Posts Tagged ‘Italie’

Coronavirus : l’Italie place Milan et Venise en quarantaine

mars 7, 2020

 

L'agence italienne de protection civile a établi à 5883 le nombre de personnes atteintes du coronavirus, samedi.
© Piero Cruciatti/Getty Images L’agence italienne de protection civile a établi à 5883 le nombre de personnes atteintes du coronavirus, samedi.
L’Italie placera en quarantaine « dans les prochaines heures » toute la Lombardie, dont la capitale économique du pays Milan, ainsi que la région de Venise, le nord de l’Emilie-Romagne et l’est du Piémont, ont annoncé samedi soir plusieurs médias italiens.

Le décret gouvernemental prévoit aussi une quarantaine pour une partie de la Vénétie, la région de Venise, et de l’Emilie-Romagne, notamment les villes de Parme et Rimini, soit environ 540 000 personnes dans les zones urbaines.

Les déplacements pour entrer et sortir de ces zones seront strictement limités durant la quarantaine, qui restera en vigueur jusqu’au 3 avril, selon ce projet de décret du gouvernement.

La date d’entrée en vigueur du décret n’était toutefois pas précisée par les médias locaux, mais annoncée comme « imminente ».

L’Italie est le pays le plus durement touché par l’épidémie de coronavirus en dehors de la Chine, où le virus est apparu. Le pays européen a enregistré samedi soir près de 6000 cas positifs et 233 morts. Il a également connu sa plus forte augmentation quotidienne de cas de coronavirus depuis que l’épidémie a éclaté dans le nord du pays le 21 février.

Dans sa mise à jour quotidienne, l’agence italienne de protection civile a déclaré que le nombre de personnes atteintes du coronavirus a notamment augmenté de 1247 au cours des dernières 24 heures. Trente-six autres personnes sont également décédées des suites du coronavirus, la maladie causée par le virus.

Pays fortement touché

L’Italie a maintenant signalé plus de décès dus au COVID-19 que l’Iran et la Corée du Sud, les deux principaux foyers de l’épidémie après la Chine.

Les responsables ont déclaré que les personnes en soins intensifs souffrant de maladies autres que le coronavirus dans la région la plus touchée de Lombardie seraient transférées dans les régions voisines, qui disposent toutes d’un plus grand nombre de lits d’hôpitaux.

Le président du service national de santé, Silvio Brusaferro, a exhorté les gens à respecter les directives visant à limiter les contacts, seul moyen de contenir le virus.

L’épidémie, qui se propage rapidement, a franchi une étape importante vendredi, en infectant plus de 100 000 personnes dans plus de 90 pays. Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé toutes les nations à faire de l’endiguement de l’épidémie leur priorité absolue.

Le ralentissement de l’épidémie « sauve des vies et permet de gagner du temps » pour la préparation et la recherche et le développement, a déclaré à Genève le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Samedi, environ 102 000 personnes avaient été infectées, selon un compte rendu de Reuters sur les annonces des gouvernements.

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus : l’Italie pourrait fermer toutes ses écoles

mars 4, 2020
Un homme nettoie une salle de classe de l'Université Bicocca de Milan, déjà fermée depuis quelques jours.
© Guglielmo Mangiapane/Reuters Un homme nettoie une salle de classe de l’Université Bicocca de Milan, déjà fermée depuis quelques jours.
Les mesures radicales visant à endiguer la propagation du coronavirus dans le monde se multiplient. L’Italie se préparerait à annoncer la fermeture de toutes ses écoles, tandis que l’Arabie saoudite a suspendu le petit pèlerinage musulman.

Selon plusieurs agences italiennes, qui citent des sources gouvernementales, toutes les écoles et universités du pays vont être fermées jusqu’à la mi-mars pour empêcher une plus grande propagation du COVID-19.

La décision aurait été prise au cours d’un conseil des ministres réuni à Rome autour du chef de gouvernement Giuseppe Conte. La ministre de l’Éducation, Lucia Azzolina, a cependant déclaré qu’une telle décision n’avait pas encore été arrêtée.

Jusqu’ici, seules les institutions d’enseignement des régions du nord, les plus touchées par le coronavirus, ont été fermées il y a quelques jours.

2502 Italiens ont été infectés par le COVID-19 et 79 d’entre eux en sont morts, selon le plus récent bilan fourni hier par la Protection civile. La majorité des victimes étaient âgées ou atteintes d’autres pathologies.

Le gouvernement Conte s’apprêterait en outre à décréter que tous les matchs de soccer devront être disputés à huis clos pendant un mois, avec possibilité de revoir cette mesure après deux semaines.

Dans le même objectif d’éviter le plus possible les rassemblements publics, les cinémas et les théâtres pourraient aussi être fermés.

Il pourrait aussi recommander à la population d’éviter poignées de main et bises, et annoncer le report de conférences et de congrès, en particulier dans le secteur de la santé, afin d’assurer la disponibilité du personnel médical.

L’Italie et le principal foyer de propagation du coronavirus en Europe. Une dizaine de municipalités ont déjà été placées en quarantaine en février.

Lufthansa cloue 150 appareils au sol

Lufthansa, l’une des plus importantes compagnies aériennes du monde, a pour sa part annoncé mercredi qu’elle va clouer au sol 150 de ses 770 avions en raison du coronavirus, dont 25 faisaient des vols long-courriers.

Un porte-parole de la compagnie allemande a confirmé à Reuters que cette dernière s’ajuste aux circonstances extraordinaires engendrées par la maladie.

Le groupe Lufthansa avait déjà annoncé lundi qu’il allait prolonger la suspension de tous ses vols vers la Chine jusqu’au 24 avril, vers l’Iran jusqu’au 30 avril, en plus de réduire son offre de services pour le nord de l’Italie.

Les compagnies aériennes font les frais de la propagation du COVID-19, de nombreux clients préférant reporter ou annuler leur voyage étant donné la situation. Plusieurs pays imposent aussi des restrictions aux voyageurs.

Israël a par exemple décidé mercredi d’imposer une quarantaine à toutes les personnes qui arrivent de France, d’Allemagne, de Suisse, d’Espagne et d’Autriche, a annoncé le premier ministre Benyamin Nétanyahou. L’État hébreu avait déjà fait de même pour les voyageurs en provenance de la Chine, de l’Italie et de Singapour.

Paris va encadrer le prix des gels hydroalcooliques, Riyad suspend la Omra

En France, le gouvernement a décidé d’encadrer le prix des gels hydroalcooliques pour éviter les hausses abusives observées dans certains cas en raison de la forte demande liée à la propagation du coronavirus.

À Paris, le Musée du Louvre à Paris a rouvert ses portes mercredi après-midi. Il était fermé depuis dimanche en raison du droit de retrait invoqué par son personnel face à la crise du coronavirus. La direction dit avoir pris des mesures complémentaires à celles déjà déployées, mais sans donner de précisions.

© AFP/PHILIPPE LOPEZ/Getty Images
À Paris, le Musée du Louvre à Paris a rouvert ses portes mercredi après-midi. Il était fermé depuis dimanche en raison du droit de retrait invoqué par son personnel face à la crise du coronavirus. La direction dit avoir pris des mesures complémentaires à celles déjà déployées, mais sans donner de précisions.
L’Arabie saoudite a pour sa part décidé de suspendre temporairement la Omra, le petit pèlerinage musulman qui peut être entrepris tout au long de l’année, rapporte l’agence de presse officielle SPA.

Cette décision concerne les citoyens et les étrangers et vise à assurer la sécurité des foules, ajoute l’agence, citant une source au sein du ministère de l’Intérieur. L’octroi de visas pour la Omra avait été suspendu la semaine dernière.

La Corée du Sud et l’Iran rapportent une progression plus faible du COVID-19

Les autres deux principaux foyers de propagation du coronavirus à l’extérieur de la Chine, la Corée du Sud et l’Iran, rapportent mercredi une baisse significative du nombre de nouveaux cas enregistrés depuis 24 heures.

À Séoul, des soldats sud-coréens portant des combinaisons de protection continuent leur opération de désinfection, en cours depuis plusieurs jours.

© Heo Ran/Reuters À Séoul, des soldats sud-coréens portant des combinaisons de protection continuent leur opération de désinfection, en cours depuis plusieurs jours.
Séoul, qui avait déclaré 851 nouveaux cas de COVID-19 mardi, n’en a répertorié que 435 autres depuis, ce qui constitue la progression de la maladie la plus faible en une semaine.

Au total, 5621 personnes ont contracté la maladie dans le pays, dont 32 qui y ont succombé, soit deux de plus que la veille.

Téhéran a pour sa part fourni un bilan de 586 nouveaux cas mercredi, contre 835 la veille. La République islamique enregistre maintenant 2922 cas, dont 92 se sont avérés fatals, soit 15 de plus que mardi.

En Chine, où l’épidémie a pris naissance l’automne dernier, les autorités ont recensé 119 nouveaux cas de contamination pour un total de 80 270 personnes infectées au COVID-19. 37 nouveaux décès portent le bilan cumulatif à 2981.

Au Canada, 33 cas de COVID-19 ont été dépistés, soit 20 en Ontario, 12 en Colombie-Britannique et un au Québec.

Après la Réserve fédérale américaine hier, la Banque du Canada a abaissé à son tour son taux directeur de 1,75 % à 1,25 % pour stimuler la croissance économique mise à mal par l’épidémie mondiale de coronavirus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mardi que le taux de mortalité du COVID-19 s’établissait désormais à 3,4 %. Autrement dit, plus de 96 personnes infectées sur 100 arrivent à récupérer

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus: les élèves revenant de Chine ou d’Italie du Nord doivent rester chez eux

février 24, 2020

Le rectorat rappelle qu’il ne faut pas se rendre chez son médecin ni aux urgences mais contacter le 15. Ici des personnes portant un masque protecteur sont évacués de la zone de sécurité après un voyage en bus depuis Milan. Crédits photo: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

Le retour à l’école va être retardé pour les élèves qui ont passé leurs vacances en Chine ou en Italie du Nord.

Principe de précaution pour éviter la propagation du coronavirus. Les écoliers, collégiens et lycéens français sont priés de rester confinés chez eux s’ils viennent de passer des vacances en Chine, à Hong Kong, à Macao, Singapour, en Corée du Sud mais aussi en Lombardie ou en Vénétie, deux régions italiennes touchées par l’épidémie. Par le biais de plusieurs courriers envoyés par les rectorats aux établissements scolaires, le ministère de l’Éducation nationale demande aux parents concernés de garder leur enfant à la maison pendant 14 jours après leur retour de ces pays ou régions.

«S’agissant des établissements scolaires, les élèves, collégiens et lycéens ne doivent pas être scolarisés durant une période de 14 jours suivant le retour sur le territoire national», indique par exemple le courrier du rectorat de Paris, «au-delà de cette durée, les autorités de santé n’objectent aucune contre-indication d’accueil sur le plan sanitaire». Le rectorat demande aussi aux familles concernées de respecter pendant les deux semaines plusieurs recommandations: prendre la température deux fois par jour, surveiller l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…), porter un masque chirurgical lors des sorties, laver régulièrement ses mains (solution hydroalcoolique…), éviter tout contact avec les personnes fragiles (personnes âgées, hôpitaux…) ou encore éviter toute sortie non indispensable (cinéma, restaurant…). Et privilégier le télétravail.

En cas d’apparition de signes respiratoire dans les 14 jours suivant le retour, le rectorat rappelle qu’il ne faut pas se rendre chez son médecin ni aux urgences mais contacter le 15. Il redonne le numéro vert joignable en cas de doute sept jours sur sept pour répondre à toute question sur le coronavirus: 0 800 130 000.

Avec Le Figaro par Marie-Estelle-Pech

Les sourds argentins victimes d’abus du clergé réclament justice au pape

février 20, 2020

Trois sourds argentins victimes d’abus sexuels commis par des prêtres dans des instituts catholiques spécialisés d’Argentine ont lancé jeudi 20 février un cri de douleur et de colère depuis la place Saint-Pierre pour demander justice et réparation à leur compatriote, le pape François.

«Nous avons beaucoup souffert. Il nous faut une loi qui oblige le Vatican à cesser de se protéger. Nous, les sourds, avons subi des abus de la part de prêtres et nous avons besoin que cela change», a expliqué en langue des signes Daniel Sgardelis, 45 ans, en route pour la place Saint-Pierre de Rome.

«Ils ont trop commis d’abus sexuels et il faut que cela cesse. Le pape est là tranquillement au Vatican sans nous donner la preuve d’un changement», a aussi déploré Ezequiel Villalonga, 19 ans, grâce à une traductrice.

«Pourquoi sommes-nous venus à Rome? Pour mettre fin aux abus sexuels partout», lance Ezequiel en brandissant un portrait de son bourreau.

Erica Labeguerie, dont la sœur de 26 ans est devenue une victime lorsqu’elle fréquentait l’un des deux Instituts catholiques Provolo pour les sourds d’Argentine, explique que son combat est pour que ces horreurs ne se répètent pas dans d’autres parties du monde.

Le drame de ces personnes handicapées est d’autant plus choquant qu’il s’agit de personnes particulièrement vulnérables qui ont été confiées à des religieux pour leur éducation.

Pas de rencontre avec le pape

Les victimes ont demandé en vain une rencontre avec le pape lors de leur séjour à Rome, du 20 au 22 février. «Nous sommes très déçus», reconnaît Erica Labeguerie, en racontant d’une voix hachée le parcours de sa famille.

«Cette lutte sert à rompre le silence, à faire en sorte que les preuves ne soient pas cachées, que le Vatican collabore», glisse-t-elle. Les victimes, accompagnées par leurs avocats, accusent le Vatican et le pape de dissimulation. Elles demandent justice, châtiment et réparation économique.

«Le pape a le pouvoir d’agir et d’éviter que cela ne se reproduise. Nous ne parlons pas du passé mais du présent que beaucoup vivent encore», assure la jeune femme.

Pour l’avocat Sergio Salinas, de l’organisation argentine humanitaire Xumex, «le pape argentin n’a rien fait pour enquêter sur les victimes ou pour les réparer».

«Nous avons besoin d’actions. Il ne suffit pas de lever le secret pontifical. L’Église doit collaborer. Le pape n’a rien dit, il ne s’est même pas excusé publiquement. Ce qui, de toute façon, n’est pas suffisant pour les victimes», a commenté pour sa part un autre avocat, Lucas Lecour.

En novembre, deux prêtres ont été condamnés à plus de 40 ans de prison pour avoir violé durant des années ces enfants dans l’institut spécialisé Provolo de Mendoza (ouest de l’Argentine). Nicola Corradi, un curé italien qui vit en Argentine depuis 1970, a été condamné à 42 ans de prison, et l’Argentin Horacio Corbacho à 45 ans.

Nicola Corradi avait été dénoncé au Vatican en 2009 pour avoir abusé sexuellement d’enfants sourds dans un institut Provolo de Vérone, dans le nord de l’Italie, avant d’être envoyé en Argentine voici cinquante ans. C’est pourquoi des sourds italiens de Vérone participeront à une veillée avec leurs compagnons d’infortune argentins, samedi dans les jardins du château de Saint-Ange, à quelque pas de la place Saint-Pierre.

Avant leur venue à Rome, les victimes argentines, qui considèrent avoir été «torturées» par leurs agresseurs, s’étaient rendues à Genève auprès du Comité de l’ONU contre la torture et du Comité des droits de l’enfant.

Par Le Figaro avec AFP

Mort de la grande soprano italienne Mirella Freni

février 10, 2020

Mirella Freni à New York en avril 2013  - Brad Barket/Getty Images/AFP

Mirella Freni à New York en avril 2013 – Brad Barket/Getty Images/AFP

La célèbre soprano italienne Mirella Freni est morte dimanche à l’âge de 84 ans. Elle fut notamment une vedette de « l’après-Callas » à la Scala de Milan.

L’une des plus grandes sopranos italiennes, Mirella Freni, est morte dimanche à l’âge de 84 ans à son domicile de Modène des suites d’une longue maladie, ont indiqué des élus de sa région à la presse italienne. L’annonce a suscité immédiatement un florilège d’hommages sur les sites spécialisés d’opéra de la planète.

Née à Modène (nord) comme le ténor Luciano Pavarotti, elle a été sa partenaire sur scène et une grande amie. Elle a partagé du reste la même nourrice que Luciano Pavarotti, leurs deux mères travaillant dans la même usine de tabac et ne pouvant pas les allaiter.

Un demi-siècle de grande carrière internationale

Mirella Freni fut une vedette de « l’après-Callas » à la Scala de Milan. Elle a particulièrement brillé dans le répertoire italien, notamment dans les rôles de Mimi (La Bohème de Puccini) et Desdémone (Otello de Verdi).

Mirella Freni fut très appréciée de Herbert von Karajan, dont elle deviendra la soprano fétiche pour les opéras italiens. Elle avait épousé en secondes noces le basse bulgare Nicolai Ghiaurov, qui la motiva à se lancer aussi dans le répertoire russe.

Elle avait fait ses adieux au monde lyrique, à l’Opéra de Washington en 2005, à l’âge de 70 ans en interprétant Jeanne d’Arc jeune fille, après un demi-siècle d’une grande carrière internationale.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

La France et l’Italie, toujours mauvais élèves de la zone euro

novembre 20, 2019

Bruxelles épingle les budgets des pays qui ne fournissent pas assez d’efforts pour réduire leurs dettes.

Emmanuel Macron n’avait-il pas désamorcé la critique à l’avance en la qualifiant de « débat d’un autre siècle » ?

La France se retrouve, comme prévu, aux côtés de l’Italie, dans un petit groupe de pays membres de la zone euro épinglés pour leur non-respect des règles du Pacte de stabilité et de croissance dans leurs budgets. Paris se distingue même en étant le seul à afficher cette année un déficit supérieur à la fameuse norme de 3 %, conspuée par le président de la République dans une interview à The Economist il y a quinze jours.

La Commission de Bruxelles ne déterre pas la hache de guerre pour autant. Elle note que la prévision de déficit (3,1 %) est proche du seuil toléré, temporaire et due à l’impact d’une seule mesure (la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse permanente de la con­tribution sociale des employeurs). Pour la première fois depuis la création de l’euro, aucun État membre ne fait l’objet d’une procédure pour déficit excessif.

Bruxelles cherche à se montrer conciliante, tant avec la France qu’avec l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, également tancées car elles n’ont « pas utilisé suffisamment les bonnes conditions économiques pour réduire leurs dettes et ne comptent pas le faire en 2020, ce qui les place en position de risque en cas de choc financier », selon Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission. Contrairement au Portugal, à la Slovénie, à la Slovaquie ou à la Finlande, sur la bonne voie, tout en restant parmi les pays qui risquent d’enfreindre les règles de l’euro l’an prochain.

Révision des règles

Pierre Moscovici, commissaire à l’Économie sortant dans l’équipe de Jean-Claude Juncker, souligne la « flexibilité » adoptée dans « l’application intelligente de nos règles communes en tenant compte des situations nationales ». Cela ne l’empêche pas de regretter « l’absence d’effort structurel » de la France, qui « implique une stabilisation de la dette à un niveau très élevé, proche de 100 % du PIB, mais pas de réduction ». Pire encore pour l’Italie, à 136,8 % l’an prochain et 137,4 % prévus en 2021.

Cela tombe bien: le successeur de Moscovici dans l’équipe d’Ursula von der Leyen n’est autre que l’ancien premier ministre italien Paolo Gentiloni, partisan d’une réforme des critères de Maastricht sur l’euro. La future présidente de la Commission, qui devrait prendre ses fonctions le 1er décembre, s’est toutefois d’ores et déjà targuée d’un « consensus » sur ces règles « claires », offrant suffisamment de marges de manœuvre. Il n’empêche, le débat, dans lequel s’est engouffré le chef de l’État français, fait rage en vue d’une possible révision l’an prochain.

À l’aune de ces critères contestés, neuf pays se classent parmi les bons élèves, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte ou l’Autriche, mais aussi l’Irlande, la Grèce et Chypre, dont ce n’était pas le cas il y a encore peu de temps. Les tout premiers de la classe, Berlin et La Haye, sont une nouvelle fois appelés par la Commission à en « faire beaucoup plus » pour utiliser leurs « excédents absolument gigantesques » dans la relance d’une économie européenne en ralentissement.

Le Figaro.fr par Florentin Collomp

Italie: les parents de Matteo Renzi condamnés avec sursis pour fausses factures

octobre 7, 2019

 

Les parents de l’ex-premier ministre italien Matteo Renzi ont été condamnés lundi à une peine de un an et neuf mois de prison avec sursis dans une affaire de fausses factures, rapportent les médias.

Tiziano Renzi et Laura Bovoli avaient été arrêtés et assignés à résidence en février dans une affaire de faillite frauduleuse et d’émission de fausses factures impliquant des sociétés coopératives dont ils ont été reconnus gérants de fait.

Interdiction d’exercer des fonctions de direction dans des entreprises

Le tribunal, qui a suivi lundi les réquisitions du parquet, a également interdit aux parents de l’ex-chef du gouvernement d’exercer pendant six mois des fonctions de direction dans des entreprises et de conclure, pendant un an, des affaires avec l’administration publique.

«J’ai le devoir de croire en la justice italienne, aujourd’hui plus que jamais. Et je continue à le faire, même si c’est avec beaucoup d’amertume», a réagi Tiziano Renzi qui a annoncé son intention de faire appel du jugement. «Les faits sont évidents: le travail qui nous est contesté a été effectué, facturé et payé dans les règles. Personne ne peut le nier et je suis convaincu qu’en appel tout cela sera démontré», a ajouté Renzi senior, cité par l’agence AGI.

Matteo Renzi, 45 ans, a gouverné l’Italie de février 2014 à décembre 2016. Lors de l’assignation à résidence de ses parents il avait déclaré que sa famille «n’aurait jamais été salie de la sorte» s’il n’avait pas fait de politique.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un glacier du Mont-Blanc menace de s’effondrer côté italien

septembre 25, 2019

 

Les autorités italiennes ont fermé des routes alpines et évacué plusieurs hameaux en raison des craintes suscitées par un morceau de glacier, qui glisse à une vitesse anormale sur les versants du Mont-Blanc et risque de s’effondrer complètement.

La partie basse du glacier de Planpincieux s’est déplacée à une moyenne de 50 à 60 centimètres par jour entre fin août et début septembre et menace désormais le Val Ferret, du côté italien de la frontière, selon les relevés des experts. Quelque 250.000 mètres cubes de glace pourraient ainsi se décrocher.

Par précaution, le maire de la commune italienne de Courmayeur, Stefano Miserocchi, a ordonné mardi la fermeture de deux axes routiers ainsi que l’évacuation d’habitations dans le massif du Mont-Blanc, le toit de l’Europe qui culmine à 4800 mètres. «Ces phénomènes montrent, une fois de plus, que la montagne vit une période de changements majeurs qui s’expliquent par des facteurs climatiques», s’est alarmé l’élu.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a lui aussi fait part de ses inquiétudes mercredi en marge de l’Assemblée générale de l’Onu, à New York, où il a présenté la nouvelle comme un «signal d’alerte qui ne peut nous laisser indifférents». Les risques de chute du glacier de Planpincieux font écho à un nouveau rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré plus particulièrement aux répercussions du réchauffement sur les océans.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

La justice italienne saisit l’Open Arms et ordonne son débarquement à Lampedusa

août 20, 2019

TOPSHOT-EUROPE-ITALY-SPAIN-MIGRANTS

Le bateau de l’ONG espagnole compte toujours 107 personnes à bord. ALESSANDRO SERRANO/AFP

Un procureur italien a ordonné mardi le débarquement en Sicile des migrants recueillis par l’Open Arms et la mise sous séquestre du navire de l’ONG espagnole. Ce dernier est bloqué en mer depuis 19 jours, après l’interdiction du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, d’accoster en Italie.

La justice italienne a ordonné mardi le débarquement à Lampedusa, en Sicile, des migrants recueillis par l’Open Arms et la mise sous séquestre de ce navire espagnol, a-t-on appris de sources judiciaires. Le procureur d’Agrigente, Luigi Patronaggio, après une inspection de la police judiciaire et de deux médecins, a décidé que compte tenu de la situation difficile à bord, les rescapés devaient être débarqués dans les prochaines heures sur la petite île sicilienne.

Le procureur a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, dans le cadre d’une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d’actes officiels, dont le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a affirmé, sur Facebook, qu’elle le vise directement. «Si quelqu’un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d’être parvenu à convaincre l’Espagne d’envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d’oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l’Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays», a-t-il dit sur Facebook.

La décision du procureur a été annoncée peu de temps après le départ d’Espagne d’un navire militaire sur lequel étaient censés être transbordés la centaine de migrants encore à bord de l’Open Arms. Madrid avait pris cette décision après qu’une dizaine de migrants s’étaient jetés à l’eau dans un geste désespéré pour rallier à la nage l’île italienne. Le Figaro fait le point.

  • Situation tendue à bord

Les conditions de vie à bord du navire humanitaire se compliquent a indiqué l’ONG dans un communiqué publié lundi, évoquant une «situation de grave crise psychologique à bord». 27 mineurs non accompagnés ont toutefois pu débarquer samedi mais un peu moins de 100 personnes, secourues le 1er août, restent coincées à bord. Quatre migrants se sont jetés à l’eau dimanche, tentant désespérément de rejoindre la terre ferme. Deux jours plus tard, ce mardi, quinze migrants, certains sans gilets de sauvetage, ont tenté de rallier Lampedusa à la nage. Selon une porte-parole de l’ONG, ils ont été «secourus» par les garde-côtes italiens et amenés sur l’île. «La situation est hors de contrôle», a indiqué sur Twitter l’ONG

Proactiva Open Arms publie régulièrement sur les réseaux sociaux des photos ou des vidéos illustrant les conditions dramatiques et angoissantes dans lesquelles vivent ces personnes, au bout de 19 jours de navigation.

  • L’Italie a-t-elle le droit d’interdire à l’Open Arms d’accoster?

«L’Italie utilise des moyens légaux, analyse Me François de Cambiaire, avocat qui est intervenu sur le dossier de SOS Méditerranée. Pour interdire l’accès à ses ports, le pays invoque la menace à l’ordre public, affirmant qu’il y a des migrants en situation illégale et qu’il faut donc leur restreindre l’accès au territoire». Le droit maritime oblige pourtant les pays les plus proches, géographiquement, de permettre aux bateaux de débarquer quand ils sont en situation de détresse.

«Mais les textes internationaux laissent l’appréciation d’une situation de détresse aux pays d’accueil, explique l’avocat. L’Italie affirme qu’il n’y a plus de personnes en situation de détresse à bord parce que les plus fragiles ont été prises en charge et amenées dans le pays au compte-gouttes. C’est très difficile à contester». Il n’est donc pas possible, d’après Me François de Cambiaire, d’affirmer que la décision de l’Italie est illégale.

«Les ONG agissent en toute conformité avec le droit international et le droit maritime, indique l’avocat. L’organisation Open Arms a donc saisi la justice italienne pour pouvoir contester un décret de Matteo Salvini qui interdisait le bateau d’entrer dans les eaux territoriales italiennes. Cela ne l’autorise toutefois pas à accoster dans le port».

  • Tensions entre l’Espagne et l’Italie

Dans ce contexte, la ministre de la Défense espagnole a haussé le ton face à l’Italie lundi, accusant Salvini de vouloir tirer profit politiquement de cette situation. Le ministre de l’Intérieur poursuit en effet sa politique de fermeté alors que le pays traverse une importante crise politique qu’il a lui-même déclenchée en faisant exploser la coalition au pouvoir.

Prenant acte du refus de Rome d’accueillir ces exilés, l’Espagne a proposé dimanche au navire de débarquer à Algésiras, dans l’extrême sud de l’Espagne. Une solution que l’ONG a jugée «irréalisable». Le gouvernement espagnol a alors suggéré Majorque (île des Baléares) comme alternative, plus proche mais toujours distante d’un millier de kilomètres de Lampedusa.

«Alors que notre bateau est à 800m des côtes de Lampedusa, les États européens demandent à une petite ONG comme la nôtre de faire face (…) à trois jours de navigation dans des conditions climatiques hostiles», a déclaré l’ONG dans son communiqué, manifestant son incompréhension. «La réponse que nous leur avons donnée est que nous ne pouvons pas garantir la sécurité de ces personnes sur notre bateau. Vu que l’Italie et l’Espagne ont assumé la responsabilité de ces personnes, qu’ils trouvent des solutions», a-t-elle complété. Finalement, le gouvernement espagnol a annoncé mardi qu’il envoyait un bateau militaire récupérer les exilés présents à bord de l’Open Arms. Le navire Audaz «partira cet après-midi à 17h00, naviguera pendant trois jours jusqu’à Lampedusa où il prendra en charge les personnes recueillies par l’Open Arms» et les transportera jusqu’au port de Palma de Majorque dans les Baléares, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Mardi, en fin d’après-midi, la justice italienne a finalement tranché en faveur du débarquement immédiat des migrants de l’Open Arms à Lampedusa. Le procureur italien a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, dans le cadre d’une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d’actes officiels, dont le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a affirmé, sur Facebook, qu’elle le vise directement.

«Si quelqu’un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d’être parvenu à convaincre l’Espagne d’envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d’oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l’Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays», a-t-il dit sur Facebook.

  • Accord prévu entre pays européens

La Commission européenne a appelé «tous les États membres à coopérer et trouver une solution qui fonctionne et qui permette de débarquer les gens à bord de l’Open Arms dans les plus brefs délais» tout en félicitant l’Espagne pour sa «bonne volonté». Un accord est en effet prévu entre pays européens afin de répartir ces naufragés, après leur débarquement, entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et l’Espagne. La France s’est engagée à accueillir 40 personnes si elles sont «en besoin de protection», c’est-à-dire si elles remplissent les conditions pour obtenir le statut de réfugié.

Par Le Figaro.fr avec AFP agence

Richard Gere demande à l’Italie d’arrêter de «diaboliser» les migrants

août 10, 2019

U.S. actor Richard Gere holds a news conference in support of an NGO ship "Open Arms", which carries stranded migrants, in Lampedusa

L’acteur américain Richard Gere a tenu une conférence de presse à Lampedusa ce samedi, aux côtés du fondateur de l’ONG espagnole Proactivia. GUGLIELMO MANGIAPANE/REUTERS

L’acteur américain a appelé le gouvernement italien à venir en aide aux migrants, alors que le navire Open Arms est bloqué depuis neuf jours au large de Lampedusa avec plus d’une centaine de personnes à son bord.

Ce samedi 10 août, l’acteur américain Richard Gere a appelé le gouvernement italien à venir en aide aux migrants bloqués sur l’Open Arms, navire de l’ONG espagnole Proactivia bloqué depuis une semaine au large de Lampedusa, au lieu de les «diaboliser». «La plupart des gens en parlent comme de migrants mais pour moi ce sont des réfugiés en fuite», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Lampedusa aux côtés de dirigeants de Proactiva.

«Ce sont 121 histoires différentes, ce sont des gens extraordinaires, ils sont si forts, ils ont vécu des horreurs, un enfer, la torture, les viols, l’emprisonnement», a ajouté l’acteur, en disant n’«en avoir rien à faire de la politique» et «vouloir seulement aider des gens en détresse».

Il a fait allusion à la «très bizarre situation politique» américaine «avec un président qui place beaucoup d’énergie dans la déshumanisation». «Nous avons nos réfugiés venant du Honduras, du Salvador, du Nicaragua, du Mexique, c’est très similaire à ce qu’il se passe ici.» Mais «partout sur Terre, il faut arrêter de diaboliser les êtres humains», a plaidé l’acteur.

Vendredi, la star était montée à bord du navire humanitaire pour rencontrer l’équipage et les migrants dont une trentaine sont mineurs et leur apporter de l’eau et de la nourriture. Les migrants lui ont paru «en bonne forme mais ils se rapprochent du point de rupture», avait-il souligné. «J’espère qu’il bronze un peu et qu’il en profite», avait raillé le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, à propos de l’acteur, en lui conseillant d’emmener les migrants à Ibiza.

ITALY-SPAIN-EUROPE-MIGRANTS-PEOPLE

Richard Gere, vendredi, sur l’Open arms. HO/AFP

Ce samedi, Malte a dit, dans un communiqué, avoir «proposé de transférer les 39 migrants à bord d’un navire des forces militaires, et de les débarquer sur le sol maltais car ils ont été récupérés dans la zone de secours de compétence de Malte et coordonnée par le Centre de secours RCC», mais refuse de laisser débarquer les 121 autres présents sur le navire.

«On ne peut pas évacuer 39 personnes et dire aux 121 autres qu’elles ne peuvent pas débarquer, ce n’est ni juste ni logique»

Oscar Camps, fondateur de Proactiva Open Arms

«Après le sauvetage il y a quelques heures, Malte accepte seulement d’amener à terre 39 personnes [et] refuse de laisser débarquer les 121 personnes qui sont à bord depuis neuf jours», s’est indigné le fondateur de Proactiva Open Arms, Oscar Camps. Selon lui, la décision de Malte «a provoqué un sérieux problème de sécurité à bord. Le niveau d’anxiété de ces personnes est insoutenable». «On ne peut pas évacuer 39 personnes et dire aux 121 autres qu’elles ne peuvent pas débarquer, ce n’est ni juste ni logique.»

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, avait déjà renvoyé vers l’Espagne les migrants bloqués à bord du navire humanitaire. «Que l’Open Arms ne l’oublie pas, les eaux territoriales italiennes sont fermées pour lui et nous sommes prêts à confisquer le navire», avait-il précisé, alors que le Parlement italien a adopté lundi soir une nouvelle loi sur la «sécurité». Cette loi prévoie notamment des amendes jusqu’à un million d’euros et la saisie du navire pour les ONG qui violeraient l’interdiction d’entrée dans les eaux territoriales italiennes.

Depuis l’été dernier, tous les migrants secourus par l’Open Arms ont par ailleurs débarqué en Espagne. Mais les autorités espagnoles avaient interdit au navire de retourner au large de la Libye, sous peine, selon l’ONG, d’une amende de 200.000 à 900.000 euros.

L’Open Arms n’est pas le seul navire à parcourir les eaux dans le but de venir en aide aux migrants. À peine arrivé dans la vaste zone des secours au large de la Libye, l’Ocean Viking, remplaçant de l’Aquarius , a également recueilli 85 migrants ce vendredi. Parti de Libye, un petit canot pneumatique avait été signalé jeudi soir à l’Ocean Viking.

Le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) a recueilli 85 personnes originaires du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire ou encore du Soudan. Parmi eux, cinq femmes, onze adolescents et quatre enfants dont le plus jeune n’a qu’un an.

Matteo Salvini, qui a fait éclater jeudi la coalition populiste en Italie, a immédiatement adressé un courrier au gouvernement de la Norvège, dont le navire bat pavillon. «L’Italie n’est pas juridiquement tenue, ni disposée à accueillir les immigrés clandestins non identifiés, se trouvant à bord de l’Ocean Viking», a-t-il écrit.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters