située non loin du territoire semi-autonome de Hong Kong, où l’Observatoire météorologique a exhorté la population à la prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine.

Après avoir quitté le territoire philippin, Mangkhut était encore accompagné de vents à 145 km/h, avec des rafales atteignant jusqu’à 180 km/h. Le typhon pourrait regagner en puissance en passant au-dessus des eaux chaudes de la mer de Chine.

A Hong Kong, les étagères des boulangeries et des supermarchés se vidaient rapidement, les habitants stockant des provisions en vue de l’arrivée du typhon. Le même phénomène était observé dans le territoire chinois voisin de Macao.

Des bénévoles ont prêté main-forte aux habitants du village de pêcheurs de Tai O pour surélever leurs meubles et appareils ménagers en prévision des inondations attendues.

Un père porte son enfant malade vers un autre véhicule alors que l’ambulance qui le transportait est bloquée sur une autoroute par des poteaux électriques abattus par les vents du typhon Mangkhut dans la ville de Baggao aux Philippines, le 15 septembre 2018 / © AFP / TED ALJIBE

La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific prévoit l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.

– Bilan très provisoire –

Dans le nord de Luçon, la plus grande île de l’archipel philippin, environ quatre millions d’habitants se sont retrouvés samedi sur la trajectoire du typhon, dont les vents ont atteint par endroit les 330 km/h.

L’étendue des dégâts est apparue samedi dans la journée, avec des effondrements de pans de colline gorgés d’eau, des flots incontrôlables dévalant les rues et l’évacuation d’habitants de leurs maisons inondées.

Un chien et un canard dans les ruines d’une maison après le passage du super typhon Mangkhut dans la ville d’Alcala aux Philippines, le 15 septembre 2018 / © AFP / TED ALJIBE

Les sauveteurs ont été déployés dans les régions rurales et vallonnées les plus fortement touchées.

Le nombre des personnes tuées « devrait augmenter au fil des heures », a prévenu Ricardo Jalad, le chef du bureau national de la défense civile.

Les huit morts recensés pour l’instant aux Philippines sont six personnes tuées par des glissements de terrain, une jeune fille qui s’est noyée et un agent de sécurité tué par la chute d’un mur.

Un peu plus de 105.000 personnes ont quitté leur domicile pour fuir les intempéries apportées par le typhon dans cette région principalement rurale et agricole.

Le typhon Mangkhut / © AFP / Gal ROMA

Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui font des centaines de morts et aggravent la pauvreté.

– « Fin du monde » –

« Parmi tous les typhons cette année, celui-ci est le plus fort, les vents qui l’accompagnent sont les plus violents », a dit à l’AFP le prévisionniste de l’Agence météorologique japonaise Hiroshi Ishihara.

Les Philippins habitant dans la zone touchée disent avoir vécu une nuit d’angoisse face à la nature déchaînée.

Le super typhon Mangkhut atteint les Philippines / © AFP / Gretchen Malalad

« On avait l’impression que c’était la fin du monde. Je n’ai pas pu dormir », a raconté au téléphone à l’AFP Bebeth Saquing, une habitante de Luçon. Sa maison a cependant résisté aux assauts du vent, explique cette habitante de 64 ans.

Haiyan, en novembre 2013, est le typhon le plus meurtrier à avoir touché les Philippines. Des vagues géantes, semblables à celles provoquées par un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7.350 morts ou disparus.

A Taïwan, une femme a été emportée par la mer déchaînée. L’île, certes située à plusieurs centaines de kilomètres des Philippines et de la trajectoire du typhon, subit les fortes précipitations causées par Mangkhut.

la présidente Tsai Ing-wen a demandé à ses compatriotes de prendre leurs précautions et se préparer, tandis que de puissantes vagues battaient le rivage. Elle les a appelés sur Facebook à la prudence : « Le typhon est puissant et même s’il ne devrait pas toucher Taïwan, nous devons nous tenir prêts et ne pas le prendre à la légère ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 02h19)

Mexico: cinq personnes abattues par des hommes déguisées en mariachis

septembre 15, 2018

La place Garibaldi, à Mexico, où des hommes armés déguisés en mariachis ont tué cinq personnes, le 15 septembre 2018 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

Cinq personnes ont été tuées et huit autres blessées, dont un touriste étranger, lorsque des hommes déguisés en mariachis ont ouvert le feu vendredi soir sur une place du centre de Mexico fréquentée par les amateurs de musique et les touristes, selon un nouveau bilan officiel samedi.

« On compte cinq personnes décédées suite aux faits qui ont eu lieu sur la place Garibaldi. Trois hommes sont mort sur place et deux femmes à l’hôpital », selon le communiqué du parquet de la capitale, qui avait précisé auparavant qu’un « homme d’origine étrangère » figurait parmi les blessés.

Le précédent bilan faisait état de 4 morts et neuf blessés.

L’attaque a été menée sur la place Garibaldi, dans le centre de Mexico, par cinq personnes vêtues comme des mariachis peu avant 22H00 (03H00 GMT samedi). « Elles ont pris la fuite sur trois motos par les rues adjacentes à la place », précise le texte.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux des personnes décédées, des hommes de 36 et 46 ans, étaient connus des services de police pour vol et trafic de drogue, selon le ministère public.

Le parquet n’a pas donné plus de précisions sur l’identité des victimes.

Les assaillants, qui ont utilisé des « armes légères et de petit calibre », visaient un groupe en particulier, selon la police.

Quelque 60 douilles percutées ont été retrouvées au sol.

De nombreuses personnes se trouvaient sur cette place aux nombreux bars et où se produisent habituellement des formations de mariachis. Le lieu était particulièrement fréquenté alors que le Mexique commémore son indépendance les 15 et 16 septembre.

« Ces évènements-là peuvent faire fuir les touristes », a regretté Alan Gutierrez, américain de 32 ans qui se promenait sur la célèbre place samedi.

La police a fait évacuer les lieux ainsi que les nombreux établissements qui s’y trouvent, l’attaque étant passée relativement inaperçue, selon les images retransmises par les télévisions locales.

Le mobile de cette attaque au coeur de la capitale mexicaine, généralement épargnée par les règlements de comptes entre groupes criminels qui gangrènent le pays, n’était pas connu dans l’immédiat.

La Plaza Garibaldi est située à proximité du quartier de Tepito, où est basé le plus important groupe criminel de la capitale, l’Union Tepito, dont le chef a été arrêté en août.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 23h46)

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire libérée de prison

septembre 15, 2018

Cette photo du 7 avril 2010 montre l’opposante rwandaise Victoire Ingabire à son domicile de Kigali.n / © AFP/Archives / Bertrand GUAY

Une des principales figures de l’opposition rwandaise, Victoire Ingabire, est sortie de prison samedi dans le cadre de la libération anticipée de plus de 2.000 prisonniers décidée la veille par le président Paul Kagame qui dirige son pays d’une main de fer depuis près d’un quart de siècle.

« Je remercie le président qui a permis cette libération », a dit l’opposante alors qu’elle quittait la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise, Kigali.

« J’espère que cela marque le début de l’ouverture de l’espace politique au Rwanda », a-t-elle ajouté, appelant M. Kagame à « libérer d’autres prisonniers politiques ».

La libération surprise de 2.140 détenus, dont Mme Ingabire et le chanteur Kizito Mihigo, a été décidée lors d’un conseil des ministres vendredi, au cours duquel une mesure de grâce présidentielle a été approuvée.

« Le conseil des ministres présidé par le président Paul Kagame a approuvé aujourd’hui la libération anticipée de 2.140 condamnés auxquels les dispositions de la loi leur donnaient droit », a précisé un communiqué du ministère de la Justice.

« Parmi eux figurent M. Kizito Mihigo et Mme Victoire Ingabire Umuhoza, dont le reste de la peine a été commuée par prérogative présidentielle à la suite de leur dernières demandes de clémence déposées en juin de cette année », a ajouté le texte.

Mme Ingabire avait été arrêtée en 2010 peu de temps après son retour au Rwanda alors qu’elle voulait se présenter à la présidentielle contre Paul Kagame comme candidate du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), une formation d’opposition non reconnue par les autorités de Kigali.

Cette économiste hutu, qui n’était pas au Rwanda pendant le génocide, avait avant cela passé 17 ans en exil aux Pays-Bas.

Elle purgeait une peine de 15 ans de prison prononcée en 2013 par la Cour suprême pour « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre » et « minimisation du génocide de 1994 » qui a fait 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Kigali l’avait accusée d’avoir nié la réalité du génocide en demandant que les auteurs de crimes contre les Hutu soient eux aussi jugés.

Kizito Mihigo, un chanteur très populaire au Rwanda, avait été arrêté en 2015 et condamné à dix ans de prison pour conspiration en vue d’assassiner le président.

Réélu en août 2017 pour un troisième mandat de sept ans, Paul Kagame est crédité de l’important développement d’un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi régulièrement accusé de bafouer la liberté d’expression et de museler toute opposition.

– Francophonie –

En novembre, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) avait estimé que la condamnation de Mme Ingabire avait violé ses droits à la liberté d’expression et à une défense adéquate.

La Cour d’Arusha avait cependant souligné qu’elle n’était pas une instance d’appel des décisions de la justice rwandaise et avait refusé d’ordonner une révision du procès ainsi qu’une libération conditionnelle.

Eugène Ndahayo, ancien vice-président des FDU aux côtés de Victoire Ingabire, s’est réjoui de sa libération tout en s’interrogeant sur ses motifs.

« Nous sommes dans un contexte d’élections au niveau de l’Organisation internationale de la Francophonie et que (la candidature de) Madame (Louise) Mushikiwabo, l’actuelle ministre des Affaires étrangères, a été présentée et que cette candidature est contestée à cause de la question des droits de l’homme au Rwanda », a-t-il dit à Radio France Internationale (RFI).

Mme Mushikiwabo est soutenue par la France pour devenir la prochaine secrétaire générale de l’OIF, qui sera désignée au sommet de la Francophonie les 11 et 12 octobre en Arménie.

Une autre opposante, Diane Rwigara, qui avait voulu défier le président Kagame en 2017, avait été bloquée par la commission électorale. Elle a ensuite été arrêtée et accusée de trahison. Son procès est en cours.

Le Rwanda est doté par sa Constitution d’un système multipartiste mais la plupart des partis reconnus soutiennent le Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir depuis 24 ans.

Toutefois, le Parti démocratique vert de Frank Habineza, seul parti d’opposition toléré, a obtenu 5% des suffrages aux législatives de début septembre, obtenant deux sièges de députés sur les 80 que compte la chambre basse.

En 2015, une réforme de la Constitution adoptée par référendum permet à Paul Kagame de se présenter pour un nouveau mandat et de potentiellement diriger le pays jusqu’en 2034.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 13h07)

Bruxelles: Réunion Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Katumbi, Kamerhe et Muzito

septembre 13, 2018

 

Droit d’auteur: la France et 200 personnalités soutiennent la réforme face aux GAFA

septembre 9, 2018

Paris – La ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, et plus de 200 personnalités, dont des artistes comme Jean-Jacques Goldman, Agnès Jaoui et Stromae, signent dimanche une tribune appelant les députés européens à approuver un projet de réforme du droit d’auteur combattu par les géants américains du Net.

« Le droit d’auteur est aujourd’hui en danger, en France et dans le monde entier. Avec lui, c’est tout notre modèle qui est menacé », souligne dans le Journal du dimanche la tribune initiée par Mme Nyssen, dont les signataires comprennent plusieurs de ses prédécesseurs (Jean-Jacques Aillagon, Renaud Donnedieu de Vabres, Aurélie Filippetti et Jack Lang), des musiciens, écrivains, comédiens et cinéastes ainsi que des dirigeants de médias comme l’Agence France-Presse, TF1, France Télévisions et Radio France.

Les signataires assurent que la réforme permettra de « renforcer la capacité des créateurs à être rémunérés par les plateformes numériques qui exploitent leurs oeuvres, pour un meilleur partage de la valeur; créer un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse afin de leur assurer une meilleure rémunération lors de la reproduction de leurs articles en ligne; instaurer le droit à une rémunération juste et proportionnelle pour les créateurs ».

Et appellent l’Europe à défendre son propre modèle face aux géants du numérique qui combattent la réforme.

Cet appel s’ajoute à de nombreux autres lancés ces derniers jours dans les milieux culturels et médiatiques en faveur du projet de directive sur le droit d’auteur, au coeur d’une intense bataille de lobbying dans les instances européennes et qui doit être soumis au vote des eurodéputés le 12 septembre.

La réforme du droit d’auteur vise à inciter les plateformes à mieux rétribuer les créateurs de contenus (article 13), mais aussi à créer un nouveau « droit voisin » pour les éditeurs de presse (article 11), qui doit permettre aux journaux ou agences de presse, comme l’AFP, de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production.

Deux fronts se sont dégagés: d’un côté les créateurs et la presse, en quête de revenus; de l’autre, une alliance inattendue entre les géants du numérique et les militants d’internet, qui craignent pour la liberté du web.

Les opposants au projet affirment que la directive mettrait en péril la gratuité de nombreux sites internet et pénaliserait le pluralisme, ce que contestent vivement ses partisans.

L’industrie numérique a remporté début juillet une première manche quand le Parlement a rejeté le texte. Plusieurs eurodéputés avaient alors dénoncé le lobbying « sans précédent » des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2018 09h39)                                                        

Au moins un mort et 37 blessés dans un à Madagascar

septembre 9, 2018

Antananarivo – Au moins une personne est morte et 37 ont été blessées dimanche dans une bousculade à l’entrée d’un stade de la capitale malgache Antananarivo avant le coup d’envoi d’un match de football entre Madagascar et le Sénégal.

« Il y a eu une bousculade devant le stade (…) pour l’instant nous avons un bilan d’un mort et 37 blessés », a déclaré à la presse le directeur de l’hôpital Hjra, Oliva Alison (bien Alison) Rakoto.

Selon des témoins, la bousculade s’est déroulée à l’entrée du stade de Mahamasina.

Des milliers de spectateurs étaient massés depuis le tout début de la matinée pour assister à la rencontre entre l’équipe nationale de Madagascar et celle du Sénégal pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

« Notre oncle est allé faire la queue pour voir le match. Il est parti de chez nous vers 8 heures. On a entendu qu’il était hospitalisé ici, après avoir été piétiné dans la bousculade », a raconté à l’AFP une femme de 30 ans, Henintsoa Mialy Harizafy.

« Je n’ai pas compris pourquoi il n’y avait qu’un seul portail ouvert alors que c’est un grand match », a poursuivi Mme Harizafy, venue à l’hôpital Hjra pour prendre des nouvelles de son oncle.

« Nous étions venu faire la queue à 6h du matin. Nous étions à un mètre et demi du portail lorsque la bousculade a eu lieu », a déclaré à l’AFP un autre spectateur, Rivo Raberisaona.

« Moi, j’ai été piétiné au dos. Mais mon sac à dos a amorti les coup », a poursuivi M. Raberisaona, précisant qu’un autre de ses amis avait été lui aussi hospitalisé.

Malgré l’accident, la rencontre entre Madagascar et le Sénégal a débuté comme prévu à 14h30 locales (11h30 GMT) devant plus de 20.000 spectateurs.

L’histoire du football africain est marquée par d e fréquents mouvements de foule meurtriers.

En février 2017, un mouvement de foule avait fait 17 morts et 58 blessés en Angola devant le stade de Uige (nord), avant le début d’un match entre le club local de Santa Rita et du Recreativo do Libolo, en ouverture de la saison du championnat national.

La bousculade était survenue après une intervention de la police, qui avait fait usage de grenades lacrymogènes pour dégager les abords du stade devant lequel se pressait la foule.

En 2009, 19 personnes étaient mortes dans la capitale économique ivoirienne Abidjan après une bousculade lors d’un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 entre la Côte d’Ivoire et le Malawi.

Romandi.com avec (©AFP / 09 septembre 2018 12h23)