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Mauritanie: inquiétude d’Amnesty après l’interpellation de militantes des droits humains

février 19, 2020

 

Amnesty International s’est dit mercredi 19 février «extrêmement préoccupé» par l’interpellation en Mauritanie de deux célèbres féministes et militantes des droits humains, accusées aux côtés de 12 autres personnes de porter préjudice à l’unité nationale et au caractère religieux de cette république islamique d’Afrique de l’Ouest.

Une source judiciaire à Nouakchott a confirmé à l’AFP l’arrestation la semaine dernière de 14 personnes, dont quatre ont été remises en liberté mais restent poursuivies.

Lors d’une audience mardi devant un tribunal de Nouakchott, le procureur a renvoyé leurs dossiers à la sûreté de l’État, chargée de «clarifier et d’approfondir certains aspects de l’enquête», selon cette source.

Dans un volet du dossier, l’audience a surtout porté sur la laïcité que prôneraient certains des prévenus, membres présumés de l’Alliance pour la refondation de l’État mauritanien (Arem), un mouvement créé en début d’année à Paris. Son manifeste fondateur prône un «divorce avec les vieilles pratiques de mauvaise gouvernance, d’injustice et d’impunité».

Les militantes de l’Arem sont «soupçonnées de porter préjudice à l’unité nationale, à la cohésion sociale, et à la religion, alors que la Mauritanie est une république islamique», selon la source judiciaire.

Parmi les personnes poursuivies figurent deux personnalités connues depuis des années pour leur défense des droits humains, en particulier des femmes, Aminetou Mint El Moctar et Mekfoula Mint Brahim, a confirmé à l’AFP François Patuel, chercheur à Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest.

Aminetou Mint El Moctar est la deuxième vice-présidente de l’Arem, selon le manifeste de l’association. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué Amnesty International.

Mekfoula Mint Brahim, lauréate du Prix Franco-Allemand des droits de l’Homme en 2018 et décorée de la Légion d’honneur française en décembre, a également été remise en liberté conditionnelle, selon l’ONG. «Sans tabou, elle soutient le mouvement de la jeunesse mauritanienne en faveur de la laïcité et de la liberté d’orientation sexuelle», peut-on lire à son propos sur le site de l’ambassade de France en Mauritanie. Elle avait été interpellée pour avoir accueilli dans son auberge une réunion de l’Arem, dont elle se défend d’être membre, selon une source judiciaire. «Nous savons qu’elle est poursuivie pour avoir hébergé une réunion sans avoir notifié les autorités. Pour les autres personnes arrêtées, les chefs d’inculpation ne sont pas clairs», a dit M. Patuel, disant ignorer de qui il s’agit exactement. Un autre volet de l’affaire concerne trois personnes «prises en flagrant délit de distribution de copies de la Bible», selon une source proche du dossier.

Après l’arrivée au pouvoir en août d’un nouveau président, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Amnesty avait appelé le pouvoir à «mettre fin au harcèlement judiciaire dont font l’objet les défenseurs des droits humains», a rappelé M. Patuel. «Nous réitérons cet appel et nous demandons la libération immédiate de ces personnes si elles sont uniquement poursuivies pour avoir exercé leur liberté d’expression et de rassemblement».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/ New York: interpellation d’un garçon de 14 ans soupçonné du meurtre d’une étudiante

février 15, 2020

Un adolescent de 14 ans a été interpellé par la police de New York, qui le soupçonne d’avoir poignardé à mort une étudiante de 18 ans, début décembre, dans un parc du quartier de Harlem, meurtre qui avait suscité un vif émoi. Le garçon était recherché depuis plusieurs semaines par la police, qui l’a arrêté vendredi soir, sans incident, a indiqué ce samedi 15 février le chef du NYPD, la police de New York, Dermot Shea, lors d’une conférence.

Etudiante en première année à la prestigieuse université de Barnard, Tessa Majors aurait été attaquée dans le parc Morningside par trois adolescents qui voulaient la voler. Dans ce parc qui sépare le quartier des universités du reste de Harlem, l’incident aurait dégénéré, l’un des assaillants la poignardant avant de s’enfuir. La jeune femme est décédée de ses blessures à l’hôpital peu après.

Rapidement identifié comme principal suspect, l’adolescent devait se présenter aux autorités mi-décembre, mais serait descendu brusquement du taxi qui l’emmenait au commissariat pour être entendu. «Nous sommes confiants dans le fait que la personne se trouvant actuellement en détention est celle qui a poignardé» Tessa Majors, a déclaré Dermot Shea.

L’adolescent a été inculpé ce samedi d’homicide volontaire et de vol, puis placé en détention à la demande du procureur Cyrus Vance, qui a mis en avant le risque de fuite. Il sera présenté mercredi à un juge, a indiqué le procureur Vance. Dans cette procédure, l’adolescent ne sera pas considéré comme mineur sur le plan pénal, comme le permet la loi de l’Etat de New York.

Une affaire particulièrement sensible

Cyrus Vance a indiqué que l’enquête avait permis de réunir une série d’éléments mettant en cause le suspect, dont un enregistrement vidéo, des témoignages et des analyses ADN. Il a également laissé entendre que le suspect s’était lui-même incriminé lors de son audition. Un complice présumé, âgé de 13 ans, a été inculpé mais sera lui jugé devant un tribunal pour enfants.

L’affaire est particulièrement sensible car elle implique une victime blanche et un suspect noir mineur. Elle fait écho au célèbre scandale des «Central Park Five», qui avait vu cinq adolescents issus de minorité condamnés à tort pour le viol à Central Park, en 1989, d’une joggeuse blanche, laissée pour morte dans le parc.

Le procureur Vance a laissé entendre que ce contexte explosif expliquait, en partie, pourquoi l’inculpation du suspect avait pris si longtemps. «Nous avons affaire à un garçon de 14 ans et nous accorderons une grande vigilance à préserver ses droits», a assuré Cyrus Vance. «Je veux que les New-Yorkais sachent que nous prenons un engagement d’équité dans ce dossier.»

Par Le Figaro avec AFP

France: Interpellation à Brest de 7 hommes soupçonnés de préparer un attentat

janvier 20, 2020

Interpellés par la DGSI ce lundi matin, ils sont soupçonnés d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les sept suspects sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat.
Les sept suspects sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat. GERARD JULIEN / AFP

Sept hommes ont été interpellés lundi matin à Brest et dans le Finistère, dans le cadre d’une information judiciaire pour «association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle», selon une source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.

Interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont soupçonnés, selon une source proche de l’enquête, d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les interpellés, dont certains étaient fichés S (pour Sûreté de l’État), faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, ont ajouté des sources proches de l’enquête, relevant que les investigations doivent permettre de déterminer la matérialité du projet d’action et du départ.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début en 2015 d’une vague d’attentats djihadistes qui a fait au total 255 morts.

Par Le Figaro avec AFP

 

Carlos Ghosn avait un passeport français sur lui, sept personnes interpellées en Turquie

janvier 2, 2020
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019 afp.com/Kazuhiro NOGI

 

Des arrestations ont eu lieu ce jeudi en Turquie après la fuite de l’ex-PDG de Renault-Nissan et une enquête a été ouverte par le pays.

 

Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile provisoire de Carlos Ghosn à Tokyo et plusieurs personnes ont été interpellées en Turquie, où une enquête est ouverte pour comprendre comment l’ex-patron a réussi à s’enfuir au Liban en passant par Istanbul, a rapporté la chaîne d’information NTV.

Selon l’agence de presse DHA, la police turque a interpellé et placé en garde à vue sept personnes, dont quatre pilotes, soupçonnées d’avoir aidé l’ex-patron à se rendre au Liban depuis un aéroport d’Istanbul, où il avait atterri en provenance du Japon.

Pour sa fuite, il est en effet soupçonné d’avoir emprunté un jet privé parti de l’aéroport du Kansai, dans l’ouest du pays. Or un avion de ce type a décollé le 29 décembre vers 23h de cette infrastructure en direction d’Istanbul, ont indiqué des médias japonais.

D’après le quotidien turc Hürriyet, Carlos Ghosn aurait ensuite atterri à l’aéroport Atatürk, aujourd’hui fermé aux vols commerciaux mais encore utilisé par des appareils privés, et d’en être reparti vers le Liban peu de temps après à bord d’un autre jet privé

Deux passeports français, dont un sur lui

Et Carlos Ghosn est soupçonné par les procureurs japonais d’avoir utilisé à son arrivée un deuxième passeport français en sa possession. L’homme d’affaires avait en effet deux passeports français, dont un sur lui dans une sacoche fermée à clef, a affirmé ce jeudi à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de la chaîne publique japonaise NHK.

Une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait d’en avoir un sur lui, enfermé dans une sorte d’étui (boîte ou sacoche, le type n’est pas précisé] qui restait en sa possession mais dont la clef (un code secret) était également détenu par ses avocats, a expliqué la même source.

Ce document lui tenait lieu de visa de court séjour dans l’archipel et il devait donc l’avoir à portée de main pour ses déplacements internes, a expliqué la même source.

En cas de contrôle, il devait contacter l’avocat détenteur du code pour que celui-ci se déplace [il ne pouvait se contenter de donner le code par téléphone à un policier], a précisé la source, indiquant que de telles dispositions ne concernaient pas que Carlos Ghosn, mais aussi d’autres personnes libérées sous caution.

Les circonstances de son départ du Japon toujours obscures

Ce passeport, Carlos Ghosn ne l’a pas utilisé pour partir, car les autorités japonaises n’ont pas de données informatiques indiquant qu’il se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. Et au Japon, les contrôles d’entrée et sortie du territoire sont toutes enregistrées dans un système informatique, avec qui plus est prise de photo et empreintes digitales pour les étrangers.

Il est donc soupçonné d’avoir employé un « moyen illégal » de sortie du territoire [sous une autre identité ou en échappant aux contrôles], souligne la chaîne publique de télévision NHK citant des sources proches des enquêteurs.

Par hypothèse, il aurait pu se trouver dans des bagages non passés aux rayons X, ce qui est possible dans le cas d’un avion privé, ou avoir bénéficié d’une aide diplomatique pour éviter les contrôles habituels, expliquent des médias nippons.

En revanche, ce deuxième passeport français aurait pu être sorti de force de son étui et présenté à son arrivée pour les formalités habituelles.

Car le patron déchu est bien entré au Liban avec un passeport français, selon des documents des autorités aéroportuaires que l’AFP a pu voir.

L’un des avocats de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, avait assuré mardi que son équipe de défense possédait bien les trois passeports (français, brésilien et libanais) de leur client, mais n’avait alors pas évoqué de deuxième passeport français. On ignorait à ce stade quand et selon quelles modalités ce passeport lui avait été délivré.

Pas extradé s’il vient en France

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès devant débuter dans l’année au Japon, a confirmé mardi se trouver au Liban d’où il promet de parler « librement » aux médias prochainement, provoquant la consternation à Tokyo.

La secrétaire d’État française à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé ce jeudi matin sur BFMTV que Carlos Ghosn ne serait pas extradé s’il venait en France : « Si M. Ghosn venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à M. Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser qu’il n’a pas à se soustraire à la justice japonaise », a-t-elle dit à propos de l’ex-patron de Renault-Nissan.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

France/Violences contre des enfants: des interpellations dans une secte près de Pau

décembre 3, 2019

 

Plusieurs interpellations ont eu lieu mardi à Sus (Pyrénées-Atlantiques) dans la communauté sectaire Tabitha’s Place, soupçonnée notamment de violences envers des mineurs, a-t-on appris auprès du parquet de Pau.

«Le juge d’instruction s’est rendu sur les lieux pour procéder à diverses vérifications, notamment pour de nouveaux faits de violences», a indiqué la procureure de Pau Cécile Gensac, qui s’est également rendue sur place. La République des Pyrénées avait auparavant révélé une opération de gendarmerie débutée dans la matinée dans cette communauté. «Plusieurs personnes sont actuellement en cours d’explications avec les services de gendarmerie», a ajouté la procureure, précisant que des gardes à vue étaient en cours.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2014 à la suite d’informations données par un ancien adepte de la communauté, suivie par une autre en mars 2019 après un reportage télévisé fin 2018. Les deux procédures ont été jointes, a précisé le parquet. Dans le cadre de la première information judiciaire, dix personnes avaient été placées en garde à vue en 2015 et des enfants avaient fait l’objet de placement provisoire, lors d’une opération de gendarmerie de grande envergure.

L’enquête portait sur «des faits d’abus de vulnérabilité dans le cadre d’un mouvement à caractère sectaire, des faits de violences sur mineurs concernant les conditions d’éducation, et des faits de travail dissimulé» de Tabitha’s Place, un mouvement religieux installé depuis 1983 à Sus et aussi connu sous le nom d’«Ordre apostolique», «Douze tribus» ou «Ruben and Brothers».

En mars 2002, 19 membres de Tabitha’s Place avaient été condamnés par la cour d’appel de Pau pour «soustraction aux obligations légales des parents», notamment refus de scolarisation et de vaccination de leurs enfants. En 1997, un enfant de 19 mois y était décédé faute d’alimentation et de soins. Ses parents avaient été condamnés à douze ans de réclusion criminelle.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Gabon : Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence, interpellé à Librevill

novembre 21, 2019

Ike Ngouoni Aila Oyouomi

Ike Ngouoni Aila Oyouomi © DR

 

Ike Ngouoni Aila Oyouomi, proche de Brice Laccruche Alihanga, porte-parole de la présidence et conseiller d’Ali Bongo Ondimba, a été interpellé jeudi par la Direction générale des services spéciaux (DGSS).

C’est sur les coups de 11 h 45, heure de Libreville, qu’Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence et conseiller politique en charge de la communication auprès du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba (ABO), a été interpellé par des éléments de la Direction générale des services spéciaux (DGSS), comme l’a confirmé son avocat à Jeune Afrique.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, ce proche de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d’ABO, était toujours interrogé dans le cadre d’une opération de police lancée il y a plus d’une semaine et ayant conduit à l’interpellation de plusieurs cadres d’entreprises publiques, parapubliques et d’établissements bancaires.

« Allure de règlement de comptes »

Parmi les autres personnes arrêtées et interrogées, plusieurs proches de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga (BLA), et de son Association des jeunes émergents volontaires, comme Ismaël Ondias Souna, ancien directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), et Renaud Allogho Akoue, ancien directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS)

Dans l’attente des suites de l’enquête, les avocats des interpellés ont fait part de leurs inquiétudes quant à son déroulement. « Nous interpellons le gouvernement et les autorités judiciaires sur les risques de discrédit qui pèsent sur ces enquêtes qui prennent l’allure de règlement de comptes », ont-ils déclaré dans un communiqué dont Jeune Afrique a eu copie.

Jeuneafrique.com par Georges Dougueli et Mathieu Olivier

Tchad: un civil tué, quatre membres des forces de l’ordre interpellés

novembre 6, 2019

Quatre membres de la garde personnelle du président de l’Assemblée nationale tchadienne ont été interpellés mercredi à N’Djamena après le meurtre d’un civil, a annoncé mercredi à l’AFP le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la capitale tchadienne.

Un motocycliste est mort lundi, touché par des tirs provenant du cortège qui escortait le président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi, a affirmé le procureur, Youssouf Tom.

Il ajoute que «quatre éléments des forces de l’ordre, suspectés d’être impliqués, ont été interpellés le jour même de l’incident» pour meurtre et complicité de meurtre. «Si nous n’arrivons pas à identifier l’auteur du tir, la responsabilité civile de l’Assemblée nationale sera engagée», a-t-il conclu.

Les membres de la garde personnelle de Kabadi, membre du Mouvement patriotique pour le salut (MPS, au pouvoir), avaient déjà provoqué l’émoi en tirant sur un civil en 2018 dans des circonstances similaires. Selon le procureur de la République, dans l’impossibilité d’établir l’identité du tireur, la Justice avait alors conclu à la responsabilité civile de l’Assemblée nationale.

Par Le Figaro avec AFP

Football : Ahmad Ahmad, le président de la CAF, interpellé à Paris

juin 6, 2019

Ahmad Ahmad, le patron malgache de la CAF, lors d’une visite à Marrakech, au Maroc, en mars 2017. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

 

Selon nos informations, le président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi matin dans un hôtel à Paris, où il séjournait pour assister au congrès de la Fifa.

Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a appris Jeune Afrique. Selon nos informations, cette interpellation serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer.

Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros). « Toutes les décisions ont été prises de manière collégiale » et « transparente », s’était défendu mi-avril le patron du foot africain.

L’arrestation intervient alors qu’Ahmad Ahmad se trouvait à Paris pour assister au congrès de la Fifa, qui a abouti à la réélection du président Gianni Infantino.

Mercredi soir, la CAF a pris la décision de faire rejouer la finale retour de la Ligue des champions africaine, après l’interruption controversée du match pour un problème lié à l’assistance vidéo à l’arbitrage. Une vive polémique s’en est suivie, les Tunisiens de l’Espérance sportive de Tunis, déclarés vainqueurs mais déchus de fait du quatrième titre continental de leur histoire, ayant annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Côte d’Ivoire/propos violents contre Alassane Ouattara: Justin Koua brièvement interpellé

septembre 21, 2018

Le président ivoirien, Alassane Ouattara. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

 

Justin Koua, secrétaire national de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo), a été libéré le vendredi 21 septembre après avoir passé la nuit en garde à vue, à la suite de ses propos violents contre le président Alassane Ouattara.

Les ennuis judiciaires recommencent pour Justin Koua. Ce jeune leader de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo), proche d’Aboudramane Sangaré, avait déjà passé vingt-neuf mois en prison à partir de juin 2013. Coutumier des critiques souvent violentes à l’encontre du pouvoir d’Alassane Ouattara, il avait alors été condamné pour « discrédit sur une décision de justice ».

Ce 20 septembre, après avoir reçu 24 heures plus tôt une convocation de la préfecture de police du Plateau (Abidjan), Justin Koua s’est présenté devant des enquêteurs. Ces derniers l’ont interrogé durant plusieurs heures sur ses propos tenus le 15 septembre lors d’un meeting de la jeunesse d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS, plateforme de l’opposition dirigée par Georges Armand Ouégnin et proche de l’ex-Première dame Simone Gbagbo).

Vers une inculpation ?

Face à des partisans en liesse, Koua avait en effet tenu pendant plusieurs heures des propos violents à l’encontre du chef de l’État ivoirien. « Nous allons faire porter à Alassane Ouattara ses habits de deuil et le conduire à sa dernière demeure », avait-il lancé. Il avait ainsi provoqué la sortie prématurée du petit stade d’Anono (commune de Cocody, à Abidjan), où se tenait la rencontre de certains militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) qui avaient été conviés et avec lesquels le FPI tente un difficile rapprochement.

C’est d’ailleurs en tant que témoin qu’Innocent Yao, président de la Jeunesse rurale du PDCI, qui avait pris la parole au cours du même meeting, a été invité par les services de la préfecture afin d’y être entendu. Le jeune leader du PDCI n’a pas personnellement répondu à l’invitation et s’est fait représenter par des avocats de son parti.

Il est possible qu’il soit inculpé pour appel à la haine, offense au chef de l’État ou troubles à l’ordre public », précise une source judiciaire

Justin Koua, qui a été libéré le vendredi 21 septembre après avoir passé une nuit en garde à vue, n’est pas pour autant sorti d’affaire. « Justin Koua a certes été autorisé à regagner son domicile, mais son dossier est en instruction au parquet, précise ainsi une source judiciaire à Jeune Afrique. Il est possible qu’il soit inculpé pour appel à la haine, offense au chef de l’État ou troubles à l’ordre public ».

Montée des violences verbales

Ces dernières semaines, la violence verbale a signé son retour dans les discours politiques émanant de tous les camps. De quoi faire planer des menaces sur la paix sociale, dans le contexte actuel de précampagne en vue des élections locales (municipales et régionales) du 13 octobre prochain.

Mi-septembre, Dah Sansan, le président du Rassemblement des jeunes Républicains (RJR, organisation de la jeunesse du parti présidentiel), menaçait par exemple de représailles des jeunes de l’opposition et du PDCI qui comptent organiser un sit-in devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI) pour réclamer sa réforme. « Non, ils n’auront même pas l’occasion de descendre dans la rue. Je crois que je vous ai parlé sagement, ils n’en auront pas l’occasion », avait-il ainsi affirmé.

Pour Christophe Kouamé, président de l’association Citoyenneté et participation (Civis-CI), le retour en force des violences verbales est la conséquence d’une « amnistie brutale [prise par le chef de l’État Alassane Ouattara le 6 août 2018 au bénéfice de 800 détenus et exilés pro-Gbagbo] qui n’a pas préparé les esprits tout comme les différents protagonistes, au vivre ensemble, à la cohésion sociale et à la responsabilité, dans un cadre de justice transitionnelle ».

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

L’opposant russe Navalny interpellé et blessé légèrement

août 25, 2018

L’opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny (à gauche) sort d’un commissariat de police de Moscou le après avoir été interpellé le 25 août 2018n / © AFP / Maxim ZMEYEV

L’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a été interpellé samedi devant son domicile, à deux semaines de manifestations contre une réforme du système de retraites à laquelle auxquelles il avait appelé, et blessé au doigt, a annoncé sa porte-parole.

« Navalny a été arrêté par cinq policiers de l’OMON (anti-émeute, NDLR) alors même qu’il quittait Moscou pour rendre visite à sa famille », a écrit la porte-parole, Kira Iarmych, sur son compte Twitter, précisant que son téléphone portable avait été saisi.

Cette interpellation, survenue en milieu de journée, a eu lieu « sous prétexte de procédures dans le cadre du dossier ouvert à la suite de la manifestation du 28 janvier », à laquelle l’opposant avait appelé pour boycotter l’élection présidentielle, a-t-elle précisé, affirmant qu' »aucun procès n’avait eu lieu à l’époque ».

Selon la porte-parole, cela a eu lieu « dans le but unique de lui causer des problèmes avant la manifestation du 9 septembre. Pouvez-vous vous imaginer de plus grands lâches que (ceux au) pouvoir? »

Alexeï Navalny voulait organiser des manifestations dans de nombreuses villes russes le 9 septembre contre le très impopulaire projet de réforme du système de retraites.

A la suite de son interpellation, Alexeï Navalny a été brièvement hospitalisé avant d’être de nouveau emmené au poste, a-t-elle déclaré. « On lui aurait cassé le petit doigt lors de l’interpellation ».

La date du procès a été provisoirement fixée à lundi, a-t-elle précisé, et Alexeï Navalny devrait rester en détention d’ici là.

L’opposant n’a pu pour l’instant voir son avocat, les autorités invoquant des motifs de sécurité particuliers au poste de police.

« L’avocat de Navalny rédigera une plainte », a assuré sa porte-parole.

Quelques heures avant son arrestation, Alexeï Navalny avait annoncé sur son compte Twitter qu’il ferait des « annonces intéressantes » dans son émission retransmise en direct sur les réseaux sociaux et prévue à 13H00 (heure locale), à peu près l’heure à laquelle l’interpellation a eu lieu.

L’opposant a durement critiqué le projet de faire augmenter l’âge de départ à la retraite.

L’opposition inhabituelle à une mesure soutenue par le président Vladimir Poutine s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, qui a recueilli 2,9 millions de signatures.

M. Navalny a multiplié ces derniers mois les manifestations pour faire pression sur le Kremlin, après avoir été déclaré inéligible à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée sans surprise par Vladimir Poutine.

Le 15 juin, l’opposant de 42 ans avait été arrêté pour avoir organisé une manifestation deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine à un quatrième mandat présidentiel, et pour avoir désobéi aux forces de l’ordre.

Il avait purgé 30 jours de détention et a été libéré le jour du début de la Coupe du monde de football en Russie.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h28)