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Un violent séisme fait au moins 129 morts en Iran et en Irak

novembre 12, 2017

Une victime du tremblement de terre à l’hôpital de Sulaimaniyah, Irak, le 12 novembre 2017 / © AFP / SHWAN MOHAMMED

La secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, a affirmé l’Institut géologique américain (USGS).

Elle a eu lieu à 18H18 GMT et a également été ressentie en Iran – qui enregistre provisoirement le bilan le plus lourd avec plus de 61 morts – ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Le tremblement de terre « a tué 61 personnes et fait 300 blessés » dans l’Ouest, selon un bilan provisoire donné dans la nuit par l’agence officielle Irna.

La région la plus touchée, du côté iranien, est la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak, selon les médias iraniens.

Pour Irna, le nombre des victimes recensées, qui n’a cessé de grimper, devrait encore augmenter.

En Irak, ce tremblement de terre a fait plus de six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans la localité de Darbandakhan, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Souleimaniyeh, a dit à l’AFP son maire, Nasseh Moulla Hassan.

Et « un enfant et un homme âgé ont été tués et 105 personnes blessées » dans la région de Kalar, a fait savoir le directeur de l’hôpital de cette localité située plus au sud.

Dans l’ensemble de la province, des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés, d’après un correspondant de l’AFP.

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées, ont témoigné des journalistes de l’AFP.

– Ecoles fermées lundi –

Côté iranien, les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est, selon les informations diffusées par les médias d’État.

« Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’État le gouverneur adjoint de Kermanshah.

D’après Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran.

Interrogé par la télévision d’État, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrains ».

Selon le site internet de la radio-télévision d’État, les écoles seront fermées lundi dans les provinces de Kermanshah et d’Ilam touchées par le séisme.

En Irak, à Darbandakhan, et en Iran dans la province d’Ilam frontalière de l’Irak, les autorités ont appelé les habitants à dormir à l’extérieur des maisons et parfois à se déplacer par précaution.

Certaines zones des deux pays sont privées d’électricité en raison du séisme.

La secousse a également été ressentie dans le sud-est de la Turquie, une région bordée par l’Iran et l’Irak, et, dans la ville de Diyarbakir, des habitants ont quitté leurs maisons au moment du tremblement de terre, mais y sont revenus peu après.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 02h28)                

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Sissi met en garde contre une escalade militaire entre l’Iran et l’Arabie

novembre 8, 2017

Charm el-Cheikh (Egypte) – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde mercredi contre une escalade de la tension entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui pourrait mener à une guerre, lors d’une rencontre avec la presse à Charm el-Cheikh.

Le président, qui s’exprimait en marge du Forum mondial sur la jeunesse organisé par le gouvernement égyptien dans cette station balnéaire, a souligné que la région connaissait déjà des tensions.

« Je ne suis pas pour la guerre. Nous avons eu notre expérience de la guerre », a-t-il dit: « La région doit faire face à suffisamment de troubles déjà », a-t-il ajouté, interrogé sur une possible escalade belliqueuse.

« On devrait aborder (ce problème) de façon extrêmement prudente », a-t-il insisté.

Mais M. Sissi, allié de l’Arabie saoudite, a également annoncé que l’Egypte soutiendrait la monarchie saoudienne. « Nous soutenons nos frères (saoudiens) », a-t-il dit.

Il s’exprimait alors que le président iranien Hassan Rohani a mis en garde l’Arabie saoudite.

« Vous connaissez la puissance et la place de l’Iran dans la région. Des plus grands que vous s’y sont cassé les dents. Vous n’êtes rien! », a lancé mercredi M. Rohani à l’adresse des dirigeants saoudiens, lors d’un discours retransmis par la télévision d’Etat.

Ces commentaires interviennent après que le prince Mohammed ben Salmane a accusé l’Iran de livrer des missiles aux rebelles yéménites, ce qu’il a décrit comme une « agression militaire directe » contre l’Arabie saoudite.

L’Iran a fermement réfuté ces accusations, ajoutant que de telles livraisons étaient impossibles.

Parallèlement, le président égyptien s’est également exprimé sur la situation en Egypte, affirmant que son pays est « en guerre contre le terrorisme ».

En réponse aux critiques qui accusent son régime de violer les droits de l’Homme, il a estimé que « ce qui se passe en Egypte n’est pas une question de droits de l’Homme »: « Il faut penser aux autres droits, le droit à la vie », a-t-il plaidé.

– Et toujours l’affaire Regeni –

Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, par M. Sissi, qui a ensuite été élu président en 2014, l’Egypte fait face à des attaques de différents groupes islamistes.

Mercredi, M. Sissi a toutefois assuré que la situation s’améliorait. Il notamment précisé que les auteurs de l’attaque qui a fait 16 morts parmi un convoi de policiers dans le désert occidental en octobre avaient été neutralisés.

En outre, le président égyptien a évoqué le cas de l’étudiant italien Giulio Regeni, retrouvé mort au Caire en février 2016 après avoir été atrocement torturé: « Nous sommes soucieux de faire comparaître les auteurs de ce crime », a assuré M. Sissi, en affirmant vouloir « régler cette affaire le plus vite possible ».

Ce dossier avait généré de fortes tensions entre Le Caire et Rome, qui avait retiré son ambassadeur avant d’en nommer un nouveau en août dernier.

Giulio Regeni, étudiant-chercheur de 28 ans, avait disparu le 25 janvier 2016. Rejetant les multiples versions –accident de la route, crime crapuleux, règlement de compte personnel– avancées par les enquêteurs égyptiens, l’Italie a toujours réclamé avec force que les vrais coupables de cet assassinat soient identifiés et punis.

La presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Egypte soupçonnent des membres des services de sécurité égyptiens de l’avoir enlevé et torturé à mort. Ce que le gouvernement égyptien a régulièrement démenti avec force.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2017 00h39)                                            

Florence Parly défend l’accord iranien et le Tchad à Washington

octobre 20, 2017

Washington – La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l’accord sur le nucléaire iranien et l’importance du Tchad dans le combat contre les islamistes lors d’une visite de deux jours à Washington.

« Il ne saurait être question de sortir de l’accord de Vienne négocié en 2015 dès lors que l’ensemble des conditions qui étaient requises de la part de l’Iran sont respectées, et elles sont respectées selon l’AIEA » (Agence internationale de l’énergie atomique), a indiqué Mme Parly à des journalistes à l’issue de sa visite.

La ministre a notamment transmis ce message au conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général HR McMaster, alors que le président américain a refusé de « certifier » l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, réclamé son durcissement par le Congrès et menacé d’un retrait des Etats-Unis si ses demandes n’étaient pas satisfaites.

Elle l’a également transmis à plusieurs membres du Congrès américain, notamment le sénateur républicain John McCain.

La ministre française a aussi indiqué avoir évoqué l’inscription du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux Etats-Unis, alors que c’est un pays allié de la France dans la lutte contre les groupes islamistes au Sahel.

« Nous avons évoqué le fait que le Tchad est un allié important, efficace, engagé dans cette zone du Sahel et que donc il faut aider le Tchad à répondre à l’ensemble des questions qui ont été posées par l’administration américaine », a-t-elle dit.

Washington reproche au Tchad de ne pas « partager des informations liées à la sécurité publique et au terrorisme, et de ne pas remplir au moins un critère de risque », selon le décret présidentiel sur le « Travel Ban », sans autre détail.

Interrogé sur ce point, le FBI a précisé à l’AFP que parmi les points de friction figurait notamment le type de passeport utilisé par le gouvernement tchadien.

Les Etats-Unis « s’engagent à coopérer avec le gouvernement tchadien pour corriger les faiblesses » identifiées, a précisé le FBI dans un communiqué.

Le Tchad, qui s’est montré déçu d’être visé par le décret migratoire du président Donald Trump, vient de retirer ses troupes du Niger voisin, où elles avaient été déployées pour lutter contre les islamistes du groupe Boko Haram.

Or une patrouille américano-nigérienne est tombée au début du mois dans un embuscade meurtrière au Niger, qui s’est soldée par la mort de quatre militaires américains des Forces spéciales et quatre soldats nigériens.

L’avenir des opérations militaires en Syrie après la chute de Raqa, et la Corée du Nord ont aussi figuré à l’agenda de Mme Parly.

La France, qui plaide pour une solution politique négociée en Syrie, tente de réunir un « groupe de contact » qui mettrait autour de la table l’opposition comme les représentants du régime syrien, les pays membres permanents du Conseil de sécurité, l’UE et les acteurs de la région comme le Liban, et associerait aussi l’Iran, proposition qui suscite l’hostilité des Américains.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 00h31)

L’Iran a testé « avec succès » un nouveau missile

septembre 23, 2017

Un missile iranien Khoramshahr lors d’une parade militaire, le 22 septembre 2017 à Téhéran / © afp/AFP /

L’Iran a annoncé samedi avoir testé « avec succès » un nouveau missile d’une portée de 2.000 kilomètres au moment où les Etats-Unis dénoncent le programme balistique de Téhéran et menacent de sortir de l’accord nucléaire.

La télévision d’Etat a diffusé des images du lancement du missile Khoramshahr et d’autres prises depuis l’intérieur de l’appareil.

La date du test n’a pas été communiquée mais vendredi, lors de la présentation du missile pendant le défilé militaire marquant le déclenchement de la guerre par l’Irak contre l’Iran en 1980, un responsable iranien avait indiqué qu’il serait « opérationnel dans un avenir proche ».

Cette annonce intervient sur fond de climat très tendu entre l’Iran et les Etats-Unis, le président Donald Trump menaçant de sortir son pays de l’accord sur le nucléaire que Washington a signé en 2015 avec Téhéran conjointement avec l’Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

L’accord nucléaire n’interdit pas les activités balistiques de l’Iran mais la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui l’a entériné, demande à l’Iran de ne pas mener d’activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

Les responsables iraniens affirment que les missiles de leur pays ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires, et que, plus largement, Téhéran n’a pas de programme pour fabriquer des armes nucléaires.

« Le missile Khoramshahr, d’une portée de 2.000 km, peut transporter plusieurs têtes conventionnelles pour frapper plusieurs cibles à la fois », a dit le général Amir Ali Hadjizadeh, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, cité vendredi par Irna.

Selon des responsables iraniens, la République islamique possède la technologie nécessaire pour augmenter la portée de ses missiles, pour le moment limitée à 2.000 km.

L’Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont portée de 2.000 kilomètres capables d’atteindre Israël, l’ennemi juré de l’Iran, et les bases américaines dans la région.

Vendredi, le président Hassan Rohani avait déjà affirmé que l’Iran refusait de limiter son programme balistique.

– ‘Dissuasion’ –

« Que vous le vouliez ou pas, nous allons renforcer nos capacités militaires, nécessaires en matière de dissuasion. Non seulement nous allons développer nos missiles mais aussi nos forces aériennes, terrestres et maritimes. Pour défendre notre patrie, nous ne demanderons la permission à personne », a dit M. Rohani lors du défilé militaire.

L’accord de 2015 est censé garantir le caractère strictement civil et pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de la levée progressive des sanctions contre Téhéran.

Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis ont multiplié les attaques contre l’accord, que M. Trump avait l’an passé promis de « déchirer ».

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a notamment jugé mercredi que les « attentes » d’une stabilisation du Moyen-Orient qu’avait engendré l’accord avaient été déçues.

« Depuis l’accord, nous n’avons pas constaté que la région est devenue plus stable et pacifique », a dit Rex Tillerson, évoquant le soutien iranien au régime de Bachar al-Assad, ainsi que le développement du programme de missiles balistiques de Téhéran.

Le 15 octobre prochain, le président Trump doit notifier au Congrès si l’Iran respecte ses engagements dans le cadre de l’accord. S’il annonce que ce n’est pas le cas, alors le Congrès pourra réimposer les sanctions contre l’Iran.

Les responsables iraniens ont mis en garde à plusieurs reprises contre tout retour des sanctions.

De leur côté, les pays européens ainsi que la Russie ont demandé à M. Trump de ne pas sortir de l’accord nucléaire.

Le président français Emmanuel Macron a cependant affirmé que l’accord n’était pas suffisant et qu’il fallait obliger l’Iran à réduire son programme balistique et limiter ses activités dans la région, notamment en Syrie. Ce que Téhéran rejette.

Ces dernières années, l’Iran a développé un vaste programme balistique, ce qui inquiète les Etats-Unis mais aussi l’Arabie saoudite, son principal rival dans la région, des pays européens dont la France, ainsi qu’Israël.

Téhéran affirme avoir besoin de renforcer son programme balistique pour créer un équilibre avec les autres pays de la région, notamment l’Arabie saoudite et Israël qui achètent des milliards de dollars d’armes aux pays occidentaux, en particulier aux Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 11h19)                

Iran: peine de 10 ans de prison confirmé pour trois Américains

septembre 3, 2017

Téhéran – La justice iranienne a confirmé en appel la peine de dix ans de prison pour un Américain, deux Irano-américains et un ressortissant libanais pour « collaboration » avec les Etats-Unis, a annoncé dimanche le procureur général de Téhéran.

Reproduite par l’agence Mizanonline qui dépend du ministère de la Justice, cette annonce intervient en pleine tension entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont durci le ton à l’égard de Téhéran depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump.

Un ressortissant américain « a été condamné à dix ans de prison pour collaboration avec des gouvernements étrangers et sa peine a été confirmée en appel », a déclaré Abbas Jafari Dolatabadi, le procureur général de Téhéran.

Il s’agit de Xiyue Wang, cité comme étant un Sino-Américain dont la condamnation à dix années de réclusion avait été annoncée le 17 juillet par la justice iranienne, qui l’accuse d »’infiltration » sans fournir aucun détail sur les faits reprochés.

Par ailleurs, « un ressortissant libanais (Nezar Zaka) a été condamné à dix ans de prison pour collaboration avec le gouvernement américain », a confirmé le procureur dimanche.

« De même, deux ressortissants iraniens (ayant aussi la nationalité américaine, ndlr) ont été condamnés à dix ans de prison pour collaboration avec un gouvernement ennemi. Leurs peines ont été confirmées en appel », a-t-il ajouté.

Ces deux ressortissants irano-américains, l’homme d’affaires Siamak Namazi et son père Mohammad Bagher Namazi, ont été condamnés ainsi que le Libanais Nezar Zaka et trois autres personnes en octobre 2016 à dix ans de prison pour « espionnage » au profit de Washington.

Les Etats-Unis ont demandé à plusieurs reprises la libération immédiate de ces hommes.

Washington demande aussi la coopération de Téhéran dans le cas de Robert Levinson, un ancien agent du FBI, porté disparu en Iran depuis 2007. Téhéran affirme ne disposer d’aucune nouvelle information sur son sort.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2017 19h42)                                            

Iran: un soldat ouvre le feu sur une base militaire,4 morts et 8 blessés

août 6, 2017

Des soldats iraniens, le 1er février 2016 dans le sud de Téhéran / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Quatre soldats iraniens ont été tués dimanche et huit autres blessés par des tirs d’un de leur camarades sur une base militaire à Kahrizak près de Téhéran, selon un communiqué de l’armée iranienne publié sur son site officiel.

Le texte affirme que l’incident est « probablement dû à des problèmes psychologiques du soldat », qui a soudainement commencé à tirer sur ses camarades, « ou à la rotation (involontaire, ndlr) de l’arme ».

L’incident a eu lieu sur « le champ de tir » de la base aérienne Shahid Lashkari, au sud de la capitale, a-t-on ajouté de même source. « Les blessés ont été évacués vers un centre médical et une enquête a été ouverte ».

De tels incidents sont très rares en Iran où le service militaire est obligatoire.

La télévision d’Etat avait rapporté le mois dernier un incident similaire lorsqu’un soldat avait ouvert le feu à Abyek (au nord-ouest de Téhéran) tuant trois de ses camarades et blessant six autres.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 17h41)                

Test par l’Iran d’un lanceur de satellites: Washington dénonce une « provocation »

juillet 27, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont dénoncé jeudi une « provocation » de l’Iran et une possible violation de résolutions des Nations unies, après que Téhéran a affirmé avoir testé avec « succès » un lanceur de satellites, dans un contexte de fortes tensions américano-iraniennes.

« Nous considérons cela comme une poursuite du développement de missiles balistiques (…) Nous considérons que c’est une action provocatrice », a condamné la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert, ajoutant qu’il s’agissait potentiellement d’une « violation de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».

La responsable américaine a toutefois hésité lorsqu’elle a été interrogée lors de son point de presse sur cette potentielle violation des résolutions de l’ONU.

Mme Nauert a ensuite cité une « violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU » votée il y a deux ans, mais pour consacrer l’accord international sur le programme nucléaire iranien.

Dans un contexte de nouvelles tensions entre Washington et Téhéran depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, la porte-parole de la diplomatie américaine a encore dénoncé « une action provocatrice qui sape la sécurité et la prospérité dans la région et dans le monde ».

Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à développer – en utilisant la technologie de ses lanceurs de satellites – des lanceurs balistiques à longue portée, qui seraient capables d’emporter des charges conventionnelles ou nucléaires.

L’Iran a toujours démenti ces accusations, affirmant que son programme spatial est uniquement à visée pacifique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 22h06)                                            

Coups de semonce d’un navire américain contre un visseau iranien

juillet 25, 2017

Photographie d’archive montrant un patrouilleur de la marine américaine, dans le Golfe persique, le 14 janvier 2015 / © Navy Media Content Services/AFP/Archives / MC2 Anthony R. MARTINEZ

Un patrouilleur de la marine américaine a tiré mardi des coups de semonce contre un vaisseau iranien du corps des Gardiens de la révolution islamique, après que ce dernier s’est approché à moins de 140 mètres, a indiqué un responsable américain de la Défense.

« Le bateau de la marine iranienne s’approchait à grande vitesse. Il ne répondait pas aux signaux ou aux appels, le patrouilleur n’a pas eu d’autre choix que de tirer des coups de semonce », a précisé à l’AFP ce responsable, sous couvert d’anonymat.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 16h13)                

Washington réclame à l’Iran la « libération immédiate » de tous les prisonniers américains

juillet 16, 2017

Conférence de presse du président Hassan Rohani à l’occasion du premier anniversaire de l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire iranien, le 17 janvier 2017 / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Les Etats-Unis réclament à l’Iran la « libération immédiate » de tous les Américains « injustement détenus » par la République islamique, a indiqué dimanche à l’AFP un responsable du département d’Etat après qu’un Américain accusé d' »infiltration » eut été condamné à dix ans de prison par la justice iranienne.

« Le régime iranien continue de détenir des ressortissants américains et d’autres étrangers sur la base de poursuites inventées en matière de sécurité nationale », a tonné ce responsable dans un contexte de très nette crispation entre Washington et Téhéran depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2017 16h37)                

Iran: le frère du président Rohani arrêté pour délits « financiers »

juillet 16, 2017

Hossein Fereydoun, le frère et conseiller spécial du président iranien Hassan Rohani, le 3 avril 2015 à Téhéran / © AFP/Archives / Atta KENARE

Le frère et conseiller spécial du président iranien Hassan Rohani a été arrêté pour délits « financiers », a annoncé dimanche le porte-parole de la justice.

Hossein Fereydoun ainsi que « des personnes qui lui sont liées ont été interrogés à plusieurs reprises. Une caution a été fixée mais comme il n’a pas pu la payer, il a été transféré à la prison », a déclaré le porte-parole Gholamhossein Mohseni-Ejeie.

Les charges pesant contre le frère du président portent sur des délits « financiers », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

« S’il verse la caution, il sera libéré. Mais l’affaire poursuivra son cours », a ajouté M. Mohseni-Ejeie en soulignant que « d’autres personnes ont également été arrêtées ».

Le nom du frère du président a été cité depuis plus d’un an dans plusieurs affaires de corruption, notamment des délits bancaires.

Il y a un an, le chef de l’Inspection générale, Nasser Seraj, avait affirmé que M. Fereydoun avait « fait pression » pour nommer à la tête de la banque Refah un de ses proches, Ali Sedghi, qui a été accusé de nombreuses « infractions financières ». Il a été ensuite écarté de la direction de la banque.

Le nom du frère de M. Rohani a été également cité dans un autre dossier impliquant Ali Rastegar Sorkheie, le patron de la banque Melat, qui a été arrêté pour son implication dans une « grande affaire de corruption bancaire » par les services de renseignements des Gardiens de la révolution, selon l’agence Tasnim liée aux conservateurs. Il est originaire de la même ville que M. Rohani.

Les conservateurs avaient demandé à plusieurs reprises l’arrestation de Hossein Fereydoun pour corruption.

Ces derniers mois, le président Rohani et les responsables du pouvoir judiciaire contrôlé par les conservateurs, n’ont cessé de se lancer des attaques virulentes.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2017 14h52)