Posts Tagged ‘intimidation’

Les officiels centrafricains se plaignent de « tracasseries » lors de leurs séjours en France

avril 14, 2022

En République centrafricaine, les relations diplomatiques avec la France ne cessent de se détériorer. Des parlementaires ont dénoncé lors d’une conférence de presse cette semaine les « tracasseries » dont ils s’estiment victime lors de leurs séjours en France, le tout  dans un contexte diplomatique tendu en raison notamment des activités de la société militaire privée Wagner, accusée par l’ONU de graves exactions contre les civils en Centrafrique.

« Nous sommes harcelé, intimidés, humiliés », proteste avec énergie le premier vice-président de l’Assemblée nationale Evariste Ngamana. Il dénonce un contrôle de douane survenu en salle d’embarquement tandis qu’il reprenait le chemin de Bangui avec plusieurs autres députés de retour d’une mission au Parlement européen. 

Fin février, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Témon a fait l’objet d’une fouille au salon du même aéroport. Une mésaventure similaire serait arrivée à la ministre des Arts et de la Culture. Ainsi qu’à d’autres officiels centrafricains. 

Tous se plaignent de difficultés pour obtenir des visas Schengen, de délais rallongés, de séjours accordés trop courts.

Il n’y a officiellement aucune politique de restriction de la part de la France. La diplomatie évoque des demandes formulées à la dernière minute aux motifs peu clairs. Mais Paris dénonce régulièrement des campagnes anti-françaises menées à Bangui et qui seraient téléguidées par la Russie avec l’aval des autorités. Une accusation fermement rejetée par ces dernières.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Priés d’aller à la retraite, les vieux du Budget et Trésor envoient 10 Boas au domicile du ministre Andely pour l’intimider

janvier 22, 2022

Dans une note circulaire du 11 janvier dernier, le ministre des finances Rigobert Andely constatait que certains agents affiliés à son ministère refusaient carrément de faire valoir leurs droits à la retraite et occupaient d’occuper leurs postes au mépris des lois en vigueur. Rigobert Andely enjoignait aux directeurs généraux de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter les dispositions y relatives. En un mot, ses vieux devraient aller se reposer et libérer le plancher.

Étant pour la majorité des ressortissants de la Cuvette ayant pour parrains des caciques du pouvoir, ces vieux qui n’aiment pas la retraite considèrent comme une déclaration de guerre la note du ministre Rigobert Andely.

Au Congo, depuis que Denis Sassou Nguesso voue une haine viscérale pour l’alternance, les fonctionnaires civils comme militaires suivent ses pas et ne veulent jamais entendre parler de la retraite pour céder la place aux jeunes. Ils s’accrochent à leurs postes au mépris de toutes les lois et sont prêts à tout contre celui qui veut les en contraindre.

On se souvient encore du douanier Itoua qui a ramené son âge de 60 à 25 ans pour ne pas aller à la retraite. Réunis pour analyser les menaces contre eux du ministre Rigobert Andely, ces vieux des régies financières ennemis de la retraite ont décidé d’appliquer la méthode forte pour le dissuader dans sa démarche.

Ils ont envoyé mystiquement une dizaine de serpent Boa à la résidence du ministre Andely de nuit. Une attaque à laquelle, la garde aussi mystique du ministre a fait face toute la nuit. Selon le témoignage recueilli auprès de la garde du ministre, de leur existence, personne n’a vu un Boa tricolore avec des sonnettes.

Quant au ministre Rigobert Andely qui a su maîtriser cette agression nocturne, sa détermination d’envoyer tous ces vieux à la retraite reste intacte. D’ailleurs, il a ordonné la mise en exécution immédiate de sa décision.

Beaucoup de jeunes diplômes échouent dans le marché de l’emploi à cause de cette méchanceté des Congolais qui consiste à détester la retraite. Pourtant tous ces vieux ont assez volé durant leur fonction et en principe doivent avoir une retraite dorée.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Deux militants de la Ligue de défense noire africaine condamnés pour avoir intimidé Patrick Balkany

novembre 25, 2019

Deux militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) ont été condamnés lundi pour acte d’intimidation envers Patrick Balkany, qu’ils avaient pris à partie début septembre dans la rue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Déjà défavorablement connus de la justice, les deux hommes sans emploi, âgés de 30 et 31 ans, ont été condamnés pour «acte d’intimidation envers un élu public» à six mois de prison et devront indemniser l’édile d’un euro symbolique. Le plus âgé, notamment condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol de personne vulnérable, a également écopé d’une amende de 1000 euros pour avoir donné aux enquêteurs une «identité imaginaire» – son «nom de militant», a-t-il expliqué à la barre. Le ministère public avait requis quatre mois de prison contre lui. «Cette condamnation est excessive», a aussitôt réagi son avocate Natacha Haleblian, annonçant faire appel. «On n’a pas pris en compte les violences dont mon client a été victime» de la part du plaignant», a-t-elle estimé. L’autre co-prévenu, qui était par ailleurs poursuivi pour «menace de mort réitérée» contre une femme qui avait tenté de protéger Patrick Balkany pendant l’altercation, devra également indemniser cette dernière à hauteur de 1.000 euros pour préjudice moral.

Les deux militants, qui disent «lutter contre les discriminations» et demandaient leur relaxe, ont expliqué avoir voulu ce jour-là, le 5 septembre, prendre rendez-vous avec le maire, croisé fortuitement devant le commerce d’une femme en difficulté qu’ils soutiennent depuis février. Une affaire «d’ordre privé» qui ne le regardait pas, avait alors balayé Patrick Balkany en tentant de mettre un terme à la conversation. Des extraits vidéos tournés avec son portable par l’un des militants montrent une discussion «courtoise» dans un premier temps, mais qui s’envenime peu à peu.

On y voit notamment le maire, récemment condamné pour fraude fiscale et blanchiment, prendre le militant le plus âgé par l’oreille pour l’«emmener au commissariat sous d’incessants allez-y, tapez-le!», «tapez-moi!» ou encore »agressez-moi!« lancés par l’un ou l’autre des militants. L’un d’entre eux dit avoir même reçu un «coup de poing» sur la poitrine et n’avoir «jamais bousculé» le maire. Mais pour le ministère public, la vidéo est sans appel: «Ils viennent au contact, cherchent le dérapage. L’acte d’intimidation est parfaitement caractérisé».«La LDNA utilise ce procès» comme une «tribune», a tancé de son côté Romain Dieudonné, l’avocat de Patrick Balkany.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : début des élections locales boycottées par le camp Gbagbo

avril 21, 2013
Laurent Gbagbo, le leader du FPI, est détenu à la Cour pénale internationale. Laurent Gbagbo, le leader du FPI, est détenu à la Cour pénale internationale. © AFP

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche 21 avril en Côte d’Ivoire pour des élections municipales et régionales. Un double scrutin boycotté par le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, deux ans après une crise politique meurtrière.

La tenue des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire, le 21 avril, sans la participation du Font populaire ivoirien (FPI). Le parti de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien détenu à la Cour pénale internationale, boycotte ces scrutins, les qualifiant de « mascarade ».

A Abidjan, dans un bureau de vote du quartier populaire de Koumassi (sud), les électeurs ont commencé à voter plus d’une demi-heure après l’ouverture officielle à 7 heures( heures locales), en raison de retards dans l’installation du matériel électoral. Plusieurs dizaines de personnes attendaient leur tour.

>> Lire aussi : « Côte d’Ivoire : les grandes batailles des élections municipales et régionales »

Dans une école primaire du quartier d’Abobo, dans la partie nord de la capitale, le vote a démarré avec près d’une heure de retard, comme dans certains secteurs de Bouaké, la grande ville du centre du pays, où Robert Kouladé, chef communautaire d’une quarantaine d’années, a indiqué à l’AFP être venu accomplir son « devoir de citoyen » en espérant que « les Ivoiriens tirent les leçons du passé pour éviter tout dérapage afin qu’on puisse emprunter la voie de la démocratie vraie ».

Plus de cinq millions d’inscrits

Après une campagne émaillée de quelques incidents, de dérapages verbaux et d’actes d’intimidation dénoncés par l’ONU, quelque 5,7 millions d’inscrits sont appelés aux urnes jusqu’à la clôture du vote à 17 heures (heure locale).

La Commission électorale indépendante (CEI) estime pouvoir annoncer les résultats complets d’ici le milieu de la semaine prochaine.

Avant la présidentielle de 2015, ces scrutins doivent permettre de tester la mobilisation des partisans du chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, installé au terme d’une crise post-électorale ayant fait environ 3 000 morts entre décembre 2010 et avril 2011.

Jeuneafrique.com avec AFP