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Trump menace de riposter si l’Iran s’en prend à des Américains

janvier 4, 2020
Le président américain dit avoir identifié 52 cibles iraniennes à frapper en guise de réponse.

Que cela serve d’avertissement, a tweeté le président américain. Si l’Iran frappe des Américains ou des bases américaines, […] nous répliquerons très rapidement et très fortement.

La mise en garde de Trump survient après une journée marquée par les obsèques du général Soleimani et deux nouvelles attaques sur la Zone verte de Bagdad et une base militaire américaine au nord de la ville.

De ces 52 sites iraniens ciblés, certains […] sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne, a précisé le président américain.

Il a au passage souligné que le chiffre de 52 correspondait au nombre d’Américains retenus en otage pendant plus d’un an à partir de la fin de 1979 à l’ambassade des États-Unis à Téhéran.

Les États-Unis ne veulent plus de menaces, a prévenu le président américain, affirmant que l’Iran n’a été que des problèmes depuis de nombreuses années.

Donald Trump avait justifié la mort de Soleimani, vendredi, en affirmant que celui-ci préparait des attaques imminentes contre des diplomates et des militaires américains.

Menaces pour menaces

L’Iran avait auparavant promis une « vengeance dure » contre les États-Unis, après la mort du général Soleimani.

Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la révolution islamique, une composante de l’armée iranienne, avaient eux aussi identifié 35 possibles cibles américaines.

Ces cibles américaines vitales dans la région sont depuis longtemps identifiées par l’Iran, avait prévenu le général Gholamali Abuhamzeh. Le détroit d’Ormuz, où transitent de nombreux pétroliers et navires de guerre américains, a notamment été évoqué.

Nombreux experts ignorent encore comment se manifestera la réponse de l’Iran ni d’ici combien de temps.

CBC/Radio-Canada.ca

Mort du général iranien Soleimani: une opération sans précédent pour l’armée américaine

janvier 3, 2020
Un slogan en arabe "mort à l'Amérique" est dessiné sur le sol à Bagdad, le 3 janvier 2020
© AHMAD AL-RUBAYE Un slogan en arabe « mort à l’Amérique » est dessiné sur le sol à Bagdad, le 3 janvier 2020
Le raid américain sans précédent dans lequel le général iranien Qassem Soleimani a été tué vendredi à Bagdad ouvre une période d’incertitude pour les Etats-Unis et leurs alliés dans la région, et suscite de nombreuses questions.

Comment l’opération a-t-elle été menée?

Le Pentagone est resté vague sur l’opération elle-même lorsqu’il a reconnu dans un communiqué avoir mené cette action sur ordre du président Donald Trump. Mais selon plusieurs médias américains, elle a été menée par un drone américain qui a frappé deux véhicules convoyant Soleimani, dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la république islamique, sur une route d’accès à l’aéroport international de Bagdad.

Mini bio du général Qassem Soleimani, en charge des opérations extérieures de la République islamique, tué à Bagdad dans un raid américain.

© Janis LATVELS Mini bio du général Qassem Soleimani, en charge des opérations extérieures de la République islamique, tué à Bagdad dans un raid américain.
Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Ce style d’assassinat de militaires étrangers fait davantage penser aux méthodes de l’armée israélienne qu’à celle des militaires américains, qui organisent d’habitude avec précision des opérations de leurs forces spéciales quand ils veulent éliminer des personnes recherchées comme Oussama Ben Laden ou, plus récemment, le leader du groupe Etat islamique Abou Bakr Al-Baghdadi.

Des véhicules des Nations Unies patrouillent dans la région du Golan, frontalier avec le Liban et la Syrie, le 3 janvier 2020

© Ali DIA Des véhicules des Nations Unies patrouillent dans la région du Golan, frontalier avec le Liban et la Syrie, le 3 janvier 2020

 

Pourquoi aujourd’hui?

Les Etats-Unis suivaient depuis des mois les déplacements du général Soleimani de près et auraient pu le tuer bien avant. Le Pentagone a expliqué que le général iranien « préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région ».

Plus tôt, le ministre américain de la Défense Mark Esper avait prévenu que les Etats-Unis n’hésiteraient pas à prendre des mesures « préventives » s’ils avaient vent de nouvelles attaques en préparation.

Il avait prévenu que la mort la semaine dernière d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette sur une base de Kirkouk (nord) attribuée à une faction pro-iranienne avait « changé la donne ».

Quelles conséquences?

D’ores et déjà, les prix du pétrole ont bondi de plus de 4% après l’annonce de la mort de Soleimani, les marchés craignant une escalade des tensions dans la région.

L’Iran a promis de se venger, de même que le mouvement chiite libanais Hezbollah qui s’est engagé à  « apporter le juste châtiment aux assassins criminels (…) dans le monde entier ».

Les nombreux groupes pro-iraniens de la région, pourraient lancer des attaques contre des bases américaines dans les Etats du Golfe, ou contre des pétroliers ou des navires marchands dans la région du détroit d’Ormuz que Téhéran peut fermer à tout moment

Ils pourraient viser les nombreuses bases où l’armée américaine est déployée en Irak, en Syrie, d’autres ambassades américaines dans la région, ou s’attaquer à des alliés des Etats-Unis comme Israël ou l’Arabie saoudite, voire des pays européens.

Pour Kim Ghattas, du Carnegie Endowment for International Peace, il est difficile de savoir comment la situation va évoluer.

« Une guerre? Le chaos? Des représailles limitées? Rien? Personne ne sait vraiment, ni dans la région, ni à Washington, parce que ceci est sans précédent. »

Quelles mesures de sécurité?

Les Etats-Unis ont envoyé plus de 14.000 militaires en renfort dans la région ces derniers mois, et ils ont annoncé l’envoi de 500 hommes de plus après l’attaque contre leur ambassade à Bagdad.

Jeudi, M. Esper a indiqué qu’un bataillon de 4.000 hommes avait reçu l’ordre de se tenir prêt et qu’ils pourraient être déployés dans les prochains jours.

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires déployés en Irak, officiellement pour « assister et former » l’armée irakienne et pour éviter une résurgence du groupe Etat islamique. Leurs effectifs globaux au Moyen-Orient s’élève à 60.000 personnes.

L’ambassade américaine a appelé les ressortissants américains résidant en Irak à quitter le pays au plus vite.

Israël a fermé une station de ski sur les flancs du Golan, une région annexée à la frontière de la Syrie et du Liban.

Avec AFP

L’Arabie saoudite accuse l’Iran d’avoir «parrainé» les attaques de drones

septembre 18, 2019

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Les débris présentés mercredi par l’Arabie saoudite, attribués aux drones et missiles utilisés pour l’attaque des infrastructures pétrolières. FAYEZ NURELDINE/AFP

Riyad a assuré mercredi que les attaques ayant visé samedi deux infrastructures pétrolières provenaient du «Nord» et qu’une enquête allait déterminer le lieu exact du lancement. De son côté, l’Iran nie toujours avoir joué un rôle dans ces assauts, alors que Donald Trump a annoncé le durcissement des sanctions envers Téhéran.

L’Arabie saoudite a accusé mercredi l’Iran d’avoir «incontestablement parrainé» les attaques contre deux infrastructures pétrolières majeures du royaume, assurant qu’elles provenaient du «Nord» et qu’une enquête allait déterminer le lieu exact du lancement. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a été dépêché dans le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, réaffirmant à son arrivée la responsabilité de l’Iran selon les États-Unis et qualifiant l’attaque «d’acte de guerre». «L’attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l’Iran», a déclaré de son côté le porte-parole du ministère de la Défense saoudien, Turki al-Maliki, au cours d’une conférence de presse pour présenter les conclusions d’une enquête officielle, lors de laquelle ont été dévoilés des débris de «drones» et de «missiles de croisière». Selon lui, 18 drones et sept missiles de croisière ont frappé samedi les deux sites après avoir été lancés d’un endroit qui n’est pas le Yémen, situé au sud de l’Arabie saoudite, où les rebelles Houthis ont pourtant revendiqué l’attaque.

Le responsable saoudien n’a toutefois pas directement accusé l’Iran d’avoir lancé les attaques depuis son territoire, affirmant seulement sa certitude quant aux capacités du royaume à trouver le lieu de lancement à l’issue de l’enquête. Pour sa part, Téhéran dément avoir joué le moindre rôle dans les attaques contre l’Arabie saoudite, son rival régional, qui ont fait baisser de moitié la production de pétrole du royaume et fait flamber les prix du brut, avant un repli. La République islamique apporte en revanche un soutien politique aux rebelles yéménites Houthis. Riyad intervient militairement au Yémen depuis 2015 dans le cadre d’une coalition pour soutenir le gouvernement contre les rebelles.

«Coordonner les efforts»

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi dans un tweet avoir ordonné le durcissement «des sanctions contre l’État iranien»

Les États-Unis accusent l’Iran d’être à l’origine de ces attaques. Le président, Donald Trump, a annoncé mercredi dans un tweet avoir ordonné le durcissement «des sanctions contre l’État iranien». Ces sanctions, dont la nature doit encore être détaillée, viendront s’ajouter aux mesures punitives déjà sans précédent imposées par Washington à Téhéran depuis que le milliardaire républicain a retiré son pays en mai 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Lors de sa visite en Arabie saoudite, le secrétaire d’État américain doit s’entretenir avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, afin de «coordonner les efforts pour contrer l’agression iranienne dans la région». Dans un échange téléphonique avec ce dernier, le président russe Vladimir Poutine «a appelé à une enquête approfondie et objective», selon le Kremlin. Emmanuel Macron s’est lui aussi entretenu avec le prince héritier, homme fort du royaume, et va envoyer, selon l’Élysée, des experts pour participer à l’enquête saoudienne, tout comme les Nations unies, selon des sources diplomatiques. Le prince héritier a estimé mercredi que les attaques permettaient de tester «la volonté internationale de lutter contre les opérations de sabotage qui menacent la sécurité et la stabilité mondiales», selon l’agence officielle saoudienne SPA.

Menaces

Mercredi, les rebelles Houthis ont menacé de frapper «des dizaines de cibles» à Dubaï et Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, allié de Ryad au sein de la coalition qui intervient au Yémen

Dans une note transmise lundi à l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran, la République islamique a assuré n’avoir «joué aucun rôle dans cette attaque» et «condamné les accusations» américaines, selon l’agence officielle iranienne Irna. Ce message «met en garde les responsables américains» en soulignant «que si une action quelconque devait être prise contre l’Iran, celui-ci opposerait une réponse immédiate d’une portée bien plus grande qu’une simple menace», d’après la même source. Le président Hassan Rohani avait auparavant affirmé que les attaques de samedi étaient «un avertissement» lancé par les rebelles yéménites à Riyad.

Mercredi, les rebelles Houthis ont menacé de frapper «des dizaines de cibles» à Dubaï et Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, allié de Ryad au sein de la coalition qui intervient au Yémen. Les attaques contre l’Arabie saoudite ont réveillé la crainte d’une confrontation militaire avec l’Iran, alors que Washington et Téhéran ont frôlé l’affrontement direct en juin. Donald Trump avait dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes après que Téhéran eut abattu un drone américain. Alors que, dimanche, la Maison-Blanche avait indiqué que son locataire n’écartait pas l’hypothèse d’une rencontre avec le président Rohani lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président américain a finalement dit préférer «ne pas le rencontrer». Téhéran avait exclu un peu plus tôt toute négociation avec les États-Unis à l’ONU, à moins qu’ils décident de réintégrer l’accord sur le nucléaire iranien, selon les propos de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Paris appelle l’Iran à «libérer» le pétrolier britannique «dans les meilleurs délais»

juillet 20, 2019

 

La France a fait part samedi de sa «grande préoccupation» après la saisie d’un navire britannique par les forces iraniennes, et a appelé Téhéran à libérer le bâtiment «dans les meilleurs délais».

«Nous avons pris connaissance avec une grande préoccupation de la saisie d’un bâtiment britannique par les forces iraniennes», écrit dans un communiqué le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. «Une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe», ajoute-t-il.

Le secrétaire au Foreign Office, Jeremy Hunt, a déclaré samedi matin que la saisie vendredi par l’Iran du pétrolier britannique Stena Impero dans le Golfe montrait que Téhéran était vraisemblablement en train d’opter pour un comportement illégal visant à la déstabilisation la situation.

Selon l’Iran, le Stena Impero se trouve avec ses 23 membres d’équipage dans le port de Bandar Abbas et les marins y resteront jusqu’à la fin de l’enquête. L’Iran assure que le pétrolier britannique n’a pas répondu à l’appel de détresse lancé par un bateau de pêche iranien dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Nucléaire iranien : le stock d’uranium enrichi a dépassé la limite autorisée

juillet 1, 2019

 

En riposte à la décision de Donald Trump de sortir son pays unilatéralement de l’accord international de 2015 et de réimposer des sanctions contre l’Iran, Téhéran avait annoncé le 8 mai qu’elle ne se sentait plus tenue par deux seuils fixés par l’accord.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a indiqué ce lundi que l’Iran avait dépassé la limite imposée à ses réserves d’uranium enrichi par l’accord international de 2015 sur son programme nucléaire, selon l’agence semi-officielle Isna.

«Sur la base des informations en ma possession, l’Iran a dépassé la limite des 300 kilos» d’uranium faiblement enrichi, a déclaré Mohammad Javad Zarif à Isna. «Nous avions annoncé (ce franchissement de la limite) à l’avance», a ajouté Mohammad Javad Zarif, et ces annonces précédentes de l’Iran disent «très clairement ce que nous allons faire» par la suite. «Nous considérons que c’est notre droit [d’agir ainsi] dans le cadre [de ce que permet] le JCPOA» (l’acronyme anglais du plan d’action global commun, nom officiel de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015), a encore dit le ministre.

Le franchissement de ce seuil autorisé de 300 kilos a également été annoncé à Vienne par une source diplomatique. «Il y a eu un dépassement», a indiqué à l’AFP cette source ayant requis l’anonymat, sans pouvoir préciser la hauteur du dépassement. En riposte à la décision du président américain Donald Trump de sortir son pays unilatéralement de ce pacte en mai 2018 et de réimposer des sanctions contre l’Iran, Téhéran avait annoncé le 8 mai qu’elle ne se sentait plus tenue par deux seuils fixés par l’accord: celui imposé à ses réserves d’eau lourde (130 tonnes) et celui limitant son stock d’uranium faiblement enrichi (300 kilos).

Téhéran menace aussi de reprendre, à partir du 7 juillet, des activités d’enrichissement d’uranium à un taux supérieur au degré maximal fixé par l’accord (3,67%) et de relancer son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak (centre) si les autres Etats encore parties à l’accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne l’aident pas à contourner les sanctions américaines.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Iran et les États-Unis: vers une guerre courte ou illusoire?

juin 27, 2019

L’Iran met en garde Trump contre l’« idée d’une guerre qui ne durerait pas très longtemps»

Téhéran a mis en garde ce jeudi contre les «idées fausses» du président américain Donald Trump qui a évoqué la veille la possibilité d’une «guerre courte» des Etats-Unis contre l’Iran.

L’idée d’une « »guerre courte » avec l’Iran est une illusion», a écrit le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, sur Twitter.

Une guerre contre l’Iran «ne durerait pas très longtemps», affirme Trump

Les Etats-Unis seraient en position de force en cas de guerre contre l’Iran et un éventuel conflit, qui n’impliquerait pas de troupes au sol, «ne durerait pas très longtemps», a déclaré ce mercredi Donald Trump sur la chaîne Fox Business.

Le président américain a affirmé qu’il espérait qu’il n’y aurait pas de guerre. «Mais nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver. Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire», a-t-il assuré. «Ca ne durerait pas très longtemps et je ne parle pas de troupes au sol», a-t-il ajouté.

Les risques de confrontation directe entre Washington et Téhéran ont été ravivés par la destruction par l’Iran d’un drone de l’US Navy, jeudi près du détroit d’Ormuz.

Donald Trump s’entretiendra avec Vladimir Poutine des tensions autour de l’Iran, ainsi que de la guerre en Syrie, lors d’une rencontre en marge du sommet du G20 fin juin au Japon, a annoncé mercredi un conseiller du Kremlin. Les deux hommes tiendront des pourparlers le 28 juin à Osaka et devraient aborder «les questions de stabilité stratégique, la Syrie, l’Ukraine, l’Afghanistan et la problématique iranienne», a déclaré aux journalistes Iouri Ouchakov, conseiller de Vladimir Poutine. Leur dernier tête-à-tête, à Helsinki, remonte à juillet 2018. Donald Trump, qui avait promis d’améliorer les relations des Etats-Unis avec la Russie, avait choqué la classe politique américaine par son ton conciliant à l’égard de Vladimir Poutine.

Par Le figaro.fr avec AFP et Reuters

L’Iran doit répondre «à la diplomatie par la diplomatie»

juin 21, 2019

 

L’Iran «doit répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force», a déclaré vendredi l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, lors d’une visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran.

S’adressant à la presse à l’issue d’une rencontre avec des responsables saoudiens sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, il a accusé l’Iran d’être «responsable de l’aggravation des tensions dans la région». «Ils continuent de rejeter nos ouvertures diplomatiques», a affirmé l’envoyé de l’administration du président américain Donald Trump.

«Le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo l’ont fait savoir clairement: nous sommes ouverts au dialogue», a-t-il ajouté. «L’Iran a répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre (japonais, en visite à Téhéran Shinzo) Abe puis en attaquant un navire japonais», a-t-il poursuivi. «Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire», a ajouté le diplomate, assurant que la campagne américaine en cours de «pression maximum sur l’Iran porte ses fruits».

Les tensions n’ont cessé de monter entre les États-Unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, et l’Iran depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer unilatéralement son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran. Ces dernières semaines le ton est encore monté après des attaques de pétroliers dans la région du Golfe imputées par les Etats-Unis à l’Iran qui dément.

Jeudi un missile sol-air iranien a abattu un drone américain au-dessus de la mer d’Oman. L’Iran affirme que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien alors que Washington assure qu’il a été touché dans l’espace aérien international.

Avant sa visite sur la base saoudienne d’Al-Kharj, Brian Hook s’est entretenu vendredi entre autres avec Khaled Ben-Salman, vice-ministre saoudien de la Défense. Après cette rencontre, ce dernier a déclaré, dans une série de tweets, qu’il avait «réaffirmé le soutien du royaume à la campagne américaine de pression maximale sur l’Iran». «Nous avons aussi évoqué avec le représentant américain pour l’Iran le rôle dangereux que joue le régime iranien au Yémen», a-t-il tweeté. L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen voisin en soutien aux forces progouvernementales contre des rebelles Houthis soutenus politiquement par l’Iran.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Iran dit s’être abstenu d’abattre un avion US avec 35 personnes à bord

juin 21, 2019

 

L’Iran s’est abstenu d’abattre un avion américain de patrouille maritime avec 35 personnes à son bord qui accompagnait le drone détruit jeudi en vol dans le Golfe, a déclaré vendredi un commandant du corps des gardiens de la Révolution.

Cité par l’agence de presse Tasnim, Amirali Hajizadeh, qui dirige la division aérospatiale de ce corps d’élite des forces militaires iraniennes, ajoute que cet avion P-8 avait lui aussi pénétré l’espace aérien iranien. «Nous aurions pu l’abattre, nous ne l’avons pas fait», a-t-il dit.

Réagissant jeudi à la destruction du drone de l’US Navy, Donald Trump avait souligné que la situation aurait été «bien différente» si l’appareil détruit en vol avait eu un équipage à son bord.

Les risques d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran, qui montent depuis des semaines, se sont exacerbés après la destruction de ce drone. L’Iran affirme que l’appareil se trouvait dans son espace aérien, près du détroit d’Ormuz, ce que contestent les Etats-Unis. La télévision publique iranienne a diffusé vendredi des images de ce qu’elle a présenté comme des débris du RQ-4 Global Hawk abattu la veille. La preuve, a souligné Amirali Hajizadeh, que l’engin a bien été détruit au-dessus des eaux territoriales iraniennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Avion abattu: l’Iran dénonce à l’ONU une action américaine «provocatrice»

juin 20, 2019

 

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre son « intégrité territoriale », après la destruction par son armée d’un drone américain dans son « espace aérien », dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Dans cette missive, l’Iran, qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité, souligne ne pas « chercher la guerre » et demande aux Nations unies d’intervenir pour que les Etats-Unis « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices » dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

 

L’Arabie saoudite accuse l’Iran des attaques contre les pétroliers

juin 16, 2019

Sa

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane BANDAR ALDANDANI / AFP

 

Téhéran, également accusé par les Etats-Unis de ces attaques, a nié toute implication.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a accusé dimanche 16 juin l’Iran, grand rival de son pays dans la région, des attaques contre les deux tankers en mer d’Oman jeudi.

«Le régime iranien n’a pas respecté la présence du premier ministre japonais à Téhéran et à répondu à ses efforts (diplomatiques) en attaquant deux pétroliers, dont l’un était japonais», a déclaré le prince dans une interview au quotidien Asharq al-Awsat.

L’Iran, également accusé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de ces attaques, a nié avec véhémence toute implication.

Les attaques sont survenues près du détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. Elles ont visé jeudi un navire japonais transportant du méthanol et un pétrolier chypriote transportant du naphta, au moment où le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe était en visite à Téhéran dans l’espoir d’apaiser les tensions entre Iran et Etats-Unis.

«Nous ne voulons pas une guerre dans la région (…) Mais nous n’hésiterons pas à réagir à toute menace contre notre peuple, notre souveraineté, notre intégrité territoriale et nos intérêts vitaux», a averti MBS.

L’Iran, riverain du détroit d’Ormuz, a menacé à plusieurs reprises de le bloquer en cas d’attaque des Etats-Unis.

Plus tôt samedi, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih, avait quant à lui demandé «une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie» découlant des «récents actes terroristes

Par Le Figaro.fr avec AFP