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L’ONU condamne une nouvelle exécution d’un mineur délinquant en Iran

décembre 31, 2020

L’ONU a vivement condamné jeudi 31 décembre l’exécution en Iran d’un homme pour un crime qu’il aurait commis alors qu’il avait 16 ans, la quatrième d’un mineur délinquant cette année dans ce pays, appelant Téhéran à cesser cette pratique.

Selon l’ONU, Mohammad Hassan Rezaiee a été exécuté tôt jeudi. D’après Amnesty International, il avait été arrêté en 2007 dans le cadre d’une affaire où un homme avait été tué à coups de couteau lors d’une rixe et il a passé plus de douze ans dans le quartier des condamnés à mort.

«L’exécution de mineurs délinquants est catégoriquement prohibée par les lois internationales et l’Iran a l’obligation de respecter cette interdiction», a déclaré une porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations unies à Genève, Ravina Shamdasani. La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, «condamne vivement cette exécution», a-t-elle ajouté.

Ravina Shamdasani a ajouté que le Bureau des droits de l’homme de l’ONU était consterné que l’exécution ait eu lieu en dépit de ses efforts pour un dialogue avec Téhéran sur cette question. «Il existe des allégations extrêmement troublantes selon lesquelles il a été condamné sur la base d’aveux extorqués sous la torture», a-t-elle dit, ajoutant qu’il y avait également «de nombreuses autres inquiétudes au sujet des violations de son droit à un procès équitable».

La porte-parole a souligné que l’exécution de Rezaiee est la quatrième d’un mineur délinquant en 2020 et intervient après une série d’exécutions récentes en Iran.L’exécution par Téhéran le 12 décembre d’un journaliste et dissident basé en France, Ruhollah Zam, avait provoqué un tollé international, des gouvernements occidentaux accusant l’Iran de l’avoir kidnappé à l’étranger avant de le juger.

Ravina Shamdasani a souligné qu’au moins huit personnes avaient été exécutées dans différentes prisons iraniennes pour la seule période entre le 19 et le 26 décembre. Elle a ajouté que selon des informations non confirmées, huit autres personnes couraient le risque d’une «exécution imminente». Plusieurs personnes condamnées pour des crimes qu’elles auraient commis alors qu’elles étaient mineures sont dans le couloir de la mort, d’après elle.

«L’ONU a appelé à plusieurs reprises l’Iran à cesser d’exécuter des mineurs délinquants, mais nous pensons qu’au moins 80 d’entre eux sont dans le couloir de la mort», a-t-elle dit. Elle a souligné que Michelle Bachelet «a exhorté les autorités iraniennes à arrêter toutes les exécutions de mineurs délinquants et à reconsidérer immédiatement leur cas conformément aux lois internationales sur les droits de l’homme.»

Par Le Figaro avec AFP

L’Iran convoque l’ambassadeur de France après l’exécution de Rouhollah Zam

décembre 13, 2020
L'IRAN CONVOQUE L'AMBASSADEUR DE FRANCE APRÈS L'EXÉCUTION DE ROUHOLLAH ZAM

L’ambassadeur d’Allemagne a lui aussi été convoqué, son pays assumant la présidence tournante de l’Union européenne.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a transmis à ces diplomates les protestations de l’Iran à la suite des critiques françaises et européennes contre l’exécution de Rouhollah Zam.

Ce dernier, qui a vécu un temps en exil en France avant d’être capturé en Irak puis transféré en Iran, a été pendu samedi. Il a été jugé coupable d’incitation à la violence lors du mouvement de contestation de 2017 en Iran.

La France a dénoncé un « acte barbare et inacceptable » et a condamné « avec la plus grande fermeté cette atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ».

L’UE a pour sa part dit condamner cette exécution « dans les termes les plus forts ».

Avec Reuters (version française Bertrand Boucey)

Iran : un responsable du programme nucléaire assassiné

novembre 27, 2020

Un scientifique de haut rang travaillant pour le secteur nucléaire en Iran a été assassiné vendredi près de Téhéran.

Un scientifique de haut rang travaillant pour le secteur nucléaire en Iran a succombé à ses blessures après l’attaque de son véhicule par des «terroristes armés» près de Téhéran, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

L’homme – identifié officiellement comme étant Mohsen Fakhrizadeh, chef du département recherche et innovation du ministère – a été «gravement blessé» lorsque sa voiture a été prise pour cible par plusieurs assaillants, qui ont en retour été pris à partie par l’équipe de sécurité du scientifique, a poursuivi le communiqué, précisant que l’équipe médicale n’était pas parvenue à le ranimer.

Par Le Figaro avec AFP

L’Iran lance des missiles souterrains lors d’exercices dans le Golfe

juillet 29, 2020

 

La veille, les Gardiens de la révolution avaient attaqué un faux porte-avions américain.

Les forces armées de la République islamique ont tiré mercredi 29 juillet des missiles balistiques «depuis les profondeurs de la terre» au dernier jour d’exercices militaires dans les eaux du Golfe, selon des médias iraniens. Ces tirs interviennent un jour après que les Gardiens de la révolution, armée idéologique de l’Iran, ont visé la maquette d’un porte-avions américain près du détroit d’Ormuz, important couloir de navigation notamment pour les pétroliers.

Des images diffusées par la télévision d’État ont montré des rafales de flammes, de la fumée et de la poussière, et quelque chose qui ressemblait à quatre projectiles s’élevant dans le ciel depuis un terrain désertique.

Dans une déclaration publiée sur leur site Sepahnews, les Gardiens de la révolution ont affirmé que c’était «la première fois au monde» qu’un tel exercice était réalisé, sans autre détail. Ils ont salué «le lancement réussi de missiles balistiques depuis les profondeurs de la terre de manière totalement camouflée», selon eux «une réalisation importante qui pourrait poser de sérieux défis aux organisations de renseignement ennemies».

Les Gardiens de la révolution ont également indiqué avoir lancé des bombes de chasseurs-bombardiers Soukhoï Su-22 pour viser des «positions prédéterminées» sur l’île de Bani Farur dans les eaux territoriales iraniennes. «Ces lancements ont été effectués sans la plate-forme et les équipements habituels», a déclaré le général de brigade Amirali Hajizadeh, chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, dans une interview télévisée. «Les missiles enterrés percent soudainement le sol et frappent leurs cibles avec précision», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec AFP

 

L’Iran a visé un faux porte-avions américain lors d’exercices dans le Golfe

juillet 28, 2020

 

Ces manœuvres surviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître.

Les forces armées iraniennes ont détruit avec des missiles la maquette d’un porte-avions américain, mardi 28 juillet, lors d’exercices militaires dans les eaux du Golfe au sud de l’Iran, a annoncé la télévision d’État. Les exercices, appelés «Prophète Mohammed 14», ont eu lieu près du détroit d’Ormuz, important couloir de navigation notamment pour les pétroliers.

Ces manœuvres surviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître, en particulier depuis le retrait unilatéral en 2018 des États-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions américaines contre la République islamique.

Une attaque aérospatiale et navale

Selon des images diffusées à la télévision d’État, des forces terrestres et aériennes iraniennes se sont préparées à une attaque au large de la côte située au sud-ouest du pays. Des vedettes rapides étaient chargées de tirer et de lancer des roquettes sur le porte-avions. Par la suite, des missiles sol-mer ciblaient et détruisaient le faux transporteur.

La maquette d’un porte-avions de classe Nimitz est apparue ensuite avec des rangées de faux avions de combat visibles de chaque côté de sa piste d’atterrissage. La télévision d’État a coupé la séquence pour montrer des roquettes tirées vers la mer à l’arrière de camions, avant de montrer des dégâts à la coque de la maquette du faux porte-avions. Un autre missile tiré depuis un hélicoptère laisse une traînée de fumée avant de s’écraser sur le côté du faux navire de guerre Nimitz.

Des forces armées ont ensuite été vues en train de descendre sur le pont du navire, alors qu’une dizaine de vedettes rapides l’entouraient. «Ce qui a été montré aujourd’hui dans ces exercices, au niveau des forces aérospatiales et navales, était tout à fait offensif», a déclaré le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique.

«Irresponsable et dangereux»

De son côté, la marine américaine a dénoncé le comportement «irresponsable et dangereux» de l’Iran. «Cet exercice n’a pas perturbé les opérations de la coalition dans la région et n’a eu aucun impact sur la libre circulation du commerce dans le détroit d’Ormuz et les eaux environnantes», a néanmoins tempéré la porte-parole de la Cinquième flotte américaine, Rebecca Rebarich.

Par Le Figaro avec AFP

Iran: le coronavirus a fait plus de 15.000 morts

juillet 23, 2020

 

 

Le 21 juillet dernier, 229 personnes sont décédées du Covid-19 en 24h dans le pays du Moyen-orient le plus touché par la crise sanitaire actuelle.

Le bilan des décès causés par le nouveau coronavirus en Iran a franchi la barre symbolique des 15.000, a annoncé ce jeudi 23 juillet le ministère de la Santé, signalant une hausse du nombre de morts, d’hospitalisations et de contagions dans l’ensemble du pays. «Nous avons malheureusement perdu 221 de nos chers compatriotes à cause de la maladie Covid-19 au cours des dernières 24 heures», a déclaré Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère, sur la télévision d’État.

Ce qui porte le bilan à 15.074 décès en Iran, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie. La République islamique fait face depuis fin juin à une nette augmentation de la mortalité quotidienne due au virus, enregistrant mardi un nouveau record de décès (+229) depuis le début de l’épidémie en février.

La porte-parole a appelé les Iraniens à éviter tout voyage inutile ainsi que les endroits bondés et à ne pas organiser de cérémonies funéraires ni de mariages. Le président iranien Hassan Rohani a indiqué jeudi que l’Iran allait commémorer la mort au VIIème siècle de l’imam Hossein, figure emblématique du chiisme, à partir du 21 août. Pendant ces célébrations, qui doivent durer deux mois, aucun mariage n’est célébré.

D’après Mme Lari, 2.621 personnes ont été testées positives au Covid-19 ces dernières 24 heures, portant le total des infections à 284.034. «Nous constatons une augmentation des cas de maladie, d’hospitalisation et de décès dans tout le pays», a-t-elle déploré, précisant que les hospitalisations avaient récemment doublé dans les provinces de Fars (sud) et de Khorassan-é Razavi (nord-est). Selon elle, la situation est préoccupante dans 25 des 31 provinces où l’épidémie semble de nouveau se propager depuis début mai.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: port du masque obligatoire dès dimanche en Iran, 148 nouveaux décès

juillet 4, 2020

Le port du masque va être obligatoire pour entrer dans certains lieux publics couverts en Iran, a indiqué ce samedi 4 juillet le président Hassan Rohani, alors que 148 nouveaux décès ont été recensés dans le pays, le plus touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Lors d’une réunion du Comité de lutte contre l’épidémie, Rohani a annoncé l’entrée en vigueur de la nouvelle mesure dès dimanche: «A partir de demain, il faudra porter un masque si on veut entrer dans un endroit couvert», a-t-il dit. Depuis fin juin, le ministère de la Santé avait lancé une campagne «Je porte un masque» pour inciter les Iraniens à se protéger contre le virus.

Le nouveau bilan quotidien porte le nombre total des victimes à 11.408 morts, a déclaré samedi à la télévision d’Etat la porte-parole du ministère de la Santé Sima, Sadat Lari. «Au cours des dernières 24 heures, nous avons recensé 2.449 nouveaux cas liés au virus, portant à 237.878 le total des contaminations», a ajouté Lari.

L’application de la nouvelle mesure pourrait cependant être difficile car, selon la Municipalité de Téhéran, de nombreuses personnes ne portent pas de masque en utilisant les transports en commun de la capitale où il est déjà obligatoire. Rohani a également affirmé que la mise en oeuvre de cette consigne nécessitait «une sorte de garantie d’application». «Dans les bureaux administratifs, cela pourrait être plus facile: par un décret, nous pouvons empêcher des gens sans masques d’y entrer», a-t-il encore dit.

La République islamique, qui a annoncé ses premiers cas de virus SARS-CoV-2 le 19 février, est de loin le pays le plus touché du Moyen-Orient. Selon Lari, les provinces du Khouzestan, de l’Azerbaïjan Occidental et Oriental, du Khorassan-é-Razavi, du Kurdistan, de Kermanshah, de Bouchehr, d’Ilam et d’Hormozgan sont classées «rouge» selon l’échelle de risque établie par les autorités. Celles de Téhéran, de Fars, d’Ispahan, de Mazandaran, de Hamadan, de Zanjan, de Sistan-Balouchistan, d’Alborz et du Lorestan sont en alerte, a-t-elle ajouté.

Par Le Figaro avec AFP

Iran: Au moins 18 morts dans une explosion dans une clinique de Téhéran

juin 30, 2020

Dix-huit personnes sont mortes mardi soir dans une puissante explosion dans une clinique du nord de Téhéran, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Isna, citant les services médicaux d’urgence. L’explosion, qui a eu lieu au centre de santé de Sina Athar, a également causé des dommages aux bâtiments alentours et envoyé un panache d’épaisse fumée noire dans le ciel, a rapporté la télévision d’Etat. «Une explosion a été signalée à 20 heures 56 (18 heures 26 à Paris) suivie d’un incendie à la clinique Sina Athar», ont indiqué les secours dans un communiqué. «Le décès de 13 personnes a été confirmé et six autres ont également été blessées et transférées dans un hôpital», ont-ils ajouté, avant de faire état plus tard d’un nouveau bilan de 18 morts. Quinze des victimes étaient des femmes selon la télévision d’Etat.

Le porte-parole des pompiers de Téhéran, Jalal Maleki, a affirmé pour sa part à la télévision d’Etat que l’explosion s’était produite lorsque des bonbonnes de gaz ont pris feu dans le sous-sol de la clinique. Certaines des victimes «se trouvaient dans les étages supérieurs (…) elles étaient soit des patients, soit des personnes les accompagnant» a-t-il dit. «Ils ont malheureusement perdu la vie à cause de la chaleur et de la fumée épaisse», selon lui. L’incendie a été maîtrisé plus tard, selon les secours.

Une autre explosion avait secoué la capitale iranienne dans la nuit de jeudi à vendredi. Un réservoir de gaz avait explosé dans le sud-est de Téhéran, dans le secteur de Parchin, près d’un site militaire inspecté en 2015 par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon le ministère iranien de la Défense. L’explosion avait été provoquée par la fuite de réservoirs de gaz, avaient indiqué les autorités. Le site de Parchin a été inspecté par l’AIEA avant la signature d’un accord nucléaire international en 2015. Le lieu était en particulier soupçonné d’avoir abrité des tests d’explosions conventionnelles applicables au nucléaire, ce que la République islamique avait alors démenti.

Par Le Figaro avec AFP

Rebond du coronavirus en Chine et Iran

juin 14, 2020

Coronavirus : un rebond de l’épidémie semble opérer en Chine

Selon les autorités, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures. Dont 36 à Pékin.

La Chine a enregistré ce dimanche 14 juin un rebond des nouveaux cas de Covid-19, renforçant les craintes de résurgence de la pandémie dans le pays où elle a démarré l’an dernier.

Selon les autorités chinoises, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures, dont 36 à Pékin, le plus haut chiffre quotidien depuis avril. Ces 36 cas ont tous un lien avec le marché au gros de Xinjadi, dans le sud de Pékin, qui vend notamment de la viande, du poisson et des légumes. Une nouvelle inquiétante pour le reste du monde qui redoute une seconde vague de l’épidémie, laquelle continue à faire rage en Amérique latine.

Un nouveau foyer dans le sud de Pékin

Grâce à de stricts contrôles, au port du masque et aux opérations de confinement, l’épidémie était sous contrôle en Chine, où est apparu le nouveau coronavirus l’an dernier à Wuhan (centre).

Mais un nouveau foyer de contamination a été détecté dans le sud de Pékin au marché de gros de Xinfadi. Une découverte qui a entraîné le confinement de 11 zones résidentielles des environs.

Des centaines de policiers et de membres de la police paramilitaire, dont beaucoup portant des masques de protection et des gants, ont été vus samedi par des journalistes de l’AFP près du marché de Xinfadi. Dimanche, dans cet immense marché, la partie où est vendue la viande était fermée. Les autorités ont indiqué que toutes les personnes travaillant dans ce marché ou vivant dans les quartiers avoisinants doivent subir un test de dépistage. Tous les habitants qui se sont rendus sur ce marché depuis le 30 mai doivent faire de même. Neuf écoles et jardins d’enfants des environs du marché ont été fermés.

Un porte-parole de la capitale, Xu Hejian a affirmé dimanche à la presse que Pékin entrait dans «une période exceptionnelle».

Au total, le Covid-19 a fait plus de 427.000 morts et contaminé plus de 7,7 millions de personnes sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Coronavirus: plus de 100 morts en 24 heures en Iran

Téhéran a annoncé ce dimanche plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis deux mois, alors que les autorités minimisent la remontée continue du nombre de patients recensés en Iran. Les autorités sanitaires ont enregistré 107 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, a annoncé Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 8837 morts en Iran.

«Il s’agit d’un virus sauvage et imprévisible, qui peut nous surprendre à tout moment et requiert un réel effort collectif, que nous respections tous sérieusement les protocoles sanitaires et que nous observions les règles de distanciation sociale», a déclaré Mme Lari. L’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus mi-février, est le pays au Proche et Moyen-Orient le plus durement touché par la pandémie de Covid-19, mais n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population.

Sept provinces classées rouges

Depuis avril, l’Etat a levé progressivement la quasi-totalité des restrictions destinées à lutter contre la propagation de la maladie et l’activité semble avoir repris un cours presque normal dans la majorité des 31 provinces du pays. Sept d’entre elles sont néanmoins classées rouges, le niveau d’alerte le plus élevé en ce qui concerne le risque de propagation de la maladie, selon Mme Lari. Ces provinces dessinent un arc de cercle presque continu le long des frontières courant du Nord-Ouest au Sud-Est du pays.

Depuis début mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des nouveaux cas recensés de contamination par le virus. Face à cela, les autorités ne cessent de reprocher à la population de ne pas respecter les règles élémentaires de distanciation sociale tout en répétant qu’il n’y a aucun lieu de s’inquiéter car la hausse des cas ne serait selon elles que le résultat, mathématique, d’un dépistage plus intensif. Cela ne traduit en rien une détérioration de la situation sanitaire du pays, assurent ainsi plusieurs responsables.

«Les gens ne doivent pas s’inquiéter»

«Quand on mène plus de tests, alors, naturellement, on identifie davantage de cas», a déclaré mercredi le président Hassan Rohani. La hausse récente n’a rien de «négatif» et «les gens ne doivent pas s’inquiéter», a-t-il ajouté.

S’ils cherchent à rassurer la population face à la situation sanitaire du pays, plusieurs responsables ne cachent pas leur inquiétude face à ce qu’ils dépeignent comme la négligence ou l’insouciance de la population face au virus.Samedi, Hassan Rohani s’alarmait d’un rapport selon lequel seulement «18 à 20%» des Iraniens respecteraient désormais les consignes de lutte face à la maladie contre «80% et plus» en avril-mai.

«Le non respect de la distanciation sociale, des règles d’hygiène personnelle ou publique ainsi que les déplacements inutiles peuvent avoir des conséquences irréparables», avertissait début juin un bandeau tournant en boucle sur la chaîne d’information de la télévision d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

Une deuxième vague déferle sur l’Iran

juin 3, 2020

 

© Bahram Emami
Une deuxième vague de coronavirus est en train de déferler sur l’Iran, si bien que les célébrations de mariages pourraient rapidement se transformer en funérailles, a averti lundi le ministre de la santé, Saeed Namaki. «Malheureusement, le corona va marquer un but à la 90e minute si certains fonctionnaires et la population croient que c’est terminé», a déclaré M. Namaki, en déplorant le manque de respect des consignes de distanciation physique dans les transports collectifs.

Nombre de cas confirmés de COVID-19 par jour en Iran. Une moyenne glissante de 3 jours est appliquée sur les données pour en faciliter la lecture.

© Données: Our World in Data Nombre de cas confirmés de COVID-19 par jour en Iran. Une moyenne glissante de 3 jours est appliquée sur les données pour en faciliter la lecture.
En Iran, le président Hassan Rouhani a presque complètement mis fin aux mesures de confinement ces dernières semaines, en invitant en parallèle la population à la plus grande prudence. Samedi, tandis que les employés du gouvernement retournaient au bureau, M. Rouhani annonçait que les mosquées étaient sur le point de rouvrir leurs portes. Les commerces pourront bientôt rester ouverts plus tard que la limite fixée à 18h en temps de pandémie.

Avec Le Devoir