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Afrique : Denis Sassou N’Guesso invité à la biennale de Luanda

juin 9, 2021

Le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso a échangé, le 8 juin, avec  la ministre d’Etat en charge des Affaires sociales de Luanda, Carolina Cerqueira, porteuse d’une invitation du président angolais Joao Lourenço, adressée à son homologue Congolais.

L’invitation concerne la tenue de la biennale de Luanda, deuxième édition du forum panafricain pour la culture de la paix et de la non-violence en Afrique et de la diaspora africaine prévue du 4 au 8 octobre prochain à Luanda, en Angola.

« Nous avons bien voulu apporter ce message au président de la République du Congo, et lui parler de l’organisation de cette réunion aussi importante, de l’engagement de l’Angola par rapport à la paix en Afrique, et surtout  d’une représentation forte de la République du Congo au forum de la paix », a déclaré Carolina Cerqueira au sortir de l’audience.

« Ça sera une occasion pour les sociétés africaines en général, les élites intellectuelles, politiques, la jeunesse, les femmes, pour que nous puissions nous rencontrer et repenser, une fois de plus, la culture de paix pour notre continent », a ajouté la ministre d’Etat angolais.

-Carolina Cerqueira remettant le courrier au président Denis Sassou N’Guesso -Carolina Cerqueira reçue par le chef de l’Etat

La biennale de Luanda est organisée autour de trois axes principaux : le Forum des partenaires alliance pour l’Afrique ; le Forum d’idée des jeunes et des femmes ; et le festival des cultures pour la promotion de la diversité culturelle des pays africains et de leurs diasporas, ainsi que de leur capacité de résilience aux conflits et violences.

Cette année 2021, la deuxième édition de la « Biennale de Luanda – Forum panafricain pour la culture de la paix », qui est réalisée conjointement par l’Unesco, l’Union africaine (UA) et le gouvernement de la République d’Angola, se tiendra dans un format hybride en direct de Luanda. La rencontre sera diffusée au monde entier, fusionnant les événements numériques et physiques.

La deuxième édition du forum panafricain pour la culture de la paix et de la non-violence s’inscrit dans le cadre du plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique adopté à Luanda (Angola) lors du Forum panafricain de 2013. Elle fait suite à la décision adoptée en 2015, lors de la 24e session de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, demandant à la Commission de l’Union africaine d’œuvrer à son organisation, en consultation avec l’Unesco et le gouvernement de la République d’Angola.

L’initiative renforce la mise en œuvre des Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies, plus particulièrement les objectifs 16 et 17, et des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en particulier: « l’Agenda pour la Paix » et le Projet phare « Faire taire les armes à l’horizon 2020 ».

Le forum participe, par ailleurs, à la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle de l’Unesco pour la priorité Afrique (2014-2021) visant à apporter des réponses africaines aux transformations qui affectent les économies et les sociétés africaines.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba 

RDC : convoqué par le procureur, Vital Kamerhe ne répondra pas à « l’invitation »

avril 6, 2020

Le président Félix Tshisekedi aux côtés de Vital Kamerhe, le 23 novembre 2018.

Le président Félix Tshisekedi aux côtés de Vital Kamerhe, le 23 novembre 2018. © Ben Curtis/AP/SIPA

 

Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, est convoqué ce lundi devant le parquet général près la cour d’appel de Matete dans le cadre des enquêtes sur l’utilisation des fonds alloués au programme présidentiel des 100 jours. D’après nos sources, il sera représenté par ses avocats.

« L’UNC réaffirme son attachement à l’État de droit dans notre pays, mais note que la dite invitation du parquet est le point culminant de l’acharnement contre la personne de son président national ». L’annonce de « l’invitation » du chef de cabinet du chef de l’État par le parquet général près la cour d’appel de Matete a été accueillie par une levée de boucliers de la part des cadres de l’Union pour la nation congolaise, son parti.

Le procureur veut en effet entendre Vital Kamerhe, ce lundi, dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation des fonds alloués au programme présidentiel des 100 jours.

Kamerhe se fera représenter

Mais pour les ministres, députés et nombreux conseillers présidentiel et ministériels qui forment la direction politique du parti, cette convocation est le fruit d’une « campagne de diabolisation par certaines officines en mal de positionnement » visant Kamerhe, « aussi bien sur les médias que les réseaux sociaux, et ce, depuis plusieurs mois ».

Dans un communiqué au vitriol, la direction politique nationale de l’UNC dénoncé « la grave légèreté avec laquelle cette invitation a été adressée » au directeur de cabinet du chef de l’État, y relevant notamment erreurs de dates et confusion sur l’adresse du destinataire.

D’après nos sources, le principal intéressé a décidé de ne pas répondre à cette « invitation » du parquet, et se fera représenter par ses avocats.

Selon un proche du directeur de cabinet du président congolais, il existe un « noyau autour du président de la république » qui veut « obtenir la tête de Vital Kamerhe » qui, selon les accords politiques signés entre lui et Tshisekedi à Nairobi fin 2018, fait du président de l’UNC le candidat de la coalition Cap pour le Changement à la présidentielle de 2023.

La justice congolaise enquête depuis plusieurs semaines sur des soupçons de détournement des fonds alloués à l’exécution du « Programme des 100 jours », lancé en mars 2019 par le président Félix Tshisekedi, prévoyant notamment la construction d’infrastructures routières et à la gratuité de l’enseignement de base.

Plusieurs personnes ont déjà été entendues dans le cadre de ces enquêtes, dont le directeur général de la Rawbank, Thierry Taeymans, ou encore celui de Safricas, David Blattner. La justice congolaise a également entendu l’un des frères du directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, membre de la commission présidentielle sur les 100 jours, ainsi que le comptable de la présidence.

Avec Jeuneafrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Congo: Invitation pour une rencontre citoyenne

février 21, 2020

OCDH et la Plateforme des ONG pour les droits humains et la démocratie vous invitent à une conférence débat le samedi 29 février 2020. Les détails sont sur l’affiche.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

Invitation au jeu de mots de la langue française

novembre 13, 2019

Seul un amoureux de la langue française réussira ce test de vocabulaire
QUIZ – «Pétaudière», «fébricitant», «lupanar»… Nos dictionnaires abritent des mots tout à fait étonnants! Les connaissez-vous? Le Figaro vous propose de le découvrir.

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/quiz-francais/seul-un-amoureux-de-la-langue-francaise-reussira-ce-test-de-vocabulaire-20191113

Ils se cachent dans les colonnes de nos dictionnaires. Des mots rares, littéraires, familiers pour certains, qui expriment avec une précision savoureuse un état d’esprit. Ou bien, un sentiment.

Un «lucullus», par exemple, aime la bonne nourriture. Une personne qui «blézimarde» est quelqu’un qui a tendance à couper la parole. Un «agélaste» est un individu qui ne rit jamais. Celui qui a le nez «camard» a un nez aplati. Il y en a des milliers. Des termes que l’on ne connaît pas encore, que l’on croisera peut-être au détour d’une phrase, dans un livre ou une vieille revue.

Tant mieux! Dépoussiérons la langue française et dénichons-y de nouveaux (anciens) mots. Nous serions étonnés de voir à quel point ils n’ont pas pris une ride! Irez-vous jusqu’au bout de ce test de vocabulaire? Le Figaro vous propose de le découvrir…

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/quiz-francais/seul-un-amoureux-de-la-langue-francaise-reussira-ce-test-de-vocabulaire-20191113

Par Le Figaro.fr

Sommet du G7 à Biarritz : le point sur le programme des présidents africains invités

août 23, 2019

Le G7 se déroulera du 24 au 26 août 2019 en France, à Biarritz. © Markus Schreiber/AP/SIPA 

Cinq pays africains participeront, au titre d’invités, au sommet du G7 qui s’ouvre samedi à Biarritz. Un tête à tête entre Emmanuel Macron et Paul Kagame y est notamment prévu, alors que le rapprochement entre les deux pays se poursuit.

Pour ce sommet du G7 au format remanié, Emmanuel Macron a choisi de convier huit pays non-membres dont cinq africains. L’Afrique du Sud a, selon le site de l’Élysée, été conviée au côté de l’Inde, de l’Australie et du Chili en tant que « grands partenaires engagés dans la protection et la promotion des libertés démocratiques ».

Le Burkina Faso et son président Roch Marc Christian Kaboré, en sa qualité de président du G5 Sahel, Abdel Fattah al-Sissi, actuellement président de l’Union africaine, Macky Sall, en tant que président du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et Paul Kagame, qui a exercé en 2018 la présidence de l’Union africaine (UA) seront également présents. Moussa Faki, président de la commission de l’Union africaine est également présent.

À Biarritz, les chefs d’État seront pour la plupart logés à l’hôtel du Palais.

Bilatérales avec Kagame et Ramaphosa

Au programme des bilatérales, le président Emmanuel Macron doit s’entretenir avec son homologue rwandais Paul Kagame avec qui le rapprochement se poursuit. Un nouvel ambassadeur rwandais, François-Xavier Ngarambe doit arriver prochainement pour prendre le relais de Jacques Kabale, en poste depuis dix ans. Le dossier d’un ambassadeur au Rwanda, où la France n’est plus représentée depuis 2015, est toujours en attente. Côté rwandais on se veut optimiste à ce sujet. « Après l’agrément de notre Ambassadeur, la France ne restera pas longtemps sans en nommer un », glissait une source diplomatique rwandaise après la nomination du nouveau représentant de Kigali à Paris.

Le président français doit aussi échanger en tête à tête avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Après une visite de Jean-Yves Le Drian en Afrique du Sud début mars, le président français prépare lui-même une visite officielle en Afrique du Sud au début de l’année 2020. La date précise n’a pas encore été fixée.
Situation au Sahel
Un point presse sur la situation au Sahel est notamment prévu. Les participants doivent aussi échanger sur le soutien financier à plusieurs initiatives (entrepreneuriat féminin avec la Banque africaine de développement, Fondation Denis Mukwege, etc). Les sherpas, qui ont participé aux réunions de préparation au niveau ministériel, sont arrivés à Biarritz jeudi pour négocier les derniers textes. À l’ordre du jour, transformation numérique, transparence dans les marchés publics et lutte contre la corruption.

RDC: Emmanuel Macron et Charles Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

mai 23, 2019

 

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi leur intention d’ inviter le président français Emmanuel Macron et le premier ministre belge Charles Michel aux funérailles du père de l’actuel président Tshisekedi prévues de jeudi à samedi prochains à Kinshasa.

«Le directeur de cabinet du président de la République m’a confirmé qu’une invitation sera envoyée au président Macron et au premier ministre Charles Michel», a déclaré à l’AFP le coordonnateur général du comité d’organisation des obsèques, Lucien Lundula. Ce dernier a détaillé devant la presse le programme des obsèques de l’ex-opposant et premier ministre Étienne Tshisekedi. Décédé à Bruxelles le 1er février 2017, son corps n’avait pas été rapatrié faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime Kabila.

«Nous célébrons le père de la démocratie congolaise», a déclaré Lundula. «Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l’accomplissement du rêve d’Étienne Tshisekedi, désormais incarné par l’avènement de son fils au sommet de l’État», détaille-t-il dans un communiqué de presse.

La dépouille d’Étienne Tshisekedi doit arriver jeudi matin 30 mai à l’aéroport de Ndjili en présence de son fils et chef de l’État, et de toutes les autorités de la RDC. Un cortège funéraire doit ensuite traverser Kinshasa pendant toute la journée jusqu’à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, en passant par la résidence du défunt et sa famille à Limete. Vendredi 31 mai, le corps doit être conduit en procession au stade des Martyrs pour un recueillement populaire, une messe et une veillée mortuaire ouverte au public. Samedi, une cérémonie officielle et une messe seront célébrées au stade des Martyrs, avant la procession vers l’endroit de l’inhumation au monument funéraire de N’Sele.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Étienne Tshisekedi est passé dans l’opposition et a fondé l’UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois premier ministre pendant la transition multipartite des années 90, avant de s’opposer au régime des Kabila père et fils.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le pape invite les fidèles en octobre contre le diable

septembre 29, 2018

Le pape lors de son audience hebdomadaire sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 26 septembre 2018n / © AFP / Tiziana FABI

Le pape François a invité samedi les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de « protéger l’Eglise contre le diable », a indiqué le Vatican dans un communiqué.

« Le Saint Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de dieu place l’Eglise sous sa protection: afin de la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et la rendre toujours plus consciente des coups, des erreurs et des abus commis aujourd’hui et dans le passé », précise ce texte. Le diable, peut-on lire, « cherche toujours à nous séparer de Dieu et les uns des autres ».

Cette exhortation à la prière intervient au moment où l’Eglise catholique est secouée par les révélations d’abus sexuels peprétrés par des membres du clergé, en Allemagne, aux Etats-Unis ou encore au Chili et en Australie.

La prière du rosaire est une prière répétitive qui consiste à dire plusieurs « Je vous salue Marie », une prière adressée à la mère de Jésus-Christ, et des « Notre Père », prière adressée à Dieu, en s’aidant d’un chapelet.

Romandie.com avec(©AFP / (29 septembre 2018 16h20)

Poutine dit être « prêt à se rendre à Washington » et avoir invité Trump à Moscou

juillet 27, 2018

Johannesburg – Vladimir Poutine s’est dit vendredi « prêt à se rendre à Washington » pour rencontrer Donald Trump et a assuré avoir invité le président américain à Moscou, après un premier sommet qui a provoqué un torrent de critiques aux Etats-Unis.

« Nous sommes prêts à inviter le président Trump à Moscou, il a cette invitation, je lui en ai parlé. Je suis prêt à me rendre à Washington », a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse à Johannesburg en marge du sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

« Mais je le répète une nouvelle fois, (uniquement) si les conditions appropriées pour travailler sont mises en place là-bas », a-t-il prévenu.

Ces rencontres avec M. Trump sont « utiles », a-t-il déclaré. « Les contacts au plus haut niveau politique sont nécessaires », a-t-il souligné, assurant que les deux dirigeants « ne peuvent pas discuter de tout par téléphone ».

Initialement envisagé pour l’automne à Washington, le prochain sommet Trump-Poutine aura finalement lieu « l’année prochaine », a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Motif invoqué: l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis et sur des soupçons de collusion entre l’équipe du candidat Trump et le Kremlin de Vladimir Poutine, qualifiée de « chasse aux sorcières » par la Maison Blanche, doit auparavant être bouclée pour ne pas parasiter les échanges.

M. Poutine a cependant évoqué vendredi « des possibles contacts lors de forums internationaux » alors que les deux présidents sont attendus à des sommets en novembre, dans le Pacifique (Apec) puis en Argentine pour le G20.

M. Poutine a également fait l’éloge de son homologue américain: la « grande qualité du président Trump est qu’il cherche à remplir ses promesses aux électeurs américains ».

Le 16 juillet à Helsinki, MM. Poutine et Trump ont affiché une rare unité au cours de leur conférence de presse commune, notamment sur les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle américaine, rejetées par Moscou.

Ce premier sommet très attendu a provoqué un tollé aux Etats-Unis où les déclarations du président américain ont été jugées trop conciliantes vis-à-vis de son homologue russe.

« Peu importe les difficultés, qui sont ici des difficultés au sein de la vie politique intérieure des Etats-Unis, la vie continue et nos contacts se poursuivent », a déclaré vendredi M. Poutine.

Selon l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, les deux hommes ont bien discuté de l’est de l’Ukraine durant leur entretien, et Vladimir Poutine a avancé des « propositions concrètes ».

Parmi elles, a rapporté l’agence d’information Bloomberg, figure l’organisation d’un référendum dans les régions séparatistes de l’Est pour mettre fin au conflit. Il porterait sur le statut des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, qui échappent au contrôle de Kiev.

Interrogé sur cette idée déjà rejetée par Washington, M. Poutine s’est refusé vendredi à tout commentaire: « C’est un sujet très sensible, qui doit être étudié et travaillé davantage ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2018 13h58)                                                        

Après Helsinki, Trump invite Poutine à Washington

juillet 19, 2018

Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

En pleine polémique sur le sommet d’Helsinki, Donald Trump persiste et signe: il a fait savoir jeudi qu’il avait invité Vladimir Poutine à Washington à l’automne afin de « poursuivre le dialogue » avec l’homme fort du Kremlin.

Accusé par ses détracteurs, mais aussi nombre d’élus de son parti, de s’être montré beaucoup trop conciliant avec son homologue russe, le président américain s’en est pris avec virulence aux journalistes coupables à ses yeux de ne pas avoir souligné le « grand succès » de leur face-à-face.

Selon Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, des discussions sont « déjà en cours » pour une nouvelle rencontre, cette fois-ci dans la capitale fédérale américaine.

Martelant sa conviction que bien s’entendre avec M. Poutine était « une chose positive », M. Trump a ajouté sur la chaîne CNBC: « Si cela ne fonctionne pas, je serai le pire ennemi qu’il ait jamais eu ».

Trois jours après le rendez-vous qui l’a mis en porte-à-faux avec les agences américaines de renseignement en raison de ses atermoiements sur l’ingérence russe dans la présidentielle, Donald Trump peine toujours à éteindre l’incendie.

« Le sommet avec la Russie a été un grand succès, sauf pour le vrai ennemi du peuple, les médias +Fake News+ », a-t-il tweeté, reprenant une expression particulièrement agressive qu’il avait déjà utilisée en 2017.

« J’attends avec impatience notre deuxième rencontre pour que nous puissions commencer à mettre en place certaines des choses dont nous avons parlé », a-t-il ajouté, citant, pêle-mêle, la lutte contre le terrorisme, « la sécurité pour Israël », les cyberattaques, les échanges commerciaux, l’Ukraine, la paix au Proche-Orient ou encore la Corée du Nord.

Fait remarquable, M. Poutine avait, quelques heures plus tôt, lui aussi dénoncé les critiques visant M. Trump, stigmatisant les « forces » aux Etats-Unis « prêtes à sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions ».

Plaidant pour un renforcement des contacts entre les deux grandes puissances nucléaires, le maître du Kremlin a notamment rappelé que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, le New START, devait expirer en 2021.

Pour le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, la conférence de presse Trump-Poutine a fait « beaucoup de bruit », sans que les médias n’apportent beaucoup d' »éclaircissements ».

« Le président (Trump) avait pour objectif de rediriger deux pays qui avançaient sur un mauvais chemin (…), de créer un espace pour la communication et le dialogue et il y est parvenu », a-t-il estimé mercredi sur la chaîne catholique EWTN.

– « Une mauvaise semaine » –

Affaire Trump-Russie : les mises en accusation / © AFP / Gal ROMA

A Washington, les critiques restaient vives, tant sur le sommet que sur les jours qui ont suivi.

« En ce qui concerne la Russie, cela a été une mauvaise semaine et il est impératif que (Donald Trump) comprenne qu’il a mal évalué Poutine », a lancé Lindsey Graham, un sénateur républicain pourtant souvent en phase avec le milliardaire.

Jeudi après-midi, la Maison Blanche a tenté de clore une des nombreuses polémiques nées de la désormais célèbre conférence de presse sur la Baltique.

M. Poutine avait alors proposé de permettre à Washington d’interroger 12 agents du renseignement russes inculpés aux Etats-Unis pour interférence dans l’élection, mais à la condition d’une « réciprocité » sur des Américains soupçonnés « d’activités illégales ».

L’affaire s’était envenimée lorsque la justice russe avait précisé mardi vouloir interroger onze Américains, dont l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Moscou (2012-2014) Michael McFaul, nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama.

Après avoir laissé plané le doute mercredi, ce qui a suscité une nouvelle tempête dans la capitale fédérale américaine, Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif, a indiqué que le président n’était « pas d’accord » avec cette proposition.

« Le président Trump a clairement indiqué que nous n’allons pas forcer des Américains à se rendre en Russie pour être interrogés par des Russes. Cela a fait beaucoup de bruit, je ne sais pas pourquoi. Les Américains peuvent être rassurés », a appuyé le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sur les ondes de Voice of America.

Michael McFaul a vivement interpellé l’administration Trump sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les anciens secrétaires d’Etat démocrates John Kerry, Hillary Clinton et Madeleine Albright lui ont apporté leur soutien, tout comme certains élus républicains, dont le sénateur Marco Rubio.

Le tête-à-tête Trump/Poutine, qui a duré environ deux heures, fait désormais l’objet d’intenses conjectures. Certains élus ont même demandé que l’interprète du président américain soit interrogée par le Congrès.

Mais Mike Pompeo a dit mercredi sur EWTN qu’il serait « très surpris » que soient rendues publiques les retranscriptions de la rencontre d’Helsinki ou de celle que M. Trump avait eu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le mois dernier à Singapour. « Ce serait historique », a-t-il souligné.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2018 02h38)

Mexique: le président élu Lopez Obrador va inviter Trump à son investiture

juillet 5, 2018

Mexico – Le président élu du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, a annoncé jeudi qu’il comptait inviter Donald Trump à son investiture le 1er décembre, alors que les relations sont tendues depuis la campagne électoral du président américain il y a deux ans.

« Nous allons l’inviter, nous sommes des pays voisins, nous avons des relations économiques, commerciales, des liens d’amitié, de coopération. Nous avons 3.180 km de frontière (commune). Donc, le président Trump sera invité », a déclaré M. Lopez Obrador lors d’un point de presse.

Que le président américain vienne ou non, « cela dépendra de son agenda et de ce qu’il décidera », a ajouté Andrés Manuel Lopez Obrador, 64 ans.

« AMLO », ainsi qu’est communément surnommé le futur homme fort du Mexique, a obtenu une victoire électorale écrasante dimanche, rassemblant plus de 53% des voix. Le parti du candidat de gauche remporte un grand chelem: élections législatives, sénatoriales et locales.

Beaucoup d’inconnues entourent toutefois M. Lopez Obrador, l’une des principales étant le lien qu’il entretiendra avec les États-Unis, principal partenaire commercial du Mexique et pays hébergeant 12 millions de Mexicains.

Ces derniers mois, les relations entre les deux nations ont été particulièrement chahutées, entre rhétorique anti-immigration de Donald Trump et tensions commerciales.

AMLO a beau s’être engagé à remettre Trump « à sa place », les deux hommes ont manifesté lundi, au lendemain du scrutin, leur intention de développer une bonne relation mutuelle.

M. Lopez Obrador a proposé à son homologue américain de « réduire les migrations » et « d’améliorer la sécurité », M. Trump saluant de son côté une « bonne discussion » téléphonique. « Je crois qu’il va essayer de nous aider sur la frontière », a dit le locataire de la Maison Blanche, qui a promis de faire construire un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 20h07)