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Un missile balistique nord-coréen a survolé le Japon

octobre 3, 2022
Tir d'un missile.

Un missile tiré par la Corée du Nord (archives). Photo : Reuters/Kcna Kcna

La Corée du Nord a tiré mardi un missile balistique de moyenne portée qui a survolé le Japon, une première depuis 2017 constituant une nette escalade dans la campagne intensive d’essais d’armement menée par Pyongyang.

Le dernier tir de missile par Pyongyang au-dessus du Japon remonte à 2017, au plus fort de la période de feu et de fureur au cours de laquelle le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain de l’époque, Donald Trump s’échangeaient des insultes.

Mardi, l’armée sud-coréenne a déclaré avoir détecté un missile balistique présumé de moyenne portée, lancé depuis la zone de Mupyong-ri dans la province (septentrionale) de Jagang vers 7 h 23 et qui a survolé le Japon en direction de l’est.

Dans un communiqué, l’état-major interarmées a affirmé que l’armée maintenait un état de préparation complet et coopérait étroitement avec les États-Unis tout en renforçant la surveillance et la vigilance.

Tokyo a également confirmé ce tir, activant, fait inhabituel, le système d’alerte aux missiles du pays et demandant à a population concernée d’évacuer les lieux.

Un missile balistique est probablement passé au-dessus de notre pays avant de tomber dans l’océan Pacifique. Il s’agit d’un acte de violence qui fait suite aux récents tirs répétés de missiles balistiques. Nous le condamnons fermement, a déclaré le premier ministre Fumio Kishida à la presse.

Les pourparlers avec Pyongyang étant au point mort, la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, a intensifié cette année ses projets de modernisation de ses armements, procédant notamment à un nombre record de tests d’armes.

Elle a notamment lancé un missile balistique intercontinental (ICBM) pour la première fois depuis 2017 et revu sa législation pour rendre irréversible son statut de puissance nucléaire.

La semaine dernière, elle a procédé à quatre tirs de missiles balistiques de courte portée.

Ces tirs sont intervenus alors que Séoul, Tokyo et Washington ont mené le 30 septembre des exercices trilatéraux anti-sous-marins pour la première fois en cinq ans, quelques jours après que les forces navales américaines et sud-coréennes eurent conduit des manœuvres à grande échelle au large de la péninsule.

La vice-présidente américaine Kamala Harris, qui se trouvait la veille à Séoul, a visité la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées, lors d’un voyage visant à souligner l’engagement inébranlable de Washington à défendre la Corée du Sud contre le Nord.

La Corée du Nord, qui fait l’objet de sanctions de l’ONU pour ses programmes d’armement, cherche généralement à maximiser l’impact géopolitique de ses essais en choisissant le moment qui lui semble le plus opportun.

Si Pyongyang a tiré un missile au-dessus du Japon, cela pourrait représenter une escalade significative par rapport à ses récentes provocations, a déclaré Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul.

Pyongyang est toujours au milieu d’un cycle de provocations et de tests, a-t-il ajouté.

Le régime de M. Kim développe des armes telles que des ogives nucléaires tactiques et des missiles balistiques lancés par sous-marin dans le cadre d’une stratégie à long terme visant à dépasser la Corée du Sud dans une course aux armements et à semer la discorde entre les alliés des États-Unis, a-t-il ajouté.

Les responsables sud-coréens et américains préviennent depuis des mois que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se préparerait à effectuer un nouvel essai nucléaire.

Il pourrait être conduit après le prochain congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre, ont indiqué ce week-end plusieurs hauts responsables du commandement américain pour l’Asie-Pacifique.

L’idée que la Corée du Nord dispose d’une arme nucléaire est d’autant plus inquiétante que, contrairement à d’autres puissances nucléaires, le régime de Pyongyang ne considère pas ce genre d’armement comme un outil de dissuasion destiné à ne jamais être utilisé.

Pyongyang a testé des bombes atomiques à six reprises depuis 2006. Le dernier essai en date, et le plus puissant, est survenu en 2017, d’une puissance estimée à 250 kilotonnes.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Le Japon veut que ses jeunes boivent plus d’alcool

août 18, 2022

Les autorités japonaises souhaitent repopulariser les boissons alcoolisées… pour renflouer les caisses de l’État, rapporte BFMTV.

La consommation d'alcool a fortement chute ces dernieres annees au Japon. (Photo d'illustration)
La consommation d’alcool a fortement chuté ces dernières années au Japon. (Photo d’illustration)© MASAKI AKIZUKI / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

On a plutôt l’habitude de voir des États mener des campagnes pour raisonner la consommation d’alcool de leurs citoyens, pour préserver leur santé. Au Japon, les autorités se lancent sur le chemin inverse. Elles ont lancé une campagne baptisée « Saké Viva ! », afin de promouvoir… la consommation d’alcool ! C’est que les boissons alcoolisées sont une manne financière pour les États, qui prélèvent un impôt sur chaque bouteille vendue. Dans l’archipel, sa consommation a fortement baissé ces dernières années, au détriment des finances du pays qui se trouvent déjà en grande difficulté, rapporte BFMTV.

Cette campagne se tourne vers les jeunes entre 20 et 39 ans. Ces derniers sont sondés et donnent leurs idées pour populariser la consommation d’alcool à nouveau. Ceux qui proposeront les idées les plus innovantes seront ensuite conviés à un gala à Tokyo, où le vainqueur sera désigné. Celui-ci verra sa proposition commercialisée, promet l’État. L’objectif porté par cette initiative est de « proposer de nouveaux produits et de nouveaux designs », peut-on lire sur le site de « Saké Viva ! », ainsi que de nouvelles manières de promouvoir la consommation d’alcool, notamment chez soi.

Des ventes en chute libre depuis 40 ans

Le gouvernement japonais estime que la pandémie, et les confinements qui en ont découlé, sont à l’origine de cette perte de popularité. Il suspecte également une évolution de la société où l’alcool n’est plus célébré comme auparavant. Selon le Guardian, un Japonais moyen buvait 100 litres d’alcool par an en 1995, contre 75 litres aujourd’hui. La première victime de cette baisse de la consommation : la bière. Entre 2019 et 2020, ses ventes ont chuté de 20 %.

L’économie japonaise ressent fortement cette évolution des ventes. En 1980, l’alcool représentait 5 % des revenus fiscaux du pays, contre 3 % en 2011 et seulement 1,7 % en 2020. Malgré un objectif financier clair, l’initiative « Viva Saké ! » a reçu un accueil mitigé. Le ministère de la Santé souhaite tout de même profiter de ce projet pour rappeler l’importance de boire avec modération.

Avec Le Point

Le Japon craint d’être entraîné dans une guerre à Taïwan

août 11, 2022

Les exercices militaires de la Chine autour de Taïwan sont peut-être terminés, mais la menace d’une invasion de l’île à moyen terme demeure en place. Dans son « livre blanc » publié mercredi et qui se veut une marche à suivre pour la réunification, Pékin ne renonce pas à l’usage de la force qui serait utilisée en dernier recours.

Des hélicoptères volent au-dessus de la mer, où se trouvent des navires.

Des hélicoptères chinois près de l’île Pintgan, l’un des points les plus proches de Taïwan Photo: AFP via Getty Images/Hector Retamal

Depuis la visite de la présidente de la Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi, à Taïwan la semaine dernière, la réaction et la démonstration de force chinoises font craindre le pire à Tokyo. Le Japon redoute d’être attiré dans un conflit militaire entre la Chine et les États-Unis sur la question de Taïwan.

Décryptage et explications avec Antoine Bondaz, directeur du Programme Taïwan et chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, et Robert Dujarric, codirecteur du Département d’études asiatiques de Temple University Japan.

D’où viennent ces craintes japonaises d’être entraîné dans un conflit à Taïwan?

Antoine Bondaz : Les craintes du Japon sont anciennes et il y a plusieurs raisons. Premièrement, il y a la géographie. Il ne faut pas oublier que certaines îles japonaises se trouvent à moins de 150 kilomètres de Taïwan. Si la Chine devait réaliser un blocus de l’île, ce blocus se ferait, de fait, quasiment dans la zone économique exclusive du Japon ou extrêmement proche des côtes japonaises. On l’a vu avec les zones annoncées lors des exercices militaires par la Chine. Certaines encerclaient partiellement certaines îles japonaises.

Deuxièmement, et c’est fondamental, s’il y avait une intervention militaire américaine, les troupes américaines les plus proches de Taïwan ne se trouvent pas à Hawaï ou à Guam. Elles se trouvent au Japon, notamment à Okinawa. Donc une intervention militaire américaine nécessiterait la mobilisation des troupes américaines basées au Japon et donc, de fait, une participation directe ou indirecte du Japon.

Troisièmement, et c’est le point qui est le plus discuté aujourd’hui à Tokyo, la sécurité et l’environnement stratégique du Japon seraient extrêmement dégradés si la Chine réussissait à conquérir Taïwan par la force.

Certains analystes disent que le Japon pourrait aussi être une cible, surtout dans le cas où on doit intervenir pour porter secours à Taïwan. Est-ce que c’est un enjeu?

Robert Dujarric : Oui, je pense que l’on considère dans les cercles dirigeants à Tokyo, depuis longtemps, depuis peut-être 25 ans, que le Japon pourrait être directement ou indirectement attaqué par la Chine. On a toujours pensé au Japon qu’une invasion chinoise, une annexion chinoise de Taïwan, serait une menace mortelle pour le Japon.

Pourquoi? Quel est le rôle ou l’importance de Taïwan pour le Japon?

Robert Dujarric : C’est encore la question de la proximité géographique de l’île, la possibilité, si la Chine prenait possession de Taïwan, d’installer des bases militaires. Surtout, ça serait la démonstration du fait que la Chine peut éliminer un État indépendant, indépendant de facto, de la région. Donc la question que se poseraient les Japonais, c’est : est-ce que ça pourrait arriver plus tard en Corée du Sud, est-ce que le Japon pourrait être victime? Pour eux, ça serait le début d’une restructuration internationale dans la région qui serait profondément néfaste au Japon.

Est-ce qu’il y a une inquiétude plus grande après les exercices qu’on a vus la semaine dernière?

Robert Dujarric : Je crois que c’est la prolongation des exercices chinois qui préoccupe. Il y en a eu depuis longtemps. Ceux-là semblaient être un peu plus agressifs. Mais je crois que c’est une préoccupation qui n’est pas arrivée soudainement, qui existait déjà et qui était renforcée depuis que Xi Jinping est au pouvoir.

Les missiles balistiques chinois qui ont terminé leur course près des eaux japonaises, quelle importance ou quelle signification cela a-t-il?

Robert Dujarric : La signification, c’est que la Chine est prête à provoquer le Japon, mais pas à franchir la ligne rouge. Ces missiles sont tombés hors des eaux territoriales japonaises, donc ça n’était pas une violation de la souveraineté territoriale japonaise.

Mais c’est pour eux la preuve que la Chine est très agressive. C’est interprété par le gouvernement à Tokyo comme voulant dire que le Japon devrait faire plus pour se défendre, ce qui veut dire aussi qu’ils souhaitent que les États-Unis en fassent plus pour protéger le Japon.

La Chine est de plus en plus claire : pour elle, la réunification avec Taïwan est inévitable. Cependant, cet objectif devra nécessairement passer par un conflit. Cela crée beaucoup d’inquiétude, notamment pour le Japon qui craint d’être impliqué dans la guerre malgré lui. Reportage de notre correspondant en Asie, Philippe Leblanc.

Notre correspondant en Asie Philippe Leblanc sera basé à Taïwan pour les prochains mois, afin de nous faire découvrir cette île de près de 24 millions d’habitants, sa société et les défis qui l’animent. Et aussi afin de couvrir les enjeux d’actualité de toute la région Asie-Pacifique.

Avec Radio-Canada par Philippe Leblanc

Éruption du volcan Sakurajima dans le sud du Japon, des dizaines de personnes appelées à évacuer

juillet 24, 2022
Eruption du volcan Sakurajima dans le sud du Japon, des dizaines de personnes appelees a evacuer
Éruption du volcan Sakurajima dans le sud du Japon, des dizaines de personnes appelées à évacuer© JIJI PRESS/AFP/-

L’agence météorologique japonaise a émis dimanche une alerte de niveau maximal après l’éruption du volcan Sakurajima, dans la ville de Kagoshima située dans le sud du pays, et des dizaines d’habitants de la zone montagneuse ont été appelés à évacuer.

L’agence a relevé son niveau d’alerte pour Sakurajima au niveau 5, soit le niveau le plus élevé.

Avant l’éruption du volcan, qui a eu lieu dimanche après 20H00 (11H00 GMT), l’alerte se situait au niveau 3, qui interdit l’accès à la montagne.

« Les zones résidentielles des villes d’Arimura et de Furusato, situées dans un rayon de trois kilomètres du cratère du Sakurajima, doivent être en alerte maximale », a déclaré l’agence météorologique japonaise (JMA) dans un communiqué.

Les deux villes comptent 77 habitants, selon la municipalité de Kagoshima.

Des images télévisées ont montré une coulée de lave et des cendres rejetées du volcan.

Une explosion a propulsé des cendres à environ 2,5 kilomètres du cratère, selon l’Agence météorologique japonaise tandis que la fumée a atteint environ 300 mètres d’altitude et s’est mêlée aux nuages.

Aucun dommage n’a été signalé dans l’immédiat, a déclaré le secrétaire général adjoint du gouvernement, Yoshihiko Isozaki.

Le Premier ministre Fumio Kishida a demandé au gouvernement de « travailler en étroite collaboration avec la municipalité pour assurer la prévention des dommages, notamment par des évacuations », a déclaré M. Isozaki aux journalistes.

Le volcan Sakurajima, qui crache fréquemment de la fumée et des cendres, est un des sites touristiques les plus connus du Japon.

Le pays compte de nombreux volcans actifs. Il est situé sur la « ceinture de feu du Pacifique », où une grande partie des tremblements de terre et des éruptions volcaniques du monde sont enregistrés.

Sakurajima était autrefois une île, mais en raison d’éruptions antérieures, il est désormais rattaché à une péninsule.

La dernière fois que le Japon a émis l’alerte d’évacuation maximale pour un volcan, c’était lors de l’éruption de l’île de Kuchinoerabu, en 2015.

Avec Le Point

L’ex-premier ministre japonais Shinzo Abe assassiné

juillet 8, 2022

Sa mort a suscité un concert d’éloges à son endroit et a causé de l’indignation à l’échelle internationale de la part de leaders politiques.

Shinzo Abe en conférence de presse

Shinzo Abe a été premier ministre de 2012 à 2020. (archives) Photo: Reuters

L’ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, atteint par balles alors qu’il prononçait un discours dans la ville de Nara, a succombé à ses blessures, selon la chaîne publique NHK et des sources au sein du parti au pouvoir.

Shinzo Abe s’est effondré au moment où il prenait la parole lors d’un événement politique en vue des élections sénatoriales de dimanche.

La police de la préfecture de Nara a confirmé l’arrestation d’un homme de 41 ans, Tetsuya Yamagami, pour tentative de meurtre.

Des experts en explosifs ont visité son appartement à la recherche de preuves. Selon NHK, le suspect a été membre de la marine japonaise pendant trois ans. Il aurait dit avoir voulu tuer M. Abe en raison de doléances qui ne seraient pas de nature politique.

Shinzo Abe gisant au sol, sa chemise tâchée de sang.

Shinzo Abe étendu au sol après avoir été blessé par balle. Photo: Kyodo/Reuters

Le suspect aurait perpétré son attaque avec une arme faite à la main.

Un journaliste de NHK présent sur les lieux a déclaré avoir entendu deux détonations consécutives lors du discours. L’État a par la suite confirmé que M. Abe a bel et bien été atteint par des balles.

Plusieurs médias ont rapporté qu’il semblait s’être fait tirer dessus par-derrière.

Le tireur avec une arme bricolée se fait arrêter par un agent armé.

Tetsuya Yamagami (à droite), tenant une arme bricolée qui aurait servi à assassiner Shinzo Abe. Photo : AP

Il prononçait un discours et un homme est arrivé par-derrière, a déclaré à NHK une jeune femme présente sur les lieux.

Le premier tir a fait le bruit d’un jouet. Il n’est pas tombé et il y a eu une grosse détonation. Le deuxième tir était plus visible, on pouvait voir l’étincelle et de la fumée, a-t-elle enchaîné.

Après le deuxième tir, des gens l’ont entouré et lui ont fait un massage cardiaque, a-t-elle ajouté.

Une vue de la scène où l'ancien premier ministre a été atteint par balle.

Une vue de la scène où l’ancien premier ministre a été atteint par balle. Photo: Kyodo/Reuters

M. Abe, qui était âgé de 67 ans, s’est effondré et saignait du cou, a indiqué une source du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir à l’agence de presse Jiji.

Il a été transporté d’urgence vers l’hôpital par hélicoptère, mais était à ce moment-là en arrêt cardiorespiratoire. Son décès a été constaté un peu plus tard en dépit de traitements d’urgence qui comprenaient des transfusions sanguines importantes, ont précisé des dirigeants de l’hôpital.

Le chef de l’urgence à l’hôpital universitaire de Nara, le docteur Hidetada Fukushima, a indiqué que le cœur de la victime avait été endommagé.

L’ancien premier ministre a aussi subi deux blessures au cou qui ont touché une artère, provoquant une hémorragie massive. Quand il est arrivé à l’hôpital, il n’a jamais présenté de signes vitaux, a indiqué le docteur Fukushima.

Tetsuya Yamagami plaqué au sol par un homme.

Selon des sources policières citées par les médias nippons, le suspect arrêté est un Japonais de 41 ans du nom de Tetsuya Yamagami. Photo : AP/Katsuhiko Hirano

Le Japon dispose de l’une des législations les plus strictes du monde en matière de contrôle des armes à feu, et le nombre annuel de décès par de telles armes dans ce pays de 125 millions d’habitants est extrêmement faible.

L’obtention d’un permis de port d’arme est un processus long et compliqué, même pour les citoyens japonais, qui doivent d’abord obtenir une recommandation d’une association de tir, puis se soumettre à de stricts contrôles de police.

Sans mot

Le premier ministre Fumio Kishida a dit vendredi ne pas trouver de mots après l’assassinat de son prédécesseur.

 Fumio Kishida ému au pupitre de la conférence de presse.

Très ému en conférence de presse suite à l’assassasinat, le premier ministre Fumio Kishida a été ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de M. Abe de 2012 à 2017. Photo: A P/Eugene Hoshiko

Je priais pour que sa vie soit sauvée. Mais malgré cela, j’ai appris la nouvelle [de sa mort]. C’est vraiment regrettable. Je ne trouve pas de mots. Je présente mes sincères condoléances et prie pour que son âme repose en paix, a déclaré M. Kishida, très ému, aux journalistes.

« Pendant cette période électorale, un acte barbare a été commis, prenant la vie de l’ancien premier ministre Abe. C’est impardonnable. Nous condamnons [cet acte] une fois de plus, dans les termes les plus forts. »— Une citation de  Fumio Kishida, premier ministre japonais

Les préparatifs électoraux se poursuivront, a précisé M. Kishida, car nous devons absolument défendre les élections libres et équitables, qui sont le fondement de la démocratie et nous ne céderons jamais à la violence, a-t-il lancé.

M. Abe a porté une lourde responsabilité en tant que premier ministre pendant huit ans et huit mois, la plus longue période dans l’histoire du gouvernement constitutionnel, a ajouté M. Kishida.

Il a guidé le pays face à une situation intérieure et internationale difficile, grâce à ces capacités exceptionnelles de leadership et ses capacités de dirigeant.

Actuel leader du PLD, M. Kishida avait été proche de M. Abe, dont il avait été le ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2017.

Les premiers ministres Shinzo Abe et Justin Trudeau

Justin Trudeau et Shinzo Abe se sont entre autres côtoyés au sommet du G7 à La Malbaie, dans Charlevoix, en juin 2018. Photo: La Presse Canadienne/Justin Tang

Soutien international

Les gouvernements de nombreux États ont manifesté leur choc dans la foulée de l’attaque. Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est dit profondément attristé par cet assassinat extrêmement troublant.

« Le monde a perdu un grand visionnaire, et le Canada un proche ami. Je suis de tout cœur avec son épouse Akie et les Japonais, qui pleurent son décès. Tu nous manqueras, mon ami. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Dans une déclaration publique, le président américain Joe Biden s’est dit stupéfait, indigné et profondément attristé par ce tragique événement, rappelant en connaissance de cause que la violence par arme à feu marque toujours profondément les populations qui en sont victimes.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken la déploré la mort d’un dirigeant visionnaire.

Au cours d’une rencontre avec ses homologues japonais et sud-coréen en marge d’une réunion du G20 à Bali, en Indonésie, il a souligné que M. Abe avait porté les relations entre nos pays, les États-Unis et le Japon, aux niveaux les plus élevés.

L’ancien président démocrate Barack Obama s’est dit choqué et attristé par l’assassinat de son ami et partenaire de longue date. Shinzo Abe s’est dédié à la fois au pays qu’il servait et à l’extraordinaire alliance entre les Etats-Unis et le Japon, a ajouté M. Obama.

Son successeur, le républicain Donald Trump, a regretté une très mauvaise nouvelle pour le monde. Shinzo Abe était un rassembleur comme nul autre mais, par-dessus tout, c’était un homme qui aimait et chérissait son magnifique pays, le Japon, a-t-il ajouté. Il n’y en aura jamais un autre comme lui!

Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg s’est dit profondément attristé par ce meurtre odieux, saluant un défenseur de la démocratiemon ami et collègue depuis de nombreuses années. Le Japon est un partenaire clé de l’Alliance.

Des Japonais masqués, les mains jointes en prière.

Des passants se recueillent devant un mémorial de fortune sur les lieux où Shinzo Abe a été abattu, à Nara, dans l’ouest du Japon. Photo : ASSOCIATED PRESS / Hiro Komae

En Europe, les réactions déplorant l’assassinat de Shinzo Abe n’ont pas tardé à affluer.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé sur Twitter le meurtre lâche et brutal d’un grand démocrate et défenseur d’un ordre mondial multilatéral, dont l’attaque choque le monde entier.

Je ne comprendrai jamais le meurtre brutal de ce grand homme. Japon, les Européens partagent votre deuil, a réagi de son côté le président du Conseil européen, Charles Michel, sur le même réseau social.

Sept dirigeants assis autour d'une table ronde.

Ancien premier ministre japonais, Shinzo Abe siège à la table du G7 en compagnie de ses homologues canadien, britannique, allemand et américain en août 2019. Photo : Getty Images/Jeff J Mitchell

L’Italie est bouleversée par le terrible attentat qui frappe le Japon et son débat démocratique libre, a réagi le chef du gouvernement italien Mario Draghi.

Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est dit stupéfait et profondément attristé, assurant être aux côtés du Japon en ces heures difficiles.

C’est avec horreur que j’ai appris la nouvelle […], a réagi l’ex-chancelière Angela Merkel, se remémorant son plaisir à travailler avec un homme avec lequel la relation était empreinte de confiance.

Le président français Emmanuel Macron a, quant à lui, adressé ses condoléances aux autorités et au peuple japonaisLe Japon perd un grand premier ministre, a déclaré M. Macron.

Je garde un excellent souvenir de notre amitié et du travail que nous avons accompli ensemble, a déclaré le premier ministre néerlandais Mark Rutte, condamnant une attaque lâche.

Incroyablement triste pour Shinzo Abe. Nombreux sont ceux qui se souviendront du leadership mondial dont il a fait preuve en des temps difficiles, a tweeté le premier ministre démissionnaire britannique Boris Johnson.

Les condoléances de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, qui n’est jamais parvenu à signer un traité de paix avec le Japon au sujet du contentieux sur l’archipel des îles Kouriles, a envoyé ses condoléances par télégramme.

Je vous souhaite […] du courage face à cette lourde perte irréparable, a écrit M. Poutine dans un message adressé à la mère et à la veuve de Shinzo Abe, selon un communiqué du Kremlin.

Vladimir Poutine et Shinzo Abe penchés l'un vers l'autre.

Le président russe Vladimir Poutine et le premier ministre japonais Shinzo Abe assistent à un tournoi international de judo en marge du Forum économique oriental à Vladivostok, en Russie, le 12 septembre 2018. Photo : Reuters/Mikhail Metzel

De beaux souvenirs de cet homme remarquable resteront pour toujours dans les cœurs de ceux qui le connaissaient, a souligné Vladimir Poutine.

L’Inde a décrété une journée de deuil national samedi en solidarité avec les Japonais. Je suis choqué et attristé au-delà des mots par la disparition tragique de l’un de mes plus chers amis, Shinzo Abe, a écrit le premier ministre indien Narendra Modi sur Twitter. Nous sommes solidaires de nos frères et sœurs japonais dans ce moment difficile.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a, pour sa part, dénoncé un acte criminel inacceptable.

Je suis profondément attristé par la perte de mon cher ami Abe, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. Je condamne ceux qui ont perpétré cette attaque odieuse.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Reuters et Associated Press

Les pays « hostiles » à Moscou, dont le Canada, seront remboursés en roubles

mars 7, 2022

Depuis le 1er janvier, et plus particulièrement depuis le début de la guerre en Ukraine, la monnaie russe a perdu 45 % de sa valeur.

Un rouble russe sur un symbole du dollar.

Un rouble russe sur un symbole de dollar. Photo : Getty Images/AFP/Kirill Kudryavtsev

Les autorités russes ont établi une liste de pays « hostiles » à la Russie, auxquels les particuliers et les entreprises russes pourront rembourser leurs dettes en roubles, monnaie dont la valeur a perdu 45 % depuis janvier, a indiqué lundi le gouvernement.

Cette liste de pays comprend entre autres les pays de l’Union européenne, l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada, Monaco, la Corée du Sud, les États-Unis, la Suisse et Japon.

Ce texte a été préparé à la suite d’un décret présidentiel de vendredi, qui établissait en termes vagues une procédure provisoire de remboursement des dettes envers certains créanciers étrangers.

Pour ce faire, un débiteur pourra désormais demander à une banque russe de créer un compte spécial en roubles au nom du créancier étranger et de lui envoyer un paiement en équivalent rouble, au taux de change du jour de la Banque centrale.

Cette nouvelle procédure temporaire s’applique aux paiements supérieurs à 10 millions de roubles par mois en équivalent à la devise étrangère.

Il s’agit d’une des premières réponses russes aux sanctions sans précédent imposées à la Russie par de nombreux pays occidentaux à la suite de son intervention militaire en Ukraine.

Les sanctions ont provoqué une dépréciation historique du rouble et s’accompagnent du gel d’une partie des fonds des autorités à l’étranger, empêchant la Banque centrale de soutenir la devise russe.

Lundi, l’inquiétude des marchés se focalisait sur la possibilité de sanctions économiques qui viseraient directement le pétrole russe.

Première victime sur le marché des changes, la monnaie russe fondait de 10 % lundi vers 6 h (HNE), à 137,70 roubles pour un dollar, après avoir touché 142,18 roubles, un nouveau plus bas historique.

Depuis le 1er janvier, le rouble a dégringolé de 45 %.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté

octobre 31, 2021
Attaque dans un train a Tokyo: 17 blesses, un suspect arrete
Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté© JIJI PRESS/AFP/STR

Un homme a été arrêté après avoir attaqué dimanche des passagers dans un train à Tokyo avec un couteau et avoir déclenché un incendie à bord, ont annoncé des médias locaux faisant état de 17 blessés, dont un grave.

Une vidéo filmée à bord et publiée sur Twitter a montré des passagers paniqués courant dans le train, fuyant des flammes et de la fumée envahissant des wagons.

Une autre vidéo filmait des passagers en train d’évacuer par des fenêtres le train de la ligne Keio immobilisé dans une station de la banlieue ouest de la capitale japonaise.

L’agence de presse Kyodo a donné un bilan de 15 blessés, tandis que la chaîne de télévision publique NHK faisait état de 17 blessés, dont un grave, un homme d’une soixantaine d’années.

L’agresseur présumé, qui serait âgé d’une vingtaine d’années, a attaqué des personnes avec un couteau et allumé un incendie en répandant dans le train en liquide non identifié, selon des médias. Il aurait été arrêté pour tentative de meurtre.

Sollicitée par l’AFP, la police a décliné tout commentaire, et la compagnie ferroviaire Keio a déclaré qu' »un incident impliquant des blessés » s’était produit peu avant 20H00 (11H00 GMT) près de Kokuryo, dans la banlieue ouest de Tokyo.

Halloween et élections

« D’abord j’ai cru que c’était un événement lié à Halloween. Mais j’ai fui quand un homme armé d’un long couteau est entré » a déclaré à l’AFP un passager qui s’en est sorti indemne.

L’assaillant a commis ses actes sans montrer la moindre émotion, « juste mécaniquement », a dit une passagère, ajoutant: « Je pense que ça a fait peur à tout le monde ».

Aussitôt après l’attaque, des dizaines de pompiers et de policiers se sont rendus sur place.

L’attaque est survenue au moment où les bureaux de vote fermaient dans le pays qui organisait dimanche des élections législatives, et aussi en pleine fête de Halloween, très populaire dans l’archipel nippon.

Les agressions sont rares au Japon, où la législation sur les armes à feu est par ailleurs extrêmement stricte.

Cependant en août, deux autres attaques ont eu lieu dans les transports publics de Tokyo.

Début août, alors que se tenaient les Jeux olympiques dans la capitale japonaise, une attaque au couteau à bord d’un autre train de banlieue avait fait dix blessés.

Puis le 24 août, deux personnes avaient subi des brûlures à l’acide sulfurique dans une station de métro de la capitale.

Dans les deux cas, les suspects, des Japonais, avaient été arrêtés peu après.

Par Le Point avec AFP

Vaccin Moderna : l’agent contaminant serait une particule métallique

août 29, 2021

Officiellement, la source de contamination des lots de vaccins Moderna livrés au Japon et suspendus par précaution reste inconnue. Mais des informations dans les médias japonais témoignent que le ministère de la Santé japonais est sur une piste et progresse dans l’identification de la substance étrangère.

La découverte de ces lots contaminés est un nouveau revers dans la campagne de vaccination pour le Japon alors qu'il lutte pour persuader de nombreuses personnes - en particulier les plus jeunes - de se faire vacciner.
La découverte de ces lots contaminés est un nouveau revers dans la campagne de vaccination pour le Japon alors qu’il lutte pour persuader de nombreuses personnes – en particulier les plus jeunes – de se faire vacciner. (Crédits : Reuters)

Selon la chaîne télévision japonaise NHK citant des sources du ministère de la Santé, la substance étrangère découverte dans des lots de vaccins Covid-19 de Moderna livrés au Japon et qui a justifié la suspension par les autorités de la vaccination avec les doses suspectes, serait une particule métallique.

Jeudi dernier, les responsables du ministère ont prévenu les 863 sites de vaccination répartis dans tout le pays de cesser l’utilisation des quelque 1,63 million de doses en provenance du sous-traitant européen Rovi, dont l’usine est située en Espagne.

Cette décision est intervenue plus d’une semaine après que le distributeur national, Takeda Pharmaceutical, ait reçu des informations faisant état d’une contamination de certains flacons.

La substance étrangère serait une particule métallique

Un responsable du ministère de la Santé a déclaré que l’identité de l’agent contaminant n’avait pas été confirmée. Mais la NHK a rapporté que selon ses sources du ministère de Santé, la particule avait réagi à la présence d’aimants et était donc soupçonnée d’être un métal.

La nouvelle pourrait constituer un nouveau revers pour la campagne de vaccination -très en retard- du Japon alors qu’il lutte pour persuader de nombreuses personnes – en particulier les plus jeunes – de se faire vacciner.

Le ministère avait déclaré que la suspension des lots Moderna était une précaution. Le ministère de la Santé affirmait que ces substances étrangères n’ont été découvertes pour l’instant que dans des flacons faisant partie du lot 3004667, mais les flacons de deux autres lots provenant de la même chaîne de production et fabriqués à la même période ont par précaution également été mis de côté.

Annulations de vaccinations et retard accru du programme

Cependant, cette décision a incité plusieurs entreprises japonaises à annuler les vaccinations des travailleurs et le régulateur européen des médicaments, l’EMA, à lancer une enquête.

Il était prévisible que l’affaire n’en reste pas là car, dimanche, deux préfectures japonaises ont déclaré avoir découvert de nouveaux lots contaminés et suspendu la vaccination avec les doses suspectes.

Le sous-traitant espagnol Rovi enquête dans son usine

La société pharmaceutique espagnole Rovi, qui embouteille les vaccins Moderna pour des marchés autres que les États-Unis, a déclaré que la contamination pourrait être due à un problème de fabrication dans une de ses lignes de production.

Un autre responsable a déclaré qu’il faudrait un certain temps pour confirmer combien d’injections du lot contaminé avaient déjà été administrées au Japon.

Jusqu’à présent, environ 54% de la population japonaise a reçu au moins une dose, selon un traqueur de vaccins de Reuters.

Pas de particules aimantées dans les vaccins ?

L’affaire est intéressante à plus d’un titre et s’il y a un enjeu sanitaire, il semble qu’il y ait aussi l’enjeu d’une curiosité scientifique à élucider car elle fait courir bien des imaginations sur les réseaux sociaux (TikTok et Instagram notamment), à en croire le quotidien français Le Figaro qui titrait le 1er juin dernier: « Non, les vaccins anti-covid ne contiennent pas de particules aimantées ». Dans cet article, Julien Bobroff, physicien et professeur des universités à Paris-Saclay, un physicien appelé à la rescousse, explique que les vaccins ne peuvent contenir des particules aimantées. Le Figaro cite aussi un autre physicien, Eric Palm, qui explique dans une animation vidéo sur le site de la BBC: « Non, votre injection n’est pas magnétique ».

Dans le même ordre d’idées (ou de « théories »), LCI explique qu’on ne trouve pas plus de nanoparticules dans les vaccins (en l’occurrence Pfizer). 

L’aluminium ne réagit pas à un aimant

En revanche, depuis près d’un siècle, certains vaccins contiennent des sels d’aluminium (hydroxyde d’aluminium, phosphate d’aluminium, et sulfate de potassium et d’aluminium), utilisés comme adjuvants afin d’améliorer la réponse immunitaire. L’aluminium suscite bien des polémiques depuis des années, mais il n’est semble-t-il pas en cause dans cette affaire semble-t-il puisque jusqu’à plus ample informé, l’aluminium ne réagit pas à un aimant. 
De fait, il faut attendre les résultats de l’EMA et de l’enquête japonaise sur cet agent contaminant métallique.

Avec Reuters par

Jérôme Cristiani

Jérôme Cristiani

Moderna retire 1,63 million de doses au Japon à cause d’une anomalie

août 27, 2021
PHOTO EUGENE HOSHIKO, ASSOCIATED PRESSLe groupe pharmaceutique japonais Takeda, qui importe et distribue dans l’archipel nippon le vaccin du groupe américain Moderna, a déclaré dans un communiqué avoir reçu « des signalements de plusieurs centres de vaccination, selon lesquels des corps étrangers ont été découverts » dans des fioles de vaccin scellées.

(Tokyo et Madrid) Le Japon a annoncé jeudi suspendre l’utilisation de 1,63 million de doses du vaccin Moderna contre le coronavirus, après des signalements de la présence d’impuretés dans certaines fioles de ce produit.

Le groupe pharmaceutique japonais Takeda, qui importe et distribue dans l’archipel nippon le vaccin de ce groupe américain, a déclaré dans un communiqué avoir reçu « des signalements de plusieurs centres de vaccination, selon lesquels des corps étrangers ont été découverts » dans des fioles de vaccin scellées.

« Après consultation avec le ministère de la Santé, nous avons décidé de suspendre l’utilisation » de tous les vaccins issus de trois lots à compter de jeudi, soit 1,63 million de doses au total, a ajouté Takeda.

De son côté, Moderna « enquête sur ces signalements et s’engage à travailler sans tarder avec son partenaire Takeda et les autorités réglementaires pour y répondre », d’après un communiqué séparé.

Cette compagnie américaine suppose que le problème provient d’une ligne de production de son sous-traitant en Espagne, Rovi, qui produit ses vaccins contre la COVID-19 pour les marchés hors États-Unis.

« À ce jour, aucun problème de sécurité ou d’efficacité n’a été identifié », a ajouté Moderna, sans préciser la nature des contaminants.

Seulement un lot affecté

Le ministère espagnol de la Santé a indiqué à l’AFP que « les données disponibles montrent qu’il n’y aurait pas d’autres lots » affectés par ces anomalies, et que les lots déjà identifiés « n’ont été distribués dans aucun autre pays

De son côté, la société Rovi a signalé qu’une enquête était « en cours », dans un communiqué, alors que son titre plongeait de -13,38 % jeudi à la clôture de la bourse de Madrid.

La présence de contaminants a été constatée dans 39 fioles scellées de vaccins, dans huit centres de vaccination différents au Japon, y compris à Tokyo, selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK.

Ces fioles provenaient toutes d’un seul des trois lots retirés de la distribution au Japon. L’utilisation des deux autres lots a été arrêtée par mesure de précaution, a expliqué jeudi le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato.

« Pour l’heure, rien n’indique que des doses contenant ces contaminants aient été administrées », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse régulier.

Par conséquent, « nous n’avons pas eu de remontées d’informations » sur d’éventuels dommages sur la santé liés à l’injection de telles doses suspectes, a ajouté M. Kato.

Avant de préparer et d’administrer des doses, le personnel médical inspecte par ailleurs les fioles à l’œil nu, a de son côté précisé le ministère nippon de la Défense, qui gère des centres de vaccination de masse.

Le ministère de la Santé va coopérer avec Takeda pour distribuer des doses alternatives, afin d’éviter une interruption du programme national de vaccination qui accélère depuis quelques mois, après un lent démarrage.

Environ 43 % de la population du Japon est totalement vaccinée. Mais cela n’empêche pas ce pays de se débattre actuellement avec des niveaux record d’infections quotidiennes, du fait notamment du variant Delta, plus résistant et plus contagieux.

La majeure partie de l’archipel est désormais concernée par des restrictions contre la COVID-19, mais celles-ci demeurent limitées et leur efficacité douteuse, les moyens coercitifs du gouvernement pour les imposer étant restreints.

Avec AP

Prix scientifique : Francine Ntoumi représentera le Congo au Japon

août 7, 2021

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a annoncé le 5 août que la responsable de la Fondation congolaise pour la recherche médicale, la Pr. Francine Ntoumi, représentera le Congo au prix scientifique du Japon, lors de sa visite guidée au Centre de recherche sur les maladies infectieuses Christophe-Mérieux à la cité scientifique.

Visite du ministre de la Santé à la FCRM (Adiac)

Les prix scientifiques distinguent des chercheurs qui contribuent au progrès de la connaissance et aux avancées de la recherche médicale d’aujourd’hui et de demain. Pour sa contribution remarquable dans le domaine de la recherche, la Pr Francine Ntoumi a été désignée pour la réception du Prix scientifique au Japon. L’information a été livrée par le ministre de la Santé et de la Population au terme de la visite effectuée dans son laboratoire.

Cette visite lui a permis de s’enquérir du travail réalisé, notamment sur les recherches des pathogènes responsables des maladies diarrhéiques, bacille de Koch (la tuberculose), du plasmodium falciparum (du paludisme), VIH (Sida) ainsi que pour la Covid-19. Elle a concerné le plateau technique et tous les compartiments de cet édifice.

Gilbert Mokoki a apprécié le travail effectué par la Fondation congolaise pour la recherche médicale(FCRM). En effet, il a émis le souhait de formaliser la relation de coopération entre les deux laboratoires : le laboratoire national et le Centre de recherche sur les maladies infectieuses Christophe-Mérieux.

« C’est ici dans ce laboratoire que je trouve la réponse parce qu’il peut traiter vingt-quatre échantillons par jour tandis que le Congo a envoyé cent échantillons à Kinshasa en République démocratique du Congo dont cinquante-deux échantillons sont de retour », a-t-il dit.

Il a, par ailleurs, promis d’instruire la sous-commission de laboratoire et de recherche de travailler en collaboration avec la FCRM.  « Je vous encourage de poursuivre la recherche, car si un pays ne se lance pas dans la recherche il est voué à l’esclavage. La recherche fait partie des moyens de riposte », a fait savoir le ministre de la Santé et de la Population.

De son côté, la Pr. Francine Ntoumi a énuméré les activités du centre, soulignant également la présence des étudiants de l’Université Marien-Ngouabi.

Le Centre de recherche sur les maladies infectieuses Christophe-Mérieux est le seul à avoir doté d’un laboratoire du séquençage pour des souches qui circulent dans le contexte du Covid-19 au Congo. A cet effet, poursuit-elle, il était important au ministère d’avoir connaissance du centre pour savoir quel type de variant circule pour pouvoir adapter la riposte.

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko