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Japon: au moins 20 morts dans des inondations

juillet 9, 2017

Operation de recherches de personnes disparues, le 9 juillet 2017 à Asakura, au Japon, suite à des inondations / © JIJI PRESS/AFP / STR

Des sauveteurs poursuivaient dimanche les opérations d’évacuation dans des lieux isolés au Japon, trois jours après le début d’inondations dévastatrices dans le sud de ce pays, dont le bilan est désormais de 20 morts.

Des rivières en crue à la suite de précipitations d’une ampleur sans précédent ont détruit routes, maisons et écoles dans une grande partie de Kyushu, la plus méridionale des quatre principales îles de l’archipel nippon, à environ 900 km au sud-ouest de Tokyo.

Quelque 12.000 sauveteurs étaient encore mobilisés dimanche pour tenter de retrouver des survivants, selon le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

« Nous faisons le maximum d’efforts pour secourir des gens » qui sont portés disparus ou bloqués, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Le dernier bilan fait état de 20 morts et du même nombre de personnes portées disparues ou ne pouvant pas être contactées dans les préfectures de Fukuoka et d’Oita, d’après l’agence de presse Kyodo.

Plus de 250 personnes sont toujours coupées du monde par les amas de boue, toujours selon Kyodo.

La télévision a montré des hélicoptères de secours cloués au sol sur un héliport de fortune en raison de pluies diluviennes, tandis que les habitants prient pour la sécurité de leur proches.

L’agence météorologique japonaise a mis en garde dimanche contre de nouvelles pluies diluviennes et des coulées de boue sur l’île de Kyushu, incluant Fukuoka et Oita.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2017 17h36)                

Crues massives dans le sud du Japon: six morts, 20 disparus

juillet 6, 2017

Une rue d’Asakura au Japon, ravagée par des crues gigantesques, le 6 juillet 2017 / © AFP / Kazuhiro NOGI

Les pluies d’une ampleur sans précédent ont provoqué des crues gigantesques jeudi dans le sud-ouest du Japon, où au moins six personnes ont péri et 20 sont portées disparues.

Les cours d’eau en furie ont emporté des routes et maisons et détruit des écoles. Des milliers de soldats et sauveteurs ont bataillé toute la journée de jeudi pour parvenir jusqu’aux personnes bloquées par les torrents ou menacées par des glissements de terrain, selon le gouvernement.

« Nous nous trouvons dans une situation très grave », a déclaré le vice-Premier ministre, Taro Aso, en mettant en garde contre de nouveaux glissements de terrain.

Les provinces de Fukuoka et Oita, sur Kyushu, la plus méridionale des quatre îles principales de l’archipel nippon, à quelque 900 km de Tokyo, ont reçu 540 mm de pluie en 24 heures par endroits. Ces précipitations sont une fois et demie ce qui y est habituellement constaté au mois de juillet, en pleine saison des pluies, et elles ont de plus trouvé un sol déjà gorgé d’eau par le passage d’un typhon en début de semaine.

Des pluies abondantes devraient continuer de s’abattre sur la région dans la nuit et sur la journée de vendredi, selon l’Agence japonaise de météorologie.

Les autorités ont néanmoins pu dans la journée de jeudi lever les avertissements dits « spéciaux » de fortes précipitations tout en maintenant des niveaux d’alerte plus faibles.

Selon Kyodo, quatre personnes sont mortes dans la ville d’Asakura dans la préfecture de Fukuoka et deux autres à Hita, dans la préfecture d’Oita.

« Une vingtaine de personnes sont portées disparues », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, précisant que quelque 7.800 policiers, sauveteurs et soldats avaient été déployés dans les zones affectées.

– ‘Accroche-toi!’ –

Parmi les disparus, un enfant a été vu emporté par une rivière en crue et on était sans nouvelles d’un couple dont la maison a été balayée par les flots.

Des images de la télévision montraient des cours d’eaux gonflés de grosses vagues envahissant des zones résidentielles, saccageant les routes et inondant les terres agricoles.

Ryoichi Nishioka, qui cultive des fleurs à Asakura, a tenté en vain de sauver ses plantations de la montée des eaux. « J’ai essayé de les couvrir mais n’y suis pas parvenu », a-t-il raconté à l’AFP. « Puis les tourbillons d’eau ont inondé la zone et emporté les serres ».

M. Nishioka, 67 ans, a aussi raconté comment il avait pendant une partie de la nuit soutenu le moral d’un homme accroché à un poteau pour échapper au déferlement d’eau boueuse. « Il n’y avait plus d’électricité alors je l’ai éclairé depuis l’étage avec une lampe torche et lui ai crié des encouragements pendant trois heures de 21H00 à minuit ». « Je lui disais +Accroche-toi ! Accroche-toi ! ». Il a été finalement secouru, s’est félicité M. Nishioka.

Un vieil homme du quartier de Haki à Asakura a vu ses meubles flotter çà et là dans sa maison inondée. « Je les ai évités et suis sorti, poussé par le courant », a-t-il raconté à la NHK.

Ailleurs, un pont ferroviaire a été détruit par la rivière Kagetsu en crue, interrompant la circulation des trains, a indiqué un porte-parole de la compagnie de chemin de fer.

De nombreuses autres lignes de la région ont connu des retards ou ont cessé de fonctionner en raison des fortes pluies, tandis que les établissements scolaires étaient fermés, selon les responsables locaux et les médias.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2017 21h06)                

Japon: le Premier ministre en passe de perdre une élection locale

juillet 2, 2017

Le parti du Premier ministre japonais Shinzo Abe s’achemine vers une défaite dans des élections locales à Tokyo dimanche / © AFP / Toru YAMANAKA

Le parti conservateur du Premier ministre japonais Shinzo Abe s’acheminait dimanche vers une défaite dans les élections locales à Tokyo, qui pourraient avoir des conséquences au niveau national, selon les sondages de sortie des urnes.

La cohalition que dirige Yuriko Koike, élue en juillet 2016 gouverneur de Tokyo, devrait obtenir une confortable majorité à l’assemblée métropolitaine de Tokyo, où le Parti libéral démocrate (PLD, droite) du Premier ministre détenait la plupart des 127 sièges.

« Les forces soutenant Koike devraient obtenir la majorité », a annoncé la chaîne publique NHK dès la fermeture des bureaux de vote à 11h00 GMT.

« Le PLD s’achemine vers une sérieuse défaite », a ajouté la chaîne, estimant que la coalition menée par Mme Koike pourrait obtenir 73 à 85 sièges. Le PLD devrait obtenir moins de 38 sièges, contre 57 auparavant, le plus mauvais score du parti dans la capitale depuis 2009.

Ce scrutin local constitue un indicateur sur l’état de l’opinion nationale alors que M. Abe, 62 ans, élu Premier ministre fin 2012, subit quelques revers depuis un scandale en mars durant lequel il a dû démentir un don au directeur controversé d’une école nationaliste.

Première femme élue gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, une ancienne présentatrice de télévision aurait des vues sur le poste de M. Abe.

Elle vient de quitter le PLD pour mener son propre parti, Tomin First no Kai (Les habitants de Tokyo d’abord), et s’est alliée à la section locale du parti Komeito, une formation modérée.

Mme Koike, âgée de 64 ans et qui bénéficie de taux de satisfaction dépassant les 60%, veut réfréner les dépenses engagées pour la préparation des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Ex-ministre de l’Environnement (2003-2006) et de la Défense en 2007, elle a autorisé les caméras à pénétrer dans des réunions jusqu’alors tenues à huis clos.

An total, 259 candidats se présentent à l’assemblée métropolitaine de Tokyo qui gère une ville de presque 14 millions d’habitants.

Selon un sondage récent publié par la chaîne publique NHK, le soutien au gouvernement de M. Abe a reculé de trois points en un mois, à 48%, tandis que le taux de mécontents gagnait six points à 36%.

Lors des dernières élections locales en 2013, alors que M. Abe était au faîte de sa popularité, les 57 candidats du PLD avaient tous remporté un siège à l’assemblée métropolitaine de Tokyo.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2017 15h30)                

Japon: les disparus trouvés morts dans le destroyer inondé

juin 18, 2017

Un caméraman filme dans le port de Tokyo le 18 mai 2017 un destroyer américain entré en collision avec un cargo / © AFP / Kazuhiro NOGI

Les corps des marins américains disparus dans une collision nocturne de leur destroyer avec un cargo au Japon ont été retrouvés dimanche dans des espaces de couchage envahis par les eaux, a annoncé dimanche la marine américaine.

Sept membres de l’équipage de l’USS Fitzgerald étaient portés disparus depuis plus de 24 heures, après un violent choc survenu au large de la côte pacifique de l’archipel nippon samedi matin avec un porte-conteneurs beaucoup plus massif.

« La recherche et les secours sont terminés », a déclaré au cours d’une conférence de presse le vice-amiral Joseph Aucoin, commandant de la 7e Flotte.

Celle-ci avait annoncé dans la matinée de dimanche qu’un « certain nombre » de ses hommes avaient été retrouvés. « Les marins ont été découverts décédés par des plongeurs », avait déclaré séparément le commandement des forces navales sur son compte Twitter.

Le bilan exact n’est pas donné « par respect pour les familles », a expliqué à la presse le vice-amiral.

– ‘Large entaille’ –

L’accident avait fortement endommagé le bâtiment militaire côté tribord et provoqué une entrée d’eau dans des cabines, la salle de radio et une salle de machines.

Le destroyer de 154 mètres de long a subi sous la ligne de flottaison « une large entaille » par laquelle l’eau s’est engouffrée avec « une puissance colossale », laissant peu de chance à quiconque se trouvant à proximité, a précisé dimanche l’officier.

« Il était 02H20 du matin. Un nombre considérable de membres d’équipage dormaient », a-t-il ajouté. « Il y a eu très peu de temps dans les espaces envahis par la mer » pour se sauver.

Il a par ailleurs refusé de donner toute indication des responsabilités possibles dans ce drame. « Nous vous tiendrons au courant lorsque le processus d’enquête sera achevé », a-t-il déclaré debout sur un ponton devant le bateau invalide amarré sur sa base de Yokosuka, au sud-ouest de Tokyo.

« Je ne vais pas me lancer dans des conjectures (…) J’espère que nous obtiendrons ces réponses mais pour le moment nous ne les avons pas ».

Plusieurs membres d’équipage avaient été blessés et évacués par hélicoptère, dont le commandant du navire Bryce Benson, « actuellement soigné », a précisé Joseph Aucoin. « Il a de la chance d’être en vie », a-t-il ajouté.

Le choc survenu peu avant 02H30 samedi (17H30 GMT vendredi) à environ 56 miles nautiques au sud-ouest de Yokosuka avait déclenché une vaste opération de recherches en mer menée par les garde-côtes japonais associés aux forces américaines et plus tard épaulés par les Forces d’autodéfense nippones.

Avions, hélicoptères et navires ont sillonné la zone jusque dans la nuit de samedi à dimanche tandis que les marins écopaient à bord et recherchaient leurs camarades.

Le destroyer de 154 mètres de long était rentré péniblement au port samedi en fin d’après-midi, quelques 16 heures après son accident. C’est là que des plongeurs s’étaient immédiatement mis au travail pour l’inspecter et rechercher les disparus.

– Trafic maritime intense –

« Nous informons actuellement les familles et leur apportons le soutien dont elles ont besoin en ces moments difficiles », a déclaré dimanche la marine américaine.

« Pensées et prières avec les marins du USS Fitzgerald et leurs familles. Merci à nos alliés japonais pour leur aide », avait tweeté samedi le président des Etats-Unis Donald Trump.

Plusieurs collisions de grands bâtiments se sont produites ces cinq dernières années dans cette zone de trafic maritime intense, a rapporté le quotidien japonais Asahi dimanche.

Les gardes-côtes japonais mènent l’enquête, au cours de laquelle ils devront notamment interroger l’équipage philippin du cargo, bien que l’armée américaine ait compétence en priorité dans les accidents impliquant du personnel militaire.

Lancé au milieu des années 1990 et jaugeant quelque 9.000 tonnes à pleine charge, l’USS Fitzgerald dépend de la base de Yokosuka et opère dans le Pacifique ainsi qu’en mer du Japon. Il avait été déployé pendant la guerre en Irak en 2003.

Le cargo ACX Crystal, de 222 mètres de long, est sous pavillon philippin mais recensé comme appartenant au géant maritime japonais NYK Line. Aucun de ses 20 hommes d’équipage n’a été blessé. « Nous allons coopérer pleinement avec les autorités qui enquêtent sur cette affaire », avait dit samedi à l’AFP un porte-parole de NYK.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2017 17h50)                

Au Japon, les mini-croisières en train de luxe font recette

juin 17, 2017

Le train de luxe « Twilight Express Mizukaze » à Osaka le 23 février 2017 / © JIJI PRESS/AFP/Archives / STR

Son nom: « Twilight Express Mizukaze ». Le nec plus ultra des luxueux trains qui sillonnent le Japon est entré en service samedi avec quelques voyageurs privilégiés, prêts à débourser des milliers d’euros pour une escapade ferroviaire.

Exploité par la compagnie JR West, il est parti d’Osaka avec une trentaine de passagers, tirés au sort tant la demande était forte, en route vers le sud et ses paysages bucoliques. Pour les couples les plus fortunés, une suite propose le confort d’un hôtel cinq étoiles, avec lits douillets et salle de bains en marbre. Prix du séjour: 2,4 millions de yens (près de 20.000 euros) pour un aller-retour sur trois jours.

Le « Mizukaze », qui signifie « vent frais » en japonais, arbore un style opulent Art Déco et une silhouette désuette en hommage à son ancêtre, le « Twilight Express », mis au rebut en 2015 du fait de son grand âge.

Mariée la veille, Ayaka Kobayashi, 39 ans, s’est offert ce plaisir avec son mari pour leur lune de miel. « Je suis absolument ravie de voyager dans ce train historique, je veux savourer ce moment spécial dans un endroit unique », a-t-elle confié à l’agence de presse Jiji avant le départ, sous le regard d’admirateurs, petits et grands, dépités de rester à quai.

Les Japonais vouent une passion au rail, dans un pays offrant un réseau extrêmement dense, efficace et varié. Les trains-couchettes étaient jadis nombreux dans l’archipel, mais ils ont quasiment disparu avec l’arrivée du TGV japonais, le « Shinkansen », pionnier mondial du transport ferroviaire ultra-rapide né il y a un demi siècle.

– ‘Une fois dans ma vie’ –

« Tout a été repensé ex nihilo, ce qui a donné naissance à une nouvelle génération » de trains, explique le photojournaliste Kageri Kurihara, spécialiste du sujet.

« Les compagnies essayent de montrer ce dont elles sont capables quand elles n’ont pas de contraintes. +Regardez ce que nous pouvons offrir!+, clament-elles, loin de l’image des wagons-lits exigus et si inconfortables ».

Début mai, un autre train au nom tout aussi poétique, le « Shiki-Shima » ou « Ile des quatre saisons », quittait Tokyo pour une grande boucle passant par l’île septentrionale de Hokkaido. Dîner préparé par de grands chefs, cocktail à siroter dans un piano-bar baigné par la chaude lumière d’une (fausse) cheminée: l’expérience se veut inoubliable, et malgré la coquette somme (950.000 yens par personne pour un duplex), les clients sont au rendez-vous: réservations complètes jusqu’à mars 2018!

La facture a certes été élevée pour la société JR East qui l’exploite (10 milliards de yens) mais, si les profits sont limités en raison du faible nombre de passagers, l’enjeu en terme d’image vaut le pari.

Avant eux, Kyushu Railway s’était aussi lancé sur le créneau haut de gamme, proposant depuis 2013 sur l’île méridionale et rurale de Kyushu le « Nanatsuboshi » (sept étoiles), un train à sept voitures et 14 suites en lambris.

« Cette tendance survient au moment où de plus en plus touristes visitent le Japon », qui espère en accueillir 40 millions en 2020, année des jeux Olympiques de Tokyo, souligne M. Kurihara.

Et si l’économie nippone n’est pas aussi florissante qu’il y a quelques années, de nombreux Japonais sont prêts à s’offrir une escapade à bord d’une des versions locales du mythique Orient Express.

« Si je mettais de l’argent de côté, j’adorerais voyager à bord au moins une fois dans ma vie », se prend à rêver le journaliste.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 13h22)                

Japon: l’empereur Akihito autorisé à abdiquer

juin 2, 2017

L’empereur japonais Akihito et son épouse l’impératrice Michiko, le 19 avril 2017 à Tokyo / © AFP/Archives / Behrouz MEHRI

Les députés japonais ont voté vendredi une loi d’exception qui autorisera l’actuel empereur Akihito (83 ans) à abdiquer, le souverain craignant de ne plus pouvoir accomplir ses lourdes tâches en raison de son grand âge.

Il s’agira de la première abdication d’un empereur japonais en plus de 200 ans. La date n’a pas encore été fixée.

Voici cinq éléments essentiels sur la famille impériale du Japon:

Une histoire très ancienne

La famille impériale japonaise est considérée comme la plus ancienne dynastie du monde et son histoire, fleurie de nombreux mythes, remonte à plus de 2.600 ans.

Akihito est le 125e empereur depuis son ancêtre lointain Jimmu, considéré comme un descendant de la déesse du soleil Amaterasu.

Les empereurs jouent un très grand rôle dans le culte japonais shinto, à travers divers rites annuels et prières pour la prospérité du pays.

Symbole constitutionnel

La plus grande menace à laquelle a été confrontée la longue histoire de la famille impériale est survenue après la défaite du Japon lors de la Seconde guerre mondiale.

Les Alliés avaient envisagé de supprimer le statut impérial du souverain d’alors, Hirohito, au nom duquel les forces armées japonaises avaient attaqué et envahi une partie de l’Asie-Pacifique. Mais le général américain Douglas MacArthur, à la tête de l’occupation américaine d’après-guerre, avait obtenu auprès de sa hiérarchie le maintien de l’empereur pour éviter une démoralisation totale du peuple nippon. Hirohito a cependant été déchu de son statut semi-divin et privé de ses pouvoirs politiques.

En vertu de la Constitution imposée par les Etats-Unis après la reddition du Japon à la fin du conflit, charte fondamentale entrée en vigueur en 1947, le rôle de l’empereur est ainsi limité à celui de « symbole de l’État et de l’unité du peuple japonais », afin de prévenir tout retour au militarisme.

Popularité

L’empereur et sa famille jouissent d’une grande popularité et de l’admiration de la vaste majorité des Japonais.

L’empereur Akihito et l’impératrice Michiko, qui ont créé une nouvelle forme de règne très empathique envers le peuple, se rendent toujours sur les lieux de catastrophes naturelles dans le pays. Depuis six ans, ils ont régulièrement manifesté de diverses façons leur soutien aux habitants des régions frappées par le tremblement de terre de mars 2011, suivi d’un gigantesque tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Akihito a laissé entendre à plusieurs reprises que le Japon ne devait pas minimiser son militarisme du 20e siècle et ses exactions pendant la Seconde guerre mondiale, des propos interprétés comme un coup de griffe aux positions nationalistes du Premier ministre Shinzo Abe et de son entourage conservateur.

Un club masculin

La famille est régie par un principe de succession strictement masculine, bien qu’il y ait eu par le passé huit impératrices.

Après l’abdication d’Akihito, son fils aîné, le prince héritier Naruhito, occupera le trône du Chrysanthème.

Son frère cadet, Fumihito, aussi appelé prince Akishino, arrive après lui dans l’ordre de succession. Il n’y a ensuite qu’un seul héritier mâle, le fils du prince Akishino, le jeune Hisahito, âgé de dix ans.

L’avenir

Le manque de jeunes hommes a fait envisager des changements, dont l’autorisation donnée aux femmes d’accéder au trône, une idée abhorrée par les traditionalistes.

Certains ont souhaité que les femmes épousant des roturiers ne perdent plus, comme c’est la cas actuellement, leur titre et ne soient plus exclues de la famille, de sorte que leurs éventuels fils puissent aussi entrer dans l’ordre de succession. D’autres prônent un agrandissement de la famille en y ramenant de distants cousins.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 14h00)                

Le Japon fait un pas légal vers l’abdication de l’empereur Akihito

mai 19, 2017

L’empereur japonais Akihito et son épouse l’impératrice Michiko, le 19 avril 2017 à Tokyo / © AFP/Archives / Behrouz MEHRI

Le Japon a fait un pas vers la première abdication d’un empereur en 200 ans, en validant vendredi en conseil des ministres un projet de loi spéciale qui ne vaudra que pour l’actuel souverain Akihito.

Le texte doit être présenté en commission parlementaire rapidement et l’exécutif espère un vote définitif de la Diète au cours de l’actuelle session.

Si tout se passe comme prévu, Akihito pourrait, selon la presse, renoncer à ses fonctions dès fin 2018 et laisser à son fils aîné Naruhito le trône du Chrysanthème début 2019.

Les éléments du texte donnés par le porte-parole du gouvernement indiquent que « l’abdication doit avoir lieu à une date fixée par décret dans un délai qui ne dépasse pas 3 ans après sa promulgation ».

Un calendrier trop serré serait de nature à inquiéter les administrations et fabricants d’agendas et calendriers, car ils travaillent déjà sur les versions de 2019 et le Japon ne fonctionne pas seulement en année après Jésus-Christ mais aussi, pour les documents administratifs et professionnels, en années d’ère impériale.

Celle d’Akihito, débutée en janvier 1989 immédiatement après le décès de son père Hirohito, est l’ère Heisei (« Parachèvement de la paix »), qui en est à sa 29e année.

Celle de son successeur portera un autre nom, qui devra être défini en s’assurant qu’il n’existe pas de précédent identique ou synonyme au Japon ni dans aucun autre pays, un travail de titan selon les experts.

La loi mentionne aussi les appellations proposées pour Akihito et son épouse Michiko une fois que ces derniers auront passé la main. D’après les médias, il seraient nommés en japonais par des expressions équivalant à « empereur retraité » et « impératrice retraitée ».

Le projet de loi n’évoque pas en revanche le fait que l’empereur lui-même avait laissé filtrer en août dernier son intention de renoncer à son titre de son vivant, car la Constitution précise que le souverain ne peut en théorie pas prononcer des paroles qui entraînent une action politique.

Boîte de Pandore

Reste que la façon dont il avait émis des inquiétudes sur ses capacités à tenir son rôle de « symbole du peuple et de l’unité de la nation » en raison de son âge (83 ans actuellement) avait été interprétée par tous comme une volonté d’être déchargé de ses lourdes tâches – il signe des milliers de documents, assiste à des dizaines de célébrations et effectue de nombreux déplacements chaque année.

L’empereur avait dans le même temps signifié à demi-mot que le système de régence, qui existe dans la loi actuelle régissant la Maison impériale, ne lui convenait pas car il resterait souverain en titre sans remplir ses fonctions. Conscient de son importance aux yeux des citoyens, il plaide pour que l’empereur le soit pleinement ou pas du tout.

L’été dernier, immédiatement après la diffusion du message télévisé dans lequel Akihito avait exprimé ses craintes liées à la vieillesse, le Premier ministre Shinzo Abe avait répondu « prendre ces paroles avec sérieux et souhaiter un débat serein » sur cette épineuse question.

Il avait alors mis en place une commission de personnalités dont les recommandations se reflètent pleinement dans le projet de loi actuel.

Selon divers sondages, 90% des Japonais considèrent qu’il faut autoriser l’empereur à abdiquer.

L’existence de cette loi spéciale ne change pas le fait que la règle fondamentale reste la législation de la Maison impériale, qui encadre les droits et devoirs de l’empereur et des siens.

A contrario d’une partie de l’opposition et de constitutionnalistes, les proches de M. Abe, en l’occurrence les membres du Parti libéral-démocrate qu’il préside, ont toujours appuyé l’idée d’une loi d’exception, afin de ne pas ouvrir la boîte de Pandore de la révision de la « loi sur la Maison impériale ».

Les nationalistes veulent en effet éviter que ne soit remis en cause le système patrilinéaire. Même si la fille de l’empereur donnait naissance à un garçon, ce dernier n’apparaîtrait pas dans l’ordre de succession, pas plus que les filles des princes.

Cette stricte patrilinéarité, conjuguée au fait que la famille impériale se réduit à chaque fois qu’un de ses membres décède ou qu’une fille se marie à un roturier (elle sort de la famille), fait craindre une interruption de la dynastie la plus ancienne du monde dans les décennies à venir.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 13h21)                

Corée du Nord: Etats-Unis et Japon veulent une réunion d’urgence du Conseil de sécurité

mai 14, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Les Etats-Unis et le Japon ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après le dernier tir de missile effectué dimanche par la Corée du Nord, ont indiqué des diplomates, Washington évoquant de nouveau des sanctions.

Selon la représentation aux Nations unies de l’Uruguay, qui préside le Conseil au mois de mai, la réunion devrait se dérouler mardi après-midi au siège de l’ONU à New York.

Pyongyang a effectué dimanche matin son deuxième tir de missile en 15 jours, un essai interprété comme une forme de mise au défi du nouveau chef de l’Etat sud-coréen Moon Jae-In, tout juste élu.

Lancé de la base militaire nord-coréenne de Kusong, dans la province du Nord Pyongan, vers 05H30 dimanche (20h30 GMT samedi), le projectile a parcouru environ 700 kilomètres avant de s’abîmer en mer du Japon.

« Il n’y a aucune excuse qui justifie les agissements de la Corée du Nord. (Le missile) est (tombé) près de la Russie. La Chine ne peut pas compter sur un dialogue. La menace est réelle », a tweeté dimanche matin l’ambassadrice américaine Nikki Haley, dont l’administration réclame depuis des semaines un renforcement des sanctions et un durcissement de la position de la Chine, principale alliée de Pyongyang.

« Ce que nous allons faire, c’est continuer à serrer la vis (…) Nous allons continuer, qu’il s’agisse de sanctions, qu’il s’agisse de déclarations à la presse, tout ce que nous devrons faire nous le ferons », a martelé Mme Haley sur la télévision américaine ABC.

Réagissant samedi soir à ce nouveau tir de missile, la Maison Blanche avait demandé à ce « que cette nouvelle provocation soit un appel à toutes les nations pour mettre en oeuvre des sanctions bien plus fortes contre la Corée du Nord ».

De son côté, le Trésor américain avait indiqué samedi qu’il examinait « tous les moyens à sa disposition » pour couper les sources de financement international à Pyongyang.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 20h14)                                            

Le porte-avions américain dans quelques jours en mer du Japon (Pence)

avril 22, 2017

Sydney – Le porte-avions américain Carl Vinson et son groupe arriveront en mer du Japon dans quelques jours, a annoncé samedi le vice-président américain Mike Pence, sur fond de tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

Le navire, accompagné de deux destroyers lanceurs de missile et d’un croiseur lanceur de missile, « sera en mer du Japon d’ici quelques jours, avant la fin du mois », a précisé M. Pence en visite à Sydney dans le cadre d’une tournée asiatique.

Un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a estimé samedi dans un communiqué publié par l’agence officielle de Pyongyang KCNA que « les autorités de l’administration Trump débitent un flot d’ordures ».

‘Ce chantage et cette intimidation ne pourront jamais effrayer la RPDC », a-t-il ajouté en se référant au nom officiel de la Corée du Nord, République populaire démocratique de Corée.

De son côté, M. Pence a loué le rôle de la Chine dans cette crise en Corée du Nord tout en renouvelant son appel pour que Pékin utilise sa position « unique » afin de convaincre Pyongyang.

« Les mesures que nous voyons prises par la Chine, à de nombreux égards sans précédent, pour faire peser une pression économique sur la Corée du Nord sont vraiment bienvenues », a dit M. Pence, ajoutant néanmoins: « nous pensons que la Chine peut faire davantage ».

« Là où le régime nord-coréen ne doit pas se tromper, c’est que les Etats-Unis ont les ressources, le personnel et la présence dans cette région du monde pour préserver nos intérêts et la sécurité de ces intérêts ainsi que de nos alliés », a-t-il encore déclaré.

Alors que plane toujours la menace d’un sixième essai nucléaire de la part du régime reclus, les deux parties montrent les muscles depuis quelques semaines.

Le 8 avril, Washington, mentionnant clairement la menace nucléaire nord-coréenne, avait ainsi annoncé que le groupe aéronaval était en route pour la péninsule coréenne, où Donald Trump avait promis d’envoyer une « armada très puissante » comme mesure dissuasive.

– Accord migratoire avec l’Australie –

Dix jours après ce supposé envoi, alors qualifié d' »insensé » par Pyongyang, un responsable américain de la Défense a reconnu que la flotte voguait en réalité dans la direction opposée pour y effectuer des exercices militaires avec la marine australienne.

En début de semaine, après un nouvel essai -raté- de missile, Donald Trump a conseillé au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de « bien se tenir ». La Corée du Nord avait répliqué en se disant prête à répondre à « n’importe quel type de guerre ».

Par ailleurs, M. Pence a assuré que Washington allait honorer un accord pour accueillir des réfugiés relégués par l’Australie dans des camps offshore controversés, que le président américain Donald Trump avait qualifié de « stupide ».

« Les Etats-Unis entendent honorer l’accord, sous condition des résultats des vérifications qui s’appliquent maintenant à tous les réfugiés pour l’admission aux Etats-Unis », a dit M. Pence, « cela ne veut pas dire que nous admirions l’accord ».

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull l’a remercié pour cet engagement « très important ».

Fin janvier, cet accord avait été au centre d’un coup de fil tendu entre M. Turnbull et M. Trump qui venait de prendre ses fonctions. Le porte-parole de la Maison blanche Sean Spicer avait toutefois confirmé que l’accord serait maintenu et M. Turnbull assuré qu’il serait respecté par le président américain malgré sa politique migratoire très restrictive.

L’Australie, l’un des alliés les plus proches des Etats-Unis, mène elle-même une politique extrêmement dure à l’égard des réfugiés tentant d’atteindre son territoire.

L’accord avait été négocié en novembre 2016 par l’ex-président américain Barack Obama pour l’accueil d’un nombre inconnu des 1.600 migrants parqués dans les camps de rétention de l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et de Nauru, minuscule île du Pacifique.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2017 14h33)

Japon: peine de mort maintenue pour une « veuve noire »

avril 14, 2017

 

Photo d’archives non datée obtenue le 13 avril 2012 de la Japonaise Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, condamnée à mort pour le meurtre de trois compagnons / © JIJI PRESS/AFP/Archives / JIJI PRESS

Une « veuve noire » japonaise reconnue coupable du meurtre de trois compagnons rencontrés en ligne et dont elle convoitait l’argent a vu vendredi sa peine de mort maintenue après le rejet par la Cour suprême d’un ultime recours.

En 2012, Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, avait été condamnée à la mort par pendaison. Elle empoisonnait ses victimes au monoxyde de carbone après les avoir préalablement endormies à l’aide de somnifères.

Un porte-parole de la Cour suprême a confirmé le rejet de son appel. Sa défense avait clamé son innocence, affirmant que les trois hommes avait dû se suicider, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Une autre femme surnommée « la veuve noire » en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, Chisako Kakehi, 70 ans, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d’assurance, attend son procès en juin.

La « veuve noire » Chisako Kakeh, le 13 mars 2014 à Kyoto, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d’assurance / © JIJI PRESS/AFP/Archives / JIJI PRESS

Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l’homme.

Ces organisations soulignent par ailleurs que le système japonais est cruel car les condamnés peuvent attendre leur exécution pendant des années et ne sont informés du moment de leur mort que quelques heures avant.

Les sondages montrent cependant que la peine capitale est largement soutenue par les Japonais.

Romandie. avec(©AFP / 14 avril 2017 14h41)