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Deux morts et des blessés dans une attaque « terroriste » dans le nord d’Israël

mars 27, 2022
Deux morts et des blessés dans une attaque « terroriste » dans le nord d’Israël© AFP/GIL COHEN-MAGEN

Au moins deux personnes sont mortes et d’autres ont été blessées dans une attaque « terroriste » dimanche soir dans la ville israélienne de Hadera (nord), ont indiqué les secouristes et la police, qui a dit avoir tué les assaillants.

« Deux Israéliens tués dans une attaque terroriste à Hadera », située entre les villes de Tel-Aviv et Haïfa, a souligné dans un bref message la Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, qui a dit avoir traité six personnes pour des blessures liées à ces violences.

« Deux terroristes ont ouvert le feu en direction d’officiers, ce qui a causé la mort de deux passants », a dit la police israélienne, précisant que des forces spéciales avaient tué les deux assaillants.

Les images des caméras de surveillance de Hadera, diffusées par les chaînes israéliennes, montrent deux hommes ouvrant le feu à l’arme automatique dans une rue où circulent des voitures, avant de se diriger vers le trottoir. Sur place, à Hadera, un journaliste de l’AFP a vu un corps gisant au sol.

Cette attaque intervient alors qu’Israël accueille dimanche et lundi un sommet réunissant les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de l’Egypte, des Emirats, du Bahreïn et du Maroc dans une localité du désert de Néguev (sud).

Deux hommes et deux femmes ont été tués mardi dernier dans une attaque au couteau et à la voiture bélier dans la principale ville du désert du Néguev.

L’assaillant a été identifié par les autorités comme étant Mohammed Abou al-Kiyan. Cet enseignant de la ville bédouine de Hura, dans le Néguev, avait été condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein du groupe jihadiste Etat islamique et pour des prêches faisant son apologie.

Par Le Point avec AFP

Israël-Palestine : apartheid ou pas ?

février 8, 2022
Manifestation dénonçant un raid israélien dans les territoires occupés, le 21 janvier 2022, à Londres, devant l’ambassade de l’État hébreu. © SOPA Images/SIPA

Dans un rapport publié le 1er février, l’ONG Amnesty International dénonce l’existence d’un système d’apartheid progressivement mis en place par Israël à l’encontre de ses citoyens arabes. Des accusations que rejette l’État hébreu, qui qualifie le rapport d’« antisémite ».

C’est une publication qui va certainement relancer les débats sur l’éternel conflit israélo-palestinien. Le 1er février, l’ONG des droits de l’Homme Amnesty International a rendu sa copie sur la situation humanitaire en Israël. Fruit d’une « analyse juridique et d’une enquête de terrain minutieuses » de quatre ans, le rapport de 280 pages fait état d’une situation de discrimination organisée et institutionnalisée à l’encontre des populations palestiniennes, et décrit un système d’apartheid.

Généralement utilisé pour qualifier le régime politique et institutionnel sud-africain de 1948 à 1991, « apartheid » est un terme afrikaans qui signifie « séparation ». Il est défini par le Larousse comme « un système d’oppression et de domination d’un groupe racial sur un autre, institutionnalisé à travers des lois, des politiques et des pratiques discriminatoires ».

Ce crime, reconnu par le droit international, se fonde sur des critères bien définis. Il existe d’ailleurs une Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 30 novembre 1973.

Face aux accusations formulées par l’ONG, le ministère israélien des Affaires étrangères s’est fendu d’un communiqué dénonçant le caractère « antisémite » du rapport. Le chef de la diplomatie israélienne, Yaïr Lapid, a également qualifié Amnesty International d’« organisation de propagande ».

Accusations récurrentes

Loin de se démonter, Amnesty International affirme que les critères justifiant l’utilisation du terme d’apartheid sont réunis. L’ONG cite, entre autres, une loi votée en 2018 par la Knesset – le Parlement israélien – définissant Israël comme l’« État-nation du peuple juif » et octroyant aux Israéliens de confession juive toute une série de privilèges dont ne bénéficient pas leurs concitoyens arabes. Adoptée à 62 voix contre 55, cette loi fait notamment de l’hébreu la seule langue officielle d’Israël, un statut partagé auparavant avec l’arabe.

Pour le journaliste et historien Dominique Vidal, connu pour ses prises de position en faveur de la cause palestinienne, cette loi tranche définitivement la question. « Il s’agit d’une loi d’apartheid gravée dans le marbre. Ce n’est pas un hasard si les ONG ont commencé à employer cette formule à partir de ce moment-là », explique-t-il, avant d’ajouter qu’il existe « toute une série de législations discriminatoires mises en œuvre légalement et votées par la Knesset ».

« Ce qu’il y a de douloureux dans l’affaire, c’est que la discrimination est définie comme étant raciale, relève Henry Laurens, professeur au Collège de France et auteur de La Question de Palestine (éditions Fayard). Pour les Israéliens et ceux qui s’identifient avec Israël, c’est inacceptable au vu de la Shoah et de toute l’histoire de l’antisémitisme. »

CE MOT PROVOQUE AUSSITÔT DES POLÉMIQUES QUI OCCULTENT UNE RÉALITÉ ÉVIDENTE FONDÉE SUR L’OPPRESSION

« On est par ailleurs dans l’impossibilité de définir ce qui est “racial” poursuit le professeur. Le terme peut renvoyer à deux caractérisations distinctes : soit un ensemble de traits communs, comme la couleur de peau, soit une communauté culturelle et historique. Or on ne peut pas définir les Arabes par des caractères somatiques, puisqu’ils ont pour la plupart des traits de Méditerranéens physiquement parlant. Il s’agit plutôt d’une catégorie ethno-culturelle. »

Le poids d’un mot

Le rapport établit par ailleurs une distinction entre les territoires palestiniens occupés (TPO) et le territoire israélien, pointant des violations plus importantes dans les TPO. Pour Dominique Vidal, cette distinction a bien lieu d’être : « Dans les territoires occupés, il existe deux législations, une pour les colons israéliens, une autre pour le reste des citoyens. En Israël, la situation est plus complexe. Les citoyens arabes ont le droit de vote, peuvent être élus, constituer des partis politiques, ou participer, comme c’est le cas actuellement, à des gouvernements. » Jusqu’ici, l’État hébreu a souvent justifié ces mesures par la volonté d’assurer sa propre sécurité, rappelle le rapport.

De son côté, Jean-Paul Chagnollaud, directeur de l’Institut de recherches et d’études Méditerranée Moyen-Orient (Iremmo) et spécialiste de la question palestinienne, parle d’une utilisation contre-productive du concept et évoque un « piège des mots », sans pour autant contester la réalité décrite par les différents rapports.

« Dans mes conférences ou dans mes interventions, je n’utilise jamais cette formule, car elle provoque aussitôt des polémiques qui viennent occulter une réalité pourtant évidente fondée sur l’oppression, la discrimination et la domination.

Ce qui compte, au-delà des symboles et des mots étendards, c’est la réalité qui, elle, est incontestable », analyse le chercheur, avant de prendre à son tour l’exemple de la loi de 2018 qui, selon lui, « soumet et assujettit légalement les 20 % d’Arabes présents sur le territoire à la souveraineté du peuple juif ».

AU DÉBUT DE 2022, LE MINISTRE ISRAÉLIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DÉNONÇAIT DÉJÀ « D’INTENSES CAMPAGNES CONTRE ISRAËL »

Si le rapport d’Amnesty International a rencontré un écho médiatique certain, rien n’indique que l’emploi choc du terme d’« apartheid » ne fasse pour autant bouger les lignes. Plusieurs organisations internationales, à l’instar de Human Rights Watch, et parfois même israéliennes, telles que B’tselem, ont déjà dénoncé les exactions commises par l’État hébreu à l’encontre des populations palestiniennes et utilisé le mot de « apartheid ».

Au début de 2022, le ministre israélien des Affaires étrangères dénonçait déjà « d’intenses campagnes contre Israël » et avait même prédit l’utilisation du terme d’« apartheid » pour qualifier l’État d’Israël, au moment où, du Maroc à Abou Dhabi, Tel-Aviv tente de renforcer son influence dans le monde arabe, parallèlement à sa volonté d’obtenir le statut d’observateur au sein de l’Union africaine, qui ne fait pas l’unanimité.

Il en avait aussi profité pour dénoncer la création par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies d’une commission d’enquête permanente visant à enquêter sur les violations des droits de l’Homme en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Nouveau gouvernement, peu de changement

L’arrivée d’un nouveau gouvernement en juin 2021, succédant à celui nationaliste et très conservateur de Benyamin Netanyahou, n’a pourtant suscité que peu d’espoirs de changement chez les défenseurs de la cause palestinienne. Interrogés sur le sujet, les trois spécialistes sont unanimes : il ne devrait pas y avoir d’inflexion dans la politique conduite par Israël depuis l’effondrement du processus de paix il y a une vingtaine d’années.

Jean-Paul Chagnollaud et Dominique Vidal pointent enfin une « radicalisation » de la classe politique israélienne à l’œuvre depuis le début des années 2000. Le gouvernement de Naftali Bennett s’inscrit selon eux dans la même dynamique.

« Naftali Bennett n’est arrivé que récemment à la tête du pays, mais il était déjà un acteur important des orientations prises avec d’autres personnalités comme Avigdor Lieberman [une des figures du nationalisme identitaire israélien]. Il n’y a donc aucune raison de penser qu’il y aura un quelconque revirement idéologique concernant la direction suivie par les autorités israéliennes », conclut Jean-Paul Chagnollaud.

Avec Jeune Afrique par Rym Bousmid et Soufiane Khabbachi

Israël-UA : désunion à l’Union africaine

janvier 17, 2022
Le président congolais Félix Tshisekedi avec le Premier ministre Naftali Bennett à Jérusalem, le 28 octobre 2021. © Twitter Naftali Bennett

Face au refus d’une partie des pays membres de l’UA, le retour d’Israël au sein de l’organisation panafricaine, en tant qu’observateur, n’a toujours pas été confirmé. Un révélateur de divisions plus sérieuses ?

En février 2022, Israël s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de ses longues relations avec le continent, en obtenant le statut d’observateur auprès de l’Union africaine (UA). D’abord accordée en juillet dernier, cette accréditation a été dénoncée dès septembre par plus d’une vingtaine de pays membres, contrariés d’avoir été mis, selon eux, devant le fait accompli par Moussa Faki Mahamat.

Le président tchadien de la Commission de l’UA n’a pas eu d’autre choix que de revoir sa position. La question sera posée à l’ensemble des 55 États membres lors du prochain sommet des chefs d’État, prévu à Addis-Abeba en février 2022.

Une formalité ?

« Une formalité » pour plusieurs observateurs israéliens, plutôt confiants au moment d’inventorier les soutiens de leur pays au sein de l’organisation panafricaine. Officiellement, Israël n’a en effet pas compté autant d’amis africains depuis de longues décennies. « Il faut remonter aux années 1950, quand Israël disposait de plus d’une trentaine d’ambassades à travers le continent », précise le chercheur Emmanuel Navon. Le pays siégeait alors à l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avec, déjà, ce statut d’observateur qu’il cherche aujourd’hui à récupérer. Il en a été dépossédé en 2002 au moment où le continent choisissait la voie de l’Union africaine.

Depuis la guerre israélo-arabe de 1973, le continent faisait preuve d’une belle unité sur la question israélienne. Au lendemain du conflit, l’ensemble des pays africains avaient officiellement rompu leurs relations diplomatiques avec Tel-Aviv, incités par une OUA largement sous influence des pays arabes du continent.

Vingt ans après le départ obligé d’Israël, les plus ardents adversaires de son retour sont toujours les mêmes. Ils sont juste moins nombreux que par le passé, leur nombre ayant diminué à mesure que Tel-Aviv normalisait ses relations avec le continent au lendemain des accords d’Oslo de 1993.

La cause palestinienne

Si la Libye en déliquescence n’exerce évidemment plus la même influence à l’UA qu’au temps de Mouammar Kadhafi, l’Algérie s’est rapidement élevée contre « l’évidence » de la décision prise par la commission, et elle a vite réuni autour d’elle la grande majorité des pays musulmans du continent, de la Mauritanie à Djibouti.

Seuls manquent à l’appel le Maroc et le Soudan, en phase de rapprochement avec Israël, ainsi que le Tchad, qui a rétabli ses relations diplomatiques avec ce dernier en 2018, après la visite historique sur place du président Idriss Déby Itno.

Les autres farouches adversaires d’un retour israélien à l’UA sont à chercher à l’extrême sud du continent, au Zimbabwe, en Namibie ou au Botswana. Ces pays ont  emboité le pas à l’Afrique du Sud devenue, depuis 1994 et l’arrivée de l’ANC au pouvoir, la grande défenseur de la cause palestinienne sur le continent. « La situation en Palestine n’ayant pas changé, il n’y pas de raison que le statut d’Israël change », avance cette fois encore le camp du refus, comme il l’avait déjà fait, avec succès, lors des demandes précédentes de 2013 et 2016.

Une lourde bataille procédurale a donc démarré à Addis-Abeba, prévue pour se conclure par un vote à majorité simple qui, s’il devait être secret, pourrait réserver des surprises. Dans le cas contraire, Israël mettrait fin à très exactement vingt ans d’absence, pour reprendre sa place parmi les 90 partenaires extérieurs aujourd’hui accrédités auprès de l’UA.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Lalela Mswane, Miss Afrique du Sud, priée de boycotter Israël

novembre 16, 2021
Damien Glez © Damien Glez

L’actuelle reine de beauté nationale d’Afrique du Sud entend participer au concours de Miss Univers, le 12 décembre, à Eilat. Mais son gouvernement désapprouve, au nom de la cause palestinienne.

Faut-il distinguer le premier plan mondain d’un événement de son arrière-plan politique ? Faut-il boycotter une contrée dont on ne cautionne pas les dirigeants ou, au contraire, aller y mettre les pieds dans le plat ? Les nuits de Lalela Mswane ont peut-être été agitées, quelques temps, par de tels cas de conscience, lorsque elle a été conviée au concours annuel de Miss Univers prévu à Eilat, en Israël. L’actuelle Miss Afrique du Sud a finalement tranché, décidant de ne pas infléchir sa trajectoire de reine de beauté. Elle entend fouler le sol de l’État hébreu le 12 décembre prochain…

Ce 14 novembre, le gouvernement sud-africain, par la voix de son ministère des Arts et de la Culture, annonçait ne pas cautionner cette décision et suggérait, à l’inverse, un boycott du concours à cause des « atrocités commises par Israël contre les Palestiniens ».

L’Afrique du Sud soutient la cause palestinienne depuis la fin de l’apartheid, au milieu des années 1990. En 2019 encore, elle réduisait son ambassade à Tel-Aviv et retirait son ambassadeur. Les actions d’opposition à Israël – qui consistent à ne pas participer aux activités économiques ou culturelles qui le concernent – infusent aussi le microcosme des reines de beauté. En 2017, c’est la Miss Irak Sarah Idan qui avait subi une bronca pour le post d’un selfie avec son homologue israélienne Adar Gandelsman. Bagdad ne reconnaît pas l’État hébreu…

Événement politique ?

Pourtant, Israël tisse ces dernières années une toile méthodique en Afrique et a même obtenu, en juillet dernier, le statut d’observateur à l’Union africaine. Et c’est en Afrique du Sud, en marge des funérailles de Nelson Mandela, en 2013, que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait déclaré que « les Palestiniens ne soutenaient pas le boycott d’Israël » mais réclamaient juste celui des « produits des colonies ». Soit dit en passant, Benjamin Netanyahu avait « boycotté » l’hommage à Madiba

POUR L’ANC, C’EST AUJOURD’HUI EN ISRAËL QUE « RÈGNE L’APARTHEID »

Si les organisateurs de la compétition sud-africaine se sont époumonés à répéter que le concours de Miss Univers n’était pas un « événement politique », peut-être une autre question aurait-elle pu être soulevée : faut-il priver la cause noire d’une chance de victoire planétaire, en particulier de celle d’une miss représentant un pays qui a longtemps plié sous le joug de l’apartheid ?

« Apartheid » ?  Pour le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), c’est aujourd’hui en Israël que « règne l’apartheid ». Et le ministre de la Culture, Nathi Mthethwa, d’enfoncer le clou en déclarant que c’est bien pour « sa position publique en tant que femme jeune et noire » que l’entêtement de Lalela Mswane pourrait « s’avérer désastreux ». Et la cause de la femme jaugée publiquement sur des critères physiques arbitraires, on en parle plus tard ?

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël

septembre 6, 2021
Evasion de six Palestiniens d'une prison de haute securite en Israel
Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël© AFP/Jalaa MAREY

Dans un scénario rappelant le film hollywoodien « Shawshank redemption », six Palestiniens, dont un ex-leader d’un groupe armé, se sont évadés lundi d’une prison en Israël via un tunnel sous un évier, déclenchant une vaste chasse à l’homme.

Avant l’aube, les services carcéraux israéliens ont indiqué qu’une première alarme avait été déclenchée vers 03H00 (minuit GMT) lorsque des résidents ont affirmé avoir vu des « personnes suspectes » aux alentours de la prison de Gilboa (nord), où sont incarcérés des centaines de Palestiniens.

Des images des services carcéraux montrent un tunnel sous une large céramique de salle de bain, au pied d’un évier, par lequel les détenus se sont évadés de cette prison de haute sécurité. A l’extérieur de la prison, les policiers ont localisé un trou creusé dans le sol.

Les services pénitenciers ont indiqué être en train de relocaliser les quelque 400 prisonniers de Gilboa détenus pour des « crimes liés à la sécurité » afin d’éviter qu’ils s’évadent par d’autres tunnels qui auraient pu être creusés.

Cette rare évasion n’est pas sans rappeler le film américain réalisé par Frank Darabont, « Shawshank redemption » (Les Evadés ou à l’Ombre de Shawshank, 1994), dans lequel un homme s’évade de prison via un tunnel qu’il a mis des années à creuser en secret.

Cette évasion, qui a pris Israël de surprise, intervient au moment où le pays entame la saison des fêtes juives, à commencer par le Nouvel an, Rosh Hashana.

Le Premier ministre Naftali Bennett, qualifiant l’évasion « de très grave », a assuré suivre en temps réel la traque des fugitifs.

Traque

La police israélienne a lancé une vaste chasse à l’homme et indiqué en fin de journée toujours tenter de localiser les fugitifs, tandis que les rumeurs fusent sur les réseaux sociaux et les messageries WhatsApp quant à l’évolution des recherches.

Des chiens renifleurs sont aussi à l’oeuvre et des points de contrôle ont été mis en place dans les environs de la prison.

Selon des médias israéliens, les évadés pourraient déjà avoir regagné la Cisjordanie occupée où, dans certains secteurs, la sécurité est contrôlée en théorie par des unités palestiniennes.

L’armée israélienne a mis à la disposition de la police des moyens d’observation aériens et dit avoir préparé ses troupes à intervenir au besoin en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Elle s’est d’ailleurs déployée aux alentours de Jénine (nord de la Cisjordanie), d’où sont originaires de nombreux évadés, a constaté un journaliste de l’AFP faisant état de coups de feu dans les airs en soutien aux fugitifs.

« Pour l’instant la situation est calme, mais la surveillance est sans précédent », a indiqué à l’AFP Akram Rajoub, le gouverneur de la région de Jénine où certains anticipent une offensive de l’armée israélienne.

Le camp de réfugiés de Jénine, qui jouxte la ville éponyme, est « habitué aux incursions » de l’armée israélienne, même s’il est situé dans une zone sous contrôle palestinien, a indiqué à l’AFP Hassan al-Amouri, chef du comité populaire local. « Tout est possible », a-t-il ajouté à propos d’une possible offensive israélienne dans ce camp lourdement armé.

Les évadés ont été écroués pour avoir, selon Israël, préparé ou mené des attaques contre des Israéliens, à l’instar de Mahmoud Abdullah Ardah, écroué depuis 1996 et condamné à perpétuité.

Ce vétéran des prisons israéliennes est un membre connu du Jihad islamique — un des principaux mouvements armés palestiniens — qui avait été placé en isolement il y a quelques années après la découverte de tunnels creusés dans un pénitencier israélien, selon le Jihad islamique.

Des factions jubilent

L’un des fugitifs, Zakaria al-Zoubeidi, était chef des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. Il s’était engagé en 2007 à déposer les armes en échange d’un accord avec Israël visant à le retirer de sa liste des Palestiniens recherchés.

Mais les autorités israéliennes ont ensuite renoncé à cet accord, le service de sécurité intérieure israélien affirmant qu’il avait été impliqué dans « différentes attaques ». L’homme avait été arrêté et écroué en 2019.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza palestinienne, et le Jihad islamique ont salué cette évasion.

« C’est un acte héroïque et courageux, une victoire pour la volonté et la détermination de nos prisonniers héroïques, un réel revers pour le système de sécurité sioniste, que l’occupation présente comme le meilleur au monde », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas cité dans un communiqué.

Selon l’armée, la police avait aussi déployé lundi des checkpoints autour de la bande de Gaza pour éviter que les fugitifs tentent de pénétrer dans ce territoire sous blocus israélien mais sous contrôle du Hamas.

Dans différentes villes de l’enclave, des supporters du Jihad islamiques distribuaient des bonbons pour célébrer l’évasion, ont constaté des photographes de l’AFP.

Par Le Point avec AFP

Israël : certains enfants de 5 à 11 ans pourront être vaccinés

juillet 28, 2021

La vaccination s’ouvre aux enfants de 5 à 11 ans, présentant « des risques importants de maladies graves ou de décès » après une infection au Covid-19.

Les enfants ages de 5 a 11 ans risquant des complications graves liees au Covid-19 pourront etre vaccines a partir du 1er aout en Israel.
Les enfants âgés de 5 à 11 ans risquant des complications graves liées au Covid-19 pourront être vaccinés à partir du 1er août en Israël.© Vincent Isore / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

Les enfants âgés de 5 à 11 ans risquant des complications graves liées au Covid-19 pourront être vaccinés à partir du 1er août en Israël, ont indiqué des responsables de la santé de l’État hébreu, ce mercredi 28 juillet. Dans un document publié mardi, le ministère israélien de la Santé a donné son feu vert aux caisses d’assurance-maladie pour la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui présentent « des risques importants de maladies graves ou de décès à la suite d’une infection au nouveau coronavirus ».

« Il s’agit d’une autorisation spéciale et chaque vaccination sera étudiée au cas par cas », a indiqué mercredi un porte-parole du ministère à l’Agence France-Presse. « Cette autorisation prend effet au 1er août », a-t-il ajouté. « La vaccination de (tous les) enfants âgés de 5 à 11 ans n’est pas recommandée à ce stade », a ajouté le ministère soulignant qu’elle était réservée aux enfants les plus vulnérables.

Selon la directive du ministère, les enfants atteints de maladies pulmonaires chroniques graves, d’immunodépression sévère, de troubles du développement neurologique, de drépanocytose, d’insuffisance cardiaque, d’hypertension pulmonaire et d’obésité importante pourront se voir administrer une dose de 0,1 ml du vaccin Pfizer, soit trois fois moins que la dose standard.

La vaccination avait été étendue aux 12-16 ans début juin

Environ 55 % de la population israélienne a été entièrement vaccinée grâce à une vaste campagne lancée fin décembre après un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer. Celui-ci a livré au pays des millions de doses en échange de données sur les effets de la vaccination dans ce pays de 9,3 millions d’habitants dont les banques de données médicales numérisées permettent des études rapides à grande échelle.

Début juin, les autorités ont étendu la vaccination aux jeunes de 12 à 16 ans. Confronté à une hausse des contaminations ces dernières semaines, l’État hébreu a annoncé un retour partiel au pass sanitaire dès jeudi. Seules les personnes complètement vaccinées, guéries du Covid-19 ou munies d’un test PCR négatif de moins de 72 heures seront autorisées à entrer dans un lieu accueillant plus de 100 personnes, intérieur ou extérieur.

Par Le Point avec AFP

Israël obtient le statut d’observateur à l’Union africaine

juillet 23, 2021
Mur de séparation à Jérusalem-Est

L’État hébreu réclamait ce statut auprès de l’organisation panafricaine depuis des années. En mai, le président de la commission de l’UA avait « condamné fermement » les « bombardements » israéliens dans la bande de Gaza.

L’ambassadeur israélien Aleli Admasu a présenté jeudi ses lettres de créances au président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, selon des communiqués de l’organisation panafricaine et de la diplomatie israélienne. « Cela corrige une anomalie qui a perduré pendant près de deux décennies et représente une partie importante du renforcement des relations extérieures d’Israël », s’est félicité dans un communiqué le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid.

La Palestine déjà observateur à l’UA

Israël entretient des relations avec 46 pays africains «et a des partenariats de grande ampleur et des coopérations dans de nombreux domaines, y compris le commerce et l’aide», selon le texte. Israël avait ce statut d’observateur au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) jusqu’à sa transformation en Union africaine en 2002. La Palestine bénéficie déjà de ce statut d’observateur à l’UA, où elle compte d’importants soutiens, notamment dans le conflit israélo-palestinien.

En mai, Moussa Faki avait « condamné fermement » les « bombardements» israéliens dans la bande de Gaza ainsi que « les actions de l’armée israélienne, y compris les évictions illégales, continues et par la force de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-Est (…) en flagrante violation du droit international ». De nombreux pays et organisations avaient critiqué et condamné le non respect du droit international, la répression à Jérusalem-Est et les bombardements israéliens sur Gaza.

L’escalade de violence avait fait plus de 250 morts palestiniens dont 65 enfants, et 14 morts côté israélien, dont un enfant et d’autres civils. Dans son communiqué jeudi, le président de la commission souligne que l’UA « a été très claire sur sa position selon laquelle, dans la question de la Palestine et d’Israël, une solution à deux États est nécessaire à une coexistence pacifique ». Ces dernières années, Israël a renouvelé ses relations diplomatiques avec le Maroc, le Tchad et la Guinée. Le Soudan, qui a adhéré aux accords d’Abraham il y a quelques mois, a également annoncé la normalisation de ses relations avec Israël.

Par Jeune Afrique avec AFP

Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)

juillet 18, 2021
Un logiciel israelien utilise pour espionner journalistes et militants dans le monde (medias)
Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)© AFP/JACK GUEZ

Des militants des droits humains, des journalistes et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel mis au point par une société israélienne, selon une enquête publiée dimanche dans plusieurs médias.

Le logiciel espion Pegasus de la société NSO Group, s’il est introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

L’entreprise, fondée en 2011 et qui a régulièrement été accusée de faire le jeu de régimes autoritaires, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Mais les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50.000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle. Elle inclut les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains, ou encore 65 chefs d’entreprise… selon une analyse menée par 17 rédactions.

Sur cette liste, figure notamment le numéro d’un journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document. Des correspondants étrangers de plusieurs grands médias, dont le Wall Street JournalCNNFrance 24Mediapart, El País, ou l’AFP en font aussi partie.

D’autres noms de personnalités figurant sur la liste seront divulgués dans les prochains jours par le consortium de médias qui ont mené l’enquête, dont font notamment partie Le Monde, The Guardian, et The Washington Post.

Leurs journalistes ont rencontré une partie des personnes visées et ont récupéré 67 téléphones, qui ont fait l’objet d’une expertise technique dans un laboratoire d’Amnesty International.

Elle a confirmé une infection ou une tentative d’infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, selon les compte-rendus publiés dimanche.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite.

Pour les 30 autres, les résultats ne sont pas probants, souvent car les propriétaires des numéros ont changé de téléphone.

« Il y a une forte corrélation temporelle entre le moment où les numéros sont apparus sur la liste et leur mise sous surveillance », précise le Washington Post.

Cette analyse, qui met à mal la communication de la société, s’ajoute à une étude, menée en 2020, par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones de dizaines d’employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

Par Le Point avec AFP

Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans

juin 14, 2021
Un gouvernement entre en fonction en Israel, le premier sans Netanyahu en 12 ans
Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans© AFP/EMMANUEL DUNAN

Après 12 ans de règne ininterrompu de Benjamin NetanyahuIsraël vit lundi un « nouveau jour » avec le Premier ministre Naftali Bennett, un ultra-droitier qui va devoir rapidement prendre ses marques à la tête d’une coalition hétéroclite sans direction claire face à de nombreux défis.

Avec 60 députés pour la « coalition du changement » et 59 contre (sur 120), la Knesset a tourné dimanche la page Netanyahu, Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël. Mais la scission claire du Parlement risque de compliquer la tâche à l’équipe ministérielle.

Agé de 49 ans, M. Bennett prend les rênes d’un gouvernement de 26 ministres représentant la gauche, le centre et la droite, ligués par leur seule volonté de chasser M. Netanyahu, jugé pour corruption.

Les membres de la coalition devront trouver un terrain d’entente sur plusieurs questions comme la relance économique, la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés ou même la question sensible de la relation Etat/religion.

Premier test mardi avec une marche controversée prévue par l’extrême droite à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé depuis 1967 par Israël puis annexé.

Le mouvement armé palestinien Hamas a menacé de représailles si cette marche se tenait près de l’esplanade des Mosquées, théâtre en mai de violentes manifestations contre la colonisation qui ont été l’étincelle d’une guerre de 11 jours entre le Hamas et Israël.

Au pouvoir dans l’enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien, le Hamas a jugé que le nouveau gouvernement israéliens ne changeait « rien » aux relations entre les deux ennemis.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a estimé que le départ de M. Netanyahu marquait « la fin d’une des pires périodes du conflit » israélo-palestinien et appelé le gouvernement à tenir compte « des droits légitimes du peuple palestinien ».

« Travailler dur »

Benjamin Netanyahu a rencontré dans l’après-midi Naftali Bennett, son ancien allié, dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem.

Après cette courte réunion, il s’est entretenu avec les chefs des partis d’opposition dont il a pris la tête.

« Nous avons une opposition forte », déterminée « à faire tomber ce dangereux gouvernement de gauche, ce gouvernement de l’arnaque qui tombera vite », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué. « Et je vais vous dire pourquoi: la seule choses qui les unit, c’est la haine, le rejet et la soif du pouvoir. »

Dimanche, il avait assuré au Parlement qu’il reviendrait « bientôt » au pouvoir malgré ses 71 ans et son procès pour corruption, malversation et abus de pouvoir dans une série d’affaires.

Selon l’accord de coalition, M. Bennett, chef du parti Yamina (droite radicale), dirigera la fragile coalition pendant deux ans avant d’être remplacé par le centriste Yaïr Lapid, jusqu’en 2025.

C’est pour s’assurer du soutien crucial de M. Bennett que M. Lapid, alors chef de l’opposition, lui avait proposé de diriger en premier le gouvernement.

« Bennett et Lapid devront travailler dur pour empêcher leur gouvernement de trébucher », analyse le commentateur politique Nahum Barnea dans le journal Yediot Aharonot.

La coalition « a eu du mal à persuader un 61e député de voter en sa faveur. Ce gouvernement aura du mal à prendre des décisions », prédit-il.

« Mensonges interminables »

« C’est un nouveau jour. C’est le matin d’un travail difficile, parfois digne des travaux de Sisyphe, pour reconstruire des ruines », affirme le commentateur politique Ben Caspit dans le quotidien Maariv.

« Le souhait de nombreux Israéliens est de vivre en paix, sans incitation à la violence, sans haine et surtout sans les mensonges interminables que Netanyahu a laissés en héritage », poursuit M. Caspit, auteur en 2018 d’une biographie du Premier ministre sortant.

A l’étranger, les félicitations ont afflué.

Le président américain Joe Biden a dit avoir « hâte de travailler » avec M. Bennett, à qui il a parlé au téléphone. L’Allemagne a déclaré souhaiter coopérer « étroitement » avec le nouveau gouvernement et la France a dit être « prête à accompagner tout effort permettant une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

A l’inverse, la République islamique d’Iran, ennemi d’Israël, a indiqué « ne pas penser que la politique du régime d’occupation à Jérusalem changera avec l’arrivée de telle personne ou le départ de telle personne ».

Aux dernières législatives de mars, le Likoud (droite) de M. Netanyahu, qui a dirigé le pays de 1996 à 1999 puis de 2009 au 13 juin 2021, avait terminé en tête sans réussir à rallier une majorité pour former un gouvernement.

M. Rivlin avait alors confié la tâche à Yaïr Lapid, qui a réussi in extremis en formant une coalition soutenue par le parti arabe Raam, un fait rarissime.

Avec Le Point avec AFP

Israël : ce qu’il faut savoir sur Isaac Herzog, le nouveau président

juin 7, 2021
Isaac Herzog, chef du Parti travailliste. Congres du Parti travailliste

Âgé de 60 ans, le travailliste Isaac Herzog, surnommé « Bouji », a été élu le 2 juin par les parlementaires israéliens, alors que le pays n’a toujours pas de coalition gouvernementale stable. Portrait en cinq points.

Figure travailliste

Isaac Herzog commence sa carrière politique dans le Parti travailliste israélien, une formation sociale-démocrate. C’est sous cette étiquette qu’il est battu aux élections législatives de 1999. Son camp obtient cependant la majorité à la Knesset grâce à une alliance avec le Meimad et le Gesher. Il rejoint alors le secrétariat du gouvernement d’Ehud Barak et y reste jusqu’en 2001. Entre 2013 et 2017, il prend la tête du Parti travailliste.

Député et ministre

Isaac Herzog est élu à la Knesset en 2003. Il est député pendant plus de 15 ans. Parallèlement, il occupe divers postes ministériels. Entre 2005 et 2011, il prend la tête de différents ministères (Construction et logement, Tourisme puis Protection sociale et Services sociaux dans le gouvernement de Benyamin Netanyahou).

Opposant à Netanyahou

En 2011, le Parti travailliste quitte la coalition gouvernementale menée par le Likoud de Benyamin Netanyahou. Isaac Herzog quitte son poste gouvernemental et passe alors dans l’opposition. Réélu à la Knesset en 2013, il s’allie un an plus tard à Tzipi Livni, ministre de la Justice sortante, pour créer une coalition anti-Netanyahou. Mais ils ne parviennent pas à empêcher le Premier ministre d’accéder à un quatrième mandat.

Agence juive

Isaac Herzog prend la direction de l’Agence juive en juin 2018, malgré l’opposition de Netanyahou. Cette organisation sioniste est devenue un organe gouvernemental à la proclamation de l’État d’Israël et est aujourd’hui chargée de l’immigration juive en Israël. Sa prise de fonction l’oblige à démissionner de ses postes de député et de chef de l’opposition à la Knesset.

Famille sioniste

Isaac Herzog est issue d’une famille qui a une place particulière en Israël. Son père, qui a servi dans un régiment d’élite britannique pendant la Seconde guerre mondiale, a lui aussi été président d’Israël. Chaim Herzog a occupé le poste auquel son fils vient d’accéder de 1983 à 1993.

Le grand-père paternel d’Isaac Herzog, Yitzhak HaLevi Herzog, fait lui aussi partie de l’histoire de l’État Hébreu. Grand rabbin de la Palestine mandataire avant la proclamation de l’État d’Israël, il devient en 1948 le premier grand rabbin d’Israël et le restera jusqu’à sa mort en 1988.

Avec Jeune Afrique par Sofiane Orus-Boudjema