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Nucléaire iranien : le stock d’uranium enrichi a dépassé la limite autorisée

juillet 1, 2019

 

En riposte à la décision de Donald Trump de sortir son pays unilatéralement de l’accord international de 2015 et de réimposer des sanctions contre l’Iran, Téhéran avait annoncé le 8 mai qu’elle ne se sentait plus tenue par deux seuils fixés par l’accord.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a indiqué ce lundi que l’Iran avait dépassé la limite imposée à ses réserves d’uranium enrichi par l’accord international de 2015 sur son programme nucléaire, selon l’agence semi-officielle Isna.

«Sur la base des informations en ma possession, l’Iran a dépassé la limite des 300 kilos» d’uranium faiblement enrichi, a déclaré Mohammad Javad Zarif à Isna. «Nous avions annoncé (ce franchissement de la limite) à l’avance», a ajouté Mohammad Javad Zarif, et ces annonces précédentes de l’Iran disent «très clairement ce que nous allons faire» par la suite. «Nous considérons que c’est notre droit [d’agir ainsi] dans le cadre [de ce que permet] le JCPOA» (l’acronyme anglais du plan d’action global commun, nom officiel de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015), a encore dit le ministre.

Le franchissement de ce seuil autorisé de 300 kilos a également été annoncé à Vienne par une source diplomatique. «Il y a eu un dépassement», a indiqué à l’AFP cette source ayant requis l’anonymat, sans pouvoir préciser la hauteur du dépassement. En riposte à la décision du président américain Donald Trump de sortir son pays unilatéralement de ce pacte en mai 2018 et de réimposer des sanctions contre l’Iran, Téhéran avait annoncé le 8 mai qu’elle ne se sentait plus tenue par deux seuils fixés par l’accord: celui imposé à ses réserves d’eau lourde (130 tonnes) et celui limitant son stock d’uranium faiblement enrichi (300 kilos).

Téhéran menace aussi de reprendre, à partir du 7 juillet, des activités d’enrichissement d’uranium à un taux supérieur au degré maximal fixé par l’accord (3,67%) et de relancer son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak (centre) si les autres Etats encore parties à l’accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne l’aident pas à contourner les sanctions américaines.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Iran et les États-Unis: vers une guerre courte ou illusoire?

juin 27, 2019

L’Iran met en garde Trump contre l’« idée d’une guerre qui ne durerait pas très longtemps»

Téhéran a mis en garde ce jeudi contre les «idées fausses» du président américain Donald Trump qui a évoqué la veille la possibilité d’une «guerre courte» des Etats-Unis contre l’Iran.

L’idée d’une « »guerre courte » avec l’Iran est une illusion», a écrit le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, sur Twitter.

Une guerre contre l’Iran «ne durerait pas très longtemps», affirme Trump

Les Etats-Unis seraient en position de force en cas de guerre contre l’Iran et un éventuel conflit, qui n’impliquerait pas de troupes au sol, «ne durerait pas très longtemps», a déclaré ce mercredi Donald Trump sur la chaîne Fox Business.

Le président américain a affirmé qu’il espérait qu’il n’y aurait pas de guerre. «Mais nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver. Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire», a-t-il assuré. «Ca ne durerait pas très longtemps et je ne parle pas de troupes au sol», a-t-il ajouté.

Les risques de confrontation directe entre Washington et Téhéran ont été ravivés par la destruction par l’Iran d’un drone de l’US Navy, jeudi près du détroit d’Ormuz.

Donald Trump s’entretiendra avec Vladimir Poutine des tensions autour de l’Iran, ainsi que de la guerre en Syrie, lors d’une rencontre en marge du sommet du G20 fin juin au Japon, a annoncé mercredi un conseiller du Kremlin. Les deux hommes tiendront des pourparlers le 28 juin à Osaka et devraient aborder «les questions de stabilité stratégique, la Syrie, l’Ukraine, l’Afghanistan et la problématique iranienne», a déclaré aux journalistes Iouri Ouchakov, conseiller de Vladimir Poutine. Leur dernier tête-à-tête, à Helsinki, remonte à juillet 2018. Donald Trump, qui avait promis d’améliorer les relations des Etats-Unis avec la Russie, avait choqué la classe politique américaine par son ton conciliant à l’égard de Vladimir Poutine.

Par Le figaro.fr avec AFP et Reuters

L’Iran doit répondre «à la diplomatie par la diplomatie»

juin 21, 2019

 

L’Iran «doit répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force», a déclaré vendredi l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, lors d’une visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran.

S’adressant à la presse à l’issue d’une rencontre avec des responsables saoudiens sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, il a accusé l’Iran d’être «responsable de l’aggravation des tensions dans la région». «Ils continuent de rejeter nos ouvertures diplomatiques», a affirmé l’envoyé de l’administration du président américain Donald Trump.

«Le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo l’ont fait savoir clairement: nous sommes ouverts au dialogue», a-t-il ajouté. «L’Iran a répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre (japonais, en visite à Téhéran Shinzo) Abe puis en attaquant un navire japonais», a-t-il poursuivi. «Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire», a ajouté le diplomate, assurant que la campagne américaine en cours de «pression maximum sur l’Iran porte ses fruits».

Les tensions n’ont cessé de monter entre les États-Unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, et l’Iran depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer unilatéralement son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran. Ces dernières semaines le ton est encore monté après des attaques de pétroliers dans la région du Golfe imputées par les Etats-Unis à l’Iran qui dément.

Jeudi un missile sol-air iranien a abattu un drone américain au-dessus de la mer d’Oman. L’Iran affirme que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien alors que Washington assure qu’il a été touché dans l’espace aérien international.

Avant sa visite sur la base saoudienne d’Al-Kharj, Brian Hook s’est entretenu vendredi entre autres avec Khaled Ben-Salman, vice-ministre saoudien de la Défense. Après cette rencontre, ce dernier a déclaré, dans une série de tweets, qu’il avait «réaffirmé le soutien du royaume à la campagne américaine de pression maximale sur l’Iran». «Nous avons aussi évoqué avec le représentant américain pour l’Iran le rôle dangereux que joue le régime iranien au Yémen», a-t-il tweeté. L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen voisin en soutien aux forces progouvernementales contre des rebelles Houthis soutenus politiquement par l’Iran.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Iran dit s’être abstenu d’abattre un avion US avec 35 personnes à bord

juin 21, 2019

 

L’Iran s’est abstenu d’abattre un avion américain de patrouille maritime avec 35 personnes à son bord qui accompagnait le drone détruit jeudi en vol dans le Golfe, a déclaré vendredi un commandant du corps des gardiens de la Révolution.

Cité par l’agence de presse Tasnim, Amirali Hajizadeh, qui dirige la division aérospatiale de ce corps d’élite des forces militaires iraniennes, ajoute que cet avion P-8 avait lui aussi pénétré l’espace aérien iranien. «Nous aurions pu l’abattre, nous ne l’avons pas fait», a-t-il dit.

Réagissant jeudi à la destruction du drone de l’US Navy, Donald Trump avait souligné que la situation aurait été «bien différente» si l’appareil détruit en vol avait eu un équipage à son bord.

Les risques d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran, qui montent depuis des semaines, se sont exacerbés après la destruction de ce drone. L’Iran affirme que l’appareil se trouvait dans son espace aérien, près du détroit d’Ormuz, ce que contestent les Etats-Unis. La télévision publique iranienne a diffusé vendredi des images de ce qu’elle a présenté comme des débris du RQ-4 Global Hawk abattu la veille. La preuve, a souligné Amirali Hajizadeh, que l’engin a bien été détruit au-dessus des eaux territoriales iraniennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Avion abattu: l’Iran dénonce à l’ONU une action américaine «provocatrice»

juin 20, 2019

 

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre son « intégrité territoriale », après la destruction par son armée d’un drone américain dans son « espace aérien », dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Dans cette missive, l’Iran, qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité, souligne ne pas « chercher la guerre » et demande aux Nations unies d’intervenir pour que les Etats-Unis « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices » dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

 

L’Arabie saoudite accuse l’Iran des attaques contre les pétroliers

juin 16, 2019

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane BANDAR ALDANDANI / AFP

 

Téhéran, également accusé par les Etats-Unis de ces attaques, a nié toute implication.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a accusé dimanche 16 juin l’Iran, grand rival de son pays dans la région, des attaques contre les deux tankers en mer d’Oman jeudi.

«Le régime iranien n’a pas respecté la présence du premier ministre japonais à Téhéran et à répondu à ses efforts (diplomatiques) en attaquant deux pétroliers, dont l’un était japonais», a déclaré le prince dans une interview au quotidien Asharq al-Awsat.

L’Iran, également accusé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de ces attaques, a nié avec véhémence toute implication.

Les attaques sont survenues près du détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. Elles ont visé jeudi un navire japonais transportant du méthanol et un pétrolier chypriote transportant du naphta, au moment où le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe était en visite à Téhéran dans l’espoir d’apaiser les tensions entre Iran et Etats-Unis.

«Nous ne voulons pas une guerre dans la région (…) Mais nous n’hésiterons pas à réagir à toute menace contre notre peuple, notre souveraineté, notre intégrité territoriale et nos intérêts vitaux», a averti MBS.

L’Iran, riverain du détroit d’Ormuz, a menacé à plusieurs reprises de le bloquer en cas d’attaque des Etats-Unis.

Plus tôt samedi, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih, avait quant à lui demandé «une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie» découlant des «récents actes terroristes

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les attaques dans la mer d’Oman sont «signées par l’Iran», accuse Trump

juin 14, 2019

 

Donald Trump a affirmé vendredi que les attaques contre deux pétroliers dans la mer d’Oman dans la région du Golfe étaient «signées» de l’Iran, s’appuyant sur une vidéo publiée par le Pentagone.

«L’Iran a fait ceci», a déclaré le président américain sur Fox News. «On voit le bateau, avec une mine qui n’a pas explosé et c’est signé par l’Iran». L’attaque, qui s’est produite jeudi près du détroit d’Ormuz, n’a pas été revendiquée et l’Iran a démenti en être responsable.

Donald Trump a écarté le risque d’une éventuelle longue fermeture du détroit stratégique par Téhéran. Les Iraniens «ne vont pas fermer (le détroit). Il ne va pas être fermé, il ne va pas être fermé pendant longtemps et ils le savent. Cela leur a été dit dans les termes les plus forts», a poursuivi le président américain.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dès jeudi affirmé lors d’une allocution solennelle que «le gouvernement des Etats-Unis estim(ait) que la République islamique d’Iran (était) responsable des attaques de ce jour en mer d’Oman». Deux pétroliers, norvégien et japonais, ont été la cible jeudi d’attaques d’origine indéterminée en mer d’Oman, un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats arabes unis. Washington avait alors déjà montré du doigt Téhéran.

L’Iran, où se trouvait jeudi le premier ministre japonais Shinzo Abe, a démenti toute implication dans ces différentes attaques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le numéro un iranien s’en prend à Trump avant de nouvelles sanctions

novembre 3, 2018

Téhéran – A deux jours de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, le guide suprême d’Iran Ali Khamenei a accusé samedi le président Donald Trump d’avoir « discrédité » les États-Unis qui selon lui seront les ultimes perdants de cette politique.

Six mois après avoir claqué la porte de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les États-Unis ont confirmé qu’ils rétabliraient lundi leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques.

Adoptant une politique hostile à l’Iran depuis son accession au pouvoir, M. Trump, pour qui cet accord nucléaire est mauvais, avait fait imposer en août dernier une première série de sanctions économiques contre Téhéran.

L’Union européenne, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, signataires avec la Chine et la Russie de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, ont dit regretter la décision américaine. Toutes ses sanctions avaient été levées dans le cadre de l’accord nucléaire.

« Ce nouveau président américain (…) a discrédité ce qui restait du prestige des États-Unis et de la démocratie », a dit l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter. « Le pouvoir de contraindre des États-Unis, en utilisant leur puissance économique et militaire est également en déclin », a-t-il ajouté.

Premier personnage de l’Etat iranien et ultime décideur dans les dossiers sensibles, l’ayatollah Khamenei a rejeté les sanctions américaines.

« La dispute entre les États-Unis et l’Iran dure depuis 40 ans, et les États-Unis ont agi beaucoup contre nous », a-t-il souligné en dénonçant « une guerre militaire, économique et médiatique ».

– « Faire un choix » –

Selon le guide iranien, « dans cette dispute, les perdants sont les États-Unis et le vainqueur est la République islamique ».

Les États-Unis sont l’ennemi juré de la République islamique d’Iran et les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.

Le président iranien Hassan Rohani, artisan de l’accord nucléaire, avait entamé un très timide rapprochement avec l’administration américaine de Barack Obama avec la signature du texte historique qui avait alors mis fin à des années d’isolement de l’Iran.

Mais l’élection de M. Trump, qui dès sa campagne électorale Donald Trump a été l’un des principaux détracteurs de l’Iran et de l’accord nucléaire, a changé la donne.

« Le président Donald Trump réimpose les sanctions les plus dures jamais adoptées » pour faire plier l’Iran, a annoncé vendredi la Maison Blanche. M. Trump a expliqué que « l’objectif est de forcer le régime (iranien) à faire un choix clair: soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique ».

Les nouvelles sanctions prévoient de sanctionner, en leur barrant l’accès au marché américain, tous les pays ou entreprises qui continueront d’acheter du pétrole iranien ou d’échanger avec les banques de la République islamique.

« L’objectif est de priver le régime des revenus qu’il utilise pour semer la mort et la destruction à travers le monde », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, alors que les États-Unis cherchent à stopper le programme balistique de l’Iran ainsi que son influence au Moyen-Orient.

– « Nouvel accord » ? –

Huit pays seront toutefois autorisés à continuer d’acheter du pétrole iranien pendant au moins six mois supplémentaires. La liste de ces pays sera connue lundi.

En outre, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que 700 noms seraient ajoutés à la liste noire américaine, soit 300 de plus que ceux qui en avaient été retirés après 2015.

Il a aussi dit que les États-Unis souhaitaient couper les établissements financiers iraniens frappés par des sanctions du circuit bancaire international Swift, un maillon essentiel du système financier.

Malgré l’animosité, M. Trump répète qu’il est prêt à rencontrer les dirigeants iraniens pour négocier un accord global sur la base de 12 conditions américaines: des restrictions beaucoup plus fermes et durables sur le nucléaire, mais également la fin de la prolifération de missiles et des activités jugées « déstabilisatrices » de Téhéran au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Liban…).

« Nous restons prêts à parvenir à un nouvel accord, plus complet avec l’Iran », a assuré de nouveau M. Trump vendredi.

Mais les Iraniens avaient déjà dit rejeter un dialogue avec Washington. « Il n’y aura pas de négociations avec les États-Unis », avait lancé clairement en août l’ayatollah Khamenei.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2018 11h41)                                                        

Iran: Washington confirme le retour des sanctions, 8 pays autorisés à importer du pétrole

novembre 2, 2018

Washington – Les États-Unis ont formellement confirmé vendredi qu’ils rétabliraient lundi toutes « les sanctions levées dans le cadre de l’accord sur nucléaire iranien » de 2015, dont Donald Trump s’est retiré.

Ces sanctions visent les secteurs de l’énergie, notamment les exportations de pétrole iranien que Washington veut ramener aussi près de zéro que possible, ainsi que le secteur bancaire, la construction navale et le transport maritime, a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d’importer du pétrole iranien, « mais uniquement car ils ont fait preuve d’efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro » et « ont coopéré » avec les États-Unis « sur de nombreux autres fronts », a-t-il expliqué sans nommer ces pays, dont la liste sera publiée lundi.

Deux d’entre eux se sont engagés à couper totalement leurs importations à l’avenir, les six autres continueront à acheter du pétrole iranien, mais beaucoup moins qu’avant les sanctions.

« Ces négociations se poursuivent », a ajouté Mike Pompeo, en précisant seulement que les pays concernés ne faisaient pas partie de l’Union européenne.

Parmi les États qui devraient bénéficier de ces dérogations devraient figurer la Corée du Sud, l’Inde, voire la Turquie ou même la Chine.

Pour prouver la fermeté du gouvernement républicain, le secrétaire d’État a affirmé que la précédente administration démocrate de Barack Obama avait octroyé des dérogations à 20 pays.

En tout, 700 personnes ou entités vont être ajoutées à la liste noire américaine, a précisé pour sa part le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin: 400 qui en avaient retirées après l’accord de 2015, et 300 supplémentaires.

Il a aussi dit que les États-Unis souhaitaient couper les institutions financières iraniennes frappées par des sanctions, dont la liste sera également publiée lundi, du circuit bancaire international Swift, hormis pour les « transactions humanitaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2018 15h16)                                                        

Un commandant iranien affirme que Netanyahu sera forcé de fuir Israël à la nage

octobre 5, 2018

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, le général de brigade Hossein Salami, lors d’une cérémonie en honneur des victimes de l’attentat d’Ahvaz, le 24 septembre 2018 / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée d’élite du régime, a estimé vendredi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait « s’entraîner à nager dans la mer Méditerranée » car il pourrait, selon lui, être forcé à s’enfuir de son pays.

« Je dis au Premier ministre du régime sioniste de s’entraîner à nager dans la Méditerranée car bientôt vous n’aurez pas d’autre choix que de vous enfuir par la mer », a déclaré le général de brigade Hossein Salami, selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs.

Lors d’un rassemblement à Ispahan (centre) des volontaires du Bassidj, une milice islamique placée sous l’autorité du guide suprême iranien, M. Salami a affirmé qu’Israël pourrait être détruit par le Hezbollah libanais, une organisation soutenue par Téhéran.

« Ils (les Israéliens) ne constituent pas un niveau de menace élevé pour nous, le Hezbollah suffirait à les détruire », a-t-il déclaré.

L’Iran ne reconnaît pas Israël et le rejet de ce pays a été au centre de la politique du gouvernement iranien depuis la Révolution islamique de 1979.

Si ses responsables affirment régulièrement qu’Israël cessera bientôt d’exister, ils préfèrent rester prudents en ne déclarant pas clairement que cette disparition serait le fait d’une attaque iranienne.

« Si Dieu le veut, il n’y aura plus rien qui s’appellera ‘régime sioniste’ d’ici 25 ans dans la région », avait estimé le guide suprême iranien, Ali Khamenei, en 2015, une prédiction souvent reprise depuis par les partisans iraniens d’une ligne dure contre Israël.

En septembre, M. Netanyahu a accusé l’Iran, depuis la tribune de l’ONU, d’abriter un « site de stockage atomique secret » à Téhéran. Il a promis de ne jamais « laisser un régime appelant à notre destruction développer des armes nucléaires. Pas maintenant, pas dans 10 ans, jamais. »

Les tensions entre Israël et l’Iran se sont intensifiées depuis que Téhéran s’est engagé dans le conflit syrien au côté des autorités de Damas, qu’il soutient militairement dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 15h56)