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L’ambassadeur américain autorise Israël à annexer une partie de la Cisjordanie

juin 8, 2019

 

Israël a le droit d’annexer «une partie» de la Cisjordanie occupée, a affirmé samedi 8 juin l’ambassadeur américain dans l’Etat hébreu.

«Sous certaines circonstances (…) je pense qu’Israël a le droit de conserver une partie, mais pas toute, de la Cisjordanie», territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans, a déclaré l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, dans une interview publiée samedi dans le quotidien américain New York Times.

Aucune date n’a encore été fixée pour l’annonce du plan de paix proposé par les Etats-Unis, mais il ne devrait pas répondre aux principales revendications des Palestiniens, comme l’instauration d’un Etat souverain.

«La dernière chose dont le monde a besoin c’est d’un Etat palestinien défaillant entre Israël et la Jordanie», a affirmé M. Friedman, ajoutant: «Nous comptons sur le fait que le bon plan au bon moment recevra la bonne réaction».

Soutenant avec ferveur les colonies israéliennes, M. Friedman a également déclaré que le plan de paix américain était destiné à améliorer la qualité de vie des Palestiniens, mais sans procurer de «résolution permanente du conflit».

L’ambassadeur a précisé que les Etats-Unis collaboreront étroitement avec la Jordanie.

La colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est annexée, illégale au regard du droit international, s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Plus de 600.000 colons israéliens y mènent une coexistence souvent conflictuelle avec près de trois millions de Palestiniens.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Eurovision: la retransmission piratée par une fausse alerte à la roquette

mai 15, 2019

 

Des pirates informatiques ont brièvement interrompu la retransmission en ligne de l’Eurovision dans la nuit de mardi à mercredi avec une fausse alerte à l’attaque à la roquette imputée par la télévision israélienne au mouvement islamiste Hamas

Cette alerte est un rappel de la menace qu’un éventuel accès de violence fait peser sur la compétition, une dizaine de jours après une confrontation entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, dont le Hamas.

La diffusion en ligne de la première demi-finale de l’Eurovision à Tel-Aviv par la télévision publique israélienne Kan a été brusquement coupée par ce qui semble être des images satellite de la ville israélienne surmontée d’un nuage de fumée suggérant l’explosion d’un engin. La séquence s’achève sur le bruit d’une sirène et d’un message en anglais. Ce dernier est similaire à ceux utilisés par l’armée israélienne pour prévenir d’une attaque.

La retransmission sur les écrans de télévision traditionnels n’a pas été affectée.

«A un moment donné, quelqu’un -apparemment le Hamas- a pris le contrôle de la retransmission numérique», a dit mercredi le patron de Kan, Eldad Koblenz. «Je suis heureux de pouvoir dire que nous avons réussi à surmonter l’attaque en quelques minutes», a-t-il commenté sur la radio militaire. «Je crois que c’est la victoire la plus rapide de l’histoire d’Israël sur le Hamas», a-t-il plaisanté.

Israël a livré trois guerres au Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, environ 70 km au sud de Tel-Aviv, et à ses alliés depuis 2008.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nouvelle flambée de violences entre Israël et Gaza

mai 5, 2019

Entre tirs de roquettes palestiniens et ripostes d’Israël, les hostilités se poursuivaient dimanche pour le deuxième jour consécutif entre I’État hébreu et les groupes armés de Gaza.

Au deuxième jour d’un accès de fièvre qui fait craindre un nouveau conflit entre les groupes armés terroristes de la bande de Gaza et Israël, les deux camps n’ont donné aucun signe de désarmer. De nouvelles roquettes se sont abattues sur Israël en provenance du territoire palestinien sous blocus coincé entre Israël, Egypte et Méditerranée, portant le nombre de roquettes et salves de mortier lancées depuis samedi à quelque 450. Et sur ordre du premier ministre Benjamin Netanyahou, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes contre la bande de Gaza, visant le Hamas, qui contrôle l’enclave, et le Jihad islamique. Israël a aussi fermé les points de passage avec Gaza.

L’escalade entamée samedi a déjà coûté la vie à quatorze personnes. Côté israélien, samedi, trois personnes ont été tuées près d’Ahkelon. Côté palestinien, le ministère de la Santé à Gaza a affirmé samedi que les représailles israéliennes avaient causé la mort de quatre Palestiniens dont un bébé et une femme enceinte. Sept autres Palestiniens, dont trois combattants du Hamas et du Jihad islamique, ont été tués dans la confrontation.

 

Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.
Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. JACK GUEZ/AFP
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche.
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche. MAHMUD HAMS/AFP

L’UE appelle à la «désescalade»

L’UE a appelé à l’«arrêt immédiat» des tirs de roquettes palestiniennes tirées de la bande de Gaza vers Israël, dans un communiqué diffusé samedi. «Il est urgent de remédier à cette dangereuse situation pour protéger la vie des civils», a déclaré dans le communiqué la porte-parole de l’UE, Maja Kocijancic, en exhortant à une «désescalade». «Israéliens et Palestiniens ont le droit de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité», a plaidé la porte-parole.

De son côté, la Turquie a condamné la destruction par un bombardement de l’aviation israélienne d’un immeuble à Gaza accueillant les locaux de l’agence de presse étatique turque Anadolu. «Israël a bombardé l’immeuble où se trouvait le bureau de l’agence Anadolu à Gaza, offrant un nouvel exemple de son agressivité. Nous condamnons fermement cette attaque», a déclaré sur Twitter le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin.

L’Égypte et l’ONU tentent une médiation

Ces violences remettent en cause une trêve fragile observée depuis fin mars entre Israël et le Hamas et ses alliés, qui se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Le voisin égyptien, intercesseur historique entre Israël et Palestiniens, ainsi que les Nations unies s’emploient à une médiation pour faire retomber la tension, alors que le ramadan commence dans les jours à venir. Trois facteurs pourraient pousser Israël à tenter de calmer le jeu: les négociations en cours pour former une coalition gouvernementale après la victoire de Benjamin Netanyahou aux élections, l’Eurovision prévu à Tel-Aviv mi-mai et les célébrations de la création de l’État d’Israël jeudi.

Depuis mars 2018, des manifestations ont lieu à Gaza le long de la barrière séparant Gaza d’Israël contre le blocus imposé depuis plus d’une décennie par Israël et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d’Israël en 1948. Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière. Au moins 276 Palestiniens, ainsi que deux soldats et un civil israélien, ont été tués au cours de ces violences.

Par Le Figaro.fr avec Agences

Israël: ouverture du procès de Sara Netanyahu pour des frais de bouche

octobre 7, 2018

Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au Parlement israélien à Jérusalem, le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / GALI TIBBON

Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre israélien, est jugée à partir de dimanche sous l’accusation d’avoir fait passer pour plus de 80.000 euros de repas aux frais du contribuable, alors que la résidence officielle disposait d’un cuisinier.

La mise en cause de Mme Netanyahu ne semble pas de nature à avoir un effet politique immédiat sur son mari, Benjamin Netanyahu, étranger au dossier. Mais elle s’ajoute aux différentes affaires de corruption présumée qui menace le long règne du Premier ministre, au pouvoir depuis 2009.

Mise en examen pour « fraude » et « abus de confiance » présumés, Mme Netanyahu, 60 ans en novembre, est soupçonnée d’avoir commandé entre septembre 2010 et mars 2013, pour elle-même, les membres de sa famille et des invités, des centaines de repas pour « plus de 350.000 shekels » (83.000 euros), selon le ministère de la Justice.

La justice lui reproche d’avoir menti en invoquant l’absence de cuisinier à la résidence du Premier ministre pour faire livrer, jusqu’à des dizaines de fois un même mois, des repas de différents restaurants de Jérusalem.

Ezra Saidoff, ancien directeur général adjoint au bureau du Premier ministre, est lui aussi mis en examen.

Selon les médias israéliens citant l’acte d’accusation, il aurait agi de concert avec Mme Netanyahu pour créer l’impression qu’aucun cuisinier n’était employé à la résidence.

Le procès doit débuter dimanche à 10H30 GMT au tribunal de première instance de Jérusalem et pourrait durer des mois.

Supervisé par un panel de trois juges en raison de la « sensibilité publique » de l’affaire, il devait initialement commencer en juillet mais a été reporté pour des raisons n’ayant pas été rendues publiques.

Des Israéliens manifestent devant la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, accusé de corruption dans plusieurs affaires, le 2 mars 2018 / © AFP/Archives / AHMAD GHARABLI

– « Poursuites délirantes » –

Lors de l’annonce de sa mise en examen en juin, les avocats de Mme Netanyahu avaient qualifié les poursuites d' »absurdes et délirantes », estimant que « pour la première fois en Israël et dans le monde, l’épouse du dirigeant en place est poursuivie pour des plateaux repas ».

Cette affaire braque à nouveau les projecteurs sur une figure omniprésente et réputée influente auprès de Benjamin Netanyahu, et dont la presse israélienne éclaire régulièrement d’une lumière peu favorable les agissements personnels.

Les détracteurs des Netanyahu se gaussent depuis des mois des affaires de la résidence, où il a été question non seulement de plats de traiteurs, mais aussi de meubles de jardin achetés sur les fonds publics, de détournement du revenu de bouteilles consignées et de maltraitance du personnel.

Les médias ont déjà suivi avec avidité la bataille devant les tribunaux entre Mme Netanyahu et un ancien homme de confiance de la résidence, Meni Naftali, qui l’avait accusée de comportement tyrannique. Il avait obtenu quelque 40.000 euros en 2016 pour mauvais traitements.

Les Netanyahu ont dénoncé une campagne de calomnie. Sara Netanyahu, qui se présente régulièrement comme une victime de l’acharnement médiatique, avait déjà dit dans le passé que « son sang avait été versé publiquement ».

– Corruption présumée –

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et sa femme Sara dans leur résidence officielle à Jérusalem, le 6 juin 2017 / © AFP/Archives / Gali TIBBON

Au delà des atteintes à son image, l’affaire des frais de bouche paraît moins lourde de risques pour M. Netanyahu que les dossiers de corruption présumée qui, depuis des mois, le visent directement et suscitent des interrogations sur sa faculté à se tirer à nouveau d’affaire.

En février, la police a recommandé son inculpation dans deux enquêtes touchant l’une à des cadeaux qu’il aurait indûment reçus de riches personnalités, l’autre à un accord secret qu’il aurait tenté de conclure avec un quotidien populaire pour une couverture favorable.

Il a de nouveau été entendu par la police vendredi à Jérusalem pendant plusieurs heures. Selon les médias, il était interrogé pour la 12e fois par les enquêteurs en tant que suspect.

Une autre enquête a été ouverte dans l’affaire Bezeq, le principal groupe de télécommunications israélien. La police cherche à savoir si le couple Netanyahu a tenté de s’assurer une couverture propice de la part du site d’informations Walla en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq.

Le principal actionnaire du groupe, Shaul Elovitch, et six autres personnes dont deux proches collaborateurs de M. Netanyahu, ont été arrêtés en février dans cette affaire.

Malgré ces enquêtes, M. Netanyahu reste en bonne position dans les sondages et pourrait, après 12 ans au pouvoir -en deux fois- battre le record de longévité de l’historique David Ben Gourion.

Romandie.com avec(©AFP / (07 octobre 2018 07h25)

Un commandant iranien affirme que Netanyahu sera forcé de fuir Israël à la nage

octobre 5, 2018

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, le général de brigade Hossein Salami, lors d’une cérémonie en honneur des victimes de l’attentat d’Ahvaz, le 24 septembre 2018 / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Le numéro deux des Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée d’élite du régime, a estimé vendredi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait « s’entraîner à nager dans la mer Méditerranée » car il pourrait, selon lui, être forcé à s’enfuir de son pays.

« Je dis au Premier ministre du régime sioniste de s’entraîner à nager dans la Méditerranée car bientôt vous n’aurez pas d’autre choix que de vous enfuir par la mer », a déclaré le général de brigade Hossein Salami, selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs.

Lors d’un rassemblement à Ispahan (centre) des volontaires du Bassidj, une milice islamique placée sous l’autorité du guide suprême iranien, M. Salami a affirmé qu’Israël pourrait être détruit par le Hezbollah libanais, une organisation soutenue par Téhéran.

« Ils (les Israéliens) ne constituent pas un niveau de menace élevé pour nous, le Hezbollah suffirait à les détruire », a-t-il déclaré.

L’Iran ne reconnaît pas Israël et le rejet de ce pays a été au centre de la politique du gouvernement iranien depuis la Révolution islamique de 1979.

Si ses responsables affirment régulièrement qu’Israël cessera bientôt d’exister, ils préfèrent rester prudents en ne déclarant pas clairement que cette disparition serait le fait d’une attaque iranienne.

« Si Dieu le veut, il n’y aura plus rien qui s’appellera ‘régime sioniste’ d’ici 25 ans dans la région », avait estimé le guide suprême iranien, Ali Khamenei, en 2015, une prédiction souvent reprise depuis par les partisans iraniens d’une ligne dure contre Israël.

En septembre, M. Netanyahu a accusé l’Iran, depuis la tribune de l’ONU, d’abriter un « site de stockage atomique secret » à Téhéran. Il a promis de ne jamais « laisser un régime appelant à notre destruction développer des armes nucléaires. Pas maintenant, pas dans 10 ans, jamais. »

Les tensions entre Israël et l’Iran se sont intensifiées depuis que Téhéran s’est engagé dans le conflit syrien au côté des autorités de Damas, qu’il soutient militairement dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 15h56)

Six Palestiniens par des tirs de soldats israéliens

septembre 28, 2018

Un manifestant palestinien sur une chaise roulante lance des pierres sur les soldats israéliens lors de heurts près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / Said KHATIB

Six Palestiniens, dont deux garçons de 12 et 14 ans, ont été tués vendredi par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations et de heurts, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Selon le ministère, il s’agit de la journée la plus sanglante depuis le 14 mai qui avait vu la mort de plus de 60 Palestiniens lors de violences coïncidant avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, un motif d’indignation pour les Palestiniens.

Après plusieurs semaines de relative accalmie, ces affrontements rappellent combien la situation demeure précaire dans et autour du territoire palestinien appauvri et reclus dirigé sans partage par le mouvement islamiste Hamas.

Nasser Mossabeh, 12 ans, a été atteint d’une balle dans la tête à l’est de Khan Younès, a dit le porte-parole du ministère gazaoui de la Santé, Achraf al-Qodra. Mohammed al-Houm, 14 ans, et Iyad Al-Shaer, 18 ans, ont été tués lors d’affrontements distincts dans le centre et le nord du territoire, a-t-il ajouté.

Il a fait état de la mort de trois autres Palestiniens d’une vingtaine d’années.

« Les six martyrs ont été tués par les tirs à balles réelles des forces israéliennes », selon lui.

L’armée israélienne a fait état de manifestations et de heurts auxquels ont pris part selon elle plus de 20.000 Palestiniens en différents points de l’enclave le long de la barrière de sécurité lourdement gardée, séparant la bande de Gaza du territoire israélien.

Elle a dit que les soldats postés à la barrière avaient ouvert le feu pour riposter à des jets d’engins explosifs et de pierres. Interrogée par l’AFP, elle ne s’est pas exprimée sur les cas particuliers des Palestiniens tués.

L’armée a ajouté avoir identifié l’infiltration sur son territoire de plusieurs Palestiniens qui ont ensuite rebroussé chemin.

Les soldats israéliens lancent des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants palestiniens près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire palestinien, le 28 septembre 2018n / © AFP / SAID KHATIB

– Raids israéliens –

Outre l’emploi de moyens anti-émeutes pour tenir les Palestiniens à distance, l’aviation israélienne a frappé deux positions du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de tout ce qui se passe à Gaza, toujours selon l’armée.

En tout, 90 Palestiniens ont été blessés par balles, a dit Achraf al-Qodra.

Depuis le 30 mars, les environs de la barrière de sécurité sont le théâtre de manifestations pour réclamer la levée du blocus imposé depuis plus de 10 ans par Israël à la bande de Gaza et le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation est allée de pair avec plusieurs épisodes de tensions entre les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, et l’armée israélienne. Les tirs de roquettes et d’obus de mortier palestiniens et les frappes de riposte israéliennes ont ravivé le spectre d’une nouvelle guerre, qui serait la quatrième dans le territoire depuis 2008.

Au moins 193 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, pour la majorité lors des manifestations et heurts le long de la frontière. Un soldat israélien a été tué.

Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient ne faire que défendre ses soldats et son territoire contre les infiltrations de Palestiniens.

Il justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas qui refuse de reconnaître son existence et qu’il considère comme une organisation terroriste, à l’instar des Etats-Unis ou de l’Union européenne.

Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza face à un véhicule blindé israélien de l’autre côté de la barrière de sécurité séparant l’enclave du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / SAID KHATIB

– « En chute libre » –

Les heurts de vendredi nourrissent la crainte, constamment présente, d’une nouvelle confrontation dans l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

Le 20 septembre, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a estimé devant le Conseil de sécurité que Gaza pouvait « exploser d’une minute à l’autre ».

L’horizon politique paraît bouché. L’ONU et l’Egypte, l’un des deux seuls pays arabes à avoir fait la paix avec Israël, s’emploient depuis des semaines à tenter de forger une trêve durable entre l’Etat hébreu et le Hamas. En échange du calme, le blocus pourrait être allégé.

L’issue de cette entreprise reste cependant très aléatoire, comme l’effort pour mettre fin à des années de dissensions entre groupes rivaux palestiniens, sans quoi les perspectives à Gaza demeurent très sombres.

Soumise aux blocus israélien et égyptien, la bande de Gaza est affligée par la pauvreté et les pénuries. Son économie est « en chute libre », disait cette semaine la Banque mondiale, selon laquelle 53% de la population et 70% des jeunes sont au chômage.

La bande de Gaza risque encore d’être affectée par les coupes dans l’aide des Etats-Unis et l’arrêt par l’administration Trump du financement à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. L’Unrwa est un acteur primordial à Gaza, où 80% des deux millions d’habitants sont tributaires de l’assistance étrangère.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 20h42)

En réponse à Israël, le Hezbollah dit avoir des « missiles de haute précision »

septembre 20, 2018

Capture d’écran montrant le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah, lors d’un discours diffusé sur la chaîne TV al-Manar, le 20 septembre 2018 / © AL-MANAR TV/AFP / –

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a assuré jeudi que son mouvement, engagé dans le conflit syrien, avait réussi à se doter de « missiles de haute précision », malgré les tentatives d’Israël de l’en empêcher avec ses frappes en Syrie.

Le Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu, qu’il a combattu par le passé, soutient militairement le régime syrien de Bachar al-Assad au côté de son parrain iranien. Damas et ses alliés sont régulièrement la cible de raids israéliens.

Ces opérations ont notamment pour objectif d’empêcher « le « transfert d’armes sophistiquées » au Hezbollah par l’Iran, de l’aveu même des responsables israéliens.

Evoquant jeudi « les missiles de haute précision » et les « tentatives » d’Israël en Syrie, Hassan Nasrallah a semblé mettre au défi l’Etat hébreu dans une allocution à l’occasion des célébrations religieuses d’Achoura.

« C’est chose faite. La résistance possède (elle-même) des missiles de haute précision (…) et des capacités en matière d’armement. Si Israël veut imposer une guerre au Liban, il sera confronté à un destin qu’il n’aurait jamais pu prédire », a-t-il clamé.

Selon les militaires israéliens, le Hezbollah disposerait de 100.000 à 120.000 roquettes et missiles de courte portée, et de plusieurs centaines de missiles de longue portée.

Lundi soir, dans la foulée d’ incursion aérienne israélienne en Syrie, un avion de la Russie, allié du régime, a été abattu par erreur par l’armée syrienne, dans le nord-ouest du pays.

L’armée israélienne a affirmé que ses appareils avaient attaqué un site du régime où des systèmes entrant dans la fabrication d’armes de précision allaient être livrés au Hezbollah.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné le lendemain que son pays était « déterminé à arrêter l’enracinement de l’armée iranienne en Syrie, ainsi que les tentatives par l’Iran » de transférer au Hezbollah des armes destinées à « être utilisées contre Israël ».

Le chef du Hezbollah a encore accusé jeudi les Israéliens de « chercher jour et nuit à le tuer », alors qu’il vit dans un lieu secret depuis une décennie et fait très rarement des apparitions publiques.

Il avait confié en 2014 qu’il changeait souvent de lieu de résidence, dans le secret le plus total.

Romandie.com avec(©AFP / (20 septembre 2018 12h56)

Le président israélien fait la leçon au président philippin sur Hitler

septembre 4, 2018

Le président israélien Reuven Rivlin (D) reçoit son homologue philippin Rodrigo Duterte (G) à Jérusalem le 4 septembre 2018 / © POOL/AFP / GALI TIBBON

Le président israélien Reuven Rivlin s’est livré mardi à une brève leçon d’histoire sur Hitler lors d’une rencontre avec le président philippin Rodrigo Duterte qui s’était comparé au dictateur nazi responsable de la Shoah.

« Hitler incarnait en fait le diable », a dit M. Rivlin au président philippin à Jérusalem, « c’était le diable sur Terre ».

M. Rivlin a ajouté que la visite de M. Duterte lundi à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, avait dû lui faire comprendre combien toute référence à Hitler était sensible.

En septembre 2016, M. Duterte s’était comparé à Hitler afin de justifier ses méthodes sanglantes pour combattre la criminalité et le trafic de drogue qui ont fait des milliers de morts.

« Hitler a massacré trois millions de juifs. Bon, il y a trois millions de drogués (aux Philippines). Je serais heureux de les massacrer », avait-il dit.

Selon les historiens, six millions de juifs ont été tués durant la Seconde Guerre mondiale.

Les propos du président philippin avaient suscité une profonde indignation internationale. Il avait présenté ses excuses et s’était rendu dans une synagogue quelques jours plus tard.

M. Duterte a paru très attentif aux propos de M. Rivlin mardi. Il a ensuite parlé des relations commerciales avec Israël, et de l’achat d’armes par les Philippines.

« Vous nous avez fourni une aide cruciale » en équipements lors de la bataille contre les jihadistes dans la ville de Marawi en 2017, a dit M. Duterte.

« En termes d’équipements militaires, en particulier pour la collecte du renseignement, les instructions que je donne à nos militaires, c’est: il n’y a qu’un pays où acheter (…): Israël », a dit M. Duterte.

« L’Amérique est notre amie, mais vous savez, qu’elle vous vende quelque chose, et cela servira aussi à vous mettre sur écoute », a-t-il ajouté.

L’opposition israélienne et les défenseurs des droits de l’Homme ont dénoncé la visite de M. Duterte en raison de ses méthodes brutales contre le trafic de drogue et de ses propos outranciers. Ils ont accusé le gouvernement israélien de fermer les yeux sur les violations des droits par M. Duterte au nom d’intérêts commerciaux.

La visite de trois jours de M. Duterte pourrait aboutir à la signature de contrats significatifs, au moment où Manille prévoit un programme de plusieurs milliards de dollars de modernisation de ses forces armées.

Plusieurs dizaines d’Israéliens opposés aux ventes d’armes aux Philippines ont manifesté à l’extérieur de la présidence durant la rencontre.

« Nous protestons contre l’implication d’Israël dans les crimes commis là-bas (aux Philippines) », a affirmé à l’AFP l’avocat et militant des droits de l’Homme, Itay Mack.

M. Duterte doit déposer mercredi à Rishon LeZion (centre) une gerbe au monument érigé en hommage à la décision des Philippines d’accueillir 1.300 juifs qui fuyaient la Shoah. Puis il partira pour la Jordanie.

Romandie.com avec(©AFP / (04 septembre 2018 15h48)

Inutile de discuter avec les Palestiniens, estime le ministre de la Défense israélien

septembre 3, 2018

Photo du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman prise sur le plateau du Golan annexé par Israël, le 7 août 2018 / © AFP/Archives / JALAA MAREY

Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a estimé lundi que négocier avec les Palestiniens, à propos de Gaza ou de la Cisjordanie occupée, était inutile, l’Etat hébreu devant agir unilatéralement.

Depuis des semaines, l’ONU et l’Egypte tentent de négocier un cessez-le-feu durable entre Israël et le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, après des mois de tensions et de violences.

« Je suis au courant de toutes les négociations, je connais tous les médiateurs et tout ce qui s’y passe », a affirmé M. Lieberman, lors d’une conférence à Jérusalem, selon les propos rapportés par son bureau.

« Ces négociations, qu’elles portent sur Ramallah ou Gaza, ne nous conduiront nulle part », a-t-il ajouté.

« Toutes les négociations nous ont mené dans l’impasse, donc sur la question palestinienne – concernant Ramallah et Gaza – nous devons agir de manière unilatérale, et définir la réalité de manière unilatérale, selon notre propre compréhension », a estimé le ministre.

Avigdor Lieberman a réitéré que si le calme revenait dans la bande de Gaza, Israël était prêt à autoriser davantage d’échanges avec l’enclave, soumise à un strict blocus israélien depuis plus d’une décennie.

« Le Gazaoui moyen, qui s’inquiète pour ses moyens de subsistance et ceux de sa famille, doit comprendre que quiconque participe à des actions terroristes détériore ses conditions de vie », a-t-il expliqué.

Depuis le 30 mars, des milliers de Gazaouis manifestent le long de la barrière avec Israël pour demander la levée du blocus et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont été chassés ou ont fui de leurs terres à la création d’Israël en 1948.

Au moins 172 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date. Un soldat israélien a également été tué.

Plusieurs escalades de violence entre le Hamas et Israël ces derniers mois ont ravivé le spectre d’une nouvelle guerre mais un calme relatif semble revenu ces dernières semaines.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (03 septembre 2018 14h15)

Visite secrète de Netanyahu en Égypte télévision israélienne)

août 13, 2018

Jérusalem – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a effectué le 22 mai une visite exceptionnelle et « secrète » en Egypte, où il a discuté avec le président Abdel Fattah al-Sissi d’une trêve dans la bande de Gaza, a indiqué lundi une télévision israélienne.

Aucune confirmation officielle israélienne n’a pu être obtenue dans l’immédiat au sujet de cette visite évoquée par la « 10 », une chaîne de télévision privée. La présidence égyptienne n’était pas joignable immédiatement lundi soir pour réagir aux informations de cette chaîne.

Selon la « 10 », l’entretien a duré plusieurs heures. Il s’est déroulé au moment où la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste du Hamas, connaissait une poussée de violences.

Depuis le 30 mars, les abords de la barrière qui sépare l’enclave palestinienne du territoire israélien sont le théâtre d’une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de 10 ans, mais aussi pour le droit au retour des Palestiniens, chassés ou ayant fui leur terre à la création de l’Etat Hébreu en 1948.

Selon des sources américaines citées par la « 10 », les conversations entre le Premier ministre israélien et le président égyptien ont porté sur la possibilité de conclure une trêve à long terme dans la bande de Gaza, un possible retour de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas pour gérer cette enclave, l’allègement du blocus israélien et la réhabilitation des infrastructures vitales dans cette région, dévastée par trois guerres depuis 2008.

Le Hamas a pris le pouvoir depuis plus de dix ans dans la bande de Gaza à l’issue d’une quasi-guerre civile avec le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.

L’Egypte est, avec la Jordanie, le seul pays arabe à avoir conclu un traité de paix avec Israël. Le Caire a régulièrement été impliqué dans les pourparlers ayant permis de mettre fin aux guerres successives entre le Hamas et Israël.

Entre mercredi et jeudi soir, Gaza et ses pourtours israéliens avaient connu l’une de leurs plus graves confrontations depuis la guerre de 2014. Une trêve fragile avait finalement été instaurée jeudi soir, par l’entremise de l’Egypte et de l’ONU, selon une source proche des négociations.

Depuis le 30 mars, au moins 169 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens. Pour la première fois depuis 2014, un soldat israélien a été tué, le 20 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2018 20h24)