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Niger : investi président, Mohamed Bazoum dénonce la « barbarie » des jihadistes

avril 2, 2021
Mohamed Bazoum, le président nigérien, ici lors d’un meeting, a été officiellement investi le 2 avril 2021 à la tête du pays.

Lors de son investiture, le nouveau président Mohamed Bazoum a dénoncé les « crimes de guerre » commis dans son pays par Al-Qaïda et l’État islamique au Grand Sahara, deux groupes dont il a jugé qu’ils menaient leurs attaques au Niger depuis des bases installées au Mali.

Premier passage de relais entre deux présidents démocratiquement élus depuis l’Indépendance, l’investiture de Mohamed Bazoum aurait pu être une fête. Mais pour ses premier mots en tant que président du Niger ce vendredi 2 avril au centre Mahatma Gandhi de Niamey, le successeur de Mahamadou Issoufou a tenu un discours au ton grave.

La cérémonie de prestation de serment du nouveau chef de l’État s’est en effet tenue dans un contexte de crise profonde pour le pays, deux jours après une « tentative de coup d’État » et alors que le Niger a été frappé par une série d’attaques sanglantes ciblant des civils attribuées à l’État islamique au Grand Sahara.

Kaboré, N’Daw, Faure, Déby…

Plusieurs chefs d’État africains avaient fait le déplacement, parmi lesquels le Malien Bah N’Daw, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Tchadien Idriss Déby Itno ou encore le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé était également présent. Le Premier ministre algérien, Abdelaziz Dkerad, avait lui aussi fait le déplacement, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, représentait le président Emmanuel Macron lors de la cérémonie.

Le Niger est « confronté à l’existence de groupes terroristes dont la barbarie vient de dépasser toutes les bornes », a déploré le président nigérien. Des groupes qui « se livrent à des massacres de civils innocents à grande échelle, commettant à l’occasion de vrais crimes de guerre ».

Le Mali en tête de l’agenda

Mohamed Bazoum a estimé que les chefs de ces groupes « relevaient d’autres pays », assurant que « jamais aucun chef terroriste n’a fait cas de griefs contre [son] État, et encore moins formulé la moindre revendication en sa direction ».

Si le pays doit aussi faire face à Boko Haram dans ses zones frontalières du Nigeria, Bazoum a particulièrement insisté sur la situation sécuritaire dans « la zone des trois frontières », entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Assurant que les dirigeants de l’État islamique au grand Sahara étaient « des ressortissants du Maghreb » et que le groupe avait ses bases « en territoire malien, dans les régions de Ménaka et Gao », le président a dit sa certitude que le combat contre l’organisation « serait très difficile aussi longtemps que l’État malien n’aurait pas exercé la plénitude de sa souveraineté sur ces régions ».

« La situation du Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure de notre pays, a-t-il affirmé. C’est pourquoi notre agenda diplomatique sera centré sur le Mali. »

Par Jeune Afrique – Avec AFP

Joe Biden deviendra le 46e président des États-Unis aujourd’hui

janvier 20, 2021

Après quatre ans de présidence mouvementée et controversée de Donald Trump, Joe Biden prend officiellement mercredi ses fonctions à la Maison-Blanche lors d’une cérémonie de prestation de serment boudée par le président sortant.

Plus de 190 000 drapeaux décorent le National Mall et le Capitole pour l’assermentation du président démocrate Joe Biden.

© ROBERTO SCHMIDT/Getty Images Plus de 190 000 drapeaux décorent le National Mall et le Capitole pour l’assermentation du président démocrate Joe Biden.

Les anciens locataires du bureau ovale Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton seront présents à Washington, transformée pour la circonstance en une véritable forteresse, notamment après l’assaut sur le Capitole au début du mois.

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Une prestation de serment particulière

S’il est vrai que c’est la première fois depuis 1869 qu’un président américain manque la prestation de serment de son successeur, c’est aussi la première fois qu’une femme, Kamala Harris, accède à la vice-présidence de la première puissance mondiale.Joe Biden (droite), Kamala Harris (gauche) ainsi que leurs conjoints respectifs, Jill Biden et Douglas Emhoff, ont participé à un événement commémoratif pour les victimes de la COVID-19, à Washington.

© TOM BRENNER/Reuters Joe Biden (droite), Kamala Harris (gauche) ainsi que leurs conjoints respectifs, Jill Biden et Douglas Emhoff, ont participé à un événement commémoratif pour les victimes de la COVID-19, à Washington.

Vers 9 h, Joe Biden a quitté la maison des visiteurs, la Blair House, où il a passé la nuit non loin de la Maison-Blanche, pour se diriger vers la cathédrale Saint-Mathieu.

Une cérémonie religieuse y a lieu. Des démocrates et des républicains de la Chambre des représentants et du Sénat y prennent part.

Le président désigné Joe Biden assiste à un service religieux avant son investiture présidentielle, à la cathédrale Saint-Mathieu.

© TOM BRENNER/Reuters Le président désigné Joe Biden assiste à un service religieux avant son investiture présidentielle, à la cathédrale Saint-Mathieu.

Vers 10 h 30, il prendra le chemin du Capitole pour la cérémonie de prestation de serment. Il y sera accueilli ainsi que Kamala Harris par un révérend.

Le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis John Roberts fera prêter serment à Joe Biden.

Joe Biden, à son arrivée à la base Andrews, dans la région de Washington, mardi

© TOM BRENNER/Reuters Joe Biden, à son arrivée à la base Andrews, dans la région de Washington, mardi

« Pas une seconde à perdre », dit Biden

Joe Biden, qui accède à la présidence à 78 ans, entend marquer dès le premier jour le contraste avec son prédécesseur.

Dès mercredi, le nouveau président prendra 17 mesures présidentielles pour revenir sur les mesures phares de Donald Trump. Cela va du retour à l’Accord de Paris sur le climat à la suspension des travaux de construction d’un mur à la frontière avec le Mexique et son financement grâce au budget du Pentagone.

La première journée de Joe Biden à la tête du pays sera marquée par l’effet combiné de la pandémie et des violences du Capitole qui ont fait cinq morts.

Les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles. Quelque 25 000 soldats de la Garde nationale et des milliers de policiers venus de tout le pays y sont déployés.

Compte tenu de la pandémie, c’est loin des foules habituelles qu’a lieu la cérémonie. Joe Biden fera face à plus de 190 000 drapeaux plantés pour représenter ce public absent. De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent la «zone rouge» entre la colline du Capitole et la Maison-Blanche.

Pour limiter la propagation du virus, le président signera un décret pour rendre obligatoire le port du masque dans les bâtiments fédéraux, ou pour les agents fédéraux.

La veille, il avait rendu un hommage solennel aux victimes de la COVID-19, prenant le contre-pied de Donald Trump qui a depuis des mois tenté de minimiser l’impact d’une pandémie ayant fait plus de 400 000 morts aux États-Unis.

«Pour guérir, nous devons nous souvenir. Il est difficile parfois de se souvenir, mais c’est ainsi que nous guérissons», a-t-il déclaré devant l’imposant monument Abraham Lincoln.

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: Donald Trump approuve la déclaration de l’état d’urgence à Washington

janvier 11, 2021

Le président américain sortant Donald Trump a approuvé la déclaration de l’état d’urgence jusqu’au 24 janvier à Washington après que la police fédérale américaine (FBI) a prévenu que des groupes armés prévoient manifester à la capitale à l’approche de l’investiture de Joe Biden.

Des membres de la Garde nationale et des policiers de Washington protègent le Capitole des États-Unis, en soirée, le 6 janvier 2021.

© Samuel Corum/Getty Images Des membres de la Garde nationale et des policiers de Washington protègent le Capitole des États-Unis, en soirée, le 6 janvier 2021.

Un groupe armé identifié a dit qu’il prévoyait envoyer ses membres à Washington samedi et a promis un soulèvement en cas de tentative pour écarter Donald Trump du pouvoir, a écrit un journaliste de la chaîne ABCNews sur Twitter, citant une note du FBI.

La mairesse de Washington, Muriel Bowser, a demandé lundi que la sécurité soit renforcée lors la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden, le 20 janvier.

Des partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole de Washington mercredi pour empêcher le Congrès de certifier les résultats de l’élection présidentielle de novembre.

Déploiement de la Garde nationale dans la capitale

Le Pentagone a indiqué lundi avoir autorisé le déploiement de 15 000 soldats de la Garde nationale à Washington pour la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden, le 20 janvier, afin d’éviter de nouvelles violences.

Quelque 6200 militaires sont déjà présents dans la capitale fédérale et ils seront 10 000 cette fin de semaine, a déclaré le général Daniel Hokanson. Environ 5000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre pour la prestation de serment du démocrate.

Pour l’instant, leur mission est limitée à un soutien logistique à la police locale et ils ne seront autorisés qu’en «dernier recours» à procéder eux-mêmes à des interpellations, si la situation devenait hors de contrôle, a ajouté l’officier qui supervise le bureau de la Garde nationale au ministère de la Défense.

Une réponse tardive

Le Pentagone a été critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale quand des partisans du président Donald Trump ont envahi le Capitole, semant le chaos et la violence au sein du temple de la démocratie américaine.

Selon le général Hokanson, le niveau de violence des manifestants n’avait pas été anticipé par les autorités.

De nouveaux appels à agir le 17 janvier ont commencé à circuler la semaine dernière sur les réseaux sociaux.

Muriel Bowser, a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 20 janvier pour être en mesure de réinstaurer rapidement un couvre-feu, si le besoin s’en faisait sentir.

Lundi, elle a appelé les Américains à ne pas venir à Washington pour la 59e cérémonie d’investiture le 20 janvier mais plutôt d’y participer de manière virtuelle

Avec  CBC/Radio-Canada

Présidentielle au Congo : Denis Sassou Nguesso investi candidat du parti au pouvoir

janvier 10, 2021
Le président congolais Denis Sassou Nguesso, à l’Élysée le 30 septembre 2019 lors de l’hommage à l’ancien président français Jacques Chirac.

Le Parti congolais du travail (PCT) a investi officiellement vendredi Denis Sassou Nguesso, comme son candidat à l’élection présidentielle qui doit se tenir au plus tard le 21 mars.

« Le Comité central du PCT approuve à l’unanimité l’investiture du camarade Denis Sassou Nguesso par le Comité national d’investiture en tant que candidat du PCT à la magistrature suprême de notre pays », a déclaré Esther Ayissou Gayama, membre du comité central du PCT.

Le PCT, qui a cumulé 46 ans au pouvoir, a tenu jeudi et vendredi dans la capitale la première session extraordinaire de son comité central pour décider cette investiture.

Denis Sassou Nguesso ne s’est pas encore prononcé

« Le Comité central demande au camarade Denis Sassou Nguesso de faire acte de candidature à l’élection présidentielle de mars 2021 (…) et lui assure de son soutien moral, matériel et financier », a ajouté Mme Ayissou Gayama.

Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 36 au pouvoir (1979-1992 puis depuis 1997) ne s’est pas encore prononcé.À LIRE Congo : qui face à Denis Sassou Nguesso en 2021 ?

Une fois candidat il aura notamment comme adversaire l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, 60 ans, qui s’est dit récemment « prêt » à prendre part à la présidentielle.

Guy-Brice Parfait Kolélas, qui s’est classé deuxième à la présidentielle contestée de 2016, déplore le fait que la Commission électorale soit dirigée par Henri Bouka qui est par ailleurs premier président de la Cour suprême.

Mathias Dzon, 73 ans, ministre des finances entre 1997 et 2002 a également présenté sa candidature.

« Impératif catégorique »

La révision des listes électorales en vue de la présidentielle a démarré timidement jeudi et sera close le 16 février.

« La victoire du camarade président Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle constitue pour le PCT un impératif catégorique. Nous avons les moyens d’y parvenir », a déclaré Pierre Moussa, secrétaire général du PCT.

Par AFP

Investiture de Kaboré : Ouattara, Issoufou, Condé… Une dizaine de chefs d’État présents

décembre 28, 2020
Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré lors de son ivestiture pour un second mandat, le 28 décembre 2020 à Ouagadougou.

Plusieurs chefs d’États ont pris part à la cérémonie d’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, réélu président du Burkina Faso pour un second mandat le 22 novembre.

« Je resterai attentif aux préoccupations de l’ensemble de mes compatriotes, surtout en ce qui concerne la réconciliation nationale, la paix et la sécurité, gages de toute action de développement », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré lors de son investiture, dont la cérémonie s’est déroulée dans la matinée du 28 décembre en présence d’une dizaine de chefs d’État.

Les chefs d’État d’Afrique de l’Ouest à Ouaga

C’est dans un Palais des Sports de Ouaga 2000 au public clairsemé, en raison des contraintes imposées par la pandémie de coronavirus, qu’il s’est adressé aux 1 200 invités triés sur le volet. Tous masqués, ils ont été tenus de respecter scrupuleusement les consignes sanitaires, en raison de la flambée de nouvelles contaminations observée dans le pays, avec près de 3 000 nouveaux cas enregistrés depuis le début de décembre.

Une dizaine de chefs d’État d’Afrique de l’Ouest ont effectué le déplacement à Ouagadougou. Depuis dimanche, l’aéroport de la capitale bukinabè a été le théâtre d’une véritable ballet aérien d’avions présidentiels.

Au premier rang des personnalités présentes pour l’occasion, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Ghanéen Nana Akufo Addo, le Guinéen Alpha Condé, le Bissau Guinéen Umaro Sissoko Embaló, le Libérien George Weah, le Mauritanien Mohammed Ould El Ghazouani, le Nigérien Mahamoudou Issoufou, le Sénégalais Macky Sall, le Tchadien Idriss Déby Itno et le Togolais Faure Gnassingbé. Une forte présence de ses pairs que Roch Marc Christian Kaboré n’a pas manqué de saluer lors de son discours.

Le président de la transition au Mali, Bah N’Daw, était pour sa part représenté par son Premier ministre, Moctar Ouane. Arrivé le 27 décembre, le Premier ministre Malien a été reçu par son hôte. À l’issu des échanges, il a déclaré être « très heureux de cette belle leçon de démocratie que le Burkina vient d’administrer à l’ensemble du continent à travers la préparation, l’organisation, le déroulement et l’issue des scrutins présidentiel et législatif ».

« Ceci s’est passé dans un contexte sécuritaire difficile, incertain, mais le résultat a révélé la grande maturité du peuple Burkinabè. C’est un message fort envoyé à l’ensemble de nos pays. Cette élection a permis de révéler ce qu’un peuple uni peut faire pour son développement », a-t-il ajouté.https://www.youtube.com/embed/43NdzIZhJ3M?feature=oembed

En effet, si les élections législatives et la présidentielle du 22 novembre ont été émaillées de quelques incidents, le processus a été salué par de nombreux observateurs. Les candidats malheureux ont tous reconnu leur défaite. Certains ont d’ailleurs pris part à la cérémonie sobre et solennelle de ce lundi, l’instar de Zéphirin Diabré, Kadré Désiré Ouédraogo, Eddie Komboïgo, Tahirou Barry ou encore Gilbert Noël Ouédraogo.

Vers de « larges consultations »

Kaboré a rendu hommage aux populations victimes du terrorisme ainsi qu’aux forces de défenses et de sécurité pour leur « détermination essentielle pour préserver la paix et l’unité nationale ».

Il a également décliné les axes majeurs de  l’action qu’il compte mener durant les cinq prochaines années, dont la sécurité, le renforcement de la démocratie, les réformes de l’administration et des services publics, l’investissement dans les infrastructures, les réformes foncières et agricoles et l’implication de la diaspora dans la construction du pays. Mais pour parvenir à atteindre ces objectifs, il a invité les Burkinabè « au travail ».

Pour parvenir à la réconciliation nationale, Kaboré a annoncé qu’il lancera dans les mois à venir de « larges consultations « . « La réconciliation nationale ne saurait faire l’économie des crimes de sang, des crimes économiques et politiques qui, de 1960 à nos jours, continuent d’envenimer les rapports entre les Burkinabè. Elle doit aller au-delà des questions conjoncturelles pour nous permettre de définir ensemble les bases d’une société burkinabè fondée sur les valeurs cardinales du travail, de la probité, de la dignité et de la défense de l’intérêt national », a-t-il ajouté.

Par Jeune Afrique

Présidentielle en Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié entre investiture et « atout de l’âge »

juillet 27, 2020

Henri Konan Bédié, à Paris le 10 septembre 2019.

Henri Konan Bédié, à Paris le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique 

L’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié, 86 ans, a été désigné candidat à la présidentielle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) avec 99,7% des voix à l’issue d’une convention de ce parti, a-t-il annoncé lundi 27 juillet à Abidjan.

Les résultats des votes des délégués dimanche, «mettent en évidence mon élection avec un score de 99,7%. C’est un véritable plébiscite», a déclaré M. Bédié, lors d’un point de presse à sa résidence d’Abidjan.

Le politicien de 86 ans a qualifié sa victoire de «véritable plébiscite».

« Pour nous au PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), l’âge c’est un atout. L’âge réunit l’expérience et aussi la compétence », a déclaré Henri Konan Bédié à des journalistes après avoir voté, ce dimanche 26 juillet, au siège du parti à Abidjan lors de la convention d’investiture du parti.

L’ancien président ivoirien (1993-1999), chassé du pouvoir par un putsch, et qui espère retrouver la magistrature suprême après deux candidatures (invalidée en 2000 et infructueuse en 2010, où il était arrivé troisième), affirme « remplir une mission de salut public pour restaurer la Côte d’Ivoire ».

« Si nous nous présentons, c’est surtout pour les nouvelles générations », « les jeunes assaillis par le chômage » (…) pour esquisser avec eux un avenir meilleur », a assuré le dirigeant du PDCI, critiqué par ses adversaires pour son âge avancé et qui sera le doyen du scrutin présidentiel du 31 octobre.

L’issue du vote d’investiture ne fait guère de doute, puisque l’ex-chef d’État ivoirien est candidat unique au PDCI, après l’invalidation d’une candidature rivale.

Sept ans d’expérience à la magistrature suprême

Quelque 9 000 délégués sont inscrits dans 388 bureaux de vote sur tout le territoire et à l’étranger pour la diaspora, pour cette « convention éclatée » pour cause de coronavirus. Le résultat provisoire sera proclamé lundi 27 juillet à midi, a expliqué Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du parti.

À la « Maison du PDCI » à Abidjan, militants et militantes portaient chemises, robes, casquettes et même masques anti-coronavirus aux couleurs du parti : un tissu aux motifs verts, avec le sigle frappé d’un éléphant, et la photo en médaillon de Félix Houphouët-Boigny, fondateur du PDCI, premier président ivoirien et « père de l’indépendance », toujours la figure tutélaire du pays 27 ans après sa mort, et mentor revendiqué de Henri Konan Bédié. 

« HKB » est apparu vers 11h30, marchant lentement mais apparemment en forme, vêtu de son traditionnel abacost, pour aller déposer son bulletin dans l’urne. Celui que l’on surnomme, du fait de sa parole rare, le « Sphinx de Daoukro » (la ville où il réside dans l’intérieur du pays), s’est ensuite adressé à quelques journalistes dans son bureau, s’exprimant posément.

« Mon parti estime que je suis le mieux placé, l’homme de la situation. Il ne faut pas oublier que j’ai gouverné ce pays pendant sept ans », a-t-il dit, après avoir dressé un bilan sévère de l’état de la Côte d’Ivoire.

Le PDCI a gouverné de conserve avec le parti du président Alassane Ouattara de 2011 à 2018, avant que l’alliance n’éclate, précisément sur la question du choix du candidat à la présidentielle de 2020.

Une candidature Ouattara se dessine

Ceux qui critiquent mon âge, « c’est leur problème ! Il n’y a pas d’âge limite au regard de la Constitution », a fait valoir Henri Konan Bédié. « Je réunis actuellement toutes mes forces physiques et intellectuelles », a-t-il assuré.

Il affrontera probablement le président Alassane Ouattara, 76 ans, dont la candidature pour un troisième mandat se dessine, après la mort brusque de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, terrassé à 61 ans par une crise cardiaque le 8 juillet.

Alassane Ouattara avait annoncé en mars ne pas se représenter pour laisser la place à la « nouvelle génération », critiquant de manière allusive la volonté de Henri Konan Bédié de se représenter. Mais le décès de son dauphin a bouleversé ses plans, et il va sans doute forcer le président à reprendre le flambeau du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), faute d’autre candidat consensuel, selon les analystes.

Le troisième grand parti national, le Front populaire ivoirien (FPI, d’opposition) n’a pas encore fait connaître sa position pour la présidentielle. Son fondateur l’ex-président Laurent Gbagbo, 75 ans (au pouvoir de 2000 à 2010) est en liberté conditionnelle depuis son acquittement par la Cour pénale internationale, et la possibilité de son retour en Côte d’Ivoire n’est pas tranchée.

Enfin, l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre Guillaume Soro, 47 ans, ancien allié de Ouattara, s’est déclaré candidat, mais il vit en exil en France après sa condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour « tentative d’insurrection ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Burkina : l’opposant Zéphirin Diabré investi candidat à la présidentielle par son parti

juillet 26, 2020

Zephirin Diabré en 2015 à Ouagadougou.

Zephirin Diabré en 2015 à Ouagadougou. © Theo Renaut/AP/SIPA

 

Le chef de file de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, a été investi samedi 25 juillet à Ouagadougou par son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), candidat à la présidentielle de novembre.

« Les militants de l’UPC réuni en congrès extraordinaire ont procédé à la désignation du candidat Zéphirin Diabré à la présidentielle », a déclaré le vice-président du parti Denis Yaméogo, lisant le procès-verbal, après un vote par acclamation des 5 000 militants rassemblés au palais des sports de Ouagadougou.

« Je jure solennellement ici et maintenant de m’investir en votre nom, corps et âme, dans ce combat pour la renaissance du Burkina Faso », a déclaré Zéphirin Diabré, 61 ans, qui se présente pour la deuxième fois à la magistrature suprême.

À l’élection présidentielle de 2015, il était arrivé deuxième avec 29,65% des voix, battu par l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré. Ce dernier se représente pour un deuxième mandat, alors que le Burkina Faso a progressivement sombré dans les violences jihadistes, entremêlées à des conflits intercommunautaires, qui ont fait depuis 2015 au moins 1 100 morts et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers.

« Il y a cinq ans, les Burkinabé ont commis la grave erreur de confier leur destinée au MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, actuel parti au pouvoir) et à ses alliés (…) Comme tout Burkinabé déçu de la gestion du MPP, nous voulons le changement et le vrai changement », a déclaré Zéphirin Diabré.

« Génération Zeph »

« Ce pays a besoin plus que jamais d’un nouveau départ, d’un nouveau souffle, d’une nouvelle vision », a martelé l’opposant.

Ancien ministre de Blaise Compaoré dans les années 1990, Zéphirin Diabré était passé dans l’opposition en 2011 en fondant l’UPC. Un changement de cap trois ans avant la chute de l’ancien président, chassé par une insurrection populaire fin 2014, après 27 ans au pouvoir.

« C’est une candidature chargée d’espoir pour les militants et tous ceux qui ont soif de changement. Nous ne voulons plus laisser le pays dans le gouffre », a déclaré Abdoul Ouedraogo, responsable des jeunes du parti. La porte-parole de l’union des femmes du parti, Jacqueline Konaté, a appelé Zéphirin Diabré à « sauver le pays des affres de la désolation », l’estimant seul à même « d’unir tous les Burkinabé ».

Sa candidature est soutenue par le mouvement la « Génération Zeph 2020 », un mouvement regroupant une centaine de partis politiques et associations, ainsi que plusieurs coalitions de partis.

L’opposition part cependant divisée au scrutin présidentiel, ce qui fait le jeu du président Kaboré, selon les analystes, malgré son bilan face aux violences jihadistes.

Parmi les autres candidats pressentis à la présidentielle figurent de nombreux autres anciens du régime Compaoré : l’ex-Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo, Gilbert Noël Ouédraogo, dirigeant d’un parti anciennement allié à Compaoré, ou encore Eddie Komboïgo, le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ex-parti au pouvoir.

Les autres postulants de poids sont Tahirou Barry, un ministre démissionnaire du premier gouvernement de Kaboré, et le juriste Abdoulaye Soma.

Par Jeune Afrique avec AFP

Burundi : le président Évariste Ndayishimiye a prêté serment

juin 18, 2020

Evariste Ndayishimiye et son épouse Angélique Ndayubaha à Bujumbura, le 16 mai 2020.

Evariste Ndayishimiye et son épouse Angélique Ndayubaha à Bujumbura, le 16 mai 2020. © AFP

 

Le président burundais a été investi jeudi à Gitega avec deux mois d’avance sur la date prévue, après le décès soudain de son prédécesseur Pierre Nkurunziza. Il prend la tête d’un pays divisé, isolé, appauvri et confronté à la pandémie de Covid-19.

Le nouveau président burundais, Évariste Ndayishimiye, a prêté serment jeudi 18 juin, succédant ainsi à Pierre Nkurunziza. « Devant Dieu le tout-Puissant, devant le peuple burundais, seul détenteur de la souveraineté nationale, moi Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi, je jure fidélité à la Charte de l’Unité nationale, à la Constitution de la République du Burundi, et à la loi…», a déclaré le chef de l’État en prêtant serment dans un stade à Gitega, la capitale administrative du pays.

Élu à la présidentielle du 20 mai, Évariste Ndayishimiye devait initialement prendre ses fonctions le 20 août, à la fin du mandat de Pierre Nkurunziza. Le décès subit de ce dernier le 8 juin, à l’âge de 55 ans après 15 années au pouvoir, officiellement d’un « arrêt cardiaque », a changé la donne.

Pour éviter une période d’incertitude qui aurait pu déstabiliser le Burundi, dont l’histoire est jalonnée de crises politiques meurtrières et d’une longue guerre civile (300 000 morts entre 1993 et 2006), le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a décidé d’accélérer la transition.

La Cour constitutionnelle, acquise à l’exécutif, avait décidé qu’Évariste Ndayishimiye devait débuter son mandat de sept ans le plus tôt possible, sans période d’intérim. À la mort de Pierre Nkurunziza, qui l’avait présenté comme son « héritier », le général Ndayishimiye s’est engagé à « poursuivre son œuvre ».

« Obstacles et réticences »

Le nouveau chef de l’État est l’un des acteurs clés d’un pouvoir qui a mené une répression meurtrière ayant fait plus de  200 morts et conduit 400 000 Burundais à l’exil, après la candidature controversée de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat en avril 2015.

Il n’a pas empêché les exactions à l’encontre des opposants, militants des droits de l’homme et journalistes indépendants, commises notamment par les Imbonerakure, la ligue de jeunesse du CNDD-FDD. Malgré tout, il n’a pas personnellement été mis en cause dans de tels abus, et est perçu comme plus tolérant que son prédécesseur et ne faisant pas partie de la frange la plus intransigeante du régime.

La disparition de Pierre Nkurunziza, qui devait rester très influent, pourrait lui donner les coudées un peu plus franches. Mais les analystes s’interrogent sur sa capacité à s’affranchir du groupe de généraux qui détiennent la réalité du pouvoir et à réconcilier un pays encore traumatisé par la crise de 2015.

S’il cherche à réformer, « il risque de se heurter à des obstacles, à des réticences de la part de ces généraux qui ont intérêt à se protéger », prévoit Carina Tertsakian, de l’Initiative pour les droits humains au Burundi.

Son attitude à l’égard du principal parti d’opposition, le Conseil national pour la liberté (CNL) d’Agathon Rwasa, qui avait dénoncé une « mascarade électorale », sera un premier indice de ses intentions.

Le défi du Covid-19

La communauté internationale, dont les principaux bailleurs de fonds du Burundi (UE, Belgique, Allemagne…), qui depuis 2015 lui imposent des sanctions, paraît prête à laisser sa chance à Évariste Ndayishimiye. Il a lancé quelques signes d’ouverture à son intention et pourrait chercher à sortir son pays de son isolement, si préjudiciable sur le plan économique.

Le Burundi est classé parmi les trois pays les plus pauvres au monde par la Banque mondiale, qui estime que 75 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, contre 65 % à l’arrivée au pouvoir de Pierre Nkurunziza en 2005.

Évariste Ndayishimiye avait promis lors de la campagne de faire de l’éradication de la pauvreté et du développement du pays sa priorité. Son premier défi sera toutefois l’épidémie de nouveau coronavirus. Pierre Nkurunziza avait maintenu les élections et refusé de confiner la population, en assurant que le Burundi en était protégé par la « grâce divine ».

Mais les Burundais se demandent aujourd’hui si l’ex-président, qui selon une source médicale contactée par l’AFP était en « détresse respiratoire » au moment de sa mort, n’a pas lui-même succombé à cette maladie.

Le Burundi a officiellement recensé 104 cas de Covid-19 pour un seul décès. Ce bilan laisse sceptiques bien des médecins, selon lesquels de nombreux cas et décès de personnes présentant les symptômes du virus ont été exclus des chiffres officiels.

Après l’avoir longtemps ignorée, les autorités semblent avoir pris conscience de la gravité de la situation et ont un peu infléchi leur discours ces derniers jours. Évariste Ndayishimiye pourrait ainsi consacrer une partie de son discours d’investiture à l’épidémie.

Par Jeune Afrique avec AFP

Guinée-Bissau : investiture à haut risque pour Umaro Sissoco Embaló

février 27, 2020

Umaro Sissoco Embalo, président de la République de Guinée Bissau, élu suite à l'élection presidentielle de décembre 2019. À Paris, le 21.01.2020.

Umaro Sissoco Embalo, président de la République de Guinée Bissau, élu suite à l’élection presidentielle de décembre 2019. À Paris, le 21.01.2020. © Vincent Fournier/JA

 

Le candidat proclamé vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, doit être investi ce jeudi à Bissau. Une cérémonie en petit comité, validée en urgence mercredi par une frange du Parlement.

« Dernière ligne droite et derniers préparatifs avant le grand jour : demain ». Umaro Sissoco Embaló a confirmé hier la tenue de son investiture, ce jeudi vers 11 heures (heures locales), par un message sur son compte Twitter personnel, ajoutant au passage une poignée de photos du lieux choisi pour l’événement : la salle de réunion de l’Hôtel Azalai.

Près de deux mois après le scrutin présidentiel, et malgré les contestations de son adversaire Domingos Simões Pereira, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui continue de remettre en cause les résultats le donnant vainqueur, Umaro Sissoco Embaló semble bel et bien décidé à endosser le rôle de chef de l’État.

« Concorde nationale » ?

Fort de la décision délivrée mardi par la Commission nationale électorale (CNE), qui a confirmé – une nouvelle fois – sa victoire à la présidentielle du 29 décembre, il a également assuré inviter ses concitoyens à cette cérémonie « dans un esprit d’unité et de concorde nationale ».

Depuis deux mois, la CNE, qui a prononcé les résultats « définitifs » de la présidentielle le 17 janvier, et la Cour suprême sont engagées dans un bras de fer autour de la validité des résultats de la présidentielle. Mercredi, le candidat du PAIGC a, à nouveau, saisi la Cour suprême pour demander un recomptage des voix. Domingos Simões Pereira justifie cette nouvelle saisine par un rapport d’audit des procès verbaux, produit par un cabinet privé qu’il a lui-même mandaté, et qui fait état d’« irrégularités » présumées dans la moitié des districts du pays.

Dans ce contexte, la venue du président de la Cour suprême à l’investiture du président proclamé élu par la CNE semble peu probable. Tout comme celle de Cipriano Cassamá, président de l’Assemblée nationale majoritairement acquise au PAIGC. « Tant que la Cour suprême n’aura pas rendu son jugement [au sujet du contentieux], il est attesté de façon incontestable qu’il ne peut y avoir un président élu suite au scrutin du 29 décembre », avait d’ailleurs écrit Cipriano Cassamá dans un communiqué publié mercredi.

« Usurpation de compétence »

Nuno Gomes Nabiam, candidat malheureux à la présidentielle qui avait apporté son soutien à Umaro Sissoco Embaló, devrait au contraire être présent dans la salle. C’est en effet lui, en tant que vice-président de l’Assemblée nationale, qui a convoqué mercredi en urgence une commission parlementaire. Huit des membres de la commission (sur une Assemblée qui en comporte 102 au total) ont alors validé la cérémonie d’investiture.

Un acte qualifié « d’usurpation de compétence » par Cipriano Cassamá, qui a menacé son vice-président de poursuites légales. « Vu l’existence d’un contentieux électoral, les conditions nécessaires pour [valider l’investiture] ne sont pas remplies », a tranché le président de l’Assemblée.

Bien qu’Umaro Sissoco Embaló se prévale du soutien des présidents nigérian Muhammadu Buhari et sénégalais Macky Sall, aucun chef  d’État n’est attendu à la cérémonie. Aucun n’a d’ailleurs été formellement invité. Une « deuxième cérémonie » pourrait avoir lieu plus tard, affirme Umaro Sissoco Embaló, qui a affirmé qu’il prendrait lui-même en charge les coûts de sa propre investiture de ce jeudi.

Les représentations diplomatiques présentes à Bissau ont, elles, été conviées. « J’ai reçu mon invitation ce jeudi matin », a confirmé à Jeune Afrique l’ambassadeur à Bissau d’un pays ouest-africain, qui confiait, dans la matinée, vouloir « attendre [de connaître] la position de la Cedeao » avant de se décider ou non à assister à l’événement.

L’organisation régionale n’a pas communiqué depuis dimanche dernier au sujet du contentieux électoral, mais elle avait d’ores et déjà estimé auparavant que les « résultats définitifs » du scrutin avaient déjà été annoncés, tout en avertissant que « des sanctions pourront être prises contre tous les acteurs qui n’agiraient pas dans le sens de la normalisation politique et institutionnelle ». « Notre position n’a pas changé », assurait mercredi un membre de la délégation de l’organisation basé à Bissau, alors que les invitations officielles n’avaient pas encore été envoyées.

Avec Jeuneafrique par Marième Soumaré 

 

Soudan: le premier ministre de transition investi

août 21, 2019

 

Abdallah Hamdok a été investi ce mercredi comme premier ministre du Soudan et devra mener un gouvernement de transition dans ce pays dirigé durant trente ans par le général aujourd’hui destitué Omar el-Béchir, ont rapporté les médias d’État. Peu de temps après avoir atterri dans la capitale soudanaise, cet ancien collaborateur des Nations unies a prêté serment au cours d’une brève cérémonie.

Désigné par les chefs de la contestation pour devenir le nouveau premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok a appelé ce mercredi à l’établissement d’une démocratie pluraliste après 30 ans de régime autoritaire, a rapporté l’agence de presse soudanaise officielle SUNA.

Cet économiste chevronné qui a travaillé durant des années pour les Nations unies. Il prend la tête d’un futur gouvernement après les mois de manifestations qui ont conduit à la chute de l’ex-président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et au transfert du pouvoir par les généraux ayant pris sa suite à une instance de transition dominée par les civils, le Conseil souverain.

La nouvelle phase qui s’ouvre au Soudan va nécessiter des «efforts concertés du peuple pour s’unir et construire un Etat fort», a-t-il déclaré selon SUNA. «Abdallah Hamdok a appelé à l’établissement d’une démocratie pluraliste en accord avec tous les Soudanais», a ajouté l’agence. Deux membres civils du nouveau Conseil souverain l’ont accueilli à son arrivée à l’aéroport. Ce Conseil qui compte onze membres supervisera la transition durant trois ans et trois mois et remplace le Conseil militaire de transition. Le nouveau gouvernement doit en principe être formé le 28 août.

Par Le Figaro.fr avec AFP