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Zimbabwe: la police enquête sur Grace Mugabe dans le cadre d’un trafic d’ivoire

mars 25, 2018

 

Grace Mugabe. © AFP

La police zimbabwéenne a confirmé dimanche enquêter sur l’ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande.

« Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.

Le journal gouvernemental Sunday Mail a affirmé dimanche que les services de protection de la nature et de la faune avaient établi que Grace Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis ».

Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration de son pays d’émettre des vrais-faux permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers.

« Une fois hors du pays, ces  »cadeaux » étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.

« Un piège aux complices présumés »

Cité par le Sunday Mail, un haut responsable de l’actuelle présidence du pays, Christopher Mutsvangwa, a indiqué que le gouvernement avait été informé du trafic par un lanceur d’alerte qu’il n’a pas nommément cité.

« La police et le lanceur d’alerte ont tendu un piège aux complices présumés de Grace Mugabe », a expliqué Christopher Mutsvanga. « Ils ont été arrêtés (…) quand nous avons été confrontés à tant de preuves, nous ne pouvions plus rester sans rien faire ».

Le Sunday Times sud-africain de ce dimanche affirme que le lanceur d’alerte est un photojournaliste australien, Adrian Steirn.

L’ex-première dame doit être prochainement entendue par la police, selon le Sunday Mail.

Goûts de luxe et ambition

Longtemps connue pour ses seuls goûts de luxe, extravagances et coups de colère, Grace Mugabe, avait ses dernières années révélé son ambition de succéder à son mari.

C’est pour l’en empêcher que l’armée est intervenue en novembre, provoquant la démission de Robert Mugabe, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans sur le pays. Il a été remplacé à la tête du pays par son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa.

Les autorités anticorruption du Zimbabwe enquêtent actuellement sur les conditions de délivrance d’un doctorat à Robert Mugabe en 2014. Le vice-chancelier de l’université du Zimbabwe a été arrêté le mois dernier dans le cadre de ce dossier.

Jeuneafrioque.com

Le Kenya détruit la plus grande quantité d’ivoire de l’Histoire

avril 30, 2016

Le président kényan a procédé samedi à la destruction de 105 tonnes d’ivoire dans le parc de Nairobi, soit la plus grande quantité d' »or blanc » jamais incinérée. Un geste symbolique fort pour la lutte contre le braconnage des éléphants, décimés pour leurs défenses.

Face aux caméras du monde entier, le président Kenyatta et son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, dont le pays abrite plus de la moitié des éléphants de forêt en Afrique, ont inséré chacun une torche dans une des pyramides constituées de défenses d’éléphant empilées verticalement, sur plus de trois mètres de haut.

Au total, dix pyramides d’ivoire et une pile de cornes de rhinocéros ont ainsi été mises à feu par des invités de marque. Environ 5% du stock mondial d’ivoire devaient ainsi partir en fumée.

Patrimoine en jeu
Avant de procéder à l’incinération, le chef de l’Etat a répondu aux critiques déplorant la perte pour le Kenya d’un tel trésor, estimé à 150 millions de dollars environ sur le marché noir. « Pour nous, l’ivoire ne vaut rien sauf lorsqu’il est sur nos éléphants », a déclaré Uhuru Kenyatta.

S’adressant aux braconniers, le président Bongo a de son côté fait part de sa détermination à les combattre: « Nous allons mettre un terme à votre commerce et la meilleure chose que vous puissiez faire, c’est de prendre votre retraite ».

Interdire le commerce
Les 16’000 défenses incinérées samedi représentent la quasi-totalité du stock d’ivoire kényan constitué depuis 1989 et l’interdiction du commerce international de « l’or blanc ».

M. Kenyatta a appelé à l’interdiction totale du commerce de l’ivoire afin d’empêcher l’extinction de cette espèce à l’état sauvage. C’est en effet la survie des 450’000 à 500’000 éléphants d’Afrique qui est en jeu, d’ici une à deux générations à peine.

Présente à la cérémonie, la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal a défendu la nécessité de « tuer la demande ». Elle a annoncé l’interdiction prochaine de tout commerce d’ivoire en France.

30’000 morts par an
Environ 30’000 éléphants sont massacrés chaque année pour leurs défenses par des braconniers de mieux en mieux équipés. La conséquence est dramatique: additionnées, les morts naturelles et celles imputées aux braconniers surpassent le taux de reproduction de l’espèce.

La situation des rhinocéros est encore plus précaire. Il y en a moins de 30’000 en Afrique et une espèce, le rhinocéros blanc du Nord, est au bord de l’extinction. Et le prix des cornes de rhinocéros continue à augmenter.

« Une satanée bonne opération »
Lors de la cérémonie, le célèbre paléoanthropologue Richard Leakey, qui dirige le Service kényan de la faune (KWS), a défendu l’initiative kényane: « C’est une satanée bonne opération de communication. Si je veux atteindre six milliards d’individus, j’ai besoin de ce genre d’événement », a-t-il expliqué.

Il a qualifié de « honteuses » les nations qui continuent de garder leurs stocks, en référence notamment à plusieurs pays d’Afrique australe: « Ce sont des spéculateurs d’une marchandise illégale et diabolique ».

Assécher la demande asiatique
Le trafic d’ivoire est porté par la demande asiatique, essentiellement en Chine, où le kilo se négocie environ 1000 euros.

La Chine a récemment durci sa législation sur les importations d’ivoire, mais elle permet la revente de « l’or blanc » acheté avant 1989. Selon les défenseurs des éléphants, ce commerce légal peut servir de paravent pour des importations clandestines.

Interdire le trafic
Des organisations de protection de la faune et de la nature considèrent que l’interdiction définitive du commerce de l’ivoire serait le moyen le plus efficace. Vera Weber, présidente de la Fondation Franz Weber citée dans un communiqué, pense qu’une telle mesure devrait intervenir « avant qu’il ne soit trop tard ».

Selon Daniela Freyer, de l’organisation allemande Pro Wildlife, toutes les expériences ayant jusqu’à présent autorisé le commerce sous contrôle ont échoué. Elle est d’avis que les marchés légaux devraient être fermés. La prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), en septembre à Johannesburg, donnera cette possibilité.

Romandie.com

Congo: un Chinois condamné à quatre ans de prison pour trafic d’ivoire

août 13, 2011

Un ressortissant chinois de 35 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme par la justice congolaise pour trafic d’ivoire.

« La sanction infligée à ce Chinois est de quatre ans de prison ferme, une amende de 3 millions de Fcfa (4. 500 euros) et 4 millions de Fcfa (6. 000 euros) de dommages et intérêts », a indiqué à l’AFP Naftali Honig, coordonnateur du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune (PALF), ONG basée au Congo spécialisée dans la lutte contre le trafic des animaux.

« C’est une décision de justice qui nous réjouit, nous conservateurs de l’environnement. C’est une avancée, mais il y a encore beaucoup de choses à faire pour combattre la criminalité faunistique », a-t-il ajouté.

Une source judiciaire a confirmé la condamnation à l’AFP.

Le condamné, âgé de 35 ans, a été arrêté en janvier à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville grâce à la vigilance des agents des eaux et forêts.

M. Honig avait affirmé à l’époque à l’AFP qu’on avait retrouvé sur lui cinq défenses brutes représentant 10 kilos, trois statues, 80 baguettes, de petits colliers et des cachets traditionnels (« hankos »).

Le ressortissant chinois, installé depuis plusieurs années au Congo, avait sur lui un billet d’avion pour Nairobi et devait vraisemblablement continuer vers la Chine.

Au Congo, l’éléphant fait partie des espèces intégralement protégées par la loi. En 2008, la population des pachydermes était estimée à 13. 000 têtes dans ce pays où plus de la moitié de la superficie (342. 000 km²) est constituée de forêt.

Jeuneafrique.com avec AFP