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Canada: Le vaccin contre la COVID-19 ne sera pas obligatoire en Alberta, assure Jason Kenney

janvier 8, 2022
Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney.

Le premier ministre rappelle que son gouvernement a retiré de la loi albertaine le pouvoir de forcer les habitants de la province à se faire immuniser. Photo : La Presse Canadienne/Jason Franson

Le premier ministre Jason Kenney assure que la province n’a pas l’intention de rendre obligatoire le vaccin contre la COVID-19.

Vendredi, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a déclaré que la vaccination obligatoire, qui est du ressort des provinces, sera la seule manière de ramener le Canada « vers une situation et une vie normales ».

Il a dit croire personnellement qu’on va en arriver là un jour.

En réaction à ces déclarations, Jason Kenney a rappelé sur Twitter que son gouvernement avait retiré la vaccination obligatoire de l’arsenal législatif l’an dernier. La province ne reviendra pas sur cette décision, point final, a écrit le premier ministre albertain vendredi.

Nous encourageons fortement les gens qui sont admissibles à se faire vacciner, mais cela reste un choix personnel, a-t-il précisé.

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Cet été, Jason Kenney avait assuré à plusieurs reprises que l’Alberta n’aurait pas recours au passeport vaccinal. En septembre, la province avait finalement mis en place un programme d’exemptions de restrictions pour les commerces et lieux exigeant une preuve de vaccination ou un test négatif à l’entrée. 

Vendredi, l’Alberta a passé à nouveau le cap des 500 hospitalisations pour la première fois depuis novembre. Le nombre de patients aux soins intensifs, lui, est stable à 64.

Toujours dans son bilan publié vendredi, la province a signalé 6257 nouvelles infections au SRAS-CoV-2, un nombre record.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Amnesty International veut faire arrêter George W. Bush

octobre 14, 2011

L’ONG spécialiste des droits de l’Homme demande au Canada d’arrêter l’ancien président des Etats-Unis lors de sa visite prévue le 20 octobre, pour qu’il soit poursuivi pour «crimes» et «tortures» commis lors de la «guerre contre le terrorisme».

Et si George W. Bush était jugé et condamné ? Amnesty International veut y croire. L’ONG a transmis le 21 septembre dernier un mémorandum de mille pages aux autorités canadiennes dans lequel l’organisation demande à ce que l’ancien président des Etats-Unis soit arrêté à l’occasion de sa visite à Surrey (Colombie-Britannique) le 20 octobre prochain. Le rapport, rendu public mercredi, a été mis à la disposition de la justice et constitue un ensemble de preuves des crimes et tortures autorisées par l’administration Bush au cours de la «guerre contre le terrorisme» menée par les Etats-Unis, selon l’organisation. Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, rappelle que l’ex-président a «avoué ses crimes dans ses mémoires».

Le Canada embarrassé

Signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, le Canada est sommé d’agir au même titre que les 77 autres pays y ayant adhéré. En février dernier, l’organisation avait transmis la même demande à la Suisse avant une visite de George W. Bush. Le pays n’avait pas pris de position claire sur le sujet. Suffisant toutefois pour que l’ancien président annule son déplacement. Les Etats-Unis pourtant signataire de la Convention , n’ont de leur côté jamais répondu aux sollicitations de l’ONG concernant le président Bush ainsi que sur l’utilisation de la torture en général.

Cette requête n’est pas non plus du goût du Canada qui accuse, par la voix de son ministre de l’immigration, l’ONG de «choisir soigneusement des cas à exposer, pour des raisons idéologiques». Jason Kenney ajoute que «ce genre de coups explique pourquoi tant de défenseurs respectés des droits humains ont quitté Amnesty International», allant même jusqu’à parler de «banqueroute morale» de l’organisation. Une réplique qui montre «tout l’embarras du Canada qui, à l’image de beaucoup de gouvernements, ne sait pas comment agir», répond Geneviève Garrigos.

Amnesty International va poursuivre son action

Amnesty International a rappelé au Canada ses obligations envers la Convention. Celle-ci stipule, notamment, qu’un État a l’obligation de poursuivre les auteurs présumés d’infractions dans le cas où ceux-ci se trouveraient sur son territoire. Un texte que le pays «violerait» s’il n’arrêtait pas George W. Bush, a estimé Susan Lee, directrice d’Amnesty pour les Amériques. Cependant, aucune sanction n’est prévue à l’encontre des États qui ne respecteraient pas leur engagement.

Si elle reconnaît que la démarche est «difficile», Geneviève Garrigos dit avoir «confiance en la justice» et rappelle que la demande d’Amnesty International n’est pas qu’une «question politique» puisque «la justice ne dépend pas des gouvernements et qu’il existe des procureurs indépendants prêts à faire leur travail». Si elle ne portera pas plainte d’elle-même Amnesty refuse d’être partie dans un procès l’organisation internationale compte multiplier les appels de ce type jusqu’à ce que la justice d’un pays signataire de la Convention décide d’agir contre George W. Bush. Selon Geneviève Garrigos, l’ancien président pourrait même finir par «ne plus pouvoir sortir des Etats-Unis» devant la menace de la justice.

Lefigaro.fr par Romain Renner