Posts Tagged ‘Italie’

Bourses internationales de la Nouvelle Académie des beaux-arts en Italie 2022

juillet 1, 2022

Date limite : 30 juillet 2022

Étudier en : Italie

Prestataire : Nouvelle Académie des Beaux-Arts

Niveau d’études : masters, PhD, postgraduate

Sujets : matières offertes par l’université

Types de financement : bourses partielles

Aperçu des bourses d’études

Pour attirer les étudiants internationaux talentueux en Italie, la New Academy of Fine Arts offre les bourses d’études ayant pour base le portefeuille pour les programmes de maîtrise en arts de deux ans pour l’année universitaire 2022-2023. La bourse vise à soutenir les jeunes gens très motivés et innovants qui souhaitent entreprendre un programme de maîtrise des arts et de maîtrise universitaire.

La New Academy of Fine Arts, également connue sous le nom de Naba, est une académie privée de beaux-arts située à Milan, en Lombardie, dans le nord de l’Italie. Elle compte environ 3 000 étudiants, dont certains viennent de l’étranger, et propose divers programmes diplômants.

Avantages de la bourse d’études

La New Academy of Fine Arts fournira des fonds d’éducation aux candidats retenus pour leur permettre de terminer leurs études en Italie.

Admissibilité des bourses d’études

Pays éligibles : toutes les nationalités sont éligibles pour cette bourse d’études internationale de la New Academy of Fine Arts.

Cours ou matières éligibles : programmes de master of arts et de masters académiques offerts par l’université.

Critères d’éligibilité : pour être éligibles, les candidats doivent répondre à tous les critères, à savoir s’inscrire à des programmes de master of arts et de masters académiques ; être des étudiants internationaux.

Comment postuler ?

Pour postuler, les demandeurs doivent s’inscrire via le portail de l’université pour le programme de diplôme de troisième cycle.

Documents justificatifs : les étudiants doivent soumettre un curriculum vitae ; une copie de la page photo de leur passeport ; une copie de leur diplôme de licence/diplôme universitaire (en anglais) ; les relevés de notes complets des études précédentes, traduits en anglais, indiquant les matières et les examens ; le portefeuille de projets ; tâches spécifiques de candidature pour le master en publicité créative ; lettre de motivation.

Conditions d’admission : les étudiants doivent être titulaires d’un certificat d’études antérieures avec des notes pertinentes.

Exigences linguistiques

Les étudiants doivent présenter les résultats des tests de compétence linguistique en anglais suivants : certificat de langue (italien ou anglais, selon le programme choisi : niveau B1 CEFR ou IELTS 5.0 Academic).

Postulez sur le site de l’université dès maintenant !

Avec Adiac-Congo par LDBC

Ukraine : les chefs d’État français, italien et allemand en route vers Kiev

juin 16, 2022
Emmanuel Macron, Olaf Schotlz et Mario Draghi discutent autour d'une table.

L’ambassadeur français en Ukraine, Etienne de Poncins, a partagé sur Twitter cette image d’Emmanuel Macron, Olaf Schotlz et Mario Draghi à bord d’un train vers Kiev d’abord publiée par le journal italien « La Repubblica ». Photo : La Republica via @Edeponcins (TWITTER)

Le président français Emmanuel Macron et ses homologues allemand et italien, Olaf Scholz et Mario Draghi, se dirigent vers Kiev, où ils devraient dire le soutien de l’Europe à l’Ukraine en guerre, après une aide militaire d’un milliard de dollars annoncée par les États-Unis.

Les trois hommes ont pris place ensemble à bord d’un train spécial à destination de Kiev, indiquent des médias italien et allemand.

Je pense que nous sommes à un moment où nous avons besoin d’envoyer des signaux politiques clairs, nous Union européenne, à l’égard de l’Ukraine et du peuple ukrainien dans un contexte où il résiste de manière héroïque depuis plusieurs mois, a déclaré le président français, interrogé sur un éventuel déplacement à Kiev la veille.

Ce déplacement est une première pour les dirigeants des trois principaux pays de l’Union européenne, depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février.

Les trois hommes devraient rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour évoquer, outre le soutien militaire, la demande de l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne. La France, l’Allemagne et l’Italie y sont favorables, mais dans une perspective plus ou moins lointaine.

L’Ukraine n’en attend pas moins du sommet européen des 23-24 juin la décision des Vingt-Sept sur sa demande officielle d’adhésion, début d’un processus de négociations qui peut durer plusieurs années.

Demande d’armes supplémentaires

Des soldats ukrainiens ave des pièces d'artillerie.

L’Ukraine presse depuis plusieurs jours l’Occident de lui fournir plus d’artillerie lourde. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bélanger

Son président devrait également réitérer sa demande de nouvelles livraisons d’armes lourdes, indispensables, assure-t-il, pour contrer la puissance de feu russe.

Nous sommes avec vous, soyez avec nous, a déclaré M. Zelensky aux députés tchèques à Prague lors d’une téléconférence, citant un appel lancé par un présentateur de la radio tchécoslovaque en 1968 alors que les occupants soviétiques tentaient de couper la radio.

Aujourd’hui, alors que le peuple ukrainien lutte pour sa liberté contre l’invasion cruelle de la Russie, nous utilisons ces mots pour nous adresser à toutes les nations d’Europe et du monde démocratique, a-t-il ajouté. L’Ukraine doit obtenir tout ce qui est nécessaire pour remporter la victoire, a-t-il martelé.

Mercredi soir, M. Zelensky a dit sa gratitude à l’égard des États-Unis pour la nouvelle tranche d’aide militaire que son homologue américain Joe Biden lui a annoncé dans la soirée au téléphone.

Les États-Unis ont annoncé un nouveau renforcement de notre défense, une nouvelle tranche d’aide d’un milliard de dollars, a confirmé mercredi soir M. Zelensky dans son message vidéo quotidien.

Je veux dire ma gratitude pour ce soutien, il est particulièrement important pour notre défense dans le Donbass , la région de l’est de l’Ukraine épicentre des attaques russes actuelles.

Lloyd Austin en conférence de presse.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin Photo : Getty Images/AFP/Alex Wong

L’aide américaine comprend notamment des pièces d’artillerie et des obus supplémentaires.

Mercredi, le chef du Pentagone Lloyd Austin a appelé ses alliés à intensifier les livraisons d’armes aux Ukrainiens.

L’Ukraine est confrontée à un moment charnière sur le champ de bataille, a déclaré le secrétaire américain à la Défense, lors d’une réunion au siège de l’OTAN à Bruxelles des pays du groupe de contact créé par les États-Unis pour aider l’Ukraine. Nous devons donc intensifier notre engagement commun et redoubler d’efforts pour qu’elle puisse se défendre, a-t-il ajouté.

M. Zelensky a indiqué s’être également entretenu avec le premier ministre britannique Boris Johnson, lequel a assuré sur Twitter soutenir l’Ukraine jusqu’à la victoire finale.

La bataille du Donbass

Et celle-ci passe par le Donbass, dans l’est de l’Ukraine, enjeu depuis des jours d’une bataille acharnée entre forces russes et ukrainiennes.

Depuis leur offensive avortée sur Kiev en mars, les forces russes et séparatistes prorusses, qui contrôlent partiellement cette région industrielle depuis 2014, se sont donné pour objectif d’en prendre le contrôle total.

L’ennemi a concentré ses forces de frappe principales dans le nord de la région [de Lougansk] et tente d’attaquer dans neuf directions simultanément, a déclaré mercredi soir le commandement en chef des forces armées ukrainiennes.

Un soldat prend position près d'une fenêtre.

Un soldat de l’armée ukrainienne pendant des combats sur le front à Sievierodonetsk, le 8 juin 2022 Photo : AP/ Oleksandr Rathushniak

Les combats se concentrent depuis plusieurs jours à Lyssychantsk et Sievierodonetsk, deux villes clés du Donbass. Les autorités ukrainiennes ont reconnu ces derniers jours que leurs troupes avaient été chassées du centre-ville de Sievierodonetsk, et ne plus disposer que de voies de communication compliquées avec elles après la destruction de tous les ponts vers Lyssytchansk.

Sievierodonetsk est un élément stratégique dans notre système de défense de la région de Lougansk. La ville ne peut pas être considérée autrement, a rappelé mercredi soir le commandement en chef ukrainien.

Les forces ukrainiennes sont notamment retranchées dans l’usine chimique Azot, emblématique de cette ville comptant avant la guerre quelque 100 000 habitants, avec plus de 500 civils à l’intérieur, selon le maire de Sievierodonetsk, Oleksandre Striouk.

Moscou a proposé mardi un couloir humanitaire qui permettrait d’évacuer ces civils vers des territoires contrôlés par les Russes, mais Kiev ne l’a pas confirmé.

Sur le front diplomatique, au moment où États-Unis et Europe se rassemblent autour de l’Ukraine, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé mercredi sa proximité avec son vieil ami Vladimir Poutine, au risque de crisper les relations entre Pékin et les Occidentaux.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La Russie est en train d’examiner le plan de paix proposé par l’Italie pour l’Ukraine

mai 23, 2022
Vladimir Medinsky et Andreï Roudenko.

Vladimir Medinsky et Andreï Roudenko (à l’arrière-plan) dirigent les négociations du côté russe. Photo : AP/Maxim Guchek

La Russie a reçu le plan de paix proposé par l’Italie et est en train de l’étudier, a déclaré lundi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences russes.

Nous l’avons reçu il y a peu de temps. Nous sommes en train de l’étudier, a-t-il déclaré, soulignant qu’il n’était pas en discussion avec l’Italie à l’heure actuelle.

Quand nous aurons fini de l’étudier, nous dirons ce que nous en pensons, a-t-il ajouté.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a annoncé vendredi que son pays avait proposé à l’ONUOrganisation des Nations unies la constitution d’un groupe international de facilitation pour tenter de parvenir pas à pas à un cessez-le-feu en Ukraine.

Pour Luigi Di Maio, le groupe de facilitation proposé par l’ONUOrganisation des Nations unies doit essayer de reconstruire le dialogue entre les deux parties qui, en ce moment, sont en guerre.

Un plan en quatre étapes

Les détails de ce plan n’ont pas été publiés, mais selon le quotidien italien La Repubblica, le document très détaillé remis à l’ONUOrganisation des Nations unies et élaboré par les diplomates du ministère italien des Affaires étrangères prévoit quatre étapes :

  • un cessez-le-feu en Ukraine et la démilitarisation du front sous la supervision de l’ONUOrganisation des Nations unies;
  • des négociations sur le statut de l’Ukraine, qui entrerait dans l’UEUnion européenne mais pas dans l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique Nord;
  • un accord bilatéral entre l’Ukraine et la Russie sur la Crimée et sur le Donbass (ces territoires disputés auraient une pleine autonomie avec le droit d’assurer leur propre sécurité mais seraient sous la souveraineté ukrainienne);
  • la conclusion d’un accord multilatéral de paix et de sécurité en Europe qui aurait notamment pour objet le désarmement, le contrôle des armes et la prévention des conflits.

Dimanche, le négociateur russe Vladimir Medinski a affirmé que la Russie était prête à reprendre des pourparlers de paix avec l’Ukraine, assurant que leur suspension était due à Kiev.

La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait souligné que la guerre ne pourra prendre fin que par des moyens diplomatiques.

Plusieurs rencontres entre des négociateurs des deux camps ont eu lieu mais n’ont donné aucun résultat concret.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un Sénégalais victime de violence policière raciste en Italie ?

avril 13, 2022

Une nouvelle fois, les autorités sénégalaises montent au créneau pour dénoncer le racisme. Elles s’insurgent, cette fois, contre l’interpellation violente d’un de leurs ressortissants à Florence.

© Damien Glez

Qui en veut aux Sénégalais d’Europe ? Après la saillie de campagne d’Éric Zemmour assimilant les ressortissants du pays de la Teranga à des trafiquants, une récente vidéo montre l’interpellation jugée « raciste » d’un wolophone. Relayée sur les réseaux sociaux puis diffusée, le 10 avril, par la télévision sénégalaise privée TFM, la captation présente un homme noir violemment cloué au sol, en pleine rue, par deux hommes tentant de lui passer des menottes.

Violence des images

Au fil des enquêtes, la scène est décryptée : date de l’altercation ? Le 5 avril. Le lieu ? Un quartier de la ville italienne de Florence. Les protagonistes ? Deux policiers en civil et un commerçant sénégalais – il appelle au secours en wolof – qualifié par la presse locale de « vendeur à la sauvette » et par la mairie, de « vendeur abusif ». Ce qui s’est passé ? Selon le journal Corriere Fiorentino, l’individu contrôlé par la police aurait refusé de donner son identité et de remettre ses marchandises. Selon les autorités locales, il aurait « bousculé un agent et puis frappé (…) un autre avec les poings qui a alors tenté de l’immobiliser » par une clé de bras.

Sans trancher sur l’homologation de l’un ou la légitimité sécuritaire des autres, de nombreux internautes africains s’étonnent de l’extrême violence des images. Dès le 10 avril, les autorités du Sénégal embouchent la trompette antiraciste. Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères indique avoir « appris, avec consternation, après authentification d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux (…) les violences dont a été victime un ressortissant sénégalais en Italie lors d’une interpellation par des forces de l’ordre ». Il précise que cette opération policière relève d’un « traitement raciste, inhumain et dégradant » et que la diplomatie sénégalaise entend saisir le ministère italien des Affaires étrangères.

Traque des discriminations

« Diplomatiquement », l’ambassadeur du Sénégal en Italie exige que « toute la lumière soit faite », avec implications judiciaires, sur des actes « d’une inqualifiable cruauté ». « Diplomatiquement », les autorités municipales de Florence répondent que les deux agents de police se sont vu notifier une incapacité temporaire de travail (ITT) de « trois et cinq jours » tandis que le Sénégalais « ne semble pas » avoir subi de lésions et « a demandé pardon aux personnes présentes pour son comportement violent ».

Au-delà de ce cas dont chacun suivra l’issue, le Sénégal qui assure la présidence de l’Union africaine démontre, une fois de plus, sa volonté de traquer tout traitement discriminatoire réservé aux Africains. Fin février, devant le tri manifeste des individus souhaitant fuir l’Ukraine, Macky Sall rappelait que « toute personne a le droit de franchir les frontières pendant un conflit (…) quelle que soit sa nationalité ou son identité raciale ».

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Années de plomb: la justice française examine l’extradition en Italie d’ex-militants d’extrême gauche

mars 21, 2022
Années de plomb: la justice française examine l’extradition en Italie d’ex-militants d’extrême gauche© AFP/Archives/Alain JOCARD
Source AFP

La justice française va examiner, à partir de mercredi et jusqu’à la fin du mois d’avril, les demandes d’extrader en Italie dix anciens militants d’extrême gauche, condamnés dans leur pays pour des actes de terrorisme dans les années 1970-1980, et réfugiés en France depuis parfois plus de trente ans.

Au printemps 2021, après des mois de tractations avec Rome, le président français Emmanuel Macron avait décidé de favoriser la mise à exécution des demandes d’extradition renouvelées par l’Italie pour quatre anciens militants d’extrême gauche et six anciens membres des Brigades rouges. Jusqu’alors, Paris n’avait quasiment jamais accédé aux requêtes de Rome.

Mercredi, la première audience au fond de la chambre des extraditions de la cour d’appel de Paris concerne Enzo Calvitti, psychothérapeute à la retraite de 67 ans et ancien des Brigades rouges. Il a été condamné par contumace à 18 ans de réclusion pour « association à finalité terroriste » et « participation à une bande armée ».

Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, va rappeler aux magistrats l’engagement pris en 1985 par François Mitterrand de ne pas extrader les anciens activistes ayant rompu avec leur passé, a-t-il indiqué à l’AFP.

Sept d’entre eux avaient été interpellés le 28 avril 2021, deux s’étaient présentés à la justice le lendemain et un dernier avait été arrêté en juillet.

Les autorités italiennes les réclament en vertu de condamnations, que plusieurs contestent, pour des actes de terrorisme commis en Italie dans les années 1970-1980, « les années de plomb ». Tous ont refusé leur remise à l’Italie et ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente des audiences au fond qui vont se succéder jusqu’au 20 avril.

Restaurateur, assistante sociale, éducatrice spécialisée, psychothérapeute: ces militants, huit hommes et trois femmes, âgés de 61 ans à 78 ans, ont refait leur vie depuis les années 1980 en France.

Réclamer plus de « trente ans après l’asile, quarante ans après les faits » leur extradition pose « des problèmes de droit infranchissables sur la chose jugée, la sécurité juridique, des prescriptions trafiquées, la vie privée et familiale », a estimé auprès de l’AFP Me Irène Terrel, avocate de sept d’entre eux, dont Marina Petrella, ex-dirigeante de la « colonne romaine » des Brigades rouges.

« Réussite de la réinsertion »

« D’un point de vue du droit je suis confiante » quant au refus des juges de les remettre à l’Italie, « mais je suis méfiante sur la raison d’Etat », a-t-elle ajouté, dénonçant « une pure instrumentalisation » de la justice par le pouvoir politique « qui fait des dégâts intolérables sur les aspects humains ».

Cette menace d’extradition, à rebours des promesses de la France, constitue « un non sens, un châtiment vain et cruel » qui risque « d’envoyer mourir en prison ces dix personnes », ont dénoncé leurs familles début mars lors d’une conférence de presse organisée par la Ligue des droits de l’homme (LDH).

« Cela fait presque un an que nous vivons dans l’angoisse de perdre nos êtres chers, que nous sommes déphasés, perdus du fait de cet anachronisme qui nous tombe dessus », a témoigné sous couvert d’anonymat la femme d’un des mis en cause. « Pourquoi un tel revirement, alors que la pleine et entière réussite du pari de la réinsertion ne peut être contestée par personne ? »

Leur éventuelle extradition ignorerait « leur parcours, de la lutte armée à la paix civile », a considéré lors de cette conférence de presse le psychiatre Paul Brétécher. « Comme si le temps s’était arrêté en 1980 » et que « le qualificatif de terroriste formulé dans une lointaine époque devait ad vitam aeternam rester accolé à ceux qui justement ont su se déprendre des logiques du terrorisme ».

Lors des premiers débats à l’été 2021 portant sur la validité des demandes d’extraditions, les magistrats avaient enjoint aux autorités italiennes de fournir diverses pièces, estimant que les dossiers étaient incomplets.

Mercredi, la chambre des extraditions doit aussi examiner la situation de Giorgio Pietrostefani, le doyen de 78 ans, gravement malade. Son avocate, Me Terrel, va demander aux magistrats d’ordonner un complément d’information, la procédure de son client étant « carencée » selon elle.

Par Le Point avec AFP

Les pays occidentaux durcissent leurs sanctions contre des banques russes

février 26, 2022

Ces nouvelles mesures financières contre Moscou ciblent notamment la plateforme SWIFT. Elles ont été adoptées par le Canada, les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la Commission européenne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, entourée des premiers ministres danois, grec et portugais. Photo: AP/Olivier Hoslet

La violence de l’intervention russe en Ukraine a mené samedi les Occidentaux à s’entendre sur un nouveau train de sanctions contre Moscou, visant entre autres à exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire SWIFT, rouage essentiel de la finance mondiale, a annoncé le gouvernement allemand, qui préside actuellement le forum du G7.

Le communiqué dévoilant ces nouvelles sanctions a été endossé par les États-Unis, le Canada, la Commission européenne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne. Ces deux derniers pays dépendants du gaz russe étaient jusque-là réticents à de telles représailles financières.

Nous remercions nos amis pour leur engagement à exclure certaines banques russes du réseau interbancaire SWIFT, a salué sur Twitter le premier ministre ukrainien, Denys Shmygal.

Les sanctions seront appliquées dans les prochains jours, ont déclaré les signataires. Elles prévoient également la fin des passeports dorés délivrés aux riches ressortissants russes et à leurs familles.

Les partenaires occidentaux ont décidé de restreindre encore davantage l’accès de la banque centrale russe aux marchés des capitaux, afin rendre plus difficiles ses tentatives pour soutenir le cours du rouble, en recul suite à la guerre en Ukraine.

L’objectif est de geler les transactions financières de l’institution et donc de rendre impossible la liquidation de ses actifs, a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une allocution vidéo après une réunion avec les dirigeants américains, français, allemands et italiens.

Concrètement, ces mesures visent à empêcher Vladimir Poutine d’utiliser les 630 milliards de dollars (environ 800 milliards de dollars canadiens) de réserves en devises de la banque centrale pour envahir l’Ukraine et défendre le rouble.Ursula von der Leyen parle en conférence de presse.

«Cela entraînera leur déconnexion du système financier international. Leur capacité d’agir globalement s’en trouvera affaiblie», a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Photo : Reuters/Johanna Geron

Selon l’Union européenne, environ 70 % du secteur bancaire russe est actuellement concerné par les sanctions.

Les Occidentaux veulent également lancer la semaine prochaine un groupe de travail transatlantique pour s’assurer de la mise en œuvre effective des sanctions financières décidées par les Occidentaux en identifiant et en gelant les actifs des personnes et entités visées.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réuniront dimanche soir pour discuter de sanctions supplémentaires.

La Russie est devenue un paria économique et financier mondial, a résumé un haut responsable américain.

Une source américaine a également déclaré que les Etats-Unis et leurs alliés achevaient la liste des banques qui seraient retirées du réseau SWIFT, ajoutant que les banques qui seraient envisagées en premier étaient celles se trouvant déjà sous le coup de sanctions américaines et européennes.

Au Canada, la vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, a exprimé sur Twitter l’implication de son gouvernement dans le retrait des banques russes de SWIFT. L’invasion du président Poutine ne doit pas réussir. Nous sommes debout aux côtés du courageux peuple ukrainien, a-t-elle réitéré.

L’Occident s’engage à livrer des armes à l’Ukraine

Missiles, lance-roquettes, mitrailleuses : les pays occidentaux ont également pris de nouveaux engagements en matière de livraison d’armements et de munitions en Ukraine.

Armes et équipements de nos partenaires sont en route pour l’Ukraine, s’est réjoui le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, samedi.

Des soutiens financiers et matériels ont notamment été annoncés de la part des États-Unis, de l’Allemagne, de la République tchèque, des Pays-Bas et de la Belgique.

Les Américains ont annoncé samedi une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de 350 millions de dollars américains (445 millions de dollars canadiens). Cette aide comprendra de nouveaux moyens militaires défensifs qui permettront à l’Ukraine de combattre les menaces blindées, aéroportées et autres auxquelles elle fait face aujourd’hui, a déclaré le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, par voie de communiqué.Des membres de l’armée ukrainienne à bord de véhicules blindés à Kiev.

Des membres de l’armée ukrainienne à bord de véhicules blindés à Kiev Photo : Reuters/Valentyn Ogirenko

Selon un spécialiste de l’armée interrogé par l’Agence France-PresseAFP, les États-Unis sont les mieux équipés militairement pour offrir une assistance à l’Ukraine, puisque les armées européennes disposent d’un stock limité.

Quand vous envoyez 2000 mitrailleuses, vous les prenez sur votre propre stock […] Les armées européennes sont des armées pauvres. On n’a pas de matériel, pas d’argent, a déclaré le général Vincent Desportes, ex-directeur de l’École de guerre française.

La République tchèque a tout de même annoncé qu’elle allait faire don à l’Ukraine de mitrailleuses, de fusils automatiques et de précision, de pistolets et de munitions, pour une valeur de 7,6 millions d’euros (10,8 millions de dollars canadiens).

Les Pays-Bas, eux, ont indiqué qu’ils allaient fournir 200 missiles antiaériens Stinger et des équipements militaires destinés à l’autodéfense ukrainienne contre Moscou. Le ministère de la Défense des Pays-Bas a déclaré avoir expédié samedi une partie des marchandises déjà promises.

La Belgique fournira pour sa part 2000 mitrailleuses et 3800 tonnes de carburant à l’armée ukrainienne.Des soldats armés de lance-roquettes antichar.

Des lance-roquettes antichar déployées lors d’un entraînement militaire par l’armée allemande. Photo : Getty Images/Sean Gallup

Enfin, le gouvernement allemand a annoncé la livraison à l’Ukraine de 400 lance-roquettes antichars, rompant ainsi avec sa politique suivie ces dernières années d’interdiction de toute exportation d’armes létales en zone de conflit, a indiqué à l’AFP samedi une source gouvernementale.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi en appelant le chancelier Olaf Scholz à continuer comme çaLa coalition antiguerre fonctionne, s’est réjoui samedi M. Zelensky, longtemps critique de l’attentisme des pays occidentaux, qui avaient jusqu’ici misé sur des sanctions économiques contre la Russie.

Contrairement à ses alliés, le Canada n’a pas annoncé de nouvelle assistance à l’Ukraine, mais il a rappelé, par voie de communiqué, qu’il répondait aux actes irresponsables et dangereux de la Russie au moyen de sanctions sévères, de contributions militaires supplémentaires à l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN, d’une aide humanitaire, de matériel létal et non létal et de munitions.

Première application visible des sanctions occidentales

Les sanctions occidentales contre la Russie ont mené à l’interception d’un navire de commerce soupçonné d’appartenir à une entreprise russe, dans la Manche, ont annoncé samedi les autorités françaises. Cet imposant bateau de 127 mètres transportait des véhicules vers Saint-Pétersbourg, en Russie.

Il s’agit de la première application visible des mesures de rétorsion après l’invasion de l’Ukraine.Le navire commercial qui a été intercepté dans la Manche.

Ce bateau battant pavillon russe, le Baltic Leader, un cargo roulier construit spécialement pour le transport de véhicules, menait sa cargaison vers Saint-Pétersbourg (Russie). Photo: Reuters/Pascal Rossignol

Riposte de la Russie

La Russie a répliqué samedi aux sanctions occidentales en annonçant le gel des avoirs et la nationalisation des actifs d’entreprises de pays hostiles. La Russie répondra […] en saisissant les fonds d’étrangers et d’entreprises étrangères en Russie, a déclaré l’agence de presse RIA, citant Dmitri Medvedev, chef adjoint du Conseil de sécurité.

Moscou a aussi suspendu les lancements depuis la base spatiale de Kourou, en Guyane française, et rappelé son personnel technique en réaction aux sanctions de l’Union européenne (UE), a annoncé l’Agence spatiale russe, Roscosmos.

Un total de 87 personnes se trouvant actuellement en Guyane française sont ainsi appelées à rentrer en Russie. Le secteur aéronautique et spatial européen compte plusieurs partenariats avec la Russie.

Roscosmos dispose avec Arianespace d’une coentreprise, Starsem, pour exploiter la fusée Soyouz. Elle doit en principe lancer en 2022 huit fusées Soyouz : trois depuis Kourou (dont le satellite-espion français CSO-3) et cinq depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.

En l’absence de fusées Soyouz, l’Europe n’aurait pas de capacité propre de lancement de certains satellites avant la mise en œuvre d’Ariane 6, dont le premier vol est attendu en fin d’année.

Cette riposte de Moscou constitue une réponse au Conseil européen, qui a décidé jeudi soir d’interdire l’exportation vers la Russie des avions, pièces et équipements de l’industrie aéronautique et spatiale. Un homme passe devant un camion militaire détruit par le feu après des combats.

Un militaire ukrainien marche près d’un véhicule endommagé, après des combats avec des soldats russes. Photo : Reuters/Valentyn Ogirenko

La Russie n’a plus besoin de liens diplomatiques avec l’Occident, a déclaré l’ancien président et haut responsable de la sécurité, Dmitri Medvedev.

S’exprimant sur les médias sociaux, il écrit qu’il était temps de cadenasser les ambassades. Il a ajouté que Moscou poursuivrait son opération en Ukraine jusqu’à l’atteinte des objectifs définis par le président Vladimir Poutine.

Blocages ciblés des espaces aériens

Si plusieurs pays européens ont fermé leur espace aérien aux compagnies russes à la suite de l’invasion de l’Ukraine, le Canada n’a toujours pas pris de décision à ce sujet.

La Russie a annoncé samedi la fermeture de son espace aérien aux avions venant de la Bulgarie, de la Pologne et de la République tchèque, en représailles à une décision semblable prise par ces pays.

KLM, branche néerlandaise du groupe Air France-KLM, et la compagnie allemande Lufthansa ont annoncé l’annulation de tous leurs vols vers la Russie pour la semaine à venir en conséquence des sanctions infligées par l’Union européenne à Moscou après l’invasion de l’Ukraine.

La raison immédiate en est qu’en raison du paquet de sanctions qui a été convenu dans un contexte européen, les pièces détachées d’avions ne peuvent plus être envoyées en Russie, a expliqué Air France-KLM.

L’Allemagne aussi indique avoir pris des dispositions pour fermer son espace aérien aux avions russes, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

La compagnie nationale polonaise LOT a par ailleurs annoncé la suspension dès vendredi après-midi de ses vols à destination de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Ces annonces faisaient suite à une décision similaire du Royaume-Uni frappant la compagnie nationale russe Aeroflot.

La Russie a pour sa part réagi en interdisant le survol de son territoire à tous les avions liés au Royaume-Uni, y compris aux vols en transit. La Moldavie avait fermé dès jeudi son espace aérien.

La principale compagnie aérienne russe, Aeroflot, traverse plusieurs fois par jour l’espace aérien canadien pour ses vols aux États-Unis. Selon Ross Aimer, un expert des questions aériennes, l’espace canadien est crucial pour la compagnie. Il craint des représailles russes si le Canada bannit Aeroflot.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Reuters et La Presse canadienne

Mamadou Coulibaly, le fabuleux destin d’un Sénégalais sans-abri devenu footballeur en Italie

novembre 27, 2021
Le milieu de terrain, Mamadou Coulibaly, à l’occasion du match de Série A, en Italie, le 22 Septembre 2021. © Carmelo Imbesi/LiveMedia/Shutterstock/SIPA

Arrivé clandestinement en Europe en 2015, Mamadou Coulibaly évolue aujourd’hui en Série A et fait partie de l’élite du foot italien. Un parcours hors du commun, qu’il a raconté à « Jeune Afrique ».

Il y a encore six ans, Mamadou Coulibaly errait clandestinement en Italie. Le Sénégalais, issu de la classe moyenne, venait de quitter son pays au péril de sa vie. Il n’avait que 16 ans. Après de longs mois passés dans la clandestinité, il est aujourd’hui footballeur professionnel de Série A italienne, à la Salernitana, où il a été prêté par l’Udinese.

Jeune Afrique : Vous êtes entrés clandestinement en Europe, il y a six ans. Les mois qui ont suivi ont été très durs. Au Sénégal, vous ne veniez pourtant pas d’un milieu défavorisé…

Mamadou Coulibaly : En effet. Je suis né à Thiès, où mon père était professeur de sport. Mais nous n’étions ni riches ni pauvres.  Mon père gagnait correctement sa vie, assez en tout cas pour qu’à la maison, on ne manque de rien. Ma mère ne travaillait pas, et avec un seul salaire, une fois que tout était payé, il ne restait pas grand-chose. Quand mon frère aîné est devenu professeur d’anglais, cela a amélioré les choses. Mais quand vous êtes jeune, et que vous voyez votre père se décarcasser tous les jours pour finalement gagner juste de quoi vivre, c’est dur.

Jeune, étiez-vous déjà passionné par le football ?

Oui. Je voulais réussir dans le foot. Mon père, qui y a joué, voulait bien que je le pratique, mais sous forme de loisir. Il préférait que je me concentre sur les études, pour ensuite avoir un métier. Le problème, pour lui, n’était pas que je joue au foot, mais il avait peur que je ne réussisse pas à devenir professionnel et que je ne sache quoi faire. Il m’a donc inscrit dans un établissement sport-études. Mais honnêtement, ce qui m’intéressait, c’était jouer au foot.

J’AI PRIS UN BUS POUR LE MAROC

À 16 ans, vous décidez de quitter le Sénégal, sans prévenir vos parents. Était-ce le fruit d’un coup de tête ou d’une longue réflexion ?

Depuis l’âge de dix ans, j’avais en tête de partir en Europe pour jouer au foot. Là-bas, les parents peuvent mettre de l’argent de côté pour leurs enfants. En Afrique, cela ne marche pas comme ça. Il faut apprendre à se débrouiller, d’autant que les États ne font pas grand-chose pour les jeunes. Alors, j’ai décidé de partir. J’ai juste prévenu deux amis, j’ai pris un bus pour le Maroc, où je suis resté une semaine, en me débrouillant comme je le pouvais. Puis j’ai rejoint Marseille et Grenoble, où j’avais une tante. Comme elle ne pouvait pas me garder trop longtemps et que j’avais débarqué sans prévenir, elle m’a mis en relation avec l’une de ses connaissances, qui vivait en Italie, à Livourne.

Et c’est là que les galères ont vraiment commencé…

Dans un premier temps, je me suis retrouvé dans une maison avec d’autres personnes qui étaient quasiment toutes dans la même situation que moi. C’était difficile, je ne mangeais pas à ma faim tous les jours. Je faisais comme je pouvais, sans argent. Et je ne parlais pas italien… Au bout d’un moment, je suis parti et j’ai dormi dans la rue, ou dans des supermarchés, pour éviter d’avoir froid.

J’ai cependant recommencé à jouer au foot, dans une équipe de futsal. Ma crainte, comme je n’avais pas de titre de séjour, c’était d’être arrêté par la police et d’être renvoyé au Sénégal. Alors, quand j’apercevais des policiers, je me faisais discret. Heureusement, je n’ai jamais été arrêté… Puis je suis parti à Pescara et enfin, à 40 kilomètres de là, à Roseto.

Avez-vous envisagé de repartir en France, ou même au Sénégal ?

J’ai appelé des gens en France, des connaissances. Comme ils ne connaissaient pas le numéro, la première fois, ils ont décroché. Puis ils n’ont plus pris mes appels, car ils étaient désormais au courant de ma situation. Mais je n’ai pas rancœur. Repartir à Thiès ? Non, jamais. Je savais que ce serait un calvaire si j’y retournais. Quand tu quittes le pays pour une vie meilleure et que tu reviens, c’est compliqué. Mes parents ont été mis au courant de ma situation. Ma mère, sans nouvelles de moi, pensait même que j’étais mort.

JE NE CONSEILLE À PERSONNE DE FAIRE CE QUE J’AI FAIT. JE ME SUIS MIS EN DANGER

À Roseto, votre situation a commencé à s’améliorer…

J’avais galéré pendant des mois. Je me suis installé près du terrain de foot du club de la ville, et un jour, alors que je dormais dans les vestiaires du stade, des policiers sont arrivés. Avec eux, il y avait un homme, Girolamo Bizzarri, un ancien joueur professionnel qui entraînait à Roseto. Il était au courant de ma situation et m’a aidé.

On m’a emmené dans les locaux de la police, je croyais que j’allais être expulsé. Mais Bizzarri a entamé des démarches pour que je dispose d’un titre de séjour provisoire. La police m’a aussi aidé, et j’ai été placé dans un foyer d’accueil pour jeunes migrants. Là, j’ai appris l’italien et Bizzarri m’a proposé de faire des tests dans différents clubs, notamment à Ascoli et Sassuolo. Comme ma situation administrative n’était pas réglée, je ne pouvais pas signer de licence. Et puis un jour, j’ai pu signer à Pescara, et j’ai commencé à jouer avec les moins de 19 ans, puis avec l’équipe professionnelle. J’ai commencé à réaliser mon rêve.

Vous avez ensuite signé à Udinese, qui vous a prêté à plusieurs clubs, dont Salernitana, promu cette saison en Série A….

Je réalise pleinement ce qui m’arrive. Je suis quelqu’un de têtu, je ne voulais rien lâcher. Mais attention : je ne conseille à personne de faire ce que j’ai fait. C’est très risqué, très dangereux, je me suis mis en danger. Je sais qu’il y a de nombreux jeunes Africains qui viennent en Europe clandestinement pour essayer de trouver un club, mais combien y parviennent ? J’ai eu la chance d’être aidé par certaines personnes. Comme j’avais fait du foot dans un sport-études au Sénégal, j’avais de bonnes bases et j’ai beaucoup appris à Roseto et surtout Pescara. J’ai rattrapé le temps perdu, quand je ne jouais plus parce que je dormais dans la rue. Tout ce que je fais, c’est pour ma famille, pour l’aider à vivre mieux.

Aujourd’hui je gagne bien ma vie, je peux les aider et c’est le plus important. Je retourne à Thiès dès que je le peux pour voir mes proches Mon objectif, c’est bien sûr de continuer à jouer au haut niveau. J’évolue en Italie, dans un des meilleurs championnats du monde, et j’ai envie de jouer pour le Sénégal. Je vise la Coupe du monde 2022, au Qatar.

Votre père, qui vous imaginait plutôt faire un autre métier, est-il fier de vous ?

Oui. C’est une personne dure et exigeante, mais très juste. Il m’a dit qu’il était fier de moi, heureux que j’ai réussi à atteindre le but que je m’étais fixé. Je sais qu’il le pense sincèrement.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Le Catalan Carles Puigdemont libéré et autorisé à quitter l’Italie

septembre 24, 2021
Le Catalan Carles Puigdemont libere et autorise a quitter l'Italie
Le Catalan Carles Puigdemont libéré et autorisé à quitter l’Italie© AFP/Gianni BIDDAU

Arrêté jeudi en Sardaigne, Carles Puigdemont a été libéré vendredi et autorisé à quitter l’Italie, selon son avocat, même si la justice de ce pays doit encore trancher sur la demande d’extradition déposée par l’Espagne, où le leader indépendantiste catalan est poursuivi pour son rôle dans une tentative de sécession en 2017.

Salué par ses partisans, l’ex-président régional catalan a quitté vendredi la prison de Sassari, en Sardaigne, où il était détenu.

Selon son avocat italien Agostinangelo Marras, il a été autorisé à quitter l’Italie dans l’attente d’une prochaine audience à laquelle il prévoit d’assister le 4 octobre. La décision sur son extradition pourrait prendre « des semaines », avait indiqué plus tôt cet avocat.

« L’Espagne ne perd jamais une occasion d’être ridicule », a dénoncé M. Puigdemont à sa sortie.

En visite sur l’île de La Palma, où un volcan est entré en éruption, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a appelé de ses voeux un procès du leader indépendantiste. Carles Puigdemont, qui a fui en 2017 en Belgique où il vit depuis lors, pour échapper aux poursuites judiciaires, doit « se soumettre à la justice » espagnole, a-t-il insisté.

Âgé de 58 ans, M. Puigdemont a été arrêté jeudi soir à son arrivée à l’aéroport d’Alghero, ville sarde de culture catalane où il devait participer à un festival culturel et s’entretenir avec des élus de l’île italienne.

Cette arrestation a provoqué la colère des indépendantistes catalans, dont plusieurs centaines ont manifesté vendredi devant le consulat d’Italie à Barcelone (nord-est de l’Espagne). D’autres appels à manifester ont été lancés pour vendredi soir ou dimanche.https://3a8d1e40c7adb1bf9ee487eacba271d9.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

« C’est un autre exemple de la répression espagnole à l’égard des politiciens catalans », a affirmé Monica, 33 ans, qui participait à la manifestation de vendredi matin.

Le président séparatiste catalan Pere Aragones avait lui convoqué une réunion d’urgence de son gouvernement et exigé « la libération immédiate de Carles Puigdemont ».

« L’amnistie est la seule voie. L’autodétermination la seule solution », avait-il écrit jeudi soir sur Twitter.

Accusé de « sédition »

Carles Puigdemont est toujours réclamé par la justice espagnole, qui l’accuse de « sédition » et de « détournements de fonds publics ».

En mars 2018, il avait été arrêté une première fois à la demande de l’Espagne, en Allemagne cette fois. Mais il avait été libéré quelques jours plus tard. Eurodéputé depuis 2019, l’indépendantiste a bénéficié un temps d’une immunité parlementaire mais le Parlement européen l’a levée le 9 mars à une large majorité. Une mesure confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l’Union européenne.

Mais la décision du Parlement européen a fait l’objet d’un recours dont le jugement définitif sur le fond de la part de la justice de l’UE doit être prononcé « à une date ultérieure ». L’avocat de M. Puigdemont, Gonzalo Boye, considère donc que la décision du Parlement est « suspendue », tout comme l’application du mandat d’arrêt, et que son client doit encore bénéficier de son immunité.

Vers une nouvelle crise ?

Cette affaire, qui intervient dans un moment de relative détente, fait planer le risque d’une nouvelle crise entre Madrid et les indépendantistes.

Le gouvernement Sanchez a gracié en juin les neuf dirigeants indépendantistes qui avaient été arrêtés en 2017 et condamnés à la prison en 2019, à l’issue d’un procès historique dont M. Puigdemont était le grand absent.

Le gouvernement espagnol a repris le 15 septembre ses négociations avec le gouvernement séparatiste régional, destinées à trouver une issue à la crise séparatiste en Catalogne.

Vendredi, M. Sanchez a « revendiqué » l’importance du dialogue « aujourd’hui plus que jamais » tandis que M. Aragones a, lui, jugé que cette arrestation « n’aidait pas à résoudre le conflit » en Catalogne.

La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l’une des pires crises vécues par l’Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Malgré l’interdiction de la justice, le gouvernement régional présidé par M. Puigdemont avait organisé un référendum d’autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d’une déclaration d’indépendance mort-née.

Madrid avait réagi en mettant la région sous tutelle et en arrêtant les principaux dirigeants du mouvement indépendantiste qui n’avaient pas fui à l’étranger.

Par Le Point avec AFP

500 fausses œuvres de Francis Bacon saisies en Italie

septembre 13, 2021

La police italienne a mis sous séquestre ces contrefaçons de tableaux du peintre britannique, évitant leur circulation sur le marché de l’art.

500 contrefacons du celebre artiste ont ete saisies par les forces de l'ordre transalpines, a Bologne, dans le nord-est de l'Italie, ainsi que de l'argent liquide et des biens dont la valeur est estimee a pres de 3 millions d'euros.
500 contrefaçons du célèbre artiste ont été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros.© ULF ANDERSEN / Ulf Andersen / Aurimages via AFP

Il compte parmi les artistes les plus cotés du marché de l’art. Son triptyque Trois Études de Lucian Freud peint en 1968 était adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie’s à New York en 2013, le classant parmi les dix tableaux les plus chers jamais vendus aux enchères. Aussi, le travail du peintre britannique Francis Bacon, mort en 1992, attire-t-il à lui faussaires et collectionneurs peu scrupuleux.

Cinq cents contrefaçons du célèbre artiste ont ainsi été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros, ont annoncé, vendredi 10 septembre, les autorités italiennes. Cinq personnes ont été inculpées pour association de malfaiteurs ayant pour but « l’authentification et la mise en circulation de fausses œuvres d’art » et « la fraude et le blanchiment d’argent », précise leur communiqué.

Le principal suspect, un collectionneur bolognais, faisait déjà l’objet de deux enquêtes lancées en 2018, par la police et les autorités fiscales, ajoutent les médias italiens. Les carabiniers enquêtaient, en effet, sur le collectionneur, propriétaire de « nombreuses œuvres d’art contemporain, dont deux dessins signés par Francis Bacon ». Et le fisc, sur les « flux financiers [de l’intéressé, NDLR] avec l’étranger, incompatibles avec ses sources de revenus légales ».

« Revendre à des acheteurs peu méfiants »

« À partir d’une reconstitution minutieuse des flux de trésoreries issus de ventes frauduleuses, nous avons vu comment l’organisation […] a utilisé une société domiciliée au Royaume-Uni pour réunir les sommes obtenues qui, une fois blanchies, ont été redistribuées parmi les suspects, directement ou par l’intermédiaire de sociétés nationales et étrangères domiciliées en Espagne et en Pologne », précise le communiqué des autorités.

Le dessein du groupe criminel était ambitieux : « présenter les dessins sur le marché de l’art à travers des expositions nationales et internationales prestigieuses, des catalogues, des sites Internet, des fondations », précise le site d’informations swissinfo, pour augmenter leur prix et « les revendre à des acheteurs peu méfiants ».

Par Le Point avec Alice Pairo-Vasseur

La police italienne saisit une enveloppe contenant des balles envoyée au pape

août 9, 2021

LA POLICE ITALIENNE SAISIT UNE ENVELOPPE CONTENANT DES BALLES ENVOYÉE AU PAPE

© Reuters/REMO CASILLI 

ROME (Reuters) – La police italienne a annoncé lundi qu’une enveloppe adressée au pape François contenant trois balles de pistolet avait été saisie dans un centre de tri postal près de Milan.

Les postiers ont appelé la police après avoir intercepté l’enveloppe durant la nuit de dimanche à lundi dans la ville de Peschiera Borromeo.

La police a déclaré à Reuters que l’enveloppe, envoyée de France, était adressée au « Pape, Vatican, Place Saint-Pierre ».

Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès d’un porte-parole du Vatican.

Avec Reuters (Reportage Angelo Amante et Philip Pullella, version française Valentine Baldassari, édité par Marc Angrand)