Posts Tagged ‘Interpellation’

France: Quatre députés français interpellent Emmanuel Macron sur la mort suspecte, à l’aéroport du Bourget, d’un opposant, Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de la République du Congo

avril 4, 2021
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

France: Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé

avril 3, 2021
Trois personnes interpellees devant l'Elysee avec un tissu enflamme
Trois personnes interpellées devant l’Élysée avec un tissu enflammé© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Deux personnes interpellées devant l’Elysée jeudi soir parmi lesquelles un artiste biélorusse qui détenait une bouteille avec un tissu préalablement enflammé sur lui, ont écopé d’un rappel à la loi pour une action présentée comme politico-artistique, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.

Ces deux personnes, interpellées avec une troisième jeudi soir devant l’Elysée, avaient été placées en garde à vue pour « violences volontaires avec arme ».closevolume_off

Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le ministère public, « l’homme s’est présenté jeudi soir devant l’Élysée en tenant à la main une bouteille contenant un liquide (identifié comme n’étant pas un hydrocarbure) et une pièce de tissu préalablement enflammée. »

« Devant la présence policière, il a jeté sa bouteille en direction du sol », a précisé la même source.

Selon une source proche du dossier, confirmant une information du Point, il s’agit d’un artiste biélorusse de 33 ans, Alexei Kuzmich.

Il a été déféré pour un rappel à la loi, selon le parquet de Paris.

Sur son compte Instagram, l’artiste assure dans une publication intitulée « Lettre à Macron. Président. France » être venu « accomplir une révolution », dans un pays qui « fraie aujourd’hui avec le fascisme ».

L’artiste compare le président français à Alexandre Loukachenko, qui fait l’objet d’un grand mouvement de contestation depuis 2020 qu’il tente d’affaiblir par des arrestations massives, des violences ayant fait au moins quatre morts et de lourdes peines de prison qui continuent de tomber.

Les deux autres personnes avec lui, un homme et une femme, « prenaient des photographies et des vidéos de la scène », a précisé le parquet de Paris.

La femme a aussi fait l’objet d’un rappel à la loi par officier de police judiciaire, selon le parquet de Paris, tandis que l’homme prenant des photographies, a été admis à l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (I3P) et sera reconvoqué ultérieurement.

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle.

Par Le Point avec AFP

RDC/Musique : Tshala Muana interpellée puis relâchée pour la chanson « Ingratitude »

novembre 17, 2020

« Ingratitude », tel est le titre du dernier opus de la chanteuse Tshala Muana qui lui a valu des ennuis, le 16 novembre, avec l’Agence nationale de renseignement (ANR).

Kinshasa : auteure de la chanson "ingratitude", Tshala Muana a été arrêtée  ce lundi par les agents de l'ANR - CAS-INFO.CA

La chanteuse Tshala Muana

La chanson est présentée, à tort ou à raison, comme un pamphlet dirigé à l’endroit de l’actuel chef de l‘Etat au regard de son contenu à forte saveur polémiste. La « Mamu nationale » qui est d’obédience PPRD, c’est-à-dire, proche de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, n’a sûrement pas mesuré les dégâts collatéraux qu’allait provoquer sa chanson dans un contexte de surchauffe politique de ces dernières heures.

En effet, la tension actuelle au sein de la coalition FCC-Cash sur fond des signaux de rupture entre ces deux forces politiques n’aura pas favorisé une bonne réception de la chanson. Chaque camp essaie d’interpréter son contenu à sa manière. « Ni à un examen, encore moins à une compétition tu n’as jamais gagné. Maintenant que le maître t’a montré le chemin, tu as pu t’en sortir. Et après que tu aies franchi, tu le trahis. Fais attention, tu marches avec vitesse, vaille que vaille, tu marches sans prudence », chante l’artiste. A qui s’adresse-t-elle, pourrait-on s’interroger d’autant plus qu’aucun nom n’est cité. Le reste est un déroulé des boutades, des paraboles et des expressions alambiquées difficiles à décoder. L’auteure fait, par ailleurs, recours à la bible, et évoque la rébellion de Satan contre son créateur, ou encore, la trahison de Judas vis-à-vis de Jésus de Nazareth. Se mettant dans la peau d’une victime, elle fustige l’ingratitude, banni tous ceux qui en ont fait leur seconde nature, et professe l’infortune à leur endroit. « Tu ne descendras que sur l’arbre par lequel tu es bien monté », chante-t-elle.

Une certaine récupération politicienne s’est vite cristallisée autour de la chanson, chaque camp politique cherchant à exploiter des bribes des phrases cadrant avec ses aspirations. L’UDPS/Kibassa autant que d’autres formations politiques ont fustigé l’interpellation dont a été l’objet la reine de Mutswashi estimant que le président de la République est mentalement forgé pour subir des critiques de tout genre.

Avec Adica- Congo par Alain Diasso

France/Nord: une femme défenestrée du 3e étage, son conjoint interpellé

juillet 30, 2020

 

Une femme se trouve dans un état grave après une défenestration du 3e étage à Marly (Nord) et son conjoint de 47 ans a été interpellé, ont indiqué ce jeudi 30 juillet des sources concordantes. Les secours «ont été engagés pour porter assistance à une personne s’étant défenestrée du troisième étage d’un immeuble» résidentiel, peu après 22H00 mercredi dans cette commune de 12.000 habitants proche de Valenciennes, ont indiqué les pompiers.

«Les sapeurs-pompiers ont pris en charge et transporté la victime dans un état grave vers les urgences du centre hospitalier de Valenciennes», ont-ils ajouté. Son compagnon, un homme de 47 ans, a été interpellé en état d’ivresse, selon une source policière. Contacté par l’AFP, le parquet de Valenciennes n’a pas souhaité communiquer sur les circonstances du drame.

Par Le Figaro avec AFP

 

RDC : le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, brièvement interpellé

juin 27, 2020

Célestin Tunda Ya Kesende, à Paris en septembre 2015.

Célestin Tunda Ya Kesende, à Paris en septembre 2015. © Vincent Fournier/JA

 

Le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, a été brièvement interpellé ce samedi, à Kinshasa, en pleine polémique sur la réforme judiciaire initiée par le camp Kabila.

La séquence va-t-elle laisser des traces et fragiliser le tandem Front commun pour le Congo-Cap pour le changement (FCC-Cach, au pouvoir) ? Ce samedi 27 juin, le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, a été arrêté et conduit au bureau du procureur général près la Cour de cassation, dans la commune de la Gombe, avant d’être libéré quelques heures plus tard.

Selon nos informations, la police s’est présentée à son domicile aux alentours de 14h, munie d’un « mandat d’arrêt ». Tunda Ya Kasende s’est d’abord enfermé chez lui, le temps de passer quelques coups de fil et de s’enquérir des raisons de cette interpellation. « Il s’est rendu quand la police a menacé de forcer l’accès de sa résidence », rapporte l’une de nos sources.

Durant son audition, la tension est montée devant le bureau du procureur général. Plusieurs membres influents du FCC se sont rassemblés à l’extérieur du bâtiment. Parmi eux, Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin de Joseph Kabila lors de la dernière élection présidentielle, le député Aubin Minaku, mais aussi Jaynet Kabila, la soeur jumelle de l’ancien président.

S’adressant à la presse après sa libération, Célestin Tunda Ya Kasende, qui occupe un poste stratégique parmi ceux qui reviennent au FCC, a exprimé son indignation : « Ai-je tué quelqu’un pour que l’on envoie des policiers avec armes pour venir m’arrêter ? »

« Parce qu’il a défendu sa position de manière démocratique […], il a été interpellé, la police a entouré sa maison, bien armée, et on l’a pris comme un malfrat, s’est ensuite emporté Emmanuel Ramazani Shadary. Où allons-nous dans ce pays ? Nous avons l’impression que l’on veut instaurer ici, petit à petit, une dictature plus forte que celle de Mobutu. Mais au PPRD [Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, de Joseph Kabila], nous disons non et nous allons résister contre cette dictature. »

Cet épisode survient alors qu’une proposition de réforme judiciaire, initiée par deux députés du FCC, Aubin Minaku et Gary Sakata, a suscité ces derniers jours une vaste polémique. Le problème ? Elle vise à consolider les attributions du ministre de la Justice, qui verrait son autorité sur les magistrats du parquet croître, et ce alors même que le président Félix Tshisekedi a fait du renforcement de la justice l’une de ses priorités.

« Manque de sincérité »

C’est dans ce contexte que s’est tenu, le 26 juin, un conseil des ministres houleux, au cours duquel la réforme proposée a été évoquée. Les membres du conseil des ministres ont appris – « avec surprise » précise le compte-rendu diffusé par la présidence – que le ministre de la Justice avait déjà transmis, sur « initiative personnelle », ses observations à l’Assemblée nationale.

« Le conseil des ministres a jugé inopportun de poursuivre l’examen de cette question », concluait sobrement le compte-rendu. Selon nos informations, le président Tshisekedi, qui avait dû quitter le conseil pour participer à une réunion de l’Union africaine, avait tout de même dénoncé un « manque de sincérité » dans la démarche du ministre de la Justice.

Manifestations

Déposées le 5 juin dernier, les trois propositions de lois au coeur de ce nouveau bras de fer entre le FCC et Cach ont par ailleurs été votées ce samedi par la commission politique et administrative de l’Assemblée nationale, mais en l’absence des députés de l’opposition et de ceux de Cach, qui ont suspendu leur participation aux travaux.

Ces propositions avaient provoqué de violentes protestations cette semaine à Kinshasa. Le 24 juin plusieurs manifestants se sont rassemblés aux alentours du Palais du peuple pour dire leur opposition à cette réforme. Les résidences de certains cadres du FCC, dont celle d’Aubin Minaku, ont été prises pour cible. L’opposition et la société civile ont dénoncé ces initiatives du FCC qui visent, selon eux, à « museler » la justice. Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), « chercher à faire passer l’examen de ces questions par des coups de force risquerait de plonger le pays dans le chaos ».

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

 

Congo/Sibiti : interpellé sans masque par la police, un vieux de Komono disparaît

juin 17, 2020

Sib

A Essola, un policier en service à Sibiti a demandé à sa femme de beaucoup prier pour lui, après avoir été témoin oculaire d’un fait inexplicable. Un homme qu’il venait d’interpeller sans masque a disparu sous ses yeux à la sortie de la ville.

Le policier a eu du mal à réaliser ce qu’il venait de vivre quelques minutes plus tôt. Dans leur volonté de nuire à la population, A Essola, un sergent de la police en service dans la capitale de la Lekoumou, a cru faire une bonne affaire en surprenant un ressortissant de Komono, sur son vélo à pédales sans masque.

Pendant qu’il demandait à ce citoyen pourquoi n’avait-il pas de masque, son téléphone portable à sonner. Répondant à l’appel sans perdre des yeux sa victime, il aurait senti selon sa version une fumée noire entre les deux. Quelques secondes après, la victime avait disparu avec son vélo.

Croyant être dans un rêve, le policier a demandé à un autre passant s’il avait assisté à la scène. Ce dernier l’a répondu avoir juste vu comment il a interpellé un homme sans masque.

Depuis que les autorités politiques ont donné carte blanche à la police pour faire respecter les mesures barrières contre la pandémie du coronavirus, on assiste à des dérapages tous les jours. Les policiers en ont fait leur business au point de violer les domiciles des populations, dans l’espoir de les surprendre sans masque, et les obliger à débourser la somme de 5000 fcfa.

Des ressortissants des villes du sud reprochent à la même police sa passivité au nord du pays, où les populations ne sont nullement persécutées pour le non port du masque. On rapporte qu’une foudre sans pluie aurait frappé la maison d’un autre policier à Loudima dans la Bouenza. Un acte de vengeance semble-t-il.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Mauritanie: inquiétude d’Amnesty après l’interpellation de militantes des droits humains

février 19, 2020

 

Amnesty International s’est dit mercredi 19 février «extrêmement préoccupé» par l’interpellation en Mauritanie de deux célèbres féministes et militantes des droits humains, accusées aux côtés de 12 autres personnes de porter préjudice à l’unité nationale et au caractère religieux de cette république islamique d’Afrique de l’Ouest.

Une source judiciaire à Nouakchott a confirmé à l’AFP l’arrestation la semaine dernière de 14 personnes, dont quatre ont été remises en liberté mais restent poursuivies.

Lors d’une audience mardi devant un tribunal de Nouakchott, le procureur a renvoyé leurs dossiers à la sûreté de l’État, chargée de «clarifier et d’approfondir certains aspects de l’enquête», selon cette source.

Dans un volet du dossier, l’audience a surtout porté sur la laïcité que prôneraient certains des prévenus, membres présumés de l’Alliance pour la refondation de l’État mauritanien (Arem), un mouvement créé en début d’année à Paris. Son manifeste fondateur prône un «divorce avec les vieilles pratiques de mauvaise gouvernance, d’injustice et d’impunité».

Les militantes de l’Arem sont «soupçonnées de porter préjudice à l’unité nationale, à la cohésion sociale, et à la religion, alors que la Mauritanie est une république islamique», selon la source judiciaire.

Parmi les personnes poursuivies figurent deux personnalités connues depuis des années pour leur défense des droits humains, en particulier des femmes, Aminetou Mint El Moctar et Mekfoula Mint Brahim, a confirmé à l’AFP François Patuel, chercheur à Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest.

Aminetou Mint El Moctar est la deuxième vice-présidente de l’Arem, selon le manifeste de l’association. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué Amnesty International.

Mekfoula Mint Brahim, lauréate du Prix Franco-Allemand des droits de l’Homme en 2018 et décorée de la Légion d’honneur française en décembre, a également été remise en liberté conditionnelle, selon l’ONG. «Sans tabou, elle soutient le mouvement de la jeunesse mauritanienne en faveur de la laïcité et de la liberté d’orientation sexuelle», peut-on lire à son propos sur le site de l’ambassade de France en Mauritanie. Elle avait été interpellée pour avoir accueilli dans son auberge une réunion de l’Arem, dont elle se défend d’être membre, selon une source judiciaire. «Nous savons qu’elle est poursuivie pour avoir hébergé une réunion sans avoir notifié les autorités. Pour les autres personnes arrêtées, les chefs d’inculpation ne sont pas clairs», a dit M. Patuel, disant ignorer de qui il s’agit exactement. Un autre volet de l’affaire concerne trois personnes «prises en flagrant délit de distribution de copies de la Bible», selon une source proche du dossier.

Après l’arrivée au pouvoir en août d’un nouveau président, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Amnesty avait appelé le pouvoir à «mettre fin au harcèlement judiciaire dont font l’objet les défenseurs des droits humains», a rappelé M. Patuel. «Nous réitérons cet appel et nous demandons la libération immédiate de ces personnes si elles sont uniquement poursuivies pour avoir exercé leur liberté d’expression et de rassemblement».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/ New York: interpellation d’un garçon de 14 ans soupçonné du meurtre d’une étudiante

février 15, 2020

Un adolescent de 14 ans a été interpellé par la police de New York, qui le soupçonne d’avoir poignardé à mort une étudiante de 18 ans, début décembre, dans un parc du quartier de Harlem, meurtre qui avait suscité un vif émoi. Le garçon était recherché depuis plusieurs semaines par la police, qui l’a arrêté vendredi soir, sans incident, a indiqué ce samedi 15 février le chef du NYPD, la police de New York, Dermot Shea, lors d’une conférence.

Etudiante en première année à la prestigieuse université de Barnard, Tessa Majors aurait été attaquée dans le parc Morningside par trois adolescents qui voulaient la voler. Dans ce parc qui sépare le quartier des universités du reste de Harlem, l’incident aurait dégénéré, l’un des assaillants la poignardant avant de s’enfuir. La jeune femme est décédée de ses blessures à l’hôpital peu après.

Rapidement identifié comme principal suspect, l’adolescent devait se présenter aux autorités mi-décembre, mais serait descendu brusquement du taxi qui l’emmenait au commissariat pour être entendu. «Nous sommes confiants dans le fait que la personne se trouvant actuellement en détention est celle qui a poignardé» Tessa Majors, a déclaré Dermot Shea.

L’adolescent a été inculpé ce samedi d’homicide volontaire et de vol, puis placé en détention à la demande du procureur Cyrus Vance, qui a mis en avant le risque de fuite. Il sera présenté mercredi à un juge, a indiqué le procureur Vance. Dans cette procédure, l’adolescent ne sera pas considéré comme mineur sur le plan pénal, comme le permet la loi de l’Etat de New York.

Une affaire particulièrement sensible

Cyrus Vance a indiqué que l’enquête avait permis de réunir une série d’éléments mettant en cause le suspect, dont un enregistrement vidéo, des témoignages et des analyses ADN. Il a également laissé entendre que le suspect s’était lui-même incriminé lors de son audition. Un complice présumé, âgé de 13 ans, a été inculpé mais sera lui jugé devant un tribunal pour enfants.

L’affaire est particulièrement sensible car elle implique une victime blanche et un suspect noir mineur. Elle fait écho au célèbre scandale des «Central Park Five», qui avait vu cinq adolescents issus de minorité condamnés à tort pour le viol à Central Park, en 1989, d’une joggeuse blanche, laissée pour morte dans le parc.

Le procureur Vance a laissé entendre que ce contexte explosif expliquait, en partie, pourquoi l’inculpation du suspect avait pris si longtemps. «Nous avons affaire à un garçon de 14 ans et nous accorderons une grande vigilance à préserver ses droits», a assuré Cyrus Vance. «Je veux que les New-Yorkais sachent que nous prenons un engagement d’équité dans ce dossier.»

Par Le Figaro avec AFP

France: Interpellation à Brest de 7 hommes soupçonnés de préparer un attentat

janvier 20, 2020

Interpellés par la DGSI ce lundi matin, ils sont soupçonnés d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les sept suspects sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat.
Les sept suspects sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat. GERARD JULIEN / AFP

Sept hommes ont été interpellés lundi matin à Brest et dans le Finistère, dans le cadre d’une information judiciaire pour «association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle», selon une source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.

Interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont soupçonnés, selon une source proche de l’enquête, d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les interpellés, dont certains étaient fichés S (pour Sûreté de l’État), faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, ont ajouté des sources proches de l’enquête, relevant que les investigations doivent permettre de déterminer la matérialité du projet d’action et du départ.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début en 2015 d’une vague d’attentats djihadistes qui a fait au total 255 morts.

Par Le Figaro avec AFP

 

Carlos Ghosn avait un passeport français sur lui, sept personnes interpellées en Turquie

janvier 2, 2020
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019 afp.com/Kazuhiro NOGI

 

Des arrestations ont eu lieu ce jeudi en Turquie après la fuite de l’ex-PDG de Renault-Nissan et une enquête a été ouverte par le pays.

 

Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile provisoire de Carlos Ghosn à Tokyo et plusieurs personnes ont été interpellées en Turquie, où une enquête est ouverte pour comprendre comment l’ex-patron a réussi à s’enfuir au Liban en passant par Istanbul, a rapporté la chaîne d’information NTV.

Selon l’agence de presse DHA, la police turque a interpellé et placé en garde à vue sept personnes, dont quatre pilotes, soupçonnées d’avoir aidé l’ex-patron à se rendre au Liban depuis un aéroport d’Istanbul, où il avait atterri en provenance du Japon.

Pour sa fuite, il est en effet soupçonné d’avoir emprunté un jet privé parti de l’aéroport du Kansai, dans l’ouest du pays. Or un avion de ce type a décollé le 29 décembre vers 23h de cette infrastructure en direction d’Istanbul, ont indiqué des médias japonais.

D’après le quotidien turc Hürriyet, Carlos Ghosn aurait ensuite atterri à l’aéroport Atatürk, aujourd’hui fermé aux vols commerciaux mais encore utilisé par des appareils privés, et d’en être reparti vers le Liban peu de temps après à bord d’un autre jet privé

Deux passeports français, dont un sur lui

Et Carlos Ghosn est soupçonné par les procureurs japonais d’avoir utilisé à son arrivée un deuxième passeport français en sa possession. L’homme d’affaires avait en effet deux passeports français, dont un sur lui dans une sacoche fermée à clef, a affirmé ce jeudi à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de la chaîne publique japonaise NHK.

Une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait d’en avoir un sur lui, enfermé dans une sorte d’étui (boîte ou sacoche, le type n’est pas précisé] qui restait en sa possession mais dont la clef (un code secret) était également détenu par ses avocats, a expliqué la même source.

Ce document lui tenait lieu de visa de court séjour dans l’archipel et il devait donc l’avoir à portée de main pour ses déplacements internes, a expliqué la même source.

En cas de contrôle, il devait contacter l’avocat détenteur du code pour que celui-ci se déplace [il ne pouvait se contenter de donner le code par téléphone à un policier], a précisé la source, indiquant que de telles dispositions ne concernaient pas que Carlos Ghosn, mais aussi d’autres personnes libérées sous caution.

Les circonstances de son départ du Japon toujours obscures

Ce passeport, Carlos Ghosn ne l’a pas utilisé pour partir, car les autorités japonaises n’ont pas de données informatiques indiquant qu’il se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. Et au Japon, les contrôles d’entrée et sortie du territoire sont toutes enregistrées dans un système informatique, avec qui plus est prise de photo et empreintes digitales pour les étrangers.

Il est donc soupçonné d’avoir employé un « moyen illégal » de sortie du territoire [sous une autre identité ou en échappant aux contrôles], souligne la chaîne publique de télévision NHK citant des sources proches des enquêteurs.

Par hypothèse, il aurait pu se trouver dans des bagages non passés aux rayons X, ce qui est possible dans le cas d’un avion privé, ou avoir bénéficié d’une aide diplomatique pour éviter les contrôles habituels, expliquent des médias nippons.

En revanche, ce deuxième passeport français aurait pu être sorti de force de son étui et présenté à son arrivée pour les formalités habituelles.

Car le patron déchu est bien entré au Liban avec un passeport français, selon des documents des autorités aéroportuaires que l’AFP a pu voir.

L’un des avocats de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, avait assuré mardi que son équipe de défense possédait bien les trois passeports (français, brésilien et libanais) de leur client, mais n’avait alors pas évoqué de deuxième passeport français. On ignorait à ce stade quand et selon quelles modalités ce passeport lui avait été délivré.

Pas extradé s’il vient en France

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès devant débuter dans l’année au Japon, a confirmé mardi se trouver au Liban d’où il promet de parler « librement » aux médias prochainement, provoquant la consternation à Tokyo.

La secrétaire d’État française à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé ce jeudi matin sur BFMTV que Carlos Ghosn ne serait pas extradé s’il venait en France : « Si M. Ghosn venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à M. Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser qu’il n’a pas à se soustraire à la justice japonaise », a-t-elle dit à propos de l’ex-patron de Renault-Nissan.

Par LEXPRESS.fr avec AFP