Posts Tagged ‘Jacques Chirac’

Une avenue Jacques Chirac inaugurée à Abou Dhabi

novembre 11, 2019

 

Une avenue qui conduit au Louvre Abu Dhabi a été officiellement baptisée lundi 11 novembre du nom de Jacques Chirac, en hommage au rôle de l’ancien président français dans la consolidation des relations entre la France et les Emirats arabes unis.

Une cérémonie officielle a eu lieu à cette occasion au musée en présence de Claude Chirac, la fille de l’ancien chef d’Etat décédé en septembre, et de responsables émiratis. «C’est une très grande émotion pour moi (…), une très grande fierté aussi», a confié à l’AFP Claude Chirac. «Mon père avait une relation à ce pays, à ce peuple et en particulier à la grande figure de cheikh Zayed, qui était très empreinte de respect et d’amitié», a-t-elle ajouté.

Lors d’une brève cérémonie à l’intérieur du musée, qui fête lundi son deuxième anniversaire, des photos de Jacques Chirac aux côtés de cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane, père fondateur des Emirats, ont été exposées.

«La mémoire de Jacques Chirac restera fermement ancrée au coeur des Emirats», a déclaré l’ambassadeur émirati en France, Ali Abdallah al-Ahmad.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Le dernier adieu à Jacques Chirac

septembre 30, 2019

Official ceremony in memory of late French President Jacques Chirac

Le cercueil de Jacques Chirac prêt à partir dans un corbillard, lundi, devant l’église Saint-Sulpice, à Paris, après la messe de funérailles. POOL/REUTERS

Chefs d’État étrangers et acteurs des quarante dernières années de la vie politique ont rendu hommage à l’ancien président, lundi, à Paris.

L’Histoire défile. La grande, la petite, la française, celle du monde. Sur le parvis de l’église Saint-Sulpice où la cérémonie des obsèques de Jacques Chirac va bientôt débuter, les acteurs principaux des quarante dernières années passent les uns après les autres. Comme une rétrospective. L’ancien président les a tous côtoyés. À l’Élysée, à Matignon, à l’hôtel de ville de Paris, dans les sommets internationaux, en Corrèze, sur les bancs de l’Assemblée nationale, au Conseil des ministres, dans les rangs du RPR…

Les querelles éternelles de la droite sont mises entre parenthèses. Vieil ennemi de Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing passe en s’appuyant sur sa canne. Tout comme le favori de l’élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur. Ceux qui, à l’époque, étaient restés fidèles à l’ancien maire de Paris, sont presque tous là: Alain Juppé, François Baroin, Jean-Louis Debré, Christian Jacob… L’ossature de la chiraquie historique. La foule n’est pas rancunière. Elle applaudit Nicolas Sarkozy. Elle était restée silencieuse quelques minutes plus tôt lorsque François Hollande était arrivé.

À Paris, où Jacques Chirac a laissé une empreinte indélébile, ceux qui lui ont succédé et ceux qui rêvent d’y parvenir sont là

L’alternance et la cohabitation. Voilà aussi Lionel Jospin, cinq ans premier ministre de Jacques Chirac. Certains de ses anciens ministres sont là aussi. Ils ont fait du chemin depuis la cohabitation. Ségolène Royal est arrivée au second tour de l’élection présidentielle en 2007. Claude Bartolone a présidé l’Assemblée nationale. Pierre Moscovici a exercé les fonctions de commissaire européen. Martine Aubry s’est installée à Lille. À Paris, où Jacques Chirac a laissé une empreinte indélébile, ceux qui lui ont succédé et ceux qui rêvent d’y parvenir sont là. Jean Tiberi côtoie Anne Hidalgo. Rachida Dati passe.

Un peu plus tôt, Cédric Villani avait fait une apparition sur le parcours du convoi funéraire. Il y a aussi le candidat du «nouveau monde» Benjamin Griveaux, comme pour accompagner cette part de l’«ancien monde» qui disparaît avec Jacques Chirac. Voilà d’ailleurs Emmanuel Macron et son épouse Brigitte. La foule applaudit. Mais elle a du mal à mettre des noms sur les nouveaux visages de la politique. Ceux arrivés au pouvoir avec Emmanuel Macron. Elle reconnaît plus aisément les journalistes Patrick Poivre d’Arvor et Jean-Pierre Elkabbach. Tous deux avaient interviewé Jacques Chirac à de nombreuses reprises. L’ensemble du gouvernement est là pourtant, tout comme beaucoup de députés de la majorité.

Un seul absent: l’extrême droite

La dernière élection présidentielle a laissé des traces. Sur le parvis de l’église, Édouard Philippe et François Fillon échangent une poignée de main glaciale. Tout comme Emmanuel Macron et François Hollande une fois dans l’église. Les anciens premiers ministres de l’ex-président sont tous venus, éloignés désormais de la scène politique. Jean-Marc Ayrault gère sa Fondation sur la mémoire de l’esclavage. Manuel Valls refait sa vie en Espagne. Bernard Cazeneuve cherche la voie du retour.

Dans cette histoire de la Ve République qui défile, il n’y a qu’un absent, l’extrême droite. Le combat de Jacques Chirac. Celui qu’il avait remporté en 2002 au second tour de l’élection présidentielle face au FN. Marine Le Pen voulait venir, la famille de l’ancien président a fait savoir qu’elle n’était pas la bienvenue. La mémoire de ce séisme politique, c’est Jean-Pierre Raffarin qui la porte. C’est lui que Jacques Chirac avait installé à Matignon pour tenter de rassembler la France après le choc du 21 avril. Sur le parvis, il est le premier à s’arrêter pour dire un mot à la presse sur Jacques Chirac. Un peu plus loin, il croise Dominique de Villepin, le dernier premier ministre de l’ancien président. C’est en son nom, et pour dire non à la deuxième guerre d’Irak en 2003, qu’il prononce son fameux discours de l’ONU.

«Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux soutenu par son épouse Bernadette, un véritable amour des gens»

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

L’Amérique n’a toujours pas digéré. Pour seul représentant, elle a envoyé son ambassadeur. Il y a bien aussi l’ancien président Bill Clinton mais il est venu de son propre chef. La foule l’applaudit lorsqu’elle l’aperçoit sur le perron de l’église, tout comme elle applaudit Vladimir Poutine lorsqu’il apparaît à l’écran. Le président russe est entré dans l’église par une porte dérobée. Les autres dirigeants étrangers sont passés par le parvis, descendus d’un bus en provenance de l’Élysée.

Chacun porte une part de l’histoire de France écrite par Jacques Chirac. L’amitié avec le Liban avec le premier ministre libanais Saad Hariri. Il a décrété une journée de deuil national dans son pays. Pendant la cérémonie, le fils de Rafic Hariri, ami intime de Chirac, a du mal à retenir ses larmes. La politique arabe de la France avec le roi Abdallah de Jordanie et l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad al-Thani. Malade, le roi du Maroc, Mohamed VI, s’est fait représenter par son fils, le prince héritier Moulay el-Hassan. Ce goût de Jacques Chirac pour l’Afrique est aussi souligné avec la présence du président congolais Denis Sassou-Nguesso. Plus tôt dans la matinée, un régiment de chasseurs d’Afrique avait d’ailleurs participé aux honneurs militaires rendus à l’ancien président.

Ces quarante ans d’histoire, Jacques Chirac les a traversés en y laissant sa trace, auprès des grands comme des petits. «Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux soutenu par son épouse Bernadette, un véritable amour des gens, a résumé dans son homélie l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Aussi à l’aise dans les salons de l’Élysée qu’au Salon de l’agriculture, beaucoup en le rencontrant se sentaient considérés.» Et pas seulement en le rencontrant. Pour lui rendre un dernier hommage, les Français ont d’abord défilé à l’Élysée deux jours durant pour signer les registres de condoléances. Ils se sont ensuite postés le long du parcours du convoi funéraire. Ils se sont enfin rassemblés devant et autour de l’église Saint-Sulpice. Lorsque la fille du président, Claude Chirac, en a franchi les portes à l’issue de la cérémonie, ils l’ont longuement applaudie.

Le Figaro.fr par Christophe Bazile et François-Xavier Bourmaud

France/Mort de Jacques Chirac : Giscard d’Estaing, Sarkozy et Hollande réunis lundi

septembre 28, 2019

 

Un service solennel sera rendu en l’église Saint-Sulpice à Paris à midi.

Les anciens présidents de la République Valéry Giscard d’Estaing, François Hollande et Nicolas Sarkozy assisteront lundi 30 septembre au service solennel en l’église Saint-Sulpice à Paris à l’intention de Jacques Chirac. C’est ce qu’a annoncé l’Elysée samedi 28 septembre.

L’office doit débuter à midi, il sera présidé par Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris.

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron seront présents, ainsi qu’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. Sont attendus Vladimir Poutine, mais aussi les présidents italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, les premiers ministres libanais Saad Hariri, et hongrois Viktor Orban et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi que le premier ministre belge Charles Michel. Certains resteront au déjeuner prévu ensuite à l’Elysée.

Le gouvernement et des ambassadeurs seront également réunis, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Parmi les responsables politiques français, Marine Le Pen a confirmé sur BFMTV qu’elle assisterait à la cérémonie : « Je suis la présidente du premier parti de France et il est parfaitement naturel que je me rende aux obsèques de l’ancien président de la République », a-t-elle indiqué.

Emmanuel Macron ne prononcera pas de discours lors de ce service, donné dans l’église du VIe arrondissement en raison des travaux liés à l’incendie de Notre-Dame.

Par Le Figaro.fr

France: Macron rend hommage à Chirac, «homme d’État que nous aimions autant qu’il nous aimait»

septembre 26, 2019

FILE PHOTO: French President Emmanuel Macron delivers a speech at the Elysee Palace in Paris

Une prise de parole historique où chaque détail compte. En témoigne le seul objet décorant le bureau: un portrait du Général de Gaulle, offert par Jacques Chirac.

Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé ce jeudi soir à 20 heures, pour rendre hommage à son lointain prédécesseur. L’allocution du chef de l’État, qui a duré une dizaine de minutes, a été diffusée à la radio et sur toutes les chaînes de télévision après avoir été enregistrée un peu plus tôt à l’Élysée.Revenant sur les «plus de quarante années de vie politique» qui en ont fait «un visage familier», Emmanuel Macron a affirmé que «nous nous reconnaissions tous en cet homme qui nous ressemblait et nous rassemblait». Et ce que l’on «partage ou non ses idées». Louant un homme qui n’a «jamais oublié ses racines», il a ensuite salué le «chef qui sut représenter la Nation dans sa diversité et sa complexité», et qui «incarna une certaine idée de la France». «Une France dont il a constamment veillé à l’unité, à la cohésion, et qu’il a protégée courageusement contre les extrêmes et la haine», a-t-il poursuivi. Manière de rappeler leur combat commun contre le Front national, qu’ils ont tous les deux affronté au second tour de la présidentielle.

Le locataire de l’Élysée a enfin insisté sur plusieurs engagements de Jacques Chirac qui trouvent une résonance particulièrement actuelle. Sa vision de l’Europe, d’abord, son attachement à l’amitié franco-allemande, ensuite, mais surtout son action pour le climat, dont il s’est saisi très «tôt car (il) était habité par la conscience du temps long». «“Notre maison brûle”: ce cri d’alerte qu’il poussa pour inviter les dirigeants du monde à agir pour la protection de l’environnement et contre le réchauffement climatique, ne fut pas seulement celui d’un chef d’État se hissant à la hauteur de l’Histoire. Mais celui d’un homme parmi les hommes, refusant de tout son être que soit menacée la pérennité de notre planète», a-t-il analysé. «Notre pays est fait de ces transmissions qui portent leur mystère et nous dépassent», a finalement glissé Emmanuel Macron, après avoir brièvement commenté la relation qu’entretenait Jacques Chirac avec chacun de ses prédécesseurs, à savoir le Général de Gaulle et Georges Pompidou, ainsi que Valéry Giscard d’Estaing puis François Mitterrand. «Je veux en votre nom dire à Madame Chirac, notre amitié et notre respect, dire nos condoléances à sa fille, son petit-fils et sa famille et à tous ses amis et ses proches. Ils ont accompagné tant de ses combats et l’ont tant protégé. (…) Il entre dans l’Histoire et manquera à chacun d’entre nous désormais», a-t-il conclu.

  • Alors que ses détracteurs lui instruisent régulièrement un procès en arrogance, Emmanuel Macron a conclu son allocution par un éloge de la personnalité du Corrézien. «Lui qui attirait la sympathie de l’agriculteur et du capitaine d’industrie, lui qui prenait le temps d’échanger longuement avec l’ouvrier d’usine comme avec les plus grands artistes, aimait profondément les gens, dans toute la diversité de leurs convictions, de leurs professions, de leurs conditions. Il aimait les Français pour les saluer, leur parler, leur sourire… les embrasser. Les plus humbles, les plus fragiles, les plus faibles furent sa grande cause. (…) Pour Jacques Chirac, nulle hiérarchie entre les parcours, entre les histoires. Simplement des femmes et des hommes, des vies qui toutes méritent une égale attention, une égale affection», a-t-il énuméré.
  • De même, Emmanuel Macron a souligné que Jacques Chirac incarnait à ses yeux «une France qui regarde son histoire en face», puisqu’il «sut (en) reconnaître les responsabilités dans les heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale». Il a ensuite applaudi ses principaux faits d’armes sur la scène internationale et diplomatique. À commencer par son refus, en 2003, de s’engager au côté des États-Unis dans «l’invasion de l’Irak sans mandat des Nations unies», faisant ainsi de la France une Nation «indépendante et fière, capable de s’élever contre une intervention militaire injustifiée». «Le président Chirac incarna une certaine idée du monde» et «une France qui assume son rôle historique de conscience universelle», a-t-il ajouté.
  • «C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que je m’adresse à vous ce soir. Le président Jacques Chirac nous a quittés ce matin. Nous, Français, perdons un homme d’État que nous aimions autant qu’il nous aimait», a-t-il entamé, avec un ton particulièrement grave.
  • Le président s’est exprimé ce jeudi soir, lors d’une allocution enregistrée à l’Élysée et diffusée à 20 heures. «Nous, Français, perdons un homme d’État que nous aimions autant qu’il nous aimait», a-t-il regretté.
  • Emmanuel Macron à l’Élysée, le 26 septembre 2019. Capture d’écran France 2

Le Figaro.fr par Arthur Berdah

 

[Chronique] Jacques Chirac, bien-aimé Françafricain

septembre 26, 2019

 

© Glez

L’ancien président français laissera le souvenir d’un ami sincère du continent, même si les motivations de sa politique africaine étaient « franco-centrées » et ses méthodes paternalistes contestables…

Décédé ce 26 septembre à l’âge de 86 ans, Jacques Chirac inspire des hommages émus sur un continent africain qui avait adopté le cinquième président de la cinquième République française. Ce label d’« africanité » décernée au monstre politique de la droite gaulliste et post-gaullienne se révèle une pièce à deux faces.

En visite dans près de 40 pays du continent, le grand échalas habituellement balourd en public se révélait aérien et transpirait la sincérité lorsqu’il traversait, vitres ouvertes, les capitales africaines. Sur un point, il aura, pour une fois, réconcilié les populations et les politiciens africains : « Chichi » le chaleureux méritait les accueils folkloriques et les pagnes à son effigie, bien plus que ses prédécesseurs ou successeurs donneurs de leçon, notamment Mitterrand et Sarkozy.

Lutte contre le paludisme et le sida, annulation de la dette, revalorisation des pensions des tirailleurs, promotion des arts dits « premiers » : Jacques Chirac plaidait ostensiblement pour l’Afrique et singulièrement pour les anciennes colonies de la France.

Copinage françafricain

Car – et c’est la deuxième face de la pièce – les liens de l’ancien président avec le continent rimaient avec pré carré francophone. L’amical compagnonnage rimait avec copinage françafricain. Qui trop embrasse (les dirigeants) mal étreint (les peuples) ? À la table de l’au-delà, Jacques Chirac devrait dîner de la tête de veau à la gauche du sulfureux Jacques Foccart et à la droite de l’équivoque Omar Bongo.

S’il arrive qu’une fois sur mille, les formulations tartes à la crème se révèlent justes, le surnom « Chirac l’Africain » pourrait être suivi d’une assertion qui résonne pourtant comme une brève de comptoir : « C’est la fin d’une époque ». Celle d’un Charles Pasqua lui-même décédé ou d’un Patrick Balkany aujourd’hui condamné, celle d’un Jean-Bedel Bokassa ou d’un Gnassingbé Eyadema, celle des approximations déontologiques, celles des soupçons de mallettes et de compromissions jugées « light » sous couvert de l’amitié intercontinentale.

Celle où le politiquement correct embryonnaire n’empêchait pas le président Chirac d’évoquer « le bruit et l’odeur » de communautés immigrées. Celle où les réseaux sociaux n’étaient pas là pour se saisir d’un tel dérapage raciste et froisser une carrière politique. En France et en Afrique, la popularité qui suinte des hommages posthumes est peut-être moins préfabriquée que d’habitude…

Jeuneafrique.com par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

La nuit de la mort de Lady Diana, Jacques Chirac ne dormait pas avec sa femme Bernadette mais avec une actrice

août 29, 2017

Elle court elle court la rumeur

Le 31 août prochain, cela fera vingt ans que Lady Diana est décé­dée dans un terrible acci­dent de voiture. Et malgré le temps qui passe, sa dispa­ri­tion comporte encore des zones d’ombre. Ce soir-là, alors que la France apprend avec horreur la mort de la prin­cesse, Jacques Chirac ne dormait pas auprès de sa femme Berna­dette.

Chaque année et ce depuis le 31 août 1997, les circons­tances de la mort de Lady Diana sont de nouveau scru­tées, étudiées et rela­tées dans les médias. Ce soir-là, la prin­cesse de Galles perdait la vie dans un terrible acci­dent de voiture aux côtés de Dodi Al-Fayed. Une dispa­ri­tion soudaine surve­nue dans la capi­tale française. Le 31 août 1997, Mati­gnon a donc vécu un véri­table enfer. Pierre-Alain Muet, alors conseiller écono­mique du Premier ministre Lionel Jospin, était visi­ble­ment le seul aux commandes. Durant cet événe­ment tragique, les diri­geants du pays ont été diffi­ci­le­ment joignables comme l’explique Jean-Claude Laumond, l’ancien chauf­feur de Jacques Chirac dans son ouvrage Vingt-cinq ans avec lui paru en 2001. Le soir du drame, l’ex-président de la Répu­blique n’était appa­rem­ment pas à son domi­cile auprès de sa femme Berna­dette. Jacques Chirac aurait passé une partie de la nuit aux côtés de Clau­dia Cardi­nale. Face à cette rumeur, l’actrice a toujours démenti.

Mais ce n’est sans doute pas un hasard si en février 2016, lors du 11e gala de charité de l’Asso­cia­tion pour la recherche sur l’Alzhei­mer orga­nisé à l’Olym­pia, Berna­dette Chirac avait soigneu­se­ment évité de croi­ser Clau­dia Cardi­nale. De son côté, l’icône italienne a vécu une très belle histoire d’amour avec le réali­sa­teur napo­li­tain Pasquale Squi­tieri et le papa de sa fille : « Je n’ai eu dans ma vie qu’un seul homme », confiait-elle alors en mai dernier dans les colonnes du Monde.

Gala.fr par Marine Madelmond

France: Laurence Chirac, la fille aînée de Jacques Chirac, est morte

avril 14, 2016

Jacques Chirac avec sa fille aînée Laurence en avril 1981. Celle-ci s'est éteinte à 58 ans ce jeudi.

Jacques Chirac avec sa fille aînée Laurence en avril 1981. Celle-ci s’est éteinte à 58 ans ce jeudi.AFP/Georges Bendrhiem

La fille aînée de Jacques Chirac, Laurence, vient de s’éteindre ce jeudi. Elle venait d’avoir 58 ans et souffrait d’anorexie.

Le clan Chirac est en deuil. Laurence, la fille aînée de Jacques et Bernadette Chirac, est décédée ce jeudi. Elle avait été hospitalisée en début de semaine.

Laurence Chirac est toujours restée méconnue du grand public, contrairement à sa petite soeur Claude et sa mère qui, elles, gravitaient dans la sphère professionnelle de l’ancien président de la République. Pour ce dernier, sa fille aînée, atteinte d’anorexie à l’adolescence, a souvent été un sujet douloureux et n’a jamais été mêlée à sa carrière politique.

 Début 2007, quelques mois avant la fin de son quinquennat à l’Elysée, l’ex-maire de Paris se livrait pour la première fois et expliquait au journaliste Pierre Péan qu’elle était « le drame de [sa] vie ». Une anecdote que l’auteur rapportait dans son livre L’inconnu de l’Elysée.

LIRE AUSSI >> Laurence Chirac, cette inconnue

Née le 4 mars 1958, Laurence Chirac s’est très vite révélée douée pour les études, celles de médecine qu’elle a commencées. Mais à la fin des années 70, elle développe des troubles alimentaires – de l’anorexie mentale, soit le refus de s’alimenter – alors que son père est Premier ministre puis chef de l’opposition. Les dernières photos d’elle dans la presse remontent à cette époque: une jeune fille brune et souriante est immortalisée dans les jardins de l’Hôtel de Ville de Paris.

Tentatives de suicide

Puis, au début des années 90, elle fait une tentative de suicide. Jacques Chirac l’apprend le 13 avril 1990, alors qu’il est en Thaïlande. Sa fille s’est défenestrée. Une seule de ses tentatives est rendue publique mais la jeune fille en aurait fait une quinzaine, assure le site du Point.

Après cet épisode, elle disparaît totalement de la sphère médiatique et ne fera qu’un très bref retour pour les 80 ans de son père, dans Paris Match, en 2012. Une première en trente ans d’absence. Sur un cliché d’un photographe de l’hebdomadaire, elle apparaît voûtée dans de grosses baskets bicolores, mais souriante, le regard perdu sous les boucles.

Le choix de la maison

Lorsque la maladie de Laurence est diagnostiquée, le couple Chirac prend contact avec différents centres spécialisés dans le traitement de l’anorexie, en France et en Europe. Mais Jacques et Bernadette Chirac se heurtent à une solution qu’ils refusent: le placement dans un centre fermé. Le couple veut garder leur fille près d’eux.

Lorsqu’il accède à Matignon, Jacques Chirac s’impose de déjeuner très régulièrement avec Laurence, écrit Le Point. Après sa tentative de suicide, en avril 1990, le couple l’installe dans un appartement parisien en rez-de-chaussée où Bernadette se rend souvent.

Parallèlement, la Première dame de France d’alors organise une levée de fonds avec l’envie de voir ouvrir dans l’Hexagone des centres spécialisés pour accueillir les personnes anorexiques. Alors qu’elle a toujours fait preuve d’une grande discrétion sur la maladie de sa fille, Bernadette Chirac évoquer le sujet en 2004, lors de l’inauguration d’une maison des adolescents de l’hôpital Cochin, à Paris.

Lexpress.fr par

Jacques Chirac hospitalisé pour un bilan de santé

décembre 10, 2015

Jacques Chirac a été hospitalisé mercredi à Paris pour un bilan de santé, a-t-on appris jeudi de source parlementaire. L’ancien chef de l’Etat, qui est âgé de 83 ans, devrait rester à l’hôpital « quelques jours », a-t-on précisé.

L’état de santé de l’ancien président est l’objet de rumeurs récurrentes depuis son retrait de la vie politique en 2007. Il avait été victime d’un accident vasculaire cérébral en 2005 durant son second mandat à l’Elysée.

Jacques Chirac a désormais de grandes difficultés à se déplacer. Il a fait de rares apparitions publiques ces dernières années en raison de la fragilité de son état.

Dans un entretien au Figaro publié en octobre 2014, Jacques Chirac affirme son soutien à Alain Juppé, qui fut son Premier ministre de 1995 à 1997, pour l’élection présidentielle de 2017. « J’ai toujours su qu’Alain Juppé serait au rendez-vous de son destin et de celui de la France », déclare-t-il, alors que son épouse a toujours soutenu ouvertement Nicolas Sarkozy.

Romandie.com

Jacques Chirac : la phrase assas­sine et humi­liante de Berna­dette en plein repas au restau­rant

août 13, 2015
Berna­dette vs Jacques Chirac

Berna­dette vs Jacques Chirac

« Il me salope quatre costumes par semaine »

Jacques Chirac n’est pas au bout de ses peines : comme le raconte cette semaine VSD, l’ex-Président doit toujours subir au quoti­dien les petites piques de son épouse. Selon le maga­zine, la situa­tion est telle que même « les amis du couple se disent scan­da­li­sés par le compor­te­ment de Berna­dette à l’égard de son mari ». Il faut dire que Mme Chirac ne se gêne pas pour le tacler : consi­dé­rée comme une « vraie méchante » par les intimes du clan, elle multi­plie les petites phrases qui font mal : « Vous n’êtes que le bruis­se­ment d’aile d’un insecte », lui aurait-elle balancé en public, selon un proche qui avait raconté cette histoire dans Le Canard Enchaîné. « Ce n’est pas de la violence physique, mais pas loin », s’était indi­gné ce dernier.

Lorsqu’on lui demande des nouvelles de son époux, Berna­dette Chirac n’y va pas avec le dos de la cuillère : « La vieillesse, c’est un naufrage », avait-elle notam­ment balancé sur Europe 1. Le pauvre Président encaisse, sans bron­cher. « Privé de sortie », comme le rapporte VSD dans son dernier numéro, il reste à l’écart du monde, se pliant aux nombreux inter­dits fixés par sa femme : plus de ciga­rette, plus d’al­cool, plus de drague, plus de bains de foule… Un quoti­dien ennuyeux, parfois égayé par quelques dépla­ce­ments. Mais là encore, Berna­dette ne laisse rien passer.

Le 21 juin dernier, le couple est allé déjeu­ner dans un restau­rant du 16ème arron­dis­se­ment de Paris. Avec eux, le service de sécu­rité, ainsi qu’un autre homme. Comme le raconte un témoin à VSD, ce moment de plai­sir (l’ex-chef de l’Etat est un grand amateur de bonne chère) a été complè­te­ment gâché par une phrase assas­sine de Berna­dette : « Alors que Chirac mange avec appé­tit en siro­tant une bière, l’air absent, sa femme lance aux hommes char­gés de la sécu­rité : “Vous irez ache­ter un bavoir, parce qu’il me salope quatre costumes par semaine !” » Une nouvelle attaque acide, signe annon­cia­teur d’un été peu réjouis­sant pour Jacques Chirac. Cette année, il a dû faire une croix sur ses séjours habi­tuels au château de Bity, en Corrèze, et Saint-Tropez. En vacances en ce moment au Maroc, dans le palais de Moham­med VI, l’ex-Président n’en sorti­rait pas. En même temps, si ça lui évite des sorties au restau­rant comme celle du 21 juin…

Voici.fr par Mathias Alcaraz

Les trois derniers présidents français ont été espionnés par les États-Unis, selon WikiLeaks

juin 24, 2015
  L'ancien président de la Républiuqe Jacques Chirac et l'actuel président François Hollande, le 21 novembre 2014. © AFP/Patrick Kovarik


L’ancien président de la Républiuqe Jacques Chirac et l’actuel président François Hollande, le 21 novembre 2014. © AFP/Patrick Kovarik

 

Selon des documents dévoilés mardi soir par les journaux « Libération » et « Mediapart » en collaboration avec WikiLeaks, les États-Unis ont espionné, au moins entre 2006 et 2012, les trois derniers présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Classés « Top-Secret », lesdits documents comportent notamment cinq rapports de l’agence de renseignement américaine NSA basés sur des « interceptions de communication ». Selon leurs intitulés, ils étaient destinés à la « communauté du renseignement » américaine et à des responsables de la NSA. Ils émanent d’un bureau identifié comme étant celui des « Summary Services », le « service des synthèses ».

Et selon ces documents dévoilés mardi 23 juin au soir par Libération et Mediapart, les États-Unis ont espionné, au moins entre 2006 et 2012, les trois derniers présidents français. Pour le moment sans révélation fracassante, ils éclairent le fonctionnement ou la prise de décision de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Le document le plus récent date du 22 mai 2012, soit quelques jours après l’entrée en fonction de François Hollande. Il fait état de réunions secrètes destinées à discuter d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. Un autre document de la NSA consiste en une liste de numéros de téléphone dont ceux des présidents, de leurs plus proches conseillers mais aussi de téléphones fixes comme le standard du ministère des Finances ou de celui de l’Agriculture.

Washington dément… en partie

La Maison Blanche a assuré mardi soir qu’elle ne ciblait pas les communications du président français François Hollande et qu’elle ne le ferait pas. « Nous ne ciblons pas et nous ne ciblerons pas les communications du président Hollande », a indiqué Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), sans autres précisions sur les opérations qui ont pu être menées dans le passé.

« Nous travaillons étroitement avec la France sur tous les sujets de dimension internationale et les Français sont des partenaires indispensables », a-t-il ajouté.

Après la diffusion de ces informations, François Hollande a décidé de réunir mercredi matin un « Conseil de défense » pour « évaluer la nature » de ces informations. Les autorités françaises ont dénoncé « un espionnage inacceptable entre alliés ».

« C’est inacceptable entre alliés », a déclaré le porte-parole du gouvernement français Stéphane Le Foll dans une première réaction officielle de Paris. « Ce qui s’est passé n’est pas acceptable mais ce n’est pas pour autant que l’on va entrer dans une crise », a-t-il toutefois ajouté.

La tiédeur des réactions françaises devant chaque révélation par WikiLeaks des écoutes réalisées par les États-Unis contre ses alliés et la force du partenariat atlantique qui lie Washington et Paris sous la présidence Hollande permettent de supposer que ce dernier scandale – qui touche en outre la gauche et la droite – ne devrait pas faire beaucoup de vagues… malgré sa gravité.

Jeuneafrique.com