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Brésil: nouvelles fortes pluies à Petropolis, Bolsonaro sur place

février 18, 2022
Bresil: nouvelles fortes pluies a Petropolis, Bolsonaro sur place
Brésil: nouvelles fortes pluies à Petropolis, Bolsonaro sur place© AFP/CARL DE SOUZA

Petropolis était à nouveau sous la menace de glissements de terrain vendredi, avec de fortes précipitations trois jours après les violents orages qui ont fait au moins 118 morts dans cette ville touristique que Jair Bolsonaro a survolée en matinée.

« J’ai vu énormément de destruction, comme des scènes de guerre », a déclaré le chef de l’Etat brésilien lors d’une conférence de presse, peu après le survol en hélicoptère.

« Nous avons pu prendre parfaitement conscience de la gravité de ce qui s’est passé ici », a ajouté le président, qui a rejoint directement Petropolis à son retour au Brésil, après plusieurs jours de visite officielle en Russie, puis en Hongrie.

Peu après son atterrissage à l’aéroport international de Rio de Janeiro, à 60 km de la ville sinistrée, il a exprimé sa « solidarité envers les familles des victimes », dans une vidéo publiée sur Facebook.

Vendredi matin, les sirènes d’alarme ont à nouveau retenti dans des zones à risque de Petropolis.

« Il y a des risques de glissement de terrain dans cette zone, attention, mettez-vous en lieu sûr, dans des structures d’accueil », pouvait-on entendre grâce à des haut-parleurs dès les premières heures de la journée.

« Tout le monde a très peur, on sursaute au moindre bruit », dit à l’AFP Atenor Alves de Alcantara, métallurgiste à la retraite de 67 ans, dont la maison se trouve dans la partie basse du quartier Alto da Serra, le plus affecté par les glissements de terrain.

« C’est bien que le président nous rende visite, mais ça ne va rien changer », a-t-il ajouté.

Sentiment d’abandon

Selon la Police civile, 116 personnes sont portées disparues, mais seuls 57 des 118 corps retrouvés ont été identifiés jusqu’à présent.

Le dernier bilan provisoire officiel fait également état de 849 personnes ayant dû quitter leur logement.

Plus de 500 pompiers, avec des hélicoptères, des pelleteuses et des chiens renifleurs, restent mobilisés pour rechercher sans relâche les disparus, tandis que l’espoir de retrouver des survivants est de plus en plus mince.

Des centaines de bénévoles sont aussi allés prêter main forte aux secours, dont un grand nombre d’habitants des quartiers dévastés par les glissements de terrain, contraints de creuser eux-mêmes pour tenter de retrouver des proches.

De nombreux résidents disent se sentir délaissés par les autorités. « La population est en droit de critiquer, mais c’est une région très accidentée, malheureusement, d’autres tragédies ont eu lieu ici. Nous faisons ce qui est de notre ressort », a réagi le président Bolsonaro.

Il faisait notamment allusion à la tragédie de 2011, quand plus de 900 personnes avaient trouvé la mort en raison d’inondations et de glissements de terrain dans une vaste région comprenant Petropolis et les villes voisines de Nova Friburgo, Itaipava et Teresopolis.

Condoléances du pape

« Ça me fait peur de voir ces nouvelles pluies, parce que le sol demeure gorgé d’eau. Je pense aux familles qui vivent dans des quartiers où beaucoup de gens sont morts, c’est désespérant », a confié jeudi soir à l’AFP Rodne Montesso, un habitant de Petropolis dont la maison a été épargnée.

Le pape François a envoyé vendredi un message de solidarité aux sinistrés.

« Le Saint-Père, en prenant connaissance avec beaucoup de tristesse des tragiques conséquences des glissements de terrain, a demandé à l’évêque de transmettre aux familles ses condoléances et partage la douleur de toutes les personnes endeuillées », peut-on lire dans un communiqué du Vatican.

Mardi, Petropolis, une ville de 300.000 habitants qui était l’ancienne résidence d’été de la Cour impériale, a reçu davantage de pluie que la moyenne de tout un mois de février.

L’été austral a été particulièrement meurtrier au Brésil, avec des pluies diluviennes qui ont fait des dizaines de morts ces derniers mois dans les Etats de Bahia (nord-est), Minas Gerais et Sao Paulo (sud-est).

Ces précipitations extrêmes sont liées selon les experts au réchauffement climatique.

Par Le Point avec AFP

Brésil: le président Jair Bolsonaro hospitalisé pour des douleurs à l’estomac

janvier 3, 2022

SAO PAULO — Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a été emmené dans un hôpital de São Paulo, lundi matin, pour y subir des examens après avoir ressenti des douleurs abdominales, a annoncé le gouvernement.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le président «se porte bien» et de plus amples informations seront fournies ultérieurement dans un bulletin médical, selon un communiqué du gouvernement publié par le média Globo.

M. Bolsonaro est revenu dans la capitale économique du pays pendant la nuit, après des vacances du Nouvel An sur la côte, et a été immédiatement emmené à l’hôpital Vila Nova Star, selon Globo.

Le président a déjà eu besoin de plusieurs opérations médicales à l’estomac depuis qu’il s’est fait poignarder dans un rassemblement politique en 2018.

Globo a déclaré que le docteur de M. Bolsonaro, Antônio Luiz Macedo, était en vacances aux Bahamas et qu’il attendait un vol de retour au Brésil pour voir son patient, qui n’avait apparemment prévu aucune apparition publique pour lundi.

En juillet dernier, il avait été hospitalisé en raison d’un grave cas de hoquet.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Au Brésil, des dizaines de milliers de manifestants réclament la destitution de Jair Bolsonaro

juillet 25, 2021

Pour le quatrième week-end consécutif, la gauche appelait à défiler contre la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement.

Manifestation contre Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 juillet 2021.
Manifestation contre Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 juillet 2021. CARL DE SOUZA / AFP

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues, samedi 24 juillet, réclamant la destitution du président, Jair Bolsonaro, pour sa gestion de la crise sanitaire, alors que le bilan de l’épidémie dépasse le demi-million de morts. Les manifestants ont défilé pour le quatrième week-end d’affilée à l’appel des partis de gauche et des syndicats notamment contre le président de droite, qui est visé par une enquête pour avoir présumément fermé les yeux sur des détournements de fonds publics dans l’achat de vaccins.

A Rio, des milliers de personnes habillées de rouge et portant des masques ont défilé sous des slogans comme « Dehors le criminel corrompu ». Les organisateurs avaient appelé à manifester dans tout le pays « pour défendre la démocratie, la vie des Brésiliens et pour mettre Bolsonaro dehors ». A Rio comme ailleurs, les manifestants ont dénoncé le démarrage tardif de la campagne de vaccination au Brésil, le chômage massif et ont réclamé davantage d’aides pour les populations pauvres confrontées à la pandémie.

« Pour le retour de la démocratie »

« Il est très important que quiconque se sent offensé ou opprimé par ce gouvernement sorte dans la rue parce que nous devons lutter pour le retour de la démocratie », explique Laise de Oliveira, une employée des services sociaux de 65 ans venue manifester. La presse brésilienne faisait état, dans l’après-midi, de manifestations dans 20 des 26 Etats brésiliens. Ni les organisateurs ni les autorités n’avaient rendu publiques d’estimations du nombre de manifestants à cette heure. Mais des grandes manifestations étaient attendues à Sao Paulo, la ville brésilienne la plus peuplée avec 12,3 millions d’habitants, et dans la capitale, Brasilia.

Jair Bolsonaro est confronté au pire moment de sa présidence, entamée en 2019. Son taux d’approbation a atteint un plus bas de 24 % et les sondages suggèrent qu’il perdrait l’élection présidentielle d’octobre face à son prédécesseur de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, dont le Parti des travailleurs soutenait les manifestations de samedi.

Le Brésil a enregistré officiellement près de 550 000 morts du Covid-19, un bilan dépassé par les seuls Etats-Unis, dont la population est supérieure de 120 millions à celle du géant sud-américain. Jair Bolsonaro s’est montré ouvertement sceptique quant à la crise sanitaire, à la nécessité du port du masque et des autres mesures visant à réduire la propagation du virus. L’opposition a présenté, le 30 juin, une plainte en destitution constituée de 20 accusations différentes contre le président, mais Jair Bolsonaro dispose toujours de suffisamment de soutien au Congrès pour bloquer ces initiatives.

Avec Le Monde avec AFP

Brésil: Jair Bolsonaro autorisé à quitter l’hôpital

juillet 18, 2021

BRÉSIL: JAIR BOLSONARO AUTORISÉ À QUITTER L'HÔPITAL

© Reuters/Amanda Perobelli 

BRASILIA (Reuters) – Le président brésilien Jair Bolsonaro a obtenu l’autorisation dimanche de quitter l’hôpital de Sao Paulo où il était pris en charge depuis mercredi pour des complications liées à l’agression au couteau dont il a été victime lors de la campagne électorale de 2018.

Dans un communiqué, l’hôpital Vila Nova Star a déclaré que le dirigeant resterait sous la surveillance d’une équipe médicale.

Le président brésilien de 66 ans est entré mercredi à l’hôpital pour y subir des examens médicaux et recevoir des soins à la suite d’une occlusion intestinale. Il n’a pas subi d’intervention chirurgicale.

« Je vais bien, Dieu merci. Le problème que j’ai eu plus tôt cette semaine était encore dû au coup de couteau que j’ai reçu en 2018. De temps en temps, cela affecte l’intestin « , a déclaré Jair Bolsonaro lors d’un événement diffusé en direct sur internet samedi.

« Je suis impatient de reprendre le travail, de voir mes amis et de faire avancer le Brésil », a-t-il ajouté.

Avec Reteurs (Reportage Alexandre Caverni, Eduardo Simoes et Jamie McGeever; version française Camille Raynaud et Gwénaëlle Barzic)

Brésil : Jair Bolsonaro condamné pour non-port du masque

juin 13, 2021

Samedi, le président brésilien a participé à une manifestation de motards et il ne portait pas le masque. La police lui a infligé une amende.

Cent huit dollars, c’est le montant de l’amende qui a été infligée à Jair Bolsonaro pour non-port du masque. Le président brésilien a participé samedi à une manifestation de motards – baptisée « Accélérons pour le Christ » – dans l’État de Sao Paulo et n’a respecté aucune mesure sanitaire. Il a même pris la tête du cortège, le casque ouvert et, donc, sans masque.

Les autorités de l’État de São Paulo ont indiqué qu’elles avaient infligé une amende de 552 reais (environ 108 dollars) à Jair Bolsonaro, à son fils Eduardo, membre du Congrès, et au ministre des Infrastructures, Tarcisio Gomes, pour ne pas avoir porté de masque et ne pas avoir respecté les mesures de distanciation sociale lors du rassemblement. La présidence brésilienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le Covid-19 a tué près de 485 000 personnes au Brésil

Jair Bolsonaro, qui a appelé à des rassemblements dans tout le Brésil en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine, n’a pas tenu compte des avertissements du gouverneur de São Paulo, João Doria, un rival politique, qui avait déclaré que le président serait condamné à une amende s’il ne respectait pas les lois de l’État.

Jair Bolsonaro s’est opposé à plusieurs reprises à João Doria et à d’autres gouverneurs au sujet des mesures imposées pour lutter contre la pandémie du Covid-19, qui a fait près de 485 000 morts au Brésil.

Le président critique régulièrement les mesures de confinement et le port du masque, et fait la promotion de médicaments tels que la chloroquine, alors que des études montrent qu’ils sont inefficaces. S’adressant à une foule de partisans brandissant des drapeaux, Jair Bolsonaro s’est à nouveau élevé contre le port du masque.

Le président a estimé que les personnes vaccinées ne devraient pas avoir à porter le masque. « Il est impossible pour une personne vaccinée de transmettre le virus », a-t-il déclaré. Il n’y a pas de consensus scientifique sur la question de savoir si les personnes vaccinées peuvent être contagieuses.

Par Le Point avec AFP

Brésil : Jair Bolsonaro annonce qu’il est désormais négatif au coronavirus

juillet 25, 2020

 

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé samedi 25 juillet avoir été testé négatif au nouveau coronavirus, après avoir été diagnostiqué positif le 7 juillet, une guérison qu’il attribue à son traitement à l’hydroxychloroquine.

Jair Bolsonaro a fait cette annonce sur son compte Twitter après avoir subi un nouveau test: «RT-PCR pour SARS-CoV 2: négatif. Bonne journée à tous», a-t-il écrit, accompagné d’une photo de lui souriant, levant le pouce et montrant une boîte d’hydroxychloroquine, au petit déjeuner.

Bolsonaro, 65 ans, avait annoncé le 7 juillet qu’il avait contracté le Covid-19. Depuis le début de la crise, il a souvent minimisé la gravité de la pandémie, qu’il a longtemps qualifiée de «grippette». Il a critiqué les mesures de confinement décidés par les gouverneurs des Etats brésiliens, mettant en avant la nécessité de ne pas bloquer l’économie nationale.

Par Le Figaro avec AFP

Brésil: manifestations pour et contre Bolsonaro

juin 7, 2020

 

Des Brésiliens sont descendus dans la rue dimanche à Sao Paulo et Brasília pour manifester pour ou contre le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, critiqué notamment pour sa gestion de l’épidémie de coronavirus.

Des milliers de personnes se sont rassemblées dans l’après-midi à Sao Paulo, arborant des banderoles en défense de la démocratie, contre le racisme et la politique du président brésilien. De nombreux manifestants portaient des vêtements et des masques noirs.

Gabriela Vitoria, 18 ans, qui n’avait jamais participé à une manifestation, s’est mobilisée parce que «Bolsonaro est contre tout». «Il ne veut pas des noirs, des gays, des femmes, il ne pense qu’aux riches. Nous traversons une pandémie et il veut tout ouvrir, sans regarder les bons exemples des autres pays.»

Sur l’avenue Paulista, à environ six kilomètres de là, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées avec des drapeaux brésiliens pour exprimer leur soutien à Jair Bolsonaro et demander la fin des mesures de confinement mises en place par les autorités locales pour freiner la pandémie. «La maladie existe, mais ce n’est pas comme on nous dit. Il est temps d’ouvrir le commerce», a déclaré une manifestante qui a refusé de donner son nom.

Les autorités régionales ont demandé que les événements soient organisés à distance afin d’éviter les confrontations, alors que des heurts avaient eu lieu dimanche dernier entre des supporteurs d’équipes de football marchant «contre le fascisme» et des soutiens de Bolsonaro qui circulaient dans les rues pour dénoncer le confinement.

Mêmes scènes à Brasília

À Brasília, plusieurs centaines de personnes ont marché dans la matinée contre le chef de l’État. «Tous pour la démocratie», «Contre le racisme et le fascisme» proclamaient des pancartes. «Recule fasciste, recule, le pouvoir du peuple est dans les rues», ont chanté les manifestants.

Parallèlement, un groupe plus restreint de manifestants favorables au président s’est également rassemblé dans la capitale. Les partisans du président d’extrême-droite, qui minimise l’épidémie de Covid-19, ont l’habitude de manifester le week-end, en présence du chef de l’État, pour demander la fin des restrictions et attaquer les représentants du Congrès et de la Cour suprême.

Le pays de 210 millions d’habitants a enregistré plus 670.000 cas de coronavirus et 35.900 morts, un nombre que bien des spécialistes considèrent comme largement sous-évalué, faute de tests en nombre suffisant.

Par Le Figaro avec AFP

 

Brésil/Coronavirus : Bolsonaro menace de quitter l’Organisation mondiale de la santé

juin 6, 2020

 

Le président brésilien accuse l’OMS de «parti pris idéologique».

Le président brésilien Jair Bolsonaro a menacé vendredi 5 juin de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après que l’agence des nations unies a averti les gouvernements latino-américains du risque que représente la levée des mesures de confinement avant d’avoir réussi à ralentir la propagation de l’épidémie de coronavirus dans la région.

«Je vous le dis ici, les Etats-Unis sont partis de l’OMS, nous y songeons, à l’avenir (…). Soit l’OMS travaille sans parti pris idéologique, soit nous la quittons aussi. Nous n’avons pas besoin de gens de l’extérieur pour donner leur sentiment sur la santé ici», a-t-il déclaré à la presse à Brasilia. «Trump leur a retiré l’argent et ils sont revenus sur tout», a commenté Bolsonaro. «La chloroquine est de retour», a-t-il ajouté.

Jeudi, un nouveau record de décès a fait passer le Brésil devant l’Italie en terme de nombre de morts. Cependant, Bolsonaro continue de demander une levée rapide des mesures d’isolement ordonnées, affirmant que le coût économique de l’épidémie est supérieur aux risque sanitaire.

Dans un éditorial publié en une du journal de Sao Paulo, Folha, le quotidien soulignait que seulement 100 jours se sont écoulés depuis que Bolsonaro a décrit le virus qui «tue un brésilien par minute» comme «une légère grippe». «Tandis que vous lisiez cela, un brésilien est mort du coronavirus», déclare le journal.

Les deux pays les plus peuplés d’Amérique latine, le Brésil et le Mexique, voient leurs taux d’infections au coronavirus être bien supérieur à ceux des autres pays de la région.

Vendredi soir, le Brésil a fait état de 1005 morts supplémentaires et le Mexique en a recensé 625.

Par Le Figaro avec Reuters

Coronavirus/Brésil: «Désolé, certains vont mourir», dit Bolsonaro

mars 28, 2020
CORONAVIRUS/BRÉSIL: "DÉSOLÉ, CERTAINS VONT MOURIR", DIT BOLSONARO
© Reuters/UESLEI MARCELINO CORONAVIRUS/BRÉSIL: « DÉSOLÉ, CERTAINS VONT MOURIR », DIT BOLSONARO RIO DE JANEIRO/SAO PAULO (Reuters) –
Jair Bolsonaro a émis vendredi des doutes sur le nombre de décès liés au coronavirus à Sao Paulo et a accusé son gouverneur de manipuler les chiffres à des fins politiques, sans apporter de preuves, une nouvelle étape dans la querelle que se livrent sur la question le président brésilien et les élus locaux.

Le chef de l’Etat s’est attiré les foudres d’une grande partie de la classe politique en estimant qu’une paralysie de l’économie serait plus néfaste qu’un confinement généralisé visant à limiter la propagation de l’épidémie, qualifiant le coronavirus de « petite grippe ».

Suivant les recommandations des experts en santé publique, la grande majorité des 26 gouverneurs du pays ont interdit les activités commerciales et les services publics non-essentiels afin d’endiguer l’épidémie dans leurs Etats respectifs, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, quasiment à l’arrêt.

« Je suis désolé, certaines personnes vont mourir, c’est la vie », a déclaré Jair Bolsonaro lors d’un entretien télévisé vendredi soir. « Vous ne pouvez pas arrêter une usine automobile à cause des accidents routiers », a-t-il ajouté.

Le président d’extrême droite a dit que le bilan semblait « trop élevé » dans l’Etat de Sao Paulo, coeur économique du pays. « Nous devons regarder ce qu’il s’y passe, cela ne peut pas être un jeu chiffré pour favoriser des intérêts politiques », a-t-il poursuivi.

Sao Paulo a rapporté le bilan le plus élevé dans le pays, avec 1223 cas de contamination et 68 décès liés à l’épidémie.

PLUS DE 3400 CAS DANS LE PAYS, SELON LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Plus tôt dans la journée, le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, ancien allié de Bolsonaro qui devrait être son rival lors de l’élection présidentielle de 2022, a accusé le chef de l’Etat de propager une « désinformation » avec une campagne publicitaire télévisée critiquant les restrictions en vigueur.

Des alliés de Jair Bolsonaro ont partagé sur les réseaux sociaux cette publicité au slogan #LeBrésilNePeutPasS’Arrêter. « Pour le vendeur de quartier, pour les propriétaires de commerces dans les centre-villes, pour les employés de maison, pour des millions de Brésiliens, le Brésil ne peut pas s’arrêter », dit la publicité télévisée, montrant des salles de classe et des rues commerçantes bondées.

Selon deux personnes au fait de la question, cette campagne a été préparée sur demande des services du président sans consultation avec le ministère de la Santé, et a coûté environ 1 million de dollar.

Un représentant du ministère de la Santé a déclaré aux journalistes qu’il ne ferait aucun commentaire sur Bolsonaro et que les recommandations sur la distanciation sociale n’avaient pas changé.

Le gouvernement brésilien a interdit vendredi aux étrangers ne disposant pas d’un titre de résidence d’entrer dans le pays via ses aéroports afin d’éviter la propagation du virus. Émise par le ministère de la Justice et publiée au Journal officiel, cette interdiction prend effet lundi pour une durée de 30 jours.

Plus de 3400 cas de contamination ont été confirmés au Brésil, selon le dernier bilan communiqué vendredi par le ministère de la Santé, contre près de 1.900 cas lundi. Le nombre de décès s’est alourdi à 92.

La popularité de Bolsonaro a décliné depuis le début de la crise sanitaire, et de nombreuses personnes à travers le pays affichent chaque soir leur désaccord avec Bolsonaro depuis leurs fenêtres.

Avec Reuters par Pedro Fonseca et Marcelo Rochabrun

Le Brésil rappelle «tout» son personnel diplomatique du Venezuela

mars 5, 2020

 

Le gouvernement brésilien d’extrême droite a rappelé jeudi «tout» son personnel diplomatique du Venezuela et demandé à Caracas de retirer ses représentants au Brésil, a annoncé à l’AFP une source gouvernementale.

«Tout le personnel diplomatique brésilien a été rappelé. Il n’y aura plus personne au Venezuela», a déclaré cette source. Les deux pays entretiennent des relations tendues depuis l’arrivée au pouvoir du président brésilien Jair Bolsonaro début 2019. Selon la presse locale, le processus de retrait devrait prendre deux mois environ.

Mais cette mesure ne signifie pas pour autant une fermeture de l’ambassade, souligne cette source gouvernementale. «Le gouvernement brésilien est en train d’évaluer la façon dont l’assistance consulaire sera assurée», a-t-elle ajouté, en référence aux quelque 10.000 Brésiliens vivant au Venezuela qui pourraient se voir affectés.

Cette mesure intervient peu avant la visite du président Bolsonaro aux Etats-Unis, prévue samedi.

Par Le Figaro avec AFP