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Burkina : Zida exclut de dissoudre l’ex-garde prétorienne de Compaoré

juin 13, 2015

    Isaac Zida, Premier ministre du Burkina Faso, se rend au palais présidentiel à Ouagadougou le 24 novembre 2014. © AFP


Isaac Zida, Premier ministre du Burkina Faso, se rend au palais présidentiel à Ouagadougou le 24 novembre 2014. © AFP

Le Premier ministre burkinabè, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a exclu vendredi la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ex-garde de sécurité et pilier du régime du président déchu Blaise Compaoré.

« Des voix se sont élevées plusieurs fois pour demander la dissolution du RSP. Je voudrais préciser que l’armée a besoin du RSP (et) le pays a besoin du RSP », a déclaré le lieutenant-colonel Zida aux députés du Conseil national de la transition, l’assemblée intérimaire mise en place après la chute de Compaoré fin 2014.

La commission de réformes du RSP mise en place par le président Michel Kafando, a rendu son rapport et « nous sommes en train de réfléchir pour intégrer ce qui a été proposé dans un cadre de réformes globales de l’armée », a-t-il fait savoir.

« Donner au RSP une bonne place au sein de la nation »

« Nous sommes en train de travailler pour donner au RSP beaucoup plus d’importance, pour (lui) donner une bonne place au sein de la nation », a-t-il poursuivi.

Le RSP, une garde prétorienne de quelques 1.300 hommes, considéré comme la troupe la mieux formée de l?armée burkinabè, était aussi présentée comme le bras séculier de l’ex-président Blaise Compaoré.

Compaoré a été renversé fin octobre par la rue, qui critiquait sa mainmise sur le pouvoir et le népotisme de son clan après 27 ans de pouvoir.

Début février, le RSP avait provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment, dont il avait demandé publiquement la dissolution « pure et simple ».

Zida avait finalement renoncé à ce projet contre son maintien à la tête du gouvernement.

Plusieurs ONG dont Amnesty International ont pointé du doigt le RSP pour son implication présumée dans les tueries de manifestants pendant l’insurrection qui a fait partir Compaoré.

Des milliers de manifestants avaient réclamé début février la dissolution de ce corps accusé d?être impliqué dans des assassinats politiques comme celui du journaliste Norbert Zongo à la fin des années 90.

Les autorités intérimaires, dirigées par le président Michel Kafando et le Premier ministre Issac Zida, doivent rendre le pouvoir à l’issue d’une élection présidentielle prévue le 11 octobre.

Jeuneafrique.com

Burkina : fragile compromis entre le Premier ministre Zida et la sécurité présidentielle

février 5, 2015

 Yacouba Isaac Zida, le 24 novembre 2014 à Ouagadougou.

Yacouba Isaac Zida, le 24 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Après une journée de tensions à Ouagadougou, le puissant régiment de sécurité présidentielle a renoncé jeudi à réclamer la démission du Premier ministre Yacouba Isaac Zida, qui s’est lui engagé à ne pas dissoudre le corps d’élite controversé.

La crise ouverte qui a opposé mercredi 4 janvier Yacouba Isaac Zida et les cadres du régiment de sécurité présidentielle (RSP) semble temporairement résolue. Les deux camps ont visiblement trouvé un compromis. Les membres du RSP ont renoncé à leur demande de démission du Premier ministre, qui a de son côté affirmé qu’il ne démantèlerait pas ce puissant corps d’élite, dont il avait publiquement demandé la dissolution pure et simple en décembre dernier.

Après plusieurs semaines de tensions, le RSP, dont Zida était le numéro deux, avait réclamé mercredi le départ du chef du gouvernement, semant la confusion au coeur du régime de transition burkinabè. « La composition du gouvernement ne relève pas de l’armée. Le Premier ministre n’a pas été nommé par l’armée et l’armée ne peut le démettre », ont expliqué des gradés à l’AFP. « Il n’est pas question de dissoudre le RSP », a pour sa part confirmé une source militaire proche du lieutenant-colonel Zida.

Redéfinir le rôle du RSP

Un comité de réflexion a également été mis en place pour définir le rôle, les nouvelles attributions et certainement une nouvelle dénomination pour le RSP, qui ne devrait plus exclusivement destiné à la protection du chef de l’État.

Le RSP était l’un des piliers du régime de Blaise Compaoré, et a été récemment pointé du doigt par Amnesty International pour son usage excessif et létal de la force durant les manifestations qui ont abouti à la chute de l’ex-président, le 31 octobre dernier. Une vingtaine d’organisations parmi les plus importantes de la société civile burkinabè ont exigé jeudi la dissolution du régiment et demandé des sanctions fermes et exemplaires contre les auteurs d’actes attentatoires à la sûreté nationale.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina : le RSP sème le trouble au sein du régime de transition

février 4, 2015

Yacouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. Y
acouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Le conseil des ministres prévu ce mercredi matin au palais présidentiel de Kosyam a été reporté à une date indéterminée. En cause ? Un nouveau coup de sang des cadres du régiment de sécurité présidentielle, qui ont contraint le Premier ministre Zida à se rendre chez le Mogho Naba.

Le régiment de sécurité présidentielle (RSP) continue de dicter le tempo à Ouagadougou. Un peu plus d’un mois après un échange houleux entre ses cadres et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le RSP a de nouveau brusquement fait irruption dans les affaires courantes du régime de transition.

Mercredi 4 février, le conseil des ministres hebdomadaire organisé au palais présidentiel de Kosyam a été reporté. « Le conseil était initialement fixé à 9h du matin, mais on nous a fait signe un peu avant pour nous prévenir qu’il était retardé d’une heure, raconte un ministre. Je suis donc arrivé à 10h à Kosyam. Là, on nous a dit que le conseil était reporté ‘sine die’ pour des raisons de calendrier. »

Zida chez le Mogho Naba

La véritable raison de ce report n’est pas à chercher dans un calendrier mais plutôt du côté du RSP. Le 30 décembre dernier, ses officiers – menés par le général Gilbert Diendéré et le colonel-major Boureima Kéré – avait imposé une série de revendications à Yacouba Isaac Zida, leurs ancien frère d’arme devenu Premier ministre du gouvernement de transition. Ils réclamaient alors trois choses : la  non-dissolution de leur régiment, le paiement de leur bonus de fin d’année, et le remplacement de Théophile Nikiéma, un commandant proche de Zida nommé chef d’état-major particulier de la présidence au détriment d’officiers de rang supérieur. À l’issue d’une réunion tendue, Zida avait accepté leurs demandes tout en obtenant un délai.

D’après plusieurs sources, les cadres du RSP auraient jugé ce mercredi que ce délai était épuisé. Le Premier ministre aurait donc été fermement prié de se rendre dans la matinée chez le Mogho Naba, le roi des Mossis, habitué des médiations politiques. La présence de Gilbert Diendéré à cette entrevue a aussi été évoquée, sans qu’elle puisse toutefois être confirmée. « La situation est confuse, glisse une source diplomatique à Ouagadougou. Mais deux choses sont sûres : le bras de fer entre Zida et le RSP se poursuit et Gilbert Diendéré joue un rôle important dans cette affaire. »

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Burkina: Zida annonce la nationalisation d’une entreprise du clan Compaoré

décembre 13, 2014

Burkina: Zida annonce la nationalisation d'une entreprise du clan Compaoré
Burkina: Zida annonce la nationalisation d’une entreprise du clan Compaoré © AFP

Le Premier ministre du Burkina Faso, Isaac Zida a annoncé samedi à des milliers de manifestants la nationalisation d’une entreprise immobilière appartenant au clan de l’ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue le 31 octobre.

« Vous avez demandé la nationalisation de certaines sociétés que nous connaissons tous. Le ministre de l’Habitat a reçu des instructions pour nommer un directeur général de la Socogib », la Société de construction et de gestion immobilière du Burkina, a déclaré le lieutenant-colonel Zida, s’adressant à des milliers de manifestants.

« C’est le patrimoine du peuple et nous allons le retirer pour le peuple », a lancé M. Zida, s’attirant un tonnerre d?applaudissements au sein de la foule, réunie samedi à Ouagadougou pour le 16e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

Créée dans les années 80 dans le cadre d’un vaste programme immobilier, la Socogib, alors en monopole dans ce secteur lucratif, a été cédée pour « 1 franc symbolique » dans les années 90 à Alizèta Ouédraogo, plus connue sous le sobriquet de « belle-mère nationale ».

Mme Ouédraogo, la belle-mère de François Compaoré, le frère cadet de l’ex-chef de l’Etat, est passée, sous le règne de Blaise Compaoré, du statut de secrétaire de direction et petite commerçante à celui de femme la plus riche et la plus puissante du Burkina.

Elle a également racheté pour un autre franc symbolique la Société nationale des cuirs et peaux du Burkina, avant de créer une deuxième société immobilière, Azimmo (Alizèta immobilier) puis de se lancer dans les travaux publics et les services, arrachant régulièrement de juteux marchés pour ses sociétés.

Mme Ouédraogo, qui avait été élue présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCIB), a depuis la chute de Compaoré quitté le pays pour se réfugier au Bénin puis en France.

Blaise Compaoré, après 27 ans de règne, a été chassé du pouvoir le 31 octobre par la rue, qui critiquait vivement l’accaparement des richesses nationales par son clan. Les autorités de transition ont annoncé des sanctions contre l’ancienne élite.

Le président intérimaire Michel Kafando, dès son discours d’investiture, avait dénoncé les « richesses inexpliquées », les « privilèges indus » et les « avantages oligarchiques » du régime déchu.

« Des dossiers des crimes économiques seront ouverts. S’il le faut nous allons nationaliser des entreprises », avait menacé fin novembre le Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida.

Jeuneafrique.com avec AFP

Blaise Compaoré bientôt extradé vers le Burkina Faso ?

novembre 28, 2014

Après la Côte d'Ivoire, Blaise Compaoré s'est exilé au Maroc.
Après la Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré s’est exilé au Maroc. © AFP

Lors d’une rencontre jeudi avec la presse nationale, le Premier ministre intérimaire, Isaac Zida, a annoncé que le Burkina allait demander au Maroc l’extradition de Blaise Compaoré si les institutions judiciaires du pays étaient saisies par une plainte contre le président déchu.

« Si au niveau de la justice, une plainte est déposée contre le président Compaoré, je pense que nous allons demander au Maroc [où le chef d’État déchu s’est exilé], bien qu’il n’y ait pas d’accord de justice (…) de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabè », a déclaré, le 27 novembre, Isaac Zida lors d’un point de presse à Ouagadougou.

Le dossier du président Thomas Sankara sera « entièrement rouvert » et la « justice sera « rendue », a déjà prévenu le Premier ministre. Car depuis 1998, la famille de celui qui est considéré comme le « Che africain », assassiné le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’État qui a porté au pouvoir son ami et frère d’armes Blaise Compaoré, demande l’exhumation du corps de ce héros national, icône du panafricanisme. Ce que la justice burkinabè n’a jamais accepté.

« La justice a un rôle fondamental »

Désormais, « aucun dossier pendant ne va dormir », a assuré le lieutenant-colonel Zida. Celui de Norbert Zongo, un journaliste assassiné en décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère cadet du président Compaoré, suivra « le même processus », a-t-il ajouté.

« Une bonne partie des dossiers » sera jugée « pendant la transition », dans laquelle « la justice a un rôle fondamental », a fait savoir le Premier ministre qui n’a pas non plus exclu la nationalisation de certaines entreprises privées.

« Il y a des dossiers des crimes économiques qui seront ouverts. S’il le faut nous allons nationaliser des entreprises parce que ce qui a été construit avec l’argent du peuple doit revenir au peuple », a souligné le lieutenant-colonel Zida, réaffirmant la ligne des nouveaux dirigeants de combattre la corruption.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

Burkina : Zida entend multiplier les réformes et lutter contre la corruption

novembre 24, 2014

Isaac Zida le 21 novembre 2014 à Ouagadougou.
Isaac Zida le 21 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

À l’issue du premier Conseil des ministres de son gouvernement, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi de mener de nombreuses réformes et a désigné une cible : la corruption.

Le nouveau Premier ministre ne veut pas trainer. Interrogé à la sortie du premier Conseil des ministres du gouvernement de transition, le lieutenant-colonel Zida a affirmé que son équipe allait mener « plein de réformes ». « Nous allons nous attaquer à des réformes dans le secteur de la défense, de la justice et aussi dans le secteur économique, a-t-il lancé . Dans ce pays, il y a eu tellement de corruption, de passe-droits… »

À changement de régime, changement d’allure vestimentaire : Yacouba Isaac Zida, également ministre de la Défense, vêtu auparavant d’un éternel treillis et toujours coiffé d’un béret rouge, s’est présenté en civil. Comme les trois autres militaires devenus ministres, dont le colonel Auguste Denise Barry, l’un de ses bras droits nommé ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité (Intérieur). Avec le portefeuille des Mines (essentiellement de l’or), les militaires tiennent des postes déterminants dans ce gouvernement de transition.

Polémique sur l’affaire Zongo

En costume bleu, le nez chaussé de fines lunettes, le Premier ministre et ministre de la Défense a réuni le conseil à 10h00 (locales et GMT) à Kosyam, le palais de la présidence, pour une rencontre d’une heure. Isaac Zida est sorti de ce Conseil remonté contre l’ancien régime, dont il affirme vouloir corriger les travers. Cette tâche constituera la base du travail gouvernemental, a-t-il annoncé. « Le plus urgent, c’est de régler les dossiers pendants en justice » car « il y a eu des attitudes visant à tordre le cou des lois », a lancé le Premier ministre, relayant ainsi le président Michel Kafando qui, dès son discours d’investiture vendredi, annonçait des sanctions contre le clan du président déchu Blaise Compaoré.

C’est d’ailleurs au sujet d’une affaire judiciaire enterrée, l’assassinat de Norbert Zongo, que la première polémique du régime de transition est née. La nomination au ministère de la Culture d’Adama Sagnon, qui fut procureur dans l’affaire Zongo, a provoqué la fureur de plusieurs organisations de la société civile. Le nouveau ministre est en effet accusé par plusieurs de ses compatriotes d’avoir « enterré » le dossier Norbert Zongo, journaliste qui enquêtait sur le meurtre de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, et qui mourut assassiné en 1998.

Lundi, des manifestations se tenaient devant le ministère de la Culture pour dénoncer le choix du nouveau ministre, ami de longue date de Zida. « Les manifestations risquent de s’enchaîner. Sagnon, c’est la grosse patate chaude du gouvernement », a observé Souleymane Ouédraogo, dit « Soul », rappeur et cadre du « Balai citoyen », un collectif qui a participé activement à la chute de Blaise Compaoré. « C’est un bon gouvernement, à une ou deux exceptions près », a-t-il par ailleurs estimé, se disant « satisfait de l’équilibre » entre civils et militaires au sein du nouvel exécutif.

Une transition d’un an

Le gouvernement de transition du Burkina Faso a été nommé dimanche soir après plusieurs jours d’intenses tractations, avec des militaires aux commandes de l’armée et de la police. « Vu ce qui s’est passé récemment, l’armée pouvait difficilement s’écarter des affaires publiques et laisser des civils gérer la défense et la sécurité », a observé « Soul ».

La transition au Burkina Faso doit durer un an et s’achever avec la tenue d’élections démocratiques en novembre 2015. Une première depuis des décennies dans ce pays sahélien pauvre de 17 millions d’habitants, qui n’a connu que des militaires au pouvoir depuis 1966.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina: le lieutenant-colonel Zida nommé Premier ministre

novembre 19, 2014

Burkina: le lieutenant-colonel Zida nommé Premier ministre
Burkina: le lieutenant-colonel Zida nommé Premier ministre © AFP

Le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui avait pris le pouvoir dès la chute du président Blaise Compaoré, a été nommé mercredi Premier ministre du Burkina Faso par le président intérimaire Michel Kafando.

« Le président de la transition décide que (. . . ) M. Yacouba Isaac Zida est nommé Premier ministre », selon les termes du décret lu mercredi par Alain Thierry Ouattara, le secrétaire-général adjoint du gouvernement. Les deux hommes s’entretiennent actuellement au palais présidentiel, a constaté l’AFP.

Personnellement je ne serais pas contre que le lieutenant-colonel Zida puisse jouer un rôle essentiel dans la stabilisation même de ce pays et qu’il puisse véritablement avoir une ambition de Premier ministre, avait observé mercredi matin le président de transition au micro de Radio France international, insistant sur la place nécessaire de l’armée dans la transition, au vu du rôle essentiel qu’elle a joué dans la stabilisation du Burkina.

Le lieutenant-colonel Zida a pris le pouvoir quelques heures après la chute de l’ex-chef de l’Etat Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre. De nombreux Burkinabè, qui craignaient qu’il ne se maintienne au pouvoir, s’étaient montrés soulagés après la nomination de M. Kafando.

Une telle désignation semble contraire aux vœux affichés de la communauté internationale, qui souhaitait une transition strictement civile pour succéder au président Compaoré.

Le Burkina Faso, pays pauvre de 17 millions d’habitants, dépend fortement des aides de l’extérieur.

Romandie.com avec Jeuneafrique.com et Agences

Burkina: Michel Kafando prête serment comme président intérimaire

novembre 18, 2014

Ouagadougou – Michel Kafando a prêté serment mardi comme président de la transition du Burkina Faso, une période d’un an qui devrait s’achever avec la tenue d’élections en novembre 2015, a constaté un journaliste de l’AFP.

Je jure devant le peuple burkinabè et sur mon honneur de préserver, de respecter, de faire respecter et de défendre la Constitution, la charte de la transition et les lois et de tout mettre en oeuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina, a-t-il déclaré, la main levée, devant les membres du Conseil constitutionnel.

M. Kafando, diplomate expérimenté, ne disposera toutefois des pouvoirs liés à sa charge que vendredi, quand le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui a pris la tête du pays à la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre, les lui transmettra lors d’une cérémonie de passation.

Le lt-colonel Zida, vêtu de son uniforme et coiffé de son béret rouge, était assis au premier rang, le torse ceint d’une écharpe aux couleurs du Burkina après avoir été décoré mardi matin de l’ordre de la Grande croix, la plus haute distinction du pays, accordée uniquement aux chefs d’Etat.

Michel Kafando, 72 ans, a été choisi lundi au petit matin au terme de longues discussions par un collège de désignation de 23 membres où les civils étaient majoritaires.

Sa nomination met fin à moins de trois semaines de pouvoir militaire depuis que le président Compaoré a été chassé le 31 octobre par des manifestations populaires après 27 ans à la tête du pays.

Figure de la diplomatie nationale, Michel Kafando a été ambassadeur de Haute-Volta (l’ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011. Il a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements entre 1982 et 1983.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2014 13h21)

Burkina: Zida lève la suspension de la Constitution

novembre 15, 2014

Ouagadougou – L’homme fort du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a annoncé samedi le rétablissement de la Constitution qu’il avait lui-même suspendue à la chute du président Blaise Compaoré, marquant une nouvelle étape importante dans la résolution de la crise.

La suspension de la Constitution du 2 juin 1991 est levée à compter de samedi afin de permettre d’engager le processus de mise en place d’une transition civile et d’envisager le retour à une vie constitutionnelle normale, a déclaré le lt-colonel Zida dans un communiqué lu en conférence de presse par un autre militaire, le colonel David Kabré.

M. Zida assume les responsabilités de chef de l’Etat pour assurer la continuité du pouvoir jusqu’à la mise en place de l’institution de la transition, poursuit ce texte.

L’actuel homme fort du Burkina Faso a par ailleurs invité les différents groupes civils impliqués dans la transition à communiquer leurs candidats à la présidence intérimaire au plus tard dimanche 16 à 12H00 locales et GMT.

Le rétablissement de la Loi fondamentale est une étape cruciale pour le Burkina Faso, car il ouvre la porte à un examen par le Conseil constitutionnel de la charte de la transition, qui doit être signée officiellement dimanche. Ce document, une fois avalisé par le Conseil, servira de base institutionnelle à l’Etat burkinabè intérimaire.

Le lt-colonel Zida avait déclaré la suspension de la Constitution burkinabè le 31 octobre, jour de la chute du président Blaise Compaoré, déchu après 27 années de règne.

Cette décision était obligatoire du point de vue militaire car la vacance du pouvoir prononcée par l’ancien chef de l’Etat lors de sa démission devait aboutir constitutionnellement à son remplacement par le président de l’Assemblée nationale, ce que refusait l’armée.

De délicates tractations sont également à l’oeuvre entre civils et militaires à Ouagadougou pour déterminer qui sera le futur président de la transition, une période qui doit durer un an et qui sera ponctuée par des élections en novembre 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2014 13h41)

Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d’Etat américaine à l’Afrique, qui rencontre Zida

novembre 8, 2014

 

Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d'Etat américaine à l'Afrique, qui rencontre Zida
Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d’Etat américaine à l’Afrique, qui rencontre Zida © AFP

La sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield, rencontrait samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, l’homme fort du Burkina Faso, a annoncé l’armée.

La visite surprise de la diplomate américaine, alors que le pays est en pleines tractations pour un retour du pouvoir aux civils, avait été annoncée auparavant par un officier du protocole de M. Zida, Gilles Séraphin Bayala.

Le reste du programme de Mme Thomas-Greenfield et la durée de sa visite au Burkina n’étaient pas connus dans l’immédiat.

Les Etats-Unis, un allié privilégié et important bailleur de fond du Burkina, ont exercé de fortes pressions sur les militaires pour qu’ils rendent rapidement le pouvoir au civils.

L’armée du Burkina Faso avait désigné le 1er novembre Zida comme chef de l’Etat intérimaire, devenant l’homme fort du pays après la chute le 31 octobre de Blaise Compaoré. Dès le lendemain, Washington avait exigé un retour du pouvoir aux civils.

Jeuneafrique.com avec AFP