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Tanzanie: le nouveau président tanzanien appelle à l’unité nationale

octobre 30, 2015

Dar es Salaam – Le nouveau président tanzanien John Magufuli a appelé vendredi à l’unité nationale alors que le résultat des élections est toujours contesté par l’opposition.

Laissez-moi exprimer ma profonde gratitude à tous les Tanzaniens, aux partisans du CCM (le parti au pouvoir, ndlr), de l’opposition et à ceux qui n’ont aucune affiliation politique, a déclaré M. Magufuli lors de son premier discours public depuis la proclamation officielle de son élection jeudi.

Je promets de remplir mes engagements de campagne, mais nous devons travailler ensemble. Faisons tout notre possible pour garantir la paix et l’unité nationale, a-t-il ajouté.

Candidat du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM) au pouvoir, M. Magufuli a obtenu 58,46% des voix et largement devancé son principal rival Edward Lowassa (39,97%), membre du Chadema (Parti pour la démocratie et le développement), le premier parti d’opposition, selon les chiffres du scrutin de dimanche dernier communiqués par la Commission électorale nationale (NEC).

Mais M. Lowassa, qui avait fait défection du parti au pouvoir en juillet pour rejoindre le Chadema, a refusé d’accepter ces résultats et revendiqué la victoire, accusant la NEC d’avoir falsifié les chiffres.

M. Magufuli, ministre des Travaux publics dans le gouvernement sortant et qui fêtait son 56e anniversaire jeudi, prêtera serment le 5 novembre.

Il succède à l’actuel chef de l’Etat Jakaya Kikwete, qui a estimé que M. Magufuli était l’homme qu’il faut à (son) pays.

Conformément à la Constitution, le président Kikwete ne s’est pas représenté à l’issue de son second mandat. Il s’est dit heureux vendredi de quitter ses fonctions.

Pourquoi devrais-je être triste? Vous voyez, je suis tellement heureux, j’ai joué mon rôle, a-t-il déclaré avant d’enlacer son successeur.

On m’a donné cette opportunité et pendant dix ans j’ai travaillé au mieux de mes capacités pour construire notre nation, a-t-il ajouté. Le temps est maintenant venu de laisser mon pays pacifiquement aux mains de son prochain leader.

Le choix de M. Kikwete de ne pas se représenter contraste avec celui de plusieurs de ses pairs sur le continent, qui tentent de modifier la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir.

La NEC a proclamé les résultats à l’échelon national en dépit de l’annulation des élections à Zanzibar, où quelque 500.000 électeurs devaient désigner le chef de l’exécutif de cet archipel semi-autonome et leurs députés, en même temps que le président tanzanien.

Le président de la Commission électorale de Zanzibar (ZEC), Jecha Salim Jecha, a décidé mercredi d’y invalider les élections en raison de fraudes et de convoquer un nouveau scrutin.

L’actuel vice-président et chef du principal parti d’opposition de l’archipel, le Front civique uni (CUF), Seif Sharif Hamad, s’était déclaré dès lundi vainqueur de l’élection du président régional, avant même toute annonce officielle de résultats.

M. Hamad a menacé vendredi d’appeler à des manifestations lundi si le problème n’est pas résolu d’ici là. Il a prévenu qu’il ne reconnaîtrait pas l’autorité de l’actuel président Ali Mohamed Shein, du CCM, avec lequel il partage le pouvoir au sein d’un gouvernement de coalition.

A compter du 2 novembre (lundi), il n’y aura pas de gouvernement ici, et Shein ne sera plus le président, a-t-il affirmé. Le calme régnait cependant vendredi sur l’archipel, selon un photographe de l’AFP.

(Romandie.com avec©AFP / 30 octobre 2015 16h43)

Tanzanie : les élections présidentielle et législatives auront lieu le 25 octobre

mai 25, 2015

Le président Jakaya Kikwete.
Le président Jakaya Kikwete. © AFP

L’annonce a mis fin aux rumeurs prêtant à l’actuel gouvernement du président Jakaya Kikwete, à qui la Constitution interdit de se représenter, l’intention de se maintenir au pouvoir après octobre.

Les Tanzaniens se rendront aux urnes le 25 octobre pour élire leur président et leurs députés, a annoncé lundi le gouvernement, mettant fin aux rumeurs d’un éventuel report des élections. « La date des élections pour tous ceux qui seront inscrits sur la liste électorale est fixée au 25 octobre prochain », a indiqué le gouvernement tanzanien dans un communiqué citant le président de la Commission nationale électorale (NEC), le juge à la retraite Damian Lubuva.

Les listes des candidats aux législatives et à la présidentielle seront publiées par la NEC le 21 août et la campagne électorale démarrera le lendemain pour se terminer le 24 octobre, selon ce calendrier.

La publication de cet échéancier met fin aux rumeurs prêtant à l’actuel gouvernement du président Jakaya Kikwete, en fin de deuxième mandat et à qui la Constitution interdit de se représenter, l’intention de se maintenir au pouvoir après octobre.

Ces craintes étaient nées du retard enregistré dans le recensement électoral, une opération biométrique menée pour la première fois dans de ce pays d’Afrique orientale.
À cause de ce retard, la Commission électorale a déjà suspendu sine die le référendum constitutionnel qui était prévu en avril dernier.

Réunis le week-end dernier à Dodoma, la capitale administrative dans le centre du pays, les plus hauts responsables du parti de M. Kikwete, le CCM, ont eux-mêmes reconnu que l’état d’avancement des préparatifs ne permettait pas l’organisation de ce referendum avant les élections générales. La direction du parti a donc finalement reconnu le bien-fondé de la proposition des partis de l’opposition d’organiser les élections générales avant le referendum constitutionnel.

Contrairement aux années antérieures, une pléthore d’aspirants à la présidence de la Tanzanie se sont déjà manifestés au sein du parti au pouvoir, qui désignera en juillet son candidat. Parmi ces aspirants, figurent l’actuel Premier ministre Mizengo Pinda et son prédécesseur, le richissime Edward Lowassa, entaché par un énorme scandale de corruption alors qu’il était aux affaires. Dans la course, se trouve également l’actuel vice-ministre des Finances Mwigulu Nchemba, considéré comme le candidat des jeunes intellectuels du CCM.

L’opposition a elle décidé de présenter un candidat unique. Aucun nom n’a encore été rendu public, mais en coulisses, circule le nom du prêtre catholique défroqué Willbrod Slaa, candidat malheureux au dernier scrutin présentiel (2010). Willbrod Slaa, réputé incorruptible, est membre du Chadema (Chama cha demokrasia na maendeleo, Parti pour la démocratie et le développement), le principal parti de l’opposition.

Lors du la réunion de son parti, le président Kikwete a reconnu que la tâche était plus difficile pour le CCM que lors des élections précédentes et qu’il fallait que sa formation politique choisisse un candidat capable de rallier des suffrages même en dehors du parti. « Il faut tenir compte des signes des temps », a-t-il suggéré.

Jeuneafrique.com

Tanzanie: le président Kikwete opéré de la prostate aux Etats-Unis

novembre 10, 2014

Tanzanie: le président Kikwete opéré de la prostate aux Etats-Unis
Tanzanie: le président Kikwete opéré de la prostate aux Etats-Unis © AFP

Le président tanzanien Jakaya Kikwete a été opéré avec « succès » de la prostate dans un hôpital aux Etats-Unis, ont annoncé les services de la présidence lundi à Dar es Salaam.

« L’intervention, qui a duré 90 minutes samedi à l’aube à l’hôpital Johns Hopkins de Baltimore, dans le Maryland, a été couronnée de succès et les médecins disent que le président se porte bien désormais », indique un communiqué.

M. Kikwete, 64 ans, avait quitté son pays d’Afrique de l’Est pour les Etats-Unis jeudi, pour ce qui avait alors été décrit comme un check-up médical de routine.

Il était devenu en 2005 le quatrième président de la Tanzanie depuis sa création. Son deuxième et dernier quinquennat prendra fin en octobre 2015.

Jeuneafrique.com avec AFP

Troubles dans l’est de la RDC : un nouveau sommet s’ouvre lundi à Kampala

octobre 7, 2012
Le président ougandais, Yoweri Museveni, à Rwakitura près de Kampala, le 24 septembre 2012. Le président ougandais, Yoweri Museveni, à Rwakitura près de Kampala, le 24 septembre 2012. © AFP

Des dirigeants de la région des Grands Lacs se retrouvent lundi à Kampala pour un nouveau sommet destiné à mettre fin aux troubles dans l’est de la République démocratique du Congo où un projet d’envoi de force neutre à la frontière avec le Rwanda peine à se concrétiser.

La rencontre de Kampala, dont l’hôte est le président ougandais Yoweri Museveni, est la quatrième organisée en trois mois par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui regroupe onze pays.

La crise a fait monter la tension entre la RDC et le Rwanda, Kinshasa accusant Kigali de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) qui connaît un regain d’activité depuis mai dans le Nord Kivu, à la frontière entre les deux pays.

Les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame doivent participer au sommet de Kampala, bien que leur dernière rencontre en date, fin septembre en marge de l’assemblée générale de l’ONU, à New York, n’ait produit aucun résultat concret.

« Les présidents du Rwanda et de la RDC sont attendus parce que la rencontre porte sur la situation dans l’est de la RDC », a dit le ministre ougandais des Affaires étrangères Henry Okello-Oryem.

Force neutre

Le président tanzanien Jakaya Kikwete devrait aussi être présent car son pays pourrait fournir des soldats à la force neutre dont le déploiement est prévu dans la zone, a ajouté M. Okello-Oryem.

Le M23 est formé d’anciens rebelles tutsi, l’ethnie au pouvoir au Rwanda depuis le génocide perpétré par des hutus en 1994, qui avaient été intégrés dans l’armée congolaise en 2009 mais ont repris les armes contre les forces gouvernementales au printemps. La RDC et l’ONU accusent Kigali de soutenir militairement la rébellion, ce que le Rwanda dément.

Le précédent sommet des pays des Grands Lacs, qui s’était tenu le 9 septembre à Kampala, avait précisé le concept de force neutre dont le principe de l’envoi dans l’est de la RDC avait été décidé lors des rencontres régionales précédentes.

Il a prévu que la force internationale serait déployée « sous un mandat de l’UA et des Nations unies » dans les trois mois, c’est à dire avant la fin de l’année. « Cette force neutre internationale doit éradiquer toutes les forces négatives opérant dans l’est de la RDC », selon la Conférence des Grands Lacs. Mais les précédentes discussions n’ont pas permis de faire avancer concrètement la question de son déploiement.

Pessimisme

« Qui participerait, qui ferait quoi, qui payerait ? Il faut travailler le concept car le Conseil de sécurité de l’ONU réclamera des éléments très précis » avant d’adopter une résolution sur une nouvelle force en RDC, a reconnu le mois dernier Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix.

L’ONU déploie déjà en RDC sa plus importante mission dans le monde avec 19 000 personnels en uniforme mais Kigali ne cache pas sa défiance à son égard.

Pour compliquer le tout, le Kivu est le théâtre depuis une vingtaine d’années de troubles dus à des groupes armés qui s’en prennent aux civils et se livrent à des trafics de ressources naturelles dont regorge la région.

Les analystes se disent pessimistes sur l’issue du nouveau sommet de Kampala. « Malheureusement, (la Conférence des Grands Lacs) semble promouvoir une solution irréaliste et inefficace en défendant le déploiement d’une force neutre de 4 000 hommes à la frontière entre le Rwanda et la RDC », estimait l’International Crisis Group dans un rapport publié la semaine dernière.

Jeuneafrique.com avec AFP

Rwanda: lors du cinquantenaire de l’indépendance, Kagame appelle au respect de la dignité africaine

juillet 1, 2012

Le président rwandais Paul Kagame a appelé les anciennes puissances coloniales à respecter « la dignité » des pays africains, dans un discours prononcé à Kigali à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de son pays recouvrée le 2 juillet 1962

Le Rwanda, ancienne colonie belge, célébrait également le 18ème anniversaire de sa « libération », 18 ans de pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR) qui a arrêté le génocide des Tutsi de 1994.

« C’est un moment d’examen de soi et de réflexion », a déclaré le président rwandais, déplorant « la dignité et l’identité que nous avons perdues, d’abord sous le colonialisme et puis, ironiquement, après les indépendances ».

« Certains de nos dirigeants ont accepté et se sont même accommodés de ces pratiques », a regretté le chef de l’Etat, debout dans un stade national bondé, en présence de plusieurs personnalités africaines, dont le président tanzanien Jakaya Kikwete et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping.

Il n’y avait cependant aucun représentant de la Belgique, l’ancienne puissance coloniale, qui n’était pas invitée.

Le régime du président Kagame, qui accuse Bruxelles d’avoir introduit et cristallisé la division entre Hutu et Tutsi, n’épargne pas non plus les dirigeants de l’après-indépendance. Ces dirigeants ont poursuivi, selon lui, la politique « divisionniste » jusqu’au génocide de 1994.

M. Kagame a appelé les Africains, et les Rwandais en particulier, à être « braves et honnêtes (. . . ), à s’attaquer directement aux problèmes » et cesser de « jouer les victimes et blâmer les autres ».

« Lorsque nous envisageons l’avenir, nous devons reconnaître que l’indépendance et la libération sont un processus. Au Rwanda, nous commençons maintenant l’étape suivante de notre parcours (. . . ) dans l’unité, le respect mutuel et la responsabilité partagée », a-t-il déclaré.

Le double anniversaire a été marqué par un défilé des forces armées au cours duquel le public a longuement applaudi des hélicoptères de combat qui survolaient le stade.

Sous le titre « Rwanda: A journey of resilience », un documentaire a par ailleurs été présenté, dans lequel une femme dit sa fierté d’être rwandaise aujourd’hui. « Pour moi, l’indépendance ne fait que commencer. Dire à la France, si vous n’êtes pas d’accord, nous non plus, nous ne sommes pas d’accord! Cela n’était pas pensable avant », s’est réjouie la dame.

Kigali avait rompu fin 2006 ses relations diplomatiques avec Paris après qu’un juge d’instruction français eut émis des mandats contre neuf personnalités de l’entourage du président Kagame, les soupçonnant d’implication dans l’attentat, le 6 avril 1994, du président Juvénal Habyarimana.

Paul Kagame avait alors dénoncé « l’arrogance » des pays occidentaux, qui « s’arrogent le droit de juger les autres ». Les relations ont repris en novembre 2009, après l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

Jeuneafrique.com