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Un Sénégalais victime de violence policière raciste en Italie ?

avril 13, 2022

Une nouvelle fois, les autorités sénégalaises montent au créneau pour dénoncer le racisme. Elles s’insurgent, cette fois, contre l’interpellation violente d’un de leurs ressortissants à Florence.

© Damien Glez

Qui en veut aux Sénégalais d’Europe ? Après la saillie de campagne d’Éric Zemmour assimilant les ressortissants du pays de la Teranga à des trafiquants, une récente vidéo montre l’interpellation jugée « raciste » d’un wolophone. Relayée sur les réseaux sociaux puis diffusée, le 10 avril, par la télévision sénégalaise privée TFM, la captation présente un homme noir violemment cloué au sol, en pleine rue, par deux hommes tentant de lui passer des menottes.

Violence des images

Au fil des enquêtes, la scène est décryptée : date de l’altercation ? Le 5 avril. Le lieu ? Un quartier de la ville italienne de Florence. Les protagonistes ? Deux policiers en civil et un commerçant sénégalais – il appelle au secours en wolof – qualifié par la presse locale de « vendeur à la sauvette » et par la mairie, de « vendeur abusif ». Ce qui s’est passé ? Selon le journal Corriere Fiorentino, l’individu contrôlé par la police aurait refusé de donner son identité et de remettre ses marchandises. Selon les autorités locales, il aurait « bousculé un agent et puis frappé (…) un autre avec les poings qui a alors tenté de l’immobiliser » par une clé de bras.

Sans trancher sur l’homologation de l’un ou la légitimité sécuritaire des autres, de nombreux internautes africains s’étonnent de l’extrême violence des images. Dès le 10 avril, les autorités du Sénégal embouchent la trompette antiraciste. Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères indique avoir « appris, avec consternation, après authentification d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux (…) les violences dont a été victime un ressortissant sénégalais en Italie lors d’une interpellation par des forces de l’ordre ». Il précise que cette opération policière relève d’un « traitement raciste, inhumain et dégradant » et que la diplomatie sénégalaise entend saisir le ministère italien des Affaires étrangères.

Traque des discriminations

« Diplomatiquement », l’ambassadeur du Sénégal en Italie exige que « toute la lumière soit faite », avec implications judiciaires, sur des actes « d’une inqualifiable cruauté ». « Diplomatiquement », les autorités municipales de Florence répondent que les deux agents de police se sont vu notifier une incapacité temporaire de travail (ITT) de « trois et cinq jours » tandis que le Sénégalais « ne semble pas » avoir subi de lésions et « a demandé pardon aux personnes présentes pour son comportement violent ».

Au-delà de ce cas dont chacun suivra l’issue, le Sénégal qui assure la présidence de l’Union africaine démontre, une fois de plus, sa volonté de traquer tout traitement discriminatoire réservé aux Africains. Fin février, devant le tri manifeste des individus souhaitant fuir l’Ukraine, Macky Sall rappelait que « toute personne a le droit de franchir les frontières pendant un conflit (…) quelle que soit sa nationalité ou son identité raciale ».

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Canada-Rejet des étudiants francophones : le ministre du Travail du Québec interpellé

mars 31, 2022

Le ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le Parti québécois et des acteurs de la société civile pressent le gouvernement Legault de rapatrier le plus rapidement possible l’ensemble des pouvoirs en immigration, au risque de contribuer davantage au déclin de la langue française en Amérique.

Dans une lettre adressée au ministre du Travail, Jean Boulet, ils dénoncent la discrimination dont sont victimes les étudiants étrangers qui veulent fréquenter un établissement francophone au Canada.

Cette initiative donne notamment suite aux révélations de Radio-Canada selon lesquelles les taux de rejet des candidatures étudiantes francophones ont grimpé en 2020 à plus de 80 % dans certains pays, comme le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, l’Algérie, la République démocratique du Congo et le Togo. Immigration Canada s’est même dit conscient d’un risque de discrimination lié à l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle visant à faciliter le processus de sélection.

Immigration Canada utilise un système informatique jugé opaque pour analyser des demandes de permis d’études. Or, celles-ci sont majoritairement refusées lorsqu’elles proviennent d’étudiants francophones africains. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Institutions francophones désavantagées

Dans la lettre, dont Radio-Canada a obtenu copie, le député Pascal Bérubé, le sociologue Guy Rocher et sept autres signataires s’inquiètent de l’incidence de la politique fédérale sur les établissements d’enseignement québécois.

La vitalité de nos réseaux universitaire et collégial, dans toutes les régions du Québec, repose en partie sur l’apport d’étudiants étrangers – on compte sur eux pour maintenir certains programmes et bénéficier d’un financement adéquat, notamment, écrivent-ils.

Ils dénoncent aussi l’hypocrisie d’Ottawa dans ce dossier en invoquant la possibilité que ces étudiants demeurent au Québec après leurs formations comme motif de refus. Qu’y a-t-il de mal à ce que de jeunes diplômés francophones, établis depuis trois, quatre ans et bien intégrés dans une localité, essaient d’y rester? Le Québec et ses régions ont besoin d’eux!

Parallèlement, les auteurs de la lettre soulignent l’avantage indu accordé aux institutions anglophones. Le taux de refus des candidatures étrangères atteindrait 50 % à l’Université Laval, contre 8 % à McGill, contribuant ainsi à l’anglicisation de la métropole.

Une immigration prioritaire

Alors que le vieillissement de la population et l’exode rural frappent plusieurs régions du Québec, les signataires estiment qu’Ottawa prive des collectivités d’une main-d’œuvre qualifiée.

Ils notent que ces immigrants sont appelés à une intégration plus rapide et grandement facilitée puisqu’ils maîtrisent déjà le français.

Situation paradoxale s’il en est une, selon les auteurs, compte tenu des politiques migratoires du Canada, dont les cibles d’immigration sont en hausse. Ils rappellent donc au premier ministre François Legault sa promesse électorale de rapatrier les pouvoirs en immigration et demandent de toute urgence une négociation avec le Canada sur les pouvoirs en immigration.

Une correction nécessaire, selon le gouvernement

Québec ne sera pas difficile à convaincre. Le ministre Jean Boulet reconnaît l’importance des étudiants étrangers pour la vitalité sociale et économique de la province.

Il qualifie aussi d’inacceptable le taux de refus excessivement élevé de demandes de permis d’études d’étudiants provenant de pays francophones. L’importance de ces bassins d’étudiants francophones est essentielle pour le Québec, particulièrement pour nos régions, dans une perspective de régionalisation de l’immigration, dit-il.

Le ministre ajoute que ces étudiants francophones sont les meilleurs candidats à l’immigration permanente au Québec : Ils parlent français, sont diplômés au Québec et sont nos futurs travailleurs. Cet enjeu doit être réglé rapidement.

Il affirme avoir demandé des éclaircissements à Ottawa pour que cesse cette iniquité.

Avec Radio-Canada par Alex Boissonneault

Japon-Tokyo : 9 usagers d’un train attaqués au couteau

août 6, 2021

Les faits se sont produits à bord d’un train de banlieue, ce vendredi pendant la soirée. Le suspect, interpellé, a reconnu être l’auteur de l’attaque.

Les faits se sont deroules a Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soiree.
Les faits se sont déroulés à Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soirée.© DAVID GANNON / AFP

Ce vendredi 6 août, neuf personnes ont été blessées dans une attaque au couteau à bord d’un train de banlieue à Tokyo. Un suspect a été interpellé peu après les faits. Il s’était d’abord enfui puis s’en rendu, reconnaissant être l’auteur de l’agression, selon des médias locaux.

L’agression a eu lieu en soirée à bord d’un train de banlieue à Setagaya, un arrondissement de l’ouest de Tokyo. Une femme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessée, selon la chaîne de télévision publique NHK citant les services de secours. Des actes violents de ce genre sont très rares au Japon, et cette attaque survient alors que la capitale du pays est en alerte maximale, en tant que ville hôte des Jeux olympiques.

Le suspect est âgé d’une vingtaine d’années

Le lieu de l’agression est situé à quelques kilomètres du site olympique des compétitions équestres. La compagnie de train concernée, Odakyu Electric Railway, a annoncé sur son site internet avoir suspendu une partie de son service en raison d’une « attaque dans une rame », sans donner plus de précisions. Le train a été acheminé vers un arrêt d’urgence.

Selon les médias, le suspect est un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. Il a été arrêté par la police après s’être rendu chez un commerçant, et avoir déclaré au gérant qu’il était l’auteur de l’attaque. Selon l’agence de presse Kyodo, l’auteur des faits avait abandonné à bord du train son arme blanche ainsi qu’un téléphone.

Des lois très strictes en matière d’armes

Sollicités par l’Agence France-Presse, la police locale et les services de secours ont décliné tout commentaire sur cette affaire dans l’immédiat. Les lois japonaises en matière d’armes à feu sont très strictes, mais des crimes ont été commis occasionnellement avec d’autres armes.

En 2019, un homme a tué deux personnes dont une écolière et blessé plus de dix personnes dans un déchaînement de violence qui a visé des enfants attendant un autobus. En 2018, un homme a été arrêté dans le centre du Japon après avoir poignardé à mort une personne et blessé deux autres à bord d’un train.

Avec Le Point par AFP

France-Grève aux aéroports de Paris: des syndicalistes interpellés, trafic normal

juillet 9, 2021
Greve aux aeroports de Paris: des syndicalistes interpelles, trafic normal
Grève aux aéroports de Paris: des syndicalistes interpellés, trafic normal© AFP/Archives/GEOFFROY VAN DER HASSELT

Des responsables des syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, ont été interpellés vendredi en fin de matinée à Orly, pendant une manifestation de salariés en grève, avant d’être relâchés en début d’après-midi, a-t-on appris de sources syndicales.

Une source aéroportuaire a confirmé l’interpellation de manifestants par les forces de l’ordre à Orly. Le trafic aérien était normal en milieu d’après-midi dans les deux aéroports, a indiqué la direction d’ADP.

Les grévistes réclament le retrait d’un plan d’adaptation des contrats de travail (PACT), qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Après l’échec de négociations cette semaine, les trois syndicats représentatifs du groupe – CFE-CGC, CGT et Unsa – avaient maintenu des préavis de grève couvrant vendredi et samedi pour réclamer le retrait de ce PACT.

En fin de matinée, Véronique Pigueron, présidente de la CFE-CGC d’ADP, avait annoncé par téléphone à l’AFP qu’elle avait été « interpellée par la police, avec la responsable CGT à Orly, Isabelle Bigand ». Puis conduites « au poste de police », avait-elle signalé plus tard par texto.

Elles ont été relâchées vers 14H00 et sont « convoquées en août » devant la justice, a précisé Rachid Eddaidj, secrétaire général de la CFE-CGC d’ADP.

Laurent Garssine, secrétaire général de l’Unsa chez ADP, avait lui aussi annoncé par téléphone à l’AFP son interpellation par la police « avec deux responsables de la délégation CGT ». « On faisait un sit-in sur la route », avait-il raconté.

Relâché avec les deux autres syndicalistes en début d’après-midi, M. Garssine s’est insurgé contre « la violence » de leur interpellation comme « meneurs » d’une manifestation « sur la voie publique, hors circuit déclaré ». Selon lui, Mmes Pigueron et Bigand ont été interpellées en tant qu’organisatrices de la manifestation.

« Des mesurettes »

Ces interpellations ont fait réagir sur Twitter les responsables nationaux de la CFE-CGC et de l’Unsa.

« Incroyable ! À Orly, où les salariés manifestent contre le plan qui prévoit de baisser les salaires de 10 à 25 %, la direction d’#ADP fait interpeller les rep(résentants) syndicaux », a déploré le président de la CFE-CGC, François Hommeril. « Mais que fait l’actionnaire principal (l’État) pour mettre fin à cet enfer social ? », a-t-il ajouté.

« Ce qu’il se passe sur le mouvement social d’Aéroports de Paris #ADP est intolérable ! L’@UNSA_officiel demande au gouvernement d’intervenir pour que les libertés syndicales soient respectées », a protesté le secrétaire général de l’Unsa, Laurent Escure.

À Roissy, d’après des images de vidéo amateur envoyées à l’AFP, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants qui déambulaient sur les voies routières d’accès à l’aéroport.

La direction a retrouvé dans l’après-midi, lors d’une « réunion de point de situation », des représentants de la CGT et de l’Unsa, selon M. Garssine. La CFE-CGC a décidé de ne pas y participer, mais se rendra à la prochaine « réunion de négociations lundi matin », a indiqué M. Eddaidj.

« On attend de la direction qu’elle prenne ses responsabilités. Les salariés sont très mécontents. Pour la plupart, les mesurettes proposées par la direction ne sont pas satisfaisantes », a souligné M. Eddaidj. Samedi matin, un rassemblement est prévu vers 09H30 à Roissy, au terminal 2E.

Pour la direction, le PACT permettra de réaliser des économies nécessaires, alors que la pandémie de Covid-19 a plombé l’activité d’ADP.

Par Le Point avec AFP

France: Emmanuel Macron giflé dans le Drôme

juin 8, 2021

Avec Le Parisien

Une joueuse au cœur d’un scandale en plein Roland-Garros

juin 4, 2021

Interpellée jeudi soir pour une affaire de paris suspects, la Russe Yana Sizikova a été remise en liberté vendredi, sans poursuite à ce stade.

Une affaire de paris suspects rattrape Yana Sizikova, 26 ans, en plein tournoi de Roland-Garros. La jeune femme a été interpellée, jeudi soir, dans le cadre d’une enquête ouverte le 1er octobre 2020, rapporte Le Parisien. La joueuse de tennis russe a été remise en liberté vendredi en fin de journée sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet de Paris.

La 101e joueuse mondiale au classement WTA en double a été placée en garde à vue dans les locaux du Service central des courses et jeux de la police judiciaire. Yana Sizikova, qui venait de perdre son match de premier tour qui l’opposait avec sa partenaire Ekaterina Alexandrova aux joueuses Ajla Tomljanovic et Storm Sanders, sortait d’une séance de massage. Des perquisitions ont par ailleurs eu lieu dans la chambre d’hôtel de la joueuse russe.

L’enquête, dévoilée en octobre par le journal allemand Die Welt et le quotidien sportif L’Équipe, a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et pour « corruption sportive active et passive » par le parquet de Paris. Le match dans le viseur des enquêteurs a opposé, le 30 septembre dernier, Yana Sizikova avec la joueuse américaine Madison Brengle aux Roumaines Andreea Mitu et Patricia Maria. Un match qui avait été remporté par les deux Roumaines, alors favorites.

Plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient été misés

Mais les soupçons portent plus particulièrement sur le cinquième jeu du deuxième set. Des sommes très importantes ont été misées chez plusieurs opérateurs de paris, au sein de différents pays, sur l’obtention du gain de ce jeu par les tenniswomen roumaines. Alors que plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient ainsi été pariés, Yana Sizikova avait commis deux doubles fautes et avait également bâclé un point lors de ce jeu. 

Par Le Point avec AFP

France: Quatre députés français interpellent Emmanuel Macron sur la mort suspecte, à l’aéroport du Bourget, d’un opposant, Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de la République du Congo

avril 4, 2021
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

France: Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé

avril 3, 2021
Trois personnes interpellees devant l'Elysee avec un tissu enflamme
Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Deux personnes interpellées devant l’Elysée jeudi soir parmi lesquelles un artiste biélorusse qui détenait une bouteille avec un tissu préalablement enflammé sur lui, ont écopé d’un rappel à la loi pour une action présentée comme politico-artistique, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.

Ces deux personnes, interpellées avec une troisième jeudi soir devant l’Elysée, avaient été placées en garde à vue pour « violences volontaires avec arme ».closevolume_off

Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le ministère public, « l’homme s’est présenté jeudi soir devant l’Élysée en tenant à la main une bouteille contenant un liquide (identifié comme n’étant pas un hydrocarbure) et une pièce de tissu préalablement enflammée. »

« Devant la présence policière, il a jeté sa bouteille en direction du sol », a précisé la même source.

Selon une source proche du dossier, confirmant une information du Point, il s’agit d’un artiste biélorusse de 33 ans, Alexei Kuzmich.

Il a été déféré pour un rappel à la loi, selon le parquet de Paris.

Sur son compte Instagram, l’artiste assure dans une publication intitulée « Lettre à Macron. Président. France » être venu « accomplir une révolution », dans un pays qui « fraie aujourd’hui avec le fascisme ».

L’artiste compare le président français à Alexandre Loukachenko, qui fait l’objet d’un grand mouvement de contestation depuis 2020 qu’il tente d’affaiblir par des arrestations massives, des violences ayant fait au moins quatre morts et de lourdes peines de prison qui continuent de tomber.

Les deux autres personnes avec lui, un homme et une femme, « prenaient des photographies et des vidéos de la scène », a précisé le parquet de Paris.

La femme a aussi fait l’objet d’un rappel à la loi par officier de police judiciaire, selon le parquet de Paris, tandis que l’homme prenant des photographies, a été admis à l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (I3P) et sera reconvoqué ultérieurement.

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle.

Par Le Point avec AFP

RDC/Musique : Tshala Muana interpellée puis relâchée pour la chanson « Ingratitude »

novembre 17, 2020

« Ingratitude », tel est le titre du dernier opus de la chanteuse Tshala Muana qui lui a valu des ennuis, le 16 novembre, avec l’Agence nationale de renseignement (ANR).

Kinshasa : auteure de la chanson "ingratitude", Tshala Muana a été arrêtée  ce lundi par les agents de l'ANR - CAS-INFO.CA

La chanteuse Tshala Muana

La chanson est présentée, à tort ou à raison, comme un pamphlet dirigé à l’endroit de l’actuel chef de l‘Etat au regard de son contenu à forte saveur polémiste. La « Mamu nationale » qui est d’obédience PPRD, c’est-à-dire, proche de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, n’a sûrement pas mesuré les dégâts collatéraux qu’allait provoquer sa chanson dans un contexte de surchauffe politique de ces dernières heures.

En effet, la tension actuelle au sein de la coalition FCC-Cash sur fond des signaux de rupture entre ces deux forces politiques n’aura pas favorisé une bonne réception de la chanson. Chaque camp essaie d’interpréter son contenu à sa manière. « Ni à un examen, encore moins à une compétition tu n’as jamais gagné. Maintenant que le maître t’a montré le chemin, tu as pu t’en sortir. Et après que tu aies franchi, tu le trahis. Fais attention, tu marches avec vitesse, vaille que vaille, tu marches sans prudence », chante l’artiste. A qui s’adresse-t-elle, pourrait-on s’interroger d’autant plus qu’aucun nom n’est cité. Le reste est un déroulé des boutades, des paraboles et des expressions alambiquées difficiles à décoder. L’auteure fait, par ailleurs, recours à la bible, et évoque la rébellion de Satan contre son créateur, ou encore, la trahison de Judas vis-à-vis de Jésus de Nazareth. Se mettant dans la peau d’une victime, elle fustige l’ingratitude, banni tous ceux qui en ont fait leur seconde nature, et professe l’infortune à leur endroit. « Tu ne descendras que sur l’arbre par lequel tu es bien monté », chante-t-elle.

Une certaine récupération politicienne s’est vite cristallisée autour de la chanson, chaque camp politique cherchant à exploiter des bribes des phrases cadrant avec ses aspirations. L’UDPS/Kibassa autant que d’autres formations politiques ont fustigé l’interpellation dont a été l’objet la reine de Mutswashi estimant que le président de la République est mentalement forgé pour subir des critiques de tout genre.

Avec Adica- Congo par Alain Diasso

France/Nord: une femme défenestrée du 3e étage, son conjoint interpellé

juillet 30, 2020

 

Une femme se trouve dans un état grave après une défenestration du 3e étage à Marly (Nord) et son conjoint de 47 ans a été interpellé, ont indiqué ce jeudi 30 juillet des sources concordantes. Les secours «ont été engagés pour porter assistance à une personne s’étant défenestrée du troisième étage d’un immeuble» résidentiel, peu après 22H00 mercredi dans cette commune de 12.000 habitants proche de Valenciennes, ont indiqué les pompiers.

«Les sapeurs-pompiers ont pris en charge et transporté la victime dans un état grave vers les urgences du centre hospitalier de Valenciennes», ont-ils ajouté. Son compagnon, un homme de 47 ans, a été interpellé en état d’ivresse, selon une source policière. Contacté par l’AFP, le parquet de Valenciennes n’a pas souhaité communiquer sur les circonstances du drame.

Par Le Figaro avec AFP