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L’Afrique réagit aux événements en cours entre Israël et le Hamas

mai 14, 2021

RÉACTIONS. Capitales et institutions africaines se sont émues de la situation qui prévaut actuellement entre l’État hébreu et le Hamas, ainsi que son cortège de morts.

Avec l'Afrique du Sud en tete, de nombreux pays africains ont reagi aux evenements actuellement en cours en Israel et a Gaza.
Avec l’Afrique du Sud en tête, de nombreux pays africains ont réagi aux événements actuellement en cours en Israël et à Gaza. © RODGER BOSCH / AFP

Les nouveaux affrontements entre Israël et les Palestiniens ont suscité indignation et protestations aux quatre coins du monde. En Afrique : l’Union africaine s’est empressée de réagir en demandant dans un communiqué une désescalade. En Afrique du Sud, la solidarité avec la Palestine s’est exprimée avec une vigueur particulière. En effet, aux yeux de nombreux Sud-Africains, la similitude est vivace entre la situation vécue par les Palestiniens et le régime de l’apartheid : une comparaison loin d’être anodine. Certains critiques, notamment l’ONG Human Rights Watch, ont accusé la politique israélienne à l’égard des Palestiniens d’être une forme d’apartheid, en référence à l’ancien système de gouvernement de la minorité blanche en Afrique du Sud. Une comparaison qu’Israël rejette.

En Afrique du Sud, des manifestants consternés

Mardi, le Cap, deuxième ville du pays, a accueilli une manifestation spontanée de plusieurs centaines de personnes, au lendemain de nouveaux affrontements sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Ils ont comparé l’occupation israélienne au régime honni qu’ils ont connu. Les manifestants ont aussi réclamé la « fin de l’occupation illégale de la Palestine ». Muni de drapeaux palestiniens, le cortège, emmené par une fanfare d’écoliers en uniforme bleu, a scandé « Libérez, libérez la Palestine », « À bas, à bas Israël », rapporte l’AFP.

Dans la foule, plusieurs figures politiques. Ainsi du député de l’ANC, par ailleurs petit-fils de l’ancien président Nelson Mandela, Mandla Mandela. Il a appelé à « la fermeture de l’ambassade d’Afrique du Sud à Tel-Aviv ». « Il a été choquant, mes frères et sœurs, d’être témoin de ce qui se passe à Sheikh Jarrah ainsi qu’à Al-Aqsa. Nous ne pouvons plus nous taire », a-t-il dit dans des propos rapportés par la presse nationale.

Si les Sud-Africains se mobilisent, c’est parce que « ça nous rappelle la brutalité de la police, ça nous rappelle le régime de l’apartheid », explique à l’AFP Kashiefa Achmat, 56 ans, militante associative. Quant à Kauthar Adams, étudiante de 21 ans, elle regarde le conflit israélo-palestinien « à la télé depuis toujours ». Les affrontements sur l’esplanade des Mosquées l’ont choquée : « Je me sens personnellement liée à tout ça. » « Des gens meurent, des gens sont déplacés, des gens sont blessés et sont traités injustement. Nous avons subi la même chose ici », a confié Tasneem Saunders, une prof de 31 ans. « Comment ne pas soutenir, comment ne pas avoir de sympathie pour ces gens ? » souffle Magamat Zain, musulman de 44 ans qui porte le drapeau palestinien autour du cou, précisant que les manifestants viennent d’horizons divers.

D’autres rassemblements, organisés par le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), ont eu lieu le même jour, notamment à Sandton, banlieue aisée de Johannesburg. Mercredi, même effervescence dans les rues du Cap. Cette fois, les partis politiques étaient largement représentés : ANC, le Good Party mais aussi le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), ainsi que des organisations dont la fédération syndicale Cosatu, a constaté le journal Daily Maverick. « Nous sommes solidaires du peuple palestinien. Quand on se tait, on est complice. Quand nous sommes absents, nous sommes complices. Nous ne sommes pas prêts à être complices », a déclaré le député du Cap-Occidental et secrétaire général du Good Party, Brett Herron. « Nous appelons à des sanctions sévères et significatives contre le gouvernement israélien », a-t-il insisté. Quelques heures avant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné, au nom du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, « les expulsions illégales de Palestiniens de leurs maisons » ainsi que « les attaques brutales contre les manifestants palestiniens » sur le dôme du Rocher.

Malgré des trajectoires opposées en apparence, l’Afrique du Sud et Israël ont à certains moments de l’histoire tissé des liens étroits malgré la présence dans le régime raciste du Parti national sud-africain d’antisémites notoires. À ces nombreuses voix s’est aussi ajoutée celle de la Fondation Desmond Tutu. Dans un communiqué, celle-ci a appelé à mettre fin à des décennies de soutien au régime israélien de l’apartheid. « Le gouvernement israélien doit être obligé de respecter le droit international et de cesser immédiatement les expulsions illégales, l’annexion et l’oppression contre le peuple palestinien », peut-on lire dans le texte.

L’Union africaine « condamne fermement »

La réaction est aussi ferme au sein de l’Union africaine, dont le président de la commission, Moussa Faki Mahamat, a « condamné fermement » dès mardi soir les « bombardements » dans la bande de Gaza. « Le président de la Commission réaffirme que les actions de l’armée israélienne, y compris les évictions illégales, continues et par la force de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-Est sont en flagrante violation du droit international », indique le communiqué. Le chef de l’exécutif de l’organisation continentale « réaffirme le fort soutien de l’UA au peuple palestinien dans sa quête légitime d’un État indépendant et souverain avec Jérusalem-Est comme capitale ». Le diplomate tchadien a également appelé « à des efforts internationaux renouvelés et sincères pour trouver une solution juste et durable au conflit, une solution fondée sur l’existence de deux États, Israël et la Palestine ».

Par Le Point

Violences en Cisjordanie et à Jérusalem: 3 Palestiniens et 3 Israéliens tués

juillet 21, 2017

Affrontements entre des manifestants palestiniens et les forces israéliennes, à l’entrée principale de Bethléem, en Cisjordanie, le 21 juillet 2017 / © AFP / Musa AL SHAER

Trois Palestiniens ont été tués et des centaines blessés après la prière du vendredi lors de heurts à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, où un Palestinien a tué dans la soirée à coups de couteau trois Israéliens dans une colonie.

L’attaquant, âgé d’une vingtaine d’années, a pénétré dans une maison de la colonie de Neve Tsuf, au nord-ouest de Ramallah, où il a tué trois civils israéliens et en a blessé un quatrième avant d’être lui-même blessé par balles, a indiqué une porte-parole de l’armée.

Cette attaque est intervenue au terme d’une journée d’affrontements meurtriers entre forces de l’ordre israéliennes et manifestants palestiniens.

Les tensions sont allées crescendo depuis une semaine après une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet dans la vieille ville de Jérusalem.

Israël, selon qui les armes des assaillants avaient été cachées sur l’esplanade des Mosquée, avait alors décidé d’installer des détecteurs de métaux aux entrées de ce site ultra-sensible, le troisième lieu saint de l’islam, mais également révéré par les juifs comme le Mont du temple.

Cette mesure avait provoqué la colère des Palestiniens, et vendredi soir le président Mahmoud Abbas a annoncé que les contacts avec Israël seraient « gelés » tant que ces mesures ne seraient pas annulées.

Après avoir débuté à Jérusalem-Est, les heurts se sont propagés à la Cisjordanie occupée où, selon l’armée israélienne, 3.000 Palestiniens se sont rassemblés en plusieurs points, les affrontements les plus violents ayant lieu à Qalandya, près de Ramallah, et à Hébron, dans le sud du territoire palestinien.

Dans ces deux villes, l’armée a répondu aux jets de pierres en utilisant des moyens anti-émeutes, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’armée.

– Près de 500 blessés –

Selon le ministère palestinien de la Santé, un Palestinien a été tué par les forces israéliennes lors de heurts dans le quartier d’Al-Tur à Jérusalem-Est.

Un deuxième a été tué par balle dans le quartier de Ras al-Amoud, également à Jérusalem-Est, et un troisième est mort après avoir été touché par balles au coeur à Abou Dis, en Cisjordanie occupée, a ajouté le ministère, sans donner plus d’informations sur les circonstances de ces deux derniers décès.

Le Croissant rouge, les services de premiers secours palestiniens, ont fait état de 450 blessés dans des heurts à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, dont 110 dans la ville sainte.

Parmi eux, 170 ont été blessés par des balles réelles ou en caoutchouc, selon la même source.

Dans la bande de Gaza, où ont eu lieu aussi des affrontements au niveau de la barrière de sécurité, 40 Palestiniens ont été blessés, dont sept par balles, selon des sources médicales. L’un d’eux serait dans un état grave.

La police israélienne a fait état de 29 arrestations vendredi à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour protester contre les portiques de sécurité, les fidèles ne prient plus sur l’esplanade des Mosquées depuis dimanche et le font en dehors du site.

Des centaines de personnes ont ainsi prié vendredi près des portes de la vieille ville, où les rues étaient quadrillées par un important dispositif de sécurité.

La police israélienne avait aussi pris la décision exceptionnelle d’interdire aux hommes de moins de 50 ans l’accès à la Vieille ville.

Israël contrôle les accès à l’esplanade des Mosquées, qui cristallise les tensions israélo-palestiniennes depuis des décennies, mais sa gestion revient à la Jordanie.

– ‘Colère grandissante’ –

Les ministres jordanien et émirati des Affaires étrangères ont demandé que le site soit « immédiatement » rouvert aux fidèles, appelant la communauté internationale à intervenir.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a de son côté « condamné l’utilisation excessive de la force et de balles réelles » par Israël contre « des civils non-armés », a indiqué son porte-parole Mahmoud Afifi dans un communiqué.

Il a mis en garde contre « la colère grandissante des Palestiniens, des Arabes et des musulmans » suite aux mesures israéliennes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a plusieurs fois assuré ne pas vouloir modifier les règles tacites permettant aux musulmans de monter à toute heure sur le site et aux juifs de n’y pénétrer qu’à certaines heures, sans pouvoir y prier.

« Israël s’engage à maintenir le statu quo sur le Mont du Temple et la liberté d’accès aux lieux saints », a dit vendredi un responsable israélien.

Les derniers décès portent à 287 le nombre de morts palestiniens depuis le début d’une vague de violences en octobre 2015, qui a aussi coûté la vie à 47 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l’AFP.

Selon les autorités israéliennes, la majorité des Palestiniens tués sont des assaillants ou assaillants présumés, souvent jeunes, agissant seuls et armés de couteaux. D’autres ont été tués dans des raids de l’aviation israélienne à Gaza ou lors de manifestations anti-israéliennes.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 23h55)                

Palestinien brûlé vif: la prison à vie requise contre 2 Israéliens

janvier 13, 2016

Jérusalem – L’accusation a requis mercredi devant un tribunal israélien de Jérusalem la prison à vie pour deux jeunes juifs accusés d’avoir participé au meurtre d’un adolescent palestinien brûlé vif en 2014.

L’assassinat de Mohammad Abou Khdeir, 16 ans, avait contribué à l’escalade des violences menant à la guerre de Gaza en juillet-août 2014.

 Le verdict, particulièrement attendu dans un climat de tensions toujours vives entre Israéliens et Palestiniens, doit être rendu le 4 février.

Trois juifs israéliens sont jugés depuis des mois pour le crime. Le tribunal n’a entendu mercredi les réquisitions du procureur que pour deux des accusés, âgés de 16 ans et demi et donc mineurs au moment des faits.

Dans le cas de Yosef Haim Ben David, seul majeur au moment des faits et accusé d’être le principal instigateur du meurtre, la cour a décidé en décembre de se pencher sur son état mental. Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur sa responsabilité pénale. Une nouvelle audience est prévue à ce sujet le 2 février.

La cour avait jugé en décembre que les trois accusés avaient bien enlevé et tué Mohammad Abou Khdeir et que les deux mineurs étaient bien coupables, sans encore infliger de peine.

Après une tentative infructueuse la veille contre un enfant, le trio avait enlevé Mohammad Abou Khdeir aux premières heures du 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée et annexée par Israël. L’adolescent avait été frappé, emmené en voiture dans un bois proche de Jérusalem et aspergé de carburant.

Ben David aurait ensuite mis le feu. L’autopsie a montré que Mohammad Abou Khdeir était encore en vie quand il a été brûlé.

– ‘Qu’ils soient punis’ –

Le trio avait été arrêté quelques jours après. Ben David, aujourd’hui âgé de 31 ans, avait dit aux enquêteurs avoir voulu venger l’assassinat, trois semaines auparavant, de trois adolescents israéliens enlevés en Cisjordanie occupée.

Au cours d’une audience tendue, les deux accusés mineurs ont baissé la tête quand la mère de la victime a pris la parole, puis s’est adressée directement à eux.

Mon fils Mohammed avait le même âge que vous. Pourquoi lui avez-vous fait ça, leur a-t-elle demandé à travers les larmes.

Je sais que mon fils ne reviendra pas, mais je veux qu’ils (les accusés) soient punis, que cela soit une leçon pour d’autres et qu’aucune autre mère ne connaisse cela, a-t-elle dit.

Le père de Mohammad Abou Khdeir a demandé aux autorités israéliennes de démolir les maisons des accusés comme elles le font avec les auteurs palestiniens d’attentats anti-israéliens.

La famille et de nombreux Palestiniens doutent qu’Israël fera justice. La décision de dernière minute annoncée en décembre par les juges d’examiner au bout de plusieurs mois la question de la santé mentale du principal accusé les a confortés dans leurs soupçons.

L’assassinat de Mohammad Abou Khdeir avait provoqué de violentes manifestations. Au même moment se multipliaient les tirs de roquettes de la bande de Gaza sur Israël et les raids israéliens sur le territoire gouverné par le Hamas, le mouvement islamiste palestinien tenu par Israël pour responsable de la mort des trois adolescents israéliens trois semaines auparavant.

Peu après commençait la plus dévastatrice des trois guerres qu’a connues la bande de Gaza en six ans.

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2016 17h46)

Un Palestinien tué après avoir poignardé deux soldats israéliens

avril 8, 2015

Jérusalem – Un Palestinien a poignardé mercredi deux soldats israéliens, en blessant un grièvement, avant d’être abattu dans le nord de la Cisjordanie occupée, a indiqué l’armée israélienne.

Il s’agit de la deuxième attaque au couteau contre des soldats israéliens en une semaine, et la dernière en date d’une série d’attaques menées par des Palestiniens isolés en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée et annexée, depuis la guerre dans la bande de Gaza l’été dernier.

Deux soldats israéliens ont été poignardés par un attaquant palestinien près du carrefour (du village palestinien) de Sinjil, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Un soldat a été grièvement blessé et le second légèrement. Les forces sur place ont neutralisé l’assaillant, a ajouté l’armée.

Des sources médicales palestiniennes ont identifié l’attaquant palestinien comme Mohammed Jasser Qaraqa, âgé de 27 ans, et originaire du village de Sinjil. Elles ont précisé qu’il avait été tué de deux balles dans la tête.

Les faits se sont déroulés sur la route 60, près de l’entrée des colonies de Shilo et Maale Levona, sur l’axe principal reliant les villes palestiniennes de Ramallah et Naplouse.

Selon les médias israéliens, les deux soldats, âgés d’une vingtaine d’années, appartenant à une unité médicale dépendante du commandement de la défense civile, étaient postés en attente dans une ambulance pour renforcer le dispositif de sécurité près de la colonie de Shilo pendant la fête juive de Pâques, qui s’achève en fin de semaine.

Le soldat légèrement blessé a ouvert le feu sur l’attaquant palestinien et l’a tué, selon ces sources.

Selon des sources militaires, le soldat grièvement blessé a été touché au cou.

Une autre attaque au couteau s’était produite jeudi dernier lorsqu’un Palestinien avait poignardé et légèrement blessé un soldat israélien qui avait tenté de l’empêcher de s’introduire en Israël en franchissant la barrière de sécurité à l’ouest de Naplouse. Le Palestinien avait été arrêté, selon l’armée.

Le chef de file du parti nationaliste religieux pro-colonisation Foyer juif, Naftali Bennett, ministre de l’Economie du gouvernement sortant, a félicité mercredi les forces israéliennes d’avoir tué l’assaillant palestinien. Cela doit être le destin de quiconque s’en prend à des juifs innocents. Un tel incident doit se terminer de cette façon, a déclaré M. Bennett dans un entretien à la radio militaire.
Romandie.com avec (©AFP / 08 avril 2015 12h56)