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Rebond du coronavirus en Chine et Iran

juin 14, 2020

Coronavirus : un rebond de l’épidémie semble opérer en Chine

Selon les autorités, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures. Dont 36 à Pékin.

La Chine a enregistré ce dimanche 14 juin un rebond des nouveaux cas de Covid-19, renforçant les craintes de résurgence de la pandémie dans le pays où elle a démarré l’an dernier.

Selon les autorités chinoises, 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus ont été recensés en 24 heures, dont 36 à Pékin, le plus haut chiffre quotidien depuis avril. Ces 36 cas ont tous un lien avec le marché au gros de Xinjadi, dans le sud de Pékin, qui vend notamment de la viande, du poisson et des légumes. Une nouvelle inquiétante pour le reste du monde qui redoute une seconde vague de l’épidémie, laquelle continue à faire rage en Amérique latine.

Un nouveau foyer dans le sud de Pékin

Grâce à de stricts contrôles, au port du masque et aux opérations de confinement, l’épidémie était sous contrôle en Chine, où est apparu le nouveau coronavirus l’an dernier à Wuhan (centre).

Mais un nouveau foyer de contamination a été détecté dans le sud de Pékin au marché de gros de Xinfadi. Une découverte qui a entraîné le confinement de 11 zones résidentielles des environs.

Des centaines de policiers et de membres de la police paramilitaire, dont beaucoup portant des masques de protection et des gants, ont été vus samedi par des journalistes de l’AFP près du marché de Xinfadi. Dimanche, dans cet immense marché, la partie où est vendue la viande était fermée. Les autorités ont indiqué que toutes les personnes travaillant dans ce marché ou vivant dans les quartiers avoisinants doivent subir un test de dépistage. Tous les habitants qui se sont rendus sur ce marché depuis le 30 mai doivent faire de même. Neuf écoles et jardins d’enfants des environs du marché ont été fermés.

Un porte-parole de la capitale, Xu Hejian a affirmé dimanche à la presse que Pékin entrait dans «une période exceptionnelle».

Au total, le Covid-19 a fait plus de 427.000 morts et contaminé plus de 7,7 millions de personnes sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Coronavirus: plus de 100 morts en 24 heures en Iran

Téhéran a annoncé ce dimanche plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis deux mois, alors que les autorités minimisent la remontée continue du nombre de patients recensés en Iran. Les autorités sanitaires ont enregistré 107 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, a annoncé Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 8837 morts en Iran.

«Il s’agit d’un virus sauvage et imprévisible, qui peut nous surprendre à tout moment et requiert un réel effort collectif, que nous respections tous sérieusement les protocoles sanitaires et que nous observions les règles de distanciation sociale», a déclaré Mme Lari. L’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus mi-février, est le pays au Proche et Moyen-Orient le plus durement touché par la pandémie de Covid-19, mais n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population.

Sept provinces classées rouges

Depuis avril, l’Etat a levé progressivement la quasi-totalité des restrictions destinées à lutter contre la propagation de la maladie et l’activité semble avoir repris un cours presque normal dans la majorité des 31 provinces du pays. Sept d’entre elles sont néanmoins classées rouges, le niveau d’alerte le plus élevé en ce qui concerne le risque de propagation de la maladie, selon Mme Lari. Ces provinces dessinent un arc de cercle presque continu le long des frontières courant du Nord-Ouest au Sud-Est du pays.

Depuis début mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des nouveaux cas recensés de contamination par le virus. Face à cela, les autorités ne cessent de reprocher à la population de ne pas respecter les règles élémentaires de distanciation sociale tout en répétant qu’il n’y a aucun lieu de s’inquiéter car la hausse des cas ne serait selon elles que le résultat, mathématique, d’un dépistage plus intensif. Cela ne traduit en rien une détérioration de la situation sanitaire du pays, assurent ainsi plusieurs responsables.

«Les gens ne doivent pas s’inquiéter»

«Quand on mène plus de tests, alors, naturellement, on identifie davantage de cas», a déclaré mercredi le président Hassan Rohani. La hausse récente n’a rien de «négatif» et «les gens ne doivent pas s’inquiéter», a-t-il ajouté.

S’ils cherchent à rassurer la population face à la situation sanitaire du pays, plusieurs responsables ne cachent pas leur inquiétude face à ce qu’ils dépeignent comme la négligence ou l’insouciance de la population face au virus.Samedi, Hassan Rohani s’alarmait d’un rapport selon lequel seulement «18 à 20%» des Iraniens respecteraient désormais les consignes de lutte face à la maladie contre «80% et plus» en avril-mai.

«Le non respect de la distanciation sociale, des règles d’hygiène personnelle ou publique ainsi que les déplacements inutiles peuvent avoir des conséquences irréparables», avertissait début juin un bandeau tournant en boucle sur la chaîne d’information de la télévision d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

Une deuxième vague déferle sur l’Iran

juin 3, 2020

 

© Bahram Emami
Une deuxième vague de coronavirus est en train de déferler sur l’Iran, si bien que les célébrations de mariages pourraient rapidement se transformer en funérailles, a averti lundi le ministre de la santé, Saeed Namaki. «Malheureusement, le corona va marquer un but à la 90e minute si certains fonctionnaires et la population croient que c’est terminé», a déclaré M. Namaki, en déplorant le manque de respect des consignes de distanciation physique dans les transports collectifs.

Nombre de cas confirmés de COVID-19 par jour en Iran. Une moyenne glissante de 3 jours est appliquée sur les données pour en faciliter la lecture.

© Données: Our World in Data Nombre de cas confirmés de COVID-19 par jour en Iran. Une moyenne glissante de 3 jours est appliquée sur les données pour en faciliter la lecture.
En Iran, le président Hassan Rouhani a presque complètement mis fin aux mesures de confinement ces dernières semaines, en invitant en parallèle la population à la plus grande prudence. Samedi, tandis que les employés du gouvernement retournaient au bureau, M. Rouhani annonçait que les mosquées étaient sur le point de rouvrir leurs portes. Les commerces pourront bientôt rester ouverts plus tard que la limite fixée à 18h en temps de pandémie.

Avec Le Devoir

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah condamnée à 5 ans de prison en Iran

mai 16, 2020
Photo datée de 2012, fournie par Sciences Po, de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah

Photo datée de 2012, fournie par Sciences Po, de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah afp.com/Thomas ARRIVE

L’anthropologue est accusée de « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale » et de « propagande contre le système » politique de la République islamique. La France a dénoncé une condamnation « politique ».

La sentence est tombée. L’anthropologue franco iranienne Fariba Adelkhah a été condamnée ce samedi à cinq ans de prison pour « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale », a déclaré son avocat Saïd Décan.

Selon Me Décan, la chercheuse a aussi été condamnée à un an de prison pour « propagande contre le système » politique de la République islamique, mais elle doit purger seulement la peine la plus longue. Cette condamnation peut néanmoins faire l’objet d’un appel.

La France a dénoncé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, la condamnation « politique » en Iran de l’anthropologue Fariba Adelkhah, affirmant rester mobilisée pour sa libération. « Cette condamnation n’est fondée sur aucun élément sérieux ou fait établi et revêt donc un caractère politique », a dénoncé Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. « Je condamne avec la plus grande fermeté » ce verdict, a ajouté le chef de la diplomatie française, exhortant « les autorités iraniennes à libérer immédiatement Mme Adelkhah » et réclamant « un accès consulaire ».

L’anthropologue est spécialiste du chiisme et chercheuse à Sciences po Paris. Arrêtée en juin 2019, Fariba Adelkhah, 61 ans, était poursuivie pour « propagande » contre la République islamique et « collusion en vue d’attenter à la sécurité nationale », des accusations jugées grotesques par son comité de soutien.

Grève de la faim

La chercheuse, qui avait été très affaiblie par une grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, va mieux.

Une plateforme de « e-manifestation » a été créée pour réclamer sa libération faute de rassemblement possible en raison du confinement imposé par l’épidémie de Covid-19 en France.

Son collègue et compagnon, Roland Marchal, arrêté comme elle en juin 2019 alors qu’il venait lui rendre visite à Téhéran, a été libéré fin mars. Téhéran a alors évoqué un échange avec un ingénieur iranien détenu en France et menacé d’extradition vers les Etats-Unis.

Avec Lexpress.fr avec AFP

Coronavirus en Italie et en Iran

avril 9, 2020

 

Italie: une centaine de médecins décédés du coronavirus

Une centaine de médecins sont décédés de l’épidémie de Covid-19 en Italie, qui a fait au total environ 18.000 morts dans le pays, a annoncé jeudi à l’AFP leur fédération professionnelle.

«Nous avons le nombre de médecins décédés à cause du Covid-19, c’est 100, peut-être même 101 à l’heure actuelle malheureusement», a indiqué en milieu de journée le service de presse de la Fédération nationale des ordres de médecins en chirurgie et odontologie.

Coronavirus: l’Iran franchit la barre des 4000 morts

Les autorités de Téhéran ont annoncé jeudi 117 décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus, ce qui porte à plus de 4.000 morts le bilan officiel en Iran, l’un des pays les plus touchés par la maladie du Covid-19. Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a fait état de la mort de «117 personnes au cours des dernières 24 heures». «Nous avons un total de 4.110 décès», a-t-il ajouté.

Il a néanmoins déclaré que les derniers chiffres montraient «clairement une baisse du nombre de nouveaux cas de contamination». «Nous avons détecté 1634 nouveaux cas, ce qui porte le nombre total de cas confirmés à 66.220», a-t-il ajouté. Le bilan précédent était de 1997 nouveaux cas en 24 heures. «Nous devons la réduction du nombre de cas (…) à la participation de notre cher peuple, ainsi qu’à l’implication» des personnels de santé, a dit Kianouche Jahanpour.

La République islamique, qui avait annoncé le 19 février des premiers cas de contamination dans la ville de Qom (centre), est de loin le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 au Proche et Moyen-Orient. À l’étranger, certains soupçonnent néanmoins les chiffres officiels iraniens d’être sous-estimés.

Pour tenter de limiter la propagation du virus, les autorités ont fermé écoles et universités, ainsi que les cinémas, les stades et les principaux lieux de culte chiite. Elles n’ont pas imposé de confinement, mais ont demandé à la population de rester chez elle. D’autres restrictions ont été imposées, comme l’interdiction de déplacement entre les villes et la fermeture de la plupart des commerces jugés non essentiels.

Mercredi, le président Hassan Rohani a annoncé la réouverture de certains commerces «à bas risque» à partir du 11 avril, précisant vouloir «maintenir les activités économiques autant que possible tout en luttant contre le coronavirus».

Le Parlement iranien a tenu sa première session mardi après six semaines d’interruption à cause du nouveau coronavirus. Au moins 31 députés sur les 290 membres du Parlement ont été testés positifs à la maladie Covid-19 depuis le début de l’épidémie en Iran.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé jeudi la population à prier à la maison lors du mois de jeûne musulman du ramadan.

 

Par Le Figaro avec AFP

La situation du coronavirus dans deux pays du Moyen-Orient

mars 9, 2020

 

Iran : Khamenei annule son discours du Nouvel An à Machhad

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a annulé le discours qu’il tient chaque année à Machhad (Nord-Est de l’Iran) pour le Nouvel An persan, cette année le 20 mars, à cause du nouveau coronavirus, a annoncé son bureau.

«La cérémonie du discours du guide suprême qui a eu lieu chaque année au mausolée sacré de l’imam Reza le premier jour du nouvel an n’aura pas lieu cette année et [l’ayatollah Khamenei] ne se rendra pas à Machhad», indique un communiqué des services du numéro un iranien.

Quarantaine obligatoire pour les Israéliens de retour de l’étranger

Tous les Israéliens de retour d’un voyage à l’étranger seront placés en quarantaine pendant 14 jours pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé ce lundi le premier ministre Benyamin Netanyahou.

Les ressortissants des autres pays ne seront quant à eux autorisés à séjourner en Israël que s’ils peuvent prouver qu’ils ont les moyens de se mettre en quarantaine, rapporte la presse, selon laquelle cette mesure entrera en vigueur jeudi.

 

Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar, Roland Gauron et Yohan Blavignat

Les boîtes noires du Boeing abattu en Iran seront envoyées en Ukraine

janvier 18, 2020

Les deux boîtes noires du Boeing d’Ukraine Airlines abattu par un missile le 8 janvier près de Téhéran seront envoyées en Ukraine, rapporte samedi l’agence de presse iranienne Tasnim.

Les autorités iraniennes sont également d’accord pour que des experts français, canadien et américain examinent les données contenues dans ces enregistreurs, ajoute l’agence.

L’Iran dit avoir abattu par erreur cet avion de ligne ukrainien à bord duquel se trouvaient 176 personnes, toutes décédées.

«Grâce au savoir-faire de pays comme la France, le Canada et l’Amérique, nous essaierons de lire (l’enregistreur de données) à Kiev», a déclaré à l’agence Tasnim le directeur des enquêtes accident de l’Organisation de l’aviation civile iranienne, Hassan Rezaifar. «Si cette tentative échoue, la boîte noire sera envoyée en France», a-t-il ajouté.

Les deux enregistreurs de voix et de données ne seront pas décodés en Iran, a encore déclaré Hassan Rezaifar.

Consensus

Un porte-parole du Bureau d’enquêtes et analyses (BEA) français a indiqué que les discussions étaient toujours en cours entre l’Iran, l’Ukraine, la France, le Canada et les Etats-Unis.

«On ne nous a pas demandé officiellement de nous occuper des boites d’enregistrement», a-t-il dit.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, dont le pays comptait 57 ressortissants à bord, avait demandé vendredi à l’Iran d’envoyer les enregistreurs de vol en France.

«L’Iran n’a pas le niveau d’expertise technique ni surtout les équipements nécessaires pour être en mesure d’analyser rapidement ces boîtes noires endommagées», a dit Justin Trudeau. «Il y a un début de consensus sur le fait que (…) (la France) serait le bon endroit où envoyer ces boîtes noires afin d’en tirer des informations exactes de manière rapide et c’est ce que nous encourageons les autorités iraniennes à accepter», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/Iran: Trump appelle le guide suprême d’Iran à «faire attention à ses mots»

janvier 17, 2020

Le président américain Donald Trump a appelé vendredi l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, à surveiller son langage après un sermon dans lequel il dénonçait les «clowns américains» qui mentent selon lui de la façon «la plus vicieuse» qui soit.

«Le soi-disant “Guide suprême” d’Iran, qui n’est plus très suprême ces derniers temps, a dit des choses méchantes concernant les États-Unis et l’Europe», a tweeté Donald Trump. «Leur économie s’effondre et leur peuple souffre. Il devrait faire très attention à ses mots!», a-t-il ajouté.

Khamenei, qui a conduit la prière du vendredi pour la première fois en huit ans, a déploré le comportement des Etats européens dans le cadre de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien et s’est réjoui que l’Iran ait pu infliger un «revers» aux États-Unis en frappant des bases militaires irakiennes abritant des troupes américaines.

Par Le Figaro avec AFP

Irak: onze militaires américains blessés dans l’attaque iranienne

janvier 16, 2020

Onze soldats américains ont été soignés pour des blessures légères suite à l’attaque de missiles iraniens sur une base en Irak où étaient basées des troupes américaines, le 8 janvier dernier, a finalement admis jeudi soir l’armée américaine après avoir affirmé le contraire.

«Alors qu’aucun membre de l’armée américaine n’a été tué dans l’attaque du 8 janvier contre la base aérienne al-Assad, plusieurs ont été traités pour des commotions liés aux explosions et sont toujours évalués», a déclaré le capitaine Bill Urban, porte-parole du Commandement militaire central.

Par Le Figaro avec Reuters

Iran : les gardiens de la Révolution assument la responsabilité de la destruction de l’avion ukrainien

janvier 11, 2020

Les gardiens de la Révolution assument l’entière responsabilité de la destruction de l’avion d’Ukraine Airline, abattu mercredi près de Téhéran, dit le commandant des forces aérospatiales du corps d’élite de l’armée iranienne, dans une déclaration mise en ligne samedi par la télévision publique.

«J’endosse la responsabilité totale, j’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel incident», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, ajoutant que l’avion a été pris par erreur pour un missile de croisière.

L’Iran a reconnu avoir détruit par erreur le Boeing 737, à la suite de l’«aventurisme américain».

Par Le Figaro avec Reuters

L’ayatollah Sistani condamne la confrontation US-Iran en Irak

janvier 10, 2020

Le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite d’Irak, a condamné vendredi la confrontation en cours entre les Etats-Unis et l’Iran sur le sol irakien, dénonçant une violation de souveraineté et un mépris flagrant pour un peuple déjà éprouvé par plusieurs décennies de guerre.

Les Etats-Unis ont mené le 3 février une frappe aérienne près de l’aéroport de Bagdad visant le général iranien Qassem Soleimani, entraînant une riposte de l’Iran qui a tiré une série de missiles contre des bases irakiennes abritant des forces américaines en Irak.

«L’utilisation de méthodes excessives par les différentes parties (…) ne va qu’aggraver la crise et empêcher de parvenir à une solution», a estimé l’ayatollah Sistani dans un message lu par l’un de ses représentants lors de la prière du vendredi, dans la ville sainte de Kerbala. Ces «actes agressifs et dangereux» constituent des «violations répétées de la souveraineté irakienne» et contribuent «à la détérioration de la situation» dans la région, a ajouté le dignitaire irakien de 89 ans. «Le peuple (irakien) a suffisamment souffert des guerres».

Voix influente en Irak, le grand ayatollah Sistani n’intervient publiquement sur les questions politiques qu’en cas de crise et est respecté aussi bien par les chiites et les sunnites pour son refus notamment du confessionnalisme.

Par Le Figaro avec Reuters