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Plusieurs commandants du Hamas tués dans des frappes israéliennes

mai 12, 2021

Le Hamas a annoncé dans un communiqué publié ce mercredi la mort de « nombreux » autres hauts responsables militaires après des frappes de l’armée israélienne.

Le bilan mortel du conflit entre Israël et les Palestiniens s’alourdit. Le mouvement islamiste armé Hamas a annoncé, dans l’après-midi de ce mercredi 12 mai, la mort de plusieurs de ses commandants dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza. Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort de Bassem Issa, chef de sa branche militaire pour la ville de Gaza, chef-lieu de ce territoire palestinien, et de « nombreux » autres hauts responsables militaires de l’organisation dans des frappes de l’armée israélienne.

La brigade Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, n’a pas nommé les autres membres de l’organisation tués dans les frappes israéliennes, mais a salué dans un communiqué le « courage » des « chefs » et des « combattants » qui se sont levés pendant l’agression des forces d’occupation, nom donné par le Hamas à Israël, contre les positions du mouvement. Plus tôt dans l’après-midi, le Shin Beth, service de renseignements intérieur israélien, avait annoncé la mort de Bassem Issa mais aussi de trois autres leaders de l’organisation dans des frappes contre l’enclave palestinienne de 2 millions d’habitants.

Le Shin Beth a indiqué que les forces israéliennes avaient ainsi tué Jamaa Tahla, bras droit de Mohammed Deif, le numéro un de la branche armée du mouvement, Gamal Zabda, chef du développement des capacités technologiques du mouvement, et Khazem Khatib, patron du département d’ingénierie du Hamas. Au total, les services israéliens affirment avoir tué une « dizaine » d’autres responsables du Hamas, mais aussi des cadres du djihad islamique, second groupe islamiste armé de la bande de Gaza, dans une série de frappes menées depuis lundi soir.

Un soldat israélien tué dans une frappe du Hamas

Ces frappes, qui se poursuivaient mercredi, sont menées en représailles à des barrages de roquettes du Hamas et du djihad islamique dirigées depuis lundi soir vers le territoire israélien. Selon l’armée israélienne, plus de 1 000 roquettes ont été tirées vers Israël depuis lundi soir.

De son côté, l’armée israélienne a annoncé mercredi la mort d’un de ses soldats dans un tir de missile antichar effectué par le Hamas depuis la bande de Gaza. « Le sergent-chef Omer Tabib a été tué ce matin par des tirs antichars lors d’une opération visant à protéger des villages (israéliens) près de la bande de Gaza », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

La brigade Ezzedine al-Qassam avait annoncé mercredi matin avoir tiré un missile sur une jeep de l’armée israélienne puis confirmé dans la journée la mort de plusieurs de ses commandants dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza.

Par Le Point avec AFP

Jérusalem : la police israélienne fait 175 blessés sur l’Esplanade des mosquées

mai 8, 2021
Des agents de la police des frontières israélienne détiennent un manifestant palestinien lors d’affrontements avec des manifestants palestiniens, à Jérusalem-Est, vendredi 7 mai. 2021.

Les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions après les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est.

Plus de 175 Palestiniens et six policiers israéliens ont été blessés vendredi, la plupart sur l’Esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé, théâtre d’un regain de tension qui inquiète jusqu’à Washington.

Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis dans l’enceinte de l’Esplanade des Mosquées – appelée Mont du Temple par les Juifs – pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan.

Mais des heurts ont éclaté entre Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne ayant fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, a constaté un photographe de l’AFP. Celui-ci a aussi vu une dizaine de manifestants blessés au visage.

« Troubles violents »

Des « centaines d’émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et d’autres objets en direction des officiers qui ont riposté », a indiqué la police israélienne, dont le porte-parole, Wassem Badr, a évoqué des « troubles violents ».

Des accrochages ont également eu lieu dans le quartier voisin de Cheikh Jarrah, où des manifestations nocturnes quotidiennes contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens ont dégénéré ces derniers jours en heurts avec la police. Le Croissant rouge y a fait état d’au moins quatre Palestiniens blessés vendredi.

Un calme fragile semble être revenu dans la nuit à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël depuis 1967 puis annexée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins 178 Palestiniens ont été blessés vendredi soir, dont la plupart sur l’Esplanade des Mosquées. La police israélienne a fait, elle, état de six blessés dans ses rangs.

« Désescalade »

Ces manifestations sont les plus violentes à Jérusalem depuis les heurts ayant fait 125 blessés fin avril, mais aussi depuis des échauffourées liées au transfert en 2018 de l’ambassade des États-Unis dans la ville disputée, voire à celles de l’été 2017 liées à la mise en place par Israël de détecteurs de métaux à l’entrée de l’Esplanade, troisième lieu saint de l’Islam.

Alliés clé d’Israël, les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions et à « éviter » l’éviction de familles palestiniennes. Le porte-parole du Département d’État américain Ned Price a averti vendredi qu’il était « essentiel » d’éviter toute action susceptible d’aggraver la situation, comme les « expulsions à Jérusalem-Est, les activités de colonisation, les démolitions de maisons et les actes de terrorisme ».

NOUS TENONS ISRAËL POUR RESPONSABLE DES DANGEREUX DÉVELOPPEMENTS DANS LA VIEILLE VILLE

Le coordinateur de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s’est dit « profondément préoccupé » par la situation et appelé à la « responsabilité » et au « calme ». « Nous tenons Israël pour responsable des dangereux développements dans la Vieille Ville », a affirmé de son côté Mahmoud Abbas, le président palestinien, qualifiant les Palestiniens rassemblés sur l’Esplanade des Mosquées de « peuple héroïque ».

L’Union européenne a de son côté appelé samedi les autorités israéliennes à agir de « toute urgence » pour une « désescalade » des tensions à Jérusalem.

Le mouvement islamiste palestinien armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a appelé les Palestiniens à rester sur l’esplanade de samedi soir à jeudi matin, date à laquelle pourrait prendre fin le ramadan. « L’occupation israélienne doit réaliser que la résistance est prête à défendre (la mosquée) Al-Aqsa à tout prix », a affirmé le Hamas, tandis que des partis arabes israéliens ont appelé à des manifestations dans les villes à majorité arabe d’Israël.

La Jordanie, pays qui est officiellement le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a dénoncé une « agression sauvage » des forces de sécurité israéliennes.

« Journée de Jérusalem »

Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Plus tôt dans la journée, les forces israéliennes ont tué deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur des gardes-frontières dans le nord de la Cisjordanie, sans faire de victimes israéliennes.

Fin avril, des centaines de personnes avaient déjà été blessés lors de plusieurs nuits d’échauffourées entre Palestiniens et Israéliens aux abords de la Vieille ville de Jérusalem.

Les violences de vendredi ont coïncidé avec la « Journée d’Al-Qods (Jérusalem en arabe) » célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d’Israël, en soutien aux Palestiniens.

À Téhéran, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran, a prôné le combat contre Israël, qualifié de « base terroriste ». Pour lui, la « chute du régime sioniste ennemi » est inéluctable.

Par Jeune Afrique avec AFP

Décès de l’homme d’affaires franco-israélien Jean Frydman à 95 ans

mars 14, 2021

L’homme d’affaires franco-israélien Jean Frydman, ancien résistant et protagoniste d’une affaire retentissante l’opposant à L’Oréal dans les années 1980 et 1990, est décédé en Israël à l’âge de 95 ans, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Jean Frydman, qui était aussi l’un des organisateurs de la manifestation pour la paix de Tel-Aviv à l’issue de laquelle le Premier ministre Yitzhak Rabin avait été assassiné en 1995, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à son domicile de Savyon (centre), a annoncé à l’AFP Michael Bar Zohar, écrivain et ancien député travailliste.

« C’était un ami très cher… il a eu une place incroyable dans l’histoire de France et dans celle d’Israël… il avait une connexion profonde avec Israël et était un grand patriote israélien car il avait la double nationalité », a ajouté M. Bar Zohar, qui connaissait Jean Frydman depuis des années. Une porte-parole de la famille en France a confirmé ce décès et souligné que Jean Frydman vivait en Israël depuis 40 ans.

« Engagé en Résistance en 1940 à l’âge de 15 ans […] grand homme de communication et de médias, il a notamment fondé (la régie publicitaire) Mediavision et co-fondé Europe 1 », a expliqué cette porte-parole dans un communiqué. Jean Frydman était aussi l’un des protagonistes d’une affaire qui avait fait grand bruit au tournant des années 1990, et qui l’opposait au géant des cosmétiques L’Oréal.

L’affaire avait débuté avec le boycott par les pays arabes en 1988 des produits de L’Oréal, qui était sur le point de racheter Elena Rubinstein. Jean Frydman avait alors été évincé de son poste d’administrateur de Paravision, une filiale de l’Oréal spécialisée dans l’audiovisuel, et il avait estimé que, parce qu’il était juif, ce limogeage constituait un gage inadmissible donné aux pays arabes. Cette affaire avait donné lieu à de multiples rebondissements judiciaires avant que Jean Frydman et le dirigeant historique de L’Oréal François Dalle (décédé en 2005) se désistent de leurs plaintes réciproques.

Selon le réalisateur de documentaires Jean-François Perigot qui avait signé avec lui une série d’entretiens en 2002, Jean Frydman s’était engagé très jeune dans la Résistance pendant l’occupation allemande et était parvenu plusieurs fois à réchapper à la mort. « En 1940, il n’a que quinze ans lorsqu’il décide de rejoindre la France Libre en passant par l’Espagne », explique le réalisateur sur son blog.

Ensuite il devient actif dans le sud de la France pour le mouvement de résistance Franc-Tireur. « Quand il apprend qu’une grande rafle se prépare à Paris durant l’été 1942, il regagne la capitale où il réussit à avertir ses parents » et « sa famille échappe à la rafle du Vel’ d’Hiv », raconte M. Perigot. Il est arrêté par la Gestapo en 1944 et est condamné à mort. « Il attend chaque matin qu’on vienne le chercher pour l’exécuter » mais « il échappe au peloton d’exécution grâce à Aloïs Brunner venu chercher des juifs à Fresnes », selon le réalisateur.

Il est alors évacué vers Buchenwald dans le dernier convoi, portant le numéro 79, à destination des camps de la mort. Mais il parvient à s’échapper. Dans l’après-guerre, Jean Frydman se lance dans l’aventure de la communication, de la publicité et de l’audiovisuel privé. Il participe en particulier aux premiers pas de la radio Europe 1 dont il fonde la régie publicitaire en 1956 puis devient administrateur-délégué de Télé-Monte-Carlo en 1967 et prend en 1973 la présidence de la régie publicitaire Médiavision, active dans le cinéma.

Par Le Figaro avec AFP

Maroc-Israël : le premier vol en provenance de Tel-Aviv atterrit à Rabat

décembre 22, 2020
La délégation américano-israélienne conduite par le conseiller du président Donald Trump, Jared Kushner, et le conseiller à la sécurité nationale d’Israël, Meier Ben Shabbat, à son arrivée  à l’aéroport de Rabat-Salé ce 22 décembre. 

Dix jours après la reconnaissance par le président Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara, une délégation américano-israélienne menée par son conseiller spécial Jared Kushner est arrivée au royaume à bord d’un avion de la compagnie El Al.

Le vol LY555 a décollé à 9h30 de l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv et a atterri à Rabat un peu avant 15 heures. À son bord, de hauts responsables américains et israéliens, menés par le conseiller spécial et gendre du président Trump, Jared Kushner. Une visite qui intervient un peu plus de dix jours après la proclamation présidentielle américaine reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara, et la décision de Mohammed VI de rétablir des relations diplomatiques avec Israël.

Ce premier vol commercial et officiel entre les deux pays est chargé de symboles. Arborant les drapeaux marocain, israélien et américain, le vol a reçu le numéro LY555. Un choix qui n’est pas anodin, le chiffre 5 (hamsa en hébreu, khamsa en arabe) permettant, selon les croyances traditionnelles au Maroc comme au sein de la diaspora juive marocaine vivant en Israël, de se protéger du mauvais œil, le plus souvent par le biais d’une Khmissa (les cinq doigts de la main), comme celle qui orne l’avion qui a transporté la délégation israélo-américaine.

Le lieu de l’arrivée est également hautement symbolique. Ce n’est pas à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, capitale économique du royaume, que la délégation israélo-américaine a atterri, mais à Rabat. Ce qui donne au voyage un caractère (très) officiel, confirmant la reprise des relations diplomatiques et des liaisons aériennes directes annoncée le 10 décembre par le président Trump et le communiqué du cabinet royal.

Le choix de Rabat relève aussi de considérations pratiques. Le programme de la visite se déroulant dans la capitale, entre le mausolée Mohammed V, le Palais royal, la primature et le ministère des Affaires étrangères, tous situés dans la capitale administrative.

Un jour très spécial

Composée de plusieurs hauts responsables américains et israéliens, la délégation est menée par le gendre et Haut Conseiller du président Trump, Jared Kushner, architecte de ce rapprochement entre Tel-Aviv et Rabat. Ce dernier est accompagné, côté américain, par le patron de l’US International Economic Development Corporation (IEDC) et, côté israélien, par Meir Ben Shabbat, conseiller à la sécurité nationale d’Israël et chef d’état-major pour la sécurité nationale, ainsi que par Haim Regev, chef d’état-major adjoint.

À son arrivée à l’aéroport de Rabat, la délégation a été accueillie par des officiels locaux, dont Mohamed Yacoubi, le wali de Rabat-Salé-Kénitra, et le président de la région Rabat-Salé-Kénitra, Abdelsamad Sekkal.

LES IMAGES REPRISES EN DIRECT PAR LES CHAÎNES TÉLÉVISÉES MAROCAINES ET ISRAÉLIENNES SONT HISTORIQUES ET RESTERONT DANS LES ANNALES

Si les poignées de mains ne sont pas au rendez-vous, Covid oblige, les images reprises en direct par les chaînes télévisées marocaines et israéliennes sont historiques et resteront dans les annales. On y voit notamment Meir Ben Shabbat, tout sourires à l’occasion de cet évènement qui, selon ses propres mots, revêt une grande valeur.

Dans un entretien accordé au journal marocain arabophone Al Ahdat Al Maghribiya, le conseiller à la sécurité nationale d’Israël et chef d’état-major, dont les parents sont d’origine marocaine, a souligné que ce vol constituait pour lui un évènement très spécial. Au-delà de sa dimension diplomatique, il a aussi une valeur sentimentale car son père, le grand rabbin Makhlouf Khalifa, sa mère, Aziza, ainsi que ses frères aînés sont nés au Maroc. Cette spécificité, souligne-t-il, lui a permis de grandir avec les histoires de cette famille qui a vécu dans le royaume dans la paix, la prospérité et le bonheur et qui n’a jamais cessé de glorifier son pays d’origine. Comme le million (ou presque) d’Israéliens d’origine marocaine vivant en Israël qui, malgré la distance et les vicissitudes diplomatiques et politiques, ont gardé des liens très forts avec leur pays d’origine.

Avant même la réactivation des canaux diplomatiques, actuellement à l’ordre du jour, plus de 70 000 Marocains de la diaspora juive visitaient le royaume tous les ans. L’ouverture de vols directs fera passer ce nombre à au moins 200 000 touristes, selon la ministre marocaine du Tourisme et du Transport aérien, Nadia Fettah.

Des annonces diplomatiques et économiques attendues

Selon le programme convenu, la délégation restera au Maroc une journée et retournera en Israël mercredi midi au plus tard. Si le programme officiel de la visite n’est pas encore communiqué, plusieurs sources médiatiques israéliennes et marocaines évoquent d’abord une visite au mausolée Mohammed V, où sont enterrés les rois Mohammed V et Hassan II. Deux rois qui comptent beaucoup dans l’imaginaire judéo-marocain : le premier a été celui qui a protégé la communauté juive marocaine contre le régime français de Vichy lors de Seconde Guerre mondiale. Le second, lui, a été tout au long de son règne l’intermédiaire de la paix entre Israéliens et Palestiniens.

LA DÉLÉGATION SE RECUEILLERA AINSI SUR LA TOMBE DU PÈRE ET DU GRAND-PÈRE DE ROI MOHAMMED VI, AVANT D’ÊTRE ACCUEILLIE PAR LE SOUVERAIN

La délégation se recueillera ainsi sur la tombe du père et du grand-père de roi Mohammed VI, avant d’être accueillie par le souverain au Palais royal de Rabat où un dîner sera offert en son honneur. Une information relatée par une dépêche de Reuters, citant le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

La délégation a prévu également une série de réunions officielles avec des responsables marocains, dont une rencontre entre Meir Ben Shabbat et le chef du gouvernement islamiste, Saadeddine El Othmani, Rencontre qui se tiendra selon nos sources au siège de la primature, attenant au Palais royal.

Au-delà de la symbolique de ce premier vol commercial entre Tel-Aviv et Rabat et de la réception officielle de hauts responsables israéliens par les plus hautes autorités du royaume, cette visite sera l’occasion de signer plusieurs partenariats et accords dans les domaines diplomatique, politique, sécuritaire et surtout économique.

Une annonce officielle de la réouverture de canaux diplomatiques entre les deux pays – les bureaux de liaisons sont fermés depuis 2002 –, sera à l’ordre du jour, selon nos sources.

Cette visite « historique », comme la qualifie Jared Kushner, vient ainsi consacrer de manière officielle les annonces faites le 10 décembre dernier par le président américain Donald Trump et le cabinet royal sur la réactivation des liens diplomatiques entre le Maroc et Israël.

Elle sera aussi l’occasion pour les États-Unis de confirmer de manière solennelle leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. L’essentiel des annonces économiques, côté américain, porteront, selon les premiers éléments dont nous disposons, sur des investissements qui seront réalisés dans les provinces du Sud. Des investissements qui seront chapeautés par le futur consulat américain qui ouvrira à Dakhla…

Avec Jeune Afrique par Fadwa Islah

Première visite officielle d’une délégation émiratie en Israël

octobre 20, 2020

Une délégation des Emirats arabes unis est arrivée mardi 20 octobre en Israël pour signer une série d’accords, la première visite officielle depuis la normalisation entre les deux pays. Accompagnée par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, la délégation a été accueillie par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Avec des économies gravement touchées par les conséquences de la pandémie de Covid-19, les deux pays espèrent recueillir rapidement les dividendes de leurs nouvelles relations, qui ont rompu un «consensus arabe» conditionnant toute normalisation avec Israël à un règlement du conflit israélo-palestinien. La délégation émiratie est conduite par le ministre d’Etat aux Affaires financières Obaid Al-Tayer et le ministre de l’Economie Abdallah ben Touq Al-Mari, a indiqué Hend Al-Otaiba, directrice de la communication stratégique au ministère émirati des Affaires étrangères.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

«Un jour glorieux pour la paix»

Israël et les Emirats arabes unis ont décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, a annoncé mardi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les Emiratis devenant ainsi les premiers citoyens d’un pays arabe à en être dispensés. «Nous exemptons nos ressortissants de visas», a affirmé M. Netanyahu sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. «Aujourd’hui nous faisons l’histoire qui perdurera sur des générations», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Nous nous souviendrons de ce jour comme d’un jour glorieux pour la paix».

Après cette prise de parole, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords: outre celui concernant l’exemption de visas, les autres textes concernent la protection des investissements, l’aviation et la coopération scientifique.

Les Emirats et Israël ont signé le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain Donald Trump, l’accord de normalisation, qui a été ratifié lundi. Bahreïn a signé le même jour un accord similaire. Ces deux Etats du Golfe sont les premiers pays arabes à normaliser les relations avec l’Etat hébreu depuis l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : un haut dirigeant palestinien hospitalisé en Israël

octobre 18, 2020

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine Saëb Erakat est dans un état grave.

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat, infecté par le nouveau coronavirus, a été hospitalisé dimanche 18 octobre dans un établissement israélien après une dégradation de son état de santé.

Saëb Erakat «a été transféré à l’hôpital Hadassah de Jérusalem», a rapporté l’OLP dans un communiqué, après avoir précédemment affirmé qu’il devait être hospitalisé dans un établissement de Tel-Aviv. «Après avoir contracté le Covid-19 et en raison de problèmes respiratoires chroniques, Dr Erakat nécessite désormais d’être suivi médicalement dans un hôpital», a indiqué l’organisation.

«Son état n’est pas bon», a confirmé à l’AFP son frère Saber Erakat.

Atteint de fibrose pulmonaire, M. Erakat – l’une des personnalités palestiniennes les plus connues à l’étranger – a subi en 2017 une greffe de poumon dans un hôpital américain avant de reprendre ses activités.

L’OLP a annoncé le 9 octobre que le dirigeant de 65 ans avait été contaminé par le nouveau coronavirus et qu’il faisait une pause dans ses engagements au vu des circonstances. Proche du président Mahmoud Abbas, il a participé, en tant que négociateur en chef côté palestinien, à de nombreuses discussions dans le cadre du processus de paix avec Israël, aujourd’hui au point mort. Il a multiplié ces dernières semaines les déclarations contre la normalisation des relations entre Israël et des pays du Golfe, effectuée sans paix préalable entre les Palestiniens et l’Etat hébreu.

Par Le Figaro avec AFP

                                      

Israël: manifestations anti-Netanyahu malgré les restrictions sanitaires

octobre 10, 2020

Des manifestants opposés au premier ministre israélien Netanyahu se sont rassemblés samedi soir en Israël, malgré des mesures liées sanitaires limitant les manifestations.

Depuis juillet, des manifestants se réunissent chaque samedi soir pour critiquer la gestion économique et sanitaire de la pandémie par le gouvernement de Benjamin Netanyahu qu’ils accusent aussi d’être «corrompu».

La semaine dernière, le Parlement israélien a approuvé une loi restreignant les rassemblements lors du reconfinement, qui, selon ses détracteurs, vise à faire taire les manifestations contre Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption. La loi interdit notamment aux manifestants de s’éloigner de plus d’un kilomètre de leur domicile. La police a indiqué samedi que pour pouvoir manifester, les protestataires devaient aussi respecter d’autres consignes: un groupe de manifestants doit comprendre au maximum 20 personnes qui doivent elles-mêmes se tenir à 2 mètres l’une de l’autre et porter des masques. Chaque groupe doit être séparé d’un autre par au moins 20 mètres.

A Jérusalem, les manifestants, arborant des drapeaux israéliens et des banderoles portant l’inscription «va-t’en» en hébreu, ont respecté ces règles.

A Tel-Aviv -où des milliers de personnes ont manifesté selon un photographe de l’AFP-, des affrontements ont éclaté entre la police et les manifestants. Micky Rosenfeld, le porte-parole de la police, a indiqué dans un communiqué que des manifestants n’avaient pas respecté les règles de distanciation requises et se déplaçaient sans coordination. «Les manifestants ont lancé des objets sur des policiers et les ont affrontés. Les unités de police sur les lieux ont répondu aux incidents et aux manifestations illégales», a-t-il dit.

Avec plus de 280.000 cas confirmés et plus de 1900 décès sur une population de neuf millions d’habitants, Israël est un des pays avec le taux d’infection des plus élevés au monde.

Par ailleurs, le ministère de la Santé a appelé la communauté ultra-orthodoxe à la vigilance pendant la fête juive de Simhat Torah qui a lieu samedi soir. Il lui a demandé de respecter les règles sanitaires et de distanciation et de tenir les prières en extérieur

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza en représailles à des ballons incendiaires

août 14, 2020

L'armée israélienne a bombardé des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires.

L’armée israélienne a bombardé des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires. JACK GUEZ / AFP

L’armée israélienne a annoncé vendredi soir de nouveaux bombardements contre des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en représailles à des lancers de ballons incendiaires de l’enclave palestinienne vers le territoire israélien.

«Des avions de combat, des hélicoptères militaires et des chars ont ciblé des positions du Hamas dans la bande de Gaza» incluant «un système de défense naval utilisé par le Hamas, des infrastructures souterraines et des postes d’observation», a annoncé l’armée israélienne dans un bref communiqué ajoutant avoir agi en «réponse» à la poursuite des lancers de ballons incendiaires. Le Croissant-Rouge palestinien a pour sa part déclaré qu’une femme enceinte et un enfant âgé de trois ans avaient été blessés dans les bombardements et transportés à l’hôpital.

Ces frappes interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis, fustigé par les Palestiniens, y compris les islamistes du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Mais au cours de la semaine passée, l’armée israélienne a revendiqué une série d’attaques nocturnes contre des positions du Hamas, en réponse à des tirs de ballons incendiaires dont certains sont à l’origine d’incendies de broussailles dans le sud d’Israël qui n’ont toutefois pas fait de victimes.

En réponse à ces lancers de projectiles, Israël a aussi fermé mardi le poste de Kerem Shalom, où entrent les marchandises à Gaza, une langue de terre peuplée de deux millions d’habitants dont plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale. Le Hamas et Israël se sont livrés trois guerres (2008, 2012, 2014) depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par ce mouvement islamiste en 2007. Malgré une trêve l’an dernier, favorisée par l’ONU, l’Égypte et le Qatar, les deux camps s’affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes, d’obus de mortier ou de ballons incendiaires de Gaza et des frappes de l’armée israélienne en représailles.

  • Par Le Figaro avec AFP

Israël: le fils de Netanyahu doit «cesser de harceler» les manifestants, ordonne le tribunal

août 2, 2020

 

Un tribunal de Jérusalem a ordonné dimanche au fils du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de cesser de «harceler» les organisateurs des manifestations réclamant le départ de son père. Yaïr Netanyahu avait tweeté jeudi les adresses personnelles des organisateurs des manifestations qui ont lieu devant le domicile du Premier ministre et avait appelé à manifester devant les maisons des manifestants.

«J’invite tout le monde à manifester, jour et nuit, devant les maisons de ces gens qui organisent l’anarchie dans notre pays», avait-il tweeté.

Depuis de nombreuses semaines, des manifestations se déroulent presque quotidiennement en Israël, notamment devant le domicile du Premier ministre inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat. Les protestataires crient leur ras-le-bol contre M. Netanyahu et dénoncent la mauvaise gestion du gouvernement de la pandémie de nouveau coronavirus.

La juge Dorit Feinstein a exigé que le tweet soit effacé et a ajouté dans sa décision que Yaïr Netanyahu devait «cesser de harceler les organisateurs des manifestations pendant six mois et ne plus publier leurs adresses privées». En réaction, le fils du Premier ministre, âgé de 29 ans et familier des provocations sur les réseaux sociaux, a publié un tweet reprochant à la juge de ne pas avoir pris en compte «les menaces de mort dont (il est) la victime».

Son père a de son côté dénoncé dans un communiqué les «actes de violences et de harcèlement de tous». S’exprimant au début du Conseil des ministres hebdomadaire, M. Netanyahu a accusé la presse locale de se mobiliser contre lui, la comparant à la presse en Corée du Nord.

«Je n’entends aucune condamnation des médias contre la nature violente des manifestations. Au lieu de couvrir les manifestations, la presse se mobilise en faveur des protestataires», a-t-il dénoncé. Samedi, son parti, le Likoud, avait affirmé sur Twitter que les médias «essayent désespérément d’intoxiquer le public, afin de faire tomber un Premier ministre de droite fort».

Par Le Figaro avec AFP

 

Virus: les Palestiniens appellent Israël à fermer les accès à la Cisjordanie

juillet 6, 2020

Le gouvernement palestinien a appelé lundi Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie occupée pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une recrudescence du nombre de cas de chaque côté.

L’Autorité palestinienne avait déjà décidé la semaine dernière de boucler pendant cinq jours, à partir du 3 juillet, les zones qu’elle gouverne en Cisjordanie, mais sa décision n’a pas d’effet sur les parties de ce territoire qui sont sous contrôle israélien. L’Etat hébreu occupe depuis 1967 la Cisjordanie, territoire palestinien dont il contrôle toutes les entrées.

«Les taux de contamination ont atteint des niveaux sans précédent en Palestine pour plusieurs raisons, notamment le fait que nous ne contrôlions pas nos points de passages et nos frontières», a affirmé le premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, avant la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Nous demandons à Israël de fermer tous les points de passages et aux Palestiniens travaillant en Israël de rester sur leurs lieux de travail et de ne pas revenir dans les territoires palestiniens», a-t-il ajouté.

16 morts en Cisjordanie

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4200 personnes ont été contaminées par la pandémie de Covid-19 en Cisjordanie, dont 16 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas s’y élevait à 2015. La plupart des personnes contaminées l’ont été après avoir assisté à des mariages et des enterrements, et les autres sont des Palestiniens qui se sont déplacés en Israël, a précisé Mohammed Shtayyeh.

A la mi-juin, la ministre de la Santé palestinienne, Mai al-Kaila, avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, «plus dangereuse que la première». Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 30.000 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions: les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

Par Le Figaro avec AFP