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Le numéro un iranien s’en prend à Trump avant de nouvelles sanctions

novembre 3, 2018

Téhéran – A deux jours de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, le guide suprême d’Iran Ali Khamenei a accusé samedi le président Donald Trump d’avoir « discrédité » les États-Unis qui selon lui seront les ultimes perdants de cette politique.

Six mois après avoir claqué la porte de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les États-Unis ont confirmé qu’ils rétabliraient lundi leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques.

Adoptant une politique hostile à l’Iran depuis son accession au pouvoir, M. Trump, pour qui cet accord nucléaire est mauvais, avait fait imposer en août dernier une première série de sanctions économiques contre Téhéran.

L’Union européenne, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, signataires avec la Chine et la Russie de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, ont dit regretter la décision américaine. Toutes ses sanctions avaient été levées dans le cadre de l’accord nucléaire.

« Ce nouveau président américain (…) a discrédité ce qui restait du prestige des États-Unis et de la démocratie », a dit l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter. « Le pouvoir de contraindre des États-Unis, en utilisant leur puissance économique et militaire est également en déclin », a-t-il ajouté.

Premier personnage de l’Etat iranien et ultime décideur dans les dossiers sensibles, l’ayatollah Khamenei a rejeté les sanctions américaines.

« La dispute entre les États-Unis et l’Iran dure depuis 40 ans, et les États-Unis ont agi beaucoup contre nous », a-t-il souligné en dénonçant « une guerre militaire, économique et médiatique ».

– « Faire un choix » –

Selon le guide iranien, « dans cette dispute, les perdants sont les États-Unis et le vainqueur est la République islamique ».

Les États-Unis sont l’ennemi juré de la République islamique d’Iran et les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.

Le président iranien Hassan Rohani, artisan de l’accord nucléaire, avait entamé un très timide rapprochement avec l’administration américaine de Barack Obama avec la signature du texte historique qui avait alors mis fin à des années d’isolement de l’Iran.

Mais l’élection de M. Trump, qui dès sa campagne électorale Donald Trump a été l’un des principaux détracteurs de l’Iran et de l’accord nucléaire, a changé la donne.

« Le président Donald Trump réimpose les sanctions les plus dures jamais adoptées » pour faire plier l’Iran, a annoncé vendredi la Maison Blanche. M. Trump a expliqué que « l’objectif est de forcer le régime (iranien) à faire un choix clair: soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique ».

Les nouvelles sanctions prévoient de sanctionner, en leur barrant l’accès au marché américain, tous les pays ou entreprises qui continueront d’acheter du pétrole iranien ou d’échanger avec les banques de la République islamique.

« L’objectif est de priver le régime des revenus qu’il utilise pour semer la mort et la destruction à travers le monde », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, alors que les États-Unis cherchent à stopper le programme balistique de l’Iran ainsi que son influence au Moyen-Orient.

– « Nouvel accord » ? –

Huit pays seront toutefois autorisés à continuer d’acheter du pétrole iranien pendant au moins six mois supplémentaires. La liste de ces pays sera connue lundi.

En outre, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que 700 noms seraient ajoutés à la liste noire américaine, soit 300 de plus que ceux qui en avaient été retirés après 2015.

Il a aussi dit que les États-Unis souhaitaient couper les établissements financiers iraniens frappés par des sanctions du circuit bancaire international Swift, un maillon essentiel du système financier.

Malgré l’animosité, M. Trump répète qu’il est prêt à rencontrer les dirigeants iraniens pour négocier un accord global sur la base de 12 conditions américaines: des restrictions beaucoup plus fermes et durables sur le nucléaire, mais également la fin de la prolifération de missiles et des activités jugées « déstabilisatrices » de Téhéran au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Liban…).

« Nous restons prêts à parvenir à un nouvel accord, plus complet avec l’Iran », a assuré de nouveau M. Trump vendredi.

Mais les Iraniens avaient déjà dit rejeter un dialogue avec Washington. « Il n’y aura pas de négociations avec les États-Unis », avait lancé clairement en août l’ayatollah Khamenei.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2018 11h41)                                                        

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Iran: Washington confirme le retour des sanctions, 8 pays autorisés à importer du pétrole

novembre 2, 2018

Washington – Les États-Unis ont formellement confirmé vendredi qu’ils rétabliraient lundi toutes « les sanctions levées dans le cadre de l’accord sur nucléaire iranien » de 2015, dont Donald Trump s’est retiré.

Ces sanctions visent les secteurs de l’énergie, notamment les exportations de pétrole iranien que Washington veut ramener aussi près de zéro que possible, ainsi que le secteur bancaire, la construction navale et le transport maritime, a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d’importer du pétrole iranien, « mais uniquement car ils ont fait preuve d’efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro » et « ont coopéré » avec les États-Unis « sur de nombreux autres fronts », a-t-il expliqué sans nommer ces pays, dont la liste sera publiée lundi.

Deux d’entre eux se sont engagés à couper totalement leurs importations à l’avenir, les six autres continueront à acheter du pétrole iranien, mais beaucoup moins qu’avant les sanctions.

« Ces négociations se poursuivent », a ajouté Mike Pompeo, en précisant seulement que les pays concernés ne faisaient pas partie de l’Union européenne.

Parmi les États qui devraient bénéficier de ces dérogations devraient figurer la Corée du Sud, l’Inde, voire la Turquie ou même la Chine.

Pour prouver la fermeté du gouvernement républicain, le secrétaire d’État a affirmé que la précédente administration démocrate de Barack Obama avait octroyé des dérogations à 20 pays.

En tout, 700 personnes ou entités vont être ajoutées à la liste noire américaine, a précisé pour sa part le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin: 400 qui en avaient retirées après l’accord de 2015, et 300 supplémentaires.

Il a aussi dit que les États-Unis souhaitaient couper les institutions financières iraniennes frappées par des sanctions, dont la liste sera également publiée lundi, du circuit bancaire international Swift, hormis pour les « transactions humanitaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2018 15h16)                                                        

Un commandant iranien affirme que Netanyahu sera forcé de fuir Israël à la nage

octobre 5, 2018

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, le général de brigade Hossein Salami, lors d’une cérémonie en honneur des victimes de l’attentat d’Ahvaz, le 24 septembre 2018 / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée d’élite du régime, a estimé vendredi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait « s’entraîner à nager dans la mer Méditerranée » car il pourrait, selon lui, être forcé à s’enfuir de son pays.

« Je dis au Premier ministre du régime sioniste de s’entraîner à nager dans la Méditerranée car bientôt vous n’aurez pas d’autre choix que de vous enfuir par la mer », a déclaré le général de brigade Hossein Salami, selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs.

Lors d’un rassemblement à Ispahan (centre) des volontaires du Bassidj, une milice islamique placée sous l’autorité du guide suprême iranien, M. Salami a affirmé qu’Israël pourrait être détruit par le Hezbollah libanais, une organisation soutenue par Téhéran.

« Ils (les Israéliens) ne constituent pas un niveau de menace élevé pour nous, le Hezbollah suffirait à les détruire », a-t-il déclaré.

L’Iran ne reconnaît pas Israël et le rejet de ce pays a été au centre de la politique du gouvernement iranien depuis la Révolution islamique de 1979.

Si ses responsables affirment régulièrement qu’Israël cessera bientôt d’exister, ils préfèrent rester prudents en ne déclarant pas clairement que cette disparition serait le fait d’une attaque iranienne.

« Si Dieu le veut, il n’y aura plus rien qui s’appellera ‘régime sioniste’ d’ici 25 ans dans la région », avait estimé le guide suprême iranien, Ali Khamenei, en 2015, une prédiction souvent reprise depuis par les partisans iraniens d’une ligne dure contre Israël.

En septembre, M. Netanyahu a accusé l’Iran, depuis la tribune de l’ONU, d’abriter un « site de stockage atomique secret » à Téhéran. Il a promis de ne jamais « laisser un régime appelant à notre destruction développer des armes nucléaires. Pas maintenant, pas dans 10 ans, jamais. »

Les tensions entre Israël et l’Iran se sont intensifiées depuis que Téhéran s’est engagé dans le conflit syrien au côté des autorités de Damas, qu’il soutient militairement dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 15h56)

Sanctions contre l’Iran: Washington rappelé à l’ordre par la justice internationale

octobre 3, 2018

Le président iranien Hassan Rouhani à New York le 26 septembre 2018 / © AFP/Archives / Jim WATSON

La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné mercredi aux États-Unis de mettre fin aux sanctions contre l’Iran visant des biens « à des fins humanitaires », un revers pour Washington qui a toutefois fermement récusé la compétence de la Cour dans cette affaire.

La CIJ se prononçait sur la demande de Téhéran introduite en juillet de suspendre les sanctions américaines réimposées par Donald Trump après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, la République islamique dénonçant de graves conséquences sur son économie.

Les juges de la Cour basée à La Haye, plus haute instance judiciaire des Nations unies, ont décidé à l’unanimité que les sanctions imposées visant certains biens constituaient une violation d’un traité d’amitié conclu en 1955 entre l’Iran et les États-Unis, qui encourage les échanges commerciaux.

« La Cour indique, à l’unanimité, que les États-Unis (…) doivent, par les moyens de leurs choix, supprimer toute entrave que les mesures annoncées le 8 mai 2018 mettent à la libre exportation vers l’Iran de médicaments et de matériel médical, de denrées alimentaires et de produits agricoles », et de biens nécessaires à la sécurité de l’aviation civile, a déclaré le juge président Abdulqawi Ahmed Yusuf.

Les mesures adoptées par les États-Unis « risquent de nuire gravement à la santé et à la vie de personnes se trouvant sur le territoire iranien », a-t-il ajouté.

Les décisions de la CIJ sont contraignantes et ne peuvent pas faire l’objet d’une procédure en appel. Mais la Cour n’a aucun moyen de les faire appliquer. Téhéran et Washington ont tous deux déjà ignoré l’avis de la CIJ dans le passé.

La Cour a rendu mercredi des mesures conservatoires dans l’attente d’une décision finale, ce qui pourrait prendre plusieurs années selon les observateurs.

L’ordonnance de la CIJ intervient dans un contexte de tensions grandissantes entre l’Iran et les États-Unis, le président américain Donald Trump promettant une nouvelle fois la semaine passée devant l’Assemblée générale de l’ONU de nouvelles mesures punitives « plus dures que jamais, pour contrer l’ensemble du comportement malveillant de l’Iran », accusé de déstabiliser le Moyen-Orient.

– « Guerre psychologique » –

Iran : dates-clés depuis le retrait américain de l’accord nucléaire / © AFP / Cecilia SANCHEZ

Accusant les États-Unis d' »étrangler » son économie, l’Iran a entamé une bataille judiciaire devant la CIJ après la réimposition par Donald Trump de sanctions unilatérales sévères contre Téhéran, suspendues depuis l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Le président américain a retiré en mai son pays de cet accord signé par l’Iran et les grandes puissances, dans lequel la République islamique s’engage à ne pas chercher à se doter de l’arme atomique.

Les sanctions comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

L’Iran a accueilli mercredi l’annonce de la CIJ comme une « victoire du droit ». L’ordonnance de la Cour est « un nouveau signe confirmant clairement que la République islamique d’Iran est dans son droit », a écrit le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Peu avant la décision de la Cour, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait qualifié les sanctions américaines de « guerre psychologique » à la BBC radio.

Lors d’audiences tenues fin août à La Haye, Téhéran avait affirmé que la politique de Washington a des « conséquences dramatiques » sur l’économie iranienne.

Les États-Unis avaient rétorqué que le rétablissement des sanctions est nécessaire afin de protéger la sécurité internationale. Selon Donald Trump, les mesures visent à « intensifier la pression » sur le régime iranien afin qu’il « change de comportement », notamment en ce qui concerne son programme balistique.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 13h14)

L’Iran promet une réponse « terrible » après un attentat meurtrier revendiqué par l’EI

septembre 22, 2018

Le président Hassan Rohani a promis une réponse « terrible » de l’Iran après un attentat, revendiqué par le groupe État islamique (EI), qui a visé samedi un défilé militaire dans le sud du pays faisant au moins 29 morts dont des civils.

Téhéran a dénoncé un acte « terroriste » et accusé un « régime étranger » soutenu par Washington d’être derrière l’attentat, qui a fait également des dizaines de blessés, dont plusieurs dans un état grave.

L’attaque survient dans un climat de tensions très fortes entre l’Iran et les États-Unis, qui s’apprêtent à intensifier début novembre leurs sanctions contre la République islamique.

L’attaque, menée dans la matinée à Ahvaz, la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d’Arabes, a été revendiquée par le groupe extrémiste sunnite EI via son organe de propagande.

« La réponse de la République islamique à la moindre menace sera terrible », a déclaré M. Rohani, selon un communiqué publié sur son site internet officiel. « Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre ».

Le ministre des Affaires étrangères iranien avait plus tôt mis en cause un régime étranger soutenu par Washington.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », a écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avaient pour leur part accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu par l’Arabie saoudite.

– « Nourris par l’Arabie saoudite » –

« Jusqu’à présent, cet attentat terroriste a fait 29 martyrs et 57 blessés », a annoncé la chaîne officielle en langue arabe Al-Alam, en citant le député Mojtaba Zolnouri, membre de la Commission parlementaire de la Sécurité nationale et des affaires étrangères. Le bilan précédent était de 24 morts.

« Parmi les martyrs, figurent une fillette et un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes, sur la télévision d’État.

Ce général des Gardiens de la Révolution a ajouté que trois des « terroristes » avaient été abattus sur le site de l’attaque et qu’un quatrième, blessé et arrêté, avait décédé à l’hôpital.

Cité plus tôt par l’agence semi-officielle Isna en début d’après-midi, Ali-Hossein Hosseinzadeh, vice-gouverneur de la province du Khouzestan, avait indiqué qu’un journaliste et « huit ou neuf militaires » figuraient parmi les morts.

Selon plusieurs médias iraniens, les assaillants étaient vêtus de treillis militaires.

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la Révolution cité par Isna, faisant référence à un mouvement séparatiste arabe local.

« Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il ajouté.

Premier chef d’État étranger à réagir à l’attaque, le président russe Vladimir Poutine s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances à Hassan Rohani, selon le Kremlin.

« Cet évènement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes », a dit M. Poutine dont le pays, avec l’Iran, soutient le régime de Bachar al-Assad contre les insurgés dans la Syrie en guerre.

L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la Journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement, par Bagdad, de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Les premières attaques en Iran revendiquées par l’EI remontent à un peu plus d’un an.

– « Colère contre nos missiles » –

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

Les Gardiens de la Révolution avaient alors accusé l’Arabie saoudite et les États-Unis d' »implication » dans les attentats.

Accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, l’Iran est dans le collimateur des États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a rétabli des sanctions contre Téhéran et annoncé son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, est le grand rival régional de l’Iran, les deux pays s’opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.

Dans un discours à Téhéran samedi peu avant l’annonce de l’attentat, M. Rohani a prévenu que son pays augmenterait « jour après jour » ses « capacités défensives », faisant référence aux missiles que développe Téhéran et qui inquiètent les Occidentaux.

« Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a indiqué M. Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran.

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 15h42)                                                        

Attentat en Iran: Téhéran accuse un « régime étranger » allié de Washington

septembre 22, 2018

Téhéran – Téhéran a accusé samedi « un régime étranger » soutenu par les États-Unis d’être responsable de l’attentat ayant fait dans la matinée au moins huit morts à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

« L’Iran réagira rapidement et fermement pour défendre des vies iraniennes », ajoute le ministre sur Twitter.

Au moins huit militaires ont été tués dans une attaque menée samedi matin par un commando armé contre un défilé militaire à Ahvaz, capitale du Khouzestan, province du sud-ouest de l’Iran à la population majoritairement arabe.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu « par l’Arabie saoudite ».

(©AFP / 22 septembre 2018 08h42)                                                        

Les Européens cherchent à contourner les sanctions contre l’Iran

septembre 15, 2018

Paris – Les Européens envisagent d’instaurer un circuit commercial alternatif, une sorte de troc à grande échelle, pour contourner les sanctions américaines et permettre à l’Iran de continuer à exporter du pétrole.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne pourraient ainsi créer un véhicule dédié (Special purpose vehicle – SPV) agissant comme une bourse d’échanges qui permettrait de traiter de manière isolée les transactions commerciales avec l’Iran, ont rapporté vendredi deux médias allemands, l’hebdomadaire Der Spiegel et le quotidien économique Handelsblatt.

Si par exemple l’Iran vendait du pétrole à une entreprise espagnole, et qu’un fabricant allemand de machines-outils équipait une installation à Téhéran, la somme correspondant à la livraison du pétrole servirait directement à payer le fournisseur allemand.

« C’est du troc sophistiqué. L’acheteur paie des droits de compensation qui donnent (à l’Iran) un droit d’achat de biens de première nécessité », confirme un haut responsable français à l’AFP sous couvert de l’anonymat, précisant que des pays tiers comme la Chine ou l’Inde pourront y être associés.

L’option est à l’étude parmi plusieurs autres et vise à créer des « canaux de paiement indépendants » avec l’Iran, a indiqué de son côté une porte-parole du ministère allemand des Finances, interrogée par l’AFP.

Le président américain Donald Trump s’est retiré en mai de l’accord international sur le nucléaire iranien, censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et le sortir parallèlement de son isolement économique grâce à une levée des sanctions qui l’étranglaient.

– Des « moyens techniques » –

Washington a rétabli depuis une série de lourdes sanctions visant aussi les entreprises ou pays étrangers qui continueraient de faire affaire avec Téhéran. Sous la menace, nombre de grands groupes (Total, Daimler..) très engagés aux Etats-Unis ont depuis cessé toute activité avec l’Iran par craintes de représailles américaines.

Le 4 novembre, une nouvelle vague de sanctions frappera directement les exportations de pétrole iraniennes et les opérations bancaires avec ce pays qui va se retrouver de facto déconnecté des circuits financiers internationaux.

L’Iran détient les quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et nombre de pays, en Asie particulièrement, ont besoin de se fournir en brut iranien, d’autant que leurs raffineries sont spécialement conçues pour traiter cette variété de pétrole-là et pas une autre.

En créant une bourse d’échanges, les Européens pourraient « réduire les paiements transfrontaliers au départ ou à destination de l’Iran », relève un document de la Commission européenne cité par le Handelsblatt. Les banques internationales, très exposées au risque américain, resteraient ainsi à l’écart des transactions.

« Pour nous, la question c’est de trouver des moyens techniques pour que l’Iran puisse continuer d’importer et exporter en dépit des sanctions américaines sans que les opérateurs européens soient eux-mêmes sanctionnés », résume un diplomate européen.

La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne sont déterminées à sauvegarder l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien – dont elles sont cosignataires avec la Russie et la Chine – afin de prévenir une reprise du programme iranien susceptible de déclencher une course à l’arme atomique dans la région.

– Une question de souveraineté –

Elles s’inquiètent aussi d’un affaiblissement du président iranien Hassan Rohani, ardent défenseur de l’accord nucléaire mais qui pour l’heure n’en a pas engrangé les bénéfices économiques escomptés.

« Les mesures prises par Washington (..) risquent de renforcer les éléments les plus durs du régime », avertit le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« Washington pense que ces pressions sont susceptibles de provoquer un changement d’attitude du régime, voire du régime lui-même; or nous ne le croyons pas », ajoutait-t-il dans une interview fin août à l’hebdomadaire français L’Express.

Les Européens dénonçent aussi, à travers les sanctions américaines, une atteinte à leur souveraineté ainsi qu’à leurs intérêts économiques, et pas seulement en Iran.

Berlin redoute notamment que des sanctions de Washington contre la Russie ne pénalisent l’industrie allemande dans ce pays.

Face à de telles menaces, « nous devons réagir et renforcer l’autonomie et la souveraineté de l’Europe en matière commerciale, économique et financière », martèle le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 09h56)                                                        

L’Iran dévoile son premier avion de combat, en pleine tension avec Washington

août 21, 2018

Téhéran – L’Iran a dévoilé mardi son premier avion de combat de fabrication 100% iranienne, tout en affirmant que ses capacités militaires sont uniquement dissuasives et visent à parvenir à une « paix durable », en pleine tension avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire.

Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, cet avion de chasse dispose d’équipements technologiques « de pointe », dont des radars polyvalents. L’appareil a été testé avec succès et une démonstration de vol a été diffusée par certains médias officiels.

La télévision d’Etat a montré, à l’occasion de la journée nationale de l’Industrie de la Défense, le président Hassan Rohani assis dans le cockpit de l’avion baptisé « Kowsar ».

« Quand je parle de notre aptitude à nous défendre, cela signifie que nous cherchons une paix durable », a fait valoir M. Rohani, s’exprimant dans le cadre de la parade militaire organisée dans la capitale iranienne.

« Certains pensent que lorsqu’on accroît sa force militaire, c’est qu’on cherche la guerre. Mais nous cherchons plutôt la paix et nous ne voulons pas la guerre », a t-il poursuivi dans ce discours télévisé.

« Si nous n’avons pas de moyens de dissuasion, cela donnera un feu vert aux autres pour entrer dans ce pays », a-t-il encore argué.

– « A moindre coût » –

Rohani, président depuis cinq ans et en difficulté sur la plan intérieur, a réaffirme que l’Iran devait faire preuve de retenue et en même temps de dissuasion, dans une apparente allusion à ses opposants radicaux, qui adoptent un ton plus guerrier vis-à-vis des Etats-Unis.

« Avec quelques phrases, on peut commencer un combat. Avec quelques actes militaires ont peut entrer en confrontation, mais ça sera coûteux », a-t-il averti, plaidant pour une protection du pays « à moindre coût ».

Le ministre de la Défense Amir Hatami avait annoncé la tenue de cet évènement samedi dernier, affirmant que son pays cherchait à améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux « menaces » d’Israël et des Etats-Unis, ses ennemis jurés.

« Nos ressources sont limitées », mais « nous mettons à niveau nos missiles en fonction des menaces et des actions de nos ennemis, comme moyen de dissuasion ou de riposte dévastatrice », avait-il dit.

Les déclarations iraniennes interviennent en pleine tension avec l’administration du président américain Donald Trump, régulièrement soupçonnée de caresser l’espoir d’un changement de régime en Iran.

Arrivé au pouvoir en 2017, Trump a décidé en mai dernier de se retirer de l’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et les grandes puissances. Le 7 août, il a unilatéralement rétabli des sévères sanctions à l’encontre de l’Iran, notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières.

Une nouvelle salve de sanctions touchant le secteur des hydrocarbures est prévue en novembre afin d’accroître la pression sur Téhéran.

Des analystes estiment que les ventes de brut iranien pourraient baisser de 700.000 barils par jour par rapport à leur niveau actuel qui est de 2,3 millions de barils par jour.

– « Groupe de travail » –

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé jeudi dernier la création d’un « groupe de travail sur l’Iran » destiné à faire respecter les sanctions économiques américaines contre Téhéran, au risque de sanctions « secondaires » aux pays qui ne les respecteraient pas.

Malgré les sanctions, M. Trump a dit qu’il restait « ouvert » à un « accord plus global qui concernerait l’ensemble des activités néfastes (de l’Iran), y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme ».

Le 13 août, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a lui affirmé qu’il n’y aurait ni guerre ni négociations avec les Etats-Unis, les problèmes de son pays étant le résultat d’une mauvaise gestion du gouvernement plutôt que du rétablissement des sanctions.

Face aux sanctions, plusieurs entreprises internationales ont toutefois commencé à quitter l’Iran.

Le géant pétrolier français Total, qui avait déjà prévenu qu’il lui serait impossible d’y rester sans une dérogation de la part des autorités américaines, s’est officiellement désengagé de ses projets d’investissements de plusieurs milliards de dollars, a annoncé lundi Téhéran.

Les Etats-Unis souffrent « d’une addiction aux sanctions », avait dénoncé quelques heures plus tôt le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, dans une interview diffusée par CNN.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2018 12h53)                                                        

Iran: un haut responsable de la Banque centrale arrêté dans un contexte tendu

août 5, 2018

Des rials iraniens à côté de dollars américains le 10 avril 2018 à Téhéran. La monnaie iranienne a perdu plus de 50% de sa valeur face au dollar depuis le mois d’avril / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Le vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d’Iran a été arrêté, a annoncé dimanche l’autorité judiciaire au moment où les tensions montent à l’approche d’une réimposition des sanctions américaines mardi.

Le vice-gouverneur, Ahmad Araghchi, été arrêté avec d’autres responsables ainsi que quatre cambistes accusés de spéculation, a indiqué le porte-parole de l’autorité judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni Ejeie dans une déclaration à la radio-télévision d’Etat IRIB.

Ces arrestations interviennent dans un contexte tendu avant la réimposition des sanctions américaines, conséquence du retrait unilatéral de Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien.

Les mesures décidées par l’administration du président Donald Trump pourraient lourdement peser sur l’économie iranienne et la monnaie nationale, le rial, a récemment atteint son plus bas niveau face au dollar sur le marché parallèle.

Des journalistes ont rapporté une présence renforcée de la police anti-émeutes dimanche soir dans la ville de Karaj, à l’ouest de Téhéran, secouée par des manifestations depuis quelques jours.

Selon les médias d’Etat iraniens, environ 500 manifestants ont attaqué une école religieuse dans cette province vendredi soir et une personne aurait été tuée par des protestataires.

Ces derniers jours, des manifestations rassemblant des centaines de personnes ont eu lieu dans plusieurs grandes villes comme Chiraz (sud), Ahvaz (sud-ouest), Machhad (nord-est) et Karaj. Mais de sévères restrictions imposées à la presse ont rendu impossible de vérifier de source indépendante l’ampleur de ces protestations et les images circulant sur les réseaux sociaux.

– « Grands corrompus » –

Les opposants conservateurs du président Hassan Rohani, un modéré, reprochent à son gouvernement de ne pas lutter suffisamment contre la corruption et d’échouer à relancer l’économie.

Samedi, un haut responsable religieux, le grand ayatollah Hossein Nouri-Hamedani, a demandé à ce que « les grands corrompus économiques » soient renvoyés devant les tribunaux.

« Les gens sont en colère quand ils entendent que quelqu’un a détourné des milliards pendant que d’autres vivent dans des conditions difficiles », a-t-il déclaré selon l’agence de presse Tasnim liée aux conservateurs.

Avant son arrestation, le chef du département des changes, qui est le neveu du vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, avait été limogé samedi par le nouveau gouverneur de la Banque centrale, une mesure sanctionnant apparemment sa mauvaise gestion de la crise monétaire en cours.

Le rial iranien a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar depuis avril.

Cette chute s’explique par le retour annoncé des sanctions américaines contre l’Iran et les craintes qu’elles font peser sur l’économie, mais les analystes estiment également que des mesures prises par Téhéran ont contribué au plongeon de la devise.

En avril, les autorités avaient établi un taux officiel fixe de 42.000 rials pour un dollar tout en menaçant de poursuites les cambistes du marché parallèle qui appliqueraient un taux différent.

Cette mesure a entraîné une vague de spéculation sur le marché noir tandis que certains responsables sont soupçonnés de corruption pour avoir profité de dollars à des taux préférentiels.

Nommé fin juillet pour tenter de redresser la situation, le nouveau gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemati, doit dévoiler une nouvelle politique des changes lundi.

Selon la radio-télévision d’Etat IRIB, les importations de produits de première nécessité comme les médicaments devraient continuer de se faire au taux officiel de 42.000 rials pour un dollar.

Sur le marché parallèle, le rial était tombé à 119.000 pour un dollar la semaine dernière. Il s’est légèrement redressé et s’échangeait à 98.500 rial pour un dollar dimanche soir.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 20h19)

États-Unis: Trump prêt à rencontrer les dirigeants iraniens « quand ils veulent »

juillet 30, 2018

Le président américain Donald Trump s’est dit prêt lundi à rencontrer les dirigeants iraniens lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche / © AFP / SAUL LOEB

Après avoir rencontré Kim Jong Un au terme d’une escalade verbale sans précédent avec la Corée du Nord, Donald Trump se dit désormais prêt à voir les dirigeants iraniens « quand ils veulent », malgré la fermeté affichée ces derniers mois contre l’Iran.

« Je ne sais pas s’ils y sont prêts », a dit lundi le président des Etats-Unis répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani. « J’imagine qu’ils voudront me rencontrer, je suis prêt à les rencontrer quand ils veulent ».

Selon lui, c’est « bon pour eux, bon pour nous, bon pour le monde entier », surtout « si nous pouvons trouver une solution sérieuse, pas un gâchis de papier comme l’autre accord ».

M. Trump a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord international censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, qu’il juge trop laxiste. Il a rétabli toutes les sanctions levées après sa signature en 2015, avec un sévère contrecoup pour de nombreuses entreprises européennes, sommées de quitter l’Iran sous peine d’être frappées par des mesures punitives américaines.

Washington a dressé une liste de douze conditions draconiennes pour un nouvel accord avec l’Iran.

Donald Trump a en revanche assuré ne pas poser de conditions à une rencontre qui serait la première entre des présidents américain et iranien depuis la révolution islamique de 1979.

Mais son secrétaire d’Etat Mike Pompeo a ensuite précisé sur la chaîne CNBC qu’une réunion au sommet pourrait avoir lieu « si les Iraniens démontrent qu’ils sont prêts à des changements fondamentaux dans leur manière de traiter leur peuple, modifient leur comportement malveillant » au Moyen-Orient et se montrent ouverts à un accord sur le nucléaire « qui empêche vraiment la prolifération ».

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale a ensuite affirmé que « les Etats-Unis sont prêts à prendre des actions pour supprimer les sanctions, rétablir des relations diplomatiques et commerciales totales, permettre à l’Iran d’avoir une technologie avancée et soutenir la réintégration de l’économie iranienne dans le système économique international ».

« Cependant, cet assouplissement n’est possible que s’il y a des évolutions tangibles, prouvées et durables dans les politiques de Téhéran », a ajouté Garrett Marquis. « Jusque-là, le fardeau des sanctions ne sera que de plus en plus lourd si le régime ne change pas de voie ».

– Tweet en majuscules –

L’ouverture américaine intervient en tout cas alors que le ton était monté ces derniers jours.

Le président Rohani a d’abord prévenu qu’un conflit avec l’Iran serait la « mère de toutes les guerres ».

« NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT », lui a directement répondu Donald Trump dans un tweet en majuscules.

« SOYEZ PRUDENT! », a ensuite rétorqué, sur le même mode, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Le registre de l’avertissement américain rappelle celui employé il y a un an contre les ambitions nucléaires de la Corée du Nord, à laquelle Donald Trump promettait « le feu et la colère » et une « destruction totale » en cas d’agression.

En parallèle de la campagne de « pression maximale », mélange d’isolement diplomatique et de sanctions draconiennes, mise en place par Washington, les échanges d’invectives avec Kim Jong Un étaient allés crescendo pendant que Pyongyang multipliait les essais balistiques et nucléaires.

Jusqu’au spectaculaire rapprochement de 2018 et au sommet du 12 juin à Singapour, à l’issue duquel le président américain n’a pas tari d’éloges à l’égard du dirigeant nord-coréen.

Pense-t-il pouvoir reproduire ce scénario avec la République islamique? Téhéran a en tout cas remplacé Pyongyang comme ennemi numéro un de Washington, et la « pression maximale », qui a disparu du lexique de Donald Trump au sujet de la Corée du Nord, est désormais évoquée pour faire plier l’Iran.

Mais, pour l’instant, le reste de la communauté internationale, qui avait suivi les Etats-Unis en imposant de lourdes sanctions contre le régime nord-coréen l’an dernier, refuse d’en faire autant face aux autorités iraniennes. Les alliés européens, en particulier, tentent envers et contre tout de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Dans ce contexte, Donald Trump va-t-il finalement rencontrer Hassan Rohani, qui avait déjà eu un entretien téléphonique avec Barack Obama en 2013? Une occasion pourrait se présenter lors de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, fin septembre à New York.

Reste à savoir si le président iranien est demandeur. Selon son entourage, le président américain avait demandé à huit reprises une telle réunion en marge du rendez-vous de l’ONU l’an dernier. En vain.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2018 01h40)