Posts Tagged ‘james foley’

Tweets de Marine Le Pen : la famille de James Foley indignée

décembre 16, 2015

Les parents du journaliste réclament la suppression des photos de leur fils, décapité par Daesh, postées par la présidente du Front national.

James Foley

James Foley, photo d’illustration. © NICOLE TUNG

Les Etats-Unis puniront les bouchers de deux journalistes américains

septembre 3, 2014

Washington – Le secrétaire d’État américain John Kerry a promis mercredi que les États-Unis puniront les meurtriers des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, décapités dans des vidéos diffusées à deux semaines d’intervalle par l’État islamique (EI).

La diplomatie américaine a d’ailleurs affirmé que ces deux documents vidéo –le premier diffusé le 19 août, le second le 2 septembre– n’avaient pas été tournés en même temps.

Quand des terroristes n’importe où dans le monde assassinent nos ressortissants, les États-Unis leur demandent des comptes, quel que soit le temps que cela prend. Et ceux qui ont assassiné James Foley et Steven Sotloff en Syrie devraient savoir que les États-Unis leur demanderont également de rendre des comptes, quel que soit le temps que cela prendra, a martelé dans un communiqué John Kerry.

L’exécution de Steven Sotloff est une sauvagerie médiévale qui fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre, a-t-il jugé.

Deux semaines après la diffusion de la vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley, l’EI a mis à exécution ses menaces de tuer Steven Sotloff. Ce journaliste de 31 ans aurait été enlevé en août 2013 en Syrie, selon une vidéo publiée par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Ces images ont suscité une vague d’indignation dans le monde.

Après des interrogations sur les dates de tournage de ces vidéos –très similaires dans leur macabre mise en scène– la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki a indiqué que les services de renseignement avaient d’ores et déjà déterminé que ces vidéos n’avaient pas été tournées au même moment.

La vidéo montrant la décapitation de M. Sotloff ayant été filmée après celle de Foley, selon Mme Psaki.

Elle a en outre insisté sur la coalition internationale que les États-Unis tentent de bâtir contre les jihadistes de l’État islamique qui contrôlent des parties de la Syrie et de l’Irak.

Les États-Unis ne vont évidemment pas combattre seuls l’EI, a dit la porte-parole, dont le ministre John Kerry doit se rendre prochainement au Moyen-Orient.

On n’est pas limité par la géographie. Il y a tout un éventail de pays avec lesquels le secrétaire d’État est en contact, a ajouté Mme Psaki, citant de récentes conversations téléphoniques avec les homologues australien, émirati, jordanien, qatarien (…) et italien du secrétaire d’État.

Nous sommes juste au début de la construction de cette coalition, a-t-elle toutefois prévenu.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2014 22h26)

Décapitation présumée d’un second otage américain: Hollande condamne une exécution abominable

septembre 2, 2014

Paris – Le président français François Hollande a condamné mardi avec horreur, si elle était confirmée, l’exécution abominable d’un Américain, le journaliste Steven Sotloff, dans un communiqué publié par la présidence.

Cet acte barbare, après l’assassinat d’un autre journaliste (américain) James Foley, révèle la nature ignoble, de l’Etat islamique qui a revendiqué cet assassinat, dans une vidéo non encore authentifiée, a ajouté le président.

Cette organisation jihadiste met en cause les libertés et ne connait que la terreur, a-t-il aussi dénoncé exprimant toute sa solidarité à la famille et aux proches de ce grand reporter.

C’est une nouvelle illustration de la barbarie sans limite de ce califat de la terreur qui doit être combattu avec la plus grande détermination, avait déclaré auparavant le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

La décapitation de Steven Sotloff, 31 ans, a été revendiqué par l’EI dans une vidéo non encore authentifiée diffusée sur internet mardi, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2014 22h57)

Une lettre posthume de James Foley à sa famille

août 25, 2014

Il était emprisonné avec 17 autres personnes dans une seule cellule, passait par des hauts et des bas: James Foley a raconté, dans une émouvante lettre posthume à sa famille, son quotidien d’otage. Le journaliste américain a été décapité par l’État islamique.

Sur leur page Facebook « Free James Foley », ses parents expliquent que toutes les lettres qu’il écrivait à sa famille étaient saisies par ses geôliers. En juin, le journaliste de 40 ans a donc demandé à un otage qui devait être relâché de mémoriser une lettre. Une fois libre, celui-ci l’a dictée à la mère de James Foley, Diane.

James Foley y raconte des souvenirs d’enfants avec ses parents et ses frères et sœur. Il les remercie de prier pour lui et leur demande de « rester forts ».

« Nous avons été 18, détenus ensemble dans une cellule, ce qui m’a aidé », écrit Foley, enlevé en novembre 2012 en Syrie. « Nous avons eu des discussions sans fin sur des films, des anecdotes, le sport », raconte-t-il.

Partager de la force

Avec ce qu’ils trouvent dans leur cellule, les prisonniers bricolent des jeux de société. « Nous avons trouvé des moyens de jouer aux dames, aux échecs, à Risk », raconte James Foley. « Ils organisent même des tournois pour aider à passer le temps ».

« Nous rions pour briser la tension », confie-t-il, expliquant avoir eu « des bons jours et des mauvais jours ».

Parfois, un otage est libéré. « Nous sommes tellement reconnaissants quand quelqu’un est libéré. Mais bien sûr, nous aspirons à notre propre libération. Nous essayons de nous encourager les uns les autres, et de partager de la force. Nous sommes maintenant mieux nourris, et tous les jours. Nous avons du thé, parfois du café. J’ai repris presque tout le poids que j’avais perdu l’an dernier ».

« Je pense beaucoup à mes frères et sœur », raconte aussi Foley, qui évoque ensuite des souvenirs avec chacun d’entre eux. « Je me souviens de tellement de bons moments en famille, qui me font m’échapper de cette prison », dit-il aussi.

Derniers mots pour sa grand-mère

« Je sais que vous priez pour moi, et je suis tellement reconnaissant. Je prie pour que vous restiez forts et gardiez confiance », ajoute-t-il. Ses derniers mots sont à l’adresse de sa grand-mère, à laquelle il demande de bien prendre ses médicaments.

« Prends tes médicaments, fais des marches, et continue à danser. J’ai l’intention de t’emmener chez Margarita quand je serai à la maison. Reste forte, parce que je vais avoir besoin de ton aide pour reprendre possession de ma vie », raconte encore James Foley.

Romandie.com

Syrie: libération d’un otage américain enlevé il y a deux ans par Al-Qaïda

août 24, 2014

– Peter Theo Curtis, un ressortissant américain enlevé il y a deux ans par la branche d’Al-Qaïda en Syrie, a été libéré dimanche, a annoncé le secrétaire d’État John Kerry, dans un communiqué.

Le jeune Américain, présenté comme un chercheur originaire du Massachusetts (nord-est) par une source américaine, avait été kidnappé par le Front Al-Nosra, mais son enlèvement avait été gardé secret.

Sa libération a été facilitée par l’ONU et s’est produite dimanche sur le plateau du Golan à 18H40 locales où il a été remis à des Casques bleus, ont indiqué les Nations unies.

Elle a été annoncée le jour des obsèques aux États-Unis du journaliste américain James Foley, décapité dans une vidéo diffusée cette semaine par les jihadistes de l’État islamique (EI).

Particulièrement après une semaine marquée par une tragédie inqualifiable, nous sommes soulagés et reconnaissants d’apprendre que Theo Curtis rentre à la maison après tant de temps entre les griffes du Front Al-Nosra, a indiqué le secrétaire d’Etat John Kerry.

Après un contrôle médical, M. Curtis a été remis à des représentants du gouvernement américain, a ajouté l’ONU.

Sa libération a d’abord été rendue publique par la chaîne du Qatar Al-Jazeera qui a précisé que le Qatar avait contribué à sa remise en liberté.

Selon Al-Jazeera, l’Américain avait disparu près de la frontière entre la Turquie et la Syrie à l’automne 2012.

Les Américains se réjouissent de partager la joie et le soulagement que ressent la famille de Théo, s’est félicitée Susan Rice, la conseillère de Barack Obama à la Sécurité nationale.

Theo est maintenant en sécurité hors de Syrie et nous attendons bientôt son retour dans sa famille, a-t-elle ajouté, en faisant part des prières et pensées des Etats-Unis pour les Américains restés en captivité en Syrie.

Dans la vidéo montrant la décapitation de James Foley, un jidahiste de l’EI menaçait d’exécuter un autre journaliste américain Steven Sotloff, 31 ans, si le président Obama ne mettait pas un terme aux frappes aériennes en Irak.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 21h06)

Les ravisseurs de James Foley réclamaient une rançon de 100 millions d’euros

août 21, 2014

Washington – Les ravisseurs de l’Américain James Foley avaient demandé une rançon de 100 millions d’euros pour sa libération, a déclaré jeudi le GlobalPost, l’un des employeurs du journaliste.

A cette occasion, les États-Unis ont réaffirmé leur politique de longue date de ne jamais payer de rançon pour tenter de faire libérer leurs ressortissants pris en otages.

Le PDG de GlobalPost Philip Balboni confirme que la première rançon exigée par les ravisseurs de Jim Foley était de 100 millions d’euros, a déclaré à l’AFP un porte-parole du site d’informations américain.

Le journaliste travaillait pour GlobalPost lorsqu’il a été enlevé en novembre 2012 en Syrie.

Mercredi, M. Balboni avait affirmé avoir été en contact, ainsi que la famille Foley, avec les jihadistes de l’État islamique (EI) qui, selon lui, avaient exprimé au départ le désir de négocier la libération de M. Foley.

M. Balboni, interrogé par CNN, a expliqué que les ravisseurs n’ont jamais réellement négocié sur la somme demandée mais simplement fait part de leurs exigences au cours de moins d’une dizaine de contacts.

Nous n’avons jamais pris cette somme de 100 millions d’euros au sérieux, a-t-il relevé, précisant qu’il avait cherché avec la famille du journaliste à réunir des fonds correspondants aux montants qui auraient été versés pour obtenir la libération de plusieurs otages européens plus tôt cette année.

Les sommes évoquées –aucun gouvernement n’a reconnu le paiement de rançons– étaient très inférieures à ce qui était demandé par les jihadistes en échange de James Foley.

Mais les négociations n’ont jamais avancé et les ravisseurs ont gardé le silence jusqu’à ce que la famille reçoive un message des ravisseurs les prévenant que leur fils allait être tué. Et le 13 août, ils ont diffusé une vidéo montrant l’exécution du journaliste de 40 ans.

Interrogée lors de son point de presse quotidien, la porte-parole du département d’État Marie Harf a rappelé que son gouvernement ne faisait pas de concessions aux terroristes.

Nous ne payons pas de rançons afin de ne pas financer le terrorisme, a martelé la responsable américaine, évaluant à des millions de dollars la manne des rapts perçue en 2014 par les jihadistes de l’EI.

Nous appliquons cette politique depuis très longtemps. Pour protéger nos ressortissants à l’étranger et aussi pour ne pas fournir aux terroristes les financements dont ils ont besoin pour perpétrer leurs actes odieux, a argumenté Marie Harf.

Elle n’a toutefois pas voulu nommer ni critiquer d’autres pays, notamment en Europe, soupçonnés de verser des rançons pour faire libérer leurs ressortissants kidnappés.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2014 22h35)

Les Etats-Unis et leurs alliés cherchent une riposte contre l’Etat islamique

août 21, 2014

Washington – Les États-Unis et leurs alliés occidentaux cherchaient jeudi une riposte à l’État islamique après l’onde de choc provoquée par la décapitation d’un journaliste américain et l’échec d’une opération de libération d’otages en Syrie.

Intervenant depuis son lieu de vacances, le président Barack Obama a rendu hommage mercredi au journaliste James Foley enlevé en novembre 2012 dans le nord de la Syrie et dont le groupe ultra-radical a montré l’assassinat dans une vidéo.

Il a appelé les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient à lutter contre l’État islamique qui a conquis de larges parties du territoire syrien et progresse rapidement en Irak, pour extraire ce cancer afin qu’il ne se répande pas.

De son côté, le président français François Hollande a appelé jeudi à une large mobilisation internationale.

Ce n’est pas simplement un groupe terroriste comme hélas on en a connu, dispersé, éparpillé, avec plusieurs chefs, c’est une entreprise terroriste qui a décidé d’asservir, d’annihiler, d’anéantir, a-t-il dit lors d’une visite à la Réunion, dans l’océan Indien.

Si le monde ne s’organise pas par rapport à ce groupe, il y aura d’autres images aussi effroyables, a-t-il poursuivi, rappelant sa proposition de prochaine conférence internationale contre l’État islamique et surtout pour la sécurité en Irak.

Les États-Unis procèdent déjà à des frappes aériennes contre les jihadistes dans le nord de l’Irak depuis le 8 août et le président Obama a promis la poursuite de leur engagement.

Quand des Américains sont visés quelque part, nous faisons ce qui est nécessaire pour que justice soit faite, a-t-il dit.

Mais peu après ses déclarations, le Pentagone et la Maison Blanche ont reconnu avoir subi un échec militaire un peu plus tôt cet été en Syrie.

Ils ont révélé qu’une opération avait été effectuée pour secourir un certain nombre d’Américains retenus en otage en Syrie par le groupe jihadiste mais qu’elle avait échoué, parce que les otages n’étaient pas présents là où le pensaient les renseignements américains.

C’est la première fois que les États-Unis rendent publique une opération de ce type sur le sol syrien depuis le début du conflit en mars 2011.

Selon le Washington Post, plusieurs dizaines de militaires ont été engagés et James Foley figurait parmi les otages.

L’armée américaine a annoncé de son côté qu’une nouvelle vague de 14 bombardements avait été menée ces dernières 24 heures. Selon un haut responsable américain, le Pentagone envisage d’envoyer environ 300 soldats supplémentaires en Irak où se trouvent déjà 850 soldats et conseillers militaires, un peu plus de deux ans et demi après le retrait des troupes américaines du pays.

– ‘Pas sa place au XXIe siècle’ –

Dans la vidéo montrant l’assassinat de James Foley, dont l’authenticité a été confirmée par la Maison Blanche, les jihadistes menacent d’exécuter un second otage américain, Steven Sotloff, également journaliste, si le pilonnage se poursuit.

M. Obama a jugé que l’EI, qui veut instaurer un califat en Irak et en Syrie, n’avait pas sa place au XXIe siècle et que ce groupe islamiste ultra-radical ne parlait au nom d’aucune religion.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé un crime abominable.

La vidéo diffusée sur internet et intitulée Message à l’Amérique montre un homme s’exprimant en anglais avec un accent britannique, masqué et habillé de noir qui semble couper la gorge de James Foley, enlevé en novembre 2012 en Syrie.

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré qu’il était de plus en plus probable que le bourreau non identifié soit un Britannique.

Les images de l’exécution ont provoqué la révulsion et le début d’une mobilisation plus large des pays occidentaux et ont aussi choqué le pays musulman le plus peuplé du monde, l’Indonésie.

La France a dit envisager une stratégie globale contre un quasi-État terroriste, tandis que Berlin et Rome se sont dits prêts à faire comme Washington et Paris, en livrant des armes aux forces kurdes pour les aider à repousser l’offensive jihadiste dans le nord de l’Irak.

Le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, qui dirige un pays où est pratiqué un islam modéré, a jugé la violence des jihadistes humiliante pour les musulmans.

C’est choquant, hors de contrôle, a-t-il déclaré au quotidien The Australia en appelant tous les dirigeants à revoir leur façon de lutter contre l’extrémisme.

Le chef d’Interpol, Ronald Noble, a déclaré que l’implication probable d’un Britannique dans le meurtre de James Foley a une nouvelle fois souligné la nécessité d’une réponse multilatérale contre la menace de terreur de combattants radicalisés transnationaux au Moyen Orient.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2014 13h05)

Les jihadistes de l’EI affirment avoir décapité un journaliste américain

août 20, 2014

Bagdad – Les jihadistes ultra-radicaux de l’Etat islamique (EI) ont affirmé avoir décapité un journaliste américain enlevé en Syrie et menacé d’en tuer un autre, dans la riposte la plus directe au soutien aérien des Etats-Unis aux forces armées et aux kurdes en Irak.

Cet assassinat a soulevé mercredi l’indignation des Occidentaux, Paris disant envisager une stratégie globale contre ce quasi-Etat terroriste, et Berlin annonçant sa disposition à livrer des armes aux forces kurdes pour les aider à repousser l’offensive jihadiste dans le Nord.

Les extrémistes sunnites de l’EI, qui sèment la terreur en Irak et en Syrie voisine, ont perdu ces derniers jours du terrain dans le nord irakien après une contre-offensive de l’armée et des combattants kurdes appuyée par des raids massifs de drones et d’avions de combat américains.

Avant le début le 8 août de ces frappes, les jihadistes s’étaient emparés depuis le 9 juin de larges pans du territoire au nord, à l’ouest et à l’est de Bagdad, et avaient avancé vers la région autonome du Kurdistan, face à une armée irakienne impuissante et des forces kurdes dépassées.

Dans une vidéo diffusée mardi sur internet, l’EI qui s’est taillé une réputation de groupe sanguinaire, montre un homme s’exprimant en anglais avec un accent britannique, masqué et habillé de noir qui semble couper la gorge du journaliste James Foley, enlevé en novembre 2012 en Syrie.

Intitulée Message à l’Amérique et tournée dans une zone désertique impossible à identifier, le groupe montre aussi un autre journaliste américain identifié comme Steven Sotloff, qu’il menace d’exécuter si les frappes ne cessent pas.

La Maison Blanche a dit vérifier l’authenticité de cette vidéo. Si elle est authentique, nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d’un journaliste américain innocent (…), a indiqué le Conseil de sécurité nationale.

Sa mère, Diane Foley, dans un message sur Facebook, a dit que son fils avait donné sa vie en essayant de montrer au monde les souffrances du peuple syrien.

– Condamnations internationales –

Nous implorons les ravisseurs d’épargner la vie des autres otages. Comme Jim, ils sont innocents. Ils n’ont aucun pouvoir sur la politique du gouvernement américain en Irak, en Syrie ou ailleurs dans le monde, a ajouté Diane Foley.

James Foley, qui à 40 ans était un reporter expérimenté, avait couvert le conflit en Libye avant de se rendre en Syrie pour couvrir la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad pour le site d’informations américain GlobalPost, l’Agence France-Presse et d’autres médias.

Nous sommes horrifiés par la diffusion de cette vidéo -qui n’a pas été authentifiée- et par la revendication de l’assassinat de James Foley, a déclaré le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog.

Le Premier ministre britannique David Cameron a interrompu ses vacances pour présider une série de réunions d’urgence sur la menace posée par l’EI, qualifiant, si c’est vrai, de choquant et pervers l’exécution du journaliste.

Son chef de la diplomatie Philip Hammond a fait état d’une enquête pour s’assurer si le bourreau est un Britannique.

Paris a évoqué une barbarie et un assassinat ignoble.

Après les déclarations du président Barack Obama affirmant vouloir poursuivre une stratégie à long terme de lutte contre l’EI, son homologue français François Hollande a lui aussi annoncé qu’il proposerait prochainement une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l’EI qui dispose de financements importants et d’armes très sophistiquées.

– Armes allemandes –

Après les Etats-Unis et la France qui ont livré des armes aux forces kurdes, l’Allemagne s’est dite prête à faire de même le plus rapidement possible.

Sur le terrain au nord et à l’ouest de Bagdad, les forces irakiennes appuyées par les milices chiites et les tribus sunnites, ainsi que les peshmergas (combattants kurdes) consolidaient leurs positions après avoir repoussé les jihadistes, mais faisaient mercredi du surplace.

Les forces engagées pour reprendre aux jihadistes la ville de Tikrit, l’ancien fief du président renversé et exécuté Saddam Hussein, n’ont pas encore réussi à y entrer.

La reprise dimanche du barrage de Mossoul, le plus important d’Irak, a constitué leur principale victoire jusque-là. Selon des officiers kurdes, un raid aérien américain a visé mercredi une réunion de jihadistes dans une école près du secteur du barrage.

L’offensive jihadiste a jeté sur les routes des centaines milliers de personnes dont des membres des minorités chrétiennes et kurdophone des Yazidis qui ont trouvé refuge dans les montagnes du nord, au Kurdistan ou même dans des camps à la frontière syrienne.

Face à cette crise humanitaire majeure, l’ONU devait lancer mercredi l’une de ses plus importantes opérations de soutien pour aider près d’un demi-million de déplacés, par voies aérienne, terrestre et maritime.

L’EI est né sous un autre nom en 2004 en Irak et était considéré comme une branche irakienne d’Al-Qaïda avant de couper les liens avec ce réseau après son engagement en Syrie en 2013.

Accusé des pires exactions -exécutions, viols et persécutions, il a proclamé fin juin un califat dans les régions sous son contrôle en Irak et en Syrie, après être parvenu à recruter des milliers de combattants arabes et étrangers.

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2014 14h08)

Un journaliste américain porté disparu aux mains du renseignement syrien

mai 3, 2013

BOSTON (Etats-Unis) – Le journaliste américain James Foley, porté disparu depuis six mois en Syrie, serait détenu par des agents des services du renseignement syrien dans un centre de détention près de Damas, a déclaré vendredi un porte-parole de sa famille à Boston.

Ce reporter indépendant de 39 ans, qui a fourni des reportages pour le GlobalPost, l’Agence France-Presse et d’autres médias internationaux, a été enlevé dans le nord-ouest de la Syrie le 22 novembre 2012 et n’est plus réapparu depuis.

Nous pensons que Jim a vraisemblablement été arrêté par un groupe de miliciens pro-régime, connu sous le nom de Shabiha, et qu’il a ensuite été livré aux forces gouvernementales syriennes, a affirmé lors d’une cérémonie le PDG et cofondateur du média en ligne GlobalPost, Phil Balboni, qui fait également office de porte-parole de la famille de M. Foley.

Nous avons obtenu de multiples rapports indépendants provenant de sources confidentielles très crédibles ayant un accès direct et indirect, qui confirment notre évaluation que Jim est à présent détenu par le gouvernement syrien, a-t-il ajouté.

Ces nouvelles informations sur James Foley nous confortent dans l’espoir de le voir recouvrer la liberté aussi vite que possible. Il est plus que temps que James soit rendu à sa famille et à ses proches, a déclaré le PDG de l’Agence France-Presse Emmanuel Hoog.

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un nouvel appel à tous ceux qui pourraient contribuer à un tel dénouement, et en particulier aux autorités syriennes, a ajouté M. Hoog dans un communiqué.

Selon M. Balboni, le centre de détention où James Foley serait retenu est situé près de la capitale Damas dans une zone toujours contrôlée par le régime.

James Foley, un journaliste expérimenté ayant travaillé dans de nombreuses zones de conflit, a été arrêté le 22 novembre par des hommes armés dans la province d’Idlib, dans le nord du pays, selon des témoins, et il n’a pas été revu depuis.

Romandie.com avec (©AFP / 03 mai 2013 17h15)